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Accueil du site > Actualités > International > Comment nourrir 9 milliards d’hommes ?

Comment nourrir 9 milliards d’hommes ?

Dans les principaux soucis que va devoir affronter l'Humanité dans les décennies à venir, celui de son alimentation semble un des moins inquiétants. En effet, l'Occident ayant résolu le problème, pour ce qui la concerne depuis 60 ans, il apparaît bien irréaliste de voir le spectre des famines revenir nous importuner. Mais ne faut-il pas douter sur cette question ?

 
1-L'alimentation de 9 milliards d'hommes, où est le problème ?
 
Et pourtant, à l'échelle de la planète, il paraît bien nécessaire de se préoccuper du problème. Nous allons être plus de 9 milliards en 2050. Avons-nous la capacité de les nourrir ?
 
Or, les raisons de s'inquiéter sont nombreuses. Tout d'abord, on peux se demander si nous arrivons actuellement à nourrir les 6,5 milliards d'individus d'aujourd'hui. Le débat est vif entre les experts, trois explications sont évoqués : l'augmentation du prix des denrées s'expliquent par les besoins croissants de la population, les phénomènes spéculatifs, l'augmentation des prix des intrants. Mais ces trois explications ne sont pas antagonistes : la spéculation n'est que l'autre versant d'une offre qui n'arrive plus à répondre à la demande.
 
A l'avenir, les raisons de s'alarmer ne manquent pas : la diminution des surfaces de terres cultivables semble inévitable : l'urbanisation, la dégradation des terres agricoles par l'érosion et la stérilisation des sols vont se conjuger pour accroître la pression sur le foncier agricole comme le prouve les spéculations actuelles sur les terres africaines.
 
Il ne faut pas se tranquilliser en écoutant les experts, de moins en moins nombreux, qui prétendent que le potentiel de terres cultivables reste élevé. Ils font l'erreur de considérer qu'il suffirait de défricher les forêts et les landes pour résoudre le problème. Ils oublient simplement que ces terres ont d'autres utilités (biodiversité, production de bois et d'oxygène, ...).
 
Les mêmes experts rassurants nous parlent de l'augmentation des rendements pour garder espoir. Mais l'avenir semble bien sombre sur ce point aussi. Le modèle agricole dominant, celui de l'agriculture intensive, a réussi depuis 60 ans dans les pays occidentaux et est à l'origine de la révolution verte dans les pays d'Asie et d'Amérique latine. Ce modèle combine la mécanisation et l'utilisation des engrais, des produits chimiques.
 
Or, ce modèle va être directement menacé dans les décennies à venir par l'augmentation des prix du pétrole et la pression croissante sur la disponibilité des produits chimiques issues des hydrocarbures ou de l'exploitation de mines fournissant les éléments nécessaires à la production d'engrais.
 
D'autres experts vantent les mérites de la sélection génétique pour accroître les rendements actuels. Mais les défenseurs des OGM oublient que ces techniques diminuent la biodiversité et fragilisent à long terme les cultures qui n'auront plus les moyens de répondre aux menaces futures.
 
Pour conclure, deux évidences :
 
-le modèle agricole qui nous a réussi depuis le milieu du XXéme siècle a atteint aujourd'hui ses limites. Or, la difficulté provient de cette réussite même : nous avons du mal à dépasser ce modèle pour en envisager un autre.
 
-le problème de l'alimentation de l'Humanité n'est pas pour demain, c'est un problème que nous vivons déjà aujourd'hui même si les rayons pleins de nos supermarchés nous empêchent de le voir.
 
2-Des raisons d'espérer :
 
Il ne faut pourtant pas désespérer pour plusieurs raisons.
 
D'abord parce que les experts ont cependant raison de dire que la productivité de nombreuses terres peut encore s'améliorer dans de nombreuses régions du monde.
 
Ensuite parce que les humains sont réactifs et imaginatifs : ils vont donc trouver d'autres solutions. Parmi celles-ci, je voulais attirer l'attention du lecteur sur deux pistes ayant, à mon avis, le potentiel le plus important.
 
D'abord parlons de l'agriculture en villes : je ne crois guère aux cultures hypotoniques dans des tours qui me semble des élucubrations coûteuses d'architectes recherchant la notoriété. Je crois bien davantage à la possibilité de cultiverdans les interstices urbains, au plus prés des populations, des légumes et des fruits, sur d'anciennes friches urbaines, sur les balcons mais, à l'avenir aussi, sur les toits.
 
