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Accueil du site > Actualités > International > Conduire ou manger ? Ethanol et agrobusiness

Conduire ou manger ? Ethanol et agrobusiness

Dans un précédent article, à l’occasion du vif débat engendré par la sortie du film We Feed the World, j’avais souligné, à la suite de nombreux spécialistes et des avertissements de Jean Ziegler, l’extrême urgence qu’il y avait à reconsidérer la manière dont fonctionne l’agrobusiness au niveau mondial, les gâchis de la surproduction, la répartition inégalitaire des ressources agricoles, la concentration accélérée des terres et la mainmise de plus en plus grande des multinationales sur la production des biens vitaux, en amont (semences...) comme en aval (commercialisation). C’est tout le système d’une production dont dépend la vie et la survie des hommes qui est à remettre en question ainsi que les règles et les accords qui régissent les échanges au niveau mondial.

Dans un article paru dans Libération le lundi 11 octobre, Jean Ziegler s’exprime au sujet de la déclaration qu’il va faire prochainement aux Nations unies, en tant que rapporteur spécial à l’ONU, sur le problème des agrocarburants, dévoreurs d’espace agricole et de revenus pour les pays les plus exposés, les moins favorisés. Il ne propose pas d’y renoncer, mais d’établir un moratoire de cinq ans pour freiner la fuite en avant des investissements en ce domaine, pour réfléchir à d’autres possibilités moins coûteuses humainement.. Il parie sur le fait que "Dans ce délai, la science va progresser et il sera possible d’utiliser des déchets agricoles ou les parties non utiles de la plante pour faire rouler les voitures. Mercedes a déjà un programme avancé, qui consiste à planter de la jatropha, un buisson poussant sur des terres arides et qui n’entre pas en compétition avec des plantes alimentaires".

Le coût humain est en effet terrible, si on fait, comme l’auteur, le raccourci suivant : "100 000 personnes meurent de la faim ou de ses suites immédiates tous les jours ; toutes les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim ; 854 millions de personnes à travers le monde souffrent de malnutrition. Sachant cela, si le plan de Lula et de Bush sur les agrocarburants se matérialise, ce sont 26 millions d’hectares de terres vivrières qui seront affectées à la production de bioéthanol et de biodiesel. La faim va augmenter de façon effroyable. Pour faire un plein de 50 litres avec du bioéthanol, il faut brûler 232 kg de maïs. Avec ça, un enfant zambien ou mexicain vit une année..."

Quelle que soit l’approximation de ces données, la montée des prix des céréales, conséquence directe de cette nouvelle politique énergétique est spectaculaire : quadruplement du prix du maïs au Mexique, produit de base de l’alimentation quotidienne dans ce pays, augmentation continue du prix du blé, aux terribles effets dans les pays aux faibles revenus comme le Maroc. Pour les pays africains les plus exposés, les conséquences seront extrêmement graves : "38 des 53 pays africains doivent importer de la nourriture pour combler leur déficit alimentaire structurel. L’année dernière, le Burkina Faso a importé 230 000 tonnes de denrées alimentaires. Si les prix de l’alimentation continuent d’exploser, comme c’est le cas maintenant, ces pays ne pourront pas acheter le nécessaire. Des millions de personnes vont mourir. Pendant ce temps, les Occidentaux roulent dans leurs voitures."

Jean Ziegler aura-t-il la capacité de se faire entendre ? Même si de plus en plus de personnes et d’instances internationales sont sensibilisées à ce problème et si des décisions sont prises pour un vrai moratoire, le processus est tellement engagé qu’il risque d’être très problématique de l’imposer aux immenses intérêts en jeu, de redéfinir de nouvelles règles internationales, de remettre en question les Accords de Marrakech notamment et la politique prônée jusqu’ici par la FAO et les dogmes de l’OMC.

http://www.jp-petit.com/Presse/empire_de_la_honte.htm

http://www.amisdelaterre.org/article.php3?id_article=1748

http://www.unesco.org/courier/2001_01/fr/doss12.htm

http://www.monde-solidaire.org/spip/article.php3?id_article=2576

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=98410

http://www.amisdelaterre.org/article.php3?id_article=2217

http://www.urfig.org/agriculture-omc-ue-euromed-legrand-pt.htm


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43 réactions à cet article    


  • aurelien aurelien 22 octobre 2007 13:20

    Zen, c’est une question d’ordre générale :

    comment voulez-vous faire comprendre quoi que ce soit à des hommes de pouvoir ?

    Les hommes de pouvoir ne souhaitent qu’une seule et unique chose : garder leur pouvoir, au sein de leurs petits groupes d’appartenance : à gauche à droite, au centre, dans telle ou telle organisation... etc...

    Ni les politiciens,ni les idéologues, ni les intellectuels, ni les activistes, ni les hommes religieux, ni les terroristes n’y peuvent quoi que ce soit.


