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Accueil du site > Actualités > International > Bombay : les services pakistanais sous le feu des projecteurs

Bombay : les services pakistanais sous le feu des projecteurs

Les attentats de Bombay auraient été commis par un groupe islamiste en provenance du Pakistan. On soupçonne un appui des services secrets militaires pakistanais. Ce n'est pas le moindre des rapprochements que l'on peut faire avec les attentats du 11-Septembre.

Le 11-Septembre indien : c’est ainsi qu’ont été largement qualifiés dans la presse mondiale les attentats de Bombay du 26 novembre 2008. Selon Times Now, le seul des dix terroristes capturé vivant, un jeune homme de 21 ans nommé Azam Amir Kasav, a déclaré lui-même aux enquêteurs que le but de l’opération était de détruire les hôtels Taj Mahal et Trident-Oberoi, sur le modèle des destructions du 11-Septembre à New York. Il s’agissait de réduire en poussière les symboles de la puissance économique indienne, à la manière dont avaient été pulvérisées les tours du World Trade Center. Les terroristes avaient-ils apporté suffisamment d’explosifs pour parvenir à leurs fins ? Les avis divergent à ce sujet (oui pour le Washington Times, non pour The Hindu). Le ministre indien de l’Intérieur, Shivraj Patil, a déclaré samedi que les terroristes avaient planifié de tuer quelque 5.000 personnes. A ce jour, le bilan s’élève à 172 morts.

Symboles. Le parallèle entre les attentats de New York et ceux de Bombay est tentant : dans Le Figaro du 29 novembre, Pierre Rousselin écrit que "c’est parce qu’on l’appelle « la New York de l’Inde » que Bombay a été visée par les terribles attentats de mercredi soir." Dans les deux cas, ce sont en effet les symboles de la puissance financière des deux pays (les deux plus grandes démocraties du monde) qui ont été visés.

Attaques synchronisées. Une dizaine d’objectifs étaient ciblés à Bombay (hôtels, gare, etc.), quatre aux Etats-Unis en 2001 ; une douzaine étaient déjà envisagés dans l’opération Bojinka, ébauche du 11-Septembre, déjouée in extremis à Manille, aux Philippines, en 1995 (Le Figaro, Die Welt, CNN). En 2008 comme en 2001, nous avons affaire à des attaques multiples soigneusement coordonnées. Le mode opératoire fait spontanément penser à Al-Qaïda : "Les multiples attaques simultanées d’hôtels et d’autres lieux fréquentés par des étrangers, principalement des Américains, des Britanniques, des Français et des Israéliens, portent la marque d’al-Qaida, écrit Pierre Rousselin. On ignore qui a commandité le carnage, mais les cibles choisies et la façon d’opérer prouvent que l’organisation terroriste internationale a au moins inspiré les auteurs du massacre." Même si Al-Qaïda ne semble plus, à l’heure qu’il est, responsable de ces attentats, leurs auteurs se seraient inspirés de leur modus operandi, quitte à s’octroyer quelques libertés, à se permettre des innovations.

Spectaculaire. Comme en 2001, il s’agissait de mener l’action la plus spectaculaire possible : "La tactique des terroristes, de même que le choix des cibles, luxueuses et fréquentées par des étrangers, révèle (...) une volonté de donner un caractère spectaculaire à leurs attentats", écrit Isabelle Lasserre dans Le Figaro. "Les groupes de Bombay cherchaient avant tout à faire entendre leur cause, soutient Dominique Thomas, spécialiste d’Al-Qaïda à l’École des hautes études en sciences sociales. Le fait de cibler des Occidentaux leur donne une grande visibilité médiatique. S’ils avaient agi de manière plus classique, en ciblant uniquement des Indiens, on n’en aurait presque pas parlé." Signalons cependant que, selon Rattan Keswani, le président de l’hôtel Trident-Oberoi, les terroristes n’auraient pas, contrairement à ce qui a été dit, "sélectionné" et "retenu à part" les personnes possédant un passeport américain ou britannique.

Avertissements. Comme les autorités américaines avant le 11-Septembre, celles d’Inde avaient reçu des avertissements qui n’ont pas suffi à empêcher les attentats : "Selon certaines sources, rapporte France24, les services de renseignement indiens auraient fait circuler, la semaine dernière, un rapport confidentiel concernant un projet d’attentat qui devait être lancé par la mer." Une différence de taille tout de même : alors qu’aucun dirigeant américain n’a démissionné suite aux attaques sur New York et Washington, les démissions se succèdent en Inde dimanche 30 novembre, avec celles du ministre de l’Intérieur, Shivraj Patil, et du conseiller à la sécurité nationale, M. K. Narayanan (le Condoleezza Rice indien).

Missions de reconnaissance. Ouest-France rapporte que "huit des extrémistes islamistes s’étaient infiltrés dans la ville un mois plus tôt. Les militants islamistes, se faisant passer pour des étudiants, ont mené "des missions de reconnaissance en prélude aux attaques" (...). D’autres militants auraient également stocké des armes et des munitions, notamment dans un des hôtels de luxe ciblés par les attaques. Cette première équipe a été rejointe mercredi soir par un second groupe qui est arrivé à Bombay par la mer..." C’est, à une échelle plus réduite, ce qui s’est produit pour le 11-Septembre. Une première vague de terroristes s’était introduite aux Etats-Unis plus d’un an avant les attentats, avant d’être rejointe, bien plus tard, par la seconde. Des missions de reconnaissance avaient également eu lieu, notamment auprès de "bâtiments fédéraux à New York", comme le précisait le PDB du 6 août 2001, transmis par la CIA à George W. Bush. Il semble même que les terroristes soient venus repérer le World Trade Center : William Rodriguez, qui y était gardien, rapporte en effet avoir aperçu en juin 2001 Mohand Alshehri, futur kamikaze sur le vol 175, qui frappera la Tour Sud. Alsheri lui aurait demandé combien il y avait de toilettes au niveau du hall.

Héros. On peut aussi relever la disparition, dans les attentats de 2001 et 2008, de deux figures majeures de l’anti-terrorisme : côté américain, John O’Neill, chef du contre-terrorisme au FBI, et, côté indien, Hemant Karkare, chef de la police anti-terroriste de Bombay, tué lors des fusillades. Tandis que John O’Neill avait démissionné de son poste, le 22 août 2001, pour protester contre les obstructions répétées à ses enquêtes sur Ben Laden venant de la Maison Blanche (avant d’être nommé chef de la sécurité du World Trade Center, où il trouva la mort), Hemant Karkare "travaillait ces derniers temps sous la pression des partis conservateurs hindous, en raison des enquêtes qu’il menait contre une cellule terroriste hindoue, suspectée d’être impliquée dans des explosions ayant frappé, en 2006, une petite ville, Malegaon, située non loin de Bombay."

Plus ou moins anecdotiques, ces ressemblances sont frappantes.

