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Chavez - Place au président à vie ! Aló Presidente

Dix-sept millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes dimanche. « Chavez si ! », clamaient les pancartes en faveur du référendum. « Non à la réélection illimitée », clamaient d’autres pancartes, rejetant la demande d’amendement d’Hugo Chávez. Après avoir reçu 94,2% des résultats, l’option du oui a obtenu 54,36% des suffrages et l’option du non 45,63%, a annoncé, lors d’une brève conférence de presse, Tibisay Lucena, présidente du Conseil national électoral. Le oui a recueilli 6,3 millions de voix et le non cinq millions, tandis que l’abstention a atteint 32,9% des suffrages, selon des résultats partiels.

Le président vénézuélien Chávez ne visait rien de moins que faire adopter un amendement constitutionnel pour lever toute limitation du nombre de mandats, en d’autres mots, il veut les coudées franches pour se représenter éternellement. Il a réussi. « Il n’appartient pas au temps de défaire un président mais bien au peuple ». L’article 230 de la constitution actuelle n’autorisait que deux mandats électifs consécutifs. Chávez est parvenu à faire sauter ce boulon gênant de la constitution qui fera désormais que président, gouverneurs, maires et députés pourront être élus sans limite de mandat.

Vanessa Davies est en charge de la propagande et membre de la direction du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV). Elle résumait ainsi l’enjeu du référendum de dimanche : « C’est toutes nos conquêtes depuis dix ans qui sont en jeu, dans le domaine économique, politique et social ». L’issue du référendum restait très incertaine à l’ouverture du scrutin, dimanche matin. C’est pourquoi Chavez déclarait, quelque temps avant la tenue du référendum : « Tout le monde doit voter, qu’aucun honnête homme ne s’abstienne de voter pour le oui ».

Hugo Chávez aime le pouvoir. Il a été réélu en décembre 2006 avec 62 % des suffrages pour six ans. Il ne s’en cache plus. « Le dimanche, il est animateur de radio et de télévision [pour l’émission Aló Presidente]. Pendant ses loisirs, il est joueur de base-ball, chanteur et peintre. En tant que président du Venezuela, il est tour à tour civil et militaire. Et à partir du 27 janvier, Hugo Chávez sera également éditorialiste, trois fois par semaine, pour différents quotidiens de son pays », écrivait le quotidien espagnol El Païs, en janvier dernier, cité par le Courrier international.

Selon la constitution actuelle du pays, Hugo Chávez ne pouvait pas se présenter aux élections de 2012 et il aurait dû quitter la présidence au début de 2013. Il voulait faire sauter ce verrou pour mener à terme son socialisme du XXIème siècle. Il avait besoin de temps. Il aura beaucoup de temps. Chavez sait faire : il consulte. C’est la cinquième fois qu’il sonde le peuple par référendum depuis son arrivée au pouvoir.

Après avoir glissé son bulletin dans l’urne, Chávez déclarait, selon l’Express : « Mon destin politique se joue aujourd’hui. C’est important pour moi en tant qu’être humain et en tant que soldat engagé dans ce combat ». Le président vénézuélien avait, en janvier, reçu le soutien du Brésilien Lula pour qui la limite des mandats présidentiels est inexistante dans bien de pays européens ainsi qu’en Colombie.

Hugo Chávez inspire l’admiration et la détestation, la confiance et la suspicion, l’adhésion et le rejet. Ses airs fantasques, ses déclarations à l’emporte-pièce, ses frasques en font un président admiré ou détesté. Il résiste par monts et par vaux aux nombreuses tentatives de déstabilisation tant de l’opposition que des médias étrangers. Rappelez-vous cette déclaration à la soixante et unième assemblée des Nations-Unies, en 2006. Chavez déclare : « Le diable s’est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison. Et Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici ». Chavez parlait du président George W. Bush et il fait le signe de croix.

Avant Hugo Chavez, « ce peuple était à la dérive, l’argent rentrait et on ne voyait aucun résultat, maintenant il sert à aider les gens », déclarait à l’AFP, Ana Llamuca, une électrice de Caracas favorable au « oui ». Pour d’autres, autoriser Hugo Chavez à se maintenir à la tête de l’Etat, même par le biais d’une victoire à un nouveau scrutin, est dangereux. « Nous ne voulons pas que quiconque reste perpétuellement au pouvoir », soulignait Carmen Gilarte, 50 ans, en se plaignant auprès d’Associated Press, de la corruption au sein du gouvernement et de la criminalité. « Nous devons donner des chances à la prochaine génération  », jugeait-elle.

La prochaine génération devra attendre.

Rappel. Le 1er décembre 2007, Chávez subit, par 51% des voix, un échec à une tentative de réforme qui portait sur soixante-neuf articles de la Constitution. La « dérive dictatoriale » d’Hugo Chávez était au cœur de la campagne de l’opposition. Chávez a balayé du revers de la main ce reproche. « Dix ans, ce n’est rien. Je ne sais pas de quoi ils se plaignent ». Pour illustrer son propos, Chávez, qui ne résiste à aucune audace, s’est comparé à Franklin Roosevelt qui avait été élu à quatre reprises à la Maison Blanche. Et Chávez avait prévenu qu’en cas de nouvel échec, rien ne l’empêcherait de mener une nouvelle tentative.

Cette fois encore, l’homme des grands meetings et des longues envolées oratoires, calqués sur le lider maximo, ironisait, avec succès, semble-t-il, ses opposants : « J’entends à l’instant un des leaders de l’opposition dire que Chávez va tout leur prendre, de leur petit vélo à leur maison. Eux, c’est mensonges, mensonges, mensonges. Nous c’est la vérité, la vérité, la vérité ». L’homme des grands meetings supporte, par contre, très mal la critique : Luis Herrero, eurodéputé espagnol du Parti populaire (PP, droite) a été expulsé vendredi soir du Venezuela après avoir publiquement traité le président Chávez de « dictateur » et mis en doute la fiabilité du processus électoral au Venezuela. Hugo Chávez « est une personne qui ne comprend pas les règles de la démocratie », a déclaré l’eurodéputé Herrero.

