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Bush au Vietnam, une mission sans résultat très brillant

Deux thèmes principaux ont été à l’ordre du jour du sommet annuel du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec), qui a eu lieu à Hanoï les 18 et 19 novembre : la réduction des taux des barrières douanières au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les menaces posées par l’essai nucléaire nord-coréen.

L’assemblée a été sensible au danger présenté par un échec éventuel du cycle entamé à Doha, capitale du Qatar. Il a été estimé que cet échec "serait trop grave pour nos économies et pour le système multilatéral du commerce mondial". Signe de cette unanimité sans faille, une déclaration séparée sur le sujet a été publiée dès l’ouverture, samedi, du sommet d’un bloc qui représente la moitié du commerce mondial.

M. Georges W. Bush se trouvait à Hanoï. Ce voyage a été pour lui l’occasion de la signature d’un accord bilatéral entre Moscou et Washington ouvrant la porte de l’OMC à la Russie, dernière grande puissance économique à ne pas en faire partie.

Cette réunion qui lui donnait l’occasion de réaliser un grand « show » - un grand spectacle diplomatique - a été ravalée non pas au rang de voyage ordinaire, mais au niveau d’une mission sans résultat très brillant.

En dépit du lobbying exercé par Washington pour rapprocher les vues des participants aux négociations à six (Chine, Etats-Unis, Japon, Russie et deux Corée), tous membres de l’Apec à l’exception du régime stalinien, les participants ne se sont pas précipités pour trouver une compromis dans un communiqué final quand il s’est agi de la Corée du Nord et de son programme nucléaire.

Dans une déclaration finale, l’Apec a estimé que les tirs de missiles nord-coréens en juillet et l’essai nucléaire du 9 octobre représentaient "une menace" pour la région, et ses membres ont souligné leur "attachement à un règlement pacifique du problème nord-coréen".

Ils ont aussi insisté sur la nécessité de respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, mais ils n’ont pas décrit avec précision les sanctions décidées contre Pyongyang.

Cette déclaration n’a été que "verbale". Les représentants du Vietnam se sont opposés à ce que cette question controversée figure dans le communiqué final, a-t-il été indiqué de source diplomatique.

Le sommet n’aura pas été complètement vain, estime-t-on dans ces milieux, car il aura été l’occasion pour les six acteurs des négociations à six d’envisager les initiatives qui pourraient être demandées à la Corée du Sud comme préalables à la reprise des discussions. Samedi, la Russie avait mis en garde contre les risques d’acculer le régime nord-coréen par une trop grande fermeté.

Faute de l’approbation de la Chambre des représentants à Washington, M. Bush n’a pas pu signer avec Hanoï l’accord de coopération américano-vietnamien qui était un des buts de son voyage. Mais la face était partiellement sauve car lors sa visite, a-t-on indiqué de source américaine, le président a pu s’entretenir avec son homologue chinois, ce qui a permis un début de consensus sino-américain sur cette question nucléaire qui empoisonne l’atmosphère diplomatique particulièrement dans cette zone asiatique extrêmement sensible.

Pourtant, la visite officielle du président des Etats-Unis au Vietnam, le second avec Bill Clinton à visiter Hanoï, ne s’est pas déroulée au milieu de la même ferveur.

Contrairement au succès qu’avait remporté le président Clinton, premier président américain à être accueilli par des acclamations après la Guerre du Vietnam, pour M. Georges W. Bush, seuls des curieux sont venus voir passer son cortège. Des honneurs officiels au Palais du gouvernement sous le buste du défunt père de la Patrie, Ho Chi Minh, mais pas plus. On savait déjà que la nouvelle Chambre démocrate des représentants l’avait privé de la satisfaction de signer le « traité historique de libre-échange » qu’il avait projeté de conclure avec le Vietnam. Une dépêche de Reuters affirme qu’il a néanmoins cherché à rassurer les Vietnamiens sur sa capacité à mener à bien ses objectifs en matière de libéralisation des échanges.

« Je pense que cela se fera », a prédit G.W. Bush lors d’entretiens au palais présidentiel vietnamien.

Sa visite apparemment tournée vers l’avenir devra néanmoins évoquer le passé. Le président doit se rendre au Bureau de recensement conjoint des prisonniers de guerre et des disparus au combat. Trente et une années se sont écoulées depuis la fin des combats. Mais on est toujours sans nouvelles de près de 1800 soldats américains.