Les terroristes. A la différence de 2001, ce n’est pas Al-Qaïda qui semble avoir exécuté l’opération, mais le groupe du Lashkar-e-Taiba, "l’Armée des Purs" (qui appartient néanmoins à sa "nébuleuse"), l’un des mouvements islamistes clandestins pakistanais qui luttent contre l’« occupation » indienne du Cachemire et les persécutions qu’y subirait la minorité musulmane. Le seul terroriste rescapé de Bombay, Ajmal Amir Kamal (ou Azam Amir Kasav), aurait lui-même indiqué aux enquêteurs que les assaillants étaient tous des Pakistanais entraînés par le Lashkar-e-Taiba. "Savez-vous combien de personnes ont été tuées au Cachemire ?", avait d’ailleurs demandé l’un des assaillants, peu avant de mourir, à une chaîne de télévision qui l’avait contacté par téléphone alors qu’il occupait un centre religieux juif.

Comme le rappelle La Croix, "l’Inde tenait déjà le Lashkar pour responsable de nombreux attentats perpétrés sur son sol. La liste est longue : attentats à la bombe à New Delhi en octobre 2005 (62 morts), à Varanasi (Bénarès) en mars 2006 (21 morts), ou encore à Bombay en juillet 2006 (186 morts) et en août 2003 (55 morts). À cela s’ajoute l’audacieuse attaque du Parlement à New Delhi, perpétrée en décembre 2001 par un groupe d’hommes armés. L’incident avait poussé l’Inde et le Pakistan vers les prémices d’une quatrième guerre fratricide, les deux pays massant alors près d’un million de soldats le long de leur frontière commune." Interdit au Pakistan en 2002 sous la pression des Etats-Unis, le Lashkar est réapparu sous le nom du Jamaat-ud-Dawa. Ce groupe a nié toute implication dans les attentats de Bombay.

Le soutien de l’ISI. Les islamistes du Jaish e-Mohammed sont également soupçonnés. Mais quel que soit le responsable exact, tous ces groupes terroristes ont la particularité d’être fortement appuyés par les services secrets militaires pakistanais, l’Inter Service Intelligence (ISI). Longtemps, c’est l’ISI qui a géré leurs camps d’entraînement en Afghanistan, qu’ils partageaient d’ailleurs avec Al-Qaïda. "Tout comme Al Qaïda, le L-e-T puise son inspiration chez les wahabbites, une secte radicale apparue dans la péninsule arabique, indique L’Express. Bien organisé et bien financé, le L-e-T est l’une des organisations qui ont été les plus manipulées par l’ISI par le passé, selon certains spécialistes des questions de sécurité". D’ailleurs, "si le LeT est impliqué, alors les services pakistanais le sont aussi", affirme sans hésiter Ajai Sahni, expert en terrorisme à l’Institut pour la gestion des conflits de New Delhi.

Quelle que soit aujourd’hui la volonté du nouveau président pakistanais, Ali Asif Zardari, qui semble vouloir rompre avec la duplicité de son prédécesseur Pervez Musharraf et qui oeuvre en faveur d’un rapprochement avec l’Inde, des soutiens aux groupes terroristes existent toujours au sein des services militaires, qui constituent au Pakistan un "Etat dans l’Etat". "Tels des mini-féodalités, il y a des acteurs qui défient l’Etat et menacent les décisions du gouvernement", écrivait vendredi, le chroniqueur Aneela Babar dans le quotidien pakistanais Dawn.

Cachemire : la clé. "Islamabad parviendra-t-il à purger ces "mini-féodalités" ?, se demande Frédéric Bobin dans Le Monde. C’est tout l’enjeu de la lutte contre le terrorisme régional, mais aussi international, qui prend sa source dans les eaux troubles du Pakistan". Et d’expliquer le noeud géopolitique du problème : "La grande difficulté pour les nouveaux dirigeants pakistanais est de redéfinir la doctrine stratégique qui a historiquement tissé la connexion entre l’ISI et les groupes islamistes. Au cœur de cette vision des intérêts supérieurs de l’Etat pakistanais, il y a l’idée que l’Afghanistan doit être "finlandisé" pour offrir une "profondeur stratégique" en cas de conflit avec l’Inde. La fabrication du mouvement des talibans - des Pachtounes chargés d’arrimer Kaboul dans l’orbite pakistanaise - a obéi à cet impératif".

La solution ne peut passer que par un apaisement des relations indo-pakistanaises, et la résolution du conflit au Cachemire : "Résolu à recentrer le combat antiterroriste sur l’Afghanistan, et non plus sur l’Irak, Barack Obama a compris qu’il n’y parviendrait pas sans désamorcer parallèlement l’inquiétude stratégique pakistanaise. En d’autres termes, il faut réconcilier l’Inde et le Pakistan, en réglant par exemple la question du Cachemire, pour en finir avec la politique afghane d’Islamabad et son cortège de groupes islamistes supplétifs, ceux-là mêmes qui cherchent ensuite à "sanctuariser" les zones tribales pachtounes. Ce basculement, voulu par M. Obama, est un défi lancé à ces groupes. Les inspirateurs de l’assaut de Bombay, en réveillant l’animosité entre l’Inde et le Pakistan, pourraient chercher à saboter ce nouveau cours".

Coïncidence. Dimanche 23 novembre, trois jours à peine avant les attentats, le gouvernement du premier ministre Yousuf Raza Gilani avait annoncé le démantèlement de la "branche politique" de l’ISI. En clair, les services secrets militaires pakistanais devenaient officiellement interdits d’ingérence dans la vie politique intérieure. Jusqu’ici habitués à faire et défaire les gouvernements, à pourchasser les opposants et truquer les élections, ils devront désormais cantonner leur action à la lutte anti-terroriste et aux périls extérieurs. La décision ne fait évidemment pas l’unanimité. "L’ISI, relève La Croix, serait actuellement divisé entre ceux qui estiment qu’il faut mettre un terme aux activités des militants islamistes et ceux qui veulent continuer à les financer." D’ailleurs, en juillet, le gouvernement avait déjà tenté, en vain, de détacher l’ISI du contrôle de l’armée pakistanaise pour le placer sous celui du ministère de l’intérieur. Récemment interrogé par France 24, l’ancien directeur de l’ISI, le général Hamid Gul, soutien indéfectible de Ben Laden et des Taliban, a affiché son doute quant à l’effectivité de cette réforme.

La proximité temporelle entre la décision de dissoudre la branche politique de l’ISI et les attentats de Bombay fait se demander à Isabelle Lasserre si l’on ne peut pas "imaginer que l’aile radicale et islamiste de l’ISI ait soutenu les attentats pour protester contre la réforme des services de renseignements et la politique d’Islamabad". De même, Roland Jacquard, directeur de l’Observatoire international du terrorisme, remarque que "quelques jours avant ces attentats, le président Zardari annonçait une réforme de l’ISI. C’est cette coïncidence qui frappe. Il avait aussi fait plusieurs gestes d’apaisement comme s’il avait eu un mauvais pressentiment. Sachant qu’il ne contrôlait pas la situation, il a peut-être voulu envoyer un message à l’Inde. Je ne crois pas à une implication directe du gouvernement pakistanais, mais on ne peut exclure l’action d’une branche extrémiste de l’ISI."

