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Accueil du site > Actualités > International > Chavez : la marche vers la guerre

Chavez : la marche vers la guerre

Les derniers développements des relations entre la Colombie et le Venezuela semblent de jour en jour dévoiler le plan de Hugo Chávez pour reprendre la main dans son pays après sa catastrophique défaite électorale du 2 décembre dernier.

Elle est catastrophique, non pas dans le score, mais en ce que le "lider maximo" a touché du doigt le fait qu’on ne peut pas être président à vie dans une démocratie, et que pour arriver à obtenir ce qu’il n’avait pu avoir lors du coup d’Etat de 1992 il n’a d’autre moyen que de se placer en "sauveur de la Révolution" et supprimer autoritairement pour des raisons de salut public ce qu’il n’a pu faire par les urnes.

Et pour sauver la Révolution, il faut bien sûr des méchants.

Jusqu’à août 2007, Chávez avait essentiellement un bouc émissaire, c’était Bush. Bouc émissaire facile bien sûr, mais repoussoir apparemment insuffisant pour obtenir ce large consensus autour de lui qu’il espérait.

Sentant sans doute venir les mauvais résultats du référendum (même si à l’époque il ne s’imaginait sans doute même pas pouvoir perdre, s’attendant simplement à une victoire étriquée), il a commencé à mettre en place une nouvelle stratégie de tension pour garder la main.

Les relations entre la Colombie et le Venezuela ont toujours été médiocres, même si depuis 1987 et l’incursion d’une frégate colombienne dans des eaux revendiquées par le Venezuela les conflits s’étaient toujours réglés par des voies diplomatiques.

Chávez, depuis son accession au pouvoir avait d’autres soucis, mais quand même toujours tenu plusieurs fers au feu, accordant en sous-main un soutien logistique et moral aux Farc, même s’il ne pouvait pas le faire ouvertement. Le gouvernement colombien avait de manière tout aussi discrète contré ce soutien, intervenant parfois de manière ponctuelle comme en janvier 2005 lorsque le chef terroriste Rodrigo Granda avait été capturé par les Colombiens avec le soutien actif de certains policiers vénézuéliens, sans doute opposants à Chávez. On n’a jamais su si cette capture s’était faite à Caracas comme le martèle Chávez, ou à la frontière comme l’ont toujours soutenu les Colombiens. Une chose est sûre c’est que Granda possédait des papiers vénézuéliens en bonne et due forme qui n’avaient pu lui être donnés qu’en toute connaissance de cause.

Les interventions des autres pays sud-américains avaient permis jusque-là d’éviter les dérapages et les Américains après l’échec de la tentative de coup d’Etat de 2002 ne pouvaient se permettre de se retrouver à nouveau en position d’être accusés d’attiser le feu dans cette région.

Or, depuis l’été dernier, on assiste à un retournement spectaculaire de la situation. Non seulement Chávez a quitté sa position de neutralité hostile vis-à-vis de son voisin, mais par son comportement fait tout depuis quelques mois pour se retrouver dans une situation de conflit ouvert avec lui :

17 août 2007 : les Colombiens, pour ne pas se retrouver dans la position d’un "nonisme" stérile acceptent la proposition de médiation de Chávez. C’est bien Chávez qui se propose, personne ne lui avait rien demandé (sauf sa copine Piedad Cordoba...)

Mi-novembre : devant le comportement de Chávez (intervention dans la politique intérieure de la Colombie, critique systématique du gouvernement colombien, alors qu’il est censé être un médiateur..., tentative de contourner le gouvernement en négociant directement avec l’armée colombienne), la tension monte avec le président Uribe et son gouvernement, débouchant le 21 novembre sur la fin de la médiation.

25 novembre : premier pas dans une logique de conflit : Chávez "gèle" les relations avec la Colombie et insulte publiquement son homologue, le traitant de "vocero de la oligarquía antibolivariana", "triste peón del imperio" "cobarde, mentiroso, cizañero y maniobrero". Il rappelle son ambassadeur, mais devant l’absence de réaction colombienne est obligé de faire profil bas pendant quelques semaines.

