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Accueil du site > Actualités > International > « Bruxelles DC » : le rêve d’une Bruxelles indépendante (...)

« Bruxelles DC » : le rêve d’une Bruxelles indépendante ?

« Bruxelles DC » est un serpent de mer. L’idée, inspirée du nom de la capitale fédérale américaine Washington DC, serait de faire de Bruxelles une cité-État internationale, européenne, entre indépendance propre et gestion directe par l’UE ; une perspective récurrente qui a refait surface depuis le début de la crise actuelle entre Flamands et Wallons. Bruxelles, cette enclave francophone en Flandre, est en effet au coeur de la crise actuelle entre ces deux communautés qu’elle empêche de se séparer facilement. La confier à un tiers, une « identité bruxelloise » ou la mission européenne, semble une idée simple : un scénario possible de sortie de crise, après plus de trois mois sans gouvernement ?

À première vue, l’idée séduit à la fois des Bruxellois et les membres de la communauté expatriée. Les premiers, conscients de la spécificité cosmopolite de leur ville et attachés à son autonomie, espèrent y trouver la possibilité de donner une importance et une prospérité nouvelle à leur ville qui, malgré son positionnement avantageux sur la scène internationale, peine à se développer. Les seconds, partant du principe que Bruxelles est, de fait, une ville internationale, et lassés des incessantes querelles communautaires et autres complexités administratives qui restreignent les possibilités d’aménagement de la capitale, verraient d’un assez bon oeil de pouvoir intervenir directement : « Les batailles entre Flamands et Wallons pour savoir si Bruxelles doit être rattachée à telle ou telle partie nous font bien rigoler. Bruxelles est internationale et doit le rester ! », s’exclame un expatrié français. L’argument fiscal revient également : pour ceux qui viennent y travailler pour quelques années, payer des impôts élevés pour rembourser la dette publique belge ne se fait pas toujours de gaieté de coeur. Parmi les fonctionnaires européens, enfin, on entend des récriminations devant le mauvais état des infrastructures bruxelloises : pour toutes ces raisons, l’idée d’une gestion autonome avec intervention de l’UE, assortie de la création d’un statut privilégié pour les « internationaux », semble tentante.

L’Union européenne absente du débat en cours

De tels propos ne dépassent pas cependant, au sein des institutions européennes, le stade de bruits de couloir : officiellement, la Commission européenne ne veut pas en entendre parler. Pour des raisons bien compréhensibles : elle n’a aucune envie de se retrouver impliquée dans la crise actuelle. « La Commission européenne n’a pas à prendre position sur la formation actuelle d’un gouvernement européen sur toute question hypothétique à cet effet... Donc, non, aucun commentaire ! », précise Valérie Rampi, porte-parole de la DG Administration, en charge des questions d’aménagement.


Il y a d’autres raisons à cela : l’Union européenne n’a pas vocation à gérer une ville - la seule qu’elle ait gérée jusqu’à aujourd’hui était Mostar, en Bosnie-Herzégovine, de 1994 à 1996 et ce fut un demi-échec. « L’Europe a d’autres chats à fouetter que de s’occuper de problèmes de parking de nuit ! », résume R. Aernoudt, ancien fonctionnaire européen et haut fonctionnaire flamand récemment licencié. Elle n’a sans doute pas davantage envie de devoir gérer une ville comptant 20 % de chômeurs et des populations musulmanes à demi ghettoïsées - l’exemple de Washington DC est à cet égard un sinistre précédent : la ville est divisée en quartiers très riches de fonctionnaires fédéraux « en apesanteur » et quartiers déshérités occupés par des populations afro-américaines. Fait unique aux Etats-Unis, la ville est administrée directement par le Congrès, mais n’a pas le droit d’y élire des représentants...


Mais, surtout, il semblerait que la principale raison expliquant le silence des institutions européennes sur la question soit l’absence de prise de conscience de la gravité de la situation belge. Pour Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles du journal Libération et observateur au long cours des affaires européennes, «  ce qui est très bizarre, actuellement, c’est le manque de réactions, quelles qu’elles soient, aux événements belges ; les gens [NDLR : travaillant dans les institutions européennes] regardent, sont hallucinés, mais il n’y a pas véritablement de prise de conscience... Il y a une certaine dénégation, un peu comme ce qui se passe pour les francophones : "Non, ce n’est pas possible, ils vont trouver une solution..." Je ne dirais pas qu’il y a une réflexion sur la question.  »


État des lieux

Pour des raisons à la fois volontaires et involontaires, l’UE ne semble donc pas en mesure d’intervenir dans le débat en cours sur Bruxelles. D’ailleurs, le scénario « Bruxelles DC », bien qu’évoqué ici et là dans la presse, ne figure au programme d’aucun parti politique, bien que ses soutiens soient surtout flamands. Politiquement, le seul mouvement à avoir effectué des avancées dans le sens d’une revendication spécifiquement bruxelloise est celui esquissé autour du manifeste « Nous existons/Wij bestaan » lancé en décembre 2006 par plusieurs associations bruxelloises (et qui n’est pas un appel à l’indépendance, mais à davantage de poids politique dans le débat entre Flamands et Wallons). D’ailleurs, son rédacteur principal, Philippe Van Parijs (professeur à l’université catholique de Louvain), est l’un des rares à oser anticiper aujourd’hui des scénarios pour Bruxelles en cas de scission du pays... On y reviendra.