Mahmood Ahmed. Jamais peut-être l’ISI n’a été aussi ouvertement montré du doigt pour sa probable implication, directe ou indirecte, dans des actes terroristes. Alors que nombre de journaux ont titré sur le "11-Septembre indien", on aurait pu s’attendre à ce que soit abordée la principale ressemblance entre les attentats américains et indiens, à savoir le rôle qu’y joua vraisemblablement l’ISI... Mais non, aucun média n’a rouvert ce dossier. Bombay 2008 nous ramenait à New York 2001, mais l’on freina pour aller au bout de la comparaison.

Pour rappel, les services secrets indiens avaient transmis, début octobre 2001, des informations qui révélaient l’implication financière du directeur de l’ISI, Mahmood Ahmed (ou Mahmoud Ahmad), dans la préparation des attentats du 11-Septembre. Le directeur du FBI Robert Mueller avait effectué spécialement le voyage jusqu’à Dehli pour recueillir lui-même tous les éléments. Le 9 octobre, deux jours après le début de la guerre en Afghanistan et le renvoi d’Ahmed de son poste de directeur de l’ISI, le Times of India rapportait : "Des sources au plus haut niveau confirment que le général a perdu son poste en raison des évidences produites par l’Inde et montrant ses liens avec un des kamikazes qui ont détruit le World Trade Center. Les autorités américaines ont exigé son renvoi après la confirmation du fait que 100.000 dollars avaient été transférés du Pakistan au pirate de l’air, Mohamed Atta, par l’intermédiaire de Omar Sheikh, à la demande du général Mahmood Ahmed. Des sources gouvernementales importantes confirment que l’Inde a contribué de manière significative à établir le lien entre l’argent transféré et le rôle joué par le chef démissionnaire de l’ISI. Bien qu’ils ne fournissent pas de détails [ces sources] affirment que les données fournies par l’Inde, notamment le numéro de téléphone du mobile d’Omar Sheikh, ont aidé le FBI à remonter et à établir le lien" (voir aussi Wall Street Journal, Daily Excelsior, London Times, Guardian).
 

La vérité, le silence et l’oubli. Eric Laurent, dans La face cachée du 11-Septembre (éd. Plon, Pocket, 2004, p. 215-216), constate que "ces révélations suggérant que l’ISI ou même le régime pakistanais pouvaient être impliqués dans les attentats du 11 septembre ne firent l’objet d’aucun commentaire, pas plus à la Maison Blanche qu’au Pentagone ou au Département d’Etat. Comme s’il s’agissait pour l’administration Bush de murer toutes les pistes pouvant remonter jusqu’à la vérité".

Et le grand reporter de ponctuer son enquête par une réflexion sur le silence et l’oubli : "Le silence est une arme redoutable pour étouffer ou tuer la vérité. Et il possède un allié aussi efficacement pervers que lui : l’oubli. Je ne sais pas si "derrière toute grande fortune, comme le disait Bossuet et non Balzac, il y a un grand crime", mais j’ai pu constater que derrière tout grand crime commis il y a le silence et l’oubli. Les crimes du 11 septembre et les mystères qui les entourent en sont l’illustration. C’est le silence justement qui entoure désormais l’ancien directeur déchu de l’ISI, le général Mahmood. Il a été nommé à la tête d’une grande entreprise publique, ce qui démontre que sa disgrâce est relative, mais il reste muet". Assigné à résidence suite à son renvoi de l’ISI en octobre 2001, Mahmood Ahmed n’est réapparu que le 30 avril 2003, à la tête de la Fauji Fertilizer Company.

Pepe Escobar, dans un excellent article de l’Asia Times, daté du 8 avril 2004, suggérait qu’Ahmed était le "real smoking gun" du 11-Septembre, l’indice flagrant que cherchaient désespérément les enquêteurs, sans oser le voir... tant les conséquences de cette découverte pourraient s’avérer embarrassantes. Car il faudrait alors se demander si Musharraf, d’une part, et l’élite du renseignement américain, d’autre part, pouvaient raisonnablement ignorer le lien entre Ahmed et Atta.

Suspicions. Assassinat de Massoud, financement, voire organisation du 11-Septembre, attentat manqué de Richard Reid (l’homme aux chaussures piégées), assassinat de Daniel Pearl (qui enquêtait notamment sur des militants pakistanais liés à l’ISI), multiples attentats en Inde, attentat-suicide du 7 juillet 2008 contre l’ambassade indienne à Kaboul, assassinat de Benazir Bhutto... L’ISI est suspecté, à tort ou à raison, dans de très nombreux crimes de grande envergure. Il fut donc immédiatement pointé du doigt par l’Inde suite aux attentats sanglants de Bombay.

L’envoi à New Dehli de son directeur, le général Shuja Pasha, pour assister les services de sécurité indienne, devait servir à prouver la bonne foi pakistanaise et à calmer les tensions. Le geste aurait été "sans précédent". Proposé, vendredi 28 novembre, par le premier ministre indien Manmohan Singh, accepté par son homologue pakistanais, Youssouf Reza Gilaniéci, il fut finalement annulé, suite à des protestations au Pakistan, notamment de la part de l’ancien chef de l’ISI Hamid Gul, selon lequel le projet de visite s’apparentait à une "convocation" de la part des Indiens. A défaut du chef, un "représentant" de l’ISI se déplacera néanmoins à New Delhi pour aider à l’enquête.

Lumières dans le miroir. Le "11-Septembre indien" constitue une occasion de revenir sur le "11-Septembre américain", et sur leur principal point commun : le possible rôle central de l’ISI. Ignoré au lendemain du 11 septembre 2001, passé inexplicablement sous silence, le jeu trouble de l’ISI est mis, ces derniers jours, sous la lumière crue des projecteurs médiatiques. Ces lumières oseront-elles aller jusque dans la cellule pakistanaise où croupit, depuis février 2002, Omar Saeed Sheikh, personnage charnière entre Al-Qaïda, l’ISI et le 11-Septembre, condamné à mort pour le meurtre de Daniel Pearl, mais toujours bien vivant depuis bientôt sept ans, et dont Musharraf avait dit, songeant à tous les secrets qu’il détient : "Je préférerais le pendre moi-même plutôt que de l’extrader" (E. Laurent, p. 225) ? Iront-elles chercher le regard et la voix de Mahmood Ahmed, qui auraient tant de choses à nous dire ? Le silence de ces deux hommes vaut de l’or.

Certains ont préféré aller "harceler" Joe Biden, le futur vice-président américain, qui, en tant que chef du comité des relations extérieures du Sénat, avait discuté avec Ahmed le 13 septembre 2001, durant la longue visite du chef de l’ISI à Washington, du 4 au 13 septembre, et qui demeure, à bien des égards, mystérieuse. Réponse finale de Biden : "Confidentiel". Il se pourrait que ce soit là le fin mot de l’histoire, au moins pour les 20 ou 30 prochaines années.
 
Extrait de Fabled Enemies, suivi de Michael Meacher, ancien ministre britannique
au sujet du rôle de l’ISI dans le 11-Septembre (sous-titré en français)


Le mal. Pour conclure, j’aimerais citer la réaction d’Ivan Rioufol, du Figaro, aux attentats de Bombay : "C’est naturellement le profil nouveau des assaillants, des adolescents selon de nombreux témoignages, qui frappe en premier lieu. Leur fanatisme meurtrier vient rappeler cette prophétie de Jérémie (je cite de mémoire) : "Ils détruiront tout. Ce qu’ils ne connaissent pas ils le briseront, ils le saliront. De notre temps, il ne restera que des ruines". Bien que le politiquement correct se refuse à parler de choc des cultures ou des civilisations, c’est bien son expression la plus nihiliste qui s’exprime à nouveau dans ces attentats perpétrés au nom du jihad contre l’Occident et contre la démocratie indienne. Mais il y aura encore des belles âmes qui tenteront de les justifier en plaidant l’humiliation des déshérités".