Cette dernière possibilité semble la plus intéressante : la surface des toits est énorme et va continuer à augmenter. Elle n'est pas valorisée, et pourtant 30 centimètres de terres permettent de cultiver des légumes tout en assurant une isolation thermique aux habitations situées en dessous et favorisent la récupération de l'eau de pluie.
 
Située à proximité des populations, cette production locale a d'autres avantages : des coûts de transport nuls, la création d'emplois de voisinage, l'amélioration des liens sociaux.
 
La deuxième piste est moins connue mais elle me semble cruciale pour l'avenir de l'alimentation de l'Humanité. Tous ceux qui ont fait de la biologie végétale dans leurs études savent que les plantes ont besoin de sels minéraux pour grandir. Dans l'agriculture intensive, ces sels minéraux sont apportés par les engrais. Mais cette méthode a ses limites : lessivés par les pluies, l'engrais disparaît. Les apports doivent être renouvelés ce qui est coûteux et le sera de plus en plus.
 
La matière organique, elle, composée de molécules plus complexes ne risque pas d'être lessivée par les pluies, elle offre donc davantage de stabilité tout en renfermant les mêmes sels minéraux nécessaires aux plantes. Cet humus doit être alimenté par des matières organiques. Depuis longtemps, l'homme utilise le fumier des animaux pour cela.
 
Mais il ne peut suffire aux besoins croissants de l'agriculture humaine. Or, tous les hommes de cette Terre produisent des matière organiques inutilisées et polluantes. Ils la produisent sous deux formes : des déchets de cuisine et du papier que l'on jettent dans les poubelles d'une part, nos selles et nos urines que nous évacuons sous la forme d'eaux usés d'autre part.
 
Le traitement de ces déchets organiques nous le payons très cher, sans arriver à régler le problème de la pollution des eaux et du sol. 
 
Or, nous pouvons récupérer cette matière organique précieuse pour l'agriculture. Pour les déchets ménagers et pour les selles (toilettes sèches) par l'utilisation de composteurs qui permettent de récupérer et de recycler ces matières. Pour les eaux usés par l'assainissement écologique qui, grâce aux plantes organisées dans un système de filtres biologiques, autorise la récupération et la phytoépuration des eaux souillées. 
 
Méconnues du grand public, les techniques de phytoépurations et de compostages sont parfaitement au point. Elles se déclinent de manière individuelle ou s'organisent de façon collective. Certaines communes pionnières se sont déjà équipées. Le principal obstacle est d'abord celui des mentalités car nous sommes habitués à ne pas nous préoccuper de la gestion de nos déchets domestiques que nous évacuons, sans y penser, par nos poubelles et nos chasses d'eau.
 
Ces équipements ne coûtent pas trop cher, en tout cas, moins que les stations d'épurations qui les précédaient. La matière organique produite peut être utilisée dans l'agriculture de proximité dont nous avons besoin. Celle-ci remplacera donc avantageusement nos engrais.
 
Conclusion : l'agriculture de demain peut suffire à nourrir 9 milliards d'êtres humains. Mais elle le pourra si elle ne se contente pas du modèle dominant de l'agriculture intensive qui ne pourra satisfaire aux besoins alimentaires du futur.
 
Il faudra pour cela développer l'agriculture de proximité et particulièrement utiliser les toits de nos zones urbaines. Il faudra aussi utiliser les rejets humains pour produire les matériaux organiques pour développer cette agriculture locale. Ces stratégies, peu coûteuses, pourront favoriser un nouveau développement économique créateur d'emplois.
 
PS : D'après mes calculs, un français produit par ses selles l'équivalent de 20 litres de matières organiques sèches par an. L'ADEME estime que la fraction fermentescible des ordures collectées représente en moyenne 100 kg par habitant et par an. Réduit en compost, ces 100 kg représente 30 litres supplémentaires de matières organiques. 
 
L'ensemble de la population française produit donc plus de 3 milliards de litres de matières organiques. Si cette matière était répartie sur les champs sur une hauteur de 5 centimètres, elle permettrait de fertiliser durablement 6000 hectares par an.
 

