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Accueil du site > Actualités > International > Bilderberg 2014 : une rencontre sur fond de crise

Bilderberg 2014 : une rencontre sur fond de crise

La rencontre de Bilderberg de 2014 commence aujourd'hui à Copenhague, d'après le communiqué de presse officiel. Une liste des participants est également diffusée. Ce n'est donc pas si secret que certains le laissent entendre. Il en est de même de la Commission Trilatérale, qui s'est réunie il y a un peu plus d'un mois en dont la liste officielle des membres en date d'avril 2014 est également publique. On peut ainsi constater que l'actuel milieu gouvernemental français est présent dans les deux cercles. A la Trilatérale, avec la présidente de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale, Elisabeth Guigou. A la rencontre de Bilderberg, via la secrétaire d'Etat Fleur Pellerin et le secrétaire général adjoint de l'Elysée Emmanuel Macron. Si la Commission Trilatérale est par définition tricontinentale (pour l'essentiel Europe - Amérique du Nord - Asie), Bilderberg incarne un groupe plus restreint autour des milieux dominants de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Les résultats des dernières élections européennes feront très certainement l'objet de débats à cette rencontre de Bilderberg qui commence deux jours après un Conseil européen où l'inquiétude des milieux dirigeants s'est clairement exprimée. Quelles que soient les voies par lesquelles elle se soit exprimée, l'attitude de révolte d'une partie croissante de la population européenne constitue un réel souci pour les « élites occidentales » dans l'actuel contexte économique, social et politique. Sans oublier l'Ukraine, la montée en puissance des pays « émergents », les différentes tensions internationales... Une situation qui rend cette rencontre de Bilderberg particulièrement digne d'attention.

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Hotel de Bilderberg - Oosterbeek
photo par Michiel1972 http://nl.wikipedia.org/wiki/Michiel1972
CC BY-SA 3.0 http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

C'est notamment au vu de la situation qui s'est créée avec les résultats des élections européennes, et de la crispation évidente du Conseil Européen de mardi, qu'il nous a semblé opportun de consacrer à la rencontre de Bilderberg de cette semaine les trois articles suivants :

« Bilderberg 2014, cette semaine à Copenhague »

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/05/28/bildeberg-2014-cette-semaine-a-copenhague-49974.html

« Bilderberg 2014 : un contexte difficile »

http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/280514/bilderberg-2014-un-contexte-difficile

« Bilderberg 2014 : un contexte sous tension (I) »

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/05/29/bildeberg-2014-un-contexte-sous-tension-i-49976.html

Les déclarations récentes des dirigeants politiques présentent un intérêt certain car, même si elles ne sont guère credibles, elles reflètent leur inquiétude et font état de sujets « dérangeants ». Les raisons de la crainte d'une « contestation interne » montante s'expriment directement ou indirectement dans ces prises de position.

En particulier, il nous paraît indipensable d'examiner en détail les déclarations de François Hollande avant et après la tenue du Conseil Européen :

http://www.elysee.fr/chronologie/#e6408,2014-05-27,conseil-europeen-5

ainsi que celles de Herman van Rompuy :

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ec/142855.pdf

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ec/142862.pdf

et le communiqué du Conseil Européen (déclaration des chefs d'Etat ou de gouvernement) sur l'Ukraine :

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/ec/142864.pdf

Sans oublier le site de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) :

http://www.wto.org/indexfr.htm

Un sujet évident de préoccupation pour les groupes dominants est la mise en cause des accords transatlantiques de l'Union Européenne avec le Canada (déjà signé) et avec les Etats-Unis (en cours de négociation), comme évoqué dans nos articles « Assemblée Nationale, Traité transatlantique, OMC... (I) » et « L'Accord économique commercial global UE - Canada (I) ». Les enjeux économiques de ces accords sont colossaux.

De quoi se faire de sérieux soucis, si on fait partie des participants à une rencontre comme celle qui commence aujourd'hui à Copenhague.

 

D'autant plus que la France est loin d'être le seul pays concerné par la vague de colère populaire. En Espagne, par exemple, l'émergence de nouveaux partis au détriment du binôme habituel a été un trait marquant des élections de dimanche dernier. Et dans un pays comme la Catalogne, le Parti Socialiste a perdu rien de moins que 50% des voix entre 2009 et 2014 malgré le soutien sur place de Manuel Valls et Martin Schulz. Voir, par exemple, notre article « Manuel Valls et le Partit dels Socialistes de Catalunya (PSC) ».

Que peuvent répondre les Hollande, van Rompuy... à cette mise en cause de leur politique à l'échelle continentale ? Le lieu commun « croissance, compétivité, emploi » tout en prenant pour cible le prétendu « coût du travail » témoigne de leur immobilisme. La réalité est que le développement des « marchés de la main d'oeuvre » européen et planétaire comporte inévitablement un massacre des acquis sociaux des populations des pays de l'Europe occidentale : salaires, prestations sociales, droit du travail, services publics, santé, stabilité de l'emploi...

Rien d'étonnant si dans ces conditions et en désespoir de cause, les électeurs britanniques ont apporté un fort soutien à l'UKIP (United Kingdom Independence Party). Et peut-on sérieusement qualifier ce genre de votes d'anti-européens ? Pourquoi les travailleurs, les classes moyennes... devraient-ils docilement se laisser enlever leurs acquis pour le plus grand bien des grandes multinationales et des milieux financiers ? Précisément, le situation des classes moyennes constitue un souci explicite de cette rencontre de Bilderberg.

