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Chaos à Athènes (Photos et Article)

Retour sur la journée du dimanche 12 février à Athènes. A la fin de cette journée, le parlement grec devait se prononcer sur le nouveau plan d’austérité à adopter (ou non) pour la Grèce. Voici les évènements successifs de la journée, pris en note en regardant la TV grecque. Les heures sont locales (France) : 14h45 en France correspond à 15h45 à Athènes. Au travers de cet article, j’espère vous apporter un autre regard sur ce qu’il se passe en Grèce. Ici, j’ai tenté de vous montrer les faits tels qu’ils sont, sans travestir la réalité. Afin de publier le plus rapidement l'article, je n'ai pas attendu l'issue du vote. Les médias traditionnels ne manqueront pas de vous le transmettre.

14h45
Les policiers sont déjà en place depuis longtemps devant le parlement d’Athènes (place Syntagma). Quelques milliers (3 000 ou 4000) manifestants sont d’ores et déjà présents mais l’ambiance reste bon enfant. Les policiers (l’équivalent de nos policiers) s’autorisent à fumer des cigarettes, les manifestants sont calmes dans l’ensemble.

15h00
Les gens arrivent par dizaine des rues adjacentes à la place Syntagma, toujours dans le calme. Les stations de métro les plus proches ont été fermées par sécurité, pour éviter l’affluence notamment.

15h30
Dans le parlement, le ton est monté entre les députés et les ministres. Certains se sont levés mais la séance a toutefois repris.

15h37
Dehors, quelques petits affrontements commencent à éclater entre Policiers et manifestants mais cela reste marginal. Le nombre de manifestants lui, continue d’augmenter.

16h00
La place Syntagma est à 1/3 pleine. On peut évaluer le nombre de manifestants à 20 000 environ (+ ou – 1000). Les cortèges dispersés dans les rues d’Athènes se dirigent vers la place du parlement.

16h10
Trop d’incidents. L’ordre est donné aux policiers d’utiliser les grenades lacrymogènes pour disperser la foule, devenue trop pressante.

16h20
Les cortèges d’autres manifestants arrivent sur la place. La place est désormais à moitié pleine (30 000 manifestants, plus ou moins 1000). D’autres manifestants arrivent encore par dizaines par les rues adjacentes.

16h40
La police a vraisemblablement ordre de disperser la foule. Un véritable nuage de lacrymogène s’abat sur la place. Il est même difficile pour les cameramens filmant du toit de voir ce qu’il se passe au sol. Les manifestants reculent, partent de la place.

16h50
Après dispersion du nuage, 1/3 des manifestants environ tente de regagner la place.

17h00
Les premiers cocktails molotov sont lancés sur les policiers. La situation sur la place dégénère, la place est littéralement dans le brouillard.

17h20
Un manifestant est à terre. Avant de ne plus bouger, il a fait un signe de croix sur sa poitrine. Ce sont les journalistes qui donnent l’alerte pour le secourir. Les policiers ne font rien pour lui. A l’heure actuelle, on ne sait pas ce qu’il lui est arrivé. Il a l’air grièvement blessé.

17h30
La police tente de contenir les heurts dans les rues adjacentes à la place, pour mieux les contrôler sans doute ? Le lacrymogène est moins utilisé, puisque les manifestants excités sont équipés de masques à gaz.

La situation est tendue, la police a du mal à s’organiser et semble beaucoup se fatiguer. A la différence d’une manifestation classique, il n’est pas possible de cibler un individu et de l’arrêter car plusieurs dizaines affrontent en même temps les forces de l’ordre. Quelques charges sont données sans succès, si ce n’est faire reculer les grecques.

18h00
Certaines avenues sont le théâtre de scènes violentes d’affrontements entre Policiers et manifestants.

18h15
La place tente toujours d’être récupérée par les manifestants (par le sud) mais les incidents se poursuivent. Certains manifestants sont équipés d’extincteurs et toujours de masques à gaz.