Moyenne des avis sur cet article :  3.18/5   (33 votes)




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47 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 avril 2011 11:06

    Indépendamment d’une utilisation accrue d’intrants dans le monde, d’énormes progrès pourraient être réalisés, en matière de production de produits vivriers, si les agriculteurs voyaient s’améliorer notablement leurs conditions de commercialisation et d’accroissement de leur revenu ainsi que de leur capacité à réinvestir pour augmenter leur productivité.
    Commercialisation des produits vivriers : LE Grand Secret (de Polichinelle ?) !



    • Kalki Kalki 26 avril 2011 11:57

      ECOLOGISTE !

      c’est : comment limite la population qui ne sert a rien ?
      Le technocrate capitalistes va avoir un problème qu’est ce qu’il fait des gens , il nourrit, il les met dans des camp de travail (appelé prison : 1%"de personne en prison aux usa, des millions de personnes ) et sans les nourrir , comme les camps de la mort.

      Il se croient finalement supérieur sauf que en fait : il ne l’est pas, le technocrate qui se prend pour le roi de l’oligarchie est inutile et remplaçable

      Le technocrate ( ala con ) ne doit oublier de se compter, parmis les hommes, dans la Société

      Culture de nourriture, ère industrielle, dans la singularité
      Révolution Robotique : L’industrie 100% automatisée

    • xray 26 avril 2011 17:08


      Comment nourrir 9 milliards d’hommes ? 

      Ce n’est pas un problème.  Les curés affirment que 20 milliards d’habitants sur la planète, c’est possible.  

      Les curés sont optimistes. Il est vrai qu’ils vivent de la misère qu’ils produisent.

      L’hypocrisie religieuse 
      http://echo-athees.over-blog.com/ 

      L’EUROPE des curés
      http://mondehypocrite.midiblogs.com/ 



    • flesh flesh 27 avril 2011 10:46

      Je suis le premier à cracher sur les curés, mais 20 milliards c’est possible, même beaucoup plus. Mais pour cela nous devons tirer un trait sur les Big Mac et tous passer à un régime végétarien - meilleur pour la santé, meilleur pour la terre.


    • Castel Castel 1er mai 2011 22:17

      20 milliards, c’est possible, à condition qu’on passe au canibalisme.


    • Robert GIL ROBERT GIL 26 avril 2011 11:11

      voici 12 mythes repandus sur la faim dans le monde,Il n’y a pas assez de nourriture pour tous , La surpopulation, La révolution verte est la seule solution, etc...

      http://2ccr.unblog.fr/2011/02/13/douze-mythes-sur-la-faim/


      • francemuslim 26 avril 2011 11:16

        il y a assez à manger pour tous ; c’est qu’il y a des gaspillages monstres et vous le savez. de plus, il faut retirer la cotation des céréales à Chicago : on ne joue pas avec la nourriture.

        c’est pour n’avoir vu ces deux points que je vote non à votre article.

        • epapel epapel 26 avril 2011 18:59

          Il faut aussi et surtout que chaque territoire devienne autonome au plan alimentaire, parce que tant qu’il y aura des pays importateurs et exportateurs il faudra bien une cotation à Chicago ou ailleurs.


        • devphil30 devphil30 26 avril 2011 11:18

          Comment nos ancètres ont faits pour vivreet survivre pendant si longtemps ???

          Ils ont trouvé les bonnes méthodes pour ne pas saccager leur terre et le patrimoine de la planète.
           
          Nous en l’espace de 150 ans nous n’avons jamais autant polluer , defricher , construit , déforester et le résultat ???
          Augmentation de la pollution de l’air , des sols , de l’eau ....

          Retournons vers une agriculture qui préserve le sols et transmettons à nos enfants de quoi les nourrir.
          Les pots de yaourts nécessitent des vaches pour produire du lait de même que les surgelés multi légumes nécessitent une terre pour les faire pousser ( les légumes pas les surgelés .. .biens sur ) mais est-ce les enfants des villes savent tout ça , ils seraint bien de leur prodiguer cette eco découverte.
           
          Philippe
           


          • lenainbleu lenainbleu 26 avril 2011 20:39

            C’est à vrai dire faux, nous n’avons jamais aussi peu pollué depuis 200 ans, en tout cas en Europe.

