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Accueil du site > Actualités > International > Brésil. Ce dont est capable une police, jouant de son sentiment (...)

Brésil. Ce dont est capable une police, jouant de son sentiment d’impunité, dans un régime démocratique ...

Reçu sur ma messagerie transmis par une amie. Antoine

A tous mes amis qui s’inquiètent de l'évolution du Brésil, à ceux et celles qui condamnent les crimes racistes, sexistes et homophobes et en particulier à tous ceux qui ont connu Roseli, qui se bat courageusement contre le crime policier odieux dont sa petite soeur a été victime. Voici le témoignage qu’elle a écrit en français pour que vous sachiez et que d'autres sachent ce qui est arrivé.

Témoignage sur une Police Militaire criminelle...

Le document ci-dessous témoigne de l’extraordinaire dégradation des conditions de survie de la population pauvre au Brésil, sous le règne de la terreur policière. Que de tels évènements puissent avoir lieu ouvertement prouve qu’il n’est même pas nécessaire d’implanter une dictature.

Adressez vos protestations à l’Ambassade du Brésil en France, 34, Cours Albert 1° 78008 PARIS et diffusez largement ce témoignage dans vos réseaux.

A tous mes amis qui s’inquiètent de l'évolution du Brésil, à ceux et celles qui condamnent les crimes racistes, sexistes et homophobes et en particulier à tous ceux qui ont connu Roseli, qui se bat courageusement contre le crime policier odieux dont sa petite soeur a été victime. Voici le témoignage qu’elle a écrit en français pour que vous sachiez et que d'autres sachent ce qui est arrivé.

Témoignage sur l'agression fatale de ma soeur Luana par la Police Militaire, à Ribeirão Preto, São Paulo, Brésil, le 8 avril 2016.

Depuis mon retour d'un long séjour d’études en France il y a quelques mois, j’habite avec ma famille dans la ville de Ribeirão Preto dans l’Etat de São Paulo, dans le quartier pauvre qui s’appelle Jardim Paiva II. Le vendredi 8 avril, ma sœur Luana Barbosa dos Reis Santos, 34 ans, est partie de la maison, en moto, de chez ma mère (ou elle habitait et où j’habite aussi) avec son fils Luan (14 ans) pour l’emmener en ville à son cours d’informatique.

Lorsqu’ils sont arrivés quelques maisons plus bas, à côté de l’école et devant le café du coin, ma sœur s’est arrêtée pour parler à des amis. Là, la (ou les ?) voiture(s) de la police militaire qui passait s’est arrêtée à côté d’elle et à cet instant mon neveu a eu peur et a commencé à courir.

Les policiers sont venus vers ma sœur et lui ont ordonné violemment de mettre les mains sur la nuque et de se positionner avec les jambes ouvertes contre le mur de l’école. Ma sœur a répondu qu’elle était une femme, qu’ils n’avaient pas le droit de la fouiller en tant qu’hommes. D’après des voisins témoins de la scène, à ce moment les policiers lui ont donné un coup de pied sur la jambe et des coups au niveau de la taille pour qu’elle se mette dans la position demandée. Alors ma sœur a basculé sous leurs coups. Quand elle s’est relevée, probablement de manière impulsive, elle a donné un coup sur la bouche de l’un d’eux qui a saigné de la lèvre. A partir de là, les voisins témoignent que les policiers ont commencé à la battre à coups de pieds, à coups de bâtons sur la tête et sur tout le corps, ainsi qu’à la frapper sur le ventre avec son casque de moto… Et, comme elle criait « au secours » et appelait à l’aide, les voisins ont commencé à courir vers eux pour leur demander d’arrêter, ce à quoi ils ont répondu en tirant au revolver.

Ma mère et moi étions dans la maison quand nous avons entendu des cris et trois coups de feu. A ce moment-là nous sommes sorties en courant dans la rue et des gens couraient partout. Ma mère et moi, nous avons vu ma sœur par terre à genoux, sans T-shirt, menottée par derrière et avec 2 policiers qui la saisissaient de chaque coté. Entre nous et ma sœur il y avait plusieurs autres policiers, mais l’un deux qui était carrément devant et qui avait la bouche qui saignait a hurlé avec une telle haine et avec son gros pistolet vers ma tête et vers la tête de ma mère : « rentrez sinon vous allez mourir, rentrez sinon je vais vous tirer dessus ! » Nous avons eu le courage de répondre « s’il vous plaît monsieur c’est ma sœur », « S’il vous plaît, c’est ma fille », mais il a répété « rentrez sinon je tire ! ».

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 Luana (à gauche) et Roseli (à droite) dans le cimetière où elles ont retrouvé la tombe de leur père, syndicaliste assassiné par la police au moment de la dictature et qui avait jusque là été porté disparu. Cliquer ici (page FB)

Au total je pense avoir vu cinq voitures de police et beaucoup de policiers. J’ai eu le sentiment d’être dans un scénario de guerre où on tire sur la population et on doit tous fuir la mort sans savoir pourquoi. Tout le monde courait et criait et il y avait des enfants aussi. Je tremblais de terreur avec ma mère et je voyais déjà le moment où on allait être obligées de prendre par terre le corps ensanglanté de ma sœur morte.

