Le président Bush entame une tournée en Amérique latine où il va visiter le Brésil, l’Uruguay,
Bush
tente dans le social, et bien qu’il se défende de vouloir faire de la
concurrence à Chavez, il est difficile de ne pas voir une petite
volonté de récupérer la part de l’influence perdue dans son jardin.
Certains ont même appelé son voyage la "tournée anti-Chavez"
Dans un même temps Bush a annoncé une forte diminution de l’aide apportée au continent, les deux dernières années l’apport était de 722 millions de dollars, il a cette fois demandé au congrès 443 millions de dollars. Bien sûr les diminutions touchent les fonds de développement alternatif, l’argent dédié à la lutte contre le narcotrafic et les guérillas ne diminue pas. Par exemple, le Pérou perd vingt millions de dollars d’aide, l’Equateur perd un million, le Brésil passe de six à un million...
Pour
certains analystes, c’est une preuve de plus que le gouvernement de
Bush laisse de côté l’Amérique latine et se concentre au Moyen-Orient.
La visite étant pour faire passer la pilule. Pourtant il est difficile
d’imaginer que le gouvernement des Etats-Unis
veuille vraiment négliger l’Amérique latine, toutes les négociations
autour des différents traités économiques nous disent le contraire.
Simplement, le budget des USA n’est pas vraiment extensible et
l’Amérique latine n’est pas dans une situation de détresse infinie, au
contraire, les résultats économiques sont, dans l’ensemble, plutôt bons.
Le sous-secrétaire d’Etat des Etats-Unis a
même annoncé que son gouvernement serait content si un échange
humanitaire avec les Farc avait lieu. Uribe s’y oppose férocement.
La
dernière histoire en date est la phrase du vice-ministre du travail
colombien, disant que les syndicalistes (menacés de mort) exagèrent en
dénonçant leurs menaces, et que ceci promeut la violence et le sang.
Cette petite phrase, pourtant très commune ici, n’a pas été du goût du
représentant de
Pourtant, le climat entre les deux présidents est toujours bon et leurs
discussions ne devraient pas tourner autour des paramilitaires. Alors la visite
de Bush en Colombie ne sert pas à grand-chose. Celui qu’il faut convaincre que
le gouvernement colombien n’a rien à voir avec les paramilitaires, c’est le Congrès des Etats-Unis, pas son président, et cela s’annonce plus compliqué.

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