    • ZEN ZEN 22 octobre 2007 13:25

      Le lien menant à l’article de Libé ne fonctionne pas. En voici un autre :

      http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/286400.FR.php


    • La mouche du coche La mouche du coche 22 octobre 2007 18:11

      Si les prix des céréales augmentent, les pays pauvres qui n’ont souvent que l’agriculture comme ressource deviennent de facto plus riches. Où est le problème ? smiley


    • ZEN ZEN 22 octobre 2007 18:48

      Grave ! la Mouche...


    • ZEN ZEN 22 octobre 2007 18:57

      Pour plusieurs raisons, le développement des agrocarburants dans les conditions actuelles mène à des impasses :

      "L’idée de remplacer les carburants d’origine fossile par des biocarburants (produits à partir de la biomasse végétale) peut paraître un pas dans la bonne direction pour éviter l’aggravation du changement climatique. Pourtant, non seulement les plans pour leur production et leur utilisation ne sont pas la solution de ce problème mais ils en aggravent bien d’autres.

      Les biocarburants que l’on propose d’adopter sont le biodiesel (obtenu à partir des plantes oléagineuses) et l’éthanol (obtenu à partir de la fermentation de la cellulose contenue dans les végétaux). Parmi les nombreuses cultures qui s’adaptent à cette fin figurent le soja, le maïs, le colza, l’arachide, le tournesol, le palmier à huile, la canne à sucre, le peuplier et l’eucalyptus.

      Étant donné que les grands consommateurs du Nord n’envisagent pas de réduire vraiment leur consommation démesurée de carburants et que, dans la plupart des cas, ils ne disposent pas de terres agricoles suffisantes pour produire la matière première nécessaire à l’élaboration de leurs propres biocarburants, leurs gouvernements et leurs entreprises prévoient d’encourager, surtout dans les pays du Sud, les cultures destinées à la production de biodiesel et d’éthanol.

      Il faut souligner que, dans les régions boisées du Sud, une telle politique n’impliquera aucun changement en matière d’exploitation pétrolière ou gazière. Celle-ci va non seulement se poursuivre mais s’élargir, puisque les carburants fossiles continueront d’être l’élément principal de la matrice énergétique des pays du Nord. Par contre, l’affaire des biocarburants ajoutera de nouvelles atteintes à celles que subissent déjà les forêts.

      Le soja et le palmier à huile, qui semblent être les principaux candidats pour la production de biodiesel à l’échelle industrielle, suffisent à prouver ce qui précède. Le premier est devenu la principale cause de déboisement dans l’Amazonie brésilienne et au Paraguay, même avant que l’on commence à le planter pour produire de l’énergie. Le deuxième est lui aussi la cause principale de déboisement en Indonésie, et commence à porter atteinte aux forêts dans bien d’autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

      D’autre part, on a déjà commencé à mettre au point des techniques pour transformer le bois en éthanol (en utilisant des organismes génétiquement modifiés), de sorte que l’industrie des biocarburants poussera à élargir encore les monocultures d’arbres à croissance rapide, aussi bien dans les zones boisées (ce qui augmentera la déforestation) que dans les régions de prairie.

      Autant le déboisement que le changement d’affectation des prairies impliquent la libération du carbone stocké. À cela s’ajoutent les émissions découlant de la culture, le traitement et le transport des biocarburants, qui se font surtout à base de pétrole et d’autres éléments émetteurs de gaz à effet de serre : la fabrication des machines utilisées, le carburant utilisé pour les faire fonctionner, la production et l’utilisation d’engrais et de produits agrochimiques toxiques, les camions et les bateaux pour les transporter jusqu’à destination, etc. Autrement dit, le bilan net du carbone dans les zones consacrées à la production de biocarburants risque même d’être négatif, augmentant ainsi la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ; or, c’est précisément cela que l’on prétend éviter.

      En définitive, non seulement l’utilisation de biocarburants ne résout pas le problème du changement climatique mais elle implique d’aggraver encore d’autres problèmes également graves.

      En effet, des dizaines ou des centaines de millions d’hectares de terres fertiles seront concentrées dans les mains de grandes transnationales et passeront de la production d’aliments à la production de carburants... dans un monde où la faim et la malnutrition sont des problèmes très graves. Au cours du même processus, des millions de producteurs ruraux et de petits agriculteurs seront expulsés et devront émigrer vers les ceintures de misère des grandes villes. Les forêts cesseront d’assurer la subsistance de millions de personnes qui en dépendent, pour être remplacées par du soja, des palmiers à huile ou d’autres cultures énergétiques. L’eau sera contaminée (par suite de l’utilisation de produits agrochimiques) ou disparaîtra (par suite de la plantation d’arbres à croissance rapide) ; la faune locale sera gravement affectée par d’énormes déserts verts qui ne lui fourniront pas de nourriture ; la flore indigène disparaîtra, remplacée par de vastes monocultures, et de nombreuses espèces seront contaminées par les organismes génétiquement modifiés qui y seront utilisés, tandis que la monoculture et l’usage de produits chimiques dégradera les sols.