L’opposition a aussi tenu ses grandes manifestations. Manuel Rosales, ancien candidat de l’opposition à la présidence, constatait que derrière cette réforme, ainsi que l’a dit le président Chávez en personne, se cache l’amorce de ce qui serait un pays, un Etat doté d’un système castriste et communiste. Il s’en trouve même parmi les partisans de Chavez pour dire NON au président. Ce groupe se montrait réservé, selon Reuters, quant à l’opportunité de multiplier les mandats. Ainsi Emilio Negrin, leader de la puissante Union bolivarienne des étudiants (UBE, 25 000 affiliés) qui soutient pourtant l’action de Chávez, s’était prononcé contre la réforme constitutionnelle : « Nous sommes persuadés que tout processus révolutionnaire doit sublimer le personnalisme. En conséquence, nous appelons à voter non ».

Une heure avant la fermeture officielle des bureaux de vote, Chávez, qui ne craint pas la témérité de ses propos, déclarait que la victoire lui était acquise. « J’ai une foi renforcée concernant le résultat de dimanche. Ma confiance en la victoire est infiniment plus grande que le 1er décembre 2007 », déclarait Hugo Chávez.

Et la confiance du peuple ? Lors de sa prestation de serment, le 2 février 1999, Chávez s’était engagé, rappelle la Presse canadienne, à mettre en œuvre une révolution pacifique, à éradiquer la corruption, à libérer le Venezuela de sa dépendance envers le pétrole et à renouer avec les idéaux de Simon Bolivar, le héros de l’indépendance latino-américaine. Force est d’admettre qu’au cours des cinq dernières années, le pays, qui a tiré des bénéfices fabuleux du pétrole (90% des exportations), alimentant jusqu’à 70% du budget du Venezuela, neuvième producteur mondial, a consacré près de 85 milliards de dollars (68 milliards d’euros) aux programmes d’aide aux populations démunies. Que ce soit aux plans de l’alphabétisme, l’alimentation, l’habitat, l’ouverture de dispensaires, Hugo Chávez a voulu marquer par des gestes concrets la Révolution bolivarienne. Ces initiatives ont assis la grande popularité de Chávez auprès de larges couches de la population.

La richesse est bien éphémère.

Les élections régionales et municipales de 2008 ont été marquées par un recul du chavisme, qui a perdu trois Etats et la mairie de Caracas. Les partisans de Chávez ont cependant conservé 17 Etats sur 23, et gardé un avantage numérique (5,5 millions de voix contre 4,5 pour l’opposition).

Depuis le mois d’août dernier, le cours de l’or noir subit une chute dramatique. L’inflation a atteint 30 % en 2008 et la croissance a chuté, passant de 8,4 % en 2007 à 4,9 % un an plus tard. L’opposition évoque l’insécurité croissante dans le pays, que le président Chávez n’a pas su éradiquer, et où le taux d’homicide, 49 pour 100.000 habitants, est de plus en plus élevé, soit presque dix fois plus qu’aux Etats-Unis, selon des données de l’Observatoire de la violence au Venezuela.

(Sources : AFP, Associated Press, Courrier international, Presse canadienne, Reuters, El Pais, L’Express)


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124 réactions à cet article    


  • Yena-Marre Yena-Marre 16 février 2009 10:33

    Bonjour ,
    A vie ! pouvu que le petit ne nous joue pas le meme tour , déjà qu’on a l’inpression que poutine l’inspire bien .Un sarko à vie ça fait peur , non ?


    • Shaytan666 Shaytan666 16 février 2009 12:38

      En tout cas cela fait moins peur qu’un Chavez


    • Johan Livernette Johan Livernette 16 février 2009 18:18

      Comparer Sarkozy et Chavez est injurieux pour le second nommé. L’un est un pur collabo atlanto-sioniste libéral, l’autre un résistant qui a sa dignité et un vrai courage politique.
      Vous pouvez critiquer Chavez sur cette présidence à vie, son amour du pouvoir et des caméras, son côté théâtral... mais pour l’instant, son bilan est plus que satisfaisant.
      L’auteur peut prendre les chiffres qu’il veut, la situation sociale a évolué positivement au Vénézuela depuis qu’il y est même si, bien sûr, tous les problèmes ne sont pas réglés pour autant. De plus, la majorité des habitants sont fiers d’avoir un président comme lui, ce qui n’est pas du tout le cas chez nous.

      Johan
      http://livernette.blogspot.com/


    • Yena-Marre Yena-Marre 16 février 2009 23:21

      @arthur Mage ,
      Vous avez raison sur ce coup la , je ne me permettrai plus de moquer votre idole à la croissance verticale contrariée .Si je dis que c’est un grand dévastateur de notre démocratie, vous préférez ?

      Quand au reste , evidemment qu’il ne songe pas à se représenter au suffrage , il ambitionne certainement de le supprimer ! En tant que mage vous auriez pu le deviner . smiley


    • Yena-Marre Yena-Marre 16 février 2009 23:32

      @Johan ,
       Je ne compare evidemment pas le président Chavez , pour qui j’ai du respect , avec l’infâme tzarillon !


    • Michel Maugis Michel Maugis 17 février 2009 03:56

      @ Arthur Mage

      Vous parlez sans savoir ce que vous dîtes.

      Sarkosy a limité le pouvoir du peuple en lui enlevant la possibilité de reélire antant de fois qu´il le souhaite un président qui fait un bon travail.

      Je ne vois pas ou est le mérite de ce Grand connard, qui est une honte à la France et une victoire pour les USA, la CIA et les nazis Usraéliens.

      Par contre Chavez a amplifié le pouvoir du peuple en supprimant la limite administrative pour les mandats électifs.

      Voyez vous, ce que j´écris a un sens, cela se tient.

      Vous vous affirmez en sous entendant un mérite innexistant chez votre Grand larbin.

      Vous n´avez aucun argument.

      Michel Maugis


    • dalat-1945 17 février 2009 07:55

      ] Maugis,

      Vous feriez mieux d’aller rapidement à Phnom Penh pour témoigner en faveur de Kieu Sampan et de Douch, vos grands amis démocrates ! C’est le moment ou jamais ! Et puis là bas il doit bien y avoir aussi en ce moment votre grand pôte Vergès. Vous pourriez bien rigoler ensemble en fumant de l’opium et en vous envoyant des petites jeunes (c’étaient les 2 principales occupations de Pol Pot, en dehors des massacres !).
      Cet histoire d’opium et de petites filles,pour Pol Pot, je la tiens d’un médecin psychiatre français éminament connu (dont il me serait difficile de donner le nom ici, mais que je pourrais vous faire rencontrer) qui a dû soigner en France un des porte-serviette de Pol Pot (complètement déjanté le porte-serviette, parait-il !) qui était venu se faire soigner en France, pour déséquilibre mental majeure ! Peut être le remord ?

