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Comment devenir PDG en Corée du Sud ?

Dans un pays où l’anglais est malheureusement encore loin d’être développé dans les milieux professionnels et où l’importance du réseau local joue sur la gestion des affaires, il est difficile pour un étranger de prendre un poste de PDG dans une boîte coréenne. A part s’il monte sa propre structure... Un peu d’explication concernant le profil d’un PDG de groupe coréen


Emploi - Quelle question ! Certes, en Corée, il vaut mieux être coréen pour prendre la tête d’un groupe. Même si les vice-présidents ou cadres exécutifs stratégiques sont de plus en plus blancs avec des « longs nez » (comme chez LG ou Samsung).
 
Mais, comme vous le savez très certainement, l’éducation passe avant tout lors des jeunes années d’étudiants en Corée. Et le SKY (groupement des trois plus prestigieuses universités en Corée, Seoul National Univ., Korea Univ. Et Yonsei Univ.) est bien souvent le lieu où il faut passer pour obtenir, plus tard, le Graal : le poste de PDG.
 
Le Centre pour l’efficacité de l’organisation et de la gestion a mis en place une enquête portant sur plus de 1 000 entreprises locales majeures. En tête, c’est la Seoul National University qui se place avec 264 PDG (environ 25%) qui en sont sortis.
 
Elle est suivie de Yonsei University avec 11% puis de Korea University avec 10%.
 
Le SKY représente donc près de la moitié des études des PDG en place. Au niveau des spécialisations, presque un quart des présidents de sociétés ont fait un MBA (Business Administration), suivi de l’économie (9%), des ingénieurs mécaniques (6%) et des ingénieurs en chimie (5%).
 
Les PDG les plus connus, comme Lee Suk-Chae de KT Corp., Kwon Young-Soo de LG Display ou Park Yong-Maan de Doosan Corp. ont tous fait un MBA à la Seoul National University. Plus de 43% des cadres ont étudié les sciences et l’ingénierie, contre 38% spécialistes des affaires et de l’économie.
 
Tous les PDG sont issus des universités de Séoul, à part 3% venant de l’université Yeungnam, dans la périphérie de la ville. D’après le portail Chaebul.com (portail des conglomérats coréens), le nombre de business leaders est issu pour la moitié du SKY depuis quelques années. 
 
L’an dernier, la part était de 51% sur les 470 plus grandes sociétés coréennes.
 
Côté Samsung, qui porte à lui tout seul l’économie du pays (de manière inquiétante d’ailleurs), « seulement » 18% des cadres sont passés par le SKY, soit 160 des 889 cadres.
 
« Samsung est connu pour ne pas privilégier particulièrement les candidats issus des trois grandes universités nationales. La variété des origines universitaires de nos cadres est grande » indique le groupe dans son rapport semi-annuel. « Nous ne donnons pas plus de points parce que le candidat est passé au SKY » ajoute-t-il.
 
Un peu d’espoir, ça fait pas de mal…
 
AROSMIK - 20101014
 
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1 réactions à cet article    


  • asterix asterix 14 octobre 2010 15:54

    Arrêtez un peu avec votre anglais à toutes les sauces ! C’est obliger le national qu’il soit coréen, chinois ou tout ce que vous voulez à apprendre une langue qui ne lui servira que dans un cadre de débition. J’ai toujours pensé que, si l’on vit à l’étranger, a fortiori pour y travailler, on en apprend la langue, ce que n’est jamais capable de faire aucun anglophone, au point de se vexer quand on ne comprend pas leur charabia.
    En Corée, la langue de travail, c’est le coréen, point !
    Et si les « cadres » sont blancs, en moins de six mois, ils doivent au moins se faire le point d’honneur de le baragouiner. Mais politesse, ouverture sur l’autre et anglophonie font rarement bon ménage. Marre de la langue des dominants. Aussi, je vous livre mon petit truc assassin. Comme je parle six idiomes différents, tous défilent l’un à la suite de l’autre à la moindre sollicitation avant le sempiternel si nasal et si suave :
    Oh, excuse me ! You speak ONLY english...
    Bardaf le conquérant !

     

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