      Il est donc évident que cette solution n’est pas la bonne, ni pour les gens ni pour l’environnement. Pourtant, il s’agit d’une excellente opportunité d’affaires pour de grandes entreprises qui opèrent au plan national et, surtout, pour les transnationales : celles du secteur de production et de commercialisation de produits agricoles pour l’exportation, les industries biotechnologique et chimique (qui augmenteront leurs ventes de matériel transgénique et de fournitures agricoles), l’industrie automobile (qui pourra continuer de se développer sous une couverture « verte »), les nouvelles entreprises apparues sur le sillage des biocarburants et les sociétés pétrolières elles-mêmes, qui sont déjà en train de se joindre à cette nouvelle affaire lucrative.

      C’est la raison pour laquelle tant de gouvernements, d’organismes d’aide, d’agences bilatérales ou multilatérales et d’experts internationaux concourent à promouvoir une solution aussi absurde : pour servir les intérêts de ces groupes économiques puissants qui sont ceux qui dictent les politiques mondiales et les tournent à leur profit.

      Il faut pourtant préciser que le problème ne réside pas dans les biocarburants eux-mêmes. Au contraire : dans une approche appropriée pour la société et l’environnement, ils peuvent servir à satisfaire une partie des besoins énergétiques de nos pays et surtout ceux des populations locales. Le problème réside dans le modèle dans lequel ils s’insèrent, qui comporte la production à grande échelle, la monoculture, l’usage massif de fournitures extérieures, l’utilisation de transgéniques, la mécanisation et l’exportation pour alimenter la consommation démesurée d’énergie dans le Nord.

      Il est donc impérieux de faire face à cette nouvelle menace qui plane sur les peuples et les écosystèmes du Sud, et intégrer la question des biocarburants à la lutte pour la défense des forêts et de la diversité biologique, contre l’avancée des monocultures et des transgéniques, pour la souveraineté alimentaire et pour le droit des peuples à choisir leur propre destinée."

      Réseau d’Information et de Solidarité avec l’Amérique Latine (RISAL).

      http://risal.collectifs.net/


    • La mouche du coche La mouche du coche 22 octobre 2007 22:57

      @ Zen,

      Pour une fois que les pays pauvres avaient la chance de s’intégrer dans le système économique mondial, vous les en chassez. Je trouve cela triste. smiley


    • brieli67 25 octobre 2007 08:46

      1OO KG DE blé d’ukraine autour de 25 F soit 4 euros.

      La production de viande de porc est encore rentable dans des grosses usines à deux francs le kilo.

      Commençons par constater les plus values de l’agrobussiness ! et réagir tout un chacun. boycott du pain..... d ailleurs trop salé. boycott des saucisses.... trop salé et toujours encore des nitrites pour rougir la viande cuite boycott des bières.... les gros Heineken Carslberg ne font plus fermenter les malts mais rajoutent de l’éthanol de distillation ou de synthèse. Preuve en est au Canada des cannettes ont été retirée parce qu’elles contenaient du 7o degrés.

      Nombre des déchets de l’agrobissnes est tout simplement jetté sans souci de revalorisation. Tout ce qui n’est pas filet de poisson est rejeté à la mer....


    • Argo Argo 22 octobre 2007 13:52

      100% avec vous. Ethanol, maïs, les agros carburants contribuent à l’explosion des prix des matières premières agricoles.

      Chez nous, cela affecte un peu le pouvoir d’achat, la part alimentaire de nos dépenses étant située entre 10% et 20%. Dans les pays pauvres où plus de 80% des dépenses sont consacrées à se nourrir, c’est une catastrophe humanitaire.

      En matière d’écologie, ne jouons pas non plus les apprentis sorciers. J’avais publié ici un billet sur le même sujet Générique de faim


      • ZEN ZEN 23 octobre 2007 09:46

        @ Argo

        J’ai relu votre article, que j’ai trouvé très intéressant et raisonnablement alarmiste. Vous doutez que la planète puisse supporter 9 milliards d’être humains en 2050.

        Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à faire des projections. Il semble que les démographes pensent que l’on atteindra pas ce chiffre SI les populations à plus forte natalité sortent rapidement de la misère et du sous-développement. E. Pisani avait montré en son temps que l’agriculture, à certaines conditions, pouvait s’adapter à ce niveau de population :

        Nourrir neuf milliards d’hommes, est-ce possible ?

        Voici un important dossier sur cette redoutable question, avec une participation de E.Pisani :

        http://www.agrobiosciences.org...


      • Paul Villach Paul Villach 22 octobre 2007 14:12

        Judicieux rappel ! Les agrocarburants ne peuvent au mieux qu’être une source d’énergie d’appoint. Et le drame est que loin d’être une solution au renouvellement des énergies, comme seule source d’appoint, ils peuvent mettre déjà en péril la sécurité alimentaire mondiale. Paul Villach


        • brieli67 22 octobre 2007 14:34

          Cette mise en pénurie localisée est politiquement voulue. Il y a vraiment assez à bouffer sur cette terre. Le besoin en proteines essentielles pour l’homme peut être comblé par une serre conduite en hydroponie non polluante de 1oo km de long sur 1oo km de large pour une population de 11 milliards. C’est une étude prospective du CNRS française des années 75 reprise régulièrement par Al Gore. On se souvient tous du spectacle des mass-batt glanant le grain sur les Champs et sous l’Arc de Triomphe. Le pavé était jonché de palettes de hors-sols. On sait faire....

