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Accueil du site > Actualités > International > Bouclier antimissile : surenchère atlantiste du Parti Socialiste

Bouclier antimissile : surenchère atlantiste du Parti Socialiste

La France sous l’hégémonie d’un parti unique plus atlantiste que jamais auparavant !

Ces « gens » apprennent vite et virent de bord sans vergogne. Ceux qui avaient pu imaginer le contraire sont souvent des braves gens mais aussi des jobards qui s’abandonnent aux promesses mensongères de la classe politicienne… Le 10 avril 2012, sur I>télé, François Hollande exprimait son opposition au Bouclier antimissile européen, un projet au départ strictement américain 1 mais qui peu à peu est venu se greffer sur l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord, et même, d’une certaine manière, la parasiter… « Je suis réticent à l’égard de cette évolution. La première raison, c’est que nous n’avons aucune possibilité de participer industriellement à cette affaire et deuxièmement ça [sic] met en cause l’idée même de la dissuasion ». Trente jours plus tard au Sommet de l’Otan de Chicago, les 20 et 21 mai, il qualifiera ce projet de « nécessité pragmatique », donnant ainsi l’accord de la France pour l’intégration opérationnelle du projet dans les structures de l’Otan, autrement dit pour en faire assurer la prise en charge financière – certes partielle - par l’ensemble des alliés, pourtant déjà aux prises avec une crise budgétaire aigue !

Un projet au coût démentiel dont les États-Unis sont incapables d’assurer seul le financement - mais qui doit permettre, en principe, une relance de l’industrie américaine de l’armement - ce pourquoi il est essentiel d’y faire participer « l’idiot utile du Village global », alias l’Union européenne vouée à « partager le fardeau » de la défense euratlantique... pour le plus grand profit de la Maison Mère nord-américaine 2 . Il est clair que dans une période de restrictions budgétaires draconiennes, la participation française se fera au détriment d’autres postes de dépenses et en premier lieu la dissuasion nucléaire – dernier vestige de l’indépendance nationale - qui n’aura plus lieu d’être et qu’ainsi nous pouvons déjà considérer comme condamnée !

Une totale remise en cause de notre souveraineté en matière de Défense dont s’était bien gardé le très officiel « Livre Blanc » du 17 juin 2008 traçant comme ligne directrice de notre Défense nationale… Politique concoctée par l’équipe du Président Sarkozy en tenant compte évidemment des desiderata de Washington, laquelle disposait pourtant que « la France adoptera une stratégie de prévention active visant à limiter la prolifération balistique, tout particulièrement dans les zones les plus dangereuses. Elle s’appuiera sur sa capacité de dissuader toute intention d’un État de porter atteinte à ses intérêts vitaux par des moyens de ce type ».

Les 19 et 20 novembre 2010, lors du 22e Sommet de l’Otan à Lisbonne, le président Sarkozy avait cependant souscrit à l’inscription d’une « capacité de défense antimissile » dans le « concept stratégique » de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord… mais dès avant même la décision finale du sommet de l’Otan de Chicago en mai 2012 - passée sous silence par une presse très soucieuse d’informer démocratiquement des derniers potins ou ragots ayant trait aux peoples - les États-Unis avaient déjà commencé à déployer dans la Baltique et en Méditerranée orientale, des bâtiments de guerre lanceurs de missiles d’interception. Un projet au demeurant déjà rendu en grande partie caduc par les missiles hypersoniques tactiques Iskender [Alexandre] et stratégiques à têtes multiples Topol conçus pour traverser des Boucliers inutiles ou dépassés avant même d’avoir été mis en œuvre.

