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Buenos Aires, capitale de l’Italie

La plus grande ville italienne n’est ni Rome, ni Milan, mais Buenos Aires. On estime que plus de 3 millions de descendants d’Italiens vivent dans cette mégapole de 11 millions d’habitants. Une partie d’entre eux continue à avoir une influence sur la vie politique italienne. En 2006, Romano Prodi, le président du conseil italien, s’est fait élire à une faible majorité grâce au vote des sénateurs représentant les citoyens italiens expatriés, notamment celui du sénateur indépendant d’Argentine. Comment s’est déroulée l’émigration de masse qui a conduit à une présence aussi forte de l’Italie en Amérique du Sud ?

Cette histoire commence en 1526, quand Sébastien Cabot, un Italien au service de l’Espagne, crée le premier établissement européen au bord du Río Parana près de Rosario.

A la fin du XVIIIe siècle, la couronne espagnole, qui contrôlait strictement jusqu’alors le commerce et les mouvements de navire entre l’Europe et les Amériques, instaure une nouvelle politique de libre commerce, qui ouvre la côte Atlantique aux premiers immigrants venus d’Allemagne, de Hollande et d’Italie.

Un siècle plus tard, 550 000 italiens, émigrés du travail, (emigrati per lavoro) se sont installés à l’étranger, dont 47 % en Amérique latine, et seulement 9 % aux Etats-Unis.

La déferlante migratoire

En Europe, de 1830 à 1930, 60 000 000 d’hommes, de femmes et d’enfants quittent l’Europe, dont les deux tiers ont coupé totalement les liens avec leur famille et leur pays. Les Italiens sont très nombreux parmi les émigrants. De 1876 à 1980, 27 millions d’entre eux ont quitté leur pays, environ 3 millions ont émigré en Argentine. C’est chaque jour un village de 650 habitants qui disparaît d’Italie.

La déferlante migratoire italienne commence après la réalisation de l’Unité italienne (1860). L’Argentine devient le second pays d’émigration des Italiens après les Etats-Unis. De 1857 à 1958, 46 % des immigrants en Argentine proviennent d’Italie, et seulement 33 % d’Espagne. Les immigrants anglais, allemands, français ne représentent qu’1 à 3 % du total.

Les immigrants arrivent pour réaliser leurs rêves de hacer America (faire l’Amérique). Ce sont en majorité des hommes jeunes, sans formation particulière, paysans avant tout, ouvriers aussi. Et aussi des femmes, 25 à 30 % des émigrants.

Les régions de la moitié nord de l’Italie (Piémont, Lombardie, Vénétie, Campanie) et la Sicile fournissent près de 60 % des partants. Des agences d’émigration vont rechercher les candidats à l’émigration jusqu’au fond des campagnes. Les hommes ne connaissaient que le travail des champs et ne pouvaient être employés que pour des travaux sans qualification. Les Italiens du Nord étaient souvent embauchés dans l’agriculture, les Méridionaux préféraient la ville.

La moitié de l’immigration était celle de travailleurs saisonniers, les Golondrinas (les hirondelles) qui faisaient ainsi deux saisons de moissons, en Argentine et dans leur pays. Deux semaines de travail leur suffisaient pour payer le voyage.

De 1870 à 1895, les immigrants italiens s’installent en masse dans la province de Santa Fé. Ils deviennent peu à peu propriétaires des terres et font venir des compatriotes pour travailler pendant la saison de la récolte.

De 1895 à 1914, l’immigration agricole s’étend à la « pampa humide » (provinces de Buenos Aires, Cordoba, Entre Rios, La Pampa). Les conditions d’installation des immigrants sont moins favorables car la terre ne fut plus vendue, mais louée par les propriétaires.

Les causes de l’émigration

L’émigration européenne a été causée par les nombreux changements en Europe au XIXe siècle : augmentation de la population, déclin du féodalisme, révolution industrielle engendrant de la pauvreté aux côtés des nouvelles richesses, développement des moyens de transport, persécutions religieuses...

