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Accueil du site > Actualités > International > Comment s’est opérée au Liban la modification des influences (...)

Comment s’est opérée au Liban la modification des influences régionales depuis 1975 ? Le Liban a-t-il la capacité de ne pas être sous influence ?

Le Liban de par sa composition pluricommunautaire, sa situation géographique et sa faiblesse militaire, s’est trouvé sinon depuis sa naissance du moins depuis plusieurs décennies, embarqué dans une scission politique souvent accompagnée de violence conduite par ses voisins immédiats ( Syrie et Israël ).

La Syrie alliée de l’URSS et Israël allié des USA durant la période de la guerre froide se sont battus jusqu’en 1973 (guerre des six jours) date à laquelle la Syrie perdait le Golan déjà annexé en 1967.

Depuis 1973 plus aucun conflit d’envergure n’est venu perturber le « statut quo  » établi à l’époque entre ces deux pays.

Pour le Liban, la fin de la période dite de la « guerre froide » n’a pas été de tout repos.

Le calvaire qu’a dû subir ce pays, 18 années durant et la guerre brûlante qui l’a enflammée, contrastait singulièrement avec la température plutôt fraiche vue à une échelle plus importante, celle des grandes puissances.

1975 – 1990 : La guerre froide

- USA-Israël-Chrétiens du Liban vs URSS-Syrie-Musulmans du Liban

Le communautarisme libanais a servi de terreau au rôle « tampon » entre ses deux voisins ainsi qu’un champ d’expérimentation, à moindre frais, pour les grandes puissances.

L’on a tenté une séparation entre les musulmans d’un côté, alliés de l’OLP présents massivement à l’époque au Liban, pris sous la houlette et la « protection » syrienne mais aussi de l’URSS et de l’autre, les chrétiens sensés être protégés par Israël, l’autre minorité du Proche-Orient, mais surtout principal allié et sous la protection des USA dans la région.

Outre un conflit civil armé d’une rare violence, cette scission s’est traduite sur le terrain par une présence massive militaire et influente des armées syrienne (1976) et israélienne (1978).

Bachir Gemayel, patron des Forces Libanaises a été le symbole, éphémère mais réel, de l’aide perpétrée par Israël pour son accession à la plus haute fonction de l’Etat en mai 1982.

La période de la guerre froide s’est terminée en 1989-1990.

Ceci s’est traduit dans la région par une nouvelle ère, celle de la mainmise américaine appliquée sur le terrain avec la première guerre contre l’Irak suite à l’invasion du Koweït par ce dernier.

Damas, privée de son allié soviétique, s’est rapprochée tactiquement de Washington en se déclarant l’allié des américains dans leur expédition contre le régime de Saddam Hussein.

Au Liban, ceci s’est traduit le 13 octobre 1990 par l’invasion du « réduit chrétien » par l’armée syrienne et la reddition du Premier ministre par intérim le Général Michel Aoun.

La dichotomie Est / Ouest ou URSS / USA n’existait plus puisque le mur de Berlin était tombé, symbolisant la mort de l’URSS en tant que telle. Il n’y avait plus de raison de dichotomie, sur le terrain au Liban, entre la Syrie et Israël. Ces deux puissances régionales servaient désormais la même puissance : les USA.

1990 - 2005 : Le dégel ou la suprématie américaine

Dès lors, nous sommes entrés dans une période d’incertitudes, celle du « dégel » qui a vu fondre les limites des influences jusqu’en 2000-2001 et le fameux attentat du 11 septembre (9/11).

Pour les USA il s’agit de profiter de cette période de suprématie incontestée pour déployer leurs forces et leurs influences pour défendre plus que jamais leurs intérêts régionaux énergétiques et économiques.

La présence américaine dans la région du Moyen-Orient existe depuis 1991 surtout en Irak  mais aussi en Arabie Saoudite (tous deux grands pays producteurs de pétrole).

Durant cette période, les forces armées étrangères sont demeurées au Liban jusqu’en 2000. 

Au cours du mois de mai de cette même année, à la faveur du décès du Président syrien Hafez El Assad mais surtout précipitée par les actions de le Résistance libanaise (principalement le Hezbollah), l’armée d’Israël (Tsahal) est sortie unilatéralement, à l’exception d’un minuscule territoire du sud Liban.