Nous sommes parties désespérées chez nous et j’ai appelé mes deux autres sœurs en leur demandant de venir à notre aide. Elles m’ont dit qu’elles allaient appeler les médias pour qu’ils viennent. D’un coup on a entendu encore deux tirs et ma sœur qui criait « mère, mère ! », d’un coup il y a eu la voisine qui criait et tapait à la porte en disant que c’était ma sœur qui criait et que les policiers allaient la tuer. Quand nous sommes sorties une deuxième fois de la maison, les policiers sont venus et nous ont demandé de rentrer et, cette fois-ci, ils sont entrés avec nous et c’est là que j’ai vu que trois policiers escortaient mon neveu (le fils de Luana), à la maison. Nous sommes tous rentrés, cinq policiers, ma mère, mon neveu et moi. Et en dehors de la maison ils ont laissé trois autres policiers qui montaient la garde devant le portail d’entrée pour empêcher les voisins de rentrer. J’ai vu deux voisins qui sont venus demander ce que se passait, en leur disant qu’ils se souciaient de nous et voulaient savoir si nous allions bien. Les policiers leur ont dit qu’il s’agissait d’une procédure normale et qu’il fallait qu’ils rentrent chez eux. A ce moment là j’ai vu, par la vitre teintée, ma sœur Luana qui se trouvait à l’intérieur de l’une des deux voitures de la police garées sur le trottoir, de manière à bloquer l’accès de la maison aux voisins.

Les policiers qui sont entrés dans la maison avec nous (sans mandat officiel, mais j’avais tellement peur que je n’ai pas osé leur demander) portaient leurs armes à la main. Ils ont commencé à fouiller la chambre de ma sœur en demandant où elle dormait, quelles étaient ses affaires, si elle était toxicomane, si elle avait déjà été en prison, s’il y avait une autre moto à la maison et si elle avait une autre résidence. Ma mère leur a répondu qu’elle habitait aussi chez sa compagne de l’autre côté de la rue et après avoir fouillé ce qu’ils voulaient sans rien trouver, ils sont partis chez la compagne de ma sœur.

Pendant toute l’action chez ma mère, les policiers ne nous ont pas dit ce qu’ils cherchaient. Lorsque j’ai posé la question ils ont dit que ma sœur avait agressé un policier. Quand je leur ai demandé pourquoi ils retenaient mon neveu comme s’il avait fait quelque chose de mal, ils ont répondu qu’il était le fils de celle qui a l’agressé un policier.

Après qu’ils eurent terminé de fouiller le domicile de la compagne de ma sœur (mère de trois enfants, qui les élève seule avec l’argent de son travail) une fois de plus sans mandat officiel et sans rien trouver, les policiers sont repartis à plusieurs voitures au commissariat central de la ville, amenant ma sœur avec eux.

Deux voisins nous ont conduits en voiture, moi, mon beau-frère et la petite amie de ma sœur, au commissariat. Là-bas, ma sœur était allongée sur un siège, mais ils lui ordonnaient de rester assise.

Elle était déjà presque inconsciente, sans chaussures, sans T-shirt (c’est nous qui lui avons apporté le polo qu’elle porte sur les photos et vidéos), elle s’était uriné et vomi dessus et n’arrivait plus à se tenir debout. Afin de pouvoir regarder, elle devait lever la tête et tenter d’ouvrir l’œil gauche car l’œil droit était presque en train de sortir de son orbite tellement il était meurtri, gonflé et rouge.

Les policiers qui étaient venus dans mon quartier étaient tous là, faisant bloc. Celui qui nous avait menacées ma mère et moi avec une arme était là aussi avec un pansement sur la bouche. Ma sœur était extrêmement abattue et malgré cela ils ont conditionné sa sortie du commissariat au fait de signer la plainte de deux policiers qui l’ont accusée de « lesão corporal e desacato a autoridade » (lésion corporelle et non-respect de l’autorité). Bien que refusant de signer, elle a été forcée de le faire, sans même être dans l’état de lire la plainte. J’ai voulu lui lire et ils ont dit que ce n’était pas nécessaire car ils la lui avaient déjà lue et qu’il fallait signer vite. Pour que ma sœur puisse signer, moi-même et mon beau frère nous l’avons prise chacun d’un côté pour la tenir debout et lui tenir la main. C’est comme ça qu’elle a signé avec l'écriture d’une enfant qui ne correspond pas du tout à sa vraie signature sur sa pièce d’identité.

Après qu’elle ait signé j’ai demandé à un policier ce que ma sœur avait fait et il a dit : « Elle a voulu jouer au macho donc nous avons été obligés de la calmer. On a été trois pour la calmer, mais on l’a juste calmée parce que si on voulait vraiment la casser, un seul de nous suffisait pour faire le travail. » Dans le commissariat, un enquêteur de la Police Civile m’a demandé si j’étais la sœur de Luana et m’a emmenée dans une pièce séparée pour dire qu’il avait demandé que ma sœur fasse un « exame de corpo e delito » (l’examen médical qui atteste une agression) à l'Institut Médicolégal, parce qu’il y avait des preuves corporelles évidentes que ma sœur avait été agressée par les policiers. Il m’a demandé ce qui s’était passé dans mon quartier et j’ai commencé à lui raconter. Il a voulu appeler le chef du commissariat pour que je dépose une plainte, mais avec tous les monstres qui se trouvaient à côté et qui ne quittaient pas le commissariat pour nous intimider, j’ai eu peur et je lui ai dit que je n’allais rien dire sans un avocat car j’avais trop peur de leurs représailles plus tard dans le quartier.