Après 1860, l’unité italienne supprime les barrières douanières et augmente la concurrence sur les produits agricoles, les produits de l’artisanat et de la petite industrie. Le fermage disparaît au profit de l’exploitation d’une main-d’œuvre moins nombreuse et d’appoint.

En Italie du nord, le patronat préfère maintenir une réserve de chômeurs plutôt que d’aller vers le plein emploi.

Dans le Sud, l’unité a déstabilisé l’organisation paysanne. Des taxes sur les petits paysans ont contraint des milliers d’entre eux à vendre leur petite propriété aux enchères.

Le ressentiment contre l’Eglise catholique a aussi incité à l’émigration de nombreux Italiens francs-maçons, garibaldistes et carbonarii.

Après 1850 et la « conquête du désert », de nouvelles terres ont été disponibles pour les immigrants et pour les Argentins natifs. La politique du gouvernement a été d’encourager les immigrants à venir s’installer dans le pays, avec le fameux Governar es poblar (gouverner c’est peupler) de Juan Bautista Alberdi, et la loi d’immigration de 1876 du président Avellanada, qui apparut aux paysans européens comme une promesse de terre et de travail.

Au moins jusqu’en 1930, l’Argentine a gardé une attitude positive et amicale vis-à-vis des immigrants. L’immigration en Argentine s’est renforcée à cette époque avec la fermeture des Etats-Unis (lois des quotas de 1921 et 1924) et la crise de 1929.

Au moment de la Seconde Guerre mondiale, l’Argentine s’est déclarée neutre. Cependant beaucoup d’immigrants italiens et allemands ont exprimé ouvertement leur sympathie avec les pays fascistes. C’était le temps des régimes nationaux populaires. Des formes d’antisémitismes étaient perceptibles en Argentine, heureusement non violentes.

L’influence italienne sur la culture argentine

Les Italiens et les Espagnols étaient proches par leur religion, leur langue, leur nourriture. Ils se sont rapidement mélangés et ont largement contribué à la formation de la culture argentine.

L’influence sur la langue apparaît dans deux parler typiques argentins : El cocoliche et El lunfardo.

Le cocoliche est un parler hybride d’italien et d’espagnol : le penso a te italien devient penso in te au lieu de pienso en ti, me lo dica devient dicamelo au lieu de digamelo. L’immigrant tente de s’intégrer en imitant le parler local à sa façon. Le cocoliche est une langue de transition qui disparaît avec l’intégration des nouveaux arrivants.

A l’inverse, le lunfardo provient d’une imitation par dérision de la langue de l’immigrant par le natif Argentin. Il est parlé à Buenos Aires de 1860 à 1910. Le mot lunfardo viendrait de ladron (voleur) ou lombardo ; les italianismes dominent. Par exemple, laburo, qui signifie "travail", vient de l’italien lavoro, est un mot de lunfardo. Des suffixes italiens sont ajoutés aux mots espagnols. Le lunfardo est la langue du tango. Langue des bidonvilles de Buenos Aires, il utilise le « verlan ». Ainsi tango se dit gotan. Une partie du vocabulaire lunfardo est entré dans le langage courant argentin et n’est pas considérée comme de l’argot.

L’arrivée de congrégations religieuses très actives a contribué à la culture, en dépit des lois laïques de 1880 et de la rupture diplomatique avec le Vatican.

Les franciscains ont installé un couvent près de Rosario dès 1786. De nombreuses autres congrégations suivent, Las Hermanas de Huerto, fondé en Italie en 1829, les salésiens de Turin qui évangéliseront la Patagonie, l’Eglise de la Sainte-Famille, les prêtres de Don Orion, les Dames de Saint-Vincent... En 1854, une convention est signée entre le gouverneur de Cordoba et la congrégation romaine de propagation de la foi représentée par Mario Bon Figlioli.

Des organisations de secours mutuel, des clubs sportifs (équipe de football Palestra Italia à Buenos Aires) se mettent en place dans les principales régions à population italienne.

