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ClimateGate (2) : Nouvelles révélations toujours spectaculaires, premiers enseignements

 Je vous ai évoqué Samedi la naissance d’un Climategate, à partir d’un fichier piraté au "Climate Research Unit" contenant des mels et des documents "chauds". Les sites qui exposent les contenus plus que litigieux des mels et de certains fichiers du CRU explosent. Les bloggueurs investigateurs se comptent par centaines, et nul doute que les jours à venir seront encore riches en nouveautés.

Afin d’éviter de faire du simple copier coller, je me contenterait d’en signaler les meilleurs extraits avec leur source en fin d’article. Je signale tout de suite le remarquable travail de l’équipe de Skyfal qui résume les mels les plus croustillants ici.

Juste quelques précisions liminaires

Je rappelle que les mels sont disponibles avec un moteur de recherche interne depuis cette page. La page Wikipédia du "Climategate" a été créée. Le terme "Climategate" renvoie 8000 résultats sur Google (dimanche matin), et l’expression Hadley Hacked renvoie 81 000 expressions, contre 44 000 samedi matin. A ma connaissance, seul le 11 septembre avait fait plus de buzz.

D’ailleurs signalons une erreur faite par la plupart des bloggueurs, moi compris : la "Climate Research Unit" de l’université d’east Anglia - Norwich (CRU) n’est pas le Hadley Center de la météorologie anglaise, même si ce deux entités travaillent souvent en étroite collaboration. C’est le CRU qui a été piraté, pas le Hadley. Les pratiques déontologiquement contestables contenues dans les mels sont imputables à des membres du CRU ou d’autres organismes mais aucun membre du Hadley Center ne semble directement impliqué, quand bien même certains sont destinataires en copie de certains mels. Dont acte.

Mais je voudrais revenir sur le tableau général que dressent ces révélations.

Débat sur l’authenticité

Tout d’abord, leur authenticité ne fait plus guère de doute. De nombreux journaux anglo saxons ont repris l’information dans leurs éditions de samedi ou de dimanche (voir annexe III) après avoir vérifié auprès de destinataires de mels extérieurs à la "coterie" de destinataires récurrents qu’ils étaient bien réels. Une liste partielle de grands médias ayant relayé l’information est collée en fin d’article.

Ajoutons qu’un si grand nombre de "fakes" d’un tel réalisme et pleins de "private jokes" difficilement inventables entre personnes travaillant régulièrement ensemble aurait été irréalisable dans un temps court.

Certains estiment que malgré tout, certains documents pourraient avoir été placés dans le fichier d’archive, ou modifiés, après le piratage. Possible, mais les mels les plus embarrassants ont été confirmés authentiques. Pourquoi ajouter des "truffes" à un contenu dont la partie authentique est par elle même suffisamment explosive ? 

Au reste, ni M. Jones, ni aucun de ses collègues, ne semble vouloir contester l’authenticité des messages, et ont reconnu le Hack.

Karl Denninger, qui, avant d’être conseiller financier, était concepteur de logiciels anti-spam, et donc bien rodé à l’analyse technique de pièces informatiques, a regardé les métadatas des différents documents. Après analyse, il considère que ces mels ont la plus grande chance d’être authentiques d’une part, et surtout, qu’ils ne sont pas issus d’une sauvegarde automatique mais que la personne qui a constitué le fichier a fait une sélection volontaire. Se pourrait il qu’il s’agisse d’une sélection de fichiers faite dans le cadre d’une anticipation de demandes au titre du Freedom Of Information act ? Personnellement, je pense que le nom du zip (FOI2009.ZIP) pourrait le laisser penser. Denninger ne fait pas dire aux pièces plus qu’elles n’en disent, et c’est fort bien ainsi. 

Contenu

Ce qui ressort de la lecture des différents mels, est qu’une coterie d’un noyau dur de chercheurs de plusieurs organismes, aux USA, en Grande Bretagne, en Nouvelle Zélande, s’est entendue durant plusieurs années pour tenter de construire des données de températures du passé biaisées afin de promouvoir l’idée qu’un changement de climat anormal était en train de se produire.

Naturellement, ce sont des scientifiques intelligents : les fraudes alléguées ne portent pas sur plusieurs degrés d’écart, car cela aurait été trop facilement démontable. Mais il n’en reste pas moins qu’il y a eu volonté manifeste d’une part de sélectionner des données "qui allaient dans le bon sens", d’utiliser des méthodes de traitement mathématique du signal biaisées, et de cacher aux équipes indépendantes qui auraient voulu vérifier certains calculs les données source, au mépris des lois sur l’information en vigueur. Cela fait beaucoup.

Un des extraits que j’ai cités Samedi est particulièrement révélateur de l’état d’esprit scientifique des protagonistes. Keynes lui même disait que "when facts change, I change my mind". La bande à Jones n’est sûrement pas keynesienne (mail n°1255352257 ) :

The fact is that we can’t account for the lack of warming at the moment and it is a travesty that we can’t. The CERES data published in the August BAMS 09 supplement on 2008 shows there should be even more warming : but the data are surely wrong. Our observing system is inadequate.

"Les données sont sûrement fausses, notre système d’observation est inadéquat". Si les données ne collent pas à la théorie, ne pas changer d’esprit, mais changer les données ! Telle est la méthode "scientifique" qui semble prédominer chez ces personnes.

Vu comme cela, le réchauffement climatique professé par Jones et consorts relève plus du fanatisme religieux que de la science construite patiemment par essais et erreurs successives.


Les protagonistes principaux de la manipulation : quelques sommités du GIEC

Les mels révèlent que participent à cette opération de désinformation continue les personnes suivantes, dont je rappelle ci dessous l’influence en matière de climatologie :
  • Phil Jones, directeur du CRU, auteur important du GIEC, déjà cité dans cet article où j’évoquais certaines possibles fraudes, et également connu en France pour avoir refusé de donner des données au professeur Courtillot. On comprend mieux pourquoi...
  • Michael Mann, Penn State University, animateur de RealClimate.org, fréquemment cité par le GIEC.
  • Kevin Trenberth, cité comme "lead author" des rapports du GIEC 1995, 2001,2007.
  • Raymond Bradley, auteur contributeur du troisième rapport du GIEC
  • Malcolm Hughes, dendrochronologiste, co-auteur avec Mann et Bradley d’un article fondateur de la courbe en crosse de Hockey, démonté par la suite par McIntyre, entre autres, puis Moberg, Grudd, et Loehle. Cf. Conférence de Vincent Courtillot.
  • Keith briffa, impliqué dans une affaire de "biais de sélection" sur des séries de tronc d’arbres, évoquée dans l’article sur les fraudes du GIEC déjà cité.
  • Ben Santer, lead author du rapport du GIEC de 1995, et déjà accusé à cette époque par des scientifiques indépendants de retirer toute trace de doutes du rapport final...
  • Tom Wigley , spécialiste du cycle du CO2 - Je rappelle que le GIEC a délibérément ignoré plus de 30 papiers peer-reviewed parus avant 2000 qui vont à l’inverse de ses assomptions sur la durée de persistence atmosphérique du CO2 (Segalstad et al)
  • Tim Osborn (pas de fiche Wikipedia).

D’autres personnes sont parfois citées mais évaluer leur degré d’implication n’est pas évident, et je ne suis pas procureur. D’autres personnes sont citées mais ne semblent pas impliquées dans des manoeuvres répréhensibles.

Les travaux de ces personnes sont fréquemment cités soit directement dans les rapports du GIEC, soit dans des papiers dont ils servent de base et ensuite repris par le GIEC.

Autrement dit, certaines de ces personnes ont une influence déterminante sur la "coloration" des rapports du GIEC, lesquels ont toujours fait preuve d’un certain alarmisme...