Evacué par Israël, le pays est resté cependant occupé par l’armée syrienne.

Cette situation a créé, pour cette dernière incontestablement, un avantage sur le terrain par rapport à son voisin et « ennemi » israélien.

Cet avantage ne pouvait que représenter une menace pour Israël.

Ce dernier l’avait parfaitement compris, à ses dépends, depuis les actions violentes du Hezbollah contre ses soldats pendant sa longue occupation du sud Liban spécialement depuis l’été de 1982.

Cette année-là, soit trois années après le retour du guide spirituel iranien l’Ayatollah Khomeiny et le renversement de la dictature du Chah d’Iran, des Gardiens de la Révolution iranienne ont été dépêchés au Liban via la Syrie.

Ils sont venus auprès de leurs coreligionnaires chiites libanais de la Bekaa et du sud afin de leur prêter main forte en les entrainant et en les finançant à la lutte armée contre l’occupant ainsi qu’en les aidant au développement de l’action sociale chez les plus démunis de leur communauté. 

Rappelons que cette période coïncidait avec la présence renforcée de Tsahal comme puissance occupante du pays à partir de 1982.

De 2000 à 2005, une fois n’est pas coutume, les actions diplomatiques des grandes puissances se sont concentrées à faire voter par le Conseil de Sécurité des Nations Unis une résolution avec un double objectif, celui de conduire la Syrie à sortir du Liban et celui de désarmer les milices, visant sans le nommer, le Hezbollah.

Il était clair, dès lors, que ce n’étaient pas des résolutions des Nations Unies isolées, sans ultimatum ni démonstration de force, qui allaient obliger la Syrie ou le Hezbollah à se soumettre.

Tout comme Israël ne s’était jamais soumis à quelque résolution que ce soit émanant de cette institution internationale.

Le Président français Chirac s’était même impliqué à titre personnel. Cette résolution (1559) a finalement été votée en 2004 et comme prévu, elle n’a pas du tout été suivie de faits.

A partir de 2005 : Place de la Russie et de la Chine

- USA-Israël-Sunnites libanais vs Chine et Russie-Iran et Syrie-Chiites libanais

Arrive le 14 Février 2005 et l’impressionnant attentat meurtrier contre l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Les évènements se sont alors précipités. Damas a immédiatement été fortement soupçonné d’être le commanditaire de l’attentat.

En à peine deux mois et après 29 ans d’occupation l’armée syrienne sortait complètement du Liban.

Une partie de la résolution a alors abouti.

Persistait le deuxième objectif de la résolution, celui concernant le désarmement du Hezbollah.

L’attaque par Israël du Hezbollah et du Liban dans son ensemble, durant l’été 2006 n’avait d’autres objectifs que de tenter de réduire à néant le Hezbollah et de précipiter le pays des Cèdres dans une guerre civile opposant les libanais ou plutôt une partie des libanais à ce parti qualifié de « terroriste » par les occidentaux.

Une dichotomie libanaise sunnites / chiites devenait souhaitable par les manipulateurs au sein même du Liban à l’image de celle déjà en marche, sur un plan régional, opposant d’un côté l’Iran (chiite) et de l’autre l’Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe (sunnites).

Les USA s’appuyant sur cette dichotomie pour asseoir leur politique énergétique certes mais aussi la défense des intérêts de leur principal allié dans la région : Israël.

L’attaque de 2006 a doublement échoué, aucun des objectifs visés n’avait été atteint.

Pas de désarmement et pas de guerre civile.

L’axe Iran / Syrie / Hezbollah (chiite et alaouite) apparaît nettement plus puissant que jamais puisqu’il a déjoué les tentatives de sa dislocation.

La Chine suivie par la Russie ne compte plus laisser le champ du Moyen-Orient libre aux appétits américains et occidentaux.

L’axe chiite suffisamment résistant à l’épreuve du temps leur paraît suffisamment solide pour le chapoter de leurs influences comme puissances mondiales et comme membres permanents du Conseil de Sécurité.