Les monstres sont partis du commissariat juste au moment où nous sommes parties en taxi et la peur qu’ils nous suivent était telle qui nous avons emmené ma sœur chez l’une de mes sœurs mariées qui habite très loin. En effet, il y a déjà eu des cas où les policiers sont allés tuer des gens à l’hôpital la nuit. Ce jour là, il fallait absolument que ma sœur soit conduite pour faire l’examen « de corpo e delito », qui atteste des agressions, mais l’institut responsable pour cela est fermé à partir de 18h le vendredi jusqu’au lundi matin.

C’est comme ça que ma sœur est partie du commissariat avec deux grandes bosses sur le crâne, vomissant, sans pouvoir marcher, ni parler correctement car ses phrases finissaient dans une langue incompréhensible (déjà les symptômes du traumatisme crânien).

Luana est décédée à l’hôpital le mercredi le 13 avril d'un polytraumatisme crânien.

Roseli Barbosa dos Reis, Ribeirão Preto, 19 avril 2016

PS : Je ne sais pas quoi dire en ce moment j'ai l'impression de m’être vidée de mes sentiments et en même temps d'avoir envie de pleurer toute ma vie de tristesse. Mais pour ne plus que ça me fasse mal je dois parler et dénoncer ce qui est arrivé à ma sœur. Je raconte l’histoire telle que j’ai su et que j’ai vu. Le fait que ma sœur ait réagi contre ses agresseurs ne peut pas justifier le fait qu’elle ait été battue à sa mort par des policiers qui à priori sont payés pour nous protéger. Si ma sœur a répondu à la violence avec de la violence, alors elle devrait être vivante pour pouvoir répondre devant la justice de ce « crime » de « lésion corporelle et manque de respect à une autorité ». Les coups de casque de moto sur son ventre alors qu’elle était déjà immobilisée à terre m’ont été révélés plus tard par des voisins témoins de la scène.

Cela explique les nombreux hématomes sur son abdomen qui ont fait penser dans un premier temps aux médecins gynécologiques qu’elle avait été agressée sexuellement avec un objet. L’avocat affirme quant à lui que cela constitue un acte de torture suivi de mort. Au vu de la violence de son interpellation, sa réaction d’autodéfense était compréhensible. Alors que la police et certains médias tentent de justifier le crime policier par le coup qu’elle a porté au policier, beaucoup pensent ici que sa seule erreur a été de répondre à leur violence tout en sachant que la police militaire tue sans aucun problème.

Luana est inhumée dans le cimetière où a été retrouvée la tombe de leur père, syndicaliste assassiné par la police au moment de la dictature et qui avait jusque là été porté disparu.

Photo  : cliquer ici

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 Cliquer ici (vidéo en portugais)

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 "Au Brésil, la sécurité des rues est assurée par la police militaire"

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Cliquer ici

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Fabio Magalhaes et Vinicius Lima affichent un large sourire. L’air heureux, les deux policiers mili­taires roulent en direction du Morro do Sumaré, une des collines de la forêt de Tijuca, au cœur de Rio de Janeiro. Il est 10 heures, la circulation est fluide en cette journée de juin 2014. Les deux hommes viennent d’arrêter trois adolescents noirs soupçonnés de vols dans le centre-ville. Sur les images de la petite ­caméra de surveillance embarquée, on discerne les ­têtes des gamins qui dépassent du coffre de la fourgonnette. Cliquer ici

La police militaire responsable de plus de 1 500 morts à Rio depuis 2010

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Au Brésil, une vidéo saisissante a fait le buzz sur la toile en quelques jours. La scène se passe dans une favela de Rio. Un jeune homme baigne dans une flaque de sang. Autour de lui, il y a plusieurs policiers. L'un d'eux place une arme dans la main du jeune homme mort. Un autre policier fait feu deux fois afin de simuler un échange de tirs. Une vidéo qui ternit encore un peu plus la réputation de la police brésilienne.

Cliquer ici

 Scandale au Brésil : la police traîne une femme blessée derrière sa voiture

Et aussi

Quand l'Amérique Latine est effarée par les violences policières et quelques autres "énormités" en France, "la patrie des droits de l'homme" !

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 Par Julien Salingue...

Tu es en Amérique latine, dans un ex-dictature, et les gens regardent les images des violences policières avec des yeux hallucinés, avec parfois même des larmes dans les yeux, ils et elles te disent « C’est en France, ça ? », « Mais ils sont malades ? », « Mais pourquoi ils font ça ? », etc. Et en fait les vidéos, tu les vois différemment d’un coup. Cliquer ici

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 Cliquer ici

Du côté de l'armée française...

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 Cliquer ici


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61 réactions à cet article    


  • Julien30 Julien30 6 mai 09:36

    « à ceux et celles qui condamnent racistes, sexistes et homophobes » 

    C’est bien on a bien appris sa leçon de l’école de Francfort, vous êtes bonne pour trouver un boulot dans une officine de propagande officielle, Canal, Obs, Libé, etc., avec des gens comme vous le système tremble ! 
    On pourrait croire qu’à un moment vous pourriez comprendre que c’est ce genre de priorités qui vous coûtent le soutien du peuple qui lui n’en a rien à foutre de cette rhétorique de victimisation des minorités ou par exemple d’un phénomène marginal et à peine secondaire comme l’homophobie, autant de thèmes qui alimentent les voix du PS et non les vôtres, mais non vous continuez, jusqu’à être en-dessous de 1% aux élections ?

