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Accueil du site > Actualités > International > BRICS : un nouveau système en marche

BRICS : un nouveau système en marche

Les pays sous-développés n’existent plus. Cette expression qui désignait globalement les pays du Sud, a été discrètement mise au rencart, emportant avec elle toutes les connotations qu’elle renfermait. Dans les années 80, comme pour récompenser ces pays d’avoir courageusement supporté leur ancienne dénomination et d’avoir résolument choisi le chemin du libéralisme imposé par le FMI, on décida de leur octroyer le terme « en voie de développement ». Leur situation n’avait en rien changé, pour la plupart, mais leur nouveau nom entretenait un certain espoir. Ils restaient toujours dans un tiers-monde déshérité et mal délimité, mais avec une petite lueur d’espoir au bout.

Vingt à trente ans plus tard, au début du 21ème siècle, la situation du monde était devenue beaucoup plus complexe. La dislocation de l’URSS et l’émergence foudroyante de la Chine venaient semer le trouble et brouiller les cartes. Les expressions « sous-développé » et « en voie de développement » n’avaient de signification que dans la mesure où elles étaient opposées au mot « développé ». On pouvait ainsi, sans trop se casser la tête, diviser le monde en deux : les pays développés d’un côté, tous ceux qui ne le sont pas, de l’autre. Les pays développés, c’est l’occident. Après la chute du Mur de Berlin, tous les anciens états de l’Europe de l’Est ont été phagocytés dans le bloc de l’Ouest. Mais où classer la Fédération de Russie et les anciens Etats de l’URSS ? Où pourrait-on placer la Chine que l’on ne peut plus ne pas voir, même avec la meilleure volonté du monde. Comme si cela ne suffisait pas, l’Amérique du Sud vient en rajouter une couche avec un Brésil en plein essor. D’autres encore s’y mettent : l’Inde, le Nigéria, l’Afrique du Sud, les pays arabes, etc. Il faut trouver une désignation plus appropriée pour tous ces pays. On parlera désormais de pays émergeants pour tous ces pays dont les croissances feraient rêver n’importe quel ministre des finances occidental (ou lui donnerait des cauchemars, c’est selon).

Une nouvelle étape semble se profiler à l’horizon. Certains de ces pays émergeants ont eu la bonne idée de se regrouper, d’abord à quatre, puis à cinq, pour tisser des relations économiques au sein d’un ensemble : le BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Progressivement les relations entre ces pays se sont renforcées et ont débordé le cadre strictement économique. La situation géopolitique du monde ne pouvait que les souder un peu plus, ne serait-ce que pour coordonner leurs décisions dans les cas où leurs intérêts se rejoignaient. Avec la crise, cette association de cinq pays représentant 40% de la population mondiale et dont le PIB total avoisine 30% du PIB mondial, s’est avérée être un moyen efficace pour limiter les dégâts.

Un nouveau pas vient d’être franchi lors de leur 5ème sommet qui s’est tenu à Durban les 26 et 27 Mars, par le renforcement de leurs partenariats dans différents secteurs de développement et le lancement d’une idée de banque mondiale complètement indépendante de l’UE et des USA. En attendant cette banque mondiale bis, des mécanismes de transfert (swap) de devises ont pu être mis en place entre les banques centrales de certains des partenaires. Une manière de s’affranchir des devises étrangères pour toutes les transactions entre les signataires. Dans l’ensemble, tout est fait pour créer des mécanismes internes au groupe qui leur permettront de booster leurs économies et leurs investissements. L’Afrique du Sud semble, pour la première fois, être vue concrètement comme une tête de pont pour une participation conjointe des cinq au développement de l’Afrique dans son ensemble, dans une approche plus globale. Il apparait également, à travers les discours des uns et des autres, une volonté d’entente commune au sein des organismes internationaux. Leur objectif affiché et clairement exprimé est de remettre la légalité internationale au sein des relations entre états, pour garantir la souveraineté des peuples. Pour eux, la prospérité mondiale passe par des rapports d’égal à égal entre les nations.

A Durban, c’est un bloc qui s’affirme. Ses membres répètent à l’envie que leur bloc n’est dirigé contre personne et n’a aucune visée hostile. C’est évident dans la mesure où leurs économies respectives sont totalement imbriquées avec les autres économies du monde. Mais à y regarder de plus près, les choses se présentent d’une tout autre manière. En effet, s’émanciper de l’ordre économique mondial, c’est s’émanciper de l’ordre occidental et donc l’affaiblir. Chercher à instaurer des rapports d’égal à égal entre les états, c’est saper toutes les bases hégémoniques de l’occident qui sont le fondement même de son économie. Dans un cas comme dans l’autre, les objectifs du nouveau bloc sont antagonistes des intérêts du bloc occidental. A terme, on risque de voir s’installer une rivalité bloc contre bloc, comme au bon vieux temps de l’URSS. C’est la nature même du bloc occidental qui le veut. Jusqu’ici, l’Occident n’a pu fonctionner que sur la base de ses acquis historiques caractérisée par l’hégémonie pour laquelle le dialogue d’égal à égal n’a pas sa place. Nécessité fait loi, telle a toujours été la règle, et personne ne s’y est jamais opposé. A moins d’un bouleversement modifiant les rapports internationaux, cette vision du monde ne risque pas de changer.