      Nous vous dispensons de continuer à diffuser vos avis et théories de merde sur Agoravox.Vous êtes un criminel en puissance, peut être même déjà un criminel tout court !
      Allez vous faire foutre !


    • spartacus1 spartacus1 16 février 2009 10:34

      Peut-être faudrait-il arrêter de parler de présidence à vie. Il s’agit tout simplement de ne pas fixer de limite de nombre de mandats électifs. Pour être président à vie, encore faut-il être réélu, avec des élections démocratiques. Tous les observateurs, absolument tous, des scrutins au Vénézuélas ont confirmés la légalité de ces scrutin.

      En fait, la plupart des pays démocratique ne connaissent pas de limitation des mandats.

      En Allemagne, par exemple, si Mme Merkel veut se représenter (et est élue) une dizaine de fois, elle le peut.

      En Suisse c’est encore pire (si j’ose dire), un ministre élu est pratiquement systématiquement toujours réélu (il n’y a eu que 4-5 cas de non-réélection en 150 ans), en fait, c’est lui (elle) qui décide lorsqu’il (elle) veut quitter le pouvoir.

      Alors, l’Allemagne, la Suisse, tout comme le Venezuela, de sinistres dictatures ?



      • Alexandre 16 février 2009 11:55

         Plus encore que Président à vie, c’est "se représenter éternellement" qui interpelle quelque part.

         Là l’article prend carrément une dimension théologique et métaphysique


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 février 2009 12:13

        Spartacus1

        Sans tomber dans les excès et dénoncer Chavez comme un dictateur, il faut regarder l’actualité en face. En 2007, Human Rigths Watch avait dénoncé les réformes proposées par Hugo Chavel parce qu’elles menaçaient les droits fondamentaux, notamment une disposition permettant au chef d’Etat de déclarer l’état d’urgence pour une durée illimitée. La réforme de 2007, qui portait sur 69 articles de la Constitution de 1999 qu’il avait lui-même fait adopter, introduisait la possibilité pour le chef de l’État de décréter l’état d’exception unilatéralement et sans limitation de durée, et de suspendre la liberté de la presse le cas échéant. Est-il nécessaire de rappeler que l’article 338, dans sa version initiale de 1999, prévoit plutôt que « l’état d’exception peut durer trente jours renouvelables et être étendu jusqu’à quatre-vingt-dix jours renouvelables en cas de conflit interne ou externe ». Amendé, l’article aurait supprimé tout délai de prorogation et n’aurait plus requis l’aval du Tribunal suprême de justice.

        Et si le peuple avait rejeté ce deuxième référendum, Chavez avait promis de revenir à la charge jusqu’à ce qu’il gagne.

        En janvier dernier, dans le cadre de son émission Alo Presidente, Hugo Chavez reconnaissait qu’avec plus de 12.000 homicides par an, la criminalité est l’une des principales préoccupations des 27 millions de Vénézuéliens. Le taux d’homicides à Caracas détient le record d’Amérique latine. Il est près de cinq fois plus élevé qu’à Bogota, capitale de la Colombie voisine. En outre, le gouvernement chiffre à 382 le nombre de Vénézuéliens séquestrés en 2007.

        Chavez admettait, par la même occasion, qu’en 2007, son administration « a été recalée » (”reprobó”) en diverses matières. Il a cité l’inflation, chiffrée officiellement à 22,5% l’an dernier, l’un des taux les plus élevés de la planète et le double de celui escompté. Le lancement le 1er janvier du « bolivar fort », valant 1.000 bolivars antérieurs, s’inscrit officiellement à la fois dans la lutte contre l’inflation et dans la recherche d’un prestige monétaire.

        Il est capable d’examen de sa politique. Ce que peu de présidents de pays acceptent. Il devra toutefois combattre un fort courant de mécontentement dans son pays en raison de l’insécurité croissante qui y règne.

        Le népotisme le guette et pourrait le faire basculer. Comme le rappelle Rue89, il y a une forte inclinaison marquée du chavisme au népotisme : outre Barinas, le frère aîné du Président, Adrian Chavez, est ministre de l’Education après être passé par le secrétariat de la présidence de la République ; Adelis Chavez, autre frère du président, est membre de l’administration de Sofitasa, une banque liée à l’État. Asdrubal Chavez, un cousin, est vice-président de la puissante entreprise pétrolière publique, Petroleos de Venezuela (PDVSA). Si, en plus, on mentionne le cas d’Anibal Chavez (encore un frère ! ), maire de Sabaneta, ville où le Chavez a vu le jour, il faudra peut-être aussi penser le chavisme comme une très belle histoire de famille.

        Le président Chavez a encore une longue route à parcourir. Il devra éviter des pièges, beaucoup de pièges, pour se maintenir au pouvoir.
         

        Pierre R.


      • Yannick J. Yannick J. 16 février 2009 12:28

        @ Pierre,

        Bonjour pierre, Depuis le temps !!!
        Merci pour cet article (et aussi celui de samedi mais je ne l’ai pas commenté n’en ayant pas le temps...
        Il manquait d’artcile comme les votre ici ! Bon maintenant passons au vif du sujet...

        Personnellement je trouve que ses intentions et certains de ses actes sont sincèrement bénéfiques envers son peuple, mais comme vous je partage ce sentiment mitigé quant au fait que le pouvoir corrompt facilement si l’on y prends garde.....

        bien cordialement,

        ça fait plaisir de vous revoir !!!


      • Shaytan666 Shaytan666 16 février 2009 12:40

        Mme Merkel n’est pas Présidente elle est Chancelière, c.a.d. l’équivalent d’un premier ministre ou d’un président du conseil.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 février 2009 12:50

        Yannick

        Merci pour ces bons mots.

        Il faut bien me comprendre. Et vous avez raison de le souligner. Loin de moi l’idée de traiter Chavez de dictateur. Toutefois, son régime n’est pas l’idéal que voudraient le laisser entendre certains supporteurs. A l’occasion de "son" anniversaire, Chavez a décrété que le 2 février serait désormais férié. Je veux bien. Combien accepteraient l’idée que Nicolas Sarkozy décrète que le jour de son anniversaire sera désormais jour férié en France ? Bakchich passe en revue la carrière d’Hugo Chavez. À la manière de Bakchich.