En attendant, le débat sur la ville fait rage. Pour donner le ton, citons Bart de Wever, président de la N-VA, un petit parti indépendantiste flamand allié au parti vainqueur des dernières élections, le CD&V : « Bruxelles est une fenêtre de la Flandre sur le monde. L’enfant de la Belgique. La seule partie de la Flandre où on a réussi à imposer l’identité belge à la population. Il y a dix ans, la Belgique avait son équipe de foot, la monarchie, Bruxelles, le franc belge. Aujourd’hui, il ne reste que Bruxelles. C’est le dernier obstacle. » (Interview au Soir du 13/09/2007).


Un discours aussi tranché est récent, en Belgique, à de tels niveaux de responsabilité ; d’ordinaire, les hommes politiques négociant la formation du gouvernement fédéral parvenaient au moins à produire un discours... fédéral. C’est le noeud du problème actuel, au grand désespoir de R. Aernoudt : «  il faut d’abord que les gens qui arrivent à Val Duchesse (NDLR  : le château où se tiennent les négociations entre partis) y arrivent avec un agenda fédéral, pas des revendications locales... Il nous faut des hommes d’État ! »


Ambitions flamandes sur Bruxelles

Tous les partis ne tiennent pas des positions aussi dures, mais la N-VA détient une position-clé dans la mesure où le CD&V, le parti démocrate-chrétien qui a gagné les élections en Flandre, n’a pu le faire qu’en s’associant avec elle. Quelle est sa position sur Bruxelles ? Pour M. Jan Jambon, parlementaire fédéral du parti et échevin à Braschaat (près d’Anvers), « Bruxelles est presque une région à part entière, ce sont les Bruxellois qui doivent décider eux-mêmes ce qu’ils veulent. » Y compris former une entité indépendante ? « Peut-être que les Bruxellois feront le choix de faire une région à part entière, mais je pense qu’aucun des problèmes qui se posent à eux aujourd’hui et dans le futur ne pourra être résolu par ce biais-là. » D’après lui, la concurrence fiscale entre une Bruxelles indépendante ou part d’un ensemble Wallonie-Bruxelles et une Flandre indépendante serait préjudiciable à la ville, et une intervention financière de l’UE susciterait les convoitises d’autres capitales prétendantes au titre de capitale de l’UE (Bonn en tout premier lieu). La solution ? «  J’espère que Bruxelles va choisir la Flandre.[...] Je me doute qu’un Bruxelles indépendant, Europe DC ou autre, serait le choix émotionnel principal des Bruxellois, mais j’espère qu’ils feront leur choix de manière rationnelle et qu’on pourra avoir un lien entre la Flandre et Bruxelles. Les francophones vont garder tous leurs droits, il n’y a aucun problème. Dans un pays qui compte 6,5 millions d’habitants, 500 000 francophones, je ne vois pas le problème. »


Sauf que dans la mesure où les revendications indépendantistes flamandes se sont beaucoup structurées autour de la langue, un tel arrangement parviendrait-il à apaiser les rancoeurs ? On en doute, quand on voit que le Vlaams Belang, le parti d’extrême droite flamand (près de 30 % des voix en Flandre), considère les Bruxellois francophones comme des « Flamands francisés »...


La position du CD&V, le parti qui mène actuellement les négociations pour former le gouvernement, est plus souple. Ainsi, pour M. Luc Van den Brande, ancien ministre-président de la Flandre et actuel sénateur communautaire, bien qu’il ne soit pas question d’entendre parler de « condominium » (cogestion wallonne et flamande) pour Bruxelles, il faut privilégier une « approche confédérale » du dossier, avec un projet « multiniveaux ». Dans le cadre d’une Belgique fondée sur deux états « fédérés de base », la Flandre et la Wallonie, il faudrait tenir compte de la spécificité bruxelloise, du fait que la ville est la capitale de la Flandre et de la Belgique ainsi que de son rôle européen. Il parle ainsi de « Partenariat Public-Public » : privilégier une coresponsabilité des quatre niveaux de gestion, bruxellois, flamand, fédéral et européen dans la gestion de la ville, en se concentrant sur les missions et non sur les frontières. Par exemple, « il y a les dix-neuf communes, mais on peut voir qu’il y a plus ou moins quarante noyaux de communautés de base où les Bruxellois vivent et sont concernés aussi bien par l’environnement que par l’aménagement du territoire, et doivent donc pouvoir être responsables de ces domaines-là. ».