S’ouvre alors une ère nouvelle après celle du « dégel  », que nous vivons actuellement, qui voit émerger la Chine comme puissance influente, notamment économique, partout dans le monde mais aussi au Moyen-Orient.

Avec les révolutions arabes depuis 2010, qui a vu intervenir directement les occidentaux dans la guerre contre Mouammar Kadhafi en Lybie, la Syrie paraît être aujourd’hui la limite ou la ligne rouge à ne pas franchir par les occidentaux, pour un nouveau partage du monde que ce soit sur le plan énergétique, économique ou autre, en vu de défendre ce qu’ils considèrent être leurs intérêts.

Aujourd’hui au Liban nous nous trouvons devant une tentative nouvelle d’opposer deux clans.

Après celui meurtrier des musulmans contre les chrétiens voici celui des musulmans sunnites contre les musulmans chiites.

Cette séparation sera chapotée par une dichotomie existante ou à venir ; d’un côté la Chine et la Russie / l’Iran (producteur de pétrole et chiite) et la Syrie / le Hezbollah libanais

et de l’autre les USA et les occidentaux/ Israël, la Turquie et les pays arabes sunnites producteurs de pétrole (Arabie Saoudite et monarchies du Golfe dont le Qatar) / les Sunnites (modérés et fondamentalistes) du Liban.

Les révolutions arabes et probablement demain en Afrique dont le sous terrain est gorgé de richesses, cette dichotomie va s’exprimer et va certainement agir.

Al-Qaïda (sunnite par essence) ne paraît pas étrangère à ce plan de séparation et ce depuis quelques années déjà.

La relecture des évènements depuis l’an 2000 sous cet éclairage nouveau apporte, à la fois, une interprétation différente des évènements qui ont eu lieu, dont ceux qui paraissaient invraisemblables, et des réponses à des interrogations longtemps restées sous le seul éclairage officiel.

Alors le Liban, de par sa position, sa composition, sa corruption et sa faiblesse militaire n’a pas, à ce jour, la capacité de ne pas être sous influence.

Le Liban reste de par sa particularité pluricommunautaire enrichissante mais souffre gravement d’une faiblesse identitaire nationale.

Il est un exemple de coexistence qu’il faut développer mais non un exemple d’unité nationale.

A ce jour, ne pas tomber dans le piège tendu paraît être un pas important dans la direction de la raison et de la non violence.

Il demeure dans son rôle tampon risquant de déchirer son tissu social, hier, chrétiens contre musulmans, aujourd’hui et demain une volonté d’opposer les sunnites aux chiites dans une perspective de déstabilisation et d’insécurité.

La mainmise dans nos affaires intérieures est possible à travers toutes ces brèches dans l’unité que nous appelons de nos vœux. 

Le sentiment d’appartenance nationale manque encore cruellement à nos concitoyens, cantonnant chacun dans sa communauté alors que le Liban a grand besoin de sentiments de pensées et d’actions supra communautaires empêchant quiconque de s’immiscer dans nos propres affaires.

Pour cela la dette abyssale contractée par le Liban le rend encore plus fragile et plus dépendant de l’extérieur.

Cette dette l’empêchant d’avoir une politique indépendante.

La lutte contre la corruption devra salutairement continuer parce qu’un pays à ce point endetté n’est pas un pays libre.

Dr Riad JREIGE


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16 réactions à cet article    


  • Pierre Pierre 31 mars 2012 07:39

    1973 = Guerre du Kippour.


    • Riad JREIGE Riad JREIGE 31 mars 2012 11:23

      Tout à fait exact, la guerre des 6 jours est celle de 1967

      Merci

    • justice99 justice88 31 mars 2012 10:45

      Merci pour cet article for intéressant.

      Quid de l’avenir ? Que se passera t’il si le régime syrien tombe ? Ou si un statu-quo est trouvé avec assad ? Comment se positionnera le hezbollah ?

      Pensez vous qu’israel a plus à gagner ou à perdre de la chute du régime syrien ?

      Merci d’avance.


      • Riad JREIGE Riad JREIGE 31 mars 2012 11:43

        Merci pour ces questions, je ne peux que vous répondre qu’en fonction de mon avis personnel. je ne suis pas un spécialiste mais quelqu’un qui observe beaucoup ce qui se passe dans cette région du monde.