          Au prix mondial des céréales le maîs peut fournit des pellets au meilleur prix comme combustible dans la chaudière familiale avec une agréable odeur de popcorn. http://www.campagnesetenvironnement.fr/-le-mais-nourrit-et-chauffe-nos-truies-354.html

          Les ’moteurs à hydrogène" sont en voie de miniaturisation et sont prêts à passer à la grande production. Voiture le jour et remplir les accus de la Maison la nuit. On ne brulera plus le carbone mais les hydrogènes fixés sur les chaines aliphatiques dont les huiles et graisses végétales paraissent être la forme stockable la plus sûre et la plus simple. Oui tout moteur diesel tourne à l’huile de colza d’Aldi.Ces esthérifications et autres traitements ce ne sont que des mésinformations des compagnies pétrolières et des ETATS. Vous pensez bien que l’Etat se bat pour les taxes indirectes sur les produits pétroliers et une forme de contrôle des flux...... en nous faisant croire à des pipeline d’hydrogène electrolysé au Sahara par des panneaux solaires !!

          ROULEZ A L HUILE DE COLZA ou a l huile de salade comme disent les anglais et les allemands. Il y a plein de sites bricoleurs sur le net. Et en avant vos moteurs de recherche :

          Pour les usines à éthanol la matière agricole la plus rentable est la poudre de lait écrémée. La transformation du lactose en éthanol est plus performante qu à partir du sa saccharose. C’est de la bio !chimie toute simple.

          Bien sur qu il y a aux USA une énorme distillerie de petit-lait

          Ziegler me déçoit sur ce coup ; Mais c’est rare.


          • T.REX T.REX 23 octobre 2007 09:05

            Et est-ce-qu’on pourrait faire rouler les voitures avec de l’essence de carne ?


          • ZEN ZEN 23 octobre 2007 09:31

            @ Actias

            Intéressant, votre lien.Quand on fait le bilan, c’est assez impressionnant. On connaît ces chiffres, mais on n’en tire aucune conséquence. J’ai retenu ce passage :

            "Il faut l’équivalent de 3,7 litres d’essence pour produire 450 grammes d’un boeuf nourri avec des céréales aux Etats-Unis. Une partie de cette énergie a été utilisée pour l’alimentation de l’animal, son transport, ou sa congélation, mais l’essentiel aujourd’hui est consacré aux fertilisants nécessaires à la culture des céréales destinées aux boeufs et aux vaches.... Pour fournir la consommation de boeuf moyenne annuelle de la famille américaine de quatre personnes, 1000 litres de carburant fossile sont nécessaires.

            « Meat Equals War », site en ligne de Earth Save, Humboldt, Californie

            - Il faut en moyenne 28 calories d’énergie fossile pour produire une calorie issue de la viande pour la consommation humaine, alors qu’il ne faut que 3,3 calories de combustible fossile pour produire 1 calorie de protéine issue des céréales pour la consommation humaine."


          • brieli67 25 octobre 2007 09:05

            le saumon ce porc des mers est bien pire ! La consommation carnée est très en baisse même en Argentine. L’Australie et la NZ n ’arrivent plus à vendre leurs gigots d’agneaux produits en élevage extensif.

            D’ailleurs nous pouvons constater tout un chacun que les viandes sont de moins en moins produits d’appel des hypermarchés.

            Il y a des fayots/haricots sans les phtyalines qui font péter donc plus digestibles et de consommation plus agréables.

            Les prix des dérivés de soja dans nos assiettes sont injustifiés. Avec un kilo de soja il est possible de faire 6o litres de lait équivalent au lait de vache. Et il vous reste quoi faire du tofu...

            Je me méfie des chiffres donnés par tout ce beau monde agro écolo bissness. C"est toujours cas par cas..


          • tvargentine.com lerma 22 octobre 2007 17:36

            A la base,nous avons ici des idées préchées par les « vert » sur une « autre agriculture »,moins productiviste et aussi contre le pétrole et pour des énergies alternatives.

            Nous voyons bien ici la voie sans issus de cette politique qui ne permet que d’engendrer de la spéculation sur les matières premières,car ils ont diffusé durant des années l’idée que les matières premières n’étaient pas infini et que le rechauffement de la planéte.........

            bref un discours qui sert aujourd’hui les intérets des spéculateurs en proposant des études « vertes » dans ces domaines,avec l’argumentation des « verts » pour justifier la hausse des prix.

            Une véritable catastrophe humanitaire.


            • Barbathoustra Barbathoustra 22 octobre 2007 17:45

              Le Courrier International avait également consacré un numéro spécial intitulé : « Biocarburants : L’arnaque » en mai dernier. Démonstration faite que 200Kg de maïs pour faire le plein d’une voiture, correspondait à un nombre de calories suffisant pour nourrir une personne dans certaine régions du globe pendant 1 an. Ajouté au problème du recours massif aux OGM ET de pesticides qui font qu’au final ces carburants n’ont plus grand chose de vert. Choix de société ou choix de civilisation ; manger ou conduire ( vert ), il faudra choisir.