Priorité aux projets publics, donc... mais dans le cadre d’une « approche confédérale » construite sur « deux états fédérés de base » : bien que l’objectif de renforcer les compétences régionales soit présent, il n’est pas pour autant question de considérer Bruxelles comme une région à part entière. La position du CD&V est complexe, car il veut concilier les impératifs gestionnaires (« travaillons dans le sens des interférences multiples et des coresponsabilités, pour tout ce qui se vit et se fait à Bruxelles »), rassurer ses interlocuteurs politiques (« Il n’est pas question de "mettre la main sur Bruxelles", ce n’est pas du tout ça, pour nous Bruxelles est la fenêtre sur l’Europe et le monde, donc c’est un atout culturel, c’est bien la raison pour laquelle nous avons décidé d’installer notre capitale de la Flandre à Bruxelles, pour montrer que nous voulons être coresponsables »), mais ne rien lâcher sur les questions communautaires susceptibles de fâcher son allié et lui aliéner son électorat le plus sensible aux questions symboliques («  [cette discussion] ne peut pas et ne pourra pas être l’occasion de dire "on va élargir les frontières de Bruxelles"  »)... Il s’agit donc pour le CD&V de continuer le transfert de compétences entre l’Etat fédéral et l’échelon régional tout en maintenant Bruxelles dans sa zone d’influence.


Réponses francophones

Cette position est diamétralement opposée à celle des partis francophones susceptibles de constituer avec lui le gouvernement de droite, le MR (droite libérale) et le CDH (centriste) : ces deux derniers sont partisans d’un renforcement des prérogatives de la Région de Bruxelles-Capitale, passant notamment par la nécessité de lui conférer l’autonomie constitutive (semi-liberté institutionnelle interne) et donc d’en faire une région dotée des mêmes prérogatives que les deux autres. Ils sont d’ailleurs soutenus en ce sens par le parti écologiste flamand Groen !, plus timidement par le parti socialiste flamand SP-A et par tous les autres partis francophones.


De plus, le MR et le CDH sont tous deux partisans, à l’unisson, des partis francophones, d’un rapprochement entre Bruxelles et la Wallonie. Du côté du MR, on parle ainsi « simplification institutionnelle » et « efficacité ». Mme Schepmans, présidente du groupe MR du Parlement de Bruxelles-Capitale et députée à la Communauté française, prône ainsi les « synergies Wallonie-Bruxelles », parlant de fusionner la Commission communautaire française (bruxelloise) et la Communauté française, de « construire un projet francophone pour la ville » et, surtout, d’oeuvrer à rapprocher Bruxelles de sa périphérie par l’intermédiaire du concept de « Communauté Urbaine » : rassembler certaines compétences à leurs échelles pertinentes.


On retrouve sur ce dernier point le concept de « subsidiarité » cher à R. Aernoudt et Luc Van den Brande : segmenter les politiques en fonction de leur pertinence territoriale. On le voit, il y aurait matière à s’entendre sur le plan des projets publics entre Flamands et francophones... Mais les revendications communautaires perturbent trop le débat pour le moment. On le constate, les perspectives d’une autonomie accrue de Bruxelles sont soutenues pour deux raisons différentes : séparer autant que possible Bruxelles de la Wallonie du côté flamand, et renforcer le poids politique de la région pour la protéger des tentations assimilatrices de la Flandre du côté francophone.


Ainsi, le FDF (Front démocratique des francophones, allié au MR), dont le président Olivier Maingain disait dès 2004 qu’ « accepter que Bruxelles soit sans lien avec la Wallonie marquerait le début du confédéralisme, voire du séparatisme », vient de lancer un « appel à l’unité des francophones ». On retrouve cette volonté d’unité chez Marie Arena, ministre-présidente PS de la Communauté française de Belgique  : « face aux tensions qui minent aujourd’hui le niveau fédéral, Wallons et Bruxellois doivent resserrer leurs liens. » De même pour le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, C. Picqué (PS) : considérant que tout projet de ce genre ne ferait qu’encourager les menées séparatistes, il précise qu’ « il n’a jamais été question pour moi de parler d’un district européen comparable à Washington DC ». Face aux ambitions flamandes, donc, les francophones serrent les rangs.