Un audit des rapports du GIEC apparait donc indispensable pour évaluer leur pertinence, eu égard à ces révélations. Je n’ai aucun doute sur le résultat d’une telle démarche si elle venait à être entamée par des auditeurs indépendants : dissolution du GIEC et retour de la science climatique dans le champ universitaire normal. Mais rien ne dit que le bon sens, dans cette affaire, l’emportera.


Virer les opposants !

Un épisode particulièrement écoeurant montrant jusqu’où ces personnes semblaient prêtes à aller a été traduit en Français par le site canadien "école libre". Visiblement, La bande à Jones s’est entendue pour tenter de faire pression ou faire virer des relecteurs de revues scientifiques qui donnaient la parole à des sceptiques, ou se montraient sceptiques eux mêmes. Je copie colle (encadré rouge) un extrait de la traduction de "école libre" :
Jones, dans un courriel envoyé à Michael Mann le 8 juillet 2004, écrit qu’il désire influencer le comité de relecteurs pour qu’un article qui remet en doute le réchauffement planétaire anthropogénique ne soit pas publié (fichier 1089318616.txt) :


De : Phil Jones
Pour : "Michael E. Mann"
Objet : TRÈS CONFIDENTIEL
Date : jeudi 8 juillet 2004 16h30

Mike,

[...]

L’autre article par MM est simplement de la foutaise — comme tu le sais. À nouveau de Freitas. Pielke perd aussi toute crédibilité en répondant au Finlandais fou — fréquemment à ce que je vois.


Je ne peux concevoir comment un de ces articles pourrait figurer dans le prochain rapport du GIEC. Kevin et moi allons les rejeter, même si nous devons pour cela redéfinir ce qu’est le processus de relecture ! [« what the peer-review literature is ! », sic]

Salut,

Phil


Le « de Freitas » en question est probablement Chris de Freitas de l’Université d’Auckland en Nouvelle-Zélande, un sceptique bien connu du réchauffement planétaire anthropogénique.

(...)

Ce genre de pression pour éliminer les sceptiques apparaît dans plusieurs autres messages. On assiste ainsi à plusieurs échanges où les collègues de Phil Jones et lui-même se demandent quelle est la meilleure stratégie pour éliminer les dissidents du processus de relecture par des paires. En d’autres mots, comment créer un climat scientifique où toute personne qui doute du réchauffement planétaire anthropogénique peut être considérée comme un excentrique dont les opinions sont sans importance. C’est le cas, par exemple, dans ce message (fichier 1047390562.txt) :


De : Phil Jones
Pour : rbradley@xxxxxxxxx.xxx,mhughes@xxxxxxxxx.xxx,srutherford@xxxxxxxxx.xxx, "Michael E. Mann" ,tcrowley@xxxxxxxxx.xxx
Objet : Transf : Soon & Baliunas
Date : mardi 11 mars 2003 08h49


[...]

Je vais écrire à la revue pour leur dire que je ne veux plus en entendre parler jusqu’à ce qu’ils se débarrassent de ce pénible directeur [scientifique] de la revue.

[...]

La cause en est que cette revue à un certain nombre de directeurs. Le responsable ici est un sceptique bien connu en NZ. Il a déjà laissé passer quelques articles de Michaels et Gray. J’en ai déjà touché un mot à Hans von Storch, mais ça n’a pas abouti. Un autre sujet de discussion pour Nice !


Un dernier exemple : le renvoi du professeur James Saiers comme directeur scientifique de la revue Geophysical Research Letters (GRL) qui avait accepté de publier un article sceptique signé par Sallie Baliunas et Wille Soon.

Voici ce que Tom Wigley aurait écrit à Michael Mann « Crosse de hockey » (dans le fichier 1106322460.txt :

Il est très difficile de montrer, ici, la mauvaise conduite. Si tu penses que Saiers est dans le camp des sceptiques pour ce qui est de l’effet de serre, alors, si tu trouves une preuve écrite de cela, nous devrions emprunter la voie officielle de l’AGU [American Geophysical Union] pour l’évincer.

Mann écrit pour sa part :

Salut Malcolm,

[...]

Je ne suis pas sûr que GRL puisse encore être considéré comme un arbitre impartial dans ces débats, et il vaut probablement mieux dans la mesure du possible désormais contourner GRL. Ils ont publié beaucoup trop d’articles anticonformistes entachés de nombreuses erreurs ces derniers temps. Il est inexcusable qu’ils aient publié les 3 articles de Douglass et l’article de Soon et coll. C’était de la foutaise à l’état pur.

Il me semble qu’il y a désormais un problème plus fondamental avec GRL, malheureusement...

Mike

Mann dans un autre courriel :

Merci Tom.

Oui, juste pour vous avertir qu’il y a peut-être anguille sous roche dans ce cas. Quel dommage ! Bon, perdre « Climate Research » est une chose. Mais on ne peut pas se permettre de perdre GRL. Je pense que ce serait bien si on commençait à monter un dossier sur Saiers et, probablement, Mackwell. (Je ne le connais pas — il semble être de mèche avec ce qui se passe ici).

Si nous pouvons accumuler assez de preuves que les choses vont de travers, on pourra les présenter à qui de droit. Je ne pense pas que toute la hiérarchie de l’AGU ait déjà été atteinte !

Mann à nouveau :


Bonjour à tous,

Juste un avertissement. Apparemment, les anticonformistes se sont introduits dans GRL. Ce gars, Saiers, a d’anciens liens avec l’Université de Virginie et le département des sciences environnementales qui m’a déjà causé des inquiétudes.

Je pense qu’on sait maintenant comment les divers articles de Douglass avec Michaels et Singer, l’article de Soon et coll. et maintenant ce dernier article ont été publiés dans GRL.

Mike


Saiers perdait peu après son poste.

Le pire est que ces gens ont accusé, dans un autre mel (1226451442), Steven McIntyre, leur bête noire, d’être un "self appointed Joe McCarthy". Mais qui est coupable de Mc Carthysme, en l’occurrence ?

Rétention de données

Ce mel 1226451442 mérite qu’on s’y penche. Ben Santer, un mandarin du GIEC, statisticien de haut niveau du Lawrence Livermore laboratory, y écrit à un certain Tom Karl (extrait) :
In my opinion, Steven McIntyre is the self-appointed Joe McCarthy of climate science. I am unwilling to submit to this McCarthy-style investigation of my scientific research. As you know, I have refused to send McIntyre the "derived" model data he requests, since all of the primary model data necessary to replicate our results are freely available to him. I will continue to refuse such data requests in the future. Nor will I provide McIntyre with computer programs, email correspondence, etc. I feel very strongly about these issues. We should not be coerced by the scientific equivalent of a playground bully.

Par la suite, d’autre mels, ainsi que des documents figurant dans le Hack (voir annexe II), montrent qu’une véritable stratégie de rétension d’informations a été mises au point pour contrer les demandes d’information de McKitrick, McIntyre et d’autres. C’est sur ce mur de l’information que se sont heurtés Courtillot et Warwick Hughes.

La loi des conséquences inattendues a frappé les auteurs de cette stratégie défensive : cela a mis la puce à l’oreille de Courtillot, qui a donc décidé de creuser la question par lui même... Avec pour conséquence de donner une résonance inattendue aux opinions climato-sceptiques.

Pour ceux qui n’ont pas en mémoire les conférences du Pr. Courtillot, celui ci commence par exposer ses relations difficiles avec le CRU (refus de communication des données - on comprend pourquoi maintenant !) et expose ensuite, comment il a pu, en retrouvant les laboratoires "source" qui fournissent des données fragmentaires au CRU qui les agrège, trouver que les variations régionales du climat n’avaient rien à voir avec les courbes moyennes éditées par le CRU et figurant dans les rapports du GIEC.

L’affaire dans l’affaire

En France, fin 2007, a éclaté une controverse suite au premier article sceptique de Vincent Courtillot. Des scientifiques "concurrents" tels que Jouzel et Bard avaient répondu sur un ton inhabituellement agressif à ce qui n’aurait dû être qu’une controverse scientifique normale, et des "journalistes" scientifiques du Figaro et de Libération, MM. Foucart et Huet, avaient, disons, très fortement insinué que Courtillot était un incompétent velléitaire, dans des articles dont je relate l’essentiel ici.