Relance de la course aux armements, réenclenchement de la Guerre Froide

Et c’est en cela que le projet représente un danger majeur, parce qu’il constitue une incitation déterminante à une prolifération infiniment plus périlleuse que celle pour l’heure de la très hypothétique « bombe iranienne ». La Russie dont les avances consenties à l’Europe et à l’Otan ont été répétitivement accueillies par des fins de non recevoir, a donc repris la course aux armements abandonnée depuis 1991 avec l’effondrement de l’Empire. Mais consciente de la montée des périls face au camp occidental qui n’a pas voulu désarmer et démanteler l’Otan comme l’ont fait les soviétiques avec son vis-à-vis, le Pacte de Varsovie, le président Medvedev dénonçant « les inlassables tentatives de l’Otan pour développer son infrastructure militaire aux portes de la Russie », engageait le 17 mars 2009 un « réarmement à grande échelle » de la Russie à partir de 2011… en privilégiant les vecteurs nucléaires stratégiques. Cela en dépit du sensible réchauffement des relations russo-américaines qui avait suivi l’élection de M. Obama dont l’Administration avait pris la peine d’indiquer « qu’elle réfléchissait sur la suite à donner au projet d’installation du bouclier AM en Europe de l’Est et particulièrement en Pologne ». L’on sait aujourd’hui quelle suite a effectivement été donnée à cette « réflexion » !

Deux ans plus tard, Rossiskaya Gazeta, sous la plume de Vladimir Poutine, annonçait en février 2012 que la Russie s’apprêtait à engager 590 milliards d’€ sur les dix prochaines années dans le but d’assurer sa protection contre la menace que font peser l’Otan et les États-Unis, notamment au regard du déploiement du dispositif antimissile à ses frontières occidentales. Un plan de réajustement militaire comprenant la mise en chantier de 400 missiles balistiques intercontinentaux, 8 croiseurs sous-marins lance-missiles stratégiques, 20 submersibles polyvalents, 50 surfaciers, 600 chasseurs de cinquième génération, 1000 hélicoptères, 2300 chars, 2000 obusiers automoteurs à longue portée et de 28 régiments de servants pour les systèmes de missile sol-air hypersoniques S 400…

Dans cette perspective le Premier ministre russe écrivait : « L’époque exige une politique déterminée de renforcement du système de défense aérien et spatial du pays. C’est la politique des États-Unis et de l’Otan en matière de défense antimissile qui nous y pousse… Nous voyons éclater sans arrêt de nouveaux conflits locaux ou régionaux. Apparaissent des zones d’instabilité, où le chaos est entretenu et manipulé. Et on voit des tentatives de provoquer de tels conflits à proximité immédiate de nos frontières et de celles nos alliés ». Après l’affaire libyenne, l’allusion de Poutine à la Syrie saute aux yeux… « Dans ces conditions, la Russie ne peut se contenter des méthodes diplomatiques et économiques de règlement des conflits ».

A contrario d’avec le Bouclier AM américain, les arsenaux français ont immédiatement bénéficié de ce regain de tension Est-Ouest, en commençant par vendre à la marine russe deux navires porte-hélicoptères Mistral livrables cette fin d’année. Un contrat signé en juin 2011, malgré l’obstruction de Washington qui avait fait savoir à Paris que cette vente était considérée comme très « inappropriée ». Ce qu’avait révélé un télégramme diplomatique diffusé par WikiLeaks quant à un entretien entre Robert Gates et son homologue français à la Défense, les Américains arguant qu’une telle vente enverrait « un message politique détestable » aux États d’Europe de l’Est, lesquels « se méfient toujours beaucoup de la Russie et ne savent pas toujours jusqu’où ils peuvent se fier à l’Occident » !