        L’idéal n’est plus de ce bas monde. Au plan économique, la chute du baril de pétrole, qui représente la moitié du budget fédéral et près de 95% des exportations, va porter un dur coup au pays. Pour respecter son nouveau quota de production fixé par l’Opep, PDVSA, la compagnie pétrolière publique vénézuélienne, a réduit sa production de 364.000 barils par jour. Il faudra voir comment le gouvernement va accuser cette lourde perte. Comme l’indique Affaires-Stratégiques, Hugo Chavez pourrait prendre en 2009 des mesures extrêmes face à la crise sociale, économique et politique que traverse son pays et ce dès la fin du référendum. Il pourrait refuser d’honorer la dette du pays afin de la renégocier ou encore dévaluer le bolivar (monnaie vénézuélienne). Les besoins d’investissements restent nombreux, notamment pour PDVSA (Petroleos de Venezuela, compagnie pétrolière nationale) qui souhaite renforcer ses capacités de production. Cette priorité pourrait signer l’arrêt de mort des financements de raffineries en Equateur et au Nicaragua mais aussi la fin de l’aide politique aux gouvernements proches du régime de Caracas.

        Pierre R.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 février 2009 12:58

        À tous

        J’ai commis une erreur d’interprétation. Pour célébrer les dix ans de pouvoir d’Hugo Chávez, le 2 février a été déclaré jour férié. Les Vénézuéliens ont été invités à ne pas travailler le 2 février pour célébrer le 10e anniversaire de la révolution bolivarienne, «  parce que le peuple a des choses à fêter et de nombreuses choses à défendre », a précisé le vice-président Ramon Carrizalez. Je tenais à corriger mon erreur qui m’a fait dire que le 2 février était jour d’anniversaire d’Hugo Chavez.

        Désolé.

        Pierre R.


      • sisyphe sisyphe 16 février 2009 15:30

        Quoi que puissent en dire ses ennemis et détracteurs, Chavez soumet les modifications de la constitution, DEMOCRATIQUEMENT, par référendum, au peuple vénézuelien (contrairement à..... la France, par exemple, n’est-ce pas ? smiley )

        Et il ne s’agit pas d’être "président à vie", mais de pouvoir se représenter, DEMOCRATIQUEMENT, devant le peuple, après ses deux mandats. 

        Et, que je sache, lorsqu’il a perdu le référendum pour le changement des articles de la constitution, il en a pris acte, et y a renoncé. 

        Le régime vénézuelien est donc un système éminemment DEMOCRATIQUE. 

        Le peuple vient d’ailleurs de le confirmer, avec plus de 54%. 

        Chavez aime sans doute le pouvoir, mais, surtout, pour les réformes qu’il a engagées, il a besoin de temps.

        Le peuple vénézuélien l’a compris. 

        Ce qui se passe au Venezuela est une bonne nouvelle pour la démocratie. 

        Que viva Chavez !
         smiley


      • Disjecta Disjecta 16 février 2009 15:30

        Pierre,

        Prendre Human Rights watch comme référence c’est assez moyen. L’organisation est connue pour ses positions pro-OTAN (notamment lors du conflit dans les balkans), pro-israëlienne (dans un communiqué de presse de 2006, elle nia aux palestiniens le droit à une autodéfense autre que non violente : devant le tollé provoqué par l’absurdité et le parti-pris trop évident d’une telle position, elle se rétracta). Elle n’a dénoncé ni le coup d’état de 2002 au Venezuela, ni celui organisé par la France et les E-U en 2004 à Haïti. Par contre elle a été prompte pour demander une enquête suite à l’accusation formulée par Uribe d’une collusion entre Chavez et les FARC. Uribe, homme d’une grande probité morale, décoré de la médaille de la liberté par Bush (une sorte de brevet pour ceux qui ont été de bons caniches pendant huit ans : Tony Blair l’a reçue également), dont à peu près toute la famille politique est mouillée dans le narco-trafic. L’accusation s’est finalement dégonflée comme le lamentable soufflé qu’elle était.

        Vous pourriez aussi rappeler qu’au Vénézuela il est possible de révoquer le président à mi-mandat. Possibilité que notre démocratie française (qui n’empêche pas de se représenter à satiété) ne permet pas...


      • Jean-paul 16 février 2009 15:40

        Vous criez au secours pour la soi disante dictature molle en France et vous venerez le dictateur Fidel Castro et son fils ideologique Chavez .
        Incomprehensible !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
        Chavez reve d’etre un Fidel Castro .


      • civis1 civis1 16 février 2009 16:49

        @ Avec ce référendum il ne faudrait pas au contraire que ce soit le début de la fin.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 février 2009 16:53

        Disjecta

        À propos de Human Rights Watch, il ne fait aucun doute que ses orientations sont connues. L’ONG a publié un rapport de 230 pages intitulé « Une décennie sous Chavez : intolérance politique et occasions perdues pour améliorer les droits de l’homme au Venezuela ». Il convient de traiter ces sources d’information comme elles se doivent, avec un esprit critique et avec recul. Joe Emersberger a longuement traité de la question de l’objectivité de Human Rights Watch dans une presse spécialisée, Le Grand Soir. Il aborde, comme vous le faites, les absences ou les omissions de l’ONG américaine. La question fondamentale qu’il convient de se poser, en tel cas, est la suivante : faut-il s’abstenir de lire ces rapports de Human Rights Watch ou d’Amnistie Internationale parce qu’elles émettent des avis négatifs sur des pays en développement ou des avis contraires à nos convictions profondes ? Je tiens le commentateur de ce forum suffisamment informé et avisé pour faire les distinctions qui s’imposent. 

        Pour ma part, je tente de valider une information en recourant à plus d’une source. Suis-je biaisé par le fait même ? Cela est possible. Et j’apprécie recevoir des opinions qui, dans une pluralité de points de vue, me proposent une autre vision ou une grille géopolitique différente de mes propres perceptions.

        S’agissant d’Israël, je vous invite à lire cet article de
        Amira Hass (Haaretz), reproduit sur le site Protection Palestine, dans lequel le journaliste israélien écrit : « Deux organisations de droits de l’homme, Amnesty International et Human Rights Watch, ont établi que des bombes au phosphore ont touché des quartiers résidentiels. Des débris d’enveloppes verdâtres d’obus au phosphore et même des enveloppes entières ont été retrouvés et collectés dans des zones d’habitation de la Bande de Gaza ».

        Rien n’est tout noir. Rien n’est tout blanc.

        Pierre R.


      • claireopale claireopale 16 février 2009 17:16

        @ sisyphe

        Allez rejoindre vos idoles pour que notre oxygène se regenère...puis la démocratie s’en portera mieux


      • bart153 bart153 16 février 2009 19:15

        Quel dommage de parler d’inflation sans parler de la hausse du salaire minimum qui l’a accompagné ! En s’y plongeant un peu, vous vous rendrez compte que le pouvoir d’achat a finalement augmenté.