Lors d’une visite à l’Université de Singapour, le président Bush a réaffirmé la volonté des Etats-Unis de demeurer engagé en Asie. Mais quelle est la valeur d’une promesse exprimée par un chef d’Etat parvenu à mi-course de son mandat et affublé pour le temps qu’il lui reste d’un congrès d’opposition  ?

Pendant ce temps, les nations européennes et leurs instances gouvernementales, parlementaires ou économiques, ne paraissent pas se rendre compte, absorbées qu’elles sont par des problèmes quasi paroissiaux, que depuis une bonne vingtaine d’années, le bassin de l’Océan pacifique est en train de devenir le nouveau centre de gravité de la planète.

C’est là que vivent - ou survivent - les populations les plus pauvres, les plus actives et les plus nombreuses du monde, aux côtés de quelques puissances dont la croissance économique - pour être partie de plus bas - laisse statistiquement loin derrière elles celle des nations européennes.

Créée en 1989, L’Apec est composée de vingt-et-un pays situés en bordure de l’Océan pacifique. Ce regroupement d’économies représente 55 % du produit intérieur brut (PIB) mondial et 47 % du commerce mondial. Ces données en font le forum le plus important de la région Asie-Pacifique.

L’assemblée de leurs représentants va se retrouver le 28 novembre pour sa quatorzième réunion à Hanoï, capitale de la République populaire du Vietnam, où le président des Etats-Unis les a précédés et ville, dans cette République, dont la sévérité des institutions communistes est légendaire depuis l’entrée triomphale des « Bodoi » dans Saïgon, devenu Ho-chi-Minh. On n’a pas oublié le pont aérien constitué d’hélicoptères lourds « Shinook » de l’US Navy qui évacuait dans l’urgence vers la 6e flotte, depuis le toit de l’ambassade des Etats-Unis, les diplomates et leurs amis, ainsi que les derniers militaires d’un contingent qui avaient connu et fait connaître sans succès à ce pays ce qu’une grande puissance peut faire subir d’horreur à un peuple qui se bat pour son indépendance.


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11 réactions à cet article    


  • xian (---.---.183.247) 24 novembre 2006 11:49

    si les communistes du nord vietnam ne sont venus envahir le sud vietnam,,on aurait pu vivre en paix,sans morts ,sans déchirements familiaux,que chacun garde ses idées et laisse vivre son prochain avec le sien,,c est ça la liberté.cette prétention de tout connaitre,chez vous ,les « intellectuels » de salon,,sur les pensées des pays d’asie,,cela me déconcerte,et de tout temps ,il y en a qui croit miuex savoir que les autres,sans bouger ou si peu,,de leur douillet fauteuil..ceci pour la dernière phrase du texte de cet auteur.30 ans déjà,,il y a toujours des personnes qui n’ont rien encore compris à l’histoire,surtout à la vraie histoire du vietnam,mon pays.alors,à ce sujet,gardez vos opinions,ne les exprimez que si on a vécu les événements à l’ intérieur,,et non par la télévision et les journeaux. smiley


    • Bertrand C. Bellaigue Bertrand C. Bellaigue 25 novembre 2006 00:58

      Chers Xian, et Fredeti, vous avez . Nul ne peut mieux connaître un pays que celui qui en est l’enfant ou qui en provient.

      N’ayant pas de « salon » et n’étant pas sûr du tout à un cénacle de ce que vous appelez un « intellectuel », j’ai été, au moins cela est sûr, pendant quelques décennies le « reporter » d’une agence de d’information mondiale, pour laquelle j’ai parcouru les continents et notamment l’Asie du Sud Est et l’Extrême Orient en guerre.

      Au printemps et durant l’été 1953 je me suis trouvé en « Indochine » que j’ai parcourue du Sud au Nord, de Saïgon à Hanoi et Haiphong, de Louang-Prabang. C’était un an avant le siège de Dien Bien Phu. Au sein du petit groupe de correspondants de guerre, nous avions déjà prévu que la fin de cette guerre-là était proche. Onze ans plus tard après un séjour de deux années en Birmanie, et dans le Sud Est asiatique, j’ai été envoyé au Vietnam où l situation est encore plus désastreuse après plus d’une décennie et la fin de la guerre « française ».