Last but not least, en avril M. Hollande se montrait encore très réservé concernant « le contrôle politique de l’utilisation du bouclier ». Un rapport sénatorial du 6 juillet 2011 notait précisément que « les délais de riposte à une attaque balistique étant extrêmement brefs, ils n’autoriseront pas de procédure de consultation et de coordination préalable » 3. Les règles d’engagement échapperont donc à toute décision au niveau national, autant dire qu’elles seront ou seraient du seul ressort du Commandement américain - politique et militaire - qui dés lors décidera seul de l’ouverture des hostilités, fussent-elles désignées comme « préventives » ou simplement « défensives ». Or, les installations sur le territoire de l’UE sont d’ores et déjà perçues comme possédant un caractère offensif, et par conséquent, des cibles désignées… Depuis la fin du monde soviétique, le théâtre d’opérations s’est donc bêtement déplacé du Centre-Europe à ses marches orientales : Pologne, Tchéquie, Roumanie, Baltique, Est méditerranéen, Turquie et Mer Noire… Quel succès !

On comprendra finalement que M. Hollande, détenteur d’une majorité absolue au Parlement, majorité indépendante du Front de Gauche néo-communiste, ne devrait faire aucune concession – et surtout pas ministérielle – à une formation politique prônant la sortie de la France du Commandement intégré de l’Otan et contestant même son « appartenance » à l’Alliance, souhaitant mezzo voce la mise à disposition de nos armées au profit d’une Force multinationale placée sous l’égide des Nations Unies… L’internationalisme prolétarien et Gouvernance mondiale supranationale, un seul et même combat ! Voilà qui ne surprendra que ceux qui ont oublié que 2 et 2 font 4… et non 5 !


Notes

(1) Le 23 juillet 1999, le président Démocrate Clinton signe le National Missile Defense Act après un vote quasi unanime du Congrès américain. Géré par la « Missile Defense Agency », le projet de Bouclier se situe en prolongement immédiat de l’Initiative de défense stratégique dite « Guerre des Étoiles » lancée par l’Administration Reagan le 23 mars 1983.

(2) Rapport N° 2961 du député socialiste Paul Quilès - Assemblée 28 mars 2001, Commission de la Défense nationale et des Forces armées (dont, soulignons-le, faisait partie M. Hollande), relatif aux « projets américains de défense antimissile » : « La défense antimissile est, avant toute chose, un projet idéologique, largement déterminé par des considérations politiques, technologiques et industrielles. Il répond au souci des États-Unis, non de rompre avec la logique de la guerre froide, mais d’en préserver un apport qu’ils considèrent comme fondamental : le maintien de leur supériorité technologique et de leur prééminence stratégique… Quatre entreprises de première importance sont en l’occurrence concernées : Lockheed Martin, Boeing, Raytheon et TRW. Elles bénéficient de 60 % des crédits alloués par le Pentagone pour ce programme. [...] les industriels n’ont pas ménagé leurs efforts pour favoriser la défense anti-missile et un système d’influence impliquant les congressistes, les industriels et les militaires existe sur ce programme dont le coût a été évalué entre 50 et 60 milliards de dollars. »

(3) « La défense antimissile balistique : bouclier militaire ou défi stratégique ? ». Rapport n° 733 du 6 juillet 2011 de la Commission des affaires étrangères et de la défense.


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37 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 26 juin 2012 09:08

    Le PS comme l’UMP est soumis aux intérêts des puissants à l’intérieur du pays, se reflète plus nettement encore dans leur politique extérieure et dans leur vision guerrière du monde.........

    http://2ccr.unblog.fr/2012/06/22/le-ps-et-la-politique-exterieure-de-la-france/


    • frugeky 26 juin 2012 09:08

      Du moment qu’on laisse à nos généraux la possibilité d’emporter leurs bagages, il y a peu de chance qu’ils aillent chanter au pompimou, vassal des intérêts américains comme son prédécesseur, et comme eux-mêmes d’ailleurs, l’indépendance de la France, qui est peut-être obsolète, ça se discute, mais qui ne nous est jamais vendue comme telle.


      Donc, pas de défense indépendante signifie pas de politique indépendante et s’aligner benoîtement sur la politique américaine nous apporte quoi ? Strictement rien, walou ! Tous les bénéfices seront pour les américains qui nous remercieront sans doute en nous faisant accorder des prêts par le FMI, moyennant quelques ajustements structurels bien compris.