    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 6 mai 11:36

      @Julien30 « c’est ce genre de priorités qui vous coûtent le soutien du peuple... » De quelles priorités parlez-vous ? Il s’agit d’exposer un cas d’abus policier dont on peut rapporter les causes à ce qu’« est » la personne qui en a été victime, en l’occurrence une noire des milieux pauvres. Il se trouve qu’au Brésil une personne blanche, des milieux aisés, ne risque pas pareille mésaventure. La question du racisme antinoir en particulier est une donnée importante dans ce genre d’affaires. Sans parler des possibilités qu’a la police militaire de faire ce qu’elle veut sans trop de risques. C’est de tout cela qu’il faut parler. Vous êtes hors sujet.


    • Alpo47 Alpo47 6 mai 10:00

      Votre titre, fait une présupposition erronée : Un « régime démocratique » ?
       Evidemment, ce n’en est pas un, pas plus que chez nous. Le pouvoir est confisqué par les « Elites », notamment au Brésil économiques.
      Et si quelqu’un, comme cela s’est produit en Amérique du Sud, essaie d’installer un vrai régime démocratique, ou en tout cas plus approchant, tout le système médiatique, économique ... va agir pour le faire « tomber ». On le constate actuellement en AS.

      Ce qui s’en rapproche le plus, selon moi et de mémoire, ce serait la Suisse, avec ses cantons et son utilisation des référendums populaires. Ce n’est pas idéal, notamment parce que l’information est délivrée par les tenants du système confiscatoire, mais c’est mieux.

      Un vrai système démocratique reste encore à définir et à construire.


      • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 6 mai 11:43

        @Alpo47On peut en effet discuter de ce qu’est la démocratie. Je ne crois pas que cela puisse se faire dans un titre. Le corps de l’article permet au lecteur/à la lectrice de se poser la question de savoir si ce qui s’est passé permet de parler d’une démocratie au Brésil. J’ai été tenté de mettre des guillemets à démocratie mais j’ai jugé qu’il fallait laisser les lecteurs se poser comme des grands la question ! Sur le fond vous avez raison de réagir sur cette question. Sur la Suisse je partage vos réserves plus que ce que vous y voyez de positif car c’est un pays qui vit de la fraude fiscale internationale et cela ne peut pas être dissocié de l’idée de démocratie. Même s’il faut analyser l’articulation des composantes de cette démocratie et de ce qui la nie !


      • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 6 mai 11:45

        Dans la seule ville de São Paulo, en 2015, la police militaire a tué 412 personnes (chiffre officiel).

        Deux articles, plus actualisés (25/4 et 27/4), de deux des meilleurs journalistes d’enquête du Brésil, sur cet assassinat :

        - lien de Ponte jornalismo

        - autre lien

        (les policiers militaires inculpés ont pour noms Douglas Luiz de Paula, Fabio Donizetti Pultz et André Donizeti Camilo)


        • tf1Groupie 6 mai 13:02

          Parce que la violence au Brésil n’est l’apanage que de la police ?

          Sinon, bien vu l’amalgame nauséabond de la part de l’auteur qui nous met une photo d’une manif en France, alors que les deux situations n’ont rien à voir. (est-ce que la fille de la photo est morte ? est-ce que même elle avait des séquelles ?)
          Ou au contraire c’est similaire : de la désinformation en barres !


          • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 6 mai 15:02

            @tf1Groupie Les deux situations n’ont rien à voir en effet : à un détail près qui vous échappe et qui est annoncé dès le titre ! Le sentiment d’impunité de la police. Il est total au Brésil ; Il vient de monter très haut en France avec les violences dont elle est l’auteur envers les manifestants de Nuit debout. Mais on va être clairs : vous pouvez estimer que la police française est dans son rôle dans ce qu’elle fait actuellement. Moi, je pense exactement le contraire. Si on est sur ces positions irréconciliables, ce n’est pas ici que l’on va en discuter. Il n’y a qu’à aller sur les sites qui défendent l’une et l’autre position. Chacun se fera une opinion. En résumé : j’assume le rapport que je vois entre les deux situations à partir de ce que j’ai posé plus haut. Rapport qui n’est pas d’identité : la police française n’est pas la Police Militaire brésilienne. Tout lecteur honnête aura compris que c’est ce qui est dit dans ce que j’ai mis en ligne. L’axe de ces lignes c’est : quand une police s’arroge l’impunité de matraquer, gazer, etc. des manifestants pacifiques qu’elle assimile à des casseurs, quand l’exercice de la liberté d’expression expose aux risques que je viens d’évoquer, il peut être intéressant de voir ce que cela donne quand on radicalise la permissivité accordée à ladite police. Par analogie, avec ses limites mais aussi ses éclairages, le Brésil aide à penser la France. Sans aucun amalgame, ce mot fétiche qui ne dit rien d’argumenté !


          • tf1Groupie 6 mai 15:28

            @antoine (Montpellier)

            Parce qu’il y a impunité de la police en France ?
            Tu es complètement bouffé par l’impunité des Besancenot, Poutou et autres abrutis qui cautionnent la violence en faisant du spectacle avec des photos sorties de leur contexte !

            Et qu’est-ce que tu connais du Brésil ? Combien de favellas à Montpellier ??
            Sérieusement tu as délaissé les cours de geographie pour te plaindre de la violence fasciste des profs aux ordres ?

            Tu n’es qu’un petit bourgeois révolutionnaire qui croit connaitre le monde juste en lisant des tracts.

            L’impunité des casseurs et des petits branleurs qui bloquent les lycées en déni total de démocratie tu n’as pas encore vu ? Tu en parleras quand tu auras grandi ?
            Sors de ta petite bourgeoisie montpellièraine...