Ambivalences européennes et scénarios bruxellois

Pourtant, cette position de défense n’est pas si bonne que cela. Une unité francophone face à la Flandre est-elle souhaitable ? Pour commencer, parler de « Bruxelles francophone » n’est pas une brillante idée : des dizaines d’autres langues, dont le néerlandais, sont parlées à Bruxelles. Ensuite, cela serait une terrible amputation pour la Flandre que de perdre sa capitale et un tel poumon économique. Bruxelles, enserrée dans des limites trop petites pour elle, aurait encore plus de mal à se développer qu’aujourd’hui, devenant un poids plus qu’autre chose pour la Wallonie qui n’en a vraiment pas besoin... Si l’on en croit les scénarios élaborés par Philippe Van Parijs, l’idée d’une Belgique réduite à un ensemble Wallonie-Bruxelles né d’une sécession unilatérale de la Flandre ne serait guère engageante : «  Bruxelles, dans ce scénario, ne sera plus le coeur bouillonnant d’un pays fondateur de l’Europe, mais le croupion septentrional d’une Belgique rabougrie. Namur, déjà idéalement placée pour la Wallonie seule, sera plus centrale encore pour la Belgique redessinée. [...] Bruxelles ne sera plus désormais qu’un chef-lieu de province d’un État satellite de la France. Au moindre pépin, des voix s’élèveront dans l’Europe entière pour dire qu’il est grand temps de trouver mieux.  » (Interview au Soir, 17 septembre 2007). L’avis des Européens ? D’après J. Quatremer, il va dans le même sens : «  on [les Européens] n’a pas forcément envie d’être rattachés à la Wallonie. Parce que, tant qu’à faire efficace, autant que Bruxelles reste en Flandre, parce que là on a la quasi-certitude que les Flamands mettraient un maximum d’argent dans leur ville pour la récupérer, la faire belle, donneraient un statut privilégié aux Européens pour pouvoir les garder... Alors que les Wallons n’aiment pas Bruxelles, d’ailleurs ils ont mis leur capitale à Namur, c’est la démonstration absolue qu’ils n’en ont rien à faire... Ils en ont à faire aujourd’hui parce qu’on est dans des négociations et parce que ce sont des Bruxellois qui mènent les négociations, en réalité... des hommes politiques qui vivent à Bruxelles, donc il est clair qu’une fois qu’ils auront Bruxelles, ils s’en désintéresseront, ce ne sera pas leur priorité absolue et là il y a un vrai risque, alors que côté Flamand on sait qu’on sera beaucoup mieux traités.  »


Le problème, c’est que dans le cas d’une scission « dure », Bruxelles passerait probablement du côté d’un ensemble Wallonie-Bruxelles. Faut-il craindre dès lors, en cas de difficultés sérieuses, que les institutions européennes, mécontentes, déménagent ? Toujours d’après J. Quatremer, «  Oui, absolument. Au moment où la capitale allemande a déménagé vers Berlin, je dois dire que beaucoup d’Européens étaient assez favorables à un déménagement à Bonn. [...] C’était un bon moyen de pression, et c’est d’ailleurs à ce moment-là que le dialogue a vraiment commencé avec la Région, qui s’est rendu compte qu’il y avait un vrai danger que l’UE fiche le camp, parce qu’on n’est pas attachés ici ad vitam æternam ! »


Un tel scénario n’est souhaité par personne en Belgique. La solution « Bruxelles DC », une Bruxelles indépendante à la fois des Flamands et des Wallons, serait-elle à même de remédier au problème ?


Pour Philippe Van Parijs, «  tout dépendrait du scénario de la séparation »1, car c’est celui-ci qui conditionnera en grande partie les dimensions de la future Bruxelles. Une scission « dure », le scénario Wallonie-Bruxelles décrit précédemment, laisserait Bruxelles emprisonnée dans ses frontières actuelles, avec peut-être quelques communes adjacentes supplémentaires et une situation budgétaire très difficile. Une situation de séparation par « consentement mutuel », en revanche, dans le cadre de laquelle le choix serait laissé aux habitants d’une large périphérie de la ville de rejoindre ou non une Bruxelles autonome, permettrait à la ville de retrouver une assise géographique et fiscale plus conforme à sa taille. La clé sera la question des modalités et, surtout, des zones auxquelles on consentira à accorder l’autodétermination.


Que vaut-il mieux : deux entités mutuellement nuisibles à prétention homogène, ou trois entités formées sur la base d’une volonté de cohabitation et de coopération nouvelle ?


Et les Européens ? L’idée d’une Bruxelles indépendante les intéresse... à condition de ne pas devoir s’en occuper. J. Quatremer ironise : «  le "Bruxelles DC" qui fascine les gens, dès qu’on commence à y réfléchir...[...] C’est de créer ex nihilo une nouvelle capitale européenne, une sorte de Marne-la-Vallée européenne, gérée par les Européens, sans population locale...  » pour préciser ensuite : «  les Européens se disent qu’un jour il faudra bien faire quelque chose pour que Bruxelles soit mieux gérée, mais, et c’est important, ce sentiment a évolué dans le temps depuis que Bruxelles est devenue une Région, en 93 : depuis lors, l’UE a un interlocuteur. En effet, avant, l’Etat fédéral dirigé par les Flamands laissait Bruxelles pourrir sur place et ne s’en occupait pas, aujourd’hui il y a un dialogue possible. La rénovation du quartier européen a été menée main dans la main avec la Région... Il y a donc eu une évolution, le sentiment qu’une gestion au niveau local était dorénavant possible ; la tentation d’un "Bruxelles DC" se fait moins sentir...  »