11 janvier 2008 : Rojas et Gonzalez sont libérées par les Farc (après le piteux épisode du petit Emmanuel) et, bien sûr, réapparaissent à Caracas. Dès le lendemain, Chávez annonce le retrait des Farc de la liste des organisations terroristes, les considérant comme des "groupes insurgés". Encore un pas dans la logique de guerre : répondre à l’appel à l’aide d’un "groupe insurgé" n’est pas la même chose que d’aider une organisation terroriste...

25 janvier : un pas de plus dans la rhétorique guerrière : Chavez accuse le président Uribe de "fabriquer une provocation belliqueuse en vue de déclencher une guerre" (à noter qu’à aucun moment pendant tout ce temps le gouvernement colombien n’a proféré la moindre menace vis-à-vis du Venezuela ou de son président).

2 mars : en réponse à l’opération ayant conduit à la mort de Raul Reyes, n° 2 des Farc en Equateur, Chávez mobilise son armée, envoie des chars, des avions et 10 bataillons à la frontière de la Colombie avec qui il rompt totalement les relations diplomatiques. On remarquera une fois de plus que la réaction de Chávez est totalement disproportionnée à la réalité des faits : l’opération Reyes s’est produite en Equateur, et pas du tout au Venezuela qui ne devrait absolument pas être concerné par ce qui s’est passé, sauf si :

1 : le Venezuela soutient de manière massive les Farc et son président est furieux du grave coup porté à ses protégés ;

2 : le président vénézuélien cherche depuis plusieurs mois de toutes les façons possibles une échappatoire internationale à la perte de son prestige intérieur.

Et quoi de mieux qu’une bonne guerre pour redorer le blason d’un dictateur ?


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81 réactions à cet article    


  • tchoo 6 mars 2008 11:14

    Chavez serait le méchant et Uribe le chevalier blanc ?

    Un peu manichéen, ne trouvez-vous pas ?

    Cela n’a pas l’air si simple que cela, et les EU en sous-main, quelles sont leur arrière pensée ?


    • fourminus fourminus 6 mars 2008 16:53

      @ Tchoo

      Une sélection d’article qui appuient votre remarque (tiré de l’excellent site www.contreinfo.info)

      Le Venezuela et l’Equateur demandent à la communauté internationale de condamner Bogota http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=2524

      Bush appelle le président colombien pour lui exprimer son soutien http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=2513

      Crise sud-américaine : Représailles des FARC http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=2526

    • Jasmin Jasmin 6 mars 2008 17:24

      Je pense aussi que tout n’est pas si simple... Et que surtout les enjeux sont tellement énormes... Et le tout sur fond de corruptions et de trafics en tout genre... 

       


    • JoëlP JoëlP 6 mars 2008 18:31

      Qu’on traite Chavez de dictateur parce qu’il a accepté le résultat, défavorable pour lui, du suffrage universel, voilà bien une drôle de chose ! Poutine et ses elections truquées vous l’appellez comment ?


    • masuyer masuyer 6 mars 2008 20:54

      Ou Sarkozy et son "mini-traité" ?


    • Aux_Larmes_Citoyen 7 mars 2008 08:44

      @ Tchoo

      vous écrivez :

      "Chavez serait le méchant et Uribe le chevalier blanc ?

      Un peu manichéen, ne trouvez-vous pas ?"

      Certes, certes !

      Mais le contraire n’est-il pas tout aussi vrai ?

      Uribe serait le méchant et Chavez le chevalier blanc ?

      Un peu manichéen, ne trouvez-vous pas ?

      Y souscrivez-vous également ?


    • Eratosthène 6 mars 2008 11:36

      Article fort intéressant, merci !

      Il est fort amusant de voir que quand il s’agit des Etats-Unis, qui sont attaqués de manière criminelle, on explique que c’est un complot, une machination interne, et que "le terroriste Bush" se lance dans la guerre pour souder la population autour de lui et faire oublier ses échecs intérieurs, tandis que quand Chavez se lance dans la provocation guerrière sans avoir été attaqué, on célèbre son courage face aux "ignobles impérialistes américains", et leurs "valets" (en l’occurence, Uribe), toujours suspectés de se livrer à des "manoeuvres".


      • Dioplr 6 mars 2008 12:50

        Chavez n’a lancé aucune opération guerrière. Il a protegé sa frontière avec la Colombie qui vient de bombarder l’Équateur.

        Si l’allemagne bombardait la Belgique, on peut supposer que la France protègerait ses frontières également.