Si les pays du BRICS arrivent à leurs fins, ce sera le début d’une nouvelle ère de bras de fer. D’un côté il y aura ceux pour lesquels nécessité fait loi, et de l’autre les défenseurs de la loi internationale et rien que la loi internationale.

Avic

Réseau International


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33 réactions à cet article    


  • maQiavel machiavel1983 30 mars 2013 15:27

    Pour une fois je suis d’ accord avec schweizer. Ils ne vont pas développer l’ Afrique par altruisme alors que les BRIC sont eux mêmes marqué par une très forte inégalité.


  • Urbain II 29 mars 2013 11:32

    Très bien à un petit détail près : remplacez hégémonie de l’Occident par hégémonie des USA.


    • Rensk Rensk 29 mars 2013 13:06

      Peut-on traduire ton intervention en : Je refuse TOUTE responsabilité ?


    • hopeless 29 mars 2013 22:50
      Oui Urbain, et on peut même remplacer sans risque de se tromper, « hégémonie des US » par « main mise de la mafia financière occidentale ».

      Il ne s’agit donc pas tant du « début d’une nouvelle ère de bras de fer » comme dit Avic, mais plutôt du remplacement d’un système mafieux par un nouveau système construit sur des bases plus saines, partagées et acceptées par tous.

    • nicolas_d nicolas_d 30 mars 2013 00:31

      Ben oui, ce sont des systèmes mafieux. Internationaux. L’argent n’a pas de patrie.
      Les « USA » faut se méfier avant de les accuser, car comme dit Rensk, nous aussi on a notre part de responsabilité. La responsabilité de se soumettre aux mafieux. Alors ne faisons pas trop vite des « américains » les boucs émissaires.
      Tout l’occident est soumis à la propagande d’une seule bande.
      Alors les autres s’unissent pour la combattre.
      Et au bout du compte, une bande voudra toujours dominer le « quartier »... mondial
      Ce n’est qu’une histoire de bande...

      Ils n’ont rien d’autre à faire, ils nous emmerdent...
      Faudrait que la démocratie soit dans nos gènes smiley


    • Inquiet 29 mars 2013 11:59

      L’occident de nouveau obligé de se taper une comm’ de malade pour démontrer qu’on vit mieux en occident que chez ceux d’en face.

      On va rire :)

      • Mr-Asperger 29 mars 2013 13:02

        Tout à fait:Et d’ailleurs vu le chômage aux états unis et en europe on peut d’ailleurs envisager une émigration de cerveaux

        Y’aura plus de problèmes pour rembourser la dettes publique des ex dominants occidentaux.


        • ecolittoral ecolittoral 29 mars 2013 13:56

          « ...dont les croissances feraient rêver n’importe quel ministre des finances occidental. » Vous plaisantez ?

          Passer de 10% à moins de 5% de croissance en Chine, c’est l’équivalant de nos 0,8 devenus 0,3 en France. Les BRICS descendent aussi vite qu’ils sont montés.
          Le Brésil peut être considéré comme un état fédéral et, là aussi les « régions » se concurrencent.
          L’Inde a mangée son pain blanc.
          L’Afrique du sud ne peut pas être un moteur pour le continent africain. Continent que les colons chinois essaient de s’accaparer.
          Quels intérêts communs pour autant d’états aussi différents et divergents ?
          Tenter de rivaliser avec les « occidentaux » ? Rivaliser sur quoi ?
          Ce qu’ils souhaitent, c’est de bonnes places au conseil de sécurité, dans la banque mondial et au FMI. Pour le reste....


          • Avic Avic 29 mars 2013 14:45

            En somme, vous voulez dire que ces pays sont plus mal en point aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a 3 ou 4 ans ? Nous ne voyons pas la même chose.
            D’autre part, pourquoi voir tout partenariat comme une volonté de rivaliser avec les « occidentaux » ? Vous le dites vous-même, « rivaliser sur quoi ? » La tendance de ce 21ème siècle est au regroupements tout azimut pour mieux s’en sortir, à commencer par l’Europe.


          • Rensk Rensk 29 mars 2013 15:40

            Vous semblez ne pas avoir aimé mon intervention... qui lui est plutôt concret sitôt le nombre de signatures atteint... Si vous préférez lire cela par le chemin indirect qu’est le réseau Voltaire... bien vous fasse...
            http://www.voltairenet.org/article177947.html


          • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 29 mars 2013 19:12

            Merci pour cet article sur la coopération entre Etats.