              Je ne sais si c’est pour cette raison mais peut être avez vous remarqué comme moi qu’on en entends plus trop parler. Fut une époque ou il ne se passait pourtant pas une semaine sans qu’on nous parle de l’éthanol brésilien, du colza ou des petits malins faisant tourner leur vieux tacot à l’huile de friteuse. Il faut dire que les médias venaient de découvrir que le moteur diesel pouvait fonctionner à l’huile végétale alors que rappellons le ; c’était à l’origine en partie pour cette utilisation qu’il avait été conçu en 1897 par son inventeur.


              • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 22 octobre 2007 19:56

                Bjr Zen, merci pour cet article éclairant sur le danger que fait courir à l’humanité un recours massif aux agrocarburants.

                Par rapport à « la montée des prix des céréales, conséquence directe de cette nouvelle politique énergétique est spectaculaire », je voudrais apporter une précision supplémentaire car cette augmentation est le résultat de 5 facteurs :

                - l’essor des agrocarburants, indéniablement, mais aussi :

                - les craintes sur la production mondiale : les multiples révisions à la baisse de la récolte mondiale pour 2007/2008, dues aux aléas climatiques (sécheresse en Australie et en Ukraine notamment)

                - la hausse de la consommation mondiale

                - la baisse des stocks : en 2007/2008, même si la récolte mondiale ne devrait pas trop baisser, elle suffira juste à couvrir la demande mais en aucun cas à remonter les stocks.

                et le facteur selon moi principal, conséquence des autres cités précédemment :

                - la spéculation de certains investisseurs (le prix du blé a plus que doublé depuis le début de l’année !)

                Bref, les 4 premiers facteurs étant appelé à se maintenir dans le futur, le 5ème - la spéculation - suivra. Ce qui me fait dire qu le prix des céréales bon marché, c’est fini. Pour longtemps...


                • ZEN ZEN 22 octobre 2007 20:23

                  @ yves

                  Bien d’accord avec toi sur les causes de l’envolée des prix des céréales. J’avais consulté là-dessus le dossier spécial du Monde du 17/10/o7, assez complet sur le sujet.

                  Cordialement


                  • masuyer masuyer 22 octobre 2007 21:15

                    Zen,

                    très judicieux article. A rapprocher du discours d’un semencier il y a peu sur France Inter et qui défendait les OGM au nom de la lutte contre la faim dans le monde. Quand on sait qu’une des premières modifications génétiques a été un blé dont les grains ne pouvaient pas être replanter, on s’étrangle d’indignation.

                    A bientôt


                  • brieli67 25 octobre 2007 09:27

                    Ils ne parlent même pas des blés fourragers ou canadiens interdits d’être produits en France et en Europe. Rendement double voire triple avec même intrants pour sa production mais avec son surplus de gluten/proteines n’est pas adapté à la « baguette ».

                    Nos poules et nos porcs sont nourris avec du blé de luxe ! qu il faut complémenter de tourteaux de soja ! Vive le commerce......


                  • seespan 22 octobre 2007 22:43

                    @ zen

                    En effet les bio carburants ne sont pas une solution idéale. Un point a souligner les rendements obtenus a l’heure actuelle dans l’argriculture sont due principallement a l’usage intensif de pesticide et d’angrais qui sont tout les deux des derivés petrolié, plus la mecanisation elle aussi gourmande. les u.s utilise environs 30% de leur imports petroliers pour l’agriculture. La solution bio carburant n’est pour l’instand viable que dans les pays a forte masse biovegetale ( le brezile et le meilleur exemple ).


                    • brieli67 25 octobre 2007 09:35

                      c’est faux. La masse biovégétale dans ces pats tropicaux est énorme parce que les pays sont immenses. Les rendements sont beaucoup plus faibles Nos plantes industrielles supportent trés mal ces hautes températures. D"autre part on oublie que les heures d’ensoleillement efficaces sous les tropiques sont autour des 8 heures par jour. La biomasse dans ces pays est très fragile.


                    • maxim maxim 22 octobre 2007 23:16

                      ah bien merde !j’ai racheté un bagnole qui fait ses 12 litres en ville et 10 litres de 95 eurosuper sur route ......


                      • maxim maxim 22 octobre 2007 23:32

                        je voudrai signaler que Berliet avait mis au point un moteur Diesel ,le Magic ,utilisé par l’armée et dans le Sahara ,au cours des années 50 ,et ce moteur pouvait fonctionner à tout ce qui était combustible ,que ce soit l’essence ,le fuel ,les graisses,l’huile de n’importe quelle provenance ,la brillantine etc...... il est facile de reconstruire un tel moteur ,d’autant plus qu’il a été utilisé sur des générations de poids lourds ,sans profiter de ses avantages réels ,le carburant à cette époque étant très abordable ...... avec les progrés sur ce type de moteur ,et la généralisation sur les voitures particulières ,on pourrait déjà recycler tous les combustibles usagés ( huiles de vidange,huiles de restauration ,huiles de coupe ,goudrons etc ) et les reconditionner pour être débitables aux pompes ..... mais les pétroliers et l’état le verraient d’un mauvais oeil .......... toutes ces taxes et ces profits qui s’envoleraient leurs fileraient des boutons !