« Bruxelles DC », le rêve de déménagement des fonctionnaires européens ? Voilà au moins un enseignement que l’on peut retirer de tout cela : Bruxelles restera d’autant plus la capitale de l’UE, avec les richesses, le prestige et les retombées concentriques associés à un tel statut, qu’elle aura les moyens propres d’en accueillir les institutions. De l’importance de penser en projet, donc, avant de penser en frontières... La séparation n’est pas encore décidée, toute perspective fédérale pas encore enterrée, la frontière linguistique non encore fermée. Quelque part, c’est tout l’enjeu européen qui se trouve résumé aujourd’hui en sa capitale.






Les réactions les plus appréciées

  • W. Nepigo (---.---.---.2) 12 octobre 2007 15:43
    W. Nepigo

    ...que vous êtes un peu confus smiley

  • fouadraiden (---.---.---.254) 12 octobre 2007 17:33
    fouadraiden

    c’est assez rare pour être souligné,bravo l’auteur,un français qui s’intéresse de si près à l’ imbroglio belgo-bruxellois ça doit se compter sur les doigts d’une main.rebravo !

    d’où je suis,Bruxelles-centre, je parie que presque personne ne sait de quoi on parle ici.

    Tall a raison d’insister sur la fracture plutôt que sur la pauvreté .le PIB ici approche les 50 000 euros alors que dans certaines communes bruxelloises plus de 10% des gens vivent avec des revenus de remplacement sans compter le taux de chomage qui frappe de plein fouet les « allochtones ».........c’est la façon qu’on a ici de parler des populations marocaines ,turques et autres,bref les musulmans à « demi ghettoises » comme le soulignait un de vos personnages koi.

    un jour ,dans un débat politique un francophone a tenu a rappeler à son interlocuteur flamand que celui-ci était minoritaire à Bruxelles, à quoi le flamand s’empressa de répondre :certes,mais nous sommes tout de même chez nous à Bruxelles..........


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92 réactions à cet article

  • TALL (---.---.---.159) 12 octobre 2007 12:21

    Votre article, c’est du bon boulot de journalisme puisque vous avez honnêtement relevé les avis contradictoires des uns et des autres. Mais de nombreux intervenants, tant flamands que francophones mentent sur un point-clé : Bxl a largement les moyens financiers de son autonomie. Son PIB /hab est quasi double de celui de la Flandre et triple de la Wallonie. Mais la fiscalité belge est organisée de telle manière que ce sont les Flamands et Wallons qui en profitent le plus, et de loin.

    Ainsi en cas de scission, si Bxl devient une ville-état autonome ( dirigée par un gouvernement bxlois ) et associée à l’UE en tant que capitale ( selon un contrat à mettre au point ), il n’y a plus de problème.

    Car la fiscalité a comme source de base le PIB /hab, et les Bxlois pourront organiser alors leur propre fiscalité qui sera plus compétittive que celles de la Flandre et de la Wallonie. Résultat : Bxl sera encore encore plus attractive pour les entreprises. C’est un cercle vertueux.

    Ensuite, en ce qui concerne le chômage bxlois, il exprime l’importance de la fracture sociale et non la pauvreté de Bxl. Et cette richesse permettra justement de mieux adapter l’enseignement, la formation et la sécurité sociale à Bxl qui sont tout-à-fait spécifiques à cause de son multi-culturalisme.

    En fait, l’essentiel des emmmerdes de Bxl vient du fait qu’elle est dans les mains de la Belgique dominée par 90% de non-Bxlois et qui ne s’entendent pas entre eux. On peut dire sans excès que Bxl est la grosse dinde de la farce belge.

    Enfin, pour s’en sortir, il faudra sans doute créer un parti purement bxlois, ce qui n’existe pas actuellement. Car les partis francophones n’ont pas 20% de Bxlois en leur sein, et les partis flamands à peine 2%.

    La chance des Bxlois, c’est que les Flamands sont les + forts politiquement et économiquement. Et comme ils ne flamandiseront jamais Bxl, ils sont déjà d’accord pour une 3e voie neutre. Reste aux Bxlois à comprendre où est leur intérêt, et là je suis optimiste, car au niveau du portefeuille, on n’a pas besoin d’une calculette. On sait que si on s’associe à la Wallonie, elle nous imposera une fiscalité lourde et les entreprises partiront en Flandre. Bref, la Wallonie ne peut que nous ruiner. Et on aura même pas voix au chapitre, ou si peu, pour diriger notre propre ville.