      Hollande tout aussi traître à la nation que Sarkosy de Nagy bocsa.

      • Cigogne67 26 juin 2012 10:04

        Dans ce monde où certaines idéologies couvent encore sous la braise, le bouclier est une nécessité pour protéger nos démocraties. la russie comme l’iran sont des dangers potentiels.


        • Daniel D. Daniel D. 26 juin 2012 10:48

          Dans ce monde ou certaines idéologies couvent encore sous la braise, le bouclier est une nécessité pour protéger nos démocraties. Israël et les États Unis sont de dangers potentiels.

          Quels pays ont été envahi par l’Iran et la Russie depuis 50 ans, et par les US ?

          Pitoyable atlantiste.


        • mrdawson 26 juin 2012 12:57

          « Quels pays ont été envahi par l’Iran et la Russie depuis 50 ans, et par les US ? »

          L’Afghanistan et l’Irak pour les 3 je crois :)


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 13:12

          Le Liban n’est pas mal non plus en ce qui concerne les Iraniens qui le contrôlent via le Hezbollah.


        • justice99 justice99 26 juin 2012 14:06

          Le Liban n’est pas mal non plus en ce qui concerne les Iraniens qui le contrôlent via le Hezbollah.


          Entre Chiites, ils se serent les coudes, un peux comme les juifs.

        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 15:17

          Les Iraniens ne sont pas solidaires de tous les Libanais et en plus ils se servent du Liban comme d’une base pour assouvir leurs délires mystico guerriers anti israeliens.

          Le résultat c’est que ce sont les Libanais qui subissent les ripostes sans qu’on ait demandé leur avis, par référendum par exemple.

          La souveraineté du Liban est donc bafouée par l’Iran depuis au moins 30 ans.


        • robin 1er juillet 2012 21:43

          Le hasbara au QI de moule a encore frappé et s’est fait remettre dans les 22 comme d’hab.....Lol !


        • Scual 26 juin 2012 11:00

          Ce bouclier antimissile est quasiment un acte de guerre, et pas seulement contre la Russie, mais contre nous aussi !

          Le Président de la République doit nous fournir des preuves que ce bouclier ne pourra pas être utilisé contre notre propre dissuasion nucléaire, sinon il s’agit de trahison. De plus il doit aussi nous fournir des arguments solides nous assurant que ce bouclier ne fera pas dégénérer la situation de l’équilibre de la terreur vers le déséquilibre de la fin du monde.

          Voila le points où nous en somme, la mise en place de ce bouclier antimissile est comparable en tout points à la crise des missiles de Cuba. C’est exactement la même chose que l’on fait à la Russie, on s’approche d’eux avec un flingue et avec l’intention de le leur mettre sur la tempe. Rien ne nous garantie qu’ils ne décideront pas d’utiliser leurs armes pour nous empêcher d’approcher avant qu’il ne soit trop tard.


          • totor totor 26 juin 2012 11:37

            A quoi sert réellement l’OTAN ?
            A renforcer les USA et eux seuls puisque c’est eux qui prennent toutes les décisions

            Je voudrais revenir (sur ce sujet) en 1966 ....
            Vive De Gaulle !!!


            • Al West 26 juin 2012 11:49

              Bonjour,

              Concernant l’Union Européenne, ce projet est à mon sens l’équivalent militaire de l’euro : il met en commun les capacités militaires défensives des pays, privant ainsi ces derniers de leur souveraineté. L’évolution qui se dessine est très claire : la formation des Etats-Unis d’Europe. Pour abolir définitivement la nation française, M. Rocard propose de supprimer la dissuasion nucléaire, devenu selon lui inutile, alors que comme l’article le rappelle fort bien, nous n’en avons jamais eu autant besoin. Et alors, quand les Français voudront récupérer leur souveraineté, il sera déjà trop tard.

