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Accueil du site > Actualités > International > Bush en quête d’un « Plan B » en Irak

Bush en quête d’un « Plan B » en Irak

Au summum de la crise diplomatique entre la France et les Etats-Unis sur la question iraquienne, le Sénateur Walter Jones avait fait la une de la presse internationale avec une résolution toute aussi absurde que symbolique : rebaptiser les « French fries » de la cantine du Congrès américain en « Freedom fries ». C’est donc un revirement tout aussi symbolique deux ans plus tard que de voir le même Sénateur Jones, s’associer à l’un de ses collègues républicains et deux Démocrates pour demander au Président Bush d’entamer le retrait des troupes américaines dès Octobre 2006. Faucon parmi les faucons, le Sénateur Jones regrette aujourd’hui cet épisode peu glorieux des relations franco-américaines, et avoue la mort dans l’âme que son revirement tient à l’inexistence de ces fameuses armes de destruction massives qui avaient motivé l’entrée en guerre des Etats-Unis. Cette déclaration intervient au plus mauvais moment pour l’administration Bush alors que les sondages sont en chute libre, et que la pression politique des démocrates, et des républicains grandit à mesure que l’on se rapproche des échéances électorales de Novembre 2006 et que la perspective d’une transition maîtrisée en Irak s’éloigne.

Parallèlement, les bloggers américains se sont eux-mêmes mobilisés pour inciter les mass-média américains à se pencher sur les « Downing Street memos » révélés le mois dernier par le journal britannique The Times dans l’indifférence générale outre-Atlantique (et même en France). Ces notes confidentielles, font état des discussions entre les services secrets américains et britanniques et mettent en lumière la volonté politique d’assembler preuves et renseignements militaires pour justifier l’offensive iraquienne. Baptisée par les bloggers « Awaken the Mainstream Media ! » (Réveillez les grands médias !), cette campagne semble être finalement parvenue à tirer de leur torpeur le Washington Post et MSNBC.

Pour ne pas laisser le souffle retomber, le site Afterdowningstreet.org, et l’organisation progressiste MoveOn sont désormais sur le pied de guerre pour obtenir du Congrès la création d’une Commission d’enquête parlementaire.

A la date du 17 juin, cette pétition online, délivrée à la Maison Blanche par le député John Coyners en personne, avait déjà rassemblé plus d’un demi-million de signatures. Avec ces « Downing Street memos », le Times de Londres tient désormais son « Deep Throat ». Les bloggers en feront-ils leur Watergate ?


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