      De ces deux séjours j’ai conservé - en dépit des drames rencontrés - la nostalgie de ce pays et de ses habitants. La grande majorité des Vietnamiens d’aujourd’hui - et ceux de l’exil - qui assistent à la renaissance de leur patrie n’ont pas connu de 1945 à 1975 trente et une années de guerre. Ils parient sur l’avenir et parfois avec le diable. BCB


    • fredeti 25 novembre 2006 11:00

      Cher Bertrand C. Bellaigue, cher Xian,

      Ce qui est sûr aujourd’hui ,c’est que tous les français, jeunes ou vieux qui connaissent bien le Viet Nam, pour éventuellement y avoir vécu, aiment passionnément ce pays plein de douceur et de gentillesse.

      C’est dommage que les Vietnamiens ne s’en rendent pas plus compte et réagissent d’abord de façon hyper-nationaliste.

      Beaucoup s’arrêtent à une histoire coloniale somme toute très classique pour l’époque et tranquille ou à une guerre d’Indochine dont la responsabilité est en fait très clairement USA-URSS.

      QUEL GÂCHIS !!! Alors que tout devrait rapprocher vietnamiens et français, dans leur culture entre autre.

      En attendant le futur.


    • robin (---.---.4.241) 25 novembre 2006 21:31

       smileyMais revenons au Japon. Ces techniques d’extermination de populations ne furent pas développées à la fin de la guerre à l’époque des Kamikazes dans une sorte d’accès ultime, dans un sursaut de défense désespéré mais au contraire mises au point dès 1930, très posément, très méthodiquement. Le Japon se sentait à l’étroit sur son île où il ne disposait pas de ressources énergétiques et minières. Il avait des visées expansionnistes. Les stratèges nippons savaient que des peuples nombreux pourraient se dresser contre eux, y compris le géant américain. Les leaders nippons développèrent ce qu’on appela plus tard « la bombe atomique du pauvre » et, s’ils avaient pu le faire, ceux-ci auraient massacré froidement des dizaines de millions ou des milliards d’être humains en déchaînant sur leur sol les épidémies les plus meurtrières. Si ces gens-là avaient pu développer les bombes à fission et à fusion, ils l’auraient fait, non pas pour se « défendre » mais pour exterminer les habitants de terres qu’ils auraient aussitôt perçues comme un nouvel espace vital, un « lebensraum » à conquérir. Quand on voit les images montrées par la chaîne ARTE on a réellement l’impression que dès le début des années trente, pour les leaders japonais tout ceux qui étaient « non-japonais » n’avaient que deux issues possible : devenir des esclaves ou disparaître. Mais, somme toute, les Nazis chevauchaient les mêmes thèses en particulier vis à vis des Slaves. On dispose de textes extrêmement clairs sur ce point.

      Si j’ai bien entendu (si je fais une erreur que mes lecteurs me reprennent), l’empereur Hiro-Hito lui-même aurait été parfaitement au courant, ayant fait des études de biologie. Dans ce centre de recherche ont donc été étudiées toutes sortes de souches comme le choléra et la dysenterie. Les premiers incubateurs testés, ô combien primitifs, dont on montre des images étaient initialement était emplis de viande avariée et leur durée de fonctionnement était de quelques jours. Dans cette émission de nombreux témoins passèrent à l’antenne, des japonais ayant participé à cette entreprise. « Chaque bactérie avait une odeur précise », dit l’un d’eux.

      Tout de suite les Japonais entreprirent d’effectuer des essais sur la population chinoise. Les premiers essais furent faits en infectant les puits de villages avec des germes de la dysenterie. Cette action fut évidemment menée secrètement, et une campagne de désinformation fut entreprise parallèlement. En avertissant les populations des environs qu’une épidémie de dysenterie. s’était déclarée, celle-ci auraient été à cent lieues de penser que les Japonais auraient pu eux-même provoquer la chose. Quand c’est trop énorme, les gens restent sceptiques. Les exemples abondent dans ce sens, partout, dans tous les domaines. Les médecins japonais purent ainsi aisément décréter des quarantaines, isoler les villages touchés et faire semblant d’en soigner les habitants avec des placebos. Grâce à ce stratagème il leur fut possible de suivre de près les effets de leurs propres actions. Ils disséquèrent des paysans chinois atteints encore vivants après les avoir anesthésiés. Il prélevèrent ainsi de nombreuses pièces anatomiques. Puis les corps furent recousus et jetés dans les puits. Quand tout fut terminé les japonais brûlèrent les villages ainsi « traités ». Un personnage nommé Kakamura témoigne de sa participation à de telles opérations qui portaient sur des petites agglomérations, entraînant en général la mort d’une trentaine de personnes.