19h00
20 000 manifestants environ sont de nouveau présents sur la place. Des heurts violents entre policiers et manifestants sont toujours présents dans les rues adjacentes.


19h30
Dans les rues adjacentes, 2 bâtiments sont en flamme. Il s’agit d’un grand restaurant (STARBUCKS ?) d’un centre commercial et d’un bar.

Les policiers semblent une fois de plus fatigués. Harassés, certains ramassent les pierres qui leurs sont lancées et les lancent en direction des manifestants excités (désolé on ne le voit pas très bien sur le screenshot).


19h50
La situation est tendue et confuse. Les lacrymogènes semblent strictement destinés à éloigner les manifestants du parlement. La consigne semble avoir été de maintenir le cordon de policier pour protéger le parlement :
 

20h00
D’autres départs de feu sont constatés dans des bâtiments (pour certains proches de la place Syntagma). Les pompiers tentent de maîtriser l’incendie. La fumée envahit désormais l’atmosphère des rues d’Athènes (on la sent).
 
 

20h10
Dans certaines rues d’Athènes, des petites barricades font leur apparition, avec des objets de toutes sortes (WC Chimique, barrières, etc.) :
 
Devant le parlement, la situation est toujours tendue ; les policiers maintiennent la distance avec les manifestants à l’aide de lacrymogènes. Le nombre de manifestants est difficile à évaluer, 50 000 environ à Athènes semblent proches de la place du Parlement.
 

20h25
Une grosse charge à la place Syntagma semble avoir été décidée par les policiers. Après de multiples lancés de lacrymogènes, le cordon de policiers se divisent en 2 parties et chacun d’elle avance en suivant le recul des manifestants fuyant les gaz.
 
Cette manœuvre s’avère être un échec puisque dès la diffusion des gaz, les manifestants reviennent (une fois de plus), en place.

21h00
Evacuation de la place par les policiers. L'ordre paraît clair ; de toute part, les policiers chargent pour faire évacuer la place.
 
 

21h45
Quelques centaines de personnes sont revenues devant le parlement, de manière pacifique. Les charges répétées à coups de gaz lacrymogènes ont eu raison de la majorité des manifestants. En effet, depuis le début de la journée, une quantité impressionnante de gaz semble avoir été utilisée par les policiers (les reporters sur place toussaient sans cesse lors de leurs communications).
Enfin, dans les rues, on croise tout de même des dizaines de personnes errantes, sans doute dans l’attente de l’issue du vote.


L'après-midi a été longue et le résultat du vote n'est toujours pas connu.
COURAGE, AMIS GRECS !

 


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33 réactions à cet article    


  • chapoutier 13 février 2012 17:02

    et on vient d’apprendre que la commission européenne vient de condamné les violences « inacceptables » qui ont eu lieu à Athènes.

    Mais pour qui se prennent-ils ces maffieux de la commissions européenne ?


    • AdNocendumPotentesSumus AdNocendumPotentesSumus 13 février 2012 19:59

      Entièrement d’accord.

      Ce qui me désole, c’est qu’une propagande médiatique est organisée pour stigmatiser les grecques aux yeux des autres pays européens alors que les responsables sont avant tout à la tête de l’état et de l’Union Européenne.

      Hier j’ai vu des policiers lassés et fatigués (beaucoup de blessés parmi eux). J’ai eu le sentiment que les policiers n’étaient pas loin de craquer.

      Les élus locaux montent le ton aussi : il y a quelques jours un maire et un député en sont venus aux mains.

    • Richard Schneider Richard Schneider 13 février 2012 20:09

      Il est évident que les « Européens » condamnent les manifestations des Grecs. Non seulement ces derniers rechignent à payer, en plus ils se révoltent contre l’ordre ultra-libéral, contre la « main invisible des marchés » et la « mondialisation heureuse ». 