            ** Première remarque, il s’agit d’ Etats souverains, indépendants, qui utilisent leurs droits régaliens comme ils le jugent utile aux intérêts de leurs pays respectifs.

            Chacun a sa Banque Centrale, sa monnaie, qu’il peut dévaluer (le Venezuela a dévalué 3 ou 4 fois du temps de Chavez) pour adapter sa monnaie à son économie, chacun gère son budget, fait ses Lois et gère ses frontières.

            Ils peuvent envoyer promener le FMI et la Banque mondiale, faire comme l’Argentine, qui a décidé en 2002 de ne pas rembourser la totalité de la dette et de se passer des marchés financiers, ou créer une banque commune indépendamment du dollar et des banksters.

            Grande différence avec les pays européens qui ont transféré, par les Traités européens, leurs droits régaliens à Bruxelles, à la BCE, et comme ils sont endettés, au FMI.

            L’intérêt principal qu’il y a à sortir de l’ UE, c’est de récupérer l’indépendance et les droits régaliens, pour pouvoir décider de son avenir, et signer des accords de coopération avec d’autres pays, peut-être avec les Brics, plutôt que des accords transatlantiques avec les USA....

            ** L’autre remarque, c’est que les Brics renouent avec « la Charte de la Havane », dont le principal objectif était de lutter contre le libre échange prôné par les anglo-saxons et d’organiser une coopération pacifique entre Etats.

            46 Etats, dont la plupart des pays des pays d’Amérique latine, d’Asie, la Chine, mais aussi la France, l’Inde, l’Irak, l’Iran etc, ont participé à cette conférence à Cuba, qui s’est terminée en 1948. Sans l’Angleterre et les USA .

            Pour comprendre pourquoi la coopération entre Etats indépendants est supérieure à l’intégration dans des Empires, vidéo de François Asselineau : « La tragédie de l’euro » sur le site de l’UPR.


            • CASS. CASS. 30 mars 2013 18:30

              Bien dit Pilou camomille


            • mortelune mortelune 30 mars 2013 13:04

              N’allons pas polluer la BRICS et restons dans le fumier du nouvel ordre mondial. Nous l’avons voulu (via nos gouvernants depuis 1973) nous l’avons. Youpie ! Vive nous ! On regardera les autres réussir honnêtement ce que nous n’avons pas réussi en trichant. Quand on aura la rage on leur fera la guerre pour leur piquer leurs richesses. C’est comme ça qu’on a toujours fait et comme on est les mêmes véroles que nos ailleux on continuera à le faire.


            • Ricquet Ricquet 30 mars 2013 22:30

              « C’est comme ça qu’on a toujours fait et comme on est les mêmes véroles que nos aïeux on continuera à le faire. »

               smiley
              Oui, mais nos aïeux n’avaient pas la télé pour les rendre apte aux télé-thons.
              Ni les médias pour phagocyter leurs neurones en élections de concombres.
              Ce qui rend l’hypothèse de la perpétuation de l’histoire plus incertaine.
              (les même causes générant les mêmes effets...)
              Nos aïeux avaient un éveil qui leur dictaient la rage lors des bouleversements.

              Aujourd’hui les gouvernants ont l’ascendant sur tout :
              • Des baromètres (avec les sondages, élections, ...) pour mesurer le discrédit.
              • Des médias, pour faire avaler les pilules d’austérité.
              • Les fausses alternatives pour suggérer l’espérance.
              • La connaissance de l’histoire, pour manipuler sans faire de vague.

              Je ne crois pas trop, en une reprise en main du destin des peuples.

              Ps : j’ai vu un excellent film : Cloud Atlas, qui met en superposition les conflits de pouvoirs et le renversement de l’ordre établi.

            • Le Grunge Le Grunge 30 mars 2013 11:34

              je suis assez d’accord avec ce qui vient d’être dit. Par contre je ne partage pas l’idée que ce bloc n’a pas de visée hostile. Pour avoir voyagé dans certain de ces pays, excepté le Brésil, je peux vous garantir que niveau hostilité y a du biscuit. Les société chinoise, Russe et Indienne sont très dure avec leur propre population (quand je dis société, ce ne sont pas que les gouvernement mais aussi les citoyens qui peuples ces pays), je vous laisse imaginer qu’ils ne vont pas prendre de pincette avec nous.


              • maQiavel machiavel1983 30 mars 2013 14:00

                Article inbtéressant !