                      • ZEN ZEN 23 octobre 2007 09:26

                        Salut Maxim

                        Etonnant qu’un tel moteur n’ait pas eu de suite...Soit il n’a pas fait suffisamment ses preuves ou s’est révélé extrêmement polluant, soit des intérêts puissants ont bloqué son développement, comme tu le suggères...

                        Un mauvais point pour ton achat ! Pour ma part , j’ai fait l’acquisition d’un VHL (véhicule ultra-léger :7,8 kg) à moteur rotatif silencieux et encore performant, qui ne consomme que des ressources énergiques internes infiniment renouvelables, qui a pour seul inconvénient de produire de l’acide lactique, mais facilement éliminable sans pollution.C’est un nouveau produit de Colnago, qui a l’avantage d’être extrêmement économique, me permettant de faire quasiment sans frais entre 8000 et 10000km par an...

                        Mais n’en parle pas trop...Si cela commence à se savoir,ce sera la ruine des marchands de bagnoles... smiley


                      • maxim maxim 23 octobre 2007 10:19

                        salut Zen ,l’engin dont tu me parles est commandable chez notre concessionnaire Colnago de Fontainebleau ,entre parenthèses on trouve chez ce vélociste la plupart des marques de prestige ,d’autres firmes commercialisent également des engins hybrides mi cycle ,mi engin motorisé ultra leger ....... Solex a lancé sur le marché un engin similaire en démonstration dans ce magasin ...... nous sommes loin des bécanes fumantes et pétaradantes d’alors ...... quand à mon vice pour les bagnoles à vocation sportive ,et qui bouffent ,là ,j’ai le virus ,et j’éprouve toujours du plaisir à taquiner le chrono sur les petites routes ..... on ne se refait pas ....... pour revenir à ce fameux diesel étudié par le constructeur Berliet ,et commercialisé sous le nom de Magic en 1958 ,il fonctionnait à la brillantine ,aux huiles de ricin,foie de morue,arachides,minérales,au kérosène ,au pétrole brut,aux essences ,bref ,à tout combustible ,un Diesel fontionnant par surcompression ,et enflammant son carburant par la chaleur dégagée par cette extrême compression ,au taux de 22,contre un taux de 9 ou 10 pour un moteur essence ..... d’autant plus qu’avec les catalyseurs et les filtres à particules un Diesel pollue très peu ,de plus il brûle mieux que sur les anciennes générations ,son régime maximal ayant augmenté ...... mais ce moteur polycombustible ferait il le bonheur des pétroliers et des gouvernements pour lesquels les 85% de taxes perçues sont une manne bienvenue ,c’est là qu’est l’os.


                      • brieli67 25 octobre 2007 10:01

                        et c’est bien plus agréable de se rendre à son boulot et de circuler en ville. http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9lo_%C3%A0_assistance_%C3%A9lectrique

                        Mon premier monstre de Pedelec pesait presque ke petit quintal 5o kg ,ais depuis http://de.wikipedia.org/wiki/Pedelec

                        Calcul de consommation exemple de coût d’utilisation : batterie 36V - 10Ah, autonomie 50km

                        soit une énergie électrique de : E = 36*10 = 360 Wh = 0,36kWh

                        or cout du kWh = 0,04285€

                        donc cout d’une recharge -> C = 0,04285 * 0,36 = 0,0154 € pour 50 km

                        soit pour 100 km - > 0,0154*2 = 0,0308 €

                        Soit une consommation électrique de 3 cts d’euro aux /100 km pour l’assistance à la motricité.


                      • brieli67 25 octobre 2007 17:15

                        le vélo à gazogène

                        http://www.gengas.nu/bilder/cykel.shtml

                        il est beau beau beau n’est ce pas ?


                      • Tony Pirard 22 octobre 2007 23:17

                        Selon l’économiste Bruno Parmentier dans l’entreviwe au Journal brésilien « O Estado de São Paulo »,dont titre « Dans la dépense de l’Humanité »,le Brésil se trouve dans le chemin correct,car,l’éthanol vient d’une plante que croît vite,n’exige préparation de la terre,ce fais économie de combustible et tout que sors est parfaitement profitable. En outre a une superficie assez grande et cultivable et posséde encore de réserve pour l’agriculture. Il réjaillit que l’avenir l’Amérique Latine aura 400 million d’habitant et sortira sans probléme et l’afrique et Asia auront milliards,et il demande...comment alimenter ce multitude ?? Le planéte terre aura 6 milliards d’habitant.Et où nous irons chercher nourriture ?? Il appuye le Brésil et est contre L’États-Unis que utilise l’excédant de maïs pour faire le biocombustible,car,il est un céréale. Le céréale utilise une grande superficie et nécessite cultiver la terre,ce que fais dépenser une grande quantité de combustible.

                        Voilá,aprés cet interviwe je crois que les Europénne iron penser de fois avant de critiquer le Brésil et rester parlant asnerie,car,ils connaissent l’Europe mais rien de connaître ce géant.. !