       
      Elle belle l’Europe ! Vous vous rappelez : « Si vous votez oui à Maastricht, vous connaîtrez la paix, le bonheur et la prospérité » ! Ben voyons.
      En attendant, vive la révolte du peuple grec !

    • AdNocendumPotentesSumus AdNocendumPotentesSumus 13 février 2012 20:23

      Tout à fait !

      Un seul politique était fermement contre le traité de Maastricht : Philippe Séguin.
      Il le dénonçait dans d’irrecevabilité en 1992.
      Voici le lien :


      C’est long (2h de mémoire), mais riche, tant sur la forme que sur le contenu.

    • epapel epapel 15 février 2012 17:01

      Mais pourquoi les grecs importent-ils une partie de la nourriture qu’ils consomment au lieu de la produire chez eux ?

      Parce que c’est moins ailleurs et donc qu’ils ne sont pas assez productifs au point qu’ils n’arrivent même plus à exporter les productions fruitières car ils sont trop chers.

      Résultat : quand globalement il n’y pas suffisamment de rentrées d’argent pour acheter la nourriture importée et que c’est trop coûteux de la produire sur place, que se passe-t-il ? C’est simple : il n’y en a pas assez pour tout tout le monde.


    • Cyril Cyril 14 février 2012 11:55

      Les grecques doivent bruler leur parlement !


      • epapel epapel 15 février 2012 16:25

        Pour instaurer quoi à la place ? Une dictature ?


      • epapel epapel 15 février 2012 16:26

        Sinon, ils le reconstruiront avec quoi ? L’argent qu’on leur prête ?


      • Ariane Walter Ariane Walter 14 février 2012 12:30

        Article indispensable et précis. merci !
        Pauvres Grecs !


        • epapel epapel 15 février 2012 16:26

          Pauvres, c’est le moins qu’on puisse dire.


        • eric 14 février 2012 12:42

          Intéressante description des évènement. Il me semble qu’elle serait enrichie par quelques info complémentaires. Un parlement élu avec une participation de 70%, où deux partis principaux Pasok et ND rassemblaient 77,9% des voix en 2009.

          En face, une manif à laquelle appelait les deux principaux syndicats, celui qui est puissant ( fonction publique et celui qui est un peu faiblard : employé du privé) ensemble pour dénoncer un plan qui prévoit une diminution de 22% du smic privé et une baisse de 10% des salaires de la fonction publique ( ou le smic est de l’ordre du double de ce qu’il est dans le privé)
          Des participant entre 20 et 50 000 personnes à vous en croire.
          Visiblement, une minorité active qui est venu manifester « pacifiquement » avec des masques à gaz et semble-t-il des cocktail molotovs ( tant il est vrai que ce genre de truc, on les improvise pas sur place)

          Vue de loin et sans connaître la Grèce, on pourrait résumer cela : une ultra minorité armée s’attaque à un parlement démocratiquement élu par une énorme majorité de la population pour contester sa liberté de vote en squattant une manifestation syndicale essentiellement corporatiste. On connait maintenant le résultat du vote des députés et on peut conclure qu’ils on été courageux et ne se sont pas laissé terrorisé par ces fasciste au petit pied.


          • Cyril Cyril 14 février 2012 13:19

            Tres interessant ce commentaire !

            Le régime de Vichy aussi à été mis en place par le parlement.

            Vous considerez donc que De Gaule fait parti de ces fascistes au petit pied ?


          • eric 14 février 2012 13:33

            A cyril, aux dernières nouvelles, la Grèce n’est pas occupée par une armée étrangère et De Gaulle a appelé à se battre contre l’Allemagne Nazie, pas à jeter des cocktail molotov sur les députés français. Votre comparaison est au minimum inepte. Maintenant si voulez vous envoler pour Londres....


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 14 février 2012 13:40

             smiley

            Bonjour Eric, je ne fais que passer (trop de fascistes à mon goût !). A bientôt.