                Il est évidemment souhaitable que le monde soit multipolaire et de voir émerger d’ autres puissances après 4 siècles d’ hégémonie occidentale. L’ ordre occidental est sur son déclin.
                Ce pendant cette phrase " D’un côté il y aura ceux pour lesquels nécessité fait loi, et de l’autre les défenseurs de la loi internationale et rien que la loi internationale« laisse croire qu’ il y’ a d’ un coté les gentils et de l’ autre les méchants !
                Le fait est que c’ est plus complexe , si l’ ordre occidental est remis en question , l’ ordre capitaliste ne l’ est pas et ceux qui gouvernent ces pays sont aussi les détenteurs du capital et qui par la logique du profit à court terme feront la meme chose que les capitaliste occidentaux , c’ est logique du système !


                • Avic Avic 30 mars 2013 14:28

                  Tout à fait d’accord que les choses sont loin d’être aussi simples. Mais dans l’état actuel des rapports, la division présentée est bien réelle, même si le moteur est commun. Les uns (les occidentaux) n’ont aucune raison de bouleverser l’ordre du monde. Les autres, en revanche, ont besoin de ce bouleversement pour arriver à la prospérité à laquelle ils aspirent. Cela passe par la rupture d’avec les règles antérieures (la loi du plus fort) et le respect des droits y compris les leurs. Qu’y aura -t-il au bout ? On devine que le système tentera de reprendre ses droits, mais on peut espérer que cela se fera avec des règles plus équitables et peut-être moins violentes. On peut rêver ?


                • maQiavel machiavel1983 30 mars 2013 15:24

                  @avic

                  - On peut rêver ?

                  Ce n’est pas vraiment le genre de la maison, je suis le sceptique et le cynique de service. smiley

                  - Mais dans l’état actuel des rapports, la division présentée est bien réelle, même si le moteur est commun.

                  R / Est-ce que cette division BRICS /puissance occidentale existe vraiment ? Les différents pays qui ont font partie ont-ils la même vision ? Quand on met ensemble BRIC, on mélange des pays très différent des uns des autres. Par exemple la différence entre la chine et l’Afrique du sud au niveau du volume des flux économique est évident. L’Afrique du sud est dépendante du bon vouloir des investissements occidentaux et dans ces conditions on est moins rebelle qu’un chinois qui a plus de 2000 milliards de fonds souverain. Plusieurs pays parmi les BRIC sont dépendant du bon vouloir des occidentaux, s’il y’ a clivage c’est plutôt avec la Chine et la Russie.

                  - Cela passe par la rupture d’avec les règles antérieures (la loi du plus fort) et le respect des droits y compris les leurs

                  R / Ca par contre je n’y crois pas du tout. Notre monde a toujours été régit par la force , je ne vois pas pourquoi ça changerait , là-dessus je pense qu’ il ne faut pas être naïf , la Chine par exemple est un empire , il n’ y a qu’ à voir sa relation avec ses voisins ou avec l’ Afrique .


                • Hervé Hum Hervé Hum 30 mars 2013 14:14

                  Pas d’accord sur la fin où vous écrivez

                  Si les pays du BRICS arrivent à leurs fins, ce sera le début d’une nouvelle ère de bras de fer. D’un côté il y aura ceux pour lesquels nécessité fait loi, et de l’autre les défenseurs de la loi internationale et rien que la loi internationale.

                  Si le bras de fer paraît une évidence, il est faux de croire que le BRICS incarne et ne pense que loi internationale. Ils défendent ce cadre que parce qu’ils son pour l’instant plus faible que le bloc occidental. La légalité, le droit est toujours invoqué par le faible parce que le fort fait la loi. Mais si on regarde de plus près, on peut voir que tous les pays du BRICS sont dominés eux aussi par une oligarchie ploutocrate. Simplement, ce qui diffère fondamentalement avec le bloc occidental dominé par les USA, c’est leur attachement à l’identité nationale. Alors qu’en occident, les ploutocrates s’en moquent depuis longtemps, dans les pays du BRICS c’est trop nouveau pour abandonner l’idée que le nationalisme est le seul instrument de contrôle des peuples. De ce point de vue, les pays du BRICS ont raison, le nationalisme est le seul instrument de manipulation et de contrôle des peuples, l’abandonner c’est couper la branche sur laquelle être assis.

                  Maintenant, instaurer une monnaie parallèle pour contrer l’hégémonie du dollar sur lequel est adossé l’Euro et lu sert de canne, aurait pour conséquence première de signer la fin du dollar. Mais ce faisant, ces mêmes pays du BRICS et particulièrement leurs ploutocrates, devront alors faire le deuil de leur créance en dollar ! Parce que jamais les USA ne vendrons leur pays pour rembourser leur dette afin de sauver une monnaie qui aurait vécu. Autrement dit, on ne sauve pas un cadavre !

                  Faire tourner la planche à billet avait pour but, pour la ploutocratie US, d’acheter les dirigeants des pays du BRICS afin d’imposer une dictature mondiale, une ploutocratie mondiale.

                  La seule question est de savoir si la roue tourne et donc si les jeux sont fait. S’il en est ainsi et que les pays du BRICS mettent en place leur monnaie ou dollar bis, alors on peut s’attendre à une action militaire imminente en Iran... Qui de mon point de vue servira de point de basculement géopolitique.