      L’unité 731 était implantée dans une localité nommée Pin Fang. Ayant appris que son mari avait été arrêté pour être emmené à la « prison de Pin Fang » une chinoise fit le voyage pour tenter de faire parvenir à son mari des provisions. C’est en arrivant sur place que les habitants de la région lui firent comprendre que Pin Fang n’était pas une prison, mais un lieu qu’il serait préférable de fuir immédiatement, ce qu’elle fit, terrifiée. Dans le film d’Arte, elle témoigne. Quant à son époux, il trouva là-bas la mort la plus horrible qui soit.

      Les Japonais voulurent tester l’efficacité d’un largage de souches bactériennes à partir d’avions. Pour ce faire ils utilisèrent des lots de 200 prisonniers utilisés comme cobayes humains. Comme le raconte un des japonais ayant participé à ce genre d’opération : « nous prenions des prisionniers chinois par lot de ceux cent. Quand nous en avioins fini avec ces deux cent-là, nous en prenions d’autres ». Ceux-ci étaient attachés tous les cinq mètres à des pieux, en pleine campagne. On procéda sur eux à des épandages de souches diverses. Les soldats munis de masques à gaz forçaient les victimes à tenir la tête en l’air et à respirer les spores du charbon, de la peste bubonique. Les résultats s’avérèrent « satisfaisants ».

      Dès 1942 les Anglais s’intéressèrent aux armes bactériologiques en effectuant des essais sur l’îlot de Gruinard, à l’ouest de l’Écosse. Ces recherches ne furent révélées en montrées qu’en 1997. Jusqu’à cette date les dossiers anglais furent frappés du sceau du secret défense et tenus hors de vue du public. L’idée était de créer des « bombes au charbon » (le charbon est synonyme d’anthrax, une affection pulmonaire mortelle). Les biologistes anglais amenèrent donc sur l’île des moutons qu’ils placèrent face au vent, la tête dirigée vers une « bombe à anthrax ». La question était de savoir si les spores pourraient résister en étant dispersées à l’aide d’un explosif. Les résultats furent positifs. Les Anglais brûlèrent les corps des moutons, mais l’îlot ne put jamais être totalement décontaminé, semble-t-il, ne serait ce que parce que les vers de terre et les insectes fouisseurs emmenèrent les spores en profondeur, ce qui n’avait pas été prévu (...).

      Les Japonais ont continué leurs recherches et assemblèrent 4000 bombes UJI au charbon (anthrax). En 1940 ils décidèrent d’essayer de provoquer la peste dans la population civile d’une localité chinoise. Dans l’émission un unique rescapé chinois témoigne. Il a vu l’avion et le nuage de « poussière » que celui-ci largua à basse altitude et qui se déposa sur les habitations voisines. Aussitôt après la peste se déclara. Les Japonais avaient constaté que les bacilles de la peste, en dehors d’un « vecteur », s’avéraient relativement fragiles et vulnérables, donc d’un emploi problématique. Le vecteur classique est le rat, c’est bien connu. Ils eurent l’idée d’avoir recours aux puces du rat, également infectées. En octobre-novembre 1940 un avion largua un jour au dessus d’une petite ville chinoise des kilos de puces porteuses de la peste. La maladie se déclencha instantanément et il y eut 500 morts. Là encore les Japonais se présentèrent comme s’ils avaient été soucieux de combattre une épidémie naissante et les habitants n’imaginèrent pas une seule seconde évidemment que ceux-ci avaient provoqué eux-mêmes ces cas de peste. Il y eut là aussi des prélèvement d’organes sur les êtres humains encore vivants, préalablement anesthésiés, puis tués à l’aide d’une injection mortelle.