        C’est fabuleux comment une belle opération médiatique transforme les pays attaqués en méchants agresseurs.

        Si on récapitule, Israel bombarde le Liban et fait des milliers de morts. Mais les méchants ce sont les libanais qui ont choisi le Hamas.

        Les états-unis bombardent et envahissent l’Irak contre l’ONU tuant un million de civils et les méchants sont les iraniens.

        La Colombie bombarde l’Équateur et les méchants sont ceux qui se protègent pour ne pas subir le même sort...

         


      • Jasmin Jasmin 6 mars 2008 17:27

        Et oui...... Je suis tout à fait d’accord !


      • Lambert85 Lambert85 6 mars 2008 11:39

        Chavez ou Uribe sont élus démocratiquement, la popularité de Chavez est en baisse, celle d’Uribe pas encore je pense. Il serait temps de réaliser que ce sont des politiciens pas des héros.


        • Dioplr 6 mars 2008 12:55

          Plus de 50 députés du parti d’Uribe sont actuellement en prison ou sous enquête pour collaboration avec les paramilitaires (les groupes armés d’extrême droite qui ont massacré les populatiions civiles) et les narco traficants. Les groupes paramilitaires ont publié récemment dans "La Semana" (sorte d’Express local) comment ils avaient réussi a fausser les élections et à prendre le contrôle du parlement.

          La famille d’Uribe est en prison pour collabration avec les cartels de drogue et Uribe va y passer également dès qu’il ne sera plus président.

          Dans les sondages, il est à moins de 40%.

          Chavez de son coté continue à lutter contre la corruption historique du Vénézuela est possède 65% d’appui dans les sondages.

          Il y a des politiciens au servcie de leur pays et de leur peuples et d’autres qui mettent leur peuple et leur pays à leur service.

           


        • Jocrisse Jacques 6 mars 2008 22:13

          Dom

          Comment trouves-tu mon avatar ?


        • Jocrisse Jacques 6 mars 2008 22:14

          DOM

          Merde, loupé !


        • pierrot 6 mars 2008 12:22

          Très fort...

          Uribe a bombardé le territoire bolivien, ce n’est pas rien... qui plus est avec des missiles guidés par des satellites US.

          Le Venezuela est l’allié numéro 1 de la Bolivie et est frontalier de la Colombie, c’est un peu normal qu’il montre les dents et renforce sa frontière. On ne peut pas appelé ça chercher la bagarre...

          Après... entre l’insurrection et le terrorisme, le débat est éternel. Il est difficil de se faire une idée précise depuis Paris, Madrid ou Washington. Mais cedont on peut être sûr, c’est que Bush n’agit pas par charité chrétienne. il nous l’a démontré mille fois...

          L’occident et sa croisade anti-Chavez en font un diable pour ses détracteurs et un saint pour les autres, il est difficile de se faire une idée précise du personage dans cette cacophonie d’insultes et de louanges.

          Une chose est sûre... La démocratie vénézuelienne n’a rien à envier à la France du traité de Lisbonne. Et le vénézuelien pauvre n’a rien à envier au pauvre français que l’on ne laisse même pas s’endetter pendant 50 ans pour payer sa barraque et qui dort dans une tente à deux pas de Khadafi en bors de Seine.

          Laissons les peuples en paix. Laissons les renverser leurs dictatures et occupons-nous des notres.

           


          • pierrot 6 mars 2008 15:29

            Là où j’ai mis Bolivie, lire equateur... J’ai pas dormi chez moi et j’ai pas bu que de l’eau. Au temps pour oim.


          • pierrot 7 mars 2008 09:40

            Le Venezuela et l’Equateur sont, de par leur ligne politique Bolivarienne impliquant la nationalisation de certains secteurs-clefs de l’économie, dans le même collimateur de l’Empire pour lequel il représente une dangereuse alternative.

            Uribe, laquais de Washington (Pote à Bush, pour les amateurs de contrepets) visait, par sa provocation, l’axe Venezuela-Equateur-Bolivie qu’il cherche à difamer en le poussant à la faute. On ne leur pardonnera rien, pas un écart démocratique, pas un incident lors d’une manif, rien.

            Nos dirigents auraient beaucoup de leçon à recevoir d’un Chávez.