                  • Avic Avic 30 mars 2013 14:47

                    Il est vrai que la partie que vous soulignez semble vouloir mettre dos à dos les bons et les méchants. Ce n’est pas le sens du texte. On sait très bien ce qui anime les uns et les autres.Je ne fais que constater que les BRICS font tout pour réinstaurer la légalité internationale. Je ne m’étends pas sur les raisons de cette position, mais vous avez en avez donné une à laquelle je souscris : le droit est toujours invoqué par le faible. Il y en a d’autres.
                    Vous parlez de la guerre possible avec l’Iran. Le bras de fer pourrait effectivement en passer par là, mais espérons que non.


                  • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 30 mars 2013 18:37

                    Une banque commune ne signifie pas une monnaie commune, mais plutôt le résultat des trocs que ces pays effectuent déjà entre eux.

                    L’Iran possède déjà depuis 2008 une bourse, où elle vend son pétrole en monnaie iranienne, c’est même pour cette raison que l’ Iran est dans le collimateur des USA...


                  • Hervé Hum Hervé Hum 30 mars 2013 19:49

                    Vous avez raison Pilou. Toutefois, reste posé la question du monopole du dollar dans les échanges du commerce mondial, principalement du pétrole !


                  • bluebeer bluebeer 30 mars 2013 14:42

                    Bonjour,

                    merci pour l’article.

                    Le BRICS se structure, et ce n’est certainement pas un hasard dans le contexte actuel, comme une force capable de s’opposer au bloc occidental et à ses alliés résiduels (comme la Turquie ou les pays du Golfe, par exemple). Derrière la respectabilité des accords économiques, diplomatiques et de collaboration mutuelle, il y a évidemment une énorme menace pour les USA et l’Europe de se voir dégradés au statut d’économies déclinantes voire même moribondes. Or le problème est que l’occident, et en particulier le tandem USA-UK, est complètement infiltré, mérulé par le pouvoir des multinationales et des places financières qui nous ont imposé le libéralisme économique comme modèle de société, et en réalité, comme outil de mainmise d’une oligarchie sur les biens de ce monde, sur le futur de la planète.

                    Clairement, les pays des BRICS sont au fait de cette situation, et leur accord économique n’est pas tant une petite déclaration de guerre à un ensemble de nations qu’à un ensemble de corporations qui dictent leur loi à l’ensemble du monde. Le paradoxe est que les BRICS sont eux-même en partenariat étroit avec ces multinationales qui ont investi massivement chez eux. En fait, sans l’apport des BRICS et de la Chine, l’économie occidentale peut s’écrouler massivement et rapidement, que ce soit en raison de défauts d’importation, d’exportation, ou tout simplement, de mouvements concertés de fond et de devises susceptible de couler définitivement notre système bancaire. Malgré les apparences, l’avantage est clairement le leur, car la mondialisation a terriblement affaibli les économies occidentales. Et la puissance armée américaine ne peut plus être évoquée pour retourner la situation. Les USA sont exsangues, des aventures militaires d’envergure ne sauraient plus être entreprises avec l’assentiment du peuple américain, sauf nouvelle provocation extérieure. Et trois des cinq BRICS possèdent l’arme atomique. Bref, l’empire se délite. Et ce d’autant plus que les BRICS séduisent d’autres puissants partenaires potentiels, comme l’Iran et l’Indonésie, les pays d’Amérique Latine, au potentiel fabuleux. Bref, la partie est mal engagée pour l’occident, et sans doute le coup du 11 septembre doit-il se comprendre comme un rouage dans une mécanique stratégique à long-terme, à savoir, comment empêcher le reste du monde d’entrer en compétition avec la nation dominante, c’est-à-dire l’oligarchie financière et industrielle qui la parasite ?

                    L’apparition d’un puissant bloc concurrent est certainement une bonne chose pour notre démocratie dans la mesure où la réapparition d’un camp « adverse » va bouleverser les dogmes de nos démocraties libérales et freiner cette insensée mondialisation économique qui détruit nos sociétés. Mais il faut s’inquiéter du pouvoir occulte des géants de la finance et de l’économie privée. Face à un ennemi puissant, ils vont devoir choisir entre la guerre ouverte et la collaboration. Et dans chaque cas, leur intérêt est opposé au nôtre, à nous, la population.

                    Les théoriciens et tacticiens des BRICS connaissent leurs adversaires réels. Eux-même sont probablement prêts à négocier plutôt qu’à guerroyer, donc nous ne pouvons probablement pas compter sur eux pour nous « libérer » du libéralisme sauvage de ces dernières décennies. Mais leur apparition va peut-être freiner les ambitions démesurées de nos maîtres occultes et les obliger à nous rendre une partie du contrôle sur nos sociétés, à nous rendre les moyens de la solidarité.