Cette vision des événements, qui en appelle aux prophéties bibliques, serait presque rassurante : les méchants seraient des fous, des illuminés sans pensée, presque des démons, hors humanité. Peut-être. Mais le plus effrayant dans le mal, ou ce que nous appelons tel, ce pourrait bien être plutôt qu’il soit parfaitement compréhensible et même, d’un certain point de vue, justifiable. Une telle compréhension - vertigineuse - n’empêcherait évidemment pas de combattre. Elle éviterait seulement les visions passionnément manichéennes qui attisent les haines de toutes parts.

On sait que l’un des terroristes avait déclaré à India TV : "Nous demandons la libération de tous les Moudjahidine détenus en Inde... et les musulmans vivant en Inde ne doivent pas être importunés". En Inde, les musulmans, "en général très pacifiques", sont en effet confrontés depuis quinze ans à la montée en puissance du nationalisme hindou, et à des attentats meurtriers, sans que l’Etat n’arrête les responsables. En 2002, des pogroms antimusulmans ont ainsi fait plus de 2.000 morts dans l’Etat du Gujarat, dont le gouvernement, dirigé par le Parti du peuple indien (BJP), est même accusé d’être à l’origine. Ces massacres avaient eu pour déclencheur l’incendie d’un train transportant des militants hindous qui revenaient de la ville d’Ayodhya, où ils étaient aller réclamer l’édification d’un temple sur le site d’une mosquée du XVIe siècle rasée par des extrémistes hindous dix ans plus tôt, le 6 décembre 1992. 58 Hindous avaient péri dans l’incendie. Cercle infernal de la violence, succession de causes et d’effets dont on ne trouvera jamais le premier moteur.

Et maintenant. Les tensions interconfessionnelles, déjà fortes, vont sans doute redoubler désormais, après le drame de Bombay, et nul doute que les nationalistes hindous du BJP en profiteront à l’occasion des élections générales qui auront lieu dans à peine six mois en Inde. Curiosité : "La principale revendication du BJP est une loi d’exception sur le modèle de celle qu’il avait fait voter quand il était au pouvoir entre 1998 et 2004. Cette loi était une sorte de "Patriot Act" à l’indienne, indique Christophe Jaffrelot, directeur du centre d’études et de recherche internationale de Sciences Po. Le Parti du Congrès l’avait abrogée avec raison quand il est arrivé au pouvoir, parce que des musulmans avaient été arrêtés de façon aveugle et s’étaient retrouvés privés de droit civique." Décidément, ce "11-Septembre indien" pourrait avoir encore plus de similitudes qu’on ne pense avec son modèle américain.

 


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37 réactions à cet article    


  • Le pirate des caraibes 2 décembre 2008 10:16

    Merci pour votre interessant article.


    • stephanemot stephanemot 2 décembre 2008 13:00

      je vois surtout dans cet article la tentation, largement repandue en Inde aujourd’hui, de faire les memes erreurs qu’apres le 11 septembre.


    • John Nada John Nada 2 décembre 2008 19:02

      très bon article comme d’habitude M Taïké Eilée

      J’ai déjà eu l’occasion de dire que pour ma part il semble bien que cette opération terroriste vise ici à torpiller tout espoir de paix en général avec l’Iran le Pakistan et l’Inde et en en particulier le projet de pipeline Iran-pakistan-Inde dirigé par Kissinger, qui a rejoint Obama. Comme par hasard Kissinger tenait une conférence “American Foreign Policy After Elections” jeudi dernier à Mumbai pour promouvoir ce projet qui est très mal vu par les néocons encore en poste jusqu’au 20 janvier. L’"idéologie" des néocons n’est qu’un paravent pour maintenir des conflits permanents qui rapportent des bénéfices astronomiques aux fournisseurs d(aviosn et de bombes plus chères que leur poids en or (Raytheon et cie), aux marchands de chair à canon ( Blackwater, qui achète du péruvien à 1000$/mois et le revend à 15000$ au contribuable US) et aux "reconstructeurs" (Halliburton KBR etc). On voit bien qui a intérêt à ce que "la guerre contre le terrorisme" "ne se termine jamais". Parce que le jour où elle s’arrêtera, c’est les dividendes qui vont morfler !

      Qu’en pensez-vous Taïké ?


    • Thierry JACOB 2 décembre 2008 11:24

      Les attentats de Bombay auraient été commis par un groupe islamiste en provenance du Pakistan. On soupçonne un appui des services secrets militaires pakistanais...

      Terrorisme d’état, alliances ponctuelles entre les uns et les autres...pour des objectiffs différents...

      L’iran aide le hezbollah par syrie interposée, qui lui même soutien le hamas...en cheville avec al qaida...au nom de l’islam au nom du djihad contre la démocratie.

      De l’indonésie au Liban...qu’il soit chiite ou sunnite...l’islamisme est un fléau !


      • Yohan Yohan 2 décembre 2008 12:02

        Article sérieux, documenté et non délirant comme certains


        • Sahtellil Sahtellil 2 décembre 2008 12:07

          Travail qui met la barre très haut en matière de rédaction d’article. Recherche fouillée, synthèse, analyse, plume agréable... Chapeau !

          Arrivé à la dernière ligne, je me rends compte que loin de tendre vers un quelconque âge de raison, l’homme est décidément mûr pour la camisole. C’est un animal dangeureux ! Et on le laisse courir les rues ! mais que fait la police ?

          BMD


          • Thierry JACOB 2 décembre 2008 12:21

            Tous ces régimes...Pakistan, Afghanistan, Iran, Syrie...nous baladent depuis trop longtemps...

            Le Pakistan nucléarisé serait un sanctuaire ???
            et bientôt l’Iran ???

            De la méditerranée (Liban) à l’océan Indien le temps est venu de redistribuer les cartes !


            • monavis 2 décembre 2008 12:45

              Le responsable de l ISI était l’invité de la maison blanche du 9 au 11 septembre 2001.
              Des preuves montrent que l’ISI ont financé Al quaida poru les attentats du 11 septembre.
              Or qui finance l’ISI ?? La CIA, (dans le mille Emile).

              Bref l’histoire se repete.
              Ces attentats ne sont la que pour choquer les populations et entretenir la haine entre religions , entre les ethnies, et le cas écheant, à faire du business en faisant la guerre...


              Et a mon avis cet attentat en Inde n’est que le début d’une série.


              • non666 non666 2 décembre 2008 16:03

                A cela on rajoutera que justement au moment ou l’Inde et le Pakistan sont assis autour d’une table pour apaiser leurs tensions antérieures que ces attentats arrivent....