              Quoiqu’il en soit, il n’y aura pas de retour en arrière à propos du bouclier antimissile. Poutine a déclaré que quel que soit le prochain président des Etats-Unis importait peu et qu’Obama n’était pas en mesure de prendre une quelconque décision à ce propos... Attendons de voir si la Russie joindra les actes à la parole : effectuer des frappes préventives sur les sites antimissile d’Europe de l’est...


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 13:25

                Sauf que la stratégie russe pour gagner une guerre consiste à atomiser l’adversaire en premier et préalablement aux autres manoeuvres ce qui implique que c’est toute l’Europe qui y passe de même que l’Amérique du Nord.

                Autant le savoir.


              • justice99 justice99 26 juin 2012 14:03

                Sauf que la stratégie russe pour gagner une guerre consiste à atomiser l’adversaire en premier et préalablement aux autres manoeuvres ce qui implique que c’est toute l’Europe qui y passe de même que l’Amérique du Nord.


                Jamais entendu parler de cette stratégie, vous confondez peut être avec la stratégie israélienne.

              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 14:45

                On en a retrouvé les plans dans des bunkers de commandement Est Allemands lors de la réunification et des copies ont été publiées dans des revues à l’époque.

                Le plan impliquait qu’il n’y avait plus de villes ni de centres industriels en Europe avant l’assaut des forces Russes, leur victoire était des lors certaine parce que la contre offensive était impossible.

                Evidemment, leur pays aurait sans doute solidement morflé en échange mais pour l’Europe c’était fini : on serait devenu des provinces russes.

                De leur point de vue c’était un bon plan, même si il y avait pas mal de dégâts collatéraux dont presque toute le population Ouest Européenne dont ils n’avaient soit dit en passant rien à foutre.



              • justice99 justice99 26 juin 2012 14:56

                Père castor raconte aussi de très belle histoire.


                En attendant, le seul pays a avoir atomiser un peuple, c’est les USA avec le largage de bombes atomiques sur le Japon.

                Il y a aussi israel qui pratique l’épuration ethnique en Palestine.

                Ce sont des faits, et non des histoires de plan retrouvé sur des tickets de métro dans la poche d’Alphonse.

              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 15:08

                Ainsi donc, vous ne voulez pas admettre que les Russes avaient bel et bien un plan efficace pour gagner la troisième guerre mondiale si le besoin s’en faisait sentir.

                On finira par croire que vous considérez que les Russes sont des idiots incapables d’élaborer un plan efficace.

                Vous me faites penser - par interconicité avec les chiffres de votre pseudo - à quelqun qui a mal fini dans un bunker.


              • justice99 justice99 26 juin 2012 15:15

                Quant même votre histoire est vrai, rien ne change au fait qu’ils ne sont jamais passé à l’action, contrairement aux américains et aux sionistes.


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 15:25

                Les Russes ne sont pas passé à l’action parce que le contexte ne le justifiait pas.

                Les Américains ont utilisé les deux bombes atomiques pour abréger une guerre contre des fanatiques qui étaient prèts à mourir jusqu’au dernier pour leur empereur divinisé si la guerre était restée conventionelle.

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Okinawa

                Le plus étonnant c’est que vous semblez ignorer toutes ces histoires.


              • justice99 justice99 26 juin 2012 15:46

                Le plus étonnant c’est que vous semblez ignorer toutes ces histoires.


                Ce qui m’étonne c’est que vous puissiez justifier le massacre de centaines de milliers d’innocents.

                Quant même les Japonais étaient des fanatiques qui étaient prèts à mourir jusqu’au dernier pour leur empereur divinisé, les seuls pays à être passé à l’action sont les usa et israel.

                Donc cessez de trouver des justifications à l’épuration éthnique et aux meurtres de masse.