Or, les mels du CRU en parlent. Skyfal a débusqué deux perles :
  • Bard écrit à Jones pour de l’aide. Jones demande aux membres de Real Climate (Mann, Schmidt, Pierrehumbert) d’écrire à Science en faveur de Bard et Mann propose de rédiger un article sur Real Climate pour attaquer Courtillot. [Real Climate a effectivement critiqué de manière virulente Courtillot dans deux posts s’intitulant "les Chevaliers de l’Ordre de la Terre Plate" écrits par Pierrehumbert qui ont inspiré Libé et le Monde]. (1200426564)
  • Jouzel écrit au même moment à Jones pour lui demander d’aider Bard en disant que "la situation est vraiment très mauvaise [pour Edouard Bard]". (1200493432)

La tactique du dénigrement systématique des opposants était donc partagée par des contacts français qui manifestement étaient au moins partiellement associés aux manoeuvres de la coterie des amis de la terre chaude. J’espère que M. Jouzel, qui se glorifie de son prix Nobel de la Paix reçu avec Al Gore, aura à répondre à des questions de la presse ou des parlementaires sur ces sujets.


Evaluation des dégâts

Les travaux du CRU, portant essentiellement sur l’observation des températures actuelles et la reconstitution des températures passées, ont été repris de bonne foi par nombre d’équipes dans le monde qui ont voulu étudier des corrélations entre températures et d’autres phénomènes, qu’ils soient climatiques, biologiques, physiques, etc...

Toutes les équipes qui se sont basées sur les résultats du CRU doivent aujourd’hui se demander ce que valent leurs conclusions et doivent s’apprêter à les reprendre. Certains travaux seront peut être malgré tout confirmés dans leur validité, mais certains devront être ajustés, voire pire, jetés à la poubelle. La fraude du CRU et de ses alliés dans le monde entier aura des conséquences coûteuses en terme de temps perdu et de travaux rendus caducs... Certaines équipes flouées vont elles poursuivre le CRU ? Ce serait assez intéressant à suivre !

D’autre part, la révélation de ce scandale va jeter un discrédit général sur la science, les scientifiques et les experts, auprès de l’opinion, ce qui est fort dommage, car la plupart d’entre eux sont des gens remarquables et leurs découvertes nous promettent continuellement d’élargir le champ des possibles de l’espèce humaine.

Enfin et surtout, les politiques promues en raison des peurs créées par la clique Jones & Co. auront d’ores et déjà coûté fort cher à l’humanité, au delà de notre petite taxe carbone et de notre gros Grenelle Français.

Rappelons nous de la flambée des prix des matières alimentaires en 2007-2008, parce que les pays industrialisés s’étaient mis à siphonner les céréales mondiales pour fabriquer des bio-carburants ? Rappelons nous des émeutes de la faim que ces hausses de prix ont provoquées en Afrique et en Amérique Latine ? Rappelons nous des menaces protectionnistes qu’Américains et Européens brandissent tout à tour au nom du "contenu carbone" des productions de certains pays pauvres ?

Sans parler de l’éclatement inéluctable de la bulle verte (en fait, il est déjà en cours), créée pour RIEN ?


Questions en suspens ?

Les découvertes liées aux fichiers incriminés ne font que confirmer des soupçons de fraude que des affaires précédentes avaient déjà révélés. Mais que feront les organismes de tutelle du GIEC ?

Le GIEC acceptera-t-il d’exclure les fautifs et de revoir honnêtement son travail ?

Est-ce que le président du GIEC, M. Pachauri, et ses prédécesseurs, dont Lord Houghton, savaient quelque chose au sujet des manipulations de Jones et Al.  ? Cautionnaient-ils ? Etaient-ils donneurs d’ordre ?

Et M. Ban Kee Moon, secrétaire général de l’ONU, organisme de tutelle du GIEC, qui ne peut pas ignorer que l’ancien architecte de la création du GIEC, Maurice Strong, est compromis dans un scandale qui a éclaboussé l’ONU (Pétrole contre Nourriture, voir ce post), et qui ne pourra pas ignorer que des scientifiques vedette de cette institution sont fortement suspects de tricheries, osera-t-il prendre des décisions courageuses, comme faire auditer le GIEC, recommander de ne pas tenir compte des précédents rapports de cet organisme, voire mieux, reconnaitre que la politisation de la science par le biais du GIEC était une mauvaise idée, et recommander la dissolution du GIEC et replacer la recherche climatique dans les mains d’organismes scientifiques internationaux indépendants habitués de ce genre de rôle de coordination ?

Si après cela M. Ban Kee Moon n’adoptait pas une attitude de remise en cause sinon de la totalité des travaux du GIEC, mais au moins de ses méthodes et d’une partie de ses conclusion, cela pourrait être indicatif d’un niveau de complicité élevé de la tête dirigeante de l’ONU.

Juridiquement, j’ignore si des pièces obtenues par un moyen aussi peu orthodoxe peuvent servir de base à des poursuites en Grande Bretagne, et la réponse est certainement négative aux USA. Mais elles vont certainement modifier la perception que les enquêteurs et juges auront des protagonistes dans diverses affaires, et notamment dans les poursuites liées au refus de se plier au Freedom of Information Act qui vaut à Phil Jones quelques soucis avec les institutions britanniques.

Enfin, tous ces documents sont une source d’information exceptionnelle pour aiguiller les justices sur des pistes de recherche intéressantes. Nous verrons bien s’il en sort quelque chose...


Conclusion


En France, la pire crainte que l’on puisse avoir est que ces révélations soient superbement ignorées par la classe politique, et qu’une contre-offensive médiatique sans précédent des alliés du GIEC ait lieu, puis que rien ne change, taxe carbone, grenelle, et autres mesures liberticides et vexatoires se voyant promues comme si de rien n’était.

Or, malgré le succès soudain des posts consacré à la question (plus de 3800 visites pour le blog en un week end et plus de 6000 pages vues en deux jours, alors que samedi et dimanche sont traditionnellement des jours creux !), et le boom de son article miroir sur Agoravox (publié samedi en soirée, 350 réactions dimanche soir à 22 heures !), il est à craindre que cette affaire reste ignorée du grand public non internaute. Je suis preneur dans les commentaires de toute idée pour toucher d’une part la presse mainstream, d’autre part les parlementaires.
 


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98 réactions à cet article    


  • Vincent Benard Vincent Benard 24 novembre 2009 12:20

    Merci à la rédaction d’ AV pour avoir le courage de reprendre ces articles alors que la presse traditionnelle tente de minimiser l’événement. Je signale que dans l’article original, en fin d’articles, (annexes), j’ai placé des listes plus complètes de contenus des emails
    http://www.objectifliberte.fr/2009/11/climategate-2-nouvelles-revelations.html

    Et que le site « SKYFAL », fréquenté par nombre de personnes avec une spécialisation scientifique, fait un boulot fantastique de traduction et classement des meilleurs morceaux :
    http://skyfal.free.fr/?p=422

    `


    • clostra 24 novembre 2009 12:53

      Vanitas vanitum ! (c’est comme cela que mon « Maître » appelait ses publications..)
      Franchement, vous êtes bêtes ou quoi ?

      Tiens, je vous colle la mienne :

      "Comment se faire une religion ?

      Tout d’abord, les arguments des sceptiques quant à la part de conséquence des activités humaines dans une telle débandade...