            Regardez les études sur l’écologie post révolution industrielle, la nature se portait bien mal. Rein que le pourcentage de territoire français couvert de forêt est en constante augmentation et revenu à des niveaux jamais damais depuis l’ancien-régime.

            Concernant l’agriculture, l’alimentation se fait à 90% dans la zone géographique de production. Pour l’essentiel les européens mangent ce qui est produit en europe, les africains en afrique et les asiatiques en asie.

            Si les africains avaient le même rendement qu’en europe, jamais ils n’auraient faim, ils ont largement assez de terre cultivable.


          • Castel Castel 1er mai 2011 22:26

            C’est à vrai dire faux, nous n’avons jamais aussi peu pollué depuis 200 ans, en tout cas en Europe.

            Qu’est ce que c’est que cette blague ? aujourd’hui, les eaux sont pollués, les terres aussi etc... La Russie était le pays le plus pollué du monde à cause du gâchis de Staline et maintenant, avec les catastrophe nucléaire, on peut se poser des questions !

            Regardez les études sur l’écologie post révolution industrielle, la nature se portait bien mal. Rein que le pourcentage de territoire français couvert de forêt est en constante augmentation et revenu à des niveaux jamais damais depuis l’ancien-régime.

            Oui, mais ce n’est pas de la pollution puisqu’après les forêts ont repris le dessus ! Avant, il n’y avait pas de boîtes de conserve à jeter n’importe où !


          • Elson Elson 26 avril 2011 11:30

            La solution aux problèmes économiques et écologiques me semble devoir inévitablement passer par le partage et la sobriété (à moins d’opter pour un monde apocalyptique avec des conflits incessants et de plus en plus meurtriers pour permettre à une partie de plus en plus infime de la population mondiale de continuer à vivre dans l’opulence pendant que le reste de l’humanité sera plongée dans la famine).
            Ainsi, nous devrons par exemple tous devenir plus ou moins végétariens (snif) car l’élevage consomme beaucoup de ressources pour un rendement calorique faible...

            PS Votre idée d’utiliser les déchets pour fertiliser les sols n’est pas mauvaise en soi mais, d’après vos propres calculs, l’utilisation de tous les déchets ne suffira à fertiliser que 0,02 % des surfaces agricoles (32 millions d’hectares en France, source Wikipedia).


            • epapel epapel 26 avril 2011 18:57

              La solution aux problèmes économiques et écologiques me semble devoir inévitablement passer par le partage et la sobriété

              Autant dire que ce n’est pas pour demain.


            • boris boris 27 avril 2011 08:51

              Bien si justement, c’est pour demain. Certainement même pour tout à l’heure !

              Vu les proportions quasi exponentielles de la crise actuelle, nous allons êtres obligés de réduire drastiquement notre train de vie, pour les classes les plus pauvres c’est déjà fait, pour les classes moyennes dont vous faites certainement parties mon cher Le Pape, c’est en cours.


            • perlseb 26 avril 2011 11:39

              Nous pourrons nourrir 100 milliards d’humains et sans utilisation de terre cultivable : il y aura des usines de production de nourriture synthétique. La seule ressource qui sera vraiment nécessaire sera l’énergie (et le solaire suffira amplement).

              Le vrai problème n’est pas tellement la nourriture, le vrai problème, c’est la qualité de vie. Et la qualité de vie chute d’autant plus que la population augmente : les ravages irréversibles commis sont simplement proportionnels à la population. Mais bon, comme faire des enfants est un heureux évènement (peut-être par plaisir de le voir en baver dans l’enfer qu’on lui a concocté mais aussi par absence de sens de sa propre vie), la qualité de vie ira en diminuant... Les hommes se persuaderont que les nouveaux gadgets sont plus importants qu’une nourriture correcte (nourriture qu’on n’aura jamais pu goûter, de toutes façons).


              • Kalki Kalki 26 avril 2011 12:05

                L’être humain n’a pas pour but de devenir une machine auto réplicante

                comme un grey goo, du caca autoréplicant

                Nous n’avons pas nécessité d’avoir des millard de millard de personne

                et nous n’avons pas interret a construire de computorium et vivre dans des univers simulés pour avoir encore plus de croissance de nombre de personne

                non, tout ceci ne sert plus a rien


              • epapel epapel 26 avril 2011 18:31

                Quel serait l’intérêt d’amener la population à 100 milliards d’habitants ?