              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 16:05

                Il s’agissait d’une GUERRE qui durait depuis longtemps et le DEVOIR de tout chef d’Etat consiste à GAGNER la guerre tout en minimisant ses pertes et pas celles de l’adversaire.

                Voilà le plan d’invasion du Japon : on estimait à l’époque que ça allait couter environ deux milions d’Américains et 10 milions de Japonais, alors les deux bombes , hein ...

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Downfall

                En revanche, vous évoquez le nettoyage ethnique, mais vous semblez IGNORER que ça a été pratiqué en 1945 en Prusse Orientale par les Russes , en Silésie sur odre des ... Russes et dans la région des Sudètes sur ordre des .. . Russes !

                Pas loin de 6 milions d’Allemands qui vivaient dans ces régions depuis environ mille ans ont été chassés dans des conditions abjectes par les Russes.

                Les Russes ont également fait du nettoyage ethnique dans le territoire de Vyborg contre les Finlandais qu’ils agressaient depuis 1940.

                En plus, pour que l’infâmie se joigne à l’abject, les Russes ont nettoyé ethniquement la Pologne orientale des Polonais qui y habitaient pour y implanter des ... Russes.

                Apparemment, ces évènements là ne vous dérangent pas non plus, soit que la nationalité des bourreaux ne vous dérange pas , soit que les victimes ne sont pas des musulmans et qu’alors ils n’ont eu que ce qu’ils méritaient.


              • wesson wesson 1er juillet 2012 17:19

                @alois frankenberger,


                vous dites vraiment n’importe quoi : la reddition sans condition des Japonais était déjà acquise bien avant que les bombes atomiques ne soient largués sur le pays. Les Américains ont envoyés ces 2 bombes pour les expérimenter en grandeur nature. Ils y ont également envoyé après une armada de scientifiques pour en étudier les effets sur la population. 

                Sur les russes, prétendre qu’ils ont comme stratégie guerrière l’holocauste atomique, c’est inverser les rôles. Dans les 2 guerres mondiales, c’est eux qui se sont fait attaquer à la base (avec une mention spéciale pour la seconde guerre mondiale, ils ont cherché des accords de défense avec notamment les Anglais et les Français qui leur ont claqué la porte au nez, ce qui est la vrai raison qui a permis à Hitler de démarrer cette guerre). Et même si on prends l’histoire récente, ils se sont fait attaquer en Géorgie - dans une région qui était de facto Russe, ils ont répondu en mettant en déroute l’armée géorgienne soutenue par Israël et les USA, et se sont retiré sans même déposer saakachvili, qui depuis mène ce qu’il reste du pays d’une main de fer.

                de toute manière, comment ne pas s’étonner que celui qui a choisi comme pseudo le nom du père de Hitler ne raconte que des conneries.

              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 12:28

                D’un autre côté, ce genre de projet coûte très cher et il est utile de le mutualiser pour ne pas devoir obliger chaque Etat à développer le sien tout en présentant une utilité évidente face au développement de missiles à longue portée par toute une série d’acteurs secondaires tels que l’Iran, la Syrie, le Pakistan et j’en passe.

                Il est par contre évident que pour stopper les missiles russes ce projet est insufisant, du moins à ce stade, mais il n’est pas exclu à terme qu’avec des armes plus perfectionnées tels que des lasers on puisse une fois pour toutes rendre les armes atomiques très difficiles à utiliser, ce qui déplait bien évidemment aux Russes vu que toute leur stratégie actuelle repose sur leur force de dissuasion atomique.

                Ceci étant dit, il s’agit d’un débât complexe étant donné qu’il est très difficile de déterminer l’efficacité d’un système antiaérien ou anti missile tant qu’on n’est pas en guerre.




                • justice99 justice99 26 juin 2012 14:05

                  Le problème n’est pas le financement ni la Russie, mais la dissuasion de la nation Française.