            Amalgame : mélange entre deux situations qui n’ont rien à voir ; la police militaire comparée à des CRS qui encadrent une manif.
            Tu n’as même pas un dictionnaire ?


          • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 6 mai 15:41

            @tf1Groupie Allez, allez, on reprend son sang froid, hein ? Sinon ce n’est pas bon pour les artères ni pour l’argumentation. Là où tu dis n’importe quoi, au sens exact de l’expression, c’est que tu ne sais rien de moi, ni mon âge, ni ma connaissance directe ou pas du Brésil et spécialement de l’Amérique Latine, etc. Tu pars en vrille là-dessus, en toute gratuité et, du coup, tout est bancal dans ce que tu dis. Mais je ne te convaincrai pas de sortir de tes commentaires primaires et tes stéréotypes. Tu lâches du gros sel dans du vent. J’imagine que cela te soulage et du coup c’est bien, continue. Sauf que moi j’ai d’autres chats à fouetter, tu m’excuseras (plutôt ce n’est pas la peine). Juste ceci : je sais ce que je vois de la police directement ici à Montpellier. Je croise aussi beaucoup d’informations sur ce qui se passe ailleurs et donc j’ai un point de vue : et il n’est pas plus con que le tien pour autant que tu arrives à l’extraire du fatras d’injures que tu crois être des arguments et de l’analyse... Allez tchao ce n’aura pas été un plaisir de te répondre, je te laisse à tes fantasmes. Mais penses-y, dès que possible entre en politique ! Et commence par lire ce qui est dans mon billet. Elémentaire mon chez Watson...


          • tf1Groupie 6 mai 15:52

            @antoine (Montpellier)

            Ben non, on ne reste pas calme quand on entend ce genre de discours d’adolescent boutonneux.

            Tu fais de la réthorique mais tu ne réponds à AUCUN de mes arguments !!
            « Je ne répondrai pas, car je ne te convaincrai pas ... »

            He bien, n’écris pas non plus d’articles si tu n’es pas apte à débattre !

            Alors combien de favellas à Montpellier, quelle criminalité, comparable selon toi à celle de Rio ?
            Rien à dire sur les casseurs, sur les blocages anti-démocratiques des écoles ????
            Rien à dire sur l’impunité des adolescents et des étudiants ?

            Ah ben non c’est trop compliqué de réfléchir, un monde simpliste c’est pratique.

            C’est tellement facile de cracher sur les flics ... mais s’il bougent on se jette dans les jupes de sa mère NPA pour dire ils sont méchants les policiers, ouiiiiin.


          • tf1Groupie 6 mai 16:15

            Taux d’homicide en France : 1,2 pour 100 000
            Taux d’homicide au Brésil : 21 (29 pour Rio qui abrite 38 favellas.)

            Alors est-ce que l’auteur fait la différence entre la situation au Brésil et son statut d’Européen privilégié ?


          • alinea alinea 6 mai 19:19

            @tf1Groupie
            Tf1, l’auteur soigne son acné ! quelle déception, moi qui le croyais au moins aussi beau que son avatar !! Mais à qui pique-t-til ses analyses ? À son père, à un prof ? Quel vaurien !


          • Alren Alren 6 mai 13:14

            Merci infiniment pour cet article !!!
            Le texte sur les escadrons de la mort et le rôle d’officiers de la France dans ces horreurs m’a ouvert les yeux sur ce que les ennemis des peuples sont près à utiliser pour maintenir les inégalités sociales : le crime. J’en garde précieusement les références.


            • Albert123 6 mai 14:22

              « Clarté à gauche »


              c’est clair que l’histoire de la gauche est jonchée de cadavres,

              un peu de lecture vous permettrait de clarifier ce qu’est la gauche, son complexe de supériorité, son interventionnisme aiguë et son mépris total des peuples qu’elle asservie avec sa moraline à 2 balles, propre aux néo cons US.

              bref ...

              que sait on vraiment de cette femme, de ses liens avec les libéraux brésiliens eux même liés avec les USA . 

              USA qui savent manier les émotions des gens pour mieux destituer un gouvernement qui ne les convient pas .

              USA qui fourguent de la révolution de couleur à tout va.qui plus avec un gouvernement brésilien qui se tourne vers la Russie et la Chine depuis quelque temps.

              npa34, mouvement anticapitaliste de l’héraut qui bosse pour les USA en fait comme tous les pseudo « antifas » vraiment fascistes.

              Mon petit Antoine (de Montpellier ) il va falloir un jour que vous vous posiez la question de savoir pour le compte de quels ordures vous jouez l’idiot utile.




              • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 6 mai 14:53

                @Albert123 Mon grand Albert 123 il va falloir un jour que vous vous appreniez à être clair et surtout à lire ce que vous essayez assez piteusement de commenter. Une fois le texte lu qui rapporte un fait tragique à travers un témoignage, vous pouvez interroger la fiabilité dudit témoignage mais en argumentant ; vous pouvez excuser la Police Militaire, etc. Vous pouvez faire toutes les acrobaties argumentatives que vous voulez mais il faut vous fatiguer un peu : on commente à partir de ce que dit un texte ! Sinon c’est trop facile de blablater, divaguer et in fine insulter. N’est-ce pas mon grand analyste ? Donc quand vous vous serez donné un peu de peine sur le sujet, je vous répondrai. Si vous en restez à ce stade de délabrement argumentatif, je vous laisse y mariner tranquillement.