                        Tony do Brasil (Le garçon que sait des choses)


                        • ZEN ZEN 23 octobre 2007 02:31

                          Un choix de sites variés sur ce problème :

                          http://www.agrobiosciences.org/recherche.php3?recherche=biocarburants

                          Il est aussi utile de se référer à l’excellent site de JANCOVICI


                          • Yannick Harrel Yannick Harrel 23 octobre 2007 09:21

                            Bonjour,

                            Merci pour votre article. Coïncidence, celui-ci fait suite à ce que je lisais hier soir dans un Science & Vie (n°1081, encore dans les kiosques pour ceux que ça intéresse) traitant de l’équilibre alimentaire mondial et les biocarburants.

                            L’espoir consistant dans la deuxième génération de biocarburants qui seraient à base de produits plus diversifiés (et non plus principalement la canne à sucre ou le maïs comme actuellement).

                            Cordialement


                            • Vilain petit canard Vilain petit canard 23 octobre 2007 10:17

                              Bonjour Zen

                              Je partage l’idée de moratoire, en effet, le monde est devenu fou.

                              J’en profite au passage pour faire remarquer que par exemple, le biocarburant (je préfère le mot « agrocarburant ») connaît une certaine vogue en Europe depuis que l’UE a obligé les producteurs (céréaliers) à laisser des terres en jachère, pour éviter les surplus gâchés et laisser la terre se reposer. L’agrocarburant permet de contourner cette obligation, puisqu’il ne s’agit pas de cultures alimentaires. La terre, elle se reposera quand elle pourra, cette feignasse communiste.

                              Quand on voit tout ce dossier avec un peu de recul, on constate donc que :

                              - pour les décideurs, il vaut mieux plus d’essence que plus de bouffe,
                              - qu’il n’est pas question de réduire la consommation de protéines animales (qui sont les plus grosses consommatrices de céréales et de betteraves)
                              - qu’il n’est pas question d’arrêter une source de richesse « nouvelle » (la fameuse modernité...)

                              En bref, les priorités sont clairement : la bagnole, puis : le bifteck, puis : le fric.

                              J’ai peur qu’on ne puisse pas enrayer le système. A moins d’une catastrophe... smiley


                              • Nono Nono 23 octobre 2007 10:43

                                Bon article, Zen.

                                "Pour produire un litre de biocarburant, il faut brûler un litre de mazout ou de biocarburant : donc, bilan énergétique proche de zéro. Il faut des centaines de litres d’eau par plant de maïs et l’eu devient rare pour être gaspillée de la sorte...

                                Addiction au pétrole et obsession d’y trouver des substituts, danger !"

                                http://www.commentaires.com/articles-472.html

                                Doit-on changer nos habitudes de consommation ou se réduire à 4 - 5 milliards de consommateurs... (en combinant les moyens : guerres, famines, intoxications...) smiley ?

                                Mon VLL (véhicule normalement léger : 10,2 kg) fonctionne sur le même principe que le tien et me permet aussi de faire entre 2000 et 5000 km par an sans frais avec l’avantage de maintenir et d’améliorer l’efficacité de la génératrice. smiley

                                Cordialement

                                Noah


                                • ZEN ZEN 23 octobre 2007 11:11

                                  Bonjour Nono,

                                  Il reste beaucoup à faire pour étendre au maximum de personnes l’usage de nos moyens de locomotion favori...

                                  J’ai apprécié ton lien humoristico-sérieux.Il débouche sur un site qui semble contredire les critiques initiales, antipétrolier,mais discutable sur certains points (par ex. l’idée de se chauffer au blé). Mais il y a des idées à prendre :

                                  http://www.atoutpresses.com/

                                  Amicalement


                                • Marsupilami Marsupilami 23 octobre 2007 17:54

                                  @ Zen

                                  Je dis pas mieux, ton papier est très bien. Ce qui se passe est effroyable et Lula est un con-complice. Je ne sais plus qui parle de « thanato-carburants ». C’est en tout cas bien vu. Pour ma part je pollue pas grand’chose. J’ai bien aimé ton truc sur le vélo hich-tech. Moi qui qui ai beaucoup pédalé jusqu’avant que l’incivisme dangereux des néoconduteurs de bagnoles m’ait fait flipper...

                                  Depuis j’ai plus de vélo. Je veux survivre.


                                  • ZEN ZEN 23 octobre 2007 19:12

                                    Une histoire (pas très)drôle, tirée du lien de Nono, pour résumer l’absurdité du dogme des agrocarburants :

                                    "C’est un agriculteur juché sur son tracteur qui, tout fier, annonce à son voisin qu’il transforme désormais toute sa récolte de maïs en biocarburant. « Et ce biocarburant, tu le vends ? », demande le voisin. « Ah ! non, répond le paysan, j’en ai besoin : je l’utilise dans mon tracteur pour produire mon maïs ».