                    Enfin, les BRICS sont une association improbable de partenaires gigantesques répartis sur quatre continents. Leurs intérêts les pousse à s’allier et à s’entendre aujourd’hui, mais jusqu’à quand cela durera-t-il ? Les occidentaux travaillent probablement déjà à les disjoindre. Nous entrons dans une nouvelle guerre froide, peut-être tiède. Espérons qu’elle ne se mette pas à flamber.


                    • Hervé Hum Hervé Hum 30 mars 2013 19:58

                      C’est toujours l’erreur de croire que le nationalisme menace les ploutocrates, alors même que c’est le nationalisme qui les maintiens en vie. Et ceci n’est pas un paradoxe mais une incompréhension.


                    • bluebeer bluebeer 30 mars 2013 22:54

                      Il est clair que les BRICS ne se dressent pas au nom d’un idéal démocratique. Non pas que nous ayons de si grande leçon de démocratie à leur donner, mais leur histoire montre la nécessité de s’appuyer sur des pouvoirs forts pour insuffler une synergie à des populations dispersées sur des territoires de la taille de continents et divisés en une mosaïque d’ethnies, de langues et de religions. Quoi qu’il en soit, il ne s’unissent pas par idéal mais par nécessité, celle de s’opposer à l’hégémonie occidentale et états-unienne.

                      Eux-même disposent évidemment de leurs propres oligarchies, mais celles-ci ne sont pas (ou sont moins) libres de s’allier à celle du camp occidental. Plus vraisemblablement, ces oligarques ont compris que subir la pax americana reviendra à en faire des oligarques de seconde zone, et que pour eux, la partie de monopoly sera alors définitivement perdue.

                      Les occidentaux ont humilié les BRICS par le passé, sans exception. Ceci explique sans doute en partie le nationalisme actuel, fait de revanche et de fierté,ainsi que la facilité avec laquelle ces nations s’accordent aujourd’hui pour défaire un ennemi commun.

                      Je ne sais pas si nationalisme et ploutocratie sont antagonistes ou complémentaires, je suppose que cela dépend de l’exacte teneur que l’on veut donner à ces mots. En l’occurrence, cependant, les états-nation ne font pas l’affaire des société multinationales, puisqu’ils prétendent ne pas céder leurs prérogatives et se soumettre tout de go aux intérêts privés des banques et des entreprises. Il est un fait que les divisions nationales sont une arme potentiellement très puissante pour les multinationales, qui peuvent d’une part se soustraire aux lois locales et jouer sur les rivalités d’autre part. Dans les faits, les nations ne les gênent que lorsqu’elles les empêchent de conquérir des monopoles économiques, c’est à dire, le pouvoir absolu. Et tant qu’à présent, les gouvernements occidentaux se sont montré remarquablement conciliants, pour ne pas dire dociles, lorsqu’il s’agissait de défendre ces intérêts privés. Le seul problème des puissances financières et industrielles, c’est d’obtenir carte blanche pour effectuer leurs manoeuvres et manipulations. Tant qu’ils ont le champs libre, ce que sont, font, prétendent être ou faire les nations ne les intéresse en rien.


                    • Avic Avic 30 mars 2013 23:45

                      Je crois que vous avez touché une des raisons principales qui dynamise les BRICS :« les occidentaux ont humilié les BRICS par le passé ». Chacun a son tour a subi la loi de l’occident et aujourd’hui ils voient dans leur union le moyen de d’affranchir plus rapidement de ce dictat. Certains y voient un désir de revanche quand ce n’est, pour le moment, qu’un désir de s’affranchir et d’établir d’autres règles différentes de celles qu’ils ont subies jusqu’ici.
                      Ce qu’il y a d’intéressant à noter, c’est que, face à cette recherche de règles d’équité et de respect mutuel, l’occident freine des quatre fers tout en clamant haut et fort le respect de ces règles et prétend même les détenir et les défendre.


                    • Hervé Hum Hervé Hum 31 mars 2013 10:28

                      Bonjour Bluebeer

                      "Le seul problème des puissances financières et industrielles, c’est d’obtenir carte blanche pour effectuer leurs manoeuvres et manipulations. Tant qu’ils ont le champs libre, ce que sont, font, prétendent être ou faire les nations ne les intéresse en rien."

                      C’est la quadrature du cercle pour les ploutocrates et leurs multinationales, comment s’affranchir des frontières pour le commerce tout en maintenant, renforçant l’idéal nationaliste des peuples ? Le 11/09 peut être vu comme une réponse en ne localisant plus un ennemi géographiquement comme une nation, mais en le faisant être partout comme le terroriste. L’ennemi invisible, mais très actif suivant les nécessités !