Dans le cas de la France, la réalité est que le programme proposé par le Front National n'était pas, pour l'essentiel, un programme d'extrême-droite. Ce n'est pas sur une telle base qu'il a été soutenu par les électeurs. Mettre en cause l'Union Européenne ou l'euro ne relève pas de l'extrême-droite. Refuser le Traité transatlantique, non plus. Et même sur l'immigration, les propositions avancées par le Front National ne sont pas spécifiques à l'extrême-droite, pas plus que la mise en cause de l'espace de Schengen ou de la directive européenne de 1996 sur le détachement des travailleurs.

Déjà en 2013, le programme de la rencontre de Bilderberg avait brandi explicitement des mots tels que « nationalisme » et « populisme ». Cette année, politiques et médias ont ajouté l'expression « europhobie ». L'ensemble de ce vocabulaire relève de la pure démagogie.

 

Que peut-il résulter, dans ces conditions, de la rencontre de Bilderberg de 2014 ? Une chose paraît certaine : d'une part, le processus de mondialisation et de casse sociale planétaire est en marche depuis longtemps ; de l'autre, la force de la réaction des populations européennes a vraisemblablement pris au dépourvu les milieux décideurs installés.

A suivre, donc.

 

Le collectif Indépendance des Chercheurs

indep_chercheurs@yahoo.fr

http://science21.blogs.courrierinternational.com

http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

Groupes de discussion :

http://groups.yahoo.com/group/problemes_des_scientifiques

http://groups.yahoo.com/group/combatconnaissance

 


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92 réactions à cet article    


  • colere48 colere48 29 mai 2014 14:12

    Comme le rappelle David Rockefeller dans ses Mémoires, le Bilderberg fut fondé en 1954 sous son égide en relation avec le très influent Joseph Retinger, très lié aux cercles mondialistes de son époque. C’est ce dernier qui joua un rôle primordial dans l’organisation du Congrès de la Haye (1948) qui permis de poser les jalons de la construction européenne. Tout en connaissant les types de sujets abordés (politique, économique, militaire…), il n’est pas possible de connaître la teneur des débats et des échanges qui animent ces réunions.
    Le Groupe de Bilderberg est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires.
    Les discussions se tiennent à huis-clos. Quelques journalistes dévoués à la « pensée unique » peuvent être parfois présent, mais rien ne doit filtrer des discussions. Il est interdit de prendre des notes ou de faire des déclarations à la presse.
    Soyons conscients que ce sont ces instituts discrets qui agissent et martyrisent les peuples qui sont à des années-lumière de l’existence de tels groupes d’influence.


    • Universitaire 1995 29 mai 2014 14:58

      Même si on ne sait pas tout sur Bilderberg et la Trilatérale, on en sait suffisamment depuis longtemps pour que la « gauche de la gauche » s’exprime clairement à ce sujet, ce qu’elle n’a jamais fait sauf méprise de ma part.

      Et chaque fois qu’un membre du gouvernement ou une personne exerçant des responsabilités publiques importantes participe à une rencontre de Bildeberg, la moindre des choses serait une série de questions écrites de parlementaires au gouvernement. Quel parti ose entreprendre au moins cette petite démarche ? En général, c’est silence radio.


    • Gourmet 2012 29 mai 2014 16:10

      En effet, l’attitude de la « gauche de la gauche » sur cette question a été très opportuniste, et ce depuis les années 1980. Voire même avant.

      Quant à la « gauche » française, elle a aidé à la fondation des rencontres de Bilderberg (Guy Mollet) et y a souvent participé depuis. Qui ose le dire clairement à présent ?


    • Croa Croa 30 mai 2014 08:01

      « Quant à la « gauche » française, elle a aidé à la fondation des rencontres de Bilderberg (Guy Mollet) et y a souvent participé depuis. Qui ose le dire clairement à présent ? »

      Et participe encore ! (Reviens sur le texte ; Voir aussi liste des participants.)


    • Ingrid du Midi 30 mai 2014 14:25

      Pour la Trilatérale (Guigou) et Bilderberg (Pellerin, Macron), on attend les questions écrites du Front de Gauche.


    • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 31 mai 2014 14:47

      « on attend les questions écrites du Front de Gauche »

      Et quel militant va mettre les dirigeants de ces partis au pied du mur ?


    • Aujourd’hui 1er juin 2014 12:19

      On dirait que c’est plutôt silence radio...


    • claude-michel claude-michel 29 mai 2014 14:13

      Bilderberg 2014....ou comment continuer à plumer ls peuples.. ?


      • HELIOS HELIOS 30 mai 2014 02:12

        et qui participe au plumage ? 


        Fleur Pellerin, secretaire d’etat au commerce exterieur, bien evidement concernée par TAFTA !!!

      • Aujourd’hui 1er juin 2014 12:20

        « et qui participe au plumage ? »

        Nous-mêmes, en nous taisant et en laissant faire...


      • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 29 mai 2014 14:21

        Voir aussi notre article d’hier :

        http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/05/28/bildebe rg-2014-cette-semaine-a-copenhague-49974.html

        Bilderberg 2014, cette semaine à Copenhague

        Un mois après la réunion annuelle de la Commission Trilatérale, tenue à Washington du 25 au 27 avril, aura lieu à Copenhague du 29 mai au 1er juin la réunion du groupe de Bilderberg sous la présidence du PDG d’AXA Henri de Castries. Si la liste des membres de la Commission Trilatérale en date du mois d’avril est publique, celle des participants à la rencontre de Bilderberg de cette année circule déjà. Sont annoncés parmi les participants français François Baroin, Christine Lagarde, Fleur Pellerin ou encore le secrétaire général adjoint de l’Elysée Emmanuel Macron. Il en est de même du secrétaire général de l’OTAN et du commandant en chef des forces de cette alliance. Ou encore, de la commissaire européenne Viviane Reding et d’un membre du directoire de la Banque Centrale Européenne. Comme d’habitude, les représentants des milieux d’affaires des deux côtés de l’Atlantique constituent la composante dominante. Le communiqué de presse fait également état d’une série de sujets à aborder au cours de cette rencontre. On peut prévoir que la situation en Europe et les projets de mise en place d’une grande zone économique transatlantique occuperont une place importante dans les débats. Précisément, les dernières élections européennes ont mis en évidence une opposition croissante aux projets de grands marchés évoqués dans nos articles « Assemblée Nationale, Traité transatlantique, OMC... (I) » et « L’Accord économique commercial global UE - Canada (I) ». De même, la mobilisation européenne en défense de la liberté de l’internet et de la neutralité du réseau contre les menaces décrites dans nos articles « Parlement Européen, internet : plus que quelques heures », « Avenir de l’internet : lettre aux députés européens » et « Neutralité du net : le vote du Parlement Européen » dérange de toute évidence les grandes multinationales. Quant à la stratégie de démolition progressive des services publics, droits des travailleurs et du niveau de vie de la population dénoncée notamment dans nos articles « Parlement Européen, internet : plus que quelques heures », « Avenir de l’internet : lettre aux députés européens » et « Neutralité du net : le vote du Parlement Européen », elle se heurte de toute évidence à une résistance de plus en plus générale. Autant de problèmes pour les financiers et les représentants des grandes multinationales présents à cette rencontre. Ce qui vient s’ajouter aux nombreuses tensions internationales actuelles, à la montée des pays dits « émergents »... La situation devient de plus en plus complexe pour les « élites » réunies dans cette rencontre de Bilderberg. Où mèneront leurs débats ?

        [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/05/28/bildebe rg-2014-cette-semaine-a-copenhague-49974.html ]

        Cordialement

        Le Collectif Indépendance des Chercheurs
        http://science21.blogs.courrierinternational.com/
        http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


        • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 30 mai 2014 17:51

          Comme souligné plus bas par Nougeottier, il faut ajouter aussi la question d’importance citoyenne stratégique qu’est l’avenir de l’internet. Notre dernier article à ce sujet :
           
           
          http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/04/28/interne t-mondial-quel-avenir-ii-49866.html

          Internet mondial : quel avenir ? (II)


          Le 28 avril 2014, InternetActu interroge encore « Net mundial : comment l’internet doit-il être gouverné ? », reprenant un article de France Culture de jeudi dernier diffusé pendant le sommet NETmundial de São Paulo. De son côté, La Quadrature du Net écrit « #OurNETmundial : Notre Internet mérite mieux qu’une « gouvernance » », se référant au site alternatif Our Net Mundial qui invite à signer une Lettre aux gouvernements du monde déjà reproduite dans notre article « Internet mondial : quel avenir ? (I) ». Force est de constater la caractère décevant de la version finale de la déclaration issue du NETmundial, qui renvoie même la question de la neutralité du net à d’autres débats. La liberté de l’internet et la neutralité du réseau sont donc loin d’être garanties pour les années à venir, alors que dans des pays comme la France le monde politique s’est abstenu d’appeler à des débats et mobilisations de la part des citoyens. La grande majorité de la population n’a même pas été informée des enjeux, à la veille des élections européennes. La situation devient pourtant de plus en plus préoccupante à l’échelle planétaire. Au Canada, La Presse n’hésite pas à avancer la question « La fin de la neutralité de l’internet ? », à propos des mesures très inquiétantes envisagées aux Etats-Unis par la Federal Communications Commission (FCC) qui « créeraient un accès à deux vitesses qui favoriserait les grandes entreprises prêtes à payer plus cher ». Infos Mobiles /www.infos-mobiles.com/voie-express/voie-express-payante-sur-le-net-pour-les-contenus/61916" target="new">commente à ce sujet « Une »voie express" payante sur le Net pour les contenus ? ». Il semble bien que le sommet de São Paulo ait largement cédé au lobbying des fournisseurs d’accès. Mais le plus frappant dans une telle situation est, de toute évidence, la démobilisation planifiée des populations. Il s’agit pourtant d’une évolution qui concerne très directement leurs droits et libertés fondamentaux ainsi qu’un service public stratégique, et dont elles risquent de faire lourdement les frais. Le

          Monde écrit après le sommet tenu au Brésil «  NETmundial de Sao Paulo : réactions très contrastées des participants français », ou encore « Le sommet de Sao Paulo laisse les défenseurs de la neutralité d’Internet sur leur faim ». Mais quelle a été l’implication réelle des citoyens dans ce débat de la plus haute importance pour l’intérêt général ? En France, pour l’essentiel, les partis politiques, syndicats, associations... sont restés silencieux devant le grand public. Quelle crédibilité peuvent avoir des élections politiques tenues dans un tel climat ? Que peuvent en espérer les citoyens ?