Les religieux italiens ont été à l’origine de l’architecture religieuse argentine. La cathédrale de Buenos Aires, bâtie au XVIIIe siècle, est due aux jésuites italiens Bianchi et Primoli et au Piémontais Antonio Masella. Les architectes des plus grands édifices religieux au XIXe ont été des Italiens : Buschiazzo, Luzzatti, Arnaldi, le franciscain Giorgi, le Salésien Vespignani.

Les premières productions musicales à Buenos Aires datent de la fin du XVIIIe siècle. Elles étaient largement influencées par la tradition espagnole des tonadillas chantées avec un accompagnement de guitare, et les spectacles de danseurs de boléro et de seguidillas.

Le premier théâtre lyrique, le teatro Coliseo, ouvre en 1804 et c’est après la révolution de mai 1810 qu’une intense activité musicale commence.

Les premiers chanteurs européens arrivent en 1820 et la première compagnie d’opéra fut créée en 1825. Les œuvres des grands compositeurs italiens, Rossini, Verdi, Bellini, Donizetti, sont produites à Buenos Aires en même temps qu’en Europe.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les productions lyriques de Buenos Aires surpassent celles de New York. Les théâtres états-uniens limitent les œuvres chantées aux opéras allemands, car les chanteurs italiens que les argentins peuvent s’offrir sont trop chers pour eux. Buenos Aires, cette ville lointaine, est alors une des capitales mondiales de l’art lyrique.

Le Teatro Colon de Buenos Aires, un des opéras les plus célèbres du monde inauguré en 1908, a été construit par deux Italiens, Francesco Tamburini et Victor Meano.

Il peut recevoir 3 000 spectateurs, alors que le palais Garnier à Paris n’a que 1 800 places, et le l’opéra Bastille 2 700 places.

Les plus grands noms de l’opéra sont venus chanter au Teatro Colon : Arturo Toscanini, Enrico Caruso, Maria Callas, Placido Domingo, Luciano Pavarotti.

Bientôt un film sur l’immigration italienne en Argentine

Francis Ford Coppola a acheté pour 900 000 dollars un petit hôtel de deux étages et six chambres en plein cœur du quartier de Palermo Viejo (le vieux Palerme) de Buenos Aires. Il prépare un film sur l’immigration italienne en Argentine

Il nous faudra un peu de patience pour le voir, car Coppola s’est fait voler les ordinateurs contenant le scénario et sa sauvegarde. Malgré la récompense promise, il n’a pas pu les récupérer.


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13 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 20 novembre 2007 13:43

    Bravo ,un tres bon article sur un pays à découvrir.

    C’est un grand et beau pays à découvrir,car peut de français connaissent bien ce pays.

    pour l’avoir parcouru du nord au sud et de l’est à l’ouest je peux dire que ses richesses sont immenses

    En plus,avec l’euro fort,le change est avantageux ,les restos sont top,la viande la meilleure au monde,les vins les meilleurs au monde et accessibles aux touristes.

    En plus vous pouvez roulez (et donc voyager) au GAZ !!! c’est vraiment pas chere

    Un pays que tout le monde doit découvrir ,qui mérite mieux que Cuba,La République Dominicaine ou le Etats Unis


    • Guzecha Guzecha 20 novembre 2007 17:44

      Je ne suis pas souvent de ton côté, Lerma, mais là je t’ai plussé.
      Tes photos de ce pays que j’ai très envie de visiter sont magnifiques et je suppose que ton périple argentin doit être inoubliable.

      L’article est très intéressant et documenté. Pas étonnant qu’on retrouve tant de noms italiens chez les sportifs ou musiciens argentins !!! L’Amérique est un vaste melting-pot également au sud.

      A titre d’anecdote, d’origine italienne, j’ai servi une fois d’interprète entre une russe et une argentine dans un aéroport alors que je ne parle ni la langue de Cervantès, ni celle de Tolstoï.
      Une hispanophone me parlait en italien, que je retranscrivais dans ma petite tête en français avant d’expliquer en anglais à la Russe.
      Je n’ai pas compris pourquoi elles n’ont jamais pu s’entendre...  smiley


    • Pascale Lagahe Pascale Lagahe 20 novembre 2007 13:50

      un très bon papier ! je me disais bien que les argentins avaient une spécificité mais je ne savais pas vraiment laquelle.