    • apami (---.---.---.114) 12 octobre 2007 13:02

      La meilleurs solutiopn est évidente : que chaque belge devienne à lui tout seul son propre état, une monarchie démocratique égalitaire mobile. Ainsi plus de chomage, des taxes adaptées à chaque cas...

    • TALL (---.---.---.10) 12 octobre 2007 13:33

      Le monde et l’Europe compte de nombreux états moins riches, moins grands et moins habités que Bxl.

    • W. Nepigo (---.---.---.189) 12 octobre 2007 15:37
      W. Nepigo

      Oui... et non. Bruxelles aura les moyens financiers de son autonomie à condition d’obtenir l’assiette fiscale qui correspond, c’est-à-dire une bonne partie des brabants wallons et flamands... Et là, c’est pas gagné, particulièrement côté flamand. Ph. Van Parijs résume ça très bien dans son interview au Soir (voir note de bas de page). De manière générale, je pense qu’une séparation de la Belgique est une mauvaise nouvelle pour tout le monde, y compris économiquement. D’accord avec vous cependant sur le titre de votre commentaire, Bruxelles est la première victime de toutes ces bêtises.

    • TALL (---.---.---.242) 12 octobre 2007 16:00

      Non, c’est inexact. La région de Bxl actuelle dans ses frontières actuelles est une des plus riches d’Europe et fournit 20% du PIB national pour 10% d’habitants, et son Pib /hab est près du double de la Flandre.

      Mais bien sûr vous trouverez de nombreux Belges ( surtout Wallons ) qui vous mentiront sur ce point car ils veulent s’approprier Bxl et voient donc d’un très mauvais oeil son éventuelle prise d’indépendance. Je note d’ailleurs avec amusement le discours totalement contradictoire des Wallons selon qu’il s’adresse aux Flamands ou aux Bxlois, menaçant les premiers de « perdre Bxl » puis disant aux Bxlois que leur ville est miséreuse smiley

      Voici un article du Monde qui en parle :

      http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-964748,0.html

      NB : ôtez-vous de l’esprit qu’un « éminent » professeur ne puisse pas mentir effrontément. C’est banal, et ça vaut pour tout être humain. Je vous dis ça parce que vous avez 28 ans. Il y en a qui ne l’ont pas encore compris à 50.

    • W. Nepigo (---.---.---.189) 12 octobre 2007 16:39
      W. Nepigo

      Bon, je crois que nous parlons de la même chose, l’article du monde précise : « Classée parmi les cinq régions les plus productrices de richesse en Europe, son produit intérieur est très supérieur à la moyenne nationale belge, mais elle bénéficie peu de cette manne : l’impôt de ceux qui viennent y travailler tous les jours est réimporté dans les autres régions. En Flandre surtout, puisque les Flamands forment 71 % de la main d’oeuvre de la ville-région. »

      On pourrait d’ailleurs - je ne l’ai pas fait dans l’article pour ne pas me noyer - aborder la question de la justice linguistique, il est beaucoup plus facile pour un flamand que pour un francophone de trouver un emploi à Bruxelles. L’essentiel des richesses bruxelloises repart avec ses navetteurs... d’où l’idée d’une extension géographique de la Ville-Région ou d’une redéfinition de l’assiette fiscale - à Berlin, tous ceux qui viennent de l’extérieur y travailler y paient une partie de leurs impôts. Vraiment, cette idée d’indépendance flamande, bruxelloise ou wallonne me paraît vraiment une mauvaise idée, même si on ne peut jamais empêcher quelqu’un de partir s’il le désire.

    • W. Nepigo (---.---.---.189) 12 octobre 2007 16:42
      W. Nepigo

      Sur les professeurs, je n’en doute pas un seul instant ! J’en ai eu suffisamment... Celui-ci, en revanche, me paraît intéressant sur cette question (et sur d’autres, notamment l’idée d’une allocation universelle), et c’est un « vrai bruxellois » (flamand de bruxelles ayant pas mal vécu à l’étranger)

    • Antoine Diederick (---.---.---.121) 12 octobre 2007 22:43

      @ apami (IP:xxx.x15.78.114) le 12 octobre 2007 à 13H02

      je suis d’accord avec vous, comme ds les armées du général Alcazar qui est un lascar, tous colonels et plus de sergents, comme ds l’Etat fédéral...c’est plus chic et tout le monde est content...de commander à personne !!!! smiley

    • Antoine Diederick (---.---.---.121) 12 octobre 2007 22:49

      Tall, je vous surprend, vous avez encore bu trop de geuze ou de kriek, non peut-être !

    • TALL (---.---.---.114) 13 octobre 2007 09:45

      Nepigo,

      C’est évidemment clair que l’agrandissement de Bxl serait mieux, mais je pense que les Flamands ne lâcheront pas un pouce de terrain tant que la Belgique existera, et il ne faudrait pas pour autant renoncer à l’autonomie bxloise.