      Le soleil qui fait des siennes (c’est mieux qu’il se calme ces temps-ci...en tout cas on ne peut donc pas l’accuser d’avoir provoqué cette « fin des glaciations » cette année = un coupable en moins)

      Le pôle nord (sud aussi ?) magnétique qui fait des siennes et vous met la bobine à l’envers en flirtant avec les steppes sibériennes, jusqu’à bousculer la ceinture de feu (sacré gîte dans le balourd magmatique...) évitant peut-être une inversion de pôle magnétique. On perd la boussole. Et jusqu’à présent, il n’a pas été prouvé que l’activité humaine était capable de soulever des montagnes...

      Mais il semble que ça bouge en effet à l’intérieur et que la terre reprend un coup de jeune. Non ? des îles qui apparaissent, d’autres qui disparaissent.

      Des éruptions pyroclastiques...des fournaises, des forêts immenses qui brûlent en Sibérie...

      On nous dit aussi que ces fantastiques phénomènes (ouragans) d’une puissance incomparable, rétablissent l’équilibre.

      Est-ce vraiment raisonnable de mêler dans un même article l’effet de l’activité humaine sur le climat et celle de phénomènes naturels sans le faire avec précaution ?

      Ou, est-ce une réaction humaine face à des catastrophes, ces catastrophes qui donnent une origine aux religions ? Rappelons-nous, le Déluge avait déjà pour origine un dérèglement humain...

      N’est-ce pas un peu dépassé ?
      N’est-ce pas uniquement la question du sens qui se pose actuellement ?

      Oui, on a peur face aux forces de l’ordre solaire et ça va certainement nous servir à quelque chose (de leçon) :
      nous sommes petits et vaniteux
      nous détruisons l’ordre de l’univers
      etc"


      • clostra 24 novembre 2009 12:56

        Et en plus on les laisse créer des trous noirs ! C’est leur cervelle qui va être aspirée du moins ce qu’il en reste...


        • clostra 24 novembre 2009 12:59

          Tiens ça donne une idée : le double aveugle dans le traitement des données brutes.
          Validation technique puis validation scientifique.


          • clostra 24 novembre 2009 13:03

            Nous le savons tous, scientifiques, que bien malgré nous nous influençons nos résultats.


            • Gourmet 24 novembre 2009 13:27

              Très bien, très bien.
              Donc, on nous ment, on nous spolie. Ou plutôt, on nous ment, on spolie les vrais scientifiques.
              Bon, ce n’est pas nouveau : Galilée, Newton, etc. Tous ceux qui ont tenté un jour ou l’autre de controverser l’ordre scientifique (ou politique, ou commercial, ou financier) établi se sont vus rejetés, décrédibilisés. Avant d’être encensés. Et le cycle recommence.

              Comme on dit, il y a toujours 5 étapes avant l’acceptation. Repris récemment ici dans le cadre de l’industrie musicale (qui se porte plutôt mieux que mieux).

              Que des scientifiques ne réagissent plus en scientifique ce n’est pas nouveau non plus. Parvenu à une certaine position le confort de celle-ci prend bien souvent le pas sur les convictions de jeunesse : on a des gamins il faut les nourrir, hein ?
              C’est vrai en politique, finance, commerce, histoire, etc ...

              Je pense que pour être un bon scientifique il faut :
               1. être affamé ;
               2. savoir, malgré tout, conserver son indépendance.
               
              Perdre l’un ou l’autre c’est perdre l’essentiel de sa nature.

              Un chercheur de laboratoire privé est-il encore un scientifique ? Il n’est plus affamé et côté indépendance, ce n’est plus vraiment ça (il n’a pas vraiment le droit de dire ce qu’il pense sous peine de sanctions).
              Les chercheurs du CNRS sont-ils encore des scientifiques ? On peut dire qu’ils ont faim (vu les salaires qu’ils se traînent) et ils sont relativement indépendants. Enfin, tant que leur laboratoire ne reçoit pas des subsides de l’industrie privée, ce qui est tout de même rare de nos jours.

              Bon, en conclusion, les chercheurs publics sont comme les journalistes à présent : dépendant tous de la manne privée, ils l’écrasent sous peine de voir les budgets, voire leur poste, passer à la trappe.

              Qu’y a-t-il donc de choquant dans le comportement des dirigeants du CRU ? Pas grand chose.
              Ils avaient probablement tout intérêt, à la fois pour eux (d’abord) et pour le bon fonctionnement de leur institution, de continuer à colporter la parole caloriclimatique.
              On lisse un peu par ici, on s’arrange pour que l’échantillon embrasse la période problématique (le moyen-âge où il y avait des oliviers à Paris) plutôt que de taper dedans.
              Et voilà !

              Ni plus, ni moins que quelques arrangements entre amis. Personne n’en est mort contrairement aux petits arrangements en Françafrique.

              Du reste, c’est curieux mais j’ai l’impression que le responsable du CRU ne semble pas plus démonté que cela.
              Me trompé-je ?

              Un peu comme s’il s’y attendait ou comme s’il s’agissait d’un soulagement (le soulagement bien connu du prévenu à l’issue de son aveu). Bizarre non ?

              La Terre se réchauffe, c’est un fait (manifestations évidentes comme le recul des glaciers et la fonte de la banquise). Un fait qui n’est pas pour déplaire à tout le monde (la possibilité de traverser le pôle nord, en toute saison, par la voie des eaux, intéresse bien plus d’un armateur). Elle se réchauffe, comme elle l’a probablement déjà fait des dizaines voire des centaines de fois au cours de son existence.
              Et donc ?
              Quelle est la véritable proportion de l’activité humaine et animale responsable de ce réchauffement ? Ou du dérèglement en général ?

              C’est peut-être cela qui va changer : au lieu d’être responsable à 90%, l’homme sera responsable à 80 %. La belle affaire !

              db


              • hood 24 novembre 2009 13:58

                Bonjour, et un deuxième article. En avant !

                Pas plus de matière cependant, que des bribes tirées de leurs contextes et qui ne prouvent rien. Les scientifiques du GIEC sont en guerre contre les « sceptiques » payés des lobbies. Quelle surprise ? Ils se posent des questions sur la manière d’exploiter ou de présenter leurs données ? Et alors ?

                La calote glaciaire fond, c’est incontestable. Nul doute que votre prochain Climategate (3) nous expliquera Phil Jones a rejoint les pôles à la nage et attaqué la banquise à coup de briquet pour démontrer ses thèses. L’ignoble scientifique !

                Heureusement de courageux économistes comme vous vont démonter ce complot mondial.... smiley


                • Vincent Benard Vincent Benard 24 novembre 2009 15:18

                  @ Hood

                  Vous ne manquez pas d’humour, au moins.

                  Je précise que je ne suis payé par AUCUN LOBBY, que mes activités « Hayek » sont bénévoles, et que les sceptiques que je connais sont pour la plupart tous bénévoles quant à leur activité de « sceptiques climatiques ». Il n’y a pas que les gentils éco-alarmistes qui puissent être mus par leur seule conviction, il y a aussi les vilains petits libéraux qui mangent des enfants au petit déjeuner.

                  Les sceptiques, aujourd’hui, ce sont majoritairement des simples citoyens qui en ont marre que leurs gouvernants les mènent en bateau, surtout quand on découvre que la pseudo-science qui les guide est entachée de suspicions de manipulations.

                  La calotte glaciaire ARCTIQUE fond en été et se reconstitue en hiver. La tendance a été une fonte pendant 30 ans (avant, personne ne mesurait...) - elle s’est inversée depuis 3 ans, sans qu’on puisse tirer le moindre enseignement de ce retournement, trop peu de recul. Par contre, la calotte glaciaire ANTARCTIQUE (dont le cycle de fonte - reconstitution est symétrique à celui de l’ARCTIQUE) tend à s’étendre dans le même temps.

