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Chili : Camila Vallejo reçoit l’ESU

Taina Moisander, la vice-présidente de l'Union des étudiants d'Europe (ESU), élue pour l'année 2012, est de voyage à Santiago. Depuis une semaine, elle multiplie les rencontres avec les étudiants chiliens. Chargée de démontrer le soutien des étudiants du vieux continent, la vice-présidente a pu s'entretenir avec Camila Vallejo. La principale leader des étudiants du Chili s'est dite heureuse de leur réunion.

ESU au Chili. Ce lundi 13 juin 2012, Taina Moisander se rendait au Chili comme vice-présidente des étudiants d'Europe (ESU). Elue lors du dernier congrès de l'organisation regroupant 47 fédérations étudiantes nationales du continent, l'étudiante finlandaise s'était promis de soutenir les étudiants chiliens dont le combat fut largement discuté et suivi par ESU. L'organisation étudiante continentale avait voté lors de ce congrès la déclaration de soutien aux étudiants chiliens et dénoncé le projet de loi Hinzpeter voulant criminaliser le mouvement étudiant. Depuis un an, les étudiants chiliens réclament une réforme du système éducatif crée sous la dictature de Pinochet et réclament une éducation gratuite, digne et de qualité. L'ESU avait ensuite rassemblé autour d'elle, les fédérations des cinq continents pour se joindre à sa déclaration de soutien aux étudiants et au peuple chilien. Le 21 mai dernier, jour du bilan du Président Sebastian Pinera, l'organisation d'Europe lança la journée de solidarité où plus de 20 millions d'étudiants se solidarisèrent avec ceux du pays du cône sud. Une journée et une action historique pour les étudiants du monde entier. Fort de ce soutien immense, les étudiants chiliens attendaient avec impatience la venue à Santiago de la vice-présidente élue. Les objectifs de ce voyage furent de démontrer le soutien des étudiants européens et tisser des liens avec les étudiants chiliens en vue de perspectives futures.

Le programme de la journée de mardi oscilla pour Taina Moisander, entre diverses conférences, dans de prestigieuses universités, entre autre à l'Université de Santiago (USACH) . Elle assista également à la conférence organisée par le média alternatif SentidosComunes réunissant des leaders étudiants, parmi lesquels Giorgio Jackson (ex-président FEUC), Gabriel Boric (Actuel Président FECH) et Eloisa Gonzalez, Porte-parole de l'Assemblée des étudiants du secondaire du Chili (ACES). Le mercredi, l'étudiante d'origine finlandaise avait rendez-vous avec l'Ambassadrice de Finlande à Santiago, très impliquée dans la défense des étudiants chiliens. L'après-midi, le rendez-vous le plus important était fixé au siège de la fédération des étudiants de l'Université du Chili (FECH) avec l'actuelle vice-présidente (ex-présidente 2011), Camila Vallejo. Cette dernière revenait tout juste d'un voyage en Equateur où elle s'était entretenue avec le Président Rafael Correa. Et s'apprêtait à s'envoler pour le Mexique avec pour but de soutenir les étudiants du mouvement YO SOY 132, remettant en cause le candidat à la présidentielle du PRI, parti au pouvoir de 1929 à 2000 et une entante entre les médias mexicains pour le faire élire. La leader étudiante du Chili consacra un peu plus d'une heure avec Taina Moisander, en présence du Chargé International de la Confédération des étudiants du Chili (CONFECH). Ensemble, elles abordèrent les proximités entre l'Europe et l'Amérique Latine au niveau des étudiants. Elles discutèrent sur les mouvements présents sur les deux continents (Espagne, Grèce, Mexique, Chili, Colombie et Pérou) et leurs liens. D'un point de vue mondial, l'ESU soutien fortement les étudiants du Québec, avec lesquels la CONFECH est déjà en liens. A la fin de l'entretien, une session médiatique était programmée pour la vice-présidente d'ESU et une autre conférence organisée pour la vice-présidente FECH. Nul doute que cette réunion aura des incidences entre les deux continents et constitue un premier pas vers une entente étudiante mondiale afin de contrer les méfaits des politiques sur les étudiants et leurs familles.

 

Sources :

http://paiz.cl/en-chile-vicepresidenta-de-la-union-de-estudiantes-europeos/

http://www.g80.cl/noticias/noticiacompleta.php?varbajada=15451

http://www.g80.cl/noticias/noticiacompleta.php?varbajada=15469

http://www.universitarioinformado.com/estudiantes-chilenos-reciben-apoyo-de-la-union-de-estudiantes-europeos-esu/


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1 réactions à cet article    


  • JP94 18 juin 2012 23:56

    Merci pour ces infos très intéressantes . Malheureusement , on répercute très peu peu sur nos médias les luttes des étudiants au Chili et celles des étudiants du Québec alors que les enjeux sont les mêmes partout et notamment en France .
    Il est vrai que les politiques libérales étant partout les mêmes dans le Monde , ce bon exemple pourrait faire bouger ici les étudiants contre nos libéraux et interpeler au-delà la population sur ces enjeux de société .

    Au moins les étudiants sont-ils solidaires internationalement .

    Camila Vallejo , fort symboliquement , est membre des Jeunesses Communistes du Chili et lutte contre le néo-pinochétiste Pinera . On est loin de la convergence des extrêmes ! La lutte n’est pas finie et honneur à ceux qui luttent pour la justice face à la puissance de l’Argent .

    El Pueblo Unido jamas sera vencido ... c’est pour cela que le libéralisme divise .

    Ici , le bilan de la réforme LME est déplorable mais nous ne sommes pas à l’abri d’une poursuite des harmonisations européennes ... sur notre dos .

    Le nouveau gouvernement de Gauche va-t-il s’opposer à réellement à ces projets de casse du Droit à l’Education ? Les Droits d’inscription gratuits pour un accès large aux études vont-ils être programmés ? ( après tout la Gauche concentre tous les leviers du pouvoir ) ou bien va-t-on continuer cette politique de droits d’inscription prohibitifs , de manque de logements étudiants tout ceci fermant la porte à ceux qui n’ont pas les moyens ? ... c’est aux étudiants de le décider , car ça ne faisait pas partie des 60 points ....

    C’est pourtant un point crucial , décisif pour l’avenir .

    Il est vrai que ce ’n’est pas compatible avec les vues de M. Barroso . mais doit-on avoir l’aval de M. Barroso pour rédiger un programme politique ?

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