Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Contentieux nucléaire iranien & divergences américano-turques

Contentieux nucléaire iranien & divergences américano-turques

L’hégémonie américaine se heurte désormais aux puissances régionales sur le Rimland eurasiatique

Avec un certain recul et après l’adoption par le Conseil de Sécurité des NU de la Résolution 1929 durcissant le régime des sanctions internationales imposées à l’Iran – résolution qui a surtout donné caution au Congrès américain et au Parlement européen pour prendre à leur tour des mesures draconiennes à l’encontre de Téhéran, notamment économiques - il convient de revenir aujourd’hui sur l’accord tripartite signé le lundi 17 mai à Téhéran entre l’Iran, la Turquie, et le Brésil pour essayer de tirer quelques enseignements utiles à la compréhension de l’évolution du « dossier nucléaire » iranien. Il s’agissait d’une tentative destinée à sortir à l’origine soutenue à Washington et Tel-Aviv. Un soutien qui devait être de même nature que la corde pour le pendu au regard d’une initiative dont le succès inattendu s’est heurté à la détermination des « faucons » néoconservateurs de Washington. 
 
Cet accord, relatif à l’enrichissement d’uranium [1] hors frontière, a été en effet, indéniablement, et de prime abord, un succès pour ses cosignataires - Turquie, Iran, brésil – en particulier si on le juge à l’aune des réactions internationales. À commencer par celle du Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-Moon qui avait aussitôt avait formulé l’espoir que cet accord allait « ouvrir la porte à un règlement négocié de la crise ouverte par les ambitions nucléaires de l’Iran  ». Quant à la Russie, la France et la Chine, toutes trois membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, leur première réaction avait été de souligner le caractère « positif ».
 
Trois pays ayant en commun d’être des riverains immédiats d’un possible et nouveau champ de bataille. Tout spécialement dans le cas où des frappes sur les sites nucléaires iraniens interviendraient comme une rumeur récurrente l’annonce périodiquement à grand renfort de tambours médiatiques. Une hypothèse « du pire » évoquée sans équivoque dès octobre 2007 par la voix autorisée du ministre français Bernard Kouchner des Affaires extérieures et que les grands médias internationaux se sont employés à banaliser toutes ces dernières années ; autrement dit pour préparer les opinions à toute éventualité… Un accord prometteur d’un possible désamorçage de la crise Iran/États-Unis (comme tête de file d’une coalition euro-atlantiste), mais il a fallu hélas très rapidement déchanter...
 
Téhéran a cependant montré à cette occasion, et avec éclat, qu’il était loin d’être seul au sein de la communauté internationale, démentant ainsi les prétentions « occidentalistes » à parvenir, en sus d’un sévère blocus économique et financier, à un complet isolement diplomatique de la République islamique. Ce faisant l’Iran montre à quel niveau de dynamisme et d’efficacité sa diplomatie est aujourd’hui parvenue, sachant qu’elle se déploie de la Péninsule arabique à l’Amérique latine via l’Afrique de l’Ouest.
 
Une attitude de « défi » à laquelle les Etats-Unis ne peuvent donc que vouloir mettre le holà car à ce stade c’est leur crédibilité qui commence à être en cause… une « crédibilité » qui relève dans ce cas du domaine des intérêts vitaux à défendre par tous les moyens. Ce faisant, Téhéran a donné à la Maison-Blanche une bonne raison et une belle occasion de rappeler qui est encore le vrai donneur d’ordre… Dès le lendemain de l’initiative tripartite le Département d’État déposait au Conseil de Sécurité (dont le Brésil et la Turquie sont actuellement membres non permanents), un projet de Résolution visant au renforcement des sanctions à l’encontre de la République islamique. Résolution définitivement adoptée le 9 juin suivant à l’unanimité des cinq États titulaires du droit de veto. Résolution qui bien que ne prévoyant pas de nouvelles sanctions économiques stricto censu cautionne et légitime les sanctions américaines européennes adoptées simultanément (voir infra). 
 
Précisons que les protagonistes de l’initiative tripartite sont deux pays dits « émergents », mais non des moindres : le Brésil tête de file du Mercosur[2], et la Turquie (pilier oriental de l’Otan et jusqu’à 2003, l’une des bases arrières-avancées de la politique américaine au Proche-Orient[3] ; en outre, allié stratégique de l’État hébreu). Or l’accord de Téhéran vient de remettre en cause le lien de vassalité qui unissait, ou semblait unir, jusqu’à présent les É-U et ses alliés, commensaux et tributaires.
 
Ankara, à qui l’entrée dans l’Union européenne avait été promise par Washington en rétribution de sa loyauté envers l’Amérique-monde, a ainsi de facto trahi le camp atlantiste en s’associant au Brésil, pourtant lui également partenaire privilégié des Etats-Unis, cela en faveur de Téhéran. Cette « conjuration » à ciel ouvert avait en effet très clairement pour objet de couper l’herbe sous le pied du Département d’État en proposant une solution originale à la crise du dossier nucléaire iranien.
 
La réaction de Washington qui risquait à cette occasion de perdre la main a peut-être révélé le fond de ses intentions, lesquelles ne sont pas de trouver une solution négociée mais de parvenir à un renoncement sans condition de Téhéran à tout programme nucléaire non strictement soumis à un contrôle permanent international. Soit créer une situation telle que le renversement du régime deviendrait inéluctable. C’est ce qui a été apparemment tenté en mai 2009 avec l’amorce d’une « Révolution verte » laquelle a cependant fait rapidement fait long feu, comme l’a montré l’absence totale de manifestations populaires spontanées lors de son anniversaire en cette fin de printemps 2010.
 