                On voudrait empecher ce rapprochement qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

                Le pakistan n’a pas plus interet a etre dans la supposée mouvance d’al quaida( si cette mouvance existe autrement que dans les bureaux de la CIA) que d’etre un vassal servile des etats unis ( ce qui a été son positionnement depuis le 11 septembre.)

                La rivalité entre le clan Bhutto, le clan Mousharraf qui ont tous les deux cherché le soutien de Washington avant de s’en eloigner est latgement responsable de la situation actuelle au pakistan.
                En se rapprochant de l’inde, le Pakistan etait en train de rompre sa dépendance avec Washington.

                Ce qui est sur egalement est qu’au moment ou Bush et sa clique quitte le pouvoir, raviver la "Piste pakistanaise" permet de gagner du temps avant qu ’Obama ne se mette a regarder de plus pres le dossier du 11-09.

                Qui a donné les ordres a la chasse US de faire autand d’exercices ( ce qui empecher l’interception des 2eme, 3 eme et 4eme avion ...)

                Qui a speculé sur la baisse des cours des compagnies aeriennes et des compagnies d’asurance AVANT le jour J ?

                Qui avait matériellement le temps et les moyens d’installer les explosifs, les cables electriques de faire supprimer les chiens renifleurs dans les tours ?

                Qui a donné l’ordre de confisquer toutes les bandes video autour du pentagone ?

                Ils n’ont plus que 3 ans a tenir avant que certaines données ne soient éffacées legalement .
                Alors nous lacher des fausses pistes pakistanaises bien sanglantes qui vont occuper les services de renseignements, ce n’est pas vraiment sans interets.

                San compter le fait que les Indiens aussi peuvent avoir retenu les leçon du 11-09.

                Si les etats unis sont capables d’organiser sur leurs sols des attentats qui les presentent comme des "victimes innocentes" pour justifier l’invasion de pays pétroliers, pourquoi d’autres pays ne pourraient faire la meme chose.

                Que represente 200 morts pour une Inde qui s’accroit de 50 000 000 d’habitant par an ?

                Et surtout quel serait l’interet reel d’une al quaida si une telle organisation existait ?


              • deejay 2 décembre 2008 12:47

                J’apprécie cet article pour 2 raisons :


                - La qualité du développement. Clair, on ne tourne pas en rond.
                Il y a une ligne directrice. 
                Même s’il peut y avoir une tentation de parler plus, l’auteur se discipline.


                - L’ auteur ne cherche pas à développer de ce qu’il ne maîtrise pas. Il se contente de montrer que le sujet peut être délicat à cerner mais abordable et compréhensible pour qui veut s’y intéresser.
                On ne s’embourbe pas dans une multitude d’hypothèse.


                Le silence dans ce type d’histoire est assourdissant.
                Tous ceux qui suivent avec attention peuvent comprendre ou supposer quels sont les entités qui peuvent intervenir et tirer bénéfice.
                Le silence fait généralement son apparition lorsqu’il s’agit de l’exécution de l’opération.

                Le silence des uns s’assure du silence des autres.



                • maxim maxim 2 décembre 2008 13:24

                  voilà enfin un article correct et clair .....

                  ça nous repose de certains délires !


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 2 décembre 2008 13:25

                    " En clair, les services secrets militaires pakistanais devenaient officiellement interdits d’ingérence dans la vie politique intérieure. Jusqu’ici habitués à faire et défaire les gouvernements, à pourchasser les opposants et truquer les élections, ils devront désormais cantonner leur action à la lutte anti-terroriste et aux périls extérieurs. "

                    En clair, il faut interdire les services secrets, ou limiter leur action dans un rôle extrêmement précis tout en contrôlant l’usage qu’il font de ces matériels extrêmement performants qui leur offre quasiment le pouvoir d’écoute et d’espionnage intégral de l’Etat et des citoyens dont il est constitué, sous peine de cancer interne au pays. La dérive que vous décryptez avec précision ressemble tout à fait au phénomène qui atteint la médecine, dont on retrouve tous les fruits de sa recherche sur les marchés occultes et qui ravagent des franges entières de la population ou de continents entiers. Cela entraine cette institution à disposer de poisons violents qui, en sortant du cadre de l’hopital, ruinent la santé de nombreuses victimes innocentes. Les services secrets et la médecine produisent ou font usage d’outils sophistiqués ultra dangereux, sans un contrôle transparent de l’usage qu’ils en font, on leur offre le droit de tuer à volonté dans le plus grand secret...


                    • Gül, le Retour II 2 décembre 2008 13:33

                      Brillant !! Comme tous les articles que vous avez déjà publié, on ne vous lit malheureusement que trop rarement.

                      Merci de cette analyse qui reprend les éléments point par point et permet de se faire une idée plus claire de la situation.

                      Effectivement le rôle trouble de l’ISI est à nouveau le point central...Où cela va-t’il mener ? C’est la grande question !

                      Encore merci et bravo !


                      • iindie 2 décembre 2008 14:44

                        Depuis le 11/09/2001 , nous voyons petit à petit pas mal d’ articles concernant l’ ISI et sa capacité de nuisance qui m’ a toujours semblé soit passée sous le tapis , sois mes estimée y compris par l’ executif pakistanais sous Musharaff. 

                         

                        Par exemple monsieur Khan le père de la bombe atomique pakistanaise n’ aurait JAMAIS eu la possibilité d’ exporter la technologie nucléaire pakistanaise sans soutien de l’ ISI Véritable état dans l’ état au dessus de l’ Etat . 

                         

                        L’ éxecutif ne disposant que d’ un contrôle relatif de ce service tant dans sa branche "politique" que dans sa branche "extérieure" .

                         
                         L’ administration Bush a cru que Mousharaff pourrait museler l’ ISI qui se sert librement et soutient pour partie les nombreuses madrassas pakistanaises. 

                         

                        L’ ISI cherche avant toute chose en tant que service au maintient de sa propre existence , quitte à créér et entretenir la menace contre l’ éxécutif pakistanais. L’ éxecutif dans ce pays n’ est qu’ un fusible aux yeux de ce type de service , le véritable agenda étant lui dans la durée et la profondeur de soutien que l’ ISI fournit non seulement aux "amis" afghans qu’ elle à aidé à mettre en place. 

                         

                        La lutte anti-terroriste des services US et de l’ ISI est LOIN d’être effective , ce qui montre amplement que l’ ISI ne voit pas l’ intérêt de soutenir la lutte sauf du bout des lèvres. L’ otage de la situation est bel et bien le peuple pakistanais car lui seul est véritablement menacé par une intervention de troupes qui ne ménera qu’ a la radicalisation des positions existantes , 

                         

                        Nous sommes damnés si nous n’ intervenont pas et damnés si nous intervenons quelque soit l’ égide de l’ intervention , la réponse par une intevention armée est symétrique , c’ est à dire sans impact pour un ennemi combattant de manière assymétique , sans impact , sauf pour la population civile. 

                         

                        Pour comprendre la mécanique qui régit l’ ISI il faut comprendre que cette instution s’ est inspiré du nihilisme en se servant de la religion comme effet de levier. Il est plus facile de mettre en place dans les esprits un nihilisme par le biais de la religion que de le faire comprendre par la seule raison. 