      • Michel Maugis Michel Maugis 16 février 2009 21:43
         @ Pierre
        "Sans tomber dans les excès et dénoncer Chavez comme un dictateur, il faut regarder l’actualité en face. "
         
        Pour vous donc il serait excessif de dénoncer Chavez comme dictateur !!
        Mais vous n´oserez jamais déclarer que c´est un grand démocrate, que dis je, un démocratiste véritable. 
         
        Vous faites de l´intellectualisme faux cul. Quant à l´actualité, visiblement vous lisez trop les journaux de l´empire, c´est à dire presque tous. 
         
        "En 2007, Human Rigths Watch avait dénoncé les réformes proposées par Hugo Chavel parce qu’elles menaçaient les droits fondamentaux,"
         
        Vous ne connaissez strictement rien sur la réalité de cette organisation qui critique le Venezuela qui osa alphabétiser, et soigner des MILLIONS de personnes. Cette organisation qui critique Chavez la veille d´un scrutin, qui ne dit rien sur la Colombie fasciste d´Uribe ou les leaders paysans et les journalistes se font tirer comme des lapins. Vous êtes vraiment misérable pour ne pas avoir pris connaissance de ce qu´a dit le Venezuela au sujet du rapport de Vivenco, EX COLLABORATEUR de PINOCHET.
         
        Et si vous en aviez pris connaissance, alors c´est bien pire pour vous. Comment pouvez vous passer pour un intellectuel et prendre comme référence le rapport d´un type qui est une ordure, une crapule pinochétiste, que je connais puisqu´il est aussi chilien et je vis au Chili, et ne pas tenir compte de toute la vérité sur ce rapport MENSONGER et CALOMNIATEUR ?
         
        Voulez vous que je vous énumère les MENACES aux droits fondamentaux des français que l´on peut trouver dans la constitution française ? Ce discours sur des "menaces" éventuelles sont des discours d´hypocrite. Lorsque des menaces passeront à des faits, alors vous vous cacherez tandis que moi je prendrai le risque de me faire descendre.

        Un gouvernement révolutionnaire démocratiquement élu, doit avoir devant lui les outils nécessaire pour faire face à un coup d´état "civique" financé par la CIA et l´oligarchie. Il vous appartiendra de juger à ce moment si les droits fondamentaix des droits de l´homme seraient remis en cause, ou au contraire protéger.

        je vous rappelle que les auteurs du coup d´état du 11 Avril 2002 sont toujours en liberté, et certains réfugiés aux USA comme les auteurs des attentas dans les ambassades d´Espagne, et comme le terroriste international Posada Carriles. 

        "Et si le peuple avait rejeté ce deuxième référendum, Chavez avait promis de revenir à la charge jusqu’à ce qu’il gagne. "
         
        Non, monsieur. Ce référendum est le premier sur le sujet !! L´autre n´a rien à voir puisqu´il proposait une réforme de la constitution sur plusieurs dizaines d´articles, dont celui soumis ce 15 février.
        Ce projet de réforme avait subi les assauts inimaginables de la presse "libre" de l´oligarchie qui pour vous n´existe pas. Il a perdu parce que son camp était sur de gagner et ne s´était pas mobilisé. Rien ne prouve qu´il y avait un rejet spécifique de la postulation non limitée. La preuve est faite que le peuple n´était pas contre, et il semble avoir compris le danger de l´abstention en criant victoire d´avance.

        La preuve, est que dès les premières heures de ce dimanche 15 février, j´ai crié victoire en ayant pris connaissance du taux de participation. Élevé il ne pouvait que signifier le vote massif de ces partisans qui n´avaient pas cru nécessaire de se déplacer pour soutenir la réforme. De même l´obstruction à Chavez ( il n´y a pas d´opposition réelle, mais une obstruction fascistoïde) dès le début d´après midi montrait des signes de désespérance devant le taux de participation dans les quartiers chavistes.
         
        CELA VOUS LE SAVIEZ. Vous êtes donc dans la même classe que les BHL et D. RIOT, un manipulateur d´opinion. Vous jouez sur du velours en ne vous plaçant jamais dans le contexte. 
         
        Vous savez très bien que ce référendum est une augmentation du pouvoir du peuple donc de la démocratie, puisque l´amendement retire une possibilité ANTI DEMOCRATIQUE, celle d´empêcher un citoyen d´être président au titre qu´il fut bon. S´il est mauvais, le peuple s´en charge de toute façon.
         
        C´est clair, vous criez avec les loups.
        Personne n´est dupe. Rester sur votre tour d´ivoire de pseudo intellectuel contemplatif qui se fout comme d´une guigne de la lutte des classes, monsieur lui ne cherche qu´à se passer une brosse à reluire de grand intellectuel en faisant celui qui ignore la réalité.
         
        Je vais répondre à un de vos sophismes de pseudo intellectuel ( de gauche ou de droite ?) dans mon prochain commentaire.
         
        Que vous ne me répondiez pas, j´en n´ai rien à foutre. Votre rhétorique à la BHL ne sert que l´égoisme des imbéciles. 
         
        Michel Maugis

      • Michel Maugis Michel Maugis 16 février 2009 22:08
         
        @ Pierre
         
        "Il faut bien me comprendre. Et vous avez raison de le souligner. Loin de moi l’idée de traiter Chavez de dictateur. Toutefois, son régime n’est pas l’idéal que voudraient le laisser entendre certains supporteurs"
         
        Alors traitez le de révolutionnaire et de démocratiste, c´est exactement ce qu´il est.
        Mais bien sûr cela vous ne le direz jamais. Mais loin de vous de le traiter de dictateur…
         
        Maintenant, il n´y a que des pseudo intellectuel de votre genre pour reprocher à Chavez de ne pas avoir un régime idéal !!
         
        Car en fin de compte, votre pseudo intellectualisme ne se résume qu´à cela.
         
        Vous reconnaissez que le régime idéal n´existe pas et par conséquent vous pourrez toujours critiquer le régime de Chavez. Et pour faire bonne mesure vous vous défendez en accusant vos contradicteurs éventuels de laisser entendre que le régime de Chavez est idéal.
         
        Défendre Chavez c´est choisir son camp dans la lutte universelle pour la justice sociale.
         