      Mais la démarche la plus inimaginable consista à utiliser des civils chinois comme « incubateurs vivants » pour produire différentes bactéries. En effet, se dirent les médecins nippons, si nous récupérons les souches qui ont tué des hommes ce seront par essence les plus virulentes puisqu’ayant survécu à la contre-attaque du système immunitaire humain. Un Japonais ayant participé à ces actions explique donc dans le film que les gens étaient d’abord infectés à l’aide d’une injection. Quand on estimait que leur décès était proche on les anesthésiait totalement, puis on les vidait de leur sang. Pour ce faire le soldat qui avait amené le prisonnier ainsi anesthésié lui sautait à pied joint sur le coeur, brisant même les os de la cage thoracique, pour mieux provoquer l’expulsion du sang par l’intermédiaire d’une veine sectionnée. Sauf erreur ces activités de l’unité 731 firent 3000 morts.

      Les Américains découvrirent les vertus des armes bactériologiques lors de l’effondrement du Japon. Je me rappelle au passage que les Japonais avaient largué de nombreux ballons qui, traversant le Pacifique, étaient réglés de manière à descendre lorsqu’ils atteignaient les reliefs, par exemple en Californie. On ne sait combien de ballons furent lâchés. Quelques uns atteignirent effectivement la côté américaine mais les autorités locales établirent un total black out sur ces succès. N’ayant pas d’information en retour, les Japonais n’intensifièrent pas ces actions. Il est maintenant hors de doute que celles-ci visaient des actions de guerre bactériologique car les charges explosives que des ballons auraient pu transporter au travers du Pacifique auraient causés des dommages insignifiants. Par contre des ballons porteurs de puces infectées par la peste s’abattant dans des grandes villes américaines ou dispersant des spores de charbon auraient pu causer la mort de nombreuses personnes. Dès le départ le Japonais ont démontré que la guerre devait, pour eux, être menée avec le plus total mépris de la vie humaine. Quand les Américains préparaient les bombes qui devaient être lâchées sur Hiroshima et Nagasaki ils ne devaient sans doute pas savoir ce que les Nippons auraient été capables de faire sur les populations civiles des USA. Dixit le commentaire d’Arte « avec leurs bombes atomiques les Américains coiffèrent les japonais au poteau ».


    • fredeti (---.---.213.66) 25 novembre 2006 00:17

      On ne changera pas les vietnamiens ... Mais quand je racontais il y a 8 ans, à des Viêtnamiens du Bac Bô (et non du Nord qui est, en fait, un terme très con) qu’à 9 ans en 1972, je voyais ma grand-mère pleurer en regardant à la TV les B52 bombarder le Viêt Nam, Ils étaient très très émus. C aussi de l’intérieur monsieur. En effet ma grand mère a connu des bombardements clairement terribles en 39-45.

      Par contre pour ce rapport Nord-Sud, il faudrait quand même faire le ménage dans la tête de tous les Viêtnamiens : Ce sont les USA avec l’URSS qui ont divisé le pays en 2 en 1942 (et non 45 comme on voudrait le faire croire, d’ailleurs d’abord sur des considérations spurement militaires.

      Il n’y a pas eu Sud envahi par le Nord. C con de penser ainsi. Gia Long ne serait pas content de voir cela !!! Il y a eu réunification du pays. Soyez fiers Viêtnamiens, le Vietnam est le premier pays du monde a réussir à résoudre le pb EST-OUEST. L’allemagne fut le deuxième !! Allez voir les dates et soyez fier du combat de vos parents respectifs de Saïgon à Ha Noi.

      Un long-nez qui a aimé le Viet Nam de tout son coeur.


      • Bertrand C. Bellaigue Bertrand C. Bellaigue 25 novembre 2006 01:04

        Correction à un coquille dans mon envoi :

        Chers Xian et Fredeti, vous avez raison.... la suite sans changement. BCB


        • Thanh (---.---.218.248) 26 novembre 2006 00:18

          Cher l’auteur,

          Le nom complete du Vietnam qui est Republique socialiste du Vietnam, n’est pas la republique populaire (comme la Chine).


          • Bertrand C. Bellaigue Bertrand C. Bellaigue 26 novembre 2006 01:28

            Néanmoins, cher M. Thanh, tous nos lecteurs auront compris qu’il ne s’agissait pas de la Chine, evidemment.