      • alix 20 novembre 2007 17:46

        Un excellent article, passionnant et très documenté - à l’image des autres papiers publiés par Jean Bourdariat !


        • Le péripate Le péripate 20 novembre 2007 19:30

          Bon si l’antisémitisme est possiblement non violent, nous voilà soulagés... smiley


          • tal 20 novembre 2007 21:14

            @ l’auteur

            «  » La déferlante migratoire«  »

            «  »En Europe, de 1830 à 1930, 60 000 000 d’hommes, de femmes et d’enfants quittent l’Europe, [...] C’est chaque jour un village de 650 habitants qui disparaît d’Italie.«  » «  »La déferlante migratoire italienne commence après la réalisation de l’Unité italienne (1860).«  » Preuve que la mémoire des peuples est a géométrie variable...Vous me suivez ?...hmm ?!

            Et les locaux, les « indigènes »qu’ont -ils pensé en ces temps de cette invasion (pardon !) « déferlante » ? Parlaient-ils de seuil de tolérance ? se sentaient-ils envahis se plaignaient-ils, ou leur était-il suggéré « d’accepter »... de leur plein gré ?. Pour mieux éclairer nos lanternes, ces quelques petites précisions sans pour autant sortir du sujet, auraient été bien utiles dans votre article, au demeurant fort intéressant.

            J’ai dans mes archives (je n’ai pas encore remis la main dessus), un article des plus intéressant d’un universitaire de renom (Argentin) qui stigmatisait son pays comme étant fait en grande majorité d’Européens aux idées très particulières et teintées de nostalgie pour le Führer, le Duce, et le Caudillo. Il voyait ce pays composé (en gros...) «  »de 30% de d’Allemands transfuges du nazisme, 30% d’Italiens du fascisme et d’Espagnols du Franquisme.Les 10% restant étant disait-il ce qu’on veut, par exemple ...les Indiens «  »

            Il caricaturait à dessein bien sur... Par ailleurs l’Argentine s’est targuée il y a quelques années, d’être le SEUL pays d’Amérique latine à ne compter aucun individu de race noire dans sa population.Ce en quoi il n’est pas peu fière !!! smiley En fait après vérifications, on s’apperçut que leur nombre bien que dérisoire de l’ordre de 5000, n’en était pas moins réel.Seulement on voulait les cacher afin de ne pas les voir . Ils ne sont pas moins authentiques (et même plus !) que les Européens venus au fil du temps peuplé ce pays.Ils ont été amenés dans ce pays durant la période de l’esclavage, non pas pour travailler dans des plantations, mais dans les mines de je ne sais quelle région du pays.

            Une commission des nations Unies intervenant dans le cas d’une enquête sur les discriminations dont sont victimes certaines minorités de par le monde, a pour ainsi dire découvert le pot aux roses... smiley Ce qui à l’époque a foutu dans un bel embarras des autorités Argentines horifiées à l’idée que cette tache(5000 noirs !) puisse être révélée au reste du monde... smileyD’autant plus que cette petite communauté noire -véritables parias- nauvragés de cette « glorieuse » époque, avait on s’en doute pas mal de griefs a formuler auprès de cette commission....Renseignez-vous !

            Quand on prétend faire une description qui colle à la réalité, il y a certains aspects qu’il ne faut pas zapper, sinon on est ignare ou malhonnete... smiley

            Beaucoup des intervenants tombent déja en extase, en pamoison devant « ce merveilleux pays » mais a vrai dire...


            • moebius 20 novembre 2007 22:09

              ..pourtant les gargantuesque escallopes milanaises argentine sont là pour témogner et des influences italiennes et d’un bon appétit


              • Frédéric Guinot Frédéric Guinot 21 novembre 2007 00:48

                Bon, c’est bien joli, mais on se demande un peu ou l’article veut en venir.