        Vous criez avec les loups, justement parce que Chavez est révolutionnaire.
         
        Michel Maugis

      • Michel Maugis Michel Maugis 16 février 2009 22:14

        @ Jean Paul

        Appenez ce que veut dire tautologie.

        Fidel n´est pas un dictateur, mais un vrai démocrate.

        et c´est bien pour cela que vous le haissez.


        Apprenez à lire, à être intelligent, ne restez pas sur vos dogmes idiots.

        Rabâchez des images fausses ne dénote pas une culture, mais son absence.
        Vous allez certainement mourir idiot.

        Michel Maugis


      • Michel Maugis Michel Maugis 16 février 2009 23:05
         
        @ Pierre
         
        "À propos de Human Rights Watch, il ne fait aucun doute que ses orientations sont connues. "
         
        ici, il ne s´agissait pas de HRW international, mais de HRW Amérique Latine dirigé par l´ex pinochetiste chilien VIVANCO qui a été mandaté par ses patrons de Washington pour sortir un rapport sur les droits de l´homme au Venezuela, la veille d´élections, afin de pouvoir générer des problèmes.
         
        Peu importe que l´orientation de HRW AL soit connue. Ce qui est connu et ressort dans son rapport est son manque total d´analyse objective, son intention de nuire politiquement à Chavez, et non d´établir un rapport en tenant compte du contexte national du Venezuela afin de juger. Ce Vivanco est une ordure, car il n´est pas honnête. N´importe quel lecteur sérieux est capable de déduire cela de son rapport.
        Que vous ayez pris en référence ce rapport démontre votre méconnaissance totale de la réalité du combat pour l´injustice. Celle-ci ne vous intéresse pas.
         
         Une décennie sous Chavez : intolérance politique et occasions perdues pour améliorer les droits de l’homme au Venezuela"L’ONG a publié un rapport de 230 pages intitulé «  ». Il convient de traiter ces sources d’information comme elles se doivent, avec un esprit critique et avec recul. " 
         
        OUI !, Mais c´est ce que vous ne savez pas faire,. Car les droits de l´homme au Venezuela ont été améliorés de façon très remarquable. Le titre est donc frauduleux et fourbe.
        ET il viennent encore d´être amélioré par le référendum de ce dimanche qui donna au peuple la possibilité de reélire autant de fois qu´il veut un président qui œuvre pour lui !! 
        Je note que vous n´avez toujours pas dit votre opinion argumentée sur cette possibilité. Est elle démocratique ou non ? Et si elle ne l´est pas, dîtes le clairement et pourquoi. Mais peut être que l´élimination administrative est démocratique pour vous ?
         
        " La question fondamentale qu’il convient de se poser, en tel cas, est la suivante : faut-il s’abstenir de lire ces rapports de Human Rights Watch ou d’Amnistie Internationale parce qu’elles émettent des avis négatifs sur des pays en développement ou des avis contraires à nos convictions profondes ?"
         
         Vous manoeuvrez tel un D. Riot ou un BHL. Personne ne vous interdit de lire ce que peut écrire HRW. Cela n´a jamais été une question fondamentale. Au contraire, il faut les lire pour démontrer la fourberie de la droite internationale, la malhonnêteté intrinsèque, idéologiquement perdue. Et il semble bien que vous ayez montré être en accord avec ce rapport, puisque que vous l´avez utilisé pour attaquer Chavez.
         
        Il est même très surprenant qu´un grand intellectuel de votre genre n´ait pas été capable de reconnaître la fourberie de ce rapport. Que vous n´ayez pas cherché la réponse du pays concerné.
         
        " Je tiens le commentateur de ce forum suffisamment informé et avisé pour faire les distinctions qui s’imposent. "
         
        Et votre distinction à vous ? On attend la correction de votre erreur. Si vous avez quelques mots gentils sur ce Vivanco que vous avez osé prendre comme référence, ne vous privez pas de les exprimer ici.

        "Pour ma part, je tente de valider une information en recourant à plus d’une source. Suis-je biaisé par le fait même ?"
         
         Voulez vous dire que vous avez pris en compte les réponses du Venezuela, des intellectuels qui défendent avec raison Chavez, des véritables journalistes ( je ne parle pas de ceux du Monde et de Libé) ?
         
        " Cela est possible."
        Non, vous n´êtes pas biaisé pour cela. Vous avez des analyses baisées car vous faîtes fi de la réalité de la lutte des classes, comme la très grande majorité des gens de ce forum. Alors si il y a des "infos" qui vont dans le sens de votre pauvre pensée, alors vous la saisissez, et peut importe de l´honnêteté intellectuelle de son contenu. Mais faire fi de la réalité de la lutte des classes est déjà un principe biaisant vos analyses car cette lutte existe, comme la gravité qu´aucun architecte ne peut négliger.
         
         
        " Et j’apprécie recevoir des opinions qui, dans une pluralité de points de vue, me proposent une autre vision ou une grille géopolitique différente de mes propres perceptions. "
         
        Vous pouvez toujours le dire, cela ne mange pas de pain. La pluralité des points de vue n´est pas si ample que cela. Il y a ceux qui cherchent la vérité et ceux qui veulent satisfaire leurs dogmes.

        "S’agissant d’Israël, je vous invite à lire cet article de Amira Hass (
        Haaretz), reproduit sur le site Protection Palestine
        , dans lequel le journaliste israélien écrit : « Deux organisations de droits de l’homme, Amnesty International et Human Rights Watch, ont établi que des bombes au phosphore ont touché des quartiers résidentiels. Des débris d’enveloppes verdâtres d’obus au phosphore et même des enveloppes entières ont été retrouvés et collectés dans des zones d’habitation de la Bande de Gaza ». "
         
        C´est faux. Ce n´est pas ces organisations qui ont établi que des bombes…..
        Elle furent obligées de reconnaître l´évidence !!!

        "Rien n’est tout noir. Rien n’est tout blanc."

        Phrase ridicule Car lapalisienne et tendant à estomper le critère de classe fondamental pour comprendre la société.
         
        Que vous le vouliez ou non, j´ai toujours les mêmes personnes devant moi, sur tous les sujets.
         
        Vous ne pouvez avoir une bonne perception de l´histoire si vous faites fi de la réalité des classes sociales antagonistes, les exploités et les exploiteurs. Libre à vous de choisir votre camp et d´être malhonnête pour le défendre, en douce.
         