      Car il y a quelque chose d’important que je sais déjà grâce à mes contacts avec les Flamands, c’est que leur attitude vis-à-vis de Bxl sera radicalement différente lorsque la Flandre sera indépendante et que Bxl sera autonome et capitale de l’UE. Car ils auront eu ce dont ils rêvent depuis longtemps ( une patrie flamande ), et avec une Bxl européenne, ils ne perdent pas la face devant les Wallons ( très important pour eux ). Alors d’accord, c’est irrationnel tout ces sentiments, mais c’est comme ça le nationalisme.

      Et donc, je vois 3 bonnes raisons pour Bxl de jouer sa carte européenne en solo :
       on aura de bien meilleurs rapports avec la Flandre
       on pourra se dririger nous-mêmes au lieu de l’être par les Wallons.
       on aura une fiscalité bien meilleure qu’avec la Wallonie

      Antoine, santé men ! smiley

    • Pierre JC Allard (---.---.---.20) 15 octobre 2007 01:29
      Pierre JC Allard

      @ Tall : A votre article récent sur la wallonie en France, j’avais déjà commenté que Brussels D.F. était la seule solution. Je n’ai pas changé d’avis. Je parie que ce sera fait d’ici peu, car toute monde y trouve son compte, Même les Atlantistes...

      Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org

    • TALL (---.---.---.17) 15 octobre 2007 08:54

      Pierre

      J’ai été voir votre site. J’aime bien cette démarche de recherche créatrice pour une meilleure organisation de la société. Alors justement, puisque vous aimez ce type d’analyse, je voudrais vous suggérer de vous pencher, lors d’un dimanche pluvieux par exemple, sur le problème suivant :

      Imaginez que l’homme puisse fabriquer avant 2020 des machines réllement + intelligentes que l’homme, càd qui sauraient apprendre, comprendre, conceptualiser, improviser et innover. On aurait donc la possiblité technique de mettre 80% des gens au chômage. Alors, comment on organiserait ça ? Je sais, c’est une colle. Mais elle est peut-être moins science-fiction qu’on ne le croit ( c’est mon job, la cybernétique ).

      Si vous souhaitez poursuivre le dialgoue là-dessus, vous pouvez le faire dans mon dernier article, histoire de ne pas troller celui-ci.

      A +

  • brieli67 (---.---.---.18) 12 octobre 2007 15:11

    BRUSSEL District of Colombia !!

    Citoyens belges ne prenez pas vos rêves pour de la réalité ! L’ Europe ne vous aidera pas ! Depuis 2OO3 la Commission économique a décidé de se lancer dans de grands projets structurants entre les Etats. Foin de tous ces régionalismes de pacotille sources d’inégalités et de non-droits ; cf. votre petit voisin de paysan-banquiers le Luxembourg.

    L’occasion est trop belle et unique pour créer loin dans les terres une nouvelle et vraie capitale style Brasilia pour mieux amarrer le Mitteleuropa et les Balkans. Le Diktat du Congrès de Vienne c’est terminé. Ras le bol des échecs de la diplomatie anglaise. Le Benelux n’est qu’un de ces innombrables ludions imaginés dans les vapeurs du Jockey-club. Les silences d Albion pèsent sur le MO et les Balkans. Un jour viendra que GB devra reconnaître ses errances et ses manquements ; je ne cite que sa responsabilité dans le comme il disent « le grand incendie de Smyrne ».

    Oui !L’occasion fait le larron. Et l’image de Bruxelles est honnie. Trop de passe-droits trop de magouilles trop de corruptions trop de lobbying. L’Europe maintenant à 27 se doit de ripoliner son image et est en mesure de se donner enfin les symboles auxquels elle a droit.

    BDC out ! D’ailleurs soyez un peu logique avant de livrer votre solution clé en mains comme par le passé avec le « Caprice des Dieux ».... pourquoi chercher ailleurs NOUS Etat Belge de notre propre initiative avons déjà construit la coquille pour vous recevoir. Oui commencez dans un esprit de nation fédérale de séparer votre BDC de l’Etat wallon et de l’Etat flamand. On n’aura pas terminé de rire en douce...

    De sujets de Rois d’Opérette et de serfs de la Cour d’Angleterre faites vos choix d’adultes responsables et vaccinés. Vous avez ouvert la Boîte de Pandore alors assumez ! Selon NS « Nous Français coupables ? Ah non ! Messieurs les journalistes ! Ce serait de l’ingérence »

    Bref la volonté de dépecer le Royaume belge confirmé et les désidérata de la Yourop-caste de la ville proche de Waterloo annoncés.

    Que pense le Peuple ?