              • Albert123 6 mai 15:09

                @antoine (Montpellier)


                Pour comprendre cela demande un certain de niveau de culture et une acceptation du réel , en général 2 choses absentes du coté gauche

                et sinon vous n’avez pas une poubelle fasciste à brûler ? elle sont partout vous savez ...

              • alinea alinea 6 mai 15:57

                Moi je n’ai rien à dire sur ce genre de faits dont j’ai entendu dire qu’ils étaient aussi monnaie courante aux États-Unis et là non plus ne concernaient pas le blanc bobo !
                Si tu as contact là-bas, juste : « solidarité ».


                • JMichel (---.---.202.150) 6 mai 16:15

                  Et en France depuis l’Etat d’urgence https://wiki.laquadrature.net/%C3%89tat_urgence/Recensement

                  Policiers ou gendarmes, la SS du XIeme siecle au service de l’oligarchie


                  • tf1Groupie 6 mai 16:55

                    @JMichel

                    Merci pour cette collections des horreurs de l’Etat d’Urgence. Extrait :

                    "14 novembre 2015 Nord

                    • Un arrêté "interdit la vente d’alcool à emporter de 20 h à 8 h, chaque jour« , jusqu’à la fin de l’état d’urgence, pour »ne pas disperser les forces de l’ordre sur des missions liées à la consommation excessive d’alcool" La Voix Du Nord, 25/11 (Archive)
                    • Le décret en question a finalement été abrogé quelques jours plus tard face aux protestations. Dans l’absolu de toute manière il suffisait de faire des réserves d’alcool dans la journée et les abus auraient été plus nombreux. Le décret aurait été contre-productif."

                    Quelle monstruosité  !!!!!!!!!

                    Au fait, qu’est-ce qui est islamophobe : interdire l’alcool ou l’autoriser ?

                    Bon pendant que la police s’échine à pourchasser les nuitdeboutistes elle ne se préoccupe pas d’attraper les fumeurs de joints, et ça c’est plutôt une bonne nouvelle.  smiley


                  • JMichel (---.---.154.255) 6 mai 17:17

                    @tf1Groupie

                    D’autres extraits :

                    "Contrôles et violences policières. Puis visite à la famille d’un jeune contrôlé : porte cassée, violence à l’encontre de la famille, qui "a tenté de porter plainte contre les policiers. Mais a essuyé deux refus, le dimanche d’abord, et encore le lundi.« 

                     »Perquisition dans la maison Baytouna (une association d’aide aux femmes seules en grandes difficultés sociales). "Défonçant toutes les portes et retournant tout sur leur passage, les forces du désordre ont mis à sac ce qui doit être un lieu de repos et d’apaisement« 

                     »Un jeune homme, après une crise d’angoisse chez son ami, se taillade les veines avec un couteau à pain. Son ami ne parvient pas à l’arrêter et appelle les pompiers. La police arrive sur les lieux et l’abat de cinq balles, dont au moins deux dans le thorax.« 

                     »Déploiement impressionnant de gendarmes cagoulés et armés de fusils-mitrailleurs, pour une perquisition administrative. Trois armes de chasse ont été saisies.« 

                     »Lors d’un contrôle routier, le ton monte entre le policier et un riverain, qui témoigne : "Là, je lui réponds que j’ai bien compris que je devais me plier à un contrôle mais qu’il devait utiliser un autre ton pour me parler. Alors que je lui tends mes justificatifs, il me répond qu’il me parle sur le ton qu’il veut et continue à vociférer. Je lui retire alors mes papiers des mains. Et c’est là qu’il fait un pas en arrière, dégaine son arme et me mets en joue."


                  • tf1Groupie 6 mai 17:26

                    @JMichel

                    Et il faut tirer au sort ceux qui ont un rapport avec l’Etat d’UrgenSSe ?

                    Et on t’a déjà expliqué ce qu’ils faisaient les SS ?


                  • JMichel (---.---.137.233) 6 mai 17:35

                    @tf1Groupie
                    « Et on t’a déjà expliqué ce qu’ils faisaient les SS ? »

                    Tu souhaites que mon grand pere Polonais te raconte ?


                  • Anthrax 6 mai 18:45

                    @JMichel

                    Ridicule parallèle que l’article essaye d’ailleurs de susciter.

                  • tf1Groupie 6 mai 16:20

                    Parce que j’adore les idées reçues :
                    Taux d’homicide pour 100 000 habitants :

                    France : 1,2
                    USA : 4,2
                    Cuba:5
                    Guadeloupe : 7
                    Russie 10,2
                    Brésil : 21
                    Venezuela : 45

                    ça évitera peut-être les commentaires surréalistes


                    • alinea alinea 6 mai 17:57

                      @tf1Groupie
                      Proportion en ce qui concerne les « bavures » des flics ? Dit autrement, combien d’assassinats de civils faits par les flics ? j’ai idée qu’on ne trouve pas le même ordre !


                    • sls0 sls0 6 mai 19:09

                      @tf1Groupie
                      Je fais aussi des statistiques et il se trouve que je réside en Amérique latine, la relation avec la mort est différente. Chez moi il y a 23 fois plus d’homicides qu’en France, ici si tu te prends une balle tu finis sur facebook ou youtube.
                      Une année j’ai battu le record, je suis tombé sur 4 homicides, il y en a des spectateurs, des gosses, des jeunes, des vieux, des femmes enceintes,.... Par de problèmes pour s’endormir le soir pour personne.
                      Les chiffres oui, il faut aussi tenir compte de la culture locale.