              • docdory docdory 26 avril 2011 13:14

                Rcoutouly

                Qui peut le plus peut le moins, donc, logiquement, qui ne peut pas le moins ne peut pas le plus. ( en application du principe logique bien connu p=>q <=> non q => non p )
                Actuellement, sur 6,775 milliards d’habitants sur cette planète, 1 milliard sont déjà très mal nourris.
                Il est donc logique de penser que , si la population mondiale atteint 9 milliards d’habitants, il y aura plus de 3 milliards d’affamés, c’est inéluctable.
                Ça a d’ailleurs été amplement démontré dès 1972 par le fameux « rapport Meadows » du Club de Rome .
                Nous vivons dans un monde fini, la croissance, qu’elle soit démographique ou économique, ne peut pas être infinie ...
                Donc, il y a deux façons pour réduire la croissance démographique, et donc l’inéluctable famine :
                - la méthode chinoise : politique de l’enfant unique avec contrôle strict et contraignant des naissances ;
                - la méthode « classique » : guerres, famines, pénuries d’eau, épidémies etc ... 
                Personnellement, je pense que la méthode chinoise est la meilleure, mais certains pensent probablement le contraire.


                • manusan 26 avril 2011 15:49

                  Sur le rapport meadows ce qui est intéressant c’est que la baisse de quotas alimentaire n’est pas visible dans un premier temps et puis .... patatrac on tombe en 10 ans de 9 à 4 milliards.

                  C’est peut-être ça l’apocalypse de Saint Jean ?


                • docdory docdory 26 avril 2011 16:10

                  @ Manusan

                  Désolé, je n’ai jamais lu l’apocalypse de Saint Jean, mais je doute fort qu’à l’époque les concepts de croissance démographique et économique ait eu un sens quelconque !

                • epapel epapel 26 avril 2011 18:56

                  Il y a la méthode européenne qui marche bien avec 1,5 enfant/femme en moyenne : éducation des filles et abaissement de la morale religieuse couplée avec une contraception libre et accessible.


                • docdory docdory 27 avril 2011 10:24

                  @ Marc Gelone

                  Hélas non ! D’où les nombreuses guerres dans ce genre de pays ....

                • epapel epapel 27 avril 2011 16:27

                  @Marc Gelone

                  Je ne faisais que pointer une lacune de taille dans votre description afin de montrer que vous avez une vision partielle et partiale du problème. Ce contre-exemple n’est probablement pas le seul mais je ne ne suis pas expert du domaine.

                  Quand on veut prouver sans conteste quelque chose :
                  - il faut envisager toutes les hypothèses ou au moins essayer de le faire
                  - mettre ses à priori entre parenthèses car vous ne pouvez pas poser comme point de départ ce qui devrait être la conclusion du raisonnement.

                  C’est une question de méthodologie et d’objectivité.


                • epapel epapel 26 avril 2011 18:53

                  D’ailleurs la déforestation en Amazonie est due pour une part importante à la production de soja exporté vers l’Europe pour nourrir le bétail.


                • Grasyop 26 avril 2011 19:59

                  Actias, je suis très intéressé par cette info sur les 94 % de biomasse vertébrée... Où tu as lu ça ?


                • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 27 avril 2011 10:27

                  Pour qui comprend l’anglais, voir la méthode d’élevage bovin de John Savary, qui en recréant des conditions à peu prés semblables au conditions de vie originales de ces bovins (qui, soumis à la prédation, se déplacent souvent et dans des troupeaux très denses, aux individus très rapprochés les uns des autres), arrive à stopper la desertification et à reverdir des espaces en voie de desertification.

                  Méthode appliqué avec succées depuis plus de 20 ans par Allan Savory en Afrique du Sud, et par Joel Salatin aux USA, entre autres.
                  Cela permet aux especes végétales perennes de se régénerer, et de bénéficier d’un apport en fumier plus concentré.. A noter que c’est inspiré d’une méthode imaginé par un français, André Voisin, et son bouquin « La Productivité de l’herbe »/

                  Bref, la solution au problèmede la prduction de viande existe, mais en France personne n’en parle
                  -------------------------------------------
                  http://vimeo.com/8239427 - La conférence de Allan Savory, le truc le plus intéressant que vous pourrez voir, que j’ai vu depuis des lustres, avec notamment une évocation du réchauffement climatique, bien plus pertinente que tout les escrocs à la sauce Al Gore.