        Michel Maugis

      • Disjecta Disjecta 16 février 2009 23:05

        Merci Pierre pour votre réponse.
        Oui, il est essentiel d’éviter le manichéisme. Même si je pense qu’il restera définitivement impossible de trouver du blanc chez cet effroyable être humain que fut Bush (quoique marionnette ceci dit).
        A vrai dire, mes informations sur Human Rights Watch utilisaient justement l’article du Grand Soir.
        Je suis également d’accord avec vous dans l’idée de diversifier ses sources. Sur mon chemin de l’information, j’essaye de placer le maximun de balises qui puisse m’aider à m’y retrouver. Permettez-moi modestement de décrire ces balises. Je suis abonné au Monde Diplomatique et à Manière de voir (bi-mensuel compilant une synthèse d’articles du Monde Diplo sur tel ou tel sujet). Je commence sur Internet par le site de Libé : pour la réactivité du site (infos dans l’urgence) mais aussi pour tâter le pouls du consensus "gauche molle tendance néo-libérale" dont Libé est un très bon représentant. J’enchaîne successivement avec Contreinfo, Mondialisation.ca, le Réseau Voltaire, Reopen911, Alterinfo et le Grand Soir (ainsi évidement que le Monde Diplo sur internet). Je sais que ces sites peuvent paraître très proches. En vérité, ils s’enrichissent mutuellement et l’on y apprend des choses différentes avec un regard singulier pour chacun des sites.
        Il ne me viendrait par contre jamais à l’idée d’aller chercher quoique ce soit dans le Monde, le Figaro et le Point (Libé fait un peu la synthèse de tout ça...). Ces médias se sont tellement décrédibilisés qu’ils ne méritent qu’à peine le nom de torche-cul (cf. le Monde et ses chroniqueurs qui voulaient la guerre d’Irak en 2003 ; cf. le Point, fervent ultra-libéral déblatérant sans cesse sur la France malade de sa sécu et de ses retraites par répartition, et les E-U où tout le monde il est riche et gentil). Oui, diversifier ses sources, avec l’exigence de probité intellectuelle que réclame un tel exercice. C’est quand même nos cervelles qui sont en jeu...


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 février 2009 23:45

        Disjecta

        Grille d’analyse très intéressante qui, vous en conviendrez, se situe plus à gauche. C’est un choix que je respecte profondément. Pour ma part, je reprends l’ensemble des éléments que vous consultez en ajoutant ceux que vous rejetez smiley Cela dit, ne voyez pas dans cette remarque un jugement négatif de ma part. Même si je ne me situe pas, dans mes convictions, à droite, encore moins à l’extrême-droite, je tente malgré tout de suivre l’évolution de leur action pour mieux saisir les décisions politiques qui l’accompagne. Le fait de référer à des sources clairement identifiées à droite ou à gauche ont pour conséquence, il faut bien l’admettre, d’indisposer certains lecteurs, voire de les heurter, dans leurs convictions propres. Le choix d’acheter ou non un journal ou un hebdomadaire découle de ces choix politiques. Sur un forum comme celui-ci, la pluralité d’opinions n’est pas toujours acceptée. Et la cohabitation ne s’inscrit pas invariablement, pour d’aucuns, dans une liberté d’expression pourtant reconnue par les lois de nos pays respectifs.

        Je vous remercie des précisions que vous avez apportées. Elles m’éclairent et contribuent à mieux discerner les tendances qui se dessinent à travers plusieurs rubriques politiques qui sont proposées sur Agoravox. Mon seul regret est le fait que le ton dépasse parfois trop largement la qualité du débat qui devrait avoir préséance entre un auteur et ses commentateurs, entre les commentateurs et un auteur.

        Pierre R.




      • Alpo47 Alpo47 16 février 2009 10:35

        Malheureusement, la politique Vénézuelienne ne nous parvient que par l’intermédiaire des grands médias, quasiment tous violemment hostiles à Chavez (sauf le monde diplomatique) et dont l’objectivité n’est pas le maître mot.
        Que Chavez soit populiste, bien entendu, puisqu’il assoit son pouvoir sur le "petit peuple". Qu’il se livre à des outrances verbales, c’est certain, et c’est aussi le fait de ses adversaires et de leur argumentation en général.
        Et, tout de même, il faut dire que ce dernier vote, ne fait pas de Chavez un dictateur, car et comme le précise l’auteur, il ne s’agit que de lever la barrière ne permettant que deux élections, pour CONTINUER DE SE SOUMETTRE au verdict du peuple. Pas vraiment une dictature.
        Sans connaitre personnellement le Vénézuela, j’ai l’impression que Chavez se sent "investi d’une mission" : Rendre le pays au peuple. C’est à dire exproprier les multinationales étrangères, réduire le pouvoir de la classe des très riches qui possèdent la plus grande partie du pays.
        Il doit penser, semble t-il à juste titre, qu’il n’a pas de successeur , alors que se "mission" n’est pas terminée.

        Et puis, quelqu’un qui prend à partie aussi violemment G.Bush, ne peut pas être tout à fait mauvais ...


        • civis1 civis1 16 février 2009 11:39

          Un référendum liberticide quoiqu’il en soit de la légitimité et des intention actuelle de Chavez (comme de tout chef d’état d’ailleurs).
          Le plus sûr moyen de garantir la démocratie c’est de préserver l’alternance. Personne n’est irremplaçable et ceux qui le pense sont des tyrans en puissance.
           


        • Philou017 Philou017 16 février 2009 12:09

          Chavez sera soumis au verdicte des urnes. Les processus électoral au Vénézuéla n’est remis en question par personne de sérieux, même pas dans l’opposition.

          Ceci dit, je désapprouve cette mesure, même si elle se comprend à l’échelle du Vénézuéla. Dans un pays qui n’a pas encore bien intégré la démocratie au niveau de son fonctionnement et qui est dominé par une opposition qui n’a reculé devant aucun moyen pour déstabiliser le régime en place (y compris par des subventions d’organismes Etats-uniens), Chavez apparait irremplacable pour l’instant.

          La question qui se pose est plus de savoir si Chavez saura relancer sa politique, si en face de la crise, il saura choisir les bonnes options. Si il saura aussi renouveler les cadres de son gouvernement afin d’éviter une sclérose inévitable. Si il saura développer son programme tout en s’attaquant de façon efficace à deux problemes récurrents au Vénézuéla : la corruption et la violence urbaine.