On connaît les arguments ressassés à Washington, Londres et Tel-Aviv pour instruire le procès d’intention qui les opposent à Téhéran. Au-delà de la menace chimérique que ferait peser un Iran sanctuarisé c’est-à-dire devenu inattaquable en vertu des postulats élémentaires de la dissuasion, l’argument plus vague mais rationnellement incontestable fait référence au danger que constituerait l’Iran nucléaire pour « nos intérêts »… Entendons les intérêts occidentaux, reste au demeurant que nul ne défini quels sont ces intérêts ni en quoi ils seraient menacés par un Iran ayant forcé l’entrée du club fermé des puissances nucléaires. Que l’on ne vienne pas non plus nous dire que l’Iran, ayant ouvert la Boîte de Pandore de la prolifération, constituerait un précédent justifiant le passage à l’arme nucléaire d’un certain nombre d’émergents au premier rang desquels la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte et… le Brésil.
 
Situation qu’il faudrait sans doute éviter à tout prix, mais certainement pas au prix du Grand Guignol international auquel nous sommes contraints d’assister, spectacle outrancier qui crée un regain de tension dans une région qui n’en a pourtant pas besoin. Ajoutons que l’incitation à la prolifération serait d’ailleurs plutôt à rechercher du côté de Washington dont les errements de leur politique proche-orientale ne peut que constituer un facteur d’inquiétude pour des gouvernements peu soucieux de subir le sort réservé à l’Irak depuis 1991, quelles qu’aient été les erreurs ou les fautes de l’ex pouvoir baasiste.
 
Concernant une menace directe de l’Iran contre ses voisins régionaux ou Européens, ou plus largement contre les « intérêts » occidentaux, rien ne laisse supposer dans ses déclarations officielles (sauf dans celles qui ont été falsifiées à dessein) une quelconque intention de recourir à des armes de destruction massive. Notons a contrario que le Professeur Martin Van Creveld alors professeur d’Histoire militaire à l’Université hébraïque de Jérusalem, personnalité de renommée mondiale, ne s’était pas privé de désigner les grandes capitales européennes comme cibles potentielles des missiles israéliens ! Ne déclarait-il pas en effet en avril 2002 à l’hebdomadaire hollandais Elsevier : « Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de missiles et pouvons atteindre nos cibles tous azimuts, et peut-être même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air… Nous détenons la capacité d’entraîner le monde dans notre chute. Et je puis vous assurer que la chose arrivera avant que nous ne soyons défaits ». Ce n’est donc pas un quelconque Mollah atteint de démence mais un expert faisant autorité dans le domaine géostratégique et ayant l’oreille des politiques de son pays, qui a proféré de telles insanités, des idées vraisemblablement partagées par quelques-uns uns...
 
Vu l’acharnement de Washington et les crispations qui entourent le traitement de ce dossier, l’évidence s’impose que le passage au nucléaire « militaire » par l’Iran - passage encore hypothétique et se comptant en années et non en mois - constitue un véritable casus belli pour la classe politique américaine. L’hypothèse retenue serait qu’actuellement Téhéran réunirait les conditions (matériaux fissiles suffisamment enrichis) de se doter de la « bombe » en un temps relativement court si les circonstances l’exigeaient. Une option apparemment retenue par le Japon, État considéré a priori comme non-proliférant. Il n’en demeure pas moins que l’hypothétique « bombe iranienne » à l’état de projet, n’est jamais considéré dans les discours intransigeants des élites occidentalistes pour ce qu’il est ou doit être, à savoir un outil politique à vocation dissuasive, tel que l’a (explicitement) présenté le Président français Jacques Chirac… Bref un instrument de souveraineté voire d’équilibre régional comme a pu à son tour le définir Roland Dumas, ancien ministre de François Mitterrand[4]. 
 
Au lieu d’une vision nuancée, c’est par conséquent un procès d’intention qui est fait à la République islamique… Procès fondé sur un dossier en partie biaisé voire falsifié travestissant le programme nucléaire civil et son éventuelle extension militaire - aussi critiquables ou opaques soient-il – en un instrument exclusif d’hégémonie, voire de terreur régionale.
 
Une démarche inappropriée de la part des autorités américaines qui accroît les déséquilibres déjà à l’œuvre dans l’espace géopolitique de l’Asie mineure à l’Asie centrale, déséquilibres dont Washington, est en grande partie responsable. Une politique de force de la part de Washington visant exclusivement à limiter l’influence régionale de l’Iran, mais également – insistons sur ce point - à lui interdire toute politique de souveraineté adossée à une capacité de dissuasion stratégique l’autorisant à prétendre, le cas échéant, pouvoir se dérober aux pressions amicales ou aux oukases anglo-américains. En cela le cas iranien est l’idéal type résumant la politique « asiatique » des États-Unis de la Turquie au Pakistan auquel il vient d’être demandé de revenir au statu ante quo en Afghanistan et d’y exercer, comme avant 2001, le pouvoir sous couvert de l’entité Taleb[5].
 
Nul n’ignore que, par ailleurs, l’Iran détient de notables atouts géo-économiques, en particulier énergétiques (l’Iran étant le détenteur en second des réserves gazières mondiales, soit 15%), des ressources à terme vitales pour le consortium euratlantique. Or, dans le contexte mondial d’exacerbation de la course aux ressources, l’hégémonie nord-américain est, à n’en pas douter destinée à se maintenir encore un certain temps sur un monde toujours unipolaire en dépit du désir pressant des émergents de faire entendre leur voix.
 