                  Une évocation du procédé en français ici :
                  http://www.arpentnourricier.org/portrait-allan-savory/
                   


                • epapel epapel 26 avril 2011 18:29

                  L’ensemble de la population française produit donc plus de 3 milliards de litres de matières organiques. Si cette matière était répartie sur les champs sur une hauteur de 5 centimètres, elle permettrait de fertiliser durablement 6000 hectares par an.

                  Une goutte d’eau dans un océan de besoins. On ne va pas aller loir avec ça.


                  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 avril 2011 18:31

                    D’habitude, les humains se font la GUERRE quand la situation démographique est trop stressante, un peu comme les ... RATS !

                    Il suffit de voir ce qui se passe au Proche Orient pour comprendre que c’est la solution préférée des humains.


                    • sonearlia sonearlia 26 avril 2011 19:07

                      Comment nourrir 9 milliards de personnes ?
                      la réponse ici.


                      • Ernester 26 avril 2011 19:35

                        Il suffit d’assurer une bonne répartition :

                        production mondiale de céréales en 2010 : 2240 millions de tonnes,

                        35% pour l’élevage, reste 440 grammes par humain et par jour

                        pour 9 milliards d’humains.

                        Quel est le problème ?


                        • Grasyop 26 avril 2011 19:54

                          « Il faudra pour cela développer l’agriculture de proximité et particulièrement utiliser les toits de nos zones urbaines. »

                          Ça tombe mal, les antinucléaires veulent recouvrir tous nos toits de panneaux solaires pour remplacer l’atome... Alors je fais quoi avec mon toit ? Panneau solaire ou champ de patates ? Parce que les deux à la fois, ça va pas être possible...


                          • sonearlia sonearlia 26 avril 2011 22:12

                            Et si, grâce a l’éclairage par diode, voir mon lien au dessus.


                          • Bilou32 Bibi32 27 avril 2011 09:00

                            On peut éventuellement combiner les deux. De plus, un toit cultivable doit être conçu comme tel dès la construction, donc il reste pas mal de toits de hangars et entrepots déjà construits à équiper de photovoltaïque. Mais les toits plats peuvent être cultivés, certains le sont déjà...


                          • thomthom 26 avril 2011 21:05

                            j’ai eu très peur en lisant l’introduction de l’article qui contient une grosse bêtise : « En effet, l’Occident ayant résolu le problème, pour ce qui la concerne depuis 60 ans, »

                            heureusement, vous corrigez le tir dans l’article :

                            "
                            Or, ce modèle va être directement menacé dans les décennies à venir par l’augmentation des prix du pétrole et la pression croissante sur la disponibilité des produits chimiques issues des hydrocarbures ou de l’exploitation de mines fournissant les éléments nécessaires à la production d’engrais.« 
                             
                            Bon, à part ça, idée de culture sur les toits risque d’apporter un bénéfice assez dérisoire comparé aux enjeux, mais cet article a cependant raison d’être rassurant.

                            Il y a plein de choses à faire pour pouvoir nourrir plus de monde :
                            - réduire les gaspillages
                            - manger moins de viande (dont l’excès, courant dans les pays développés, est mauvais pour la santé) et limiter le développement de ces consommations dans les pays en développement. En effet, la production de viande est monstrueusement consommatrice en ressources
                            - mettre fin au développement du plus grand crime contre l’humanité de tous les temps : les agrocarburants (y compris de Nièe génération qui soit-disant utilisent des déchets végétaux : dans une agriculture responsable, il n’y a pas de déchets car tout est réutilisé pour réalimenter les sols ou nourrir le bétail)
                            - plus surprenant, comme vous l’avez indiqué : convertir toute (ou quasi) l’agriculture mondiale au Bio. En effet, seule l’agriculture bio préserve la richesse des sols dans la durée, sans dépendre de ressources »extérieures« de plus en plus rares et donc chères. Seule l’agriculture bio permet donc d’assurer la subsistance alimentaire de l’humanité de manière responsable et à cout raisonnable. Et contrairement aux idées recues , les rendement en Bio, lorsqu’on fait bien les choses et applique des techniques complexes, ne sont pas mauvais du tout. Il sont parfois un peu inférieurs à l’agriculture conventionnelle, parfois équivalents et parfois même bien meilleures..... mais évidemment, lorsqu’on essyae de faire du bio sur des terres litéralement asssassinées, stérilisées, par plusieurs décennies de pratiques »conventionnelle", là, on obtient de très mauvais rendements.... il faut reconstruire le sol avant.... et ça prend du temps.