            Car oui, selon que vous serez puissant ou misérables, les jugements de cours (et des media de masse) vous rendront blanc ou noir...

             

             


          • Dioplr 6 mars 2008 12:45

            Je suppose qu’Uribe a bombardé l’Équateur pour faire plaisir à Chavez et que l’histoire de l’Uranium n’est pas un pale remake des armes de destruction massive de Saddam.

            Chavez n’a pas pris une raclée électorale le 2 décembre, il a perdu son référendum par moins de 2% des voix. Par contre il a respecté le résultat, Contrairement à Sarkozy qui vient de voter le Traité de Lisbonne qui reprend la constitution rejetée en masse par les français.

            Les démocrates sont ceux qui se tiennent debout face aux États-Unis pour défendre leur peuple, pas ceux qui courbent l’échine devant le grand frère caractériel.

             


            • tvargentine.com lerma 6 mars 2008 12:54

              Franchement cela ressemble a tu "Morice" votre article tellement c’est un tissu de propagande digne d’une autre époque

              URIBE est un imbécile tout simplement,car Me Betancourt a toujours représenté un danger pour lui.

              URIBE est lié au cartel de la cocaine et Me Betancourt avait mené une campagne contre les amis d’URIBE

              Le Brésil à dénoncé le comportement criminel d’URIBE ainsi que presque tous les pay d’Amérique du Sud

               


              • pierrot 6 mars 2008 13:05

                "URIBE est lié au cartel de la cocaine"

                Tu as des articles, des sources à ce sujet ? ça m’interresse.

                Merci d’avance


              • pierrot 6 mars 2008 15:08

                Merci. J’essairai de remonter la piste.


              • Gilles Gilles 6 mars 2008 15:42

                Pierrot

                ""URIBE est lié au cartel de la cocaine" Des preuves ?

                Uribe, ex gouverneur d’Antioquia (capitale Medellin.. ;tient tient), a mis en place lui même des groupes d’autodéfenses anti-guérilla (qui avait buté son père je crois) qui sont devenus par la suite les fameux AUC et autres, ces paramilitaires qui ont adopté les méthodes des farc (meutres, enlèvements, torture, nettoyage) et le traffic de cocaïne lors de la chute du cartel de Medellin

                Ces groupes ont toujours jusqu’à une date récente était protégés par le pouvoir fédéral (même avant uribe) et surtout par le gouverneur uribe qui les a incité à croitre.....

                Et rapellons qu’en Colombie, dans une province hautement narcoïsé, la politique est trés liée avec le narcotrafic. Plusieurs présidents on été épinglé, comme Samper, pour avair financé leur campagne électorale avec les fonds des narcos

                Plusieurs dizaines de congresistes surtout provenant du parti d’uribe sont actuellement en taule ou mis en examens pour collaboration avec les para et les narco . Quelques membre de sa propre famille aussi

                ça te suffit..... ???

                Au passage dans certaines zones la guerilla coopére avec les para pour le partage du traffic de drogue...rigolo, non ?

                Bref, uribe s’est laissé dépassé par la bête qu’il a contribué à créer et à continué à profiter de leur protection et largesse jusqu’à peu !


              • Le péripate Le péripate 6 mars 2008 13:00

                J’ai cherché l’ombre d’un argument..... Mais les procès en sorcellerie se passent d’arguments


                • MarcDS MarcDS 6 mars 2008 13:51

                  Votre article commence par une fausse affirmation qui consiste à prétendre que Chavez voulait par son référendum pouvoir se faire élire à vie. En réalité l’objet du référendum était de lui permettre de se représenter aux élections présidentielles. En partant de cette erreur (largement répandue par les médias anti-Chavez et les recopieurs de dépêches d’agences) pour écrire votre article, vous vous êtes flingué tout seul...


                  • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 6 mars 2008 13:54

                    " Et quoi de mieux qu’une bonne guerre pour redorer le blason d’un dictateur ? "

                    Je ne suis pas un fan du personnage, mais pensez-vous réellement qu’un dictateur prendrait la peine de passer par un référendum démocratique pour modifier la constitution et la limitation des mandats ? C’est pourtant ce qu’il a fait. Chavez est un populiste, pas un dictateur. Vous qui êtes " très circonspect vis-à-vis des mots citoyens, collectif et spiritualité ", vous auriez dû rajouter ce mot-là à votre liste 


                    • Jasmin Jasmin 6 mars 2008 14:48

                      Son CV dit " me MEFIE des idées"... Pas tout à fait la même chose ???