                    • tf1Groupie 6 mai 20:24

                      @alinea

                      « j’ai idée qu’on ne trouve pas le même ordre ! »
                      Peut-être, mais en attendant que vous ayez trouvé plus d’éléments factuels ça reste un préjugé, voire une condamnation arbitraire.

                      Etre tué par un flic ou un voyou, franchement je ne sais pas ce que préfère.


                    • tf1Groupie 6 mai 20:30

                      @sls0
                      « je réside en Amérique latine, la relation avec la mort est différente [...] Les chiffres oui, il faut aussi tenir compte de la culture locale. »

                      Merci pour ce regard d’un connaisseur, mais l’auteur ne semble pas être conscient de ces différences culturelles.


                    • alinea alinea 6 mai 23:37

                      @tf1Groupie
                      mais c’est hallucinant !!
                      cette femme était homosexuelle, peut-être elle était trafiquante de drogue, peut-être militait-elle dans un parti d’extrême-gauche... en aucun cas, aucun, les flics payés par le contribuable n’ont à agir de la sorte. Et là, on ne parle pas d’excitation au cours de manifestation, de révoltes ou de révolutions !
                      Vous ne pouvez pas vous arrêter à ce qu’on vous dit ? Et vous pouvez trouver normal qu’on tabasse une femme à mort pour... pour,,, pour quoi ?
                      Qu’est-ce que ça vous fait que les flics, assermentés, je suppose aussi là-bas, fassent ce qu’ils veulent alors qu’ils sont, ne le niez pas, plus cons et plus violents que la moyenne !
                      Vous défendez quoi, là ? Si vous ne voulez pas bêler votre indignation avec le commun, passez votre chemin !


                    • sls0 sls0 6 mai 23:54

                      @tf1Groupie
                      Il a pas tord, en ce moment les USA rattrape le temps perdu en Amérique latine, coté déstabilisation de gouvernements il y vont fort. Ca fait souvent des victimes.
                      La bonne démocratie c’est celle qui sert leur intérêts, donc il y a de mauvais démocrates qui risquent de dérouiller.
                      S’il veut faire bouger en France, il doit employer des concepts français.
                      Version latine : On s’en fout. Si on s’en fout pas, on descend les flics.

                      Il y a une très grande liberté de la presse en Amérique latine, elle est aux mains pour la plupart des journaux du SIP, qui travaille avec les USA. Excellent outil pour déstabiliser. Ils ne risquent de relayer cette mort donc pas de manifs. 

                      Je vis aussi dans une ancienne dictature, ça laisse des traces dans l’inconscient collectif et celui des forces de l’ordre.
                      C’est très étudiant une partie de mon milieu, ils veulent faire bouger les choses, ils sont motivés, l’autre partie plus peón (paysan), franchement fataliste et peu au courant de leurs droits. 

                      Avant c’était riche ou pauvre, maintenant il y a une classe moyenne qui se développe. J’ai comme l’impression qu’en Europe c’est l’inverse, certain qu’il est inutile pour les USA de déstabiliser les gouvernements et les peuples sont devenu mous, apathiques comme le peón, sauf que le peón n’a pas fait d’études, il est dans l’ignorance, il a des excuses.

                      Quand je vois celui qui veut réagir ou faire bouger les choses en France comment on le rend inaudible, s’il veut se faire entendre sur agoravox, tout ceux qui aiment avoir un avis lui tombe dessus, le français est prêt pour enfiler sa tenue de peón. C’est pas désagréable les pays où il y a des peóns à condition de ne pas être peón. Celui qui aimait toujours donner son avis au présent, au futur on lui demandera s’il préfère le riz aux haricots ou les haricots au riz, le bonheur de la vie simple quoi.

                      Il y en a qui ont des initiatives ou des idées, il y en a d’autres leur hobby c’est démolir les idées ou initiatives pour le plaisir ou pour exister d’une façon virtuelle sur un forum. Même si les idées ou initiatives me paraissent parfois limites farfelues, j’ai un plus grand respect pour les premiers, pour les seconds, la tenue de peón est en taille unique.

                      D’accord, se révolter pour d’autres qui sont même pas français à un coté désuet. Ca date de plus d’une trentaine d’années, une période où l’on était humain, maintenant c’est je consomme, je vis replié sur moi-même, ça n’a plus lieu d’être.

                      C’est ce coté désuet qui m’a fait quitter l’Europe.


                    • rocla+ rocla+ 6 mai 16:39

                      Moralité :


                      si tu vois des policiers arriver sur toi , surtout ne pas se mettre à courir .

                      • jaja jaja 6 mai 18:02

                        Les témoignages sont légion sur les violences policières qui augmentent plus le mouvement contre la loi travail dure ...