            • DocteurL (---.---.192.73) 26 novembre 2006 17:07

              Je suis tout à fait d’accord avec fredeti, le Nord et le SUd font parti du même pays, le Vietnam


              • Thanh (---.---.218.248) 26 novembre 2006 21:03

                « ...L’assemblée de leurs représentants va se retrouver le 28 novembre pour sa quatorzième réunion à Hanoï, capitale de la République populaire du Vietnam, où le président des Etats-Unis les a précédés... »

                Néanmoins, cher M. Thanh, tous nos lecteurs auront compris qu’il ne s’agissait pas de la Chine, evidemment.

                Oui, M.Bertrand C. Bellaigue, mais je suis sur que vous (et mes chers Francais aussi) ne serez pas contents du tout si j’ecris « Republique de France » comme « Republique populaire de la France ».


                • Le voyageur (---.---.246.99) 6 décembre 2006 05:48

                  ...Et Mr. Bush a vendu et a trahi les gens qui combattent pour une societe Vietnamienne democratique et juste !

                  Plus de 30 ans deja, Le VietNam a boute’ dehors les super-puissances. Plus de 30 ans on a inculque dans l’esprit des Vietnamiens que : Rien n’est plus Precieux qu ’ Independance et Liberte « .En effet, partout , au VietNam , on voit les phrases : Independance, Liberte , Bonheur ». Mais on a oublie que 30 ans de miseres , ont genere la corruption ’a tous les niveaux, la destruction des valeurs sociales due a la misere et le desespoir.

                  Le VietNam a eu son Independance, Sa Liberte mais son Bonheur reste ’a mediter. Il n’existe pas une societe ou’ le Bonheur regne sans la presence d’Egalite’. Et au Vietnam la misere se trouve dans les campagnes, dans les villes. Cette misere due ’a un manque de partage equitable qui est elle meme due a la Corruption !

                  Sous le pretexte d’image d’un peuple courageux qui a vaincu les Super-puissances, ses dirigeants ont pu endormir la colere du peuple et adoucir son mecontentement , ses dirigeants ont pu cacher d’un regime Corrompu et Totalitaire !

                  Pendant le sommet d’APEC au VIETNAM, le 19-Nov la police de Saigon et de Hanoi ont reprime durement les personnes qui combattent pour la democratie( pour plus d’informations veuillez vous informer aupres de Reuters, Mercury News, )

                  Entre 1970-1975, Saigon etait le plus grand bordel de L’Asie du Sud-Est maintenant Le VIETNAM reste le plus grand bordel de L"ASEAN.

                  Certes 60% de la population du VietNam a ete echappe a la misere , mais 40% qui reste, doit survivre encore et devoir vivre sous la servitude des riches ! Le fosse entre les Riches et les Pauvres est vertigineux. Le m2 a HANOI c’est le 2eme le plus cher apres Singapore. Cependant Hanoi manque d’infrastructure a’ tous les niveaux.

                  Pour 1 couple ayant un salaire de 200 USD( Ouvrier tres qualifie ), il faut 2 generations pour pouvoir acheter un petit appartement. A condition de ne pas tomber malade. Si on a une maladie grave et si l’on n’a pas 300 USD en poche , on est condamne’ a attendre dans la salle d’attente de l’Hosto. En attendant la repartition de la richesse au VietNam, un nouveau riche vient d’acheter une voiture Americaine d’1 Million de Dollars. Sans parler de l’argent des corrompus se trouve actuellement aux USA.

                  Mais le gouvernement de Mr. BUSH se frotte les mains. Pendant la guerre du VietNam , Les USA ont depense plus de 400 Milliards de Dollars , et maintenant il voit revenire peu ’a peu cet argent la’. Mais cet argent , c’est l’argent du peuple Vietnamien dilapide’ par les dirigeants Corrompus du VietNam.

                  Pendant la Guerre du VietNam le peuple a tellement souffert a cause des bombardement des 2 puissants et maintenant la Guerre des Dollars a lieu, cela fait autant de victimes. Qui sont les victimes ? C’est le peuple Vietnamien !

                  P.S : Merci a’ Monsieur Bertrand C. Bellaigue qui a ecrit une article tres interessante ! Et chapeau pour ses aventures !

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