                  Donc cessez d’aborder les faux problemes, la Russie n’est pas notre ennemi. C’est l’ennemi de l’usrael, mais pas le notre.

                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 14:59

                  Les autres pays du monde vont de toute façon développer ce genre de technologies et nos missiles ne seront sans doute plus capables d’atteindre leurs cibles si on ne parvient pas à détruire les infrastructures anti missiles/anti aériennes au préalable.

                  Parce que, entre un système anti aérien perfectionné et un système anti missile, la différence porte plus sur le nom que sur les composants du système.

                  Un spécimen du genre : http://fr.wikipedia.org/wiki/S-400_Triumph

                  Comme quoi, les Russes sont hostiles à ce qu’on fasse la même chose qu’eux.




                • justice99 justice99 26 juin 2012 15:50
                  Cessez votre enfumage,

                  Un rapport sénatorial du 6 juillet 2011 notait précisément que « les délais de riposte à une attaque balistique étant extrêmement brefs, ils n’autoriseront pas de procédure de consultation et de coordination préalable » 3. Les règles d’engagement échapperont donc à toute décision au niveau national, autant dire qu’elles seront ou seraient du seul ressort du Commandement américain - politique et militaire - qui dés lors décidera seul de l’ouverture des hostilités, fussent-elles désignées comme « préventives » ou simplement « défensives ». Or, les installations sur le territoire de l’UE sont d’ores et déjà perçues comme possédant un caractère offensif, et par conséquent, des cibles désignées… 

                  Cela revient à mettre notre défense/attaque entre les mains des USA.

                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 juin 2012 16:11

                  Les s400 détruiront de toute façon nos missiles ballistiques avant qu’ils puissent frapper le moindre objectif.

                  Ce qui implique que notre dissuasion nucléaire ne vaut plus grand chose et que dés lors on a besoin d’un bouclier anti missile qu’on développe tout seuls ou en partenariat avec l’OTAN.

                  Budgétairement parlant, il n’y a pas photo.


                • justice99 justice99 26 juin 2012 17:00

                  Ce qui implique que notre dissuasion nucléaire ne vaut plus grand chose et que dés lors on a besoin d’un bouclier anti missile qu’on développe tout seuls ou en partenariat avec l’OTAN.


                  Aucun bouclier antimissile est fiable, je vous invite à lire les articles ci-dessous, c’’est un système inefficace.

                  Le but de ce projet est d’engraisser le lobby militaro-industriel américain, n’oubliez pas que ce sont des machines Made in USA.

                  Plus d’info :




                • XanderDjiff XanderDjiff 27 juin 2012 02:42

                  La défense antimissile est un domaine régulé de manière stricte au niveau international par le « Traité ABM », mis en place à la base pour éviter les problèmes posés à la souveraineté des pays disposant d’armes nucléaires en amoindrissant leur potentiel de dissuasion et réimpulser une course à l’armement :

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_ABM

                  Problème que nous expérimentons aujourd’hui avec le bouclier antimissile de l’OTAN en Europe de l’Est, aux portes de la Russie. Ce sont les USA qui sont sortis du traité de façon unilatérale sous Bush Jr., et qui aujourd’hui placent leurs pions sur l’échiquier.

                  En se plaçant du point de vue français, ce bouclier est une hérésie mettant à mal notre potentiel de dissuasion, mais comme nous sommes membres de l’OTAN et « alliés » des US, ça peut paraitre un moindre mal aux yeux de certains.

                  Par contre, du point de vue russe, avec l’histoire de ce pays et la rivalité entretenu avec les Etats-Unis, sans compter les divergences majeures de points de vue quant aux enjeux globaux, il n’est pas surprenant qu’ils voient ce système comme une menace, d’autant que leurs tentatives de participer à ce projet (normal étant donné le caractère aliénant envers leur propre défense) ont été systématiquement déclinées, ce qui rajoute de la suspicion envers ce projet.