Le Nouvel Ordre Mondial étant ce qu’il est, et appelé à le rester pour le futur immédiat, c’est-à-dire placé sous la coupe d’une Amérique-monde en quête inachevée d’expansion (et les classes dirigeantes compradores du Nord étant ce qu’elles sont), il faut se résoudre à admettre que charbonnier ne sera plus jamais maître en sa demeure, à savoir que les États souverains, l’Iran au premier chef, seront en but à toutes pressions utiles ou nécessaires à ce qu’ils acceptent les lois intransgressibles du Marché universel dont l’Unification exige la fragmentation des Nations en sous-ensembles communautaristes et la segmentation à l’infini des marchés intérieurs… ce qui suppose l’atomisation sociale, et la disparition de toute culture traditionnelle au bénéfice de l’individu-roi consommateur du berceau à la tombe
 
Dans un tel contexte géo-éco-politique, l’accord tripartite irano-turco-brésilien, au regard du rapport de forces réel entre sphère occidentaliste et puissances émergentes, s’est très vite avéré n’avoir été qu’un coup d’épée dans l’eau puisque considéré comme nul et non avenu par le camp atlantiste, États-Unis/Union européenne. Il a cependant l’immense mérite de révéler que le monde est travaillé par des poussées tectoniques tendant à une redistribution multipolaire du pouvoir au niveau mondial. Or, comme nous l’avons déjà souligné, les Etats-Unis, qui ont fait du Rimland [6] s’étendant des Balkans à l’Hindou Koush via le Caucase, l’axe de leur géopolitique asiatique, ne peuvent – structurellement - en aucun cas tolérer un quelconque partage de leur leadership « régional ». À ce seul titre, Persia delenda est  !
 
Coup de semonce mais non pas coup d’arrêt, l’initiative turco-brésilienne est au final un paramètre nouveau, somme toute embarrassant, pour la diplomatie américaine qui doit désormais l’intégrer à ses calculs et à ses prévisions car la contestation du Nouvel Ordre Mondial est sortie le 17 mai du mode déclaratoire pour entrer dans celui de l’action géopolitique, cela cinquante-cinq ans presque jour pour jour après la Conférence de Bandung qui vit naître le Mouvement des Non-Alignés.
 
Notons précisément à ce propos, que l’attitude de la Turquie et du Brésil est tout à fait inédite. Que « défi » à la règle du jeu imposée Outre-Atlantique, il s’agit d’une tentative originale de contournement de l’omniprésent soft power (pouvoir indirect) anglo-américain… Initiative de toute évidence vouée pour l’immédiat à rester lettre morte même si elle est appelée par la suite à faire école. À condition, bien sûr, qu’une guerre régionale (ou mondiale) ne vienne une fois de plus redistribuer les cartes au profit du vainqueur. Mentionner une telle éventualité ne relève évidemment pas d’un catastrophisme » outrancier dans la mesure où le président russe Dimitri Medvedev (le12 avril 2010 sur ABC News) déclarait qu’une attaque israélienne contre l’Iran pourrait déboucher sur un conflit nucléaire et sur une catastrophe globale… « Si ce genre de conflit se produit, si une frappe contre l’Iran a lieu, nous devrons nous attendre à toute sorte de conséquences, dont le recours à l’arme nucléaire... ce sera une catastrophe globale  ! ». Une thèse dont Fidel Castro - qu’on croirait à tort totalement hors jeu – se fait l’écho dans « Connaître la vérité à temps  » une lettre rendue publique le 28 juin 2010[7].
 
Remarquons encore, que si l’entente tripartite vient contrarier, à première vue, la politique anglo-américaine (et plus encore leurs alliés israéliens jusqu’au-boutistes du Likoud) d’un étranglement graduel de l’Iran au moyen de sanctions de plus en plus restrictives, cet accord a eu d’abord comme conséquence de stimuler l’agressivité diplomatique de Washington et à créer l’occasion de monter d’un cran dans le processus d’asphyxie de l’Iran national-théocratique sous couvert d’un consensus international de façade.
 
Un « défi » à la réponse duquel l’Administration américaine s’était soigneusement préparée par des mois de tractations et de marchandages(voir infra), est parvenue à faire adopter par les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, le mardi 18 mai, soit dès le lendemain de la signature à Téhéran de l’accord tripartite, le principe d’un nouveau train de sanctions contre l’Iran [8]. On ne peut qu’admirer la précision dans la succession calendaire des événements et en tirer toutes les conclusions utiles et nécessaires. Projet accepté par la Russie et la Chine pourtant toutes deux soutiens tacites de Téhéran et qui généralement traînent des pieds lorsqu’il s’agit de sévir contre régime dénoncé ici, en Occident, comme théocratique, synonyme élégant d’« obscurantiste »… Souvent désigné par le terme péjoratif de « mollahcratie  », ce qui est une sorte de non-sens, la majorité des Mollahs étant réformiste, soucieux de rapprochement avec l’Ouest et pour la plupart démunis de toute hostilité à l’égard d’Israël. N’oublions pas les armements et les soutiens logistiques apportés par l’État hébreu à Téhéran au cours de la guerre irano-irakienne (Sept.80 à Août 88) !
 