                  M. Jean Martin, qui à ma connaissance n’est payé par aucun lobby (ou alors il me cache des trucs, le petit malin...), a mis sur son site une page donnant un accès direct aux grands indicateurs du climat mesurés par satellite (températures, glace, etc...) réactualisés en temps réel : en cliquant sur chacun des liens proposés, vous pourrez vérifier que chacune de mes assertions est parfaitement VERIFIABLE. A moins que le lobby pétrolier n’ai truqué les mesures satellitaires, évidemment, ce que l’on ne saurait totalement exclure smiley -

                  http://www.pensee-unique.fr/indicateurs.html

                  ajoutons que l’occurence de tel ou tel phénomène ne constitue pas en soi une preuve d’implication de nos rejets de CO2, et là encore, de très nombreux travaux de scientifiques au background parfaitement respectable contestent cette vision colportée par le GIEC. Or, quand on voit comme certains lead authors du GIEC sélectionnent les articles retenus (cf les mels), on peut se demander quelle est la crédibilité de cet organisme aujourd’hui.

                  Enfin, à aucun moment je n’évoque le terme de « complot ». Vous faites donc là encore une inférence non vérifiée. Par contre, collusion entre personnes détenant certaines positions pour faire avancer un agenda de nature non connue à ce jour, cela apparait clair au vu des mels dont les intéressés et la grande presse anglo saxone (de gauche : NY times, Wash Post, etc...) ont reconnu l’authenticité.


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 novembre 2009 00:41

                  @ l’auteur :


                   Merci pour cet article bien documenté et qui semble tout a fait objectif. Pour important que soit le réchauffement planétaire, plus important peut-être à court terme, pour nous pauvres humains, me semble de replacer ce débat dans le contexte plus large de cette pensée inquisitoriale qui suinte aujourd’hui du pouvoir et a corrompu scientifiques et gens des médias. 

                  Qu’on parle 911, pandémie, crise financière, abjection d’un ministre, corruption, ou maintenant climat, nous pouvons tous voir que la « pensée correcte » ne se contente plus d’interpréter les faits, mais les maquille. On rompt ainsi avec une tradition scientifique qui inspirait confiance, alors même que ceux qui nous gouvernent et nous informent perdent chaque jour plus de crédibilité. 

                  Entre les Islamistes et les Fondamentalistes américains, l’espace de rationalité se retrécit en Occident. Maintenant c’est la bonne foi qui nous quitte. Il n’y a plus d’autorité qu’on ne puisse remettre en question. Sur ce site même, on échange moins d’ arguments, mais plus de sarcasmes et pas toujours avec esprit sans beaucoup d’esprit. Pour le judiciaire, on consulte les augures en leur soufflant les réponses et, pour le pouvoir, la garde prétorienne s’occupe des enchères.... On entre en Moyen Âge. 




                   Pierre JC Allard





                • claude claude 25 novembre 2009 09:33

                  bnjour léon,

                  je subodore de 36° degré, sinon, notre ami aurait été frappé par la foudre !


                • claude claude 25 novembre 2009 13:13

                  @ l’auteur,

                  • La calotte glaciaire ARCTIQUE fond en été et se reconstitue en hiver. La tendance a été une fonte pendant 30 ans (avant, personne ne mesurait...) - elle s’est inversée depuis 3 ans, sans qu’on puisse tirer le moindre enseignement de ce retournement, trop peu de recul. Par contre, la calotte glaciaire ANTARCTIQUE (dont le cycle de fonte - reconstitution est symétrique à celui de l’ARCTIQUE) tend à s’étendre dans le même temps.
                  quand vous donnez une info, donnez la en entier !

                  http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/la-fonte-des-glaces-de-lantarctique-est-reelle-mais-mal-expliquee_14258/

                  • La fonte des glaces de l’Antarctique est réelle mais mal expliquée
                  • Les dernières données satellitaires concernant la fonte des glaces en Antarctique montrent que le processus est plus complexe que ne le pensaient les climatologues.(...)
                  • Quel sera l’impact du réchauffement climatique sur les calottes polaires ? Curieusement, la question agite toujours le milieu de la climatologie. Selon certaines simulations numériques, l’épaisseur de la couverture de glace en Antarctique devrait augmenter, même si une réduction de la surface occupée par celle-ci devrait se produire au cours du XXIième siècle. De fait, en 2005 une étude portant sur l’augmentation des précipitations neigeuses dans la partie Est de l’Antarctique semblait donner raison aux modèles numériques. Le rapport du Giec de 2001 concluait d’ailleurs déjà dans le sens d’une augmentation de la calotte polaire de l’Antarctique. (...)
                  • D’après une étude publiée dans Nature Geoscience, si la partie Est de l’Antarctique serait bien restée à peu près stable, il n’en serait pas de même de la partie Ouest. Le bilan général montre alors une fonte globale de l’Antarctique, malheureusement en train de s’accélérer, au moins dans la partie Ouest. (...)
                  • L’eau perdue en Antarctique : trente fois la consommation de la Grande-Bretagne
                  • (...) La partie Ouest de l’Antarctique aurait ainsi perdu 132 milliards de tonnes de glace en 2006, soit 83 milliards de plus qu’en 1996. Pour se faire une idée du volume d’eau ainsi perdu, le professeur Jonathan Bamber, l’un des auteur de la publication de Nature et professeur à l‘Université de Bristol, le compare à celui du volume d’eau consommée en Grande-Bretagne : « 4 milliards de tonnes de glace, c’est assez pour fournir de l’eau potable pendant un an au pays ». (...)
                  • Les auteurs ne se prononcent pas vraiment sur l’évolution future du taux de fonte de l’Antarctique dans les décennies à venir, bien qu’ils envisagent un possible ralentissement dans un futur proche. En tout cas, ces dernières années, s’ils ont raison, le taux de fonte s’est accru de 75 % par rapport à 1996.

                • pecqror pecqror 25 novembre 2009 15:20

                  @claude

                  d’apres l’article

                  Antarctique 14 000 000 km² avec des montagne de glace de 1,5 à 2km de hauteur, contre la Grande bretagne sans montagne de glace et 229 850 km2

                  Antarctique 14 fois plus grand

                   Débit de la tamise  81,7 m3s-1

                   2 576 491 200 tonnes d’eau de la tamise... 2,5 milliards de tonnes !

                  La consommation de la grande bretagne 4 milliards de m2, 2x la tamise, ils ont ou l’eau ???...

                   58 Millions d’habitants en grande bretagne

                  70m2 par personnes/ans ????

                   6m2 par personnes/mois, c’est six fois ma consommation ???

                  L’article de futurama, me laisse très perplexe !!


                • AJA-4U AJA-4U 25 novembre 2009 16:14

                  Bonjour,
                  j’suis partagé entre vos 2 argumentaires (hood et l’auteur).
                  En sciences, ce n’est pas parce qu’un phénomène n’est pas prouvé qu’il n’existe pas, la majorité des sciences n’en étant qu’à leur balbutiements et donc inversement, remettre en cause une conclusion est parfaitement acceptable aussi.

                  Ce qui est dérangeant, c’est de demander de réduire les émissions de CO2 uniquement pour un potentiel réchauffement climatique anthropique, la raréfaction des ressources, les implications géopolitiques et les guerres qui vont avec (Algérie, Irak), les pollutions (production, transport et utilisation des énergies fossiles), le fait que les occidentaux ont claqué la majorité de ces ressources dans un esprit de développement totalement égoïste et égo-centré, les richesses du Golfe crées de toutes pièces par une ressource qui appartient autant à leurs peuples qu’aux dirigeants de l’OPEP, les conditions d’exploitation et les richesses énormes des pétroliers générées par nos consommations...

                  Quand j’entends dire et vois écrit qu’on peut continuer à émettre et se faire plaisir car on n’a pas réussi à prouver de manière irréfutable que le climat change à cause de nous, je trouve ça d’une stupidité énorme, cela revient à minimiser les autres enjeux liés à nos modes de vie et fermer les yeux.

                  Si la seule raison valable pour freiner nos bêtises, c’est le réchauffement climatique potentiel... alors là...