                      Les multinationales prospèrent sur la concurrence entre les peuples qui divise les citoyens et permet leur manipulation en leur faisant croire en leur propre nécéssité. Que demain il n’y ai plus de concurrence entre les citoyens des pays et s’en est fini des multinationales et des ploutocrates.

                      Donc, croire que la mondialisation détruit la démocratie, la diversité et les peuples est une contre vérité, elle les renforces et les sécurises. Le hic, c’est que la mondialisation que nous vivons se fait avec la pré-existence et persistance des frontières et nationalisme, il est donc impossible pour la plupart des gens de voir et comprendre les conséquences intrinsèques de la fin réelle des frontières. Même la plupart des responsables politiques et financier ne s’en rendent pas compte pour les mêmes raisons évoqués ici. Ils pensent pouvoir accroître leur pouvoir de contrôle et de manipulation alors qu’ils signent là leur arrêt de mort.


                    • bluebeer bluebeer 31 mars 2013 14:03

                      Bonjour HH,

                      La mondialisation telle que nous la connaissons est une stratégie reprise par quelques think tanks avec une simple visée économique : conquérir des marchés de plus en plus vastes, permettre aux entités industrielles et financière de se développer encore plus pour obtenir au bout du compte quelque chose qui ressemblerait à des monopoles, un contrôle du début à la fin de la chaîne de production et l’exclusivité du commerce de diverses ressources, aussi essentielles soient-elles. C’est véritablement une partie de monopoly, où au bout du compte il n’y aura qu’un vainqueur, la « World Company » de monsieur Sylvestre.

                      Dans leur stratégie de conquête, ils utilisent bien évidemment l’opposition entre peuples et nationalités, qu’il s’agisse de délocaliser massivement des emplois (et pratiquer par la même occasion la stratégie du choc) ou de fomenter des guerres à visée économique (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie et toutes celles qu’on ne connaît pas ou moins). Mais si les peuples et les frontières venaient à disparaître d’un coup de baguette magique, ça ne leur donnerait à mon sens qu’un champs libre pour faire ce qu’ils font le mieux, s’acoquiner avec les pouvoirs en place et imposer leur loi de la jungle au détriment de l’intérêt de tous. Il n’y aurait même plus les îlots de résistance que sont les BRICS aujourd’hui.

                      Il est clair que le progrès technologique, qui révolutionne la facilité de déplacement et de communication, va progressivement effacer les frontières géographiques et culturelles entre les hommes. Mais pour l’instant, nous restons fondamentalement des primates avec des réflexes sociaux à petite échelle, conçus pour évoluer dans des communautés restreintes avec des liens hiérarchiques structurés. Et dans ces sociétés (qui sont, notez le, à l’inverse de ce que propose l’American way of life), on continue de s’agglutiner autour d’un groupe auquel on s’identifie, et d’y suivre des leaders. C’est notre malheur, en quelque sorte, que d’être des animaux émotionnels plutôt que rationnels. C’est la raison pour laquelle je pense que les groupes, les ethnies, les nations ne disparaîtront jamais tout à fait : parce que nous restons fondamentalement tribaux (comment expliquer le succès des sports de masse, sinon). Mais pour l’instant, cet « archaïsme » implanté dans nos gènes pourrait nous aider à résister à l’invasion des barbares en col blanc et costume armani.


                    • Avic Avic 31 mars 2013 14:56

                      @ Bluebeer.

                      ’’ C’est notre malheur, en quelque sorte, que d’être des animaux émotionnels plutôt que rationnels. C’est la raison pour laquelle je pense que les groupes, les ethnies, les nations ne disparaîtront jamais tout à fait : parce que nous restons fondamentalement tribaux.’’.

                      O combien vous avez raison.
                      Certains ayant tout à fait conscience de cela, l’utilisent pour arriver à leurs fins. C’est imparable.
                      Tout leur génie est de nous accompagner dans ce que nous sommes. « Il faut pousser du côté qu’il veut tomber », aurait dit Pagnol.


                    • ddacoudre ddacoudre 31 mars 2013 00:44

                      bonjour avic

                      un bon résumé, mais je ne partage pas le même optimisme sur le futur, nous allons avoir en fait deux marchés capitalistes qui vont s’affronter pour les ressources ;
                      or le capitalisme conduit tôt ou tard aux même fin.http://ddacoudre.over-blog.com/pages/le-capitalometre-8441227.html http://ddacoudre.over-blog.com/article-le-joule-pour-corriger-le-libertarianisme-qui-cache-des-seigneuries-entrepreneuriales-114768419.html

                      cordialement.


                      • Avic Avic 31 mars 2013 01:40

                        Bonjour ddacoudre

                        Il est vrai que je suis optimiste. Je suis conscient comme vous que nous allons peut-être vers l’affrontement de deux grands pôles qui seront des sous-systèmes d’un même système. Mais j’ai aussi l’impression que plus le monde sera régi par des règles humainement supportables, plus l’humain sera centré au sein du système. Ce sera long, mais je crois que c’est possible.