          [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/04/28/interne t-mondial-quel-avenir-ii-49866.html ]


          et pour rappel :

          Internet mondial : quel avenir ? (I)

          Neutralité du net : le vote du Parlement Européen

          Avenir de l’internet : lettre aux députés européens

          Parlement Européen, internet : plus que quelques heures

          Internet : le pire, le 3 avril au Parlement Européen ?

          Internet, Parlement Européen : Alerte Rouge !

          Au Parlement Européen, danger mortel pour l’internet



        • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 30 mai 2014 18:00

          Pardon pour un problème de copier-coller . Lire, pour ce morceau :

          Au Canada, La Presse n’hésite pas à avancer la question « La fin de la neutralité de l’internet ? », à propos des mesures très inquiétantes envisagées aux Etats-Unis par la Federal Communications Commission (FCC) qui « créeraient un accès à deux vitesses qui favoriserait les grandes entreprises prêtes à payer plus cher ». Infos Mobiles commente à ce sujet « Une « voie express » payante sur le Net pour les contenus ? ». Il semble bien que le sommet de São Paulo ait largement cédé au lobbying des fournisseurs d’accès. Mais le plus frappant dans une telle situation est, de toute évidence, la démobilisation planifiée des populations. Il s’agit pourtant d’une évolution qui concerne très directement leurs droits et libertés fondamentaux ainsi qu’un service public stratégique, et dont elles risquent de faire lourdement les frais. Le Monde écrit après le sommet tenu au Brésil «  NETmundial de Sao Paulo : réactions très contrastées des participants français », ou encore « Le sommet de Sao Paulo laisse les défenseurs de la neutralité d’Internet sur leur faim ».


        • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 30 mai 2014 19:35

          Et pardon encore pour une autre coquille, cette fois-ci dans le résumé de notre article :

          http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/05/28/bildebe rg-2014-cette-semaine-a-copenhague-49974.html

          Bilderberg 2014, cette semaine à Copenhague

           
          Lire, à la fin du résumé :

          Quant à la stratégie de démolition progressive des services publics, des droits des travailleurs et du niveau de vie de la population dénoncée notamment dans nos articles « Non à un SMIC européen ! », « Un triste 1er Mai pour les secteurs populaires » et « Union Européenne, mondialisation et gouffre » (I) et (II), elle se heurte de toute évidence à une résistance de plus en plus générale. Autant de problèmes pour les financiers et les représentants des grandes multinationales présents à cette rencontre, de même que pour les politiciens qui appliquent depuis longtemps leur stratégie. Ce qui vient s’ajouter aux nombreuses tensions internationales actuelles, à la montée des pays dits « émergents »... La situation devient de plus en plus complexe pour les « élites » réunies dans cette rencontre de Bilderberg. Où mèneront leurs débats, dans ce contexte de crise ?


        • FKdz-25 30 mai 2014 20:39

          Mille fois merci et bravo à Indépendance des Chercheurs pour cet incroyable effort : quatre articles en moins d’une journée pour contrer le silence médiatique autour de la réunion de Bilderberg. Aujourd’hui, je n’ai rien vu passer dans les journaux français.

          Peu importent vos coquilles, explicables à cause de l’urgence. L’important, c’est que vous avez remarquablement réussi à faire circuler l’information. Ce qui montre, d’ailleurs, à quel point l’internet est un outil précieux que les citoyens doivent défendre fermement. Il me paraît certain que l’internet sera l’un des sujets de discussion de ce Bilderberg, et il faut rester mobilisés.

          Dans vos articles, vous dénoncez à juste titre le manque d’information des citoyens par les médias sur les menaces dont l’internet libre fait l’objet. La situation risque d’empirer encore, et il faut agir pour éviter le pire.


        • Nougeottier 30 mai 2014 23:22

          La question de l’internet est très importante, et le pire est qu’à ce jour le grand public n’est toujours pas informé des dangers qui pèsent sur cette liberté fondamentale qu’est de nos jours la liberté de la Toile.

          Ce qui se passe est franchement surréaliste. Les partis « normaux » en disent le moins possible, alors que le FN a diffusé plusieurs communiqués dénonçant les menaces sur l’internet libre :

          http://www.frontnational.com/terme/internet/

          Le reste, c’est du baratin. Après, il y en a qui s’étonnent de la montée du FN.

          Vu la situation de plus en plus menacée de l’internet libre aux Etats-Unis, on peut craindre que les Traités transatlantiques ne comportent une véritable démolition de la liberté de l’internet. La neutralité du net étant une cible directe des grandes multinationales.
           


        • Abstention 2007 31 mai 2014 04:06

          Le comportement de ce que Nougeottier appelle les partis politiques « normaux » a été lamentable dans cette affaire de l’internet, où en effet un grand danger demeure. Rien n’est fait pour alerter la grande majorité de la population.

          Le problème est plus global, d’ailleurs. Rien d’étonnant si le FN parvient sans difficulté à s’implanter dans des milieux populaires et à conquérir un électorat qui il y a une dizaine d’années votait pour la « gauche de la gauche ».

           Il paraît évident que ces jours-ci à Copenhague, les participants au Bilderberg 2014 discutent de l’avenir de l’internet. Mais déjà, la « gauche de la gauche » parle-t-elle de Bilderberg ? Une recherche « Bilderberg » sur le blog de Jean-Luc Mélenchon :

          http://www.jean-luc-melenchon.fr/?s=bilderberg

          n’aboutit à aucun résultat. Et sur le site de l’Humanité, ce n’est pas brillant.