                Il suffit d’ouvrir l’annuaire téléphonique de Buenos Aires pour se rendre compte de la quantité impressionnante du nombre de patronymes à consonnance italienne dans ce pays.

                Ce qui me frappe le plus, c’est qu’énormément de familles argentines ont conservé la double nationalité, en particulier italienne, mais aussi espagnole, britanique et allemande pour ne citer que les principales. Ce phénoméne ne s’est pratiquement pas produit aux Etats-Unis ou les descendants d’imigrants, du coup ne sont plus comptabilisés dans les consulats.

                Il a aussi été frappant de voir le nombre d’argentins faire un retour vers l’Europe (grace à cette double nationalité conservée) au moment de la crise économique de 2000-2002. Là non-plus on n’a pas trop de chiffres puisque les argentins ont en principe 2 nationalités, ils ne faisaient que rentrer chez eux. La crise à d’ailleurs créée une panique auprès de petits porteurs « italiens » qui avaient massivement investis en peso argentin.


                • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 21 novembre 2007 08:13

                  A Frédéric Guinot :

                  « On se demande un peu où l’article veut en venir ... »

                  Au risque de vous décevoir, nulle part ailleurs que résumer en quelques lignes l’histoire de cette émigration italienne en Argentine.

                  Il y a bien d’autres choses à dire, sur la situation argentine, sur les diasporas italiennes dans le monde, sur les indigènes qui, bien que relativement peu nombreux sur ce territoire, ont été décimés par les guerres et les maladies comme ailleurs en Amérique depuis 1492 (un commentateur précédent regrette que ce point n’ait pas été abordé).

                  Ce que vous indiquez du retour en Europe d’Argentins d’ascendance italienne lors de la crise du début des années 2000 est très intéressant. Je n’ai pas dinformation précise sur ce phénomène. Pourquoi ne feriez-vous pas un article là dessus ?


                • Internaute Internaute 21 novembre 2007 11:06

                  Article trés intéressant ....

                  « De 1876 à 1980, 27 millions d’entre eux [italiens] ont quitté leur pays, environ 3 millions ont émigré en Argentine. C’est chaque jour un village de 650 habitants qui disparaît d’Italie.

                  Les causes de l’émigration - Après 1860, l’unité italienne supprime les barrières douanières et augmente la concurrence sur les produits agricoles, les produits de l’artisanat et de la petite industrie. »

                  N’est-on pas entrain de refaire la même chose avec l’UE politique ?

                  L’immigration française en Argentine est peu nombreuse mais de qualité. Sans le français (au singulier smiley ), le tango ne serait pas ce qu’il est devenu.

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Gardel


                  • tal 21 novembre 2007 19:03

                    Vote à seulement 10% de non !!! smiley avec uniquement 10 intervenant dont 2 posts au compte de votre serviteur smiley Pas possible le compteur audimat doit débloquer ? smiley


                    • Serpico Serpico 22 novembre 2007 14:23

                      tal :

                      Maintenant c’est 9% de non. J’adore l’Amérique latine.


                    • Act 23 novembre 2007 00:32

                      Je vais rebondir sur l’intervention de Tal. Comme tous les pays d’Amérique, hormi le Chili, l’Argentine a été largement peuplée d’esclaves noirs. Seulement ce pays très majoritairement peuplé d’immigrants européens n’a pas longtemps supporté leur présence qui faisait tâche. Il s’en est donc débarrasé à coup de massacres divers et variés dont le dernier est leur utilisation massive comme chair à canon lors de la guerre contre la Bolivie. Les 5000 dont vous parlez sont les rescapés de ce génocide.

                      Le pied de nez de l’Histoire (comme c’est souvent le cas) est que le Tango dont sont si fiers les très européens Argentins est une création d’anciens esclaves noirs. Quel scandale !

                      Les Haitiens déjà indépendants avaient pourtant longtemps avant, sauvé Bolivar, financé son combat et lutté à ses cotés pour libérer le sous continent de la domination espagnole.

                      Celà dit, mon post n’est qu’une digression qui ne remet pas en cause le sympathique article de Jean Bourdariat.

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