          • eric 14 février 2012 13:53

            Bonjour cosmic ! Vous avez tort, parmi tous ceux qui voient dans le fait d’attaquer des députés élus du peuple à coup de cocktail molotov un sommet de la démocratie, il y a de vrais agités, mais aussi des gens de bonne fois qui se sont fait faire un lavage de cerveau, on peut peut être quelque chose pour eux. Avec Morice il n’y a que la beauté de l’exercice de style....


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 14 février 2012 14:00

            La beauté du geste, c’est vrai (tout comme avec Aryane ou C. Segurane). Les gens de bonne foi, c’est vrai aussi. Je me repends smiley
            Je n’ai simplement pas le temps, mais je lis avec intérêt en passant.


          • eric 14 février 2012 14:07

            Cyril, le régime d’Adolphe Hitler s’est vraiment imposé après avoir sans doute fait mettre le feu au parlement par l’intermédiaire d’un plus ou moins communiste vaguement hollandais (on a jamais tout a fait réussi à faire trie dans cette histoire), est ce une telle solution que vous appelez de vos vœux.... ?


          • Cyril Cyril 14 février 2012 14:38

            @eric

            he bien je vous invite à réviser l’histoire de france.

            Vichy était le gouvernement d’une moitié de france non occupé par l’armée Allemande.
            Ce gouvernement de collabo à été mis en place par un parlement élu et qui pourtant à trahi sont peuple.

            En grèce le gouvernement n’a pas été elu, mais mis en place par on ne sais pas qui...
            Qu’il agit contre la volonté du peuple et il est soutenu par un parlement pourtant élu et qui trahi aussi son peuple.

            Bref, vous pouvez pensez que ces révoltés sont des terroristes, que le peuple est trop bete pour comprendre où est son interet, que les politiciens élu ont le devoir d’aller contre la volonté du peuple pour son bien,
            Toutes ces idées qui vous habitent, ce n’est rien de moins que de l’obscurantisme, voir du fascisme,
            et oui, c’est vos propos qui sont fascistes, pas les jeteurs de cocktails.

            Votre mode de pensé est au minimum digne des plus grands collabos.

            Je vous invite à vous envoler pour Athène et rejoinde la police pour défendre le parlement...


          • Cyril Cyril 14 février 2012 15:00

            @eric :

            « Cyril, le régime d’Adolphe Hitler s’est vraiment imposé après avoir sans doute fait mettre le feu au parlement par l’intermédiaire d’un plus ou moins communiste vaguement hollandais (on a jamais tout a fait réussi à faire trie dans cette histoire), est ce une telle solution que vous appelez de vos vœux.... ? »

            Vous voila démasqué vilain petit sioniste, toujour pret à justifier la dictature de la finance, par la shoa.

            Sachez que les Communards de Paris n’avait aucun lien, ni avec les nazi, ni avec la shoa lorsqu’ils ont mis le feu au Tuileries.

            Oui j’appel de mes voeux le peuple grec, qu’il mette le feu à son parlement, mais en plein jour !
            Qu’ils ouvrent une breche dans le cordon de police, qu’il entrent dans le parlement, le sacage et y mettent le feu voila tout ce que souhaite.


          • eric 14 février 2012 15:18

            Cyril, vous avez lu l’article ? Confondre une poignée de lanceurs de cocktail molotov avec des démocrates, après tout, le terme même peut prêter à discussion, mais confondre à tous casser de 20 à 50 000 manifestant avec le peuple....Chose amusante, même si on fait l’hypothèse que l’ensemble des 50 000 approuvaient les lanceurs on arrive au résultat que 99% du corps électoral grec, en ne participant pas à cette manif, a désapprouvé le 1%...
            On peut donc en conclure que le peuple grecs est « indigné par ces pratiques ». 3Ils sont les 99%)
            Si demain le parlement décide d’augmenter les impôts de l’église orthodoxe ( 20% de ses revenus bruts) et qu’elle met ses centaines de milliers d’ecclésiastiques et d’ouailles dans la rue, comment remarquerez vous que ce n’est pas le peuple ? A l’absence de cocktail molotov ?