          Pourtant, au vu de la liste des participants, les rencontres de Bilderberg « méritent » une large information des citoyens bien davantage que beaucoup d’événements qui remplissent les colonnes de journaux, sites divers et blogs. Pareil en ce qui concerne les menaces sur l’internet, compte tenu de l’importance des enjeux.

          Bravo à Indépendance des Chercheurs pour ce remarquable effort d’information citoyenne.


        • Droits de l’Homme 31 mai 2014 10:48

          Nos droits et libertés fondamentaux se trouvent de plus en plus directement menacés, et la liberté de l’internet en fait partie. Dans la société moderne, ne pas pouvoir communiquer, s’exprimer, s’informer... via internet, c’est être traité comme une sorte de sous-citoyen.

          Si on laisse faire, on évoluera vers une société où seule une minorité pourra accéder aux informations, exposer en public son point de vue et ses analyses, dialoguer avec d’autres citoyens, créer des sites et des blogs... Le processus de démolition de cette liberté fondamentale peut commencer à tout moment, car les multinationales en détiennent les moyens matériels. Qui leur oppose une vigilance conséquente ?

          Par exemple, les moteurs de recherche peuvent bannir progressivement de leurs actualités les auteurs de textes jugés trop critiques envers les capitalistes, trop contraires à la pensée des classes dirigeantes, trop percutants dans le dénonciation du système... Ensuite, ils peuvent s’employer à marginaliser ces sites. De même, la Commission ITRE (industrie, recherche, énergie) du Parlement Européen a failli faire adopter un texte permettant aux fournisseurs d’accès à internet d’établir des priorités marchandes qui auraient permis à quelques grands « producteurs de contenu » de monopoliser progressivement le réseau. Aux Etats-Unis, l’évolution dans cette direction est malheureusement bien amorcée, et les traités transatlantiques risquent de nous l’imposer au niveau de l’Union Européenne.

          L’internet n’est qu’une illustration des menaces actuelles sur l’ensemble de nos droits et libertés. Avec la mise en concurrence de plus en plus brutale des populations, le Droit du Travail est écrasé et les pouvoirs des employeurs deviennent de plus en plus discrétionnaires. Les salaires et les conditions de travail sont des cibles directes de cette concurrence organisée, au point que les discours de François Hollande n’arrêtent pas de vanter la « compétitivité » et de s’en prendre au « coût du travail ». Sous une telle pression, la liberté syndicale devient de plus en plus fictive. Le service public de la santé subit à son tour un véritable démantèlement. Même le petit épargne et les petites propriétés se trouvent dans le collimateur de la politique actuelle.

          Il est très urgent de se mobiliser de manière efficace, mais précisément l’information de l’ensemble de la population est un enjeu essentiel. L’un des outils indispensables à cette fin est l’internet. Malheureusement, on n’a pas vu partis politiques et syndicats organiser des initiatives à la base pour promouvoir sa défense et sensibiliser les citoyens.


        • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 31 mai 2014 14:50

          Les militants de partis et syndicats n’ont-ils pas vu passer ce type d’infos ? Combien d’entre eux agissent concrètement et dénoncent la passivité de leurs « chefs » ?


        • Aujourd’hui 1er juin 2014 12:18

          La réunion de Bilderberg de 2014 se termine aujourd’hui, et toujours rien dans les médias français. C’est franchement lamentable. Dans d’autres pays, les médias en font au moins état.
           


        • Gourmet 2012 1er juin 2014 12:56

          Sauf méprise, rien dans les grands médias français, rien non plus côté Mélenchon, Fde G, PC, EELV... Le resultat des élections européennes n’a manifestement rien appris aux Etats-majors de ces partis.

          Raison de plus pour saluer l’effort d’information des auteurs de cet article.


        • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 1er juin 2014 23:46

          Bonsoir et merci pour tous ces commentaires,
           
           
          Voici notre premier article d’aujourd’hui :

          http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/01/bilderb erg-2014-un-contexte-sous-tension-ii-49980.html

          Bilderberg 2014 : un contexte sous tension (II)