                      • Jean-Louis CHARPAL 31 mars 2013 11:46

                        Je suis en total désaccord avec cette analyse !

                        Les affirmations successives qu’il recèle m’apparaissent comme des vérités «  Canada Dry  ».

                        Elles ont l’apparence de la pertinence et de l’exactitude, mais sont tout à fait erronnées.

                        Il ne faut pas dire, « il n’ y plus de pays sous développés », mais « il n’ y a plus de pays développés ».

                        Les pays soi disant « émergeants », à quoi émergent -ils ?

                        A la saloperie ultra libérale !

                        Ca leut fait une belle jambe aux peuples !

                        Tant que le logiciel de partage des richesses sera le même partout c’est une immense machine à tout tirer vers le bas que nous encourageons.

                        Exemple : l’ Inde.

                        Elle compte 260 millions d’enfants de moins de 14 ans. 118 millions vivent dans la pauvreté, 163 millions n’ont pas accès à l’eau potable, 49 millions de 6 à 11 ans sont illéttrés. Il y a 1 instititeur pour 61 élèves.

                        47,8% d’indiens sont analphabètes dont 62,9 % de femmes. Les « enfants esclaves » sont très nombreux.

                        La Chine.

                        Si je tape dans mon moteur de recherche « Chine inégalités et pauvreté », voici quelques titres : « Les inégalités se creusent terriblement », « Inégalités croissantes en Chine », « Inégalités sociales en Chine : de l’alerte orange à l’alerte rouge ».

                        Les experts ne sont pas touts d’accord, mais le nombre de chinois en dessous du seuil de pauvreté se comptent en centaines de millions ( entre 400 et 600 millions). Les inégalités ont augmenté de 50 % en 25 ans, la Chine est au 90è rang du classement de l’égalité des revenus et 70è rang pour le revenu par habitant.

                        Les chinois qui meurent chaque année d’une pollution industrielle démentielle se comptent en millions.

                        Conclusion :

                        1° Se mettent le doigt dans l’oeil jusq’au coude ceux qui croient que le modèle mondialisé de partage des richesses du pâté d’alouette ( une alouette pour 99% et un cheval pour 1%) va faire « émerger » un pays quelconque.

                        Aux USA : 47 millions de pauvres, en Allemagne : 12 millions , en france : 8 millions etc ...

                        2° Cette histoire de « BRICS » , en l’état actuel, est un miroir aux alouettes, c’est bien le cas de le dire ! 

                        Elle ne vise qu’ à permettre à certains pays d’être plus preformants que d’autres dans une guerre économique entre les hommes acceptée telle qu’elle est. C’est à dire à avoir une pseudo élité plus riche et plus corrompue, plus de milliardaires, toujours plus riches. Mais en même temps des pauvres toujours plus pauvres.

                        3° Les vrais pays émergeants sont ceux qui disent un grand « M ... » au système ultra libéral.

                        La Malaisie (en 1995) , l’Argentine, le Venezuela, l’Uruguay, l’ Equateur, la Bolivie, l’Islande.

                        4° Il faur supprimer le FMI et l’OMC et traduire devant un Tribunal Pénal International tous leurs dirigeants, selon l’imprescribilité, car ils ont commis un crime contre l’ Humanité ( thème trop long à développer ici ).

                        5°Il faut foutre en l’air l’ultra libéralisme, la sauvagerie économique et la barbarie financière mondialisées.

                        Il ne s’agit pas de créer des milliardaires élevés en batterie et hors sol, mais de permmettre à tous de manger à sa faim, de boire une eau potable, d’accéder à l’instruction, de se loger et de se soigner correctement.

                        6° Il faut donc créer une vraie Banque Mondiale au service de l’ Humanité sur les ruines fumantes du FMI et autres BRICS à la noix.

                        7° Les médias, les ultras libéraux, les gogos en tout genre appliquent la devise de Machiavel : « Divises et tu règneras ».

                        Il s’agit de faire croire qu’un système qui n’a jamais réussi nulle part, réussira dans d’autres pays présentés comme « exotiques et anti conformistes » alors qu’ils ne rêvent que d’être les premiers de la classe d’un système lamentable et profondément injuste.


                        • baldis30 31 mars 2013 22:54

                          malgré tout on ne peut oublier que la Chine cherche à s’implanter fortement en Afrique que ce soit sur la côte de l’océan indien ou sur la côte de l’océan atlantique ( outre la tentative mafieuse celle-là en Campanie comme l’a dénoncé R. Saviano). 

                          n’oubliions pas que lors de l’a guerre de Lybie les chinois remplacèrent facilement les techniciens étrangers dans l’industrie lybienne ...

                          Donc dans ces cinq nations il y a un canard boiteux , au demeurant le plus peuplé ! et par ailleurs le plus fermé ...........

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