Aujourd’hui, à Washington, théoriciens de la guerre et idéologues de l’expansion savent pertinemment que la fenêtre de dominance ne restera pas éternellement ouverte pour les É-U. L’accord tripartite qui fait de ses alliés Turcs et Brésiliens des associés de l’Iran, est à ce titre un avertissement dont ils doivent tenir compte. Tout comme l’Organisation de coopération de Shanghaï, quoique encore en ébauche, qui concrétise un certain rapprochement sino-russe, est déjà un caillou gênant dans la chaussure yankee !
 
Un avertissement à ne pas laisser passer le moment opportun alors que les pays émergents manifestent des velléités de court-circuiter les passages obligés tracés par les Etats-Unis. Ce pourquoi l’effet plus ou moins immédiat de la convention tripartie de Téhéran sera de durcir les positions américaines, voire de précipiter (la pire des hypothèses) la course à l’abîme. D’autant plus que – cela n’est plus un secret pour personne – le dossier nucléaire iranien n’est qu’un prétexte au même titre que l’étaient les prétendues armes de destruction massives du régime baasiste… Qui d’ailleurs croirait sérieusement à la capacité de l’Iran de se doter de têtes nucléaires opérationnelles avec le l’uranium enrichi à seulement 20%.
 
Et dès lors que le jugement n’est plus obscurci par le réflexe de peur que suscite l’évocation de l’armement nucléaire, la volonté américaine de brider – contre les termes mêmes du Traité de non prolifération - le programme iranien, s’éclaire d’un jour nouveau. L’Iran dont l’influence devient chaque jour plus insupportable pour Washington (et Tel-Aviv) en ce qu’elle commence à s’étendre au-delà du Proche-Orient, en particulier en Afrique sub-saharienne (a priori en concertation avec la Chine). Si, de plus, l’Iran entend devenir à terme le chef de file d’une sorte de nouveau mouvement des Non-Alignés en diffusant dans les pays du Sud les techniques du nucléaire civil (instrument de souveraineté énergétique) hors des circuits contrôlés par les Anglo-Américains, comme peut le laisser supposer cette entente inédite avec Ankara et Brasilia, alors rien ne va plus
 
Notes :
 
1 - L’accord intervenu le 17 mai à Téhéran entre l’Iran, le Brésil et la Turquie (signé par les ministres des Affaires étrangères des trois parties prenantes en présence des Présidents iranien Mahmoud Ahmadinejad, brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan), porte sur l’envoi en Turquie par l’Iran de 1200 kilos d’uranium enrichi à 3.5% pour y être ultérieurement échangé contre un combustible enrichi à 20% destiné à un réacteur de recherche médicale situé dans la capitale iranienne
 
2 - Le Marcosud ou Mercosur associe Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay au sein d’une zone coopération soutenue par une volonté collective de rapprochement politique ou juridique, un projet donc est assez éloigné de celui de l’ALÉNA (Accord de libre-échange nord-américain), simple zone de libre échange sans tarif extérieur commun. Formé en 1991 avec la signature du traité d’Asunción, le Marcosud constitue le troisième marché intégré au monde après l’UE et L’ALÉNA
 
3 - La première fois fut en 2003 lorsqu’Ankara refusa l’utilisation des bases américaines de son territoire – notamment Encirlik où les Etats-Unis entreposent notamment des têtes nucléaires en violation du Ttaité de Non Prolifération – et l’utilisation de son espace aérien par les appareils de l’US Air Force, en soutien de l’assaut lancé depuis le Nord (et le Kurdistan) sur Bagdad
 
4 - Au cours d’un entretien accordé à l’International Herald Tribune, au New York Times et au Nouvel Observateur, le 29 janvier 2008, le Président français Jacques Chirac préconisait le recours au dialogue en vue de résoudre la « crise » iranienne déclarant in fine que ce n’était pas tant le fait de posséder "une bombe nucléaire" qui serait "dangereux" : « Je dirais que ce n’est pas tellement dangereux le fait d’avoir une bombe nucléaire – peut-être une deuxième un peu plus tard, bon… ça n’est pas très dangereux. Mais ce qui est très dangereux, c’est la prolifération… si l’Iran poursuit son chemin et maîtrise totalement la technique électronucléaire, le danger n’est pas dans la bombe qu’il va avoir, et qui ne lui servira à rien… Il va l’envoyer où, cette bombe ? Sur Israël ? Elle n’aura pas fait 200 mètres dans l’atmosphère que Téhéran sera rasé ». On ne saurait mieux dire !
L’ancien ministre des Affaires Étrangères du Président François Mitterrand, M. Roland Dumas allait plus loin en déclarant quelques jours plus tard sur la chaîne radiophonique France Inter, le 5 février, que la détention par l’Iran de l’arme nucléaire serait "un facteur de rétablissement de l’équilibre et qui dit l’équilibre, dit maintien de la paixÀ l’inverse, si dans une région du monde, un pays puissant, surarmé, dispose de la bombe atomique, c’est lui qui fait la loi » souhaitant que « s’ouvre très rapidement une négociation générale avec l’Iran… ce qui suppose un accord, des contrôles, un climat autre que celui qui existe actuellement, qui est un climat de menaces". Bien entendu ces deux personnalités se sont empressées de démentir peu après leurs propos diamétralement opposés à la vulgate belliciste dominante !
 