        - Si le régime syrien tombe, je ne pense pas que ce soit pour l’avènement de la démocratie. Mais plutôt à l’image de la Libye voir de l’Irak : extrémistes musulmans + Al-Qaïda
        - Je penche plus vers le statu-quo puisque l’axe chiite a été chapoté par la Chine et la Russie. Il ne s’agit pas pour cet axe d’avancer mais d’empêcher l’autre axe de continuer à le faire.
        - Le Hezbollah fait parti integrante de cet axe chiite.
        - Je pense qu’Israël ferait mieux de chercher sérieusement à faire la Paix avec les palestiniens. La question est : Le veut-il ?
         

      • justice99 justice88 2 avril 2012 10:28

        Merci pour votre réponse.


        Le régime israélien actuel ne veut pas de paix, et une démarche de paix entraînera surement une guerre civile en israel, car les colons sont des fanatiques armés, et ils refuseront de céder un lopin de terre.

        Cordialement

      • Al West 31 mars 2012 14:46

        Je m’étonne toujours de ce que des articles aussi intéressants soient laissés à l’abandon alors que la grande majorité des internautes se précipitent sur tout ce qui concerne les élections présidentielles pour y glorifier son poulain.

        Bref bravo à l’auteur. Un aspect qu’il me semble vous auriez dû aborder, c’est la position de la famille Hariri. L’assassinat de Rafiq, en 2005, marque un énorme tournant dans la situation libanaise. A l’époque, tout le monde pointait du doigt la Syrie et Assad, nos médias occidentaux les premiers. Mais depuis, beaucoup ont mis en cause Israël et l’administration américaine avec le trop fameux Dick Cheney. A qui a profité cet assassinat ? Sept ans après, on peut bien le dire : pas à Assad, qui dénonçait en 2005 l’évolution de la politique libanaise à l’encontre de son pays :

        "Dénonçant la politique américaine au Proche-Orient, critiquant les autorités irakiennes, Assad a surtout lancé des attaques particulièrement virulentes contre le Premier ministre libanais Fouad Siniora et le fils de Rafic Hariri, le député Saad Hariri, qu’il n’a pas nommé. « Siniora est l’esclave de son maître [Saad Hariri], lui-même esclave de ses maîtres qui sont bien connus », a-t-il lancé dans une allusion aux pays occidentaux."

        Lire ce discours en entier, c’est une perle, parce qu’étonnamment, il prévoit exactement ce qui se passera quelques années plus tard. Rajoutons à cela que maintenant, l’AIPAC s’est trouvé un nouvel ami en la personne de ... Saad ! le fils de Rafiq, qui n’a décidément pas la même ligne politique que son père.

        Bref, le Liban mérite plus d’attention que ce qui lui est accordé sur AgoraVox, encore merci d’en parler.


        • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 31 mars 2012 16:40

          C’est vrai ; je ne comprends pas, après la compromission dans laquelle s’est vautrée le soi-disant « Tribunal Spécial pour le Liban », que la famille Hariri ait encore un poids politique dans ce pays. Je ne suis pas très renseigné et j’aimerais bien comprendre où Saad Hariri trouve ses supporters.


        • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 31 mars 2012 16:36

          Bonjour et bravo pour cet article synthétique dont la conclusion est courageuse mais logique.

          Le Liban est véritablement un pays passionnant.


          • Riad JREIGE Riad JREIGE 31 mars 2012 17:17

            Merci Monsieur Baty,

            Au Liban, La famille Hariri fait parti du clan du 14 mars en opposition à celui du 8 mars. Le premier c’est l’axe sunnite et le deuxième c’est l’axe chiite. Autrement dit Hariri est sous l’influence des USA, l’Arabie Saoudite, les Emirats, laTurquie et forcément Israël. 
            Quant au « Tribunal Special pour le Liban », il permet d’internationaliser la crise, ce qui faciliterait l’accusation de l’unique suspect à savoir la Syrie. Question : Le TSL fait-il convenablement son travail qui consiste à trouver le vrai coupable ?

          • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 31 mars 2012 18:39

            Merci pour ces précisions. Il ne fait nul doute pour moi depuis quelque temps que le TSL fut un théâtre de marionnettes à charge servant à justifier une présomption de culpabilité sur le Hezbollah et la Syrie dans l’affaire de l’assassinat de M. Hariri. On allait voir ce qu’on allait voir, mais au fur et à mesure que les preuves patentes de collusion d’intérêts, fausses déclarations, subornation de témoins et connivence avec parties commencèrent à fleurir dans la presse, la crédibilité de ce tribunal passa en-dessous de zéro et c’est à peine si on entendit sa remise de conclusions, qui de toute façons ne faisait aucune surprise

            Ce que je voudrais comprendre, c’est où Saad Hariri trouve ses soutiens au sein du Liban même ; enfin quoi, il représente bien des libanais ? En quoi une partie de la population du Liban a-t-elle intérêt à s’aligner sur les intérêts israéliens, saoudiens et américains ?


          • Al West 31 mars 2012 18:43

            à Riad JREIGE :

            Est-ce que Rafiq Hariri acceptait pour autant de marcher main dans la main avec les Etats-Unis ? Il me semblait qu’il était plus mesuré, contrairement à son fils qui a l’air d’avoir définitivement pactisé avec le groupe occidental.

            Et que pensez-vous de cet article par exemple ?

            Merci pour vos réponses.


          • Al West 31 mars 2012 18:46

            à Pierre-Marie Baty :

            Je suis bien d’accord avec vous et me demande où Saad Hariri trouve ses soutiens au Liban. On peut trouver ça incroyable vu de l’extérieur, mais c’est trop oublier notre propre situation : où Nicolas Sarkozy trouve-t-il ses soutiens ? smiley


          • Riad JREIGE Riad JREIGE 31 mars 2012 19:13

            A Pierre Marie et Al West,

            - L’article de Thierry Meyssan est l’exemple de version non officielle d’évènements, que j’approuve parce qu’il pousse le lecteur à dépasser l’aveuglement officiel.

            - Au Liban même, « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » s’applique : c’est le 14 mars, avec des intérêts financiers que j’ai du mal à séparer de la corruption mais j’ ignore jusqu’à quel point.
             Saad Hariri est le fils de son père qui avait des soutiens au Liban. Il a été plusieurs fois premier ministre : c’est l’homme de l’Arabie Saoudite. Quand Saad Hariri était Premier ministre au moins la moitié de son temps il était à l’étranger et depuis qu’il n’est plus PM, il vit 100% de son temps à Paris.
            Je ne pense pas qu’il faille voir les intérêts comme vous les décrivez, sinon on ne comprendra pas. L’ennemi à abattre c’est le Hezbollah , il est qualifié de terroriste par les USA et Israël. Il leur fallait sur le terrain , des gens non pas acquis à l’existence ou pas d’Israël mais acquis au fait que le Hezbollah doit être combattu tout comme on s’active, dans la région, pour isoler l’Iran et la Syrie sans trop de succès, il faut l’avouer.

            J’espère être clair.


          • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 31 mars 2012 19:53

            Très clair, je vous remercie. C’est donc le règne des intérêts à court terme qui pousse certains libanais à des alliances contre nature...

            La cupidité et la peur de l’autre réunies dans un parti politique. Quel dommage...

            La comparaison avec un parti politique français majoritaire est furieusement tentante.


          • Al West 31 mars 2012 23:56

            C’est donc toujours la même chanson : les Etats-Unis et leur camp occidental exploitent les dissensions qui existent au sein du monde arabe. Il serait temps que les peuples du Moyen-Orient, et même leurs élites, comprennent que se faire l’allié des Occidentaux est un très mauvais calcul à long terme. Nombreux sont ceux qui en ont fait les frais : Khadafi, Hussein, Hariri, maintenant al Assad. Quitte à mourir, autant mourir digne et ne pas fricoter avec les atlantistes : c’est la position d’un Ahmadinejad.


          • justice99 justice88 2 avril 2012 10:38

            Tres bonne conclusion Al West.


            Le partie du 14 mars travail pour les USA, et le partie du 8 mars pour l’Iran, donc personne ne s’occupe du peuple Libanais...

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