                                    • Ar Fur 23 octobre 2007 20:09

                                      Bonjour, Peut-on accuser les biocarburants de tous les maux ? Pourquoi les biocarburants sont-ils accuser d’affamer ? Malheureusement, la faim et la malnutition existe encore et il faut combattre ces fléaux avec le maximum de volonté. Pour autant, l’analyse des causes de la faim ne relève pas seulement de problématiques économiques ou agricoles. Dans de nombreux cas, les conditions de stabilité politique ou des régimes politiques ne permettent pas à l’agriculture de se développer dans de bonnes conditions. Bien sûr, les prix des denrées alimentaires sont un élément clé de l’accès à la nourriture, mais le prix des énergies renchérit aussi la production de ces denrées et ampute le pouvoir d’achat des pays les plus démunis.

                                      Faut-il regretter la période des stocks mondiaux pléthoriques, accusés de créer des « prix mondiaux » destructeurs pour les agricultures des pays pauvres, ou bien les différents soutiens agricoles des pays riches, qui ont les mêmes conséquences pour les « prix mondiaux » ? C’est cette sécurité de long terme, cette assurance de pouvoir disposer d’une rémunération minimale pour sa production et des investissements massifs dans les techniques agricoles, en agronomie, qui ont permis à l’europe de faire décoller sa production agricole depuis une soixantaine d’année. C’est le cas aussi pour les USA. Il faut se rappeler qu’avant cette date, le rendement blé était autour de 2 tonnes par hectare, contre environ 7 tonnes aujourd’hui.

                                      Les Etats sont ils enclins à soutenir encore à bout de bras, et donc par les impôts des contribuables, les dépenses agricoles ? le paradigme est plutôt libéral, à la réduction des dépenses. Si l’agriculteur ne plus vivre de son activité, pourquoi cultiverait il ? personne ne va travailler en sachant qu’il va perdre de l’argent. S’il ne produit pas, en plus de l’impact d’éventuels autres paramètres comme les sécheresses, il est inévitable que la production diminue, ou plutôt s’accroisse moins que la demande, comme sur le blé ces dernières années. Avec les prix, c’est le consommateur qui va donner le signal économique. Il faut ne faut pas oublier non plus les demandes sociétales vis à vis de l’agriculture vont dans le sens d’une moindre intensification, ce qui se traduira par moins de disponibilité dans l’UE, et donc dans le monde. Cela sera aussi un motif de renchérissement des produits alimentaires.

                                      Alors, les biocarburants sont ils les boucs émissaires ? Ils donnent en tout cas des perspectives aux agriculteurs, et démontrent qu’une politique de produits alimentaires subventionnés à un coût, indirect via les politiques agricoles, ou direct via des subventions aux consommateurs.

                                      Incidemment, les biocarburants dans l’UE n’ont jamais eu vocation à remplacer tout le pétrole utilisé dans les transports : 10% en 2020 n’est pas 100% ; il faut arrêter la désinformation. De plus, c’est bien la consommation d’énergie qu’il faut épargner, fossile ou renouvelable. Enfin, la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne peut attendre, et en particulier dans les transports. beaucoup de critiques sont adressées sur les biocarburants, sur l’usage de la voiture mais bien peu sur les carburants fossiles dont 85 millions de barils sont consommés chaque jour.

                                      Un moratoire de 5 ans, c’est 5 ans de gagné pour les pétroliers, et 5 ans de trop pour le climat. Et quand le climat sera trop chaud, où en sera la production agricole ? en hausse ou en baisse ?

                                      cordialement


                                      • ZEN ZEN 23 octobre 2007 20:50

                                        @ Ar Fur

                                        Bien d’accord avec vous sur ce point :

                                        « ... les biocarburants dans l’UE n’ont jamais eu vocation à remplacer tout le pétrole utilisé dans les transports : 10% en 2020 n’est pas 100% ; il faut arrêter la désinformation. De plus, c’est bien la consommation d’énergie qu’il faut épargner, fossile ou renouvelable... »

                                        On ne dépassera pas 10 % en Europe, c’est assez bien établi. Je me fie aux analyses que j’ai pu lire, notamment sur le site de Jancovici.La priorité est bien le réduction de la consommation et la recherche volontariste de nouvelles formes énergies, ce que les pétroliers commencent à comprendre, pressés par l’urgence et la concurrence.Mais le problème souligné par mes deux articles et les sources dont je me suis inspiré pose le problème de la catastrophe écologique et humainequi se prépare dans certains pays du Sud (Brésil, Indonésie...) suite aux massifs développements de la production d’agrocarburants se faisant aux dépends des cultures vivrières (voir document plus haut)...sans parler de la montée inexorable des prix des produits agricoles de première nécessité dans les pays où ils représentent l’essentiel des dépenses...

                                        Cordialement


                                      • La mouche du coche La mouche du coche 23 octobre 2007 20:55

                                        « sans parler de la montée inexorable des prix des produits agricoles de première nécessité dans les pays où ils représentent l’essentiel des dépenses... »

                                        Oui mais avec l’argent de leur récolte qu’ils auront vendu beaucoup plus cher, ils pourront s’acheter beaucoup plus de choses. Pas compris cet article, moi. Pas compris. smiley

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