5 – À la fin des années 90, Islamabad avait en effet pris le contrôle de l’Afghanistan, disputé aux Seigneurs de guerre, les Shah Massoud, les Dostom, les Hekmatyar, par le truchement des Taliban création de l’ISI, l’Inter-Services Intelligence, État dans l’État pakistanais, agissant à l’occasion en étroite coordination avec les Services américains
 
6 - Nicholas Spykman (1893-1943) a participé à l’élaboration de la doctrine du containment ou endiguement, l’un des piliers de la stratégie contention des États-Unis appliquée au Bloc communiste durant les années de Guerre froide. Suivant une approche similaire à celle de Mackinder relative au Heartland eurasiatique, Spykman construit une architectonie géopolitique à partir d’une zone pivot située en Europe orientale dans les Balkans où les États-Unis ont d’ailleurs implanté l’une de leur plus importante base, le Camp Bondsteel. À ce titre les pays bordant l’Eurasie au Sud forment une ceinture que Spykman nomme Rimland. Le sort du monde ne se jouant plus par rapport à l’Heartland proprement dit (dont l’axe se situe entre l’Afghanistan et le Tibet comme « Toit du monde » !), mais en fonction du seul Rimland où se joue la confrontation des forces entre la puissance continentale Russe ou Chinoise, et la puissance maritime, la thalassocratie anglo-américaine. Spykman paraphrase alors Mackinder en énonçant que « celui qui domine le Rimland domine l’Eurasie, celui qui domine l’Eurasie détient le destin du monde ».
 
7 - Dans cette lettre ouverte, Fidel Castro n’exclut pas une guerre nucléaire générale faisant suite à une confrontation directe entre les Etats-Unis et l’Iran. Castro dénonce également la France et d la Grande-Bretagne, alliés "enthousiastes" des É-U qui s’associent à sa volonté d’imposer toujours davantage de sanctions à l’Iran. "Je n’ai aucun doute qu’à partir du moment où les navires de guerre américains et israéliens tenteront d’inspecter le premier cargo iranien, ce sera exactement le commencement d’une guerre terrible " impliquant par contrecoup la Russie et la Chine. La Résolution du Conseil de sécurité votée le 9 juin, autorise dorénavant le contrôle maritime et aérien des cargaisons iraniennes ; Téhéran avait aussitôt fait savoir qu’il ne se plierait pas à de telles dispositions.
 
8 – Les États-Unis parvenus à leurs fins et ayant convaincu la Chine et la Russie de soutenir au Conseil de sécurité des NU leur projet de Résolution en faveur d’un quatrième train de sanctions contre l’Iran, la Secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Clinton, a déclaré lundi 24 mai à Pékin que « le projet de résolution sur lequel se sont mis d’accord tous les partenaires du groupe des 5+1 [constituait] un message clair à la direction iranienne : respectez vos obligations ou affrontez un isolement croissant et les conséquences"… "La perspective d’un Iran doté de l’arme nucléaire nous inquiète tous. Et pour résoudre cette menace, ensemble nous avons mené une double approche : engagement et pression, visant à encourager la direction iranienne à changer de voie ». Les cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne + l’Allemagne) constituent le groupe de six grandes puissances chargées du dossier nucléaire iranien.
 

Moyenne des avis sur cet article :  4.17/5   (29 votes)




Réagissez à l'article

85 réactions à cet article    


  • liberta 13 juillet 2010 10:28


    Avez vous entendu ce matin les porpos de Fidel Castro concernant les péparatifs guerriers Israélo-Américains ?

    Il sait de quoi il parle et , l’islamisme étant le dernier rempart à la Mondialisation(lire Pierre Hillard)
     
    on ne peut douter que cette guerre aura lieu et que nous Français nous en serons bien qu’aucun référendum ne soit proposé aux Français pour nous demander notre avis

    Ceux qui ont voté Sarkozy en 2007 ont il pensé en mettant leur bulletin qu’il donnait carte blance à cet agité bling bling pour décider d’aller occire des populations au nom de sa loyauté aux Dirigeants du Nouvel Ordre Mondial


    • le-Joker le-Joker 13 juillet 2010 10:36

      L’islamisme dernier rempart à la mondialisation faut l’oser celle-là !

      Si l’Islam s’impose au niveau mondial ce n’est pas une autre de mondialisme peut-être ? et ça ose porter le pseudo de liberta ! Comme si l’islamisme pouvait offrir quoi que ce soit ressemblant à la liberté ?
      Pour ma part je préfère encore la mondialisation telle qu’elle est décrite que les délires théocratiques, dogmatiques et totalitaires de l’Islam.

      Pas lu l’article encore mais ce premier commentaire m’a fait bondir.


    • le naif le naif 13 juillet 2010 11:13

      @ Joker

      Ce n’est pas l’Islam qui a promu le théorie du choc des civilisations mais l’Américain Samuel Huntington, Après la chute de l’URSS, il fallait impérativement un nouvel ennemi aux Etats Unis pour justifier leur présence militaire dans le monde (800 bases).

      C’est exactement ce qu’explique Pierre Hillard. Qui souligne également que l’Islam n’est pas monolithique et n’a pas forcement les mêmes intérêts à défendre.
      Si vous ne l’avez vu, je vous conseille vivement cette intervention de Pierre Hillard où il explique de façon assez magistrale le rapport des forces en présence. Ensuite on peut ne pas partager son analyse, mais encore faut-il savoir au préalable de quoi il parle exactement.

      Enfin Jocker, vous seriez iranien, vu l’encerclement et la concentration de forces hostiles autour de vous, ne feriez-vous pas tout pour vous doter d’armes suffisamment dissuasives pour faire pour face à une attaque ???