          Ceci dit, on pourrait dire que ce référendum est aussi le résultat de la faiblesse de l’opposition. Longtemps crispée sur une opposition absolue (et parfois illégale) à Chavez, elle peine à faire sa mutation et à proposer un programme qui offre de vraies solutions aux aspirations du peuple Vénézuélien. L’ingérence constante des USA de Bush n’a sans doute rien arrangé. Souhaitons qu’il y ait une normalisation des relations avec les USA qui permette une vrais respiration de la politique dans ce pays, et l’instauration d’un débat moins idéologique et plus constructif.

          En tout cas, comparer Sarkosy à Chavez me parait déplacé. Chavez receuille globalement la confiance des Vénézuélien depuis 10 ans et Chavez n’est jamais allé à l’encontre du résultat d’un référendum comme le triste Conducator qui est président aujourd’hui.
          Quoiqu’on puisse penser de la verve parfois excéssive de Chavez, il dit ce qu’il pense et ses actes sont globalement conformes avec ses déclarations. Et puis Chavez est une vraie respiration dans ce monde jusqu’ici téléguidé par les sinistres puissances financieres, dont on a vu où elles nous ont conduit.

          Forza Bolivaaaaaar !!


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 février 2009 14:32

          Philou017

          Je profite de votre commentaire pour porter à l’attention des lecteurs une excellente entrevue de Zeit-Fragen (Horizons et Débats, Suisse) avec l’ex ambassadeur au Vénézuéla, Walter Suter - Le Venezuela est en train de se défaire du néolibéralisme. Walter Suter a été pendant quatre décennies membre du service diplomatique suisse, dont plus de trente ans en relations avec l’Amérique latine (Argentine, Chili, Paraguay) ; de 2003 a 2007, il a occupé le poste d’ambassadeur suisse extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la République bolivarienne du Venezuela, à Caracas. Parallèlement il a été, jusqu’à sa retraite en 2007, chef de l’inspection consulaire et financière de l’EDA (Département fédéral suisse des Affaires étrangères).

          Pour rétablir un équilibre dont ont pu se plaindre certains commentateurs, je propose cet autre point de vue de Walter Suter qui dresse un portrait fort pertinent de la situation actuelle au Vénézuéla et qui jette un oeil positif sur les réformes d’Hugo Chavez.

          Une analyse et un témoignage incontournables pour bien saisir toute la problématique géopolitique du Vénézuéla.

          Pierre R.


        • Jean-paul 16 février 2009 15:49

          @Alpo47
          Sur Agoravox quand on parle de Sarkozy ,on le traite de dictateur .Quand on parle de Chavez on parle de democratie .
          2 poids 2 mesures .
          Renseignez vous sur ce pays : corruption ,violence misere ,narco traffic ,FARC ,petro dollars .


        • Alpo47 Alpo47 16 février 2009 17:46

          D’accord, notre situation est enviable par rapport aux Vénézueliens, notamment les citoyens de base.
          Mais Chavez est il le problème ou la solution ?
          Narco trafic, corruption, pauvreté ... sont ils le résultat du travail de Chavez ou ce qu’il s’efforce, avec plus ou moins de réussite, de combattre ?


        • vivelecentre 16 février 2009 19:26

          comment une remarque de si bon sens peut elle être ici notée négativement !

          cela en dit long sur l’idéologie rampante des intervenants de ce site ...


        • Michel Maugis Michel Maugis 16 février 2009 21:56

          @civis1

          "Le plus sûr moyen de garantir la démocratie c’est de préserver l’alternance."

          Démocratie bourgeoise ? ou démocratie véritable

          C´est quoi l´alternance ?
          Alternance de personnes faisant la même politique ?

          Ou changer de politique pour revenir plus tard à la même politique ?

          Essayez un peu de répondre à ces questions de façon argumentée et rationnelle.

          Le seul qui doit décider est le peuple souverain, et non des instructions bureaucratiques qui ne servent qu´à enlever au peuple la possibiliter de maintenir au pouvoir une politique révolutionnaire.


          L´alternance, chez moi, cela s´appelle du sur-place. Un pas en avant, un pas en arrière.

          Lénine, le plus grand des démocratistes du siècle passé, disait UN PAS EN ARRIÈRE, DEUX PAS EN AVANT.

          C´est ce que l´on appelle le progrès révolutionnaire.

          D´ailleurs la RUSSIE est bien le seul pays qui a pratiqué l´alternance depuis 1917, puisqu´elle est passé du féodalisme au capitalisme puis au socialisme ( aggressé en permanence) au capitalisme de nouveau.

          Michel Maugis


        • pierrot123 16 février 2009 10:43

          Il ne faut jamais se réjouir quand un homme politique cherche à se maintenir au pouvoir plus longtemps que ne l’autorise la constitution de son pays.

          Mais je préfère de très loin que H.Chavez ait réussi son coup de force, plutôt que de voir ce pays retomber aux mains des magouilleurs de la CIA, de la Banque Mondiale, et autres FMI...
          Chavez est celui par qui est arrivé l’esprit de résistance à l’hégémonie Nord-américaine, désastreuse durant des décennies pour toute l’Amérique du Sud.
          On doit saluer son courage, à mon sens.

          Votre article "chêvre-chou" a au moins le mérite de ne pas occulter que Chavez a largement redistribué vers des actions sociales les bénéfices du pétrole, ce qui n’était évidemment pas le cas avant lui.


          • Michel Maugis Michel Maugis 16 février 2009 23:15

            @ Pierrot 123

            "Il ne faut jamais se réjouir quand un homme politique cherche à se maintenir au pouvoir plus longtemps que ne l’autorise la constitution de son pays. "


            Ou avez vous vu cela ?

            Vous dîtes n´importe quoi.

            Chavez reste le temps de son mandat, dans tous les cas.

            ET c´est le peuple qui décidera de renouveler son mandat, en accord avec la constitution vigente.

            Comme c´est dans la quasi totalité des pays, en particulier en France ou le premier ministre est nommé et renommé à vie..., jamais élu, mais choisi par les grands groupes industriels.

            Là ce sont les classes possédantes, là bas c´est le peuple.

            Michel Maugis


          • jako jako 16 février 2009 10:44

            /jock on "heureusement en France c’est limité à un mandat !" /jock off


            • spartacus1 spartacus1 16 février 2009 10:54

              Et pourquoi donc ?

              Si une majorité d’électeurs français est assez stupide pour reconduire Sarko ?

              Après tout, une majorité d’étatsuniens (je fais abstraction des tricheries qui on eu lieu) a bien reconduit G.W Bush.
              Pourquoi les français n’auraient-ils pas le droits d’être aussi cons que les étatsuniens ?

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