                  A l’initiative états-unienne donc, une cours au réarmement se prépare, de part et d’autre. Il est dangereux de vouloir modifier l’équilibre global des forces, et de ne pas prendre en compte les questions légitimes de souveraineté nationale, qui plus est lorsqu’il s’agit d’une grande puissance nucléaire.


                • justice99 justice99 26 juin 2012 14:53
                  L’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a affirmé sur France Inter avoir fait « une boutade » en évoquant la suppression de la force de dissuasion française pour faire des économies budgétaires.

                  « J’ai fait là une boutade », a-t-il déclaré dans des propos diffusésaujourd’hui. « Le sujet est si lourd que s’il faut le mettre en cause il faudra le faire prudemment et avec du temps pour discuter, et des conditions pour s’écouter, avec des arguments sérieux et des démonstrations », a-t-il poursuivi.

                  M. Rocard a par ailleurs souligné qu’il n’avait jamais envisagé que la France puisse s’engager dans un désarmement unilatéral. « Personne qui ait réfléchi sur ces sujets jamais n’a parlé de désarmement unilatéral », a-t-il dit.

                  Michel Rocard avait suggéré le 19 juin de « supprimer la force de dissuasion nucléaire, 16 milliards d’euros par an qui ne servent absolument à rien ».

                  Ses propos avaient entraîné de vives réactions à droite comme à gauche, le président François Hollande rejetant notamment toute idée de supprimer la force de dissuasion française.

                  Le coût de la dissuasion française est en fait estimé à quelque 16 milliards d’euros sur cinq ans, le budget total de la défense s’élevant à 31,5 milliards pour 2012.


                  Source : Figaro.

                  • lsga lsga 26 juin 2012 16:06

                    mwi, je vous dis ça comme ça... 


                    mais ce n’est pas du tout sûr que le bouclier anti-missile soit mis en place pour faire la guerre avec les russes et les chinois...

                    • zappa zappa 26 juin 2012 20:16

                      Merci pour l’article,

                      Il faut que le locataire Hollande respecte ses dires sur l’indépendance de la nation se qu’il a du mal a faire. Mr fabus doit dégager et disparaitre de tout intérêts national. La France est en guerre et cela est inadmissible. Les racailles sont toujours là.


                      • Hubu 26 juin 2012 22:46

                        Les USA sont un peu comme l’Union Soviétique des années 80 : un pays qui se rapproche chaque jour de la faillite économique en entretenant une hyper puissante armée et qui veut construire un bouclier antimissile avec de la monnaie de singe !!!


                        • Magnon 27 juin 2012 01:28

                          Un bouclier antimissile, pour se défendre contre la Russie, ou rupture stratégique ?
                          Je veux bien, qu’il ait une petite efficacité contre les néo-Scud de certains pays, mais contre des missiles durcis à tête multiples de la Russie, je ne croirai jamais à son efficacité !


                          • Arafel Arafel 1er juillet 2012 15:53

                            Le plus grand génocide de tous les temps ?
                            Les USA : coupables !!


                            • robin 1er juillet 2012 22:27

                              Chez les larbins du nouvel ordre mondial et des américains en particulier il y a ni gauche ni droite, que des collabos qui vendent leurs peuples pour une miette de pouvoir dans le très proche 4e reich.


                              • mortelune mortelune 2 juillet 2012 14:15

                                Ceux qui ont pris la décision de mettre un bouclier antimissiles en France sont ceux qui se préparent à foutre le merdier sur la planète, si ce n’est pas déjà commencé. Au nom de l’humanité et des droits de l’homme ils ne dédaignent pas en faire tuer des millions. Ils se proclament ’sauveurs’ ils ne sont que bourreaux et cela pour des siècles et des siècles. Aux temps jadis quand les seigneurs mettaient leur bouclier c’étaient pour aller à la guerre pas pour aller chasser le papillon. Au 21e siècle ils en sont toujours là...

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