                         

                        Comme beaucoup d’ entre vous ici je fouille un peu partout "google est notre ami" pour analyser les évènements , je ne suis pas conspirationiste mais je demande si tout simplement si l’ intervention en Afghanistan était un moyen de dériver notre attention de la menace réèelle qu’est le Pakistan. 

                         
                        La seule solution serait de fermer toutes les madrassas du Pakistan et de financer proprement un système d’ éducation Laïc femer le Pakistan à tout fiancement extérieur d’ institutions religieuses . Oh celà déplairat à beaucoup de monde au Moyen Orient , mais cela permettra peut être de stabiliser et / ou de contenir la radicalisation croissante de la société pakistanaise sans toutefois recourrir à des méthodes qui ne sont pas productives. 


                        Un de mes amis se rends régulièrement au Pakistan pour affaires et le sentiment dominant du Pakistanais de la rue est la peur de sa propre jeunesse endoctrinée par des intervenant étrangers au pays. (Je ne peux m’ y rendre moi même du mon nom à consonnance suspecte pour les autorités locales). J’ ose encore espérer que la tendance puisse s’ inverser et que nos états peuvent éviter de donner dans l’ absurdité d’ une intervention militaire qui ne ferait que renforcer le camp des nihilistes qui se cachent dérrière un livre sacré pour pousser leur propres agendas. 



                        • Proto Proto 2 décembre 2008 15:19


                          Le Pakistan est le nouveau théâtre des opérations.

                          Le complexe militaro-industriel américain et sa cabale en la personne de Mr Cheney dans le gouvernement Bush ont décidé de balkaniser leur ami d’hier, le Pakistan.

                          En 2001, les intérêts de la cabale néo-con convergeaient avec les intérêts d’Islamabad, la participation étroite des services secrets alliés CIA MI6 Mossad ISI dans l’opération false flag 911 montre que chacun avait quelque chose à y gagner, mais aujourd’hui le Pakistan se retrouve dans la désagréable posture d’être identifié par tous comme le pays qui a créé les soldats du terrorisme international endoctrinés par une vision dévoyée de l’Islam.

                          Le gouvernement Bush avait décidé de donner un coup de pied dans la poudrière en se permettant d’intervenir militairement sans préavis dans le territoire de son allié d’hier, le gouvernement Obama marquera très certainement la continuité de cette stratégie si l’on en croit ses récents choix dans son équipe et ses déclarations interventionnistes.

                          Il semble que les extrémistes hindous ont bien compris l’intérêt qu’ils avaient à médiatiser les attentats qui revendiquent eux un Cachemire musulman, l’Inde est alliée de Washington, les intérêts sont communs, tout se passe dans les attentats de Bombay comme si on avait laissé faire, un goût de déjà-vu.

                          Le Pakistan protégera sa souveraineté nationale par l’emploi de missiles nucléaires s’il le faut, et la réaction en chaîne sera si rapide que personne ne se demandera jamais pourquoi l’UE, la France et les commentateurs d’AV n’ont pas vu venir le coup.

                          Quand se mobilisera t on pour la paix ?
                          Quand cesserons nous citoyens de financer cela ?
                          Quand l’Europe cessera-t-elle d’être un boy scout ?


                          • dapeacemaker911 2 décembre 2008 16:42

                            Qui est l auteur REEL de ces attentats ?

                            Indice1 : en 3 lettres
                            Indice2 : Agis impunement depuis 1947
                            Indice3 : Qu est ce que hawai, cuba, les philipines, porto rico, le chili, l honduras, l iran, le guatemala, le sud vietnam, l afhanistan et l iraq ont en commun ?


                            • moebius 2 décembre 2008 20:59

                              amis paranos bonsoir ! L ’auteur réel ces attentats c’est la haine que se voue deux communautés qui n’ont pas attendu ni la partition ni les USA et moins encore tout ces sigles de services secrets qui tapis dans l’ombre manipulent tout le monde pour se la déclarer bien haineuses, la HAINE. Voyagez un peu en Indes, visitez le Kashmir and Jamnu. Longez la frontiére artificielle indo-pakistanaise. Promenez vous a Shrinagar cette ville de merde et vous la sentirez bien palpable bien lus réelle la haine que les complots machiavéliques. C’estune haine necessaire que cette haine qui unit deux communautés dans une détestation commune et qui donne tout son sens à leurs cohérences collectives


                              • morice morice 2 décembre 2008 22:14

                                 désolé de vous contredire "le seul des dix terroristes capturé vivant, un jeune homme de 21 ans nommé Azam Amir Kasav, a déclaré lui-même aux enquêteurs que le but de l’opération était de détruire les hôtels Taj Mahal et Trident-Oberoi, sur le modèle des destructions du 11-Septembre à New York. " mais il n’ avait pas assez d’explosifs pour ça, ce que confirme le chef de la police.. ; ils n’étaient pas venus pour ça.


                                • Taïké Eilée Taïké Eilée 2 décembre 2008 23:05

                                  Suite à la phrase que vous citez, je dis : « Les terroristes avaient-ils apporté suffisamment d’explosifs pour parvenir à leurs fins ? Les avis divergent à ce sujet (oui pour le Washington Times, non pour The Hindu). »

                                  Dans la première source, il est dit : « The men, nine of whom were killed, had enough explosives to reduce the hotels to rubble, authorities said. »

                                  Dans la seconde :« The terrorists did not appear to have plans to blow up the Taj heritage hotel as they lacked enough explosives for it, Director General NSG J. K. Dutt said in New Delhi on Sunday. The amount of explosives recovered from them does not indicate that they could bring down the building, he told reporters after arriving from Mumbai ».

                                  J’ai donné les deux versions, datant toutes deux du 30 novembre, ne sachant pas quelle est la bonne.


                                • dapeacemaker911 3 décembre 2008 11:22

                                  Excusez moi mais.... quand je vois un gamin de 15ans avec une kalash dans les mains, la premiere question qui me viens est : qui lui a retourner le cerveau ?

                                  Si demain je fait sauter la tour eiffel, suffira t il que je me revendique d ’al quaida turquie’ pour qu on fasse la guerre a ce pays ? vous trouvez pas cela trop simple ?

                                  Et ne trouvez vous pas cela etrange que partout dans le monde, quand une bombe pete, c est forcement un arabe. moujaidin (dsl pour l orth), alquaida, taliban.... foutaises.

                                  Des desesperés il y en a partout et dans toutes les communautés, tous manipulables tous explotables.
                                  Le tout est de savoir par qui... et la on en reviens a l eternelle question :

                                  A QUI PROFITE LE CRIME ?

                                  Personnellement, si je sacrifie ma vie avec tout ce que cela sous entend, et que je fai PT des bombes, j aurais certainement quelques revendications a exprimer....
                                  Pourtant le point commun entre tous les attentats sanglants attribué aux "terroristes barbus", ne revendiquent RIEN. Cela n a aucun sens.

                                  Qu en pensez vous ?
                                   
                                  Conserver l ordre par le chaos.

                                   


                                • morice morice 2 décembre 2008 22:23

                                   par monavis (IP:xxx.x5.173.22) le 2 décembre 2008 à 12H45 

                                   
                                  Le responsable de l ISI était l’invité de la maison blanche du 9 au 11 septembre 2001. 
                                  Des preuves montrent que l’ISI ont financé Al quaida poru les attentats du 11 septembre. 
                                  Or qui finance l’ISI ? ? La CIA, (dans le mille Emile). 