          Le 1er juin 2014 se termine à Copenhague la rencontre de Bilderberg de cette année. La presse française semble garder le silence sur cette réunion, pourtant bien plus importante d’après la liste des participants que nombre d’événements qui accaparent souvent l’actualité. Qu’a-t-il résulté de cette rencontre impliquant les coupoles des milieux financiers, des grandes multinationales, du monde politique... ? Un programme préliminaire avait été rendu public, mais en toute logique le programme réel n’a pu être décidé que sur place. A fortiori, compte tenu du résultat des dernières élections européennes comme déjà souligné dans nos articles « Bilderberg 2014, cette semaine à Copenhague », « Bilderberg 2014 : un contexte difficile », « Bilderberg 2014 : un contexte sous tension (I)  » et « Bilderberg 2014 : une rencontre sur fond de crise ». RT News (Novosti) écrit « Bilderberg actually talks nukes, euro nationalism and... Barack Obama – leak », se référant à des informations fournies par Daniel Estulin. L’Iran et le nucléaire, le gaz fourni par la Russie à la Chine, la «  montée du nationalisme » en Europe, l’internet, l’Ukraine, le changement climatique... auraient constitué les principaux soucis des participants à cette rencontre. Rien de vraiment surprenant et qu’on ne pouvait facilement deviner dans le contexte actuel. Times of Israel commente « Secretive Denmark summit spawns protests, conspiracy theories » et souligne le problème posé par le manque de transparence des débats, ainsi que la présence de deux participants chinois. En effet, la participation de nombreux représentants du monde politique et d’institutions publiques a toujours soulevé la question des explications que ces responsables devaient aux citoyens et aux militants de leurs propres partis. Mais si des médias US, russes, britanniques, belges, suisses, italiens, espagnols, israéliens... ont diffusé en temps utile des informations sur cette rencontre de Bilderberg, tel ne semble pas être à ce jour le cas de leurs homologues français. En Espagne, 20 minutos expose « El Club Bilderberg : qué es, quién lo compone y qué persigue ». Avec le titre « Todos los secretos del selecto y misterioso Club Bilderberg », el Economista fait état de la participation de la reine d’Espagne, du ministre José Manuel García-Margallo, du journaliste Juan Luis Cebrián et du directeur général de La Caixa. Romandie rapporte explicitement « Réunion du groupe Bilderberg avec Daniel Vasella et André Kudelski ». dans une dépeche qui reprend largement une partie de l’introduction de notre article « Bilderberg 2014, cette semaine à Copenhague » reproduite aussi dans « Bilderberg 2014 : un contexte difficile ». Quelle que soit la raison qui a amené cette agence de presse à s’inspirer de notre blog, nous ne pouvons que l’en remercier vivement. Mais pour quelle raison les grands médias français ne pouvaient-ils à leur tour signaler aux citoyens la participation de François Baroin, Christine Lagarde, Fleur Pellerin, Emmanuel Macron... explicitement indiquée dans la liste officielle des participants ? Hier, la Radio-Télévision Belge Francophone (RTBF) rapportait « Le groupe Bilderberg est en réunion à l’hôtel JW Marriott de Copenhague », faisant état de la participation du ministre d’Etat Etienne Davignon et du président du conseil de direction de KBC (banque et assurances). Pourquoi ce « silence français » après le résultat électoral d’il y a une semaine ?

          [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/01/bilderb erg-2014-un-contexte-sous-tension-ii-49980.html ]
           
           

          Cordialement

          Le Collectif Indépendance des Chercheurs
          http://science21.blogs.courrierinternational.com/
          http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


        • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 1er juin 2014 23:50

          Et sur Mediapart :

           

          http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/010614/bilderberg-2014-un-monde-qui-bascule-i


          Bilderberg 2014 : un monde qui bascule ? (I)

          La clôture de la rencontre de Bilderberg de 2014, ce 1er juin à Copenhague, ne semble pas s’accompagner d’une plus grande transparence que les jours précédents en ce qui concerne le comportement des grands médias français. Notre article de ce jour « Bilderberg 2014 : un contexte sous tension (II) » souligne cette circonstance et analyse brièvement les questions stratégiques qui semblent avoir fait l’objet des débats de la réunion de Copenhague. Si le programme initial prévoyait des sujets tels que le caractère durable de la prétendue « reprise économique », l’avenir de la « démocratie » et des classes moyennes ou le Moyen-Orient, d’autres thématiques semblent être venues s’ajouter sur le terrain, à commencer par le « nationalisme » en Europe. Il apparaît, à l’examen des ces thématiques, que la situation des « puissances occidentales » semble devenir de plus en plus délicate. L’équilibre mondial serait-il en passe de basculer ?


          [la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/010614/bilderberg-2014-un-monde-qui-bascule-i ]


        • Universitaire 1995 3 juin 2014 17:07

          Apparemment, du côté des grands médias français, c’est toujours le super-silence si je ne fais pas erreur.


        • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 29 mai 2014 14:23

          Et de ce matin :

          http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/05/29/bildebe rg-2014-un-contexte-sous-tension-i-49976.html

          Bilderberg 2014 : un contexte sous tension (I)


          Le 29 mai 2014 commence à Copenhague la rencontre de Bilderberg de cette année, deux jours après un Conseil européen tenu sous une tension évidente après les dernières élections au Parlement européen. Nos articles d’hier « Bilderberg 2014, cette semaine à Copenhague » et « Bilderberg 2014 : un contexte difficile » ont entrepris d’analyser cette situation que reflètent très clairement les déclarations de François Hollande avant et après ledit Conseil. La mise en cause de plus en plus explicite, par les citoyens des pays membres de l’Union Européenne, de la politique de cette institution est devenue la source d’un réel souci pour les instances dirigeantes européennes mais aussi de l’Amérique du Nord. Elle inquiète également les milieux d’affaires des deux côtés de l’Atlantique. A propos des rencontres de Bilderberg, Bakchich ironise dans un article intitulé « Les tout petits amis américains de Bilderberg » : «  Bilderberg, conférence au rabais (...) Bilderberg c’est la fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le mammouth ». Même si l’importance des rencontres de Bilderberg n’est plus la même qu’au moment de leur création il y a une soixantaine d’années, nous ne partageons pas l’analyse de Bakchich. Bilderberg reste un lieu de rencontre utile pour les milieux influents de l’Europe occidentale et des Etats-Unis. Il serait également erroné de sous-estimer l’hégémonie mondiale acquise par les financiers et les grandes multinationales des puissances « occidentales ». Mais le maintien et la « gestion » de cette hégémonie deviennent des tâches de plus en plus complexes dans un contexte de mondialisation accélérée du capitalisme, d’exportation de capitaux à la planète entière et de montée des pays « émergents ». De ce point de vue, le développement d’une opposition croissante de la part des citoyens des pays européens à la politique de l’Union Européenne devient un réel souci pour les « élites occidentales ». Déjà en 2013, à propos de la situation en Europe, le « nationalisme » et le « populisme » avaient constitué l’un des sujets de la rencontre de Bilderberg. Comme les déclarations de François Hollande, le communiqué de Herman van Rompuy à l’issue du Conseil européen de mardi dernier insiste notamment sur « la croissance, la compétivité et l’emploi ». Mais que deviennent les salaires, les prestations sociales, le droit du travail, les services publics, la santé, la stabilité de l’emploi, l’ensemble des acquis de l’après-guerre... ? La rencontre de Bilderberg de cette année ne pourra pas ignorer une telle impasse. Mais jusqu’où se poursuivra la stratégie de forcing des milieux d’affaires et du monde politique à l’égard des « petits citoyens » ?