                    • Aux_Larmes_Citoyen 7 mars 2008 08:54

                      @ Le Furtif

                       Ne vous faites pas plus bête (j’ai eu maintes fois l’occasion de vous lire, et même si je ne suis pas toujours d’accord avec vous -loin s’en faut-, je sais que vous ne l’êtes pas) et surtout pas plus malhonnête que vous ne l’êtes, Furtif ! L’auteur écrit :

                      "se méfie des idées, surtout quand elles sont définitives"

                      Cela n’a évidemment pas du tout le même sens ! Il parle des idées qui se veulent être seules légitimes, et se transforment en doctrines ou dogmes. C’est avec ce genre de "pensée" qu’on en finit par parler de bilan "globalement positif", par exemple... La certitude est l’ennemi mortel de l’intelligence.

                      C’est donc une phrase loin d’être idiote, et votre citation tronquée en fausse totalement le sens. Si cela est volontaire, c’est une malhonnêteté qui ne vous honore pas !

                      salutations tout de même


                    • tinga 6 mars 2008 14:42

                      Journalisme de caniveau, aucune mise en perspective historique, argumentation inexistante, méconaissance du dossier évidente, bref la propagande officielle "pour les nuls". La "dictature" soit disant voulue de Chavez est à comparer à la "démocratie" colombienne d’Uribe qui ne semble pas avoir rompu avec les méthodes de la tragique période de la "Violencia", la répression féroce des paras militaires ne semble pas beaucoup émouvoir ici, ne parlons même pas des démellées judiciaires de nombreux proches d’Uribe dans le traffic de la coke celle-ci étant par ailleurs appréciée dans les milieux "journalistiques"...

                       


                      • Dam 6 mars 2008 14:52

                        Un condensé de désinformation formidable

                        Merci pour cet article qui en fera rire plus d’un


                        • Basebou Basebou 6 mars 2008 16:01

                           

                          Ce pseudo article est un véritable torchon de désinformation et de propagande mal distillée.

                          Sur quoi se base l’auteur se basse-t-il pour affirmer que le Vénézuela "soutient massivement les FARC", ou encore que Granda avait un passeport vénézuélien ??? Si sa seule base sont les déclarations du gouvernement colombien, permettez-moi de ricaner. Quant on veut faire du pseudo journalisme en lançant des accusations à tout va, la moindre des choses serait de fournir des sources à ses allégations. Rien ici, un vrai torchon, de la pure propagande.

                          Pour info, Chavez n’est pas plus dictateur qu’Uribe : tous deux ont été élus démocratiquement


                          • Gilles Gilles 6 mars 2008 16:07

                            Cet article présente une chronologie factuelle et l’opinion de l’auteur mais hélas aucune analyse circonstanciée, aucun argument de poids, aucune référence.

                            Donc nul et non avenu

                            Ceci dit les risques de guerre entre Colombie et Venezuela sont quasi nuls. la Colombie n’a même pas décrété une quelconque mobilisation. Chavez n’a même pas vraiment besoin de ça pour redorer son blason comme vous dîtes puisqu’il jouit encore d’un bon soutient dans la population et de toute façon les vénézueliens ne le suivraient pas....il joue juste un jeu pour se faire mousser profitant du fait que quand même la Colombie a bombardé illégalement un pays voisin, l’Equateur ; on en peut que comprendre ses craintes d’autant plus que les farcs franchissent des fois la frontière pour se cacher de l’armée colombienne (et ça date d’avant Chavez) qui pourraient du coup bombarder le venezuela. Là ils en sont dissuadés

                            Qu’il soit proche idéologiquement des assassins des farcs ne fait aucun doute, il ne s’en cache pas. Mais de là à les financer, j’attends des preuves et pas juste des sois disants découvertes secret défense d’Uribe qui est un salaud mouillé jusqu’au cou dans les sales affaires des para et de la drogue.

                            Sinon, personnellement je n’aime pas Chavez pour son coté autocratique, populiste, militaire, clientéliste et rustre......ceci dit on a la même chose en France, les paillettes en plus et le coté militaire en moins !