                                  qui abat qui il souhaite avec ses drones ? La CIA. Avec qui ? Qui efface ses témoins gênants à coups de drones ? La CIA. Avec l’aide de qui .....


                                  • moebius 2 décembre 2008 22:32

                                    en quoi est ce si important qu’ils aient voulu détruire des hotels comme d’autre ont détuits ailleurs des tours ? Un 11septembre bis ? et qui serait à l’origine de cet attentat ? un Bush bis ? une amérique bis ? C’est toujours la méme chose ? la Haine doit toujours avoir avoir la méme origine, le méme visage ? devons nous avoir le méme ennemi commun ? le 11 septembre qui se reproduit nous donne t’il davantage de cohérence à ce jour ?


                                    • mike57 2 décembre 2008 22:38

                                      Bombay constitue une rupture dans la menace terroriste.

                                      Bombay prouve qu’il est très facile d’entrainer des post-adolescents fluets, de les armer puis de les disperser dans une mégalopole pour tuer en masse pendant 3 jours (on croit rêver).

                                      Il est urgentissime de réfléchir aux mesures radicales à prendre pour protéger nos grandes villes :

                                        1 Prévoir que cela arrivera à Paris, avec une échelle 10 à 100 ou 1000 fois plus grande = possibilité d’une action coordonnée de 100 à 500 terroristes - peut être tous français - qui pourraient tuer de 2.000 à 100.000 personnes à Paris, Lyon ou Marseille en 3 jours.

                                        2 Mesures pour pouvoir mobiliser des unités urbaines équivalente à un mélange de RAID/GIGN + Armée spécialisée en guérilla, avec temps d’intervention urbain en moins de 3 minutes (oui, moins de 180 secondes). Cela signifie des casernes intra-périphérie fonctionnant comme les pompiers, avec mêmes astreintes de veille et de proximité. Le RAID et le GIGN ne sont pas actuellement configurés pour cela, et leurs effectifs ne sont pas assez nombreux. Ils sont configurés pour gérer UN évènement central et unifié. Bombay propose une approche complètement décentralisée et dispersée. (Le GIGN ne peut mobiliser que 200 gendarmes à la fois).

                                        3 Conception & utilisation de nouvelles armes de guerres anti-terroristes à utiliser en guérilla urbaines ; non létales pour protéger les civils. Exemples : gaz soporifiques, Super-Tasers de type militaire...

                                        4 Création d’unités anti-terroristes urbaines en civil, armées, mobiles et discrètes. (Mode "dans la foule")

                                        5 Droit aux citoyens d’être armés chez eux, et même dans la rue avec des armes défensives et non létales, si l’Etat ne peut nous défendre. (Cela fera hurler le peuple bobo et de gauche, je sais.)


                                      • E-fred E-fred 3 décembre 2008 08:46

                                        à mike 357 Callahan...

                                        Je pense qu’avec ton système, les "terroristes" n’auront qu’à attendre que nous nous exterminions tous un à un avec notre parano sécuritaire..."i kill you"...


                                      • Philou017 Philou017 3 décembre 2008 11:28

                                        Je suggere à mike57 de creuser un abri dans son jardin, bétonné avec filtres anti-gaz, mitrailleuse et reserves de nourriture pour 5 ans. Ca nous éviterait de subir sa paranoia sécuritaire.


                                      • moebius 2 décembre 2008 22:41

                                         SI la réponse est oui et si vous soutenez la thése du complot je ne donne pas cher de votre santé mentale


                                        • Avatar 3 décembre 2008 00:58

                                          Beau travail de synthèse.

                                          Bravo à l’auteur.


                                        • E-fred E-fred 3 décembre 2008 08:41

                                          très bon article. C’est une bonne idée de parler du 9/11, mais il ne faut pas oublier le 9/9/01 (Massoud) ...


                                          Lashkar-e-Jhangvi (LJ) [connu notamment sous les noms suivants : Lashkar-i-Jhangvi, Lashkar-e-Jhangvie, Laskar-e-Jhangvi, Lashkare Jhangvi, Lashkar-e-Jhangwi, Lashkar-i-Jhangwi, Jhangvi Army, Lashkar-e Jhangvi, Lashkar Jhangvi, Lashkar-e-Jhanvi (LeJ), Lashkar-i-Jangvi, Lashkar e Jhangvi, Lashkar Jangvi, Laskar e Jahangvi]
                                          http://gazetteducanada.gc.ca/partII/2004/20041201/html/si155-f.html 


                                           

                                          Lashkar-e-Taïba (LeT) ou Armée des purs est l’aile militante du Markaz Da’wa wal-Irshad (MDI), un centre intégriste et islamiste d’enseignement religieux et d’aide social créé vers la fin des années 1980.

                                          Le LeT est basé au Pakistan, pays à partir duquel il mène des opérations terroristes dans l’Etat indien du Jammu-et-Cachemire. Ses cibles sont soit des civils et des politiciens, soit les forces de sécurité indiennes contre lesquelles il lance des attaques suicides.

                                          Le LeT aurait des contacts avec la plupart des groupes terroristes islamistes en Asie mais aussi au Moyen-Orient et en Tchétchénie. Il serait également très proche avec les talibans afghans mais aussi avec al-Qaïda. Cette proximité date du conflit en Afghanistan contre les Soviétiques où ses membres ont suivi un entraînement au Jihad au cours des années 80.

                                          En janvier 2002, le gouvernement pakistanais a interdit le Lashkar-e-Taïba.
                                          http://defense.opex360.com/2007/06/18/lashkar-e-taiba-let/ 

                                           

                                           Dans son palais blanc, Pervez Moucharraf, le président pakistanais, entend en effet mettre au pas les islamistes. Se servir de la lutte contre les partisans des talibans pour enfoncer un peu plus le clou de la répression. Et donner des gages aux Américains, qui ont classé comme terroristes plusieurs groupes de la guérilla au Cachemire, dont le panislamiste Lashkar-e-Taiba. « Excès de zèle, tempête un militant. Moucharraf fait tout pour obéir aux Américains... » En deux mois, 2 000 militants ont été envoyés dans les geôles. Cinq partis ont été interdits, dont les deux groupes de guérilla Lashkar-e-Taiba et Jaish-e-Mohammed. Mais la cause semble intacte. « Moucharraf ? Il peut nous coffrer tous, il y aura toujours des recrues », fanfaronne un partisan de l’indépendance...Avant la répression lancée par Moucharraf en janvier, à la suite de l’attentat contre le Parlement indien, des tirelires posées sur le comptoir des échoppes recevaient les oboles des passants. Désormais, on cotise dans les arrière-cours. Tout se fait dans l’ombre. Le recrutement des combattants aussi. « Les réseaux de soutien s’étendent jusqu’à Lahore et Karachi, où les gens de Lashkar-e-Taiba ont amassé de petits trésors », dit Abdul Majeed Malik. Dans sa grande villa, avec ses gestes amples et son anglais parfait, l’ancien chief justice du Cachemire pakistanais a des airs de notable assagi. Pourtant, il n’a pas abandonné la cause des siens. A la tête de la Ligue de libération du Jammu-et-Cachemire, ce juge à la retraite mène un combat « légaliste ». « 700 000 soldats indiens n’ont pu venir à bout de 5 000 combattants de la liberté. Résoudre le conflit par la voie militaire est impossible. Il faut une solution politique, par un référendum. » De l’autre côté de la ligne de front, les Indiens ne veulent pas entendre parler d’un tel scrutin. Et accusent Moucharraf de traîner les pieds dans sa lutte contre le terrorisme. Au Cachemire pakistanais, rien n’arrête les militants. Dans certains bourgs, des membres des réseaux Al-Qaeda côtoient d’anciens talibans. Daoud, un taliban de 25 ans réfugié à Londres, reconnaît qu’il a commencé son djihad là, à Muzaffarabad, où des islamistes lui offraient le gîte et le couvert. Des partisans de Ben Laden en vadrouille sur ces hauteurs ? Même l’ancien chief justice Abdul Majeed Malik le reconnaît.
                                          http://www.grands-reporters.com/Cachemire-La-guerre-des-cimes.html 