                            Cela dit, je ne sais pas combien de milliards d’habitants on pourrait nourrir avec ces mesures, mais il va bien arriver un jour où la limite du possible sera atteinte... et ce jour là, il faudra pour de bon se poser la question de la régulation de la démographie à l’échelle mondiale.... et pour éviter des catastrophes, il faudrait même anticiper les choses. ça parait monstrueux à certains, mais à moins de laisser la démographie de l’humanité s’autoréguler par des guerres et des famines, il va bien un jour falloir s’occuper de ce problème en trouvant des méthodes plus civilisées.


                            • suumcuique suumcuique 26 avril 2011 22:46

                              2025 : comment faire pour en nourrir 13 milliards ?


                              2050 : comment faire pour en nourrir 20 milliards ?

                              Etc.

                              « Croissez et multipliez-vous » (Gn 1, 28)

                              P.s. : que le farfelu qui, sur ce site, pond de temps en temps des articles sur la « menace de l’eugénisme » ne se gêne pas pour continuer à en pondre d’autres de temps en temps. Il faut bien, de temps en temps, se marrer.

                              • Robert GIL ROBERT GIL 26 avril 2011 23:08

                                Actias,
                                le monde sera se que nous en ferons, l’article est en effet un peu court, mais tu a vus que je donne le titre du livre donc il est extrit, si ça te dit, tu peux le lire.
                                Ensuite il n’est pas trop tard pour prendre une nouvelle direction et ne pas prendre au serieux La phrase type des « écotartuffes » : « nous sommes tous responsables », comme si le smicard, l’artisan ou le SDF étaient responsables à égalité en matière de pollution avec le PDG de Total, d’Arcelor, ou de messieurs Dassault, ou Lagardére. Ce sont aussi les champions du « nous sommes trop nombreux sur terre », phrase choc qui légitimise les guerres en supprimant non pas la pauvreté mais les pauvres !

                                Voici un autre article, pour appronfondir cela :
                                http://2ccr.unblog.fr/2011/01/03/de-quoi-avons-nous-besoin/


                                • boris boris 27 avril 2011 09:04

                                  Déjà à l’époque où je suis né fin des années 50, nous n’arrivions pas à nourrir 3 milliards d’individus, alors 9 !!!

                                  La seule solution viable c’est une baisse drastique des effectifs humains, nous sommes trop voilà tout.
                                  Il n’y a pas trente six solutions, deux seulement comme le dit Doctory, arrêter de faire des bébés où une sévére quatriéme WW.

                                  Comme l’humain poussé par ses hormones ne peut et ne veut pas se réfréner, il ne reste plus qu’un bon dégraissage, pas d’inquiétude nous y allons tout droit.


                                  • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 27 avril 2011 10:12

                                    Article extremement incomplet, ou l’on ne parle ni de polyculture, ni d’agroécologie, ni de permaculture...
                                    Si je suis d’accord avec l’idée générale, je ne vois pas comment convaincre avec une idée aussi insuffisante et incompléte que le jardinage sur les toits. (d’ou sortez-vous l’eau et le sol suffisant pour une production alimentaire digne de ce nom ??)

                                    Ils aurait été intéressant de voir certains exemple d’agriculture qui ont durée dans le temps et quels étaient leur réussites, et pourquoi... et comment s’en inspirer aujourd’hui.
                                    Les forêts cultivées des indiens de Californie, les Jardins de Java, les Oasis du monde arabes qui démontre l’importance des arbres dans les culture nourricières.. Les 4000 ans de l’agriculture chinoise, et le compostage systèmatique des excrement animaux et humains, l’agriculture Hanunoo au Philippines, avec leur 250 plantes vivrières et des rotations agricoles sur 47 années, incluants la forêt, ...

                                    @ l’auteur.. vous vous posez de bonnes questions, et cherchez les solutions dans la bonnes direction mais n’avez pas encore éffleuré les vrais réponses, loin de là
                                     
                                    ---------------------------------------------------------------
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