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Cameroun Après 31 ans au pouvoir, le président Paul Biya rêve d’une république exemplaire

Le pays vient de tenir son premier Colloque international sur l’Education civique et l’intégration nationale.

De notre correspondant à Yaoundé, Nestor Nga Etoga

Parmi les problèmes qui entourent sa sereine évolution, le Cameroun est buté à une avancée importante de l’incivisme dans toutes les sphères sociales. Une situation qui hypothèque considérablement les efforts du développement de ce pays de 475.442 kilomètres carrés, situé en Afrique Centrale ; avec une population estimée à 20 millions d’habitants.

Les autorités de Yaoundé, capitale politique camerounaise, ont décidé d’éradiquer le cancer social qui mine la Nation.

Le président Paul Biya, 31 ans au pouvoir ; vient de lancer un appel à ses compatriotes, à inventer une nouvelle forme de patriotisme. Le chef de l’Etat s’est inquiété d’ailleurs le 10 février 2013 dans un discours radiodiffusé à la jeunesse : « le niveau de moralité de notre jeunesse se dégrade…la société apaisée et prospère que nous voulons construire sera minée de l’intérieur si ces avancées ne sont pas accompagnées par un progrès de la moralité publique ».

Face à un tableau sombre qui nécessite une action urgente, le gouvernement de Yaoundé s’est engagé à restaurer l’école du savoir vivre, du savoir être, du savoir devenir pour une société où vivre ensemble est le fondement angulaire, en tant que socle d’engagement de tous et de chacun au service d’une nation camerounaise forte et prospère. Selon le régime de Yaoundé, il s’agit de promouvoir l’éducation civique en tant que fondement du processus de transmission des valeurs essentielles. Le ministre camerounais de la jeunesse et de l’éducation civique, Pierre Ismael Bidoung Mkpatt a indiqué le 08 juillet 2013 aux participants au Colloque international sur l’Education civique et l’intégration nationale que : « l’objectif ici est de faire de chaque Camerounais, un citoyen exemplaire, participant sans complexe aux cotés des autres compatriotes, en toute sérénité, au grand chantier de construction nationale ».

Les assises tenues du 08 au 10 juillet dernier dans la capitale Camerounaise, étaient une étape importante de la parturition du processus d’encadrement civique et de promotion de l’intégration nationale des populations , un grand moment d’échanges , de concertation et de fusion des idées entre experts venus d’horizons divers tels que : la France, le Ghana, le Tchad…, aussi bien au plan national qu’international et qui constituaient la crème de l’intelligentsia camerounaise du pays et de la diaspora.

En rappel, depuis 1997, le président de la République du Cameroun, Paul Biya a lancé une vaste opération judiciaire dans le cadre de la lutte anti-corruption au Cameroun. D'anciens ministres et des dirigeants d'entreprises publiques ont été arrêtés et condamnés dans le cadre de cette opération baptisée par la presse locale « Opération Épervier ».A ce jour, près d’une trentaine de hautes personnalités sont sous les mailles de la justice : un ancien premier ministre, deux anciens secrétaires généraux de la présidence de la République, des ministres, des directeurs généraux…et le Camerouno- français Thierry Michel Atangana. Ce financier de 48 ans est poursuivi pour détournement de fonds publics. Lors d’une interview sur Rfi-France24-Tv5 Monde, le président français n’avait pas mâché ses mots ni usé du langage policé de la diplomatie. François Hollande avait en effet, jugé « inadmissible » le sort de Michel Thierry Atangana au Cameroun.

Malgré cette pression apparente de Paris sur les autorités de Yaoundé, Paul Biya, seul maitre du jeu au Cameroun depuis 31 ans, argue que la justice Camerounaise reste indépendante et souveraine. L’objectif étant d’asseoir une « République Exemplaire ».

 


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1 réactions à cet article    


  • BarbeTorte BarbeTorte 27 juillet 2013 21:00

    S« il faut une »république exemplaire", selon vos termes, ou ceux de Paul Biya, je n’ai pas bien compris si vous repreniez ces termes à votre compte ou non, eh bien il faudrait que Monsieur Biya donne l’exemple.
    A 80 ans passé, il est plus que temps qu’il prépare sa succession, en douceur, s’il a un tant soit peu l’esprit patriote qu’il préconise chez les autres. Nul n’est immortel n’est ce pas ? Alors si M Biya pense sincèrement qu’il est le meilleur choix possible pour ce pays, qu’il comprenne aussi que : premièrement pour ce pays il est primordial de préparer la suite, c’est à dire l’après Paul Biya ; deuxièmement s’il vit encore 10 ans ou 15 ans, il arrive à un âge où les capacités intellectuelles vont nécessairement en diminuant ; troisièmement il faut impulser un renouveau de la classe politique, et je ne crois pas, à cet égard, que la nomination de certains vieillards au sénat soit de nature à donner un signal positif au pays.

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