          • Cyril Cyril 14 février 2012 16:13

            Eric, les lanceurs de cocktails je ne les appel pas des démocrates, mais des Résistants.

            Vous avez une bien étrange manière d’analiser l’opinion des sans voix.
            99 % qui ne manifestent pas c’est 99% contre.....

            je vous fait la mienne : aucune contre-manifestation, donc 99% qui ne manifestent pas, c’est 99% qui soutiennent les manifs, mais qui ne se déplacent pas pour diverses raisons.

            Quand à votre grossière attaque des chrétients grecques, ils sont quand meme 9.000.000, alors on peu considérer que c’est le peuple, meme sans cocktails.


          • eric 14 février 2012 17:57

            Contre manifs ? Ben non, parce que les démocrates, leur principal moyen de se manifester c’est de voter. Notamment pour des députés. C’est bien eux que vous proposez de bruler, c’est bien eux les 99%. Le Reichtag, les tuileries, le parlement grec et le notre en prime, vous avez le sens de la continuité historique, heureusement, nous,les 99% on a la loi républicaine, les forces de l’ordre républicaines et surtout, nous sommes le peuple ( pour de vrai) contre lequel vous n’avez jamais très durablement réussi à triompher avec vos méthodes incendiaires....


          • eric 14 février 2012 17:59

            Par ailleurs je ne vois pas très bien ce que l’incendie des tuileries ou du Reichtag ont a voir avec la shoa, mais il est vrai que quand on est obsédé...


          • AdNocendumPotentesSumus AdNocendumPotentesSumus 14 février 2012 19:15

            Eric,


            50 000 manifestants, c’était le nombre évalué aux alentours de la place Syntagma, c’était sans compter les dizaines de milliers d’autres dans la ville. Notamment ceux qui ont tenté de prendre possession de l’hotel de ville...

            Côté masques à gaz, je l’explique plutôt par le fait que ce n’est pas leur première manifestation, ça fait déjà longtemps qu’ils se prennent des lacrymogènes (dans les manifestations précédentes), et croyez-moi, le jour où vous aurez les yeux brulant et pleurant à grosses gouttes, tout en ayant le souffle court, vous aussi vous opterez pour un masque à gaz... Pourquoi croyez-vous que des vendeurs à la sauvette vendaient des masques de chirurgiens sur la place ? A defaut de filtrer complètement le gaz, ça atténue ses effets sur les bronches.

            Enfin pour les cocktails molotov, c’est malheureusement la seule arme à bas coût qui fait peur aux policiers tout en tirant de loin (bouteille+huile+essence+bouchon+torchon).

            Ne mélangez pas tout svp, on est loin des quelques anarchistes qui s’excitent lors de manifs à Paris.



          • epapel epapel 15 février 2012 17:14

            50.000 ou 500.000 manifestants, ça change quoi au niveau de la production et des exportations ?


          • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 14 février 2012 12:55


            Les politiciens qui ont osé voter cette forfaiture méritent la prison.

            Il y a des articles de lois pour ça. Atteinte à la sécurité de l’État. Traitrise. Intelligence avec l’ennemi. Usurpation. Vol en réunion et en bande organisée. Conduite indigne...


            • epapel epapel 15 février 2012 16:53

              Excellent, je suis plié de rire.