                                           


                                          • E-fred E-fred 3 décembre 2008 09:38

                                            Enfin, à ce jour, rien ne laisse penser que le Pakistan ait accepté le principe de « guerre limitée ». Il est, au contraire, très probable que s’il devait faire l’objet d’une attaque classique limitée, le Pakistan opterait pour une riposte nucléaire

                                            http://www.unidir.org/pdf/articles/pdf-art2124.pdf super Pdf...


                                            • kabreras kabreras 3 décembre 2008 10:20

                                              "Le parallèle entre les attentats de New York et ceux de Bombay est tentant : dans Le Figaro du 29 novembre, Pierre Rousselin écrit que "c’est parce qu’on l’appelle « la New York de l’Inde » que Bombay a été visée par les terribles attentats de mercredi soir." Dans les deux cas, ce sont en effet les symboles de la puissance financière des deux pays (les deux plus grandes démocraties du monde) qui ont été visés. "

                                              Ce n’est pas un article drole mais il faut avouer que la lecture de ce passage m’a fait beaucoup rire !!


                                              • mike57 3 décembre 2008 11:12

                                                “Sans mesures très rapides et très fermes, il est plus que probable qu’une arme de destruction massive va être utilisée dans un attentat terroriste, quelque part dans le monde d’ici à la fin 2013″. Soit sous la présidence de Barack Obama. 

                                                Voici l’une des conclusions alarmante, du rapport, non encore rendu public, réalisé par la commission sur la prévention de la prolifération des armes de destruction massive et du terrorisme, instance bipartite (Républicains et Démocrates) créée par le Congrès en 2007. 

                                                Le rapport, intitulé “Risque sur le monde”, stipule catégoriquement : ”La Commission estime que, à moins que la communauté mondiale n’agisse résolument et avec une grande urgence, il est plus que probable qu’une arme de destruction massive sera utilisées dans un attentat terroriste quelque part dans le monde d’ici à la fin de 2013.”

                                                Ces conclusions du rapport qui ne sera rendu public que mercredi ont été obtenues et divulguées par ABC News.

                                                La plus grande menace est une attaque biologique, que le rapport considère comme plus certaine qu’une attaque nucléaire.

                                                “Les terroristes sont plus susceptibles de pouvoir obtenir et utiliser une arme biologique que l’arme nucléaire La Commission estime que le gouvernement américain a besoin de bouger de façon plus agressive pour limiter la prolifération des armes biologiques et réduire la perspective d’une attaque bioterroriste”.


                                                • Internaute Internaute 7 décembre 2008 12:33

                                                  Quel crédit peut-on donner à ce rapport ?


                                                • jack69 3 décembre 2008 12:10

                                                  - Pourquoi 1986 ? demanda la jeune femme, surprise, secouant la tête.

                                                  - A cette époque, en France, un Parti nationaliste, en remportant des sièges après les élections législatives, était devenu un pôle d’opposition politique à la Droite et la Gauche. A cette époque, tu n’étais pas encore de ce monde, il faut savoir que la France politique a basculé de la gauche socialiste et communiste à la droite gaulliste et républicaine. Il faut savoir que le Président de la France de l’époque avait décidé de se battre, d’éviter au pays une cohabitation, mais il a perdu ce combat, même permettant au scrutin proportionnel d’être un moyen de scrutin.

                                                  La suite sur http://www.deslettresetdesmots.com/


                                                  • Internaute Internaute 7 décembre 2008 12:31

                                                    De source bien informée, les milieux judéo-américains cherchent par tous les moyens à déstabiliser l’Asie centrale. Tous ces attentats n’ont aucun sens autre que celui de donner une bonne raison à l’Empire de faire donner du canon, avec tous les avantages pour les milieux sus-cités.

                                                    Il est assez bizarre de voir comment les attentats passent d’un pays à l’autre au gré de la politique étrangère des néo-cons.


                                                    • armand armand 7 décembre 2008 22:27

                                                      Dis-donc, internaute, tes étrons verbaux commencent sérieusement à me lasser.

                                                      L’intervalle judéo-communiste, maintenant les milieux judéo-américains. Bizarre, manque toutjours la judéo-maçonnerie.

                                                      Tu es un salopard d’antisémite de merde, dont la rhétorique est identique à celle des hitlériens. Et j’aimerais que tu me récites ta litanie en personne pour que je puisse t’exprimer de façon percutante ce que j’en pense.
                                                      Je préfères afficher cette mise en garde plutôt que de signaler un abus - un de plus - qui ne servira à rien. Même si tu n’as rien à faire sur un site d’information et de débat ’citoyen’.


                                                    • François M. 7 décembre 2008 16:04

                                                      Mais voyons, il est déjà évident que les terroristes n’étaient pas vraiment des musulmans.
                                                      Tout ceci prend des allures louches plus on en apprend.

                                                      Mumbai : mise à jour sur les attentats

                                                      • Mad Max 7 décembre 2008 19:39

                                                        il n’y aurait que les services secrets pakistanais qui seraient impliqués :



                                                        C’est dans cette ambiance que les premières arrestations ont eu lieu. Il s’agit de deux hommes, appréhendés l’un à Calcutta (est), l’autre à New-Dehli. Ils sont soupçonnés d’“avoir apparemment fourni des cartes SIM aux terroristes des attaques de Bombay ”, selon un responsable de la police.

                                                        Mais ce soir, une information non confirmée vient jeter un doute sur ces arrestations. L’un des deux hommes serait un membre du contre-espionnage indien en mission semie-officielle. C’est un policier du Cashemire, région frontalière avec le Pakistan, qui l’affirme. Le contre-espionnage indien est une nébuleuse trouble, dont tous les membres ne sont pas des policiers ou des membres des services officiels. Une partie de ses agents sont d’anciens militants cashemiris.




                                                        http://www.france-info.com/spip.php?article222193&theme=14&sous_theme=17

                                                        http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5iFTSiF8aIjnPZf fEyLP0glWjAN-Q

                                                        mission semie-officielle, le terme est élégant,
                                                        enfin, la justice indienne a l’air plus rapide que celle des USA !

                                                         smiley

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Taïké Eilée

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