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Accueil du site > Actualités > International > Chili : Première marche étudiante 2012

Chili : Première marche étudiante 2012

La date du 15 mars était notée dans tous les agendas étudiants du pays. Tous savaient qu'elle signifiait l'acte II du mouvement lançé l'année dernière pour une éducation gratuite, digne et de qualité. Avec confiance, les étudiants et collégiens marchaient vers la Place d'Italie, lieu de rendez-vous à Santiago. Au fur et à mesure, les policiers chiliens les encerclaient. Le matin même, la marche, programmée depuis deux mois, était interdite.

Twitter pic 10h30

Il fait près de trente degrés ce mercredi 15 mars dans le centre de Santiago. Dans les milieux étudiants, on ressent une grande effervescence. La marche tant attendue est en passe de se dérouler. En passe car elle fut interdite le matin même alors qu'elle devait démarré à 11h, heure locale. Difficile pour la ACES (Assemblée des étudiants du secondaires) de faire un pas en arrière. Sous un soleil de plomb, les étudiants et collégiens se regroupent. Ils sont restés non actifs durant près de deux mois et durant les vacances scolaires. Mars signifie pour eux, rentrée scolaire et reprise de leur lutte pour une meilleure éducation au Chili. L'ambiance est joyeuse, même si se lit sur les visages une crainte. Au fur et à mesure que les étudiants et collégiens se regroupent vers la Place, les policiers chiliens sont plus nombreux. Tout à coup, les gsm résonnent. Déjà sur place, des étudiants et collégiens avertissent de l'action violente de la police chilienne. Une manifestation non-autorisée signifie champ libre pour l'action de celle-ci. Ce 15 mars, elle ne se gênera pas, même sous les yeux des journalistes de la presse chilienne et internationale.

11h15

Les étudiants hurlent de courir. Les bombes lacrymogènes les suivent de près. Quelques courageux collégiens marchent vers la Place et les policiers chiliens. "L'éducation ne se vend pas, elle se défend !", le slogan le plus connu résonne dans les rues de Santiago, quand les canaux à eau de la police permettent un silence. Partout, il y a une sensation de guerre citadine. Des collégiens se réfugient dans des universités ouvertes. Des étudiants se cachent derrière des kiosques, d'autres sautent dans des jardins. Certains sont arrêtés par la police chilienne sous les regards impuissants des défenseurs des droits de l'homme. Au même moment, le siège de la Fédération des étudiants du Chili (FECh) est envahie par les policiers chiliens.

13h00

Impossible d'aller chercher à manger, la rue est envahi de policiers furieux. Ils tirent partout. La scène est apocalyptique. Des étudiants sont blessés, d'autres hurlent leur colère. "C'est normal, ici" lance une étudiante de 22 ans , devant les regards ahuris,et appeurés des étudiants étrangers. Avertis, les dirigeants de la Confédération des étudiants du Chili (CONFECH) se réunissent en un conseil restreint. Décision prise, à 16h, ils iront protester pacifiquement leur mécontentement, et dénoncer la "répression" faite aux étudiants du secondaire devant le Ministère de l'éducation du Chili.

16h00

La presse chilienne et étrangère attendent les leaders emblématiques comme Camila Vallejo, aujourd'hui vice-présidente FECh. Gabriel Boric, le nouveau président de la plus ancienne des universités du Chili, la U, dénoncera l'excès des forces de l'ordre. Dix minutes après, celle-ci fera son apparition pour une nouvelle fois, démontrer toute sa force. Depuis 2011, le gouvernement chilien de droite de Sébastian PInera a pris ses dispositions. Une loi- Hinzpeter, du nom du Ministre de l'Interieur, est discutée au parlement chilien. Elle prévoit de criminaliser tout mouvement de protestation ou social. Ce 15 mars 2012, les étudiants et collégiens chiliens en ont eu un aperçu.


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1 réactions à cet article    


  • gordon71 gordon71 17 mars 2012 21:55

    désolé mais les braves gens de « gauche » sont très occupés par la préparation du « grand soir » qui doit ramener le bonheur, la démocratie, et des lendemains qui chantent dans notre beau pays


    il n’y à donc qu’un vieux conservateur grincheux et réactionnaire, pour vous souhaiter bon courage dans votre combat 

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