    • W. Nepigo (---.---.---.2) 12 octobre 2007 15:43
      W. Nepigo

      ...que vous êtes un peu confus smiley

    • brieli67 (---.---.---.18) 12 octobre 2007 16:46

      ... en attendant c’est encore une problématique interne au Royaume de tous les belges.

      Organisez des référendums populaires avant qu’il ne soit trop tard. On vous regarde.... l’oeil attristé parce que tout laissait croire que vous peuple belge aviez tiré les leçons du Passé. Le risque d’instrumentaliser vos choix est énorme.

    • Antoine Diederick (---.---.---.155) 12 octobre 2007 20:47

      perso, je suis d’accord que les institutions européennes se cassent de Bruxelles....pas de problème.

    • TALL (---.---.---.114) 13 octobre 2007 10:29

      L’UE n’a aucune raison de partir. Et outre sa position-carrefour intéressante, Bxl offre le grand avantage de ne frictionner aucune jalousie nationaliste. Le défaut de Strasbourg était d’être en France ( aux yeux des Anglais ). Même problème dans tout autre pays.

      En fait, on va passer de l’état-tampon à la ville-tampon, pour employer une image.

  • fouadraiden (---.---.---.254) 12 octobre 2007 17:33
    fouadraiden

    c’est assez rare pour être souligné,bravo l’auteur,un français qui s’intéresse de si près à l’ imbroglio belgo-bruxellois ça doit se compter sur les doigts d’une main.rebravo !

    d’où je suis,Bruxelles-centre, je parie que presque personne ne sait de quoi on parle ici.

    Tall a raison d’insister sur la fracture plutôt que sur la pauvreté .le PIB ici approche les 50 000 euros alors que dans certaines communes bruxelloises plus de 10% des gens vivent avec des revenus de remplacement sans compter le taux de chomage qui frappe de plein fouet les « allochtones ».........c’est la façon qu’on a ici de parler des populations marocaines ,turques et autres,bref les musulmans à « demi ghettoises » comme le soulignait un de vos personnages koi.

    un jour ,dans un débat politique un francophone a tenu a rappeler à son interlocuteur flamand que celui-ci était minoritaire à Bruxelles, à quoi le flamand s’empressa de répondre :certes,mais nous sommes tout de même chez nous à Bruxelles..........

  • amidebxl (---.---.---.114) 12 octobre 2007 17:44

    Ce qui m’agace, c’est la référence permanente aux positions des partis alors que c’est notamment à cause des conséquences du fédéralisme sur le mode de scrutin que la Belgique est si malade. A Bruxelles, non région à part entière, les citoyens n’ont pas droit à la parole ; le monde politique sait ce qui est bon pour le peuple qui peut voter mais sur des programmes non tenus voire inexistants car il y va, dit-on, des négociations pour aboutir à une cohalition. Ce qui est sûr et visible c’est le nombre de mandats par habitant dans cette Babel institutionelle. Pourquoi ces gens-là lâcheraitent-ils des postes dans un tel contexte ? Laissons s’exprimer les bruxellois, les wallons, les flamands, ... les belges, et après on verra. Ne mettons pas non plus sous le seul éclairage du plus ou du moins de fric la solidarité nationale, les riches flamnds peuvent en dire quelque chose au vu des efforts consentis par tous les belges pour assoir leur prospérité actuelle. Enfin en démocratie, toute forme d’indépendance, d’autonomie ou de rattachement ne peut se conclure durablement que s’il existe un projet porté par les citoyens, osons l’expression « projet populaire ». Je souhaite donc qu’à l’avenir les partis ou groupes actuels ou à créer pésentent aux électeurs des projets avec des garanties.

  • Yves Rosenbaum (---.---.---.83) 12 octobre 2007 20:57
    Yves Rosenbaum

    Walter, je ne peux que vous féliciter pour cet article à la fois bien écrit, intègre et synthétique. Je suis bruxellois de souche, et honnêtement, je ne pense pas que j’aurais pu coucher un article de cette qualité...

    Tall a raison de rappeler que Bruxelles est le dindon de la farce belgo-belge. Quel « homme d’état » (s’il en existe encore) se mouillerait pour un poids élecoral d’à peine 10% aux seules législatives ? cette absence de projets ou de revendications concrètes en faveur des bruxellois s’explique en grande partie par les avantages que la Flandre principalement, mais aussi la Wallonie en retire. Il ne faut pas oublier que (de mémoire), ce sont environ 400.000 travailleurs flamands et 100.000 wallons qui viennent travailler à Bruxelles. Les enjeux sont donc considérables. Le financement d’une entité bruxelloise indépendante ne poserait aucun problème à partir du moment où l’on taxerait les travailleurs venant de l’ « extérieur » de l’entité. Et ce ne serait que justice. une partie de la croissance de la Flandres et dans une moindre mesure, celle de la Wallonie provient de Bruxelles...

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