    • le-Joker le-Joker 13 juillet 2010 14:32

      Bonjour Le Naïf,

      Que Samuel Huntington ait écrit Le choc des Civilisations ne veut pas dire pour autant que ce choc n’existe pas, que je sache ce n’est pas lui qui l’a créé et le fait vivre, pour s’exercer le choc des civilisations a besoin des dites civilisations.
      Certains historiens ou penseurs philosophes pensent que le premier choc des civilisations est né avec la naissance de l’Islam dans le monde pour autant on ne les accuse pas de l’avoir créé.
      Je trouve très simpliste et réductrice cette vision du choc des civilisations, on croirait entendre Morice nous faire ses cours d’histoire.
      Que certain amplifie ce phénomène j’en suis tout à fait conscient, mais le choc des cultures, le choc des religions appelées vulgairement choc des civilisations existe bel et bien. Penser qu’il n’est que le fait de quelques-uns est une erreur à mon sens.


    • le-Joker le-Joker 13 juillet 2010 14:35

      Et pour répondre à votre question à laquelle je n’ai pas répondu, de quel « on » parlez-vous ? Le peuple Iranien ? Les Mollahs et autres religieux au pouvoir ? Les pantins au gouvernement ?
      Parce que voyez-vous je suis loin d’être convaincu que le peuple Iranien sa principale préoccupation soit l’armement smiley


    • birdy 13 juillet 2010 14:43

      « Ce n’est pas l’Islam qui a promu le théorie du choc des civilisations »


      Meuh non ! Moins d’un siècle après la mort de Mahomet les troupes musulmanes envahissaient la moitié du monde, mais c’est un détail de l’histoire !

      Pas un pays dans le monde qui ne soit la proie des terroristes mahométans, mais ce n’est pas un choc planétaire.

      Avec un raisonnement pareil, ce n’est pas Hitler qui a promu la seconde guerre mondiale mais les alliés !

    • le naif le naif 13 juillet 2010 15:04
      • Je trouve très simpliste et réductrice cette vision du choc des civilisations, on croirait entendre Morice nous faire ses cours d’histoire.

      • C’est réducteur en effet je vous l’accorde, cependant, sans cette théorie à la con, le monde aurait pu prendre une autre direction si un type avait écrit : « La coopération entre civilisation »

      • L’Amérique, débarrassée de la menace de L’URSS, on aurait pu espérer des relations apaisées, une réduction des budgets militaires.... mais le complexe militaro-industriel était bien trop puissant pour infléchir la politique extérieure américaine et sa volonté de domination, je dirais que dans une certaine mesure, ils ont crée leurs ennemis.

      • Que certain amplifie ce phénomène j’en suis tout à fait conscient, mais le choc des cultures, le choc des religions appelées vulgairement choc des civilisations existe bel et bien. Penser qu’il n’est que le fait de quelques-uns est une erreur à mon sens.

      Qu’il y ait des différences de civilisations, c’est un fait indéniable et c’est heureux, qu’on envisage ces différences sous la forme d’un choc plutôt que d’une complémentarité, c’est un choix politique et/ou économique.
      • Parce que voyez-vous je suis loin d’être convaincu que le peuple Iranien sa principale préoccupation soit l’armement

      • Je ne me permettrais pas de parler à la place des iraniens, mais comme dis le proverbe, si tu veux la paix, prépare la guerre

    • liberta 13 juillet 2010 10:45

      @le joker

      Calmez vous, je citais Pierre Hillard et en effet, sorti du contexte cette phrase peut être mal interprètée

      Il faut comprendre ce qu’elle oppose au Nouvel Ordre Mondial, et je ne prétends pas y adhérer pour autant

      Je vous invite à comprendre les intérêts que se disputent les 2 blocs - Le nouvel Ordre Mondial d’un côté et les nations islamistes de l’autre et vous comprendrez ce que je voulais dire

      Ce n’est en aucun cas une adhésion de ma part aux islamistes et intégristes en tout genre !!!


      • le-Joker le-Joker 13 juillet 2010 14:20

        Ok Liberta ainsi expliqué c’est plus clair merci.


      • psyl 13 juillet 2010 10:58

        Ce que l’auteur a je crois oublier de préciser c’est que les anglo-saxons cherchent avant tout à acaparer les ressources en uranium de l’Iran pour ensuite revendre la technologie et l’uranium enrichi mais a un prix bien plus élevé.
        Ce n’est pas une première pour ce pays qui, lors du départ des colons anglais avait souffert de la même stratégie. A l’époque aucun investissement pour l’extraction et surtout la transformation du pétrole n’avait été fait en Iran afin d’asservir les iraniens « donnez nous votre pétrole, nous vous le revendrons transformé 3 fois plus cher ».


        • armand armand 13 juillet 2010 11:18

          Article qui épouse à fond le point de vue de Téhéran, en faisant fie complètement de l’implication de l’Iran dans de nombreuses entreprises terroristes, ainsi que de ses déclarations au sujet d’Israël (non, l’auteur, pas de polémique, je lis le farsi et j’ai très bien compris ce qu’Ahmedinejad a voulu dire !!!)
          Sans parler de la nature fondamentalement perverse du régime iranien, dont de nombreux hiérarques attendent le venue de l’Imam caché, et qui peuvent être tenté par de l’aventurisme millénariste

          Ceci dit, la sagesse serait de s’en remettre à l’opposition iranienne pour balayer une fois pour toutes ce régime et de se garder d’intervenir.

          L’auteur semble vouloir ignorer les raisons idéologiques des revirements de la Turquie.
          Rien, mais rien ne garantit qu’un rapprochement avec l’Iran (et avec les organisations islamistes dures) sera bénéficiaire à la Turquie. Lisez la presse turque, celle qui n’est pas inféodée à l’AKP lance déjà des cris d’alarme. Même la Syrie trouve que son voisin en fait trop, et risque de perdre sa place de M. Bons-offices pour lui permettre de récupérer le Golan.