          [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/05/29/bildebe rg-2014-un-contexte-sous-tension-i-49976.html ]


          • alinea alinea 29 mai 2014 14:33

            Il n’est pas si facile de terrasser la « Bête Immonde » ! Les pauvres !!, on leur donne du fil à retordre ; ce qui est triste c’est que c’est cela qui donne du sel à leur vie ! Quand nous serons terrassés, ils mourront d’ennui !


            • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 29 mai 2014 14:33

              Aussi sur notre blog de Mediapart :

              http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/280514/bilderberg-2014-un-contexte-difficile

              Bilderberg 2014 : un contexte difficile

              La situation actuelle en Europe rend de plus en plus difficile pour les représentants des milieux dominants européens et nord-américains de définir une stratégie globale sans se heurter à une opposition croissante des populations de leurs propres pays. Les élections de la semaine dernière l’ont largement prouvé. Cette situation est à bien d’égards nouvelle, mais n’a rien d’étonnant vu la logique de la mondialisation du capitalisme. Sont en cause à présent les moyens dont peuvent disposer les stratèges du système pour contrôler malgré tout cette situation. Tel sera sans doute l’un des sujets centraux de la rencontre de Bilderberg qui commence demain à Copenhague deux jours après un Conseil européen de crise.

              [la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/280514/bilderberg-2014-un-contexte-difficile ]


              • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 30 mai 2014 12:39

                Ils se contenteront simplement d’arroser le FN et les autres partis qui les gênent.
                Vu la puissance financière qu’ils ont grâce à la spoliation des peuples ce sera très facile.
                Et comme d’hab’, ceux qui refuseront de se faire corrompre auront un « arrêt cardiaque » ou un « accident de la vie courante ».

                Le seul moyen se s’en débarrasser serait d’organiser un ball-trap géant à la sortie de cette réunion dans le style de celui organisé au commissariat d’Odessa. Ce ne serait qu’un juste retour des choses.

                Mais il ne faut pas rêver, la vie de quelques centaines d’oligarques vaut largement plus que celle de centaines de millions de gueux.


              • Ingrid du Midi 30 mai 2014 14:32

                Ce qui inquiète ces « élites », c’est qu’à présent, en France comme en Europe, les gens ont compris qu’ils sont nombreux à rejeter la politique PPESD (version européenne d’UMPS) de l’Union Européenne. Et ça va jusqu’au rejet de l’Union Européenne elle-même, de l’euro...

                Dans des pays comme l’Espagne, des partis nouveaux avec des dirigeants nouveaux ont émergé. Sans oublier le succès de la Gauche Républicaine de Catalogne qui a dû faire un plaisir fou à la maison royale. Justement, la reine d’Espagne participe à ce Bilderberg.


              • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 31 mai 2014 15:11

                « à présent, en France comme en Europe, les gens ont compris qu’ils sont nombreux à rejeter la politique PPESD (version européenne d’UMPS) »

                C’est exact. Mais de toute évidence, un grand ménage reste à faire à la « gauche de la gauche » dont les directions sont devenues des composantes de fait de l’UMPS et du PPESD.

                Sur le Bilderberg 2014, toujours silence radio côté Mélenchon, PCF, EELV...


              • Gourmet 2012 1er juin 2014 12:59

                Et toujours le même silence radio, alors que la rencontre de Bilderberg se termine aujourd’hui.


              • trevize trevize 29 mai 2014 15:47

                Oui, il se passe des choses étranges... depuis longtemps...

                Face à l’étrane, à l’inconnu, au secret, nous réagissons tous de la même façon : la peur, l’état de stress qui met tous nos sens en éveil pour parer au danger potentiel face à la nouveauté.

                Mais ! mais mais mais... gardons-nous de tomber dans la paranoïa collective (trop tard ?) car en prêtant des intentions à ces groupes de personnes, sur la seule base du peu de choses que nous en connaissons (c’est à dire rien ou presque), on est à peu près sûrs de se tromper. Les motivations qui poussent les gens à agir peuvent être infinies. Leur donner le rôle du bourreau, du tyran, au vu de l’état actuel du monde et de notre société, c’est ce qu’il y a de plus évident à faire ; cependant nous sommes sûrement loin du compte.
                Le monde est loin d’être tout noir ou tout blanc. D’accord, ces individus ont le pouvoir, l’utilisent pour exploiter nos faiblesses, et en retirer encore plus de pouvoir ; mais nous avons aussi nos responsabilités dans ce processus, vouloir en faire la cause de tous nos maux serait un déni de la réalité.