                        Un dossier sur les violences policières :
                        https://www.buzzfeed.com/julesdarmanin/comment-la-violence-policiere-est-devenue-virale

                        ITélé le nez dans son caca sur la supposée violence des manifestants :
                        https://www.facebook.com/jean.fayolle.9

                        Évacuation violente des mal logés à Saint-Denis
                        http://www.revolutionpermanente.fr/Derniere-Minute-Evacuation-violente-de-la-Basilique-de-Saint-Denis

                        Comment on peut perdre un oeil même si on est journaliste :
                        http://www.revolutionpermanente.fr/Derniere-Minute-Evacuation-violente-de-la-Basilique-de-Saint-Denis

                        Une autre vidéo sur les tirs policiers ou comment perdre un oeil en manif :
                        https://www.facebook.com/jean.fayolle.9

                        Les vieux ne sont pas épargnés par les flics :
                        https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1177172845646413&set=a.346583458705360.86685.100000611259689&type=3&theater

                        Des manifestants menottés sont frappés au visage par des CRS
                        http://www.20minutes.fr/societe/1837319-20160501-video-nuitdebout-manifestants-menottes-frappes-visage-crs

                        Violences policières des manifestants témoignent :
                        http://www.anti-k.org/2016/05/05/violences-policieres-des-manifestants-temoignent/#.VyxAc-RR660

                        Résister à la violence du pouvoir :
                        https://npa2009.org/actualite/social-autres/resister-la-strategie-de-violence-du-pouvoir


                        • tf1Groupie 6 mai 20:36

                          @jaja

                          On sait en tout cas qui alimente la haine de la police.

                          NPA = Nique la Police Anculé

                          Jaja ne va surtout pas se poser la question de savoir si ce sont les violences policières ou le nombre de caméra qui augmentent.
                          Les premiers mots qu’il a dit étant bébé n’étaient pas « Maman » ou « Papa » mais « CRS SS », alors on ne va pas lui demander de changer logiciel aujourd’hui.


                        • jaja jaja 6 mai 20:40

                          @tf1Groupie

                          Commentaire d’abruti...que répondre ? smiley


                        • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 6 mai 23:27

                          @jaja Que répondre ? Simplement faire ce que tu fais, mettre à disposition des documents sur les violences policières et leur signification politique ;

                          On peut, dans ce sens, consulter aussi cette page : http://npaherault.blogspot.fr/2016/05/violences-policieres-contre-les.html

                          Ceux qui dégueulent ici des insultes et éludent ce que le billet que j’ai mis, sont imperméables à la discussion raisonnée... Pas la peine de perdre de temps avec eux. Il y a les autres qui, pour éviter ces agressions, lisent et réfléchissent sans intervenir en faisant les rapprochements qui s’imposent entre des situations différentes. Ils/elles sont à cette heure 13 à avoir liké « j’aime ». Cela vaut largement plus que les quelques amuseurs qui sévissent dans ces commentaires. Cela dit, liberté d’expression, y compris celle des âneries, sectarismes, déformations, travestissements des positions des autres... Le défoulement a sa légitimité et chacun-e, peut sauter ces parenthèses de la discussion. C’est d’ailleurs cela qui met en rage (ils l’étaient en fait dès le début) nos gros grognons lourdingues. Ils savent qu’ils ne sont pas lus sauf par quelques agités du bocal comme eux/elles ! Ne perdons pas de temps avec eux/elles. Cette page ne leur est pas destinée : leur intrusion dans les commentaires participe de leur droit de faire ce qu’ils veulent comme notre droit à nous est de les laisser gigoter entre eux dans la mare de leurs délires hallucinés.


                        • jaja jaja 7 mai 00:26

                          @antoine (Montpellier)

                          Excellent site que celui des camarades de l’Hérault ! Tu as bien raison... « liberté d’expression, y compris celle des âneries, sectarismes, déformations, travestissements des positions des autres... » pour nos « gros grognons lourdingues »... smiley


                        • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 7 mai 11:01

                          @jaja Salutations jaja ! On lâche rien !


                        • Xenozoid Xenozoid 6 mai 18:45

                          Antoine are you naife ?


                          • Xenozoid Xenozoid 6 mai 19:15

                            @Xenozoid
                            j’était égaré en anglais,je voulais dire ,êtes vous naif ?


                          • sls0 sls0 6 mai 19:59

                            Je réside en Amérique latine, tout les trois mois j’épluche les chiffres de la délinquance et des homicides.
                            En moyenne 30% des homicides c’est les flics.
                            Si tu veux faire assassiner quelqu’un, un sicario (assassin) ça se trouve à partir de 400€, mais c’est des buses, avec 1000€ on voit avec les flics, c’est eux qui font l’enquête.
                            Le salaire d’un flic de base c’est le même qu’un aide maçon (120-150€), ça permet de survivre comme célibataire, on arrondi les fins de mois.
                            Rouler bourré sans papier 600 pesos (12€)
                            Port d’arme illégal, 1000 pesos.
                            Il y a corrélation entre le QI et la rémunération, c’est pas des lumières, ils compensent parfois par la violence.

                            Si t’es blanc on ne te tire pas dessus sinon c’est les emmerdes qui pleuvent.
                            Pas trois mois que je suis dans le pays, je l’ai testé en réel : La plage, une ambiance qui tourne au vinaigre à une dizaine de m, des coups de feu, beaucoup se sont mis derrière moi, c’était des flics les pistoleros, il ont vu un blanc (moi) et ils se sont calmé coté poudre. Après j’ai eu les explications, on m’a dit t’es blanc t’es intouchable, ils n’auraient pas tiré d’où le réflexe de se mettre derrière toi.

                            Pour porter plainte ça passe par un avocat, bizarre les pauvres ne portent pas plainte.

                            Un autre exemple, je paie des études, une des gamines avait besoin de fournitures spéciales, direction la capitale, au retour je croise el capitan, le chef des flics. 3 jours plus tard il me demande si la fille qui était avec moi c’était un bon coup, 14 ans la gamine et la loi qui est censé appliquer parle de 18 ans. C’est le chef, imaginez les subordonnés. 

                            Difficile de faire un parallèle avec la France.

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