          Si l’auteur souhaitait mieux s’informer des raisons de cette politique, il n’aurait qu’à se rapporter aux thèses que développe, sans se cacher, M. Davutoglu, ministre des affaires étrangères de la Turquie.
          Il y verrait que Davutoglu épouse à fond le théorie de Huntington sur le « choc des civilisations ».
          Seulement il se place dans l’« autre » camp, estimant que la rapprochement kémaliste avec l’Occident constitue une « aliénation ».


          • katalizeur 13 juillet 2010 12:05

            enfin du armand a l’etat pur......a diluer abondament avant de l’ingurgiter.....peut nuire a la santé....
            ne pas laisser a la porté des petits nanfan.....


          • le naif le naif 13 juillet 2010 12:42

            @ armand

            Bonjour,

            Sans parler de la nature fondamentalement perverse du régime iranien, dont de nombreux hiérarques attendent le venue de l’Imam caché, et qui peuvent être tenté par de l’aventurisme millénariste

            Question fondamentalisme, je vous ferais remarquer que les chrétiens et les juifs ont les leurs et attendent également l’Armageddon au point qu’on peut se demander s’ils ne font pas tout pour le provoquer.....

            Ceci dit, la sagesse serait de s’en remettre à l’opposition iranienne pour balayer une fois pour toutes ce régime et de se garder d’intervenir.

            Totalement en accord avec vous sur ce point, une intervention aboutirai inévitablement à la III eme guerre mondiale, il n’y a plus qu’à espérer que les colombes l’emporteront sur les faucons

            Il y verrait que Davutoglu épouse à fond le théorie de Huntington sur le « choc des civilisations ».Seulement il se place dans l’« autre » camp, estimant que la rapprochement kémaliste avec l’Occident constitue une « aliénation ».

            Hélas dans la mesure où le pentagone à adopté cette doctrine stupide, elle oblige ses adversaires potentiels ou fantasmés à l’adopter également.... Reste à savoir quelle sera la position de la Russie qui est assez illisible en ce moment et également celle de la Chine, qui si elle n’intervenait pas militairement, pourrait asphyxier l’économie US.


          • anti-oligarchie anti-oligarchie 13 juillet 2010 13:04

            tout ce qui sort de la bouche d’armand est a gerber....


          • armand armand 13 juillet 2010 13:11

            anti-machin,

            Si tu comprends le farsi, je te répondrai « Khareto migam »

            Sinon, phoque-off, c.ck-sucker !


          • armand armand 13 juillet 2010 13:19

            Le Naîf,

            Certes... mais en Occiedent ce type de millénariste ne se trouve pas à la tête d’un Etat. Et n’a pas l’occasion d’imposer à sa population un régime ubuesque d’interdits et de brimades en tout genre. Et la primauté du religieux que le civil n’est pas inscrit dans nos constitutions.

            Quant à Davutoglu, ce qui cloche c’est qu’il n’offre aucune solution de rechange à la perte de l’alliance américaine, et même israëlienne (la Turquie va acheter ses armes à l’Iran, je suppose ?).
            Sans parler de l’aspect complètement abracadabrantesque d’un revirement aux antipodes des bases du kémalisme.
            Et tout ça pour gagner quoi ?
            Sous les dehors géostratégiques, Davutoglu ne fait que transposer une doctrine de foi, partagée par les durs de l’AKP.
            Et cela va de paire avec une transformation progressive de la société civile, notamment par l’instauration de la religion, uniquement perçue à travers ses formes extérieures, comme référence permanente.

            Pas surprenant quand on constate qu’Erdogan et Ahmedinejad se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Leur « power base » est la même - la petite bourgeoisie provinciale, conservatrice et observante.


          • katalizeur 13 juillet 2010 13:20

            @ naif

            excellentisime commentaire......

            «  » Reste à savoir quelle sera la position de la Russie qui est assez illisible«  »

            j’attends avec impatience l’intervention de vilistia, pour eclairere ma lanterne sur cette posture incomprehensible de la russie.......


          • le naif le naif 13 juillet 2010 14:13

            @ armand

            En Occiedent ce type de millénariste ne se trouve pas à la tête d’un Etat. Et n’a pas l’occasion d’imposer à sa population un régime ubuesque d’interdits et de brimades en tout genre. Et la primauté du religieux que le civil n’est pas inscrit dans nos constitutions.

            Avec Bush et sa bande de néo cons parlant de la guerre du bien contre le mal, de croisade etc.... je ne sais pas ce qu’il vous faut... Le patriot act c’est quoi ??? et sur les dollars, in God we trust, la société américaine est profondément religieuse. Bush n’est plus au pouvoir, certes mais la politique de l’administration Obama est-elle différente de celle de l’administration précédente ??? pas le moins du monde.....

            Quant à Davutoglu, ce qui cloche c’est qu’il n’offre aucune solution de rechange à la perte de l’alliance américaine, et même israëlienne (la Turquie va acheter ses armes à l’Iran, je suppose ?).

            Alors là c’est marrant, on agite sous le nez de la Turquie l’adhésion à l’UE depuis des lustres tout en remettant en cause régulièrement le processus, et on s’étonne qu’ils se détournent de l’occident qui au mieux n’a qu’un stapontin à leur offrir au pire sa crise économique. 