                  En gros, il n’y a pas de débats, réchauffement ou non, la seule vraie place d’une énergie fossile, c’est sous-terre.
                  Quelle est la raison la plus importante pour diminuer nos consommations d’énergie fossile ?

                  85% des énergies consommées sur Terre sont non-renouvelables.
                  Pour finir, les lobbies pétroliers, gaziers et charbonniers semble avoir beaucoup plus à perdre que ce que les vendeurs de renouvelable ont à gagner.


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 novembre 2009 18:22

                  @ Leon : Vous remarquerez que je parle de l’objectivité de l’article et non de celle de l’Auteur, sur laquelle je ne me prononce pas. Dire qu’il est loin d’exister un consensus scientifique sur le rechauffement, toutefois, me semble une évidence : un groupe de 30 000 scientifiques auto-proclamés - mais leurs adversaires ne le st-ils pas tout autant - engage maintenant une procédure en justice contre Al Gore... pour toutes les raisons qu’on peut imaginer, et aux USA... c’est beaucoup.


                  Personnellement, je ne crois pas plus au réchauffement qu’à son contraire, mais je suis surtout convaincu que ce sont deux groupes d’investisseurs qui s’affrontent et que le thermomètre est à la température que veut le Général.

                  Ici au Canada, la banquise qui diminuait comme peau de chagrin au grand désespoir des amis des ours polaires semble depuis deux ans se reconstituer.... Alors, allez savoir... Comme je le dis sur mon blog ce matin, le problème avec ce que font nos élites n’est plus de « faire la lumière », mais de chercher de solides lanternes....


                  PIerre JC Allard



                • Le péripate Le péripate 24 novembre 2009 14:19

                  Les rois se sont toujours entourés d’astrologues, devins et liseurs d’entrailles. De ce côté là, rien de bien nouveau.
                  Sauf que les nouveaux astrologues sont sensés être des scientifiques.

                  La tradition millénaire de la science était celle d’une science désintéressée. L’utilitarisme et le marxisme (Lyssenko) ont changé cela. On est en droit de se demander si une science sous l’aile des politiques est encore de la science. En tout état de cause, la pluralité nécessaire des pistes de recherche a bien l’air d’en souffrir.


                  • appoline appoline 24 novembre 2009 18:55

                    @ Péripate,

                    « Les rois se sont toujours entourés d’astrologues, devins et liseurs d’entrailles » Comment croyez vous que cela fonctionne maintenant ? Différemment ? Ce serait une erreur. Il faudrait qu’on vous fasse tourner sous vos yeux une petite table d’une centaine de kilos avec un seul doigt ; vous comprendriez ainsi que tout ne s’arrête pas à nos 5 sens objectifs.


                  • UnGeko 24 novembre 2009 14:31

                    Bienvu péripate, je me suis fais la même réflexion en lisant les termes employés « impartialité » « anticonformisme ».

                    Les scientifiques sont les nouveaux prêtres !


                    • UnGeko 24 novembre 2009 14:47

                      « le monde ne récompense pas l’honnêteté et l’indépendance, il récompense l’obéissance et la servilité »


                    • Fabienm 24 novembre 2009 14:40

                      Comme c’est pathétique, n’arrivant pas à passer les étapes nécessaires à la publication scientifique, les négateurs du réchauffement climatique nous la jouent vol de mails, diffamation, etc.

                      Le pire n’est pas votre sinistre entreprise, mais bien l’aveuglement de certaines personnes qui n’ont aucune idée de la façon dont avance la science et qui sont prêtes à se jeter sur le moindre scandale ou complot international.

                      Vos données sont sans intérêt, et ne sauraient nier la réalité que d’innombrables publications ont mis à jour depuis plus de 30 ans, à savoir un réchauffement rapide et dont l’homme est responsable.


                      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 24 novembre 2009 16:41

                        @ Fabienm.

                        Vous affirmez que l’homme est responsable du réchauffement climatique ?

                        Comment expliquez-vous alors que l’on constate le même réchauffement sur Mars et Jupiter.

                        Il ne s’agit pas d’un complot mondial, mais des intérêts mesquins de scientifiques qui pour être financés doivent être publiés, pour être publiés, doivent obtenir le maximum de lecteurs, et donc être le plus catastrophistes possible.

                        Il ne s’agit là que d’une attitude humaine, trop humaine. Il faut en être conscient et raison garder.

                        Si la terre se réchauffe durablement, ce qui n’est pas du tout prouvé, la meilleure attitude possible est de s’y adapter. Les immense territoires de la Sibérie et du Canada deviendront, par exemple, nos futur greniers à blé. Quel bel espoir que voilà ! Tant pis pour le catastrophisme, et la fin du monde est remise aux calendes.


                      • Philippe VIGNEAU 24 novembre 2009 17:29

                        « Mars et Jupiter se rechauffent aussi » voici typiquement le genre d’evenement que l’on essaie de lier avec le RC terrien (pourquoi pas d’ailleurs) mais en omettant soigneusement de dire que la troposphere terrestre se refroidit dans le meme temps... quand on ne fait pas confiance aux mesures terrestres de la temperature, faire confiance aux mesures jupiteriennes... (pour Mars il paraitrait que c’est du a des variations d’albedo suite a des tempetes marsiennes, pour l’autre je ne sais pas d’ailleurs il me semble que c’est un satellite de Jupiter et pas Jupiter elle meme...)...

                        bon bref ce dechainement avant Copenhague ne me surprend guere de la part de liberaux qui ont completement detruit notre economie et qui s’accrochent aux branches pour essayer de maintenir le cap d’une societe qui fonce vers le mur... d’ailleurs dans votre deuxieme partie de reponse on sent deja le predateur aux aguets de nouvelles opportunites de business que va amener le RCA...


                      • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 24 novembre 2009 18:28

                        Monsieur (ou Madame) Fabienm, vous semblez souffrir de « dissonance cognitive ». Toutes les publications, « innombrables », que vous mentionnez, qui sont contarires aux faits réellement observés, ne sont-ils pas le résultat des falsifications opérées par des institutions aussi officielles et vénérables que le Hadley Center et le CRU britannique ?

                        Vous êtes pathétique ! Votre cerveau, lavé par vingt années de propagande et de désinformation, n’est plus capable d’appréhender l’évidence ! Allez, continuez à avoir la foi en la Déesse Gaïa ! C’est votre droit, et votre liberté.

                        Je vous plains.


                      • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 24 novembre 2009 18:31

                        Votre cas, cher Fabienm, me semble relever de la « dissonance cognitive ». Ne tardez pas à consulter.


                      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 24 novembre 2009 19:39

                        « le predateur aux aguets de nouvelles opportunites de business »

                        Sachant que nous allons passer rapidement à 9 milliards d’habitants, il me semble que chercher de nouvelles ressources est un devoir humanitaire.

                        Mais, comme beaucoup, vous préférez avoir théoriquement raison, quitte à nier la réalité, si cela conforte votre bonne conscience, et sans se soucier des millions d’êtres humains qui meurent de faim ou qui ne pourront pas bénéficier des développements technologiques et sortir de la pauvreté parce que vous l’avez arbitrairement décidé.

                        Quand à accuser le libéralisme de la crise économique, c’est soit un aveuglement volontaire, soit une ignorance totale de ce qu’est le libéralisme, soit, encore, une ignorance complète des raisons de cette crise. Mais ceci est un autre débat, largement discuté par ailleurs : http://www.dantou.fr/liberalisme.htm


                      • Fabienm 24 novembre 2009 21:29

                        à machin qui me dit que je fais de la dissonnance cognitive

                        j’ai trop de respect pour les revues scientifiques sérieuses et le vrai travail de recherche, de relecture par les pairs, etc , c’est-à-dire tout ce qui permet à un fait scientifique sérieux d’être publié (monde que vous semblez ne pas connaître) pour m’abaisser à répondre à des attaques aussi farfelues, et qui ne font que montrer votre étroitesse d’esprit et votre grande capacité à être manipulé.
                        On dit d’ailleurs qu’on repère chez les autres plus facilement les défauts que l’on a soi-même.