            • Jimmy 14 février 2012 13:26

              le peuple grec en colère à certes fait quelques dégâts mais il est tout de même parfaitement sous contrôle
              on devrait se demander, plutôt que de s’extasier sur le déroulement des faits, comment le peuple grec, après un tel recul social, n’a pas encore renversé le gouvernement
              c’est parce qu’on les promène depuis le début de la crise, comme tous les peuples d’Europe, nous y compris, à coup de 24h de grève (48h pour les grecs qui devaient trouver la ficelle un peu grosse)
              or il faut savoir que 24h de grève, ou 48, cela ne sert à rien, à rien du tout, une grève, quand on en annonce déjà la fin à l’avance, n’exerce aucune pression et ne peut obtenir aucun résultat
              lors de ces grèves « limitées » le peuple peut éventuellement se défouler mais sans aucune organisation, chacun pour soi, sans risque de menacer le pouvoir en place
              les dirigeants syndicaux sont corrompus, cet nouvelle mode des 24h de grève qui ne servent à rien fait fureur dans toute l’Europe, c’est de cette manière qu’on nous a fait avaler la retraite à 62 ans, et c’est ainsi qu’on fera passer, après les élections, les couches successives de rigueur
              avant de songer à nous révolter, quand notre tour sera venu, il faudra faire table rase de tous les syndicats sans exception


              • epapel epapel 15 février 2012 17:13

                Très bien, et une fois que les grecs auront fait tomber leur gouvernement (pour la troisième fois en 3 ans) et instauré leurs soviets, comment feront-ils pour maintenir gratuitement (prêts non remboursables) les importations des produits dont ils ont besoin ?


              • epapel epapel 15 février 2012 16:41

                Le problème des grecs, c’est quand même qu’ils produisent beaucoup moins que ce qu’ils consomment tout en ayant les salariés qui ont les temps de travail parmi les plus élevés du monde, là je parle de production physique globale pas de profit.

                C’est ça l’explication de la diminution des salaires : ramener le pouvoir d’achat des grecs à ce qu’ils produisent effectivement.

                Alors j’aimerais bien que ceux qui ne sont pas d’accord m’expliquent comment un petit pays comme la Grèce pourrait continuer indéfiniment à importer massivement ce qu’il consomme sans apporter de contrepartie, et je ne parle même pas de la dette publique qui a déjà été diminuée de 50% à nos frais et ceux des allemands (c’est l’argent des assurances vie et des fonds de pension). Parce qu’en pratique, le revenu additionnel correspondant ce sont bien les salariés des autres pays européens qui l’ont produit.

                Les grecs peuvent toujours manifester et tout casser, moi je ne vois pas comment ils pourront obliger les autres européens à leur donner les marchandises qui leur font défaut, parce que c’est ça le côté concret du problème.


                • epapel epapel 15 février 2012 16:50

                  Pour illustrer mon propos, je vais prendre l’exemple du tourisme qui est la principale rentrée de devises de la Grèce c’est à dire le secteur qui est sensé justement de financer les importations.
                  .
                  Les touristes européens préfèrent aller en Turquie parce que c’est moins cher, de meilleure qualité et qu’on y est mieux reçu, alors que proposez-vous :
                  - obliger la Turquie à augmenter ses prix pour que les Grecs soient compétitifs
                  - interdire aux touristes d’aller en Turquie pour qu’ils n’aient pas le choix

                  Je rappelle que la Turquie ne fait pas partie de l’UE et que les turcs ne sont pas les amis des grecs donc les moyens de pression sont limités et leur bonne volonté risque de se faire attendre.


                • epapel epapel 15 février 2012 17:07

                  Pression d’autant plus difficile à appliquer que la Turquie est en plein boom économique depuis une dizaine d’années, alors ça ne va pas être facile de faire plier les « méchants » capitalistes turcs et les salariés qu’ils « exploitent ».


                • Théodore Six Théodore Six 15 février 2012 17:53

                  Tout comme à Gênes en 2001, pour des raisons pas si différentes que çà ! puisqu’il s’agissait alors d’un rassemblement contre le G8. Le Peuple Grec, tous ensemble, fait front, et il n’y a pas lieu de parler de « casseurs », ou de Black Bloc, en bons réactionnaires libérale ou réformiste de pseudo-gauche, mais tout simplement de la légitimité de la contre-violence excercée par les citoyens combatifs.

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