                            Il faut tout de même reconnaitre que pas mal de ses actions envers les 80% des vénézueliens les moins bien lotis ont nettement améliorées la situation sociale du pays (j’y ai vécu et se sont des vénézueliens que je connais, des amis étrangers qui y habitent qui le reconnaissent) telle que la santé, la nourriture essentielle, les terres, les coopératives..... Il a aussi évité que les ressources naturelles ne soit privatisées et détenues par l’Etranger totu en augmentant le revenu que le pays en tire.

                            Franchement Chavez est un sujet pour lequel il faut dépasser les simples préjugés. Le meilleur et le pire s’y cotoie

                            De toute façon les Chavez, Morales, Correa sont une chance pour l’Amérique latine car malgrè leurs travers ils redistribuent un peu les cartes pour les laissés pour compte (cad les trois quart de ces populations) et grâce à eux, peut être que des conflits ultérieurs seront désamorcés et la propérité gagnera du terrain...enfin, en espérant qu’ils ne pètent pas un cable en route


                            • Aux_Larmes_Citoyen 7 mars 2008 09:09

                              @ Gilles

                              Je ne partage pas votre grande sévérité vis-à-vis de l’article, que j’ai pour ma part trouvé intéressant (sans en partager toutes les analyses).

                              Pour le reste de votre texte, je suis très largement d’accord avec vous, et suis heureux de trouver sur ce fil une réponse certes dure, mais argumentée et non pas manichéenne, avec des faits et non des slogans creux, mettant en balance des éléments positifs et d’autres à charge. Le simplisme exprimé sur cette page avec une haine invraisemblable envers l’auteur et ceux qui ne pensent pas "bien" est heureusement -trop peu hélas- contrebalancé par votre contribution.

                              Merci !


                            • Gilles Gilles 7 mars 2008 09:22

                              à par Aux_Larmes_Citoyen

                              Hélas, le manichéisme envahit la vie publique à vitesse grand V. Comme l’a dit notre "Guide à nous" le relativisme c’est mal. Un autre con honnis a dit "ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous". Et ils sont suivit même par leurs détracteurs

                              Mes interventions sur les articles vis à vis de Chavez et du Venezuela me font ou bien traiter de sale castro-marxiste ou alors l’inverse de sale fasco néo-con. Tout dépend du thème. Si l’article est ouvertement pro-Chavez à mort, je le contrebalance et du coup je me fais étriller par la clique de ceux qui admirent Chavez non pas pour ses actes mes pour ce qu’il se veut incarner (l’anti bushisme, le socialisme) SI inversement il s’agit d’un article anti-chaviste primaire,, je rappelle tout de même le contexte et les résussites indéniables, et là je deviens un sale coco....lamentable !


                            • Internaute Internaute 6 mars 2008 17:42

                              Le seul point que je partage avec cet article est l’utilisation par Chavez de cet incident pour rallier une popularité qu’il a perdu. (21% de satisfaits alors qu’il a culminé à 65%). Pour le reste, c’est du cinéma qui s’arrêtera bientôt.

                              Correa (le président de l’équateur) se dit presque satisfait des conclusions du conseil des états sud-américains qui reconnaissent l’incursion colombienne dans son pays. Il voudrait une condamnation ferme mais le soufflet est déjà retombé.

                              La balance commerciale entre la Colombie et le Vénézuéla est trés nettement déficitaire (4 milliards de $) pour le Vénézuéla. Donc, la Colombie n’a aucun intérêt à chercher des problèmes car elle perdrait son principal client (17,4% de ses exportations). De même, le Vénézuéla importe une bonne partie de sa nourriture depuis la colombie (200.000 vaches en 2006, 40% des biscuits consommés) et crèverait de faim si cette source venait à se tarir.

                              La presse locale est beaucoup moins alarmiste que la presse française. On n’y parle pas de conflit armé avec la Colombie. On y lit que le positionnement des troupes vise à empêcher que la manoeuvre en Equateur se répète au Vénézuéla où se cacherait Marulanda prés de la frontière.

                              Ingrid Betancourt ne compte pas dans cette région. Ce n’est qu’un otage parmis des centaines d’autres d’otages, ni plus ni moins. Personne n’en parle. Par contre, le président Correa s’en sert pour attirer la France de son côté, Uribe étant soutenu par les américains.