                        vous feriez mieux de vous renseigner un minimum sur l’auteur de cet article pour comprendre les intérêts en jeu, et vous comprendriez le formidable renversement opéré en l’espèce.
                        Typique !


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 novembre 2009 01:03

                        Je ne crois pas que vous fassiez face à une dissonance cognitive, mais la plus scrupuleuse honnêteté oblige a dire que les textes scientifiques de bonne réputation - Dieu reconnaitra les siens ! - sont bien divisés sur le rôle de l’home dans le réchauffement... et même sur le réchauffement lui-même. 

                         
                        Je n’ai pas la compétence de juger de cette masse de renseignements contradictoires. J’ai celle, toutefois, de constater que la façon dont les discussions sont montées n’est pas indépendante des intérêts de leurs commanditaires respectifs.

                        J’ai bien peur que le véritable débat ne se fasse entre le lobby du pétroles et celui du ré-équipement vert, les deux plus puissants que des États et pour un enjeu « trilionnaire ».... Je me sens comme le paysan de naguère qui voyait les compagnies se suivre sur ses terres et n’avait d’autre recours que de bruler un cierge en souhaitant qu’elles ne lui fasse pas trop de mal ni de dégats.



                        Pierre JC Allard






                      • goc goc 24 novembre 2009 15:03

                        je crois qu’il faut faire attention avec cette histoire

                        s’il est clair que le réchauffement est inférieur a ce qu’il aurait du etre, l’explication est tout a fait simple et plausible

                        le réchauffement est moindre car la terre reçoit moins d’énergie solaire que prévue, et ce pour une simple raison, c’est la pollution qui opacifie l’atmosphère et donc lr soleil chauffe moins

                        la preuve de ce fait a ete donné le .. 11/09/2001. Pour la première fois tous les avions américains ont ete cloué au sol, durant 3 jours, et de ce fait il n’y a eu aucune trace de trajectoire d’avion dans le ciel (ces fameux nuages rectilignes issus des réacteurs d’avion quand ils passent a haute altitude)
                        Or au 3eme jour, on a mesuré l’énergie solaire reçue, et on s’est aperçu qu’elle a augmenté de 5% (juste après 3 jours)

                        A priori, il semble donc qu’il y ait compensation entre réchauffement du à l’effet de serre et refroidissement du à l’opacité de l’air. Par contre la lutte actuelle pour réduire le CO2 a un effet secondaire imprévue, celui justement de clarifier l’air et donc de réduire le refroidissement, et donc d’accélérer le réchauffement, ce qui explique pourquoi par exemple la fonte des glaciers arctique a surpris les scientifiques

                        bref, ces chiffres ont ete corroboré avec d’autres études faites en Europe

                        Donc il faut rester prudent face aux infos que tu as donné, surtout que selon le principe de “a qui profite le crime” on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une grosse campagne de désinformation à destination de Copenhague.

                        surtout que même si les chiffres du réchauffement seraient faux, ils confirment quand même la fonte des glaciers. Et quand bien même les photos satellites de l’arctique seraient trafiquées, il n’empêche que cet ete des bateaux sont bien passé par la route du nord. Et cela je vois mal comment on peut le “trafiquer”. Donc le réchauffement est bien réel

                        Alors s’il y a eu tricherie, on peut aussi supposer qu’elle est le fait de « chercheurs » sincèrement persuadés de la réalité du réchauffement mais incapable de le prouver


                        • chips 24 novembre 2009 20:23

                          @ Groc

                           Vous devriez faire publier votre message. Même le Giec n’ose pas avancer ce type d’argument.

                          L’opacité de l’air responsable du refroidissement dans une période de réchauffement. Un beau sujet de thèse, vous devriez vous lancer ...

                          Ou alors vous regardez trop les films ....

                          Vous inventez monsieur, c’est grave parce que la théorie du réchauffement lié à l’homme serait justement le résultat de l’opacité dont vous parlez !!!

                          N’importe nawac !!!


                        • Cogno2 24 novembre 2009 15:08

                          Rien à répondre à des « gens » qui refusent les bases des sciences que sont la chimie et la physique. C’est bien beau de tout rejeter, mais encore faut il que ce soit autre chose qu’un acte de foi, sans quoi c’est de la religion et non de la science.

                          Dire que ces « gens », après avoir vu « le jour d’après », s’imagine que l’espèce humaine survivra à un changement climatique instantanné.

                          Vous savez que quand on modifie brutalement un équilibre, les oscsillations qui en résultent sont brutales, et il faut du temps pour atteindre une nouvelle position d’équilibre.

                          Autant de bêtise me font désespérer de l’espèce humaine, et rendent son élimination inéluctable.


                          • Le péripate Le péripate 24 novembre 2009 15:12

                            Certains se demandent pourquoi les libéraux (qu’ils ne voient que comme des économistes) sont en pointe sur cette question.
                            Il y a bien sûr une réponse utilitaire qui concerne tous les honnêtes gens : une politique qui nous fait entrer dans une économie de guerre se doit d’avoir des fondements solides. Car les coûts, directs et indirects sont énormes, et les bénéfices aléatoires.

                            Mais, je crois qu’il y a une autre raison, plus fondamentale, une question de morale. Je lis, et j’entends, que même si le RCA n’est pas établi, ou même s’il devait comporter plus de bénéfices que de conséquences négatives, alors il faudrait quand même faire comme si... Une fin qui n’est jamais vraiment précisée justifierait tout ou presque.

                            Michel Polyani l’épistémologue a écrit ceci : ...L’effondrement de la liberté qui est partout survenu après le succès de ces attaques démontre par les faits ce que j’ai dit auparavant : à savoir que la liberté de pensée devient vaine et ne peut que disparaître là où la raison et la moralité sont privées de leur statut de forces autonomes. Lorsque le juge en son tribunal ne peut plus en appeler au droit et à la justice ; lorsque ni un témoin, ni un journaliste, ni même un scientifique rendant compte de ses expériences, ne peut dire la vérité telle qu’il la connaît ; lorsque, dans la vie publique, il n’existe plus de principe moral imposant le respect ; lorsqu’on dénie toute substance aux révélations de la religion et de l’art ; alors il ne reste plus de sol sur lequel un individu puisse prendre appui pour résister aux gouvernants du jour...

                            Bonne journée

                             smiley


                            • Traroth Traroth 24 novembre 2009 15:53

                              Vous dites que c’est de religion dont nous avons besoin, donc.


                            • Le péripate Le péripate 24 novembre 2009 17:20

                              Ce passage ne permet pas de se faire une idée précise sur ce que Polyani entend par « les révélations de la religion et de l’art ».
                              La réponse est dans l’autonomie de la morale (...la raison et la morale sont privées de leur statut de forces autonomes« .
                              Je suis certain que le »tu ne tueras pas « s’impose dans son évidence à tous, même au meurtrier.
                              Plutôt que révélée, je la dirais »découverte". C’est une interdiction morale qui est en fait le droit naturel que chacun a de veiller à sa vie.


                            • Kdm Kdm 24 novembre 2009 15:16

                              Je vous l’ ai déjà évoquer lors de votre premier article...vous ne posez pas les bonnes questions...et en conséquences vous n ’aurez pas les bonnes réponses....


                              http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/explosion-d-une-bombe-dans-le-65413#forum2318506

                              je vous demanderai vous qui vous drapez dans le costume du juge de la transparence de nous dire ici qui finance l ’institut dont vous êtes le président....

                              car nous sommes nombreux à savoir qui sont les relais des lobbys qui coûtent que coutent son disposé à nier quelques faits....

                              Car quelles sont les preuves de la véracité des documents « hackés »...
                              A vouloir dénoncé des évidences qui dérangent votre idéologie on mène des procès à charges ...