                Le bien et le mal sont des notions très relatives ; même la meilleure des idées peut s’avérer funeste. Pour preuve : c’est en s’appuyant sur les droits de l’homme, que nos ancêtres ont réclamé et que nous mettons au-dessus de tout, que tout ceci devient possible : ils usent de la liberté d’association, et du droit à la vie privée pour garder leurs réunions à l’abri des regards indiscrets.


                • Gourmet 2012 29 mai 2014 15:54

                  C’est plus compliqué.

                  S’agissant de Bilderberg, les représentants des milieux financiers et des grandes multinationales interviennent au nom de ces intérêts. Il ne s’agit donc pas d’interventions « personnelles » ni vraiment « privées ». Quant aux participants exerçant des fonctions officielles, ils doivent des explications aux citoyens à ce titre.

                  C’est le principe de la transparence de la vie publique qui n’est pas respecté.


                • trevize trevize 29 mai 2014 16:47

                  Moui, mais...
                  En plus d’être des élus, ils sont aussi des personnes, et leur vie privée est inaliénable. Ce n’est pas parce qu’ils sont élus qu’on a le droit de rentrer chez eux pour voir quelle marque de céréales ils mangent le matin. Ils ont le droit d’être invités chez des amis, au titre de personne physique.
                  Que ce soit un gros mensonge c’est une chose, mais vu qu’on ne peut pas le prouver, on ne peut pas non plus les en empêcher.

                  Je ne suis pas là pour les défendre (loin de là) je joue juste l’avocat du diable, pour faire avancer le débat au-delà des « tous pourris » et autres « suppôts de satan ».

                  A l’heure où in invoque Big Brother à tous bouts de champs, il serait temps qu’on comprenne que le coeur de nos problèmes est là : vie privée, vie publique, où est la limite ? Je pense qu’« ils » sont très contents qu’on se braque sur la collecte d’informations, contre big data. La vie privée, ça englobe la vie privée des individus, tout comme celle des organisations : secret bancaire, secret industriel, secret d’état, paradis fiscaux ...

                  C’est le secret qui ronge l’humain de l’intérieur, rien d’autre. Tous nos malheurs découlent de ça.


                • Nougeottier 30 mai 2014 11:51

                  En l’occurrence, je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de « privé » ni de « personnel » dans une participation à Bildeberg. Il suffit de voir le programme qu’affichent leurs propres communiqués et la liste des participants.

                  Bilderberg est un lieu de rencontre assez unique entre des personnes publiques haut placées, des membres influents de partis politiques, des dirigeants de la grande finance et des dirigeants de grandes multinationales. Ils y discutent de sujets clairement politiques et stratégiques sans qu’aucun compte rendu public n’en émerge, et sans que la finalité de ces discussions ne soit précisée.

                  Je ne vois pas, dans ces conditions, ce que vient faire la « liberté d’association ». La liste des participants fait clairement état des fonctions officielles de chacun, et les citoyens ont donc le droit de savoir ce qui se fait dans une instance qui n’est pas officielle mais réunit une participation dépassant la plupart des instances officielles nationales et internationales.


                • Gourmet 2012 1er juin 2014 13:06

                  C’est évident qu’il n’y a rien de privé ni de personnel dans les échanges entre super-notables et super-influents qui ont lieu lors des rencontres de Bilderberg. Les sujets débattus nous concernent tous, et concernent les politiques publiques.


                • leypanou 29 mai 2014 16:07

                  Même si la force de la réaction des populations européennes a pris au dépourvu les milieux décideurs installés, cela ne va pas les empêcher de faire ce qu’ils ont décidé de faire, à savoir le cassage des droits sociaux acquis. Car, voter à 25% pour le FN par exemple, n’a rien à voir avec ce qu’ont fait les Grecs -manifestations monstres et violentes entre autres-, et pourtant les Grecs sont tout de même en train de subir les conséquences des décisions de la Troïka : baisse des pensions et des salaires, démantèlement de la sécurité sociale et des services publics, privatisation des entreprises publiques, etc, etc.

                  N’oublions pas aussi que, quand c’est nécessaire, à coup de propagande, les milieux décideurs installés peuvent mettre le paquet pour faire « bien » voter le peuple, comme cela s’est passé en Grèce lors des législatives. La victoire de SYRIZA en Grèce lors des européennes ne va pas changer grand-chose, dans la mesure où SYRIZA justement ne cherche pas du tout à quitter ni l’euro ni l’UE.

                  Les limites de SYRIZA et donc du FdG sont exposées succintement ici et expliquées aussi dans La Malfaçon de F Lordon.


                  • foufouille foufouille 29 mai 2014 18:03

                    une bonne guerre règlera le problème. sauf si le peuple vote comme on lui dit


                  • trevize trevize 29 mai 2014 18:19

                    « Même si la force de la réaction des populations européennes a pris au dépourvu les milieux décideurs installés »

                    Mais vous rêvez debout, mon pauvre ami !
                    On peut voter pour n’importe quelle marionnette, le marionnettiste reste le même. Ils modifieront quelques détails de leur plan, mais ça leur en touche une sans faire bouger l’autre.


                  • foufouille foufouille 29 mai 2014 19:59

                    il a raison. une manif peut devenir incontrolable comme 68.
                    comme par hasard à chaque élection, il y a un problème terroriste

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