                              • Dégueuloir Dégueuloir 6 mars 2008 18:07

                                article sans intérét et même mensonger,on publie vraiment n’importe quoi de haineux dans ce site de merde,Uribe est à la solde des néo-cons us,financé et soutenu militairement,de plus l’argent de la drogue tombe en partie sur des comptes offshore au benéfice de personnalités us,le vrai cancer en Amérique latine,c’est uribe...quant à la corruption au Vénézuéla,nos sociétés occidentales devraient balayer devant leurs portes avant d’ouvrir la bouche pour dire des conneries......


                                • JoëlP JoëlP 6 mars 2008 18:44

                                  >on publie vraiment n’importe quoi de haineux dans ce site de merde

                                  Pas d’accord, dégueuloir !

                                  Même si je trouve cet article très partisan et pas de mon "parti" en plus, je trouve que l’auteur a le droit à ses opinions. Vous pouvez écrire un article pour expliquer que Uribe est à la solde des néo-cons, que c’est un traficant de drogue... tachez d’être un peu plus factuel que lui, ce serait bien


                                • Jasmin Jasmin 6 mars 2008 19:35

                                  Interessant le choix de ton pseudo : Dégueuloir.... !!!

                                  Si ce " site de merde " ne te convient pas, on ne te retient pas ; trouves-en vite un autre pour donner libre cours à tes écarts de langage...


                                • Patience Patience 7 mars 2008 01:00

                                  JoelP,

                                  L’auteur ne défend en aucun cas son opinion. Cet article est d’une telle mauvaise foi qu’il ne peut être que de la propagande.

                                  L’auteur sert une cause qui manque d’arguments.

                                  Il sert la soupe à l’idéologie néoconne et il en est bien conscient.

                                  Rien que par son titre, cet article aurait dû être publié dans "Tribune libre" et pas dans la rubrique "Inrternational".

                                   

                                   


                                • Malraux Malraux 6 mars 2008 18:55

                                  @ mes sympathiques détracteurs...

                                  Pas de propagande dans cet article, uniquement la mise en perspective d’un certain nombre de faits, glanés à la lecture de la presse colombienne et vénézuelienne (et non des "dépèches d’agence"... Il m’arrive de lire l’espagnol assez couramment pour prendre mes informations à la source et non à l’AFP...) Il se trouve que ces faits vont tous dans une certaine direction qui est la menace de guerre, et le déploiement des troupes vénézuéliennes est un fait, tout comme est un fait que la Colombie n’a ni touché au territoire vénézuelien, ni même mobilisé son armée.
                                   

                                  Que Chávez aille jusqu’au bout, j’admets que rien ne le prouve et je pense même qu’il ne le fera sans doute pas mais ses gesticulations ne sont certainement pas aussi réactionnelles qu’il veut bien le dire, et les éléments que j’ai cités dans l’article montrent bien que la situation actuelle est préméditée de longue date.

                                  @Yves Rosenbaum : le mot "dictateur" est peut être prématuré, mais vous savez aussi bien que moi que tous les signaux que Chávez envoie sont inquiétants en ce qu’ils vont vers une personnalisation du pouvoir. Ça n’est pas un scoop de rappeler que de nombreux dictateurs sont arrivés au pouvoir par des élections démocratiques et ont par la suite modifié les institutions pour s’y maintenir.

                                  @Diopir : j’ai bien dit que la défaite électorale du 2 décembre n’était pas une déculottée, mais elle a pour Chávez une signification extrêmement lourde : c’est la fin du mythe de l’invicibilité électorale et du soutien sans faille de la population vénézuelienne. De nouvelles élections régionales et locales sont prévues en octobre 2008, élections que semble-t-il Chávez craint beaucoup avec un risque important de perdre de nombreux gouvernorats et "alcaldias" (mairies)
                                  http://www.guia.com.ve/actualidad/elecciones_regionales

                                  Pour les non-hispanophones, un intéressant blog en français d’un ancien journaliste de l’AFP qui connait bien la région :http://jacquesthomet.unblog.fr/

                                  Pour info, l’opposition vénézuelienne organise à Caracas Samedi 8 mars à 10 heures une grande marche pour la paix et contre la politique de son président.

                                  http://www.laverdad.com/detallenew.asp?mostrar=10&idcat=1&idnot=69613

                                   

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