                              • Vincent Benard Vincent Benard 24 novembre 2009 15:33

                                @ Kdm

                                Vos questions sont parfaitement légitimes, et j’y réponds bien volontiers.

                                L’institut Hayek, établi dans la banlieue de Bruxelles, est financé par des cotisations individuelles en très petit nombre, le budget annuel est inférieur à 1000 euros pour faire tourner le site web et tenter d’organiser deux à trois conférences annuelles. Nous ne cherchons pas à devenir l’heritage foundation ! 

                                Nous refusons non seulement les dons publics, mais aussi les dons « corporate », seul moyen de garantir une indépendance d’esprit totale. Et si un multimilionnaire venait nous donner de l’argent en son nom propre, nous serions bien ennuyés (je ne dis pas que nous refuserions, ceci dit !)

                                Notre objectif est de donner une tribune à des gens qui ne sont pas nécessairement du milieu académique (en fait, rarement), mais à qui leur vie professionnelle ou personnelle a permis de développer des approches libérales intéressantes des problèmes de société, le tout dans un style pédagogiquement accessible aux non académiciens.

                                En outre, bien que mon profil mentionne ma qualité de président de cet institut, je signale que les articles en question sont publiés sur mon blog personnel, « objectif liberté », et pas sur le site de l’institut Hayek. La reprise sur le site AV étant le fait de la rédaction d’AV, l’article est donc bien publiée en tant que contribution personnelle de Vincent Bénard et non au nom de l’institut, qui se réserve le droit d’intervenir sur ce sujet, mais moins « à chaud », selon notre politique actuelle. J’ajoute que l’institut Hayek n’ayant pas d’accord de reprise avec Agoravox, un article de l’institut n’a pas vocation a être repris tel quel sur AV sauf volonté explicite de son auteur physique.

                                J’espère avoir répondu à toutes vos interrogations.

                                (pour ce qui est de la preuve de la véracité des documents cités, elle a été établie entre autre par le New York Times qui a fait son enquête avant de publier l’affaire)


                              • FritzTheCat FritzTheCat 24 novembre 2009 15:35

                                C’est Duflot, la folle dingue de l’écologisme, qui doit être verte de rage !!


                                • Traroth Traroth 24 novembre 2009 15:59

                                  J’ai l’impression que cette histoire est une tempête dans un verre d’eau. On a là des mails au verbe certes peu châtié, mais qui n’étaient pas destiné à être rendu public, et des documents qui démontrent que les scientifiques, dont leurs opposants prétendent qu’ils sont des fanatiques inaccessibles aux arguments, se posent au contraire beaucoup de saines questions. J’ai raté un truc, en dehors de ça ?


                                  • joelim joelim 24 novembre 2009 21:30

                                    Assez d’accord. Mais le problème est fondamentalement de savoir qui sont les soucoupistes, entre les partisans et les adversaires du GIEC. smiley 

                                    Quoique, peu importe. En effet, si le réchauffement a lieu et n’est pas anthropique, qu’est-ce que çà change sur la nécessité ou pas de limiter le rejet de CO2 ? Le raisonnement-postulat du type « si c’est pas nous alors on s’en fout » me semble assez proche des tentations libertariennes et surtout des lobbies. 

                                    Donc, le raisonnement : « Scandaleux d’être forcé de limiter ses rejets, alors que c’est pas nous », me paraît implicite à la communication anti-GIEC. Est-ce un injuste procès d’intention je ne sais pas. En tout cas le problème de l’origine du changement climatique ne doit pas empêcher d’étudier l’opportunité d’un arrêt progressif des rejets industriels dans l’atmosphère. Car en effet la question est là.

                                    Et de toute manière la solution ultime à la régulation du climat sera probablement un filtre entre le soleil et nous. Mais d’ici à ce qu’on puisse faire çà, il faudrait éviter de mettre trop le bordel dans les couches de l’atmosphère. 
                                    Que dis-je, c’est déjà fait, mais raison de plus pour étudier çà objectivement, au lieu de cultiver un clivage GIEC/anti-GIEC qui n’a pas lieu d’être. 

                                    Si les chiffres doivent être mieux interprétés, que les papiers peer-review se publissent ! Toutes les confs ne sont pas inféodées au GIEC, en cela la recherche scientifique doit forcément rester plurielle et donc pas seulement « GIEC-compliant » ou pas. Mais il faudrait des arguments un peu plus scientifiques que la seule contestation de la popote interne de chercheurs qui n’apprécient pas un article, peut-être faible et peu étayé. Et puis, s’ils ont des problèmes de publication, que ne portent-ils pas leurs chiffres en place publique ? 

                                  • Pierre 25 novembre 2009 00:14

                                    Mais non, Traroth, vous n’avez pas raté grand choses, sauf

                                    -De la dissimulation et du bricolage éhonté de données observées
                                    -Des manœuvres organisées pour éliminer les éditeurs des revues qui les dérangent
                                    -Des manœuvres pour empêcher le publication d’articles qui les dérangent
                                    -Des opérations conjointes pour éliminer des articles revus par les pairs du rapport du GIEC
                                    -Des opérations organisées avec les médias français et le site RealClimate pour nuire à la réputation de chercheurs français en désaccord avec eux...
                                    etc...
                                    Chez nous on appelerait ça « de la désinformation, de la dissimulation de données, de la distorsion de données, de la diffamation etc. en bande organisée »

                                    A part ça, vous n’avez rien raté. Une tempête dans un verre d’eau, on vous dit. !
                                    Il n’y a rien à voir. Circulez !
                                    Je ne vois pas très bien ce qu’on peut faire de pire quand on se dit scientifique.

                                    Il serait bon que vous jetiez un petit coup d’œil attentif aux emails en question avant d’en parler. Ils sont parfaitement clairs et ne nécessitent pas de contexte supplémentaire.


                                  • clostra 24 novembre 2009 16:10

                                    Ce CO2 propre et net, seul vraiment circonspect, fait penser à la victime sans tache.

                                    Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de vrais coupables et que nous ne vivons pas au milieu de multiples pollutions.

                                    En humaniste - mais je n’ai pas de leçons à donner - ce qui est intéressant c’est la désignation de la victime. Celle qui va remporter le plus d’assentiment, la meilleure cohésion contre lui : simple, facile à identifier, facile à désigner.

                                    Et surtout ce que nous avons à lui (nous) reprocher.
                                    Est-ce bien le changement climatique ou notre incapacité à nous adapter aux conditions que des ancêtres lointains ont affronté probablement avec une sélection drastique des plus résistants dont nous sommes les héritiers ?

                                    Ou bien est-ce son incapacité à admettre que les forces de l’univers, de la nature ne sont pas à nos ordres ?
                                    On nous annonce des millions de « déplacés » mais on les arrête à nos frontières...

                                    Et dans cet ordre où tout doit être asservi y compris la liberté, voici la perle des perles de personnes qui nous dirigent :
                                    la vidéo surveillance (bien non ! la vidéo protection) c’est à cause des cagoulés. Si vous refusez la vidéo protection vous n’avez qu’à retirer votre cagoule. Sic


                                    • floyd floyd 24 novembre 2009 17:46
                                      En tout cas je remercie Agoravox pour son ouverture d’esprit. Je viens de faire un don, car je crois que ce site mérite notre soutien. Le futur de l’information, c’est internet, pas la grande presse qui est tellement partielle et qui fait dans le catastrophisme et le sensationnel.

                                      Pour revenir à l’article de Vincent, c’est assez ironique de voir que la majorité des commentaires négatifs ne répondent jamais sur le fond mais utilisent des arguments d’autorité (le GIEC a dit que), ou des attaques ad hominem (vous n’êtes qu’un salaud d’ulta-libéral, payé par les lobbies pétroliers), ou font dans le catastrophisme (il n’y a qu’a voir dehors les conséquences catastrophiques du réchauffement !). Pour un débat qu’on nous présente comme clos, les arguments des alarmistes sont plutôt faibles.

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