            La Turquie n’est pas un pays de seconde zone et vu sa position géostratégique, je suis sur qu’ils sauront trouver des alliés et des partenariats avec la Russie et la Chine entre autre.

            Sans parler de l’aspect complètement abracadabrantesque d’un revirement aux antipodes des bases du kémalisme. Pas plus délirant que le revirement aux antipodes du gaullisme chez nous.

            pour le reste je m’abstiendrais de commenter.n’étant pas au fait de la politique intérieure turque.


          • anti-oligarchie anti-oligarchie 13 juillet 2010 15:44

            Les convictions Oligarchique d’armand sont cernées....(depuis longtemps)


          • COVADONGA722 COVADONGA722 13 juillet 2010 11:56

            bonjour , armand le retour sur la place de la turquie serait a mon sens une bonne nouvelle
            n’etait son gvt actuel reste que celui ci garde deux épines au flancs qui tot ou tard s infecterons a mons avis ceux qui croient l armée mise au pas se leurre et le bordel irakien made in usa a donné une base geographique a l irrédentistisme kurdes on est bon pour une déflagration dans les deux ans « je joue les morice lol »


            • katalizeur 13 juillet 2010 12:01

              @ l’auteur

              bonjour et bonjour a tous......

              tres bon article qui resume bien la situation au jour d’aujourd’hui.....

              @ joker et @ liberta...

              oui il ne reste que l’islam pour resister au nouvel ordre mondial..... pour preuve le bras armé du mondialisme, l’otan est entrain de se faire evicérer en afghanistan....

              ps : c’est quoi l’islamisme ?


              • rastapopulo rastapopulo 13 juillet 2010 13:01

                et ce genre d’initiative qui puise ses racines dans la vraie histoire de l’économie ?

                http://www.solidariteetprogres.org/article6818.html

                Le pire c’est que je suis assez favorable à la religion mais nier 300 ans de combat avéré contre les anglosaxons (List, Hamilton, Lincoln, Bismark, Roosevelt, CNR, de Gaulle,...) ne va pas aider à s’en sortir. 


              • le-Joker le-Joker 13 juillet 2010 14:30

                Merci Kata mais remplacé le mondialisme par l’Islam je laisse cela aux pays Musulmans. Tu ne me vendras pas ta soupe en espérant me faire croire qu’il s’agit du dernier rempart contre le mondialisme.
                Quand je troque une idée contre une autre c’est pour en choisir une meilleure pas pour faire pire.


              • staybehind 13 juillet 2010 12:26

                @ armand
                tu sais lire ou quoi ?
                « Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de missiles et pouvons atteindre nos cibles tous azimuts, et peut-être même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air… Nous détenons la capacité d’entraîner le monde dans notre chute. Et je puis vous assurer que la chose arrivera avant que nous ne soyons défaits ». putain,tu le fait expres ou quoi ?,c’est un israelien qui nous menace clairement,et toi tu nous chantes ta haine de l’islam.....
                t’es vraiment trop con !!!


                • armand armand 13 juillet 2010 12:29

                  J’attends que l’auteur, qui n’intervient jamais dans les discussions, donne ses sources.

                  Pour plaire aux alter enragés de ce site, il en a tout autant contre les tenants du réchauffement climatique.


                • le naif le naif 13 juillet 2010 12:51

                  @ Armand

                  Voici la source 



                  11 mars 2010

                  Israël pointe des têtes nucléaires vers l’Europe

                  La septième chaine israélienne a diffusé un entretien exceptionnel avec le professeur Martin Van-Crevel, spécialiste mondial de référence des guerres de basse intensité. Le professeur émérite de l’Université hébraïque de Jérusalem y a développé publiquement les propos qu’il tient depuis une dizaine d’années dans les cénacles fermés des académies militaires israéliennes et états-uniennes.

                  Selon lui, la continuation sur une longue période de la guérilla palestinienne aboutira inévitablement à l’effondrement de l’Etat d’Israël. C’est pourquoi, à terme, Tel-Aviv n’a d’autre choix que de « transférer » les arabes Israéliens et les Palestiniens apatrides hors de frontières sûres (c’est-à-dire non seulement hors des frontières de 1948, mais aussi des territoires occupés depuis 1967 et idéalement de Cisjordanie et de la bande de Gaza). Dans la cas où les Européens s’opposeraient à une telle déportation, Tel-Aviv n’aura d’autre choix pour survivre que de détruire des capitales européennes sous le feu atomique, étant entendu que les Européens ne pourront pas riposter sans tuer leurs amis Palestiniens.

                  L’auteur de The Transformation of War [1] a insisté en soulignant que, d’ores et déjà, des têtes nucléaires israéliennes sont pointées vers Rome et d’autres capitales européennes pour rendre la menace crédible et le « transfert » des Palestiniens possible.

                  Le professeur Martin Van-Crevel aime à se référer à la devise du général Moshe Dayan, dont il est le biographe officiel : « Israël doit toujours apparaître comme un chien enragé, trop dangereux pour les autres »

                  ==

                  [1] Version française : La Transformation de la guerre (Editions du Rocher, 1998).

                  Qui est ce professeur Martin Van-Crevel, spécialiste mondial de référence des guerres de basse intensité. Le professeur émérite de l’Université hébraïque de Jérusalem ???


                • armand armand 13 juillet 2010 13:08

                  Primo :

                  Cet éminent professeur ne fait que refléter un point de vue, le sien, se projetant dans une situation qui relève de la science-fiction (déportation des Palestiniens, l’Europe qui s’y oppose, conflit entre l’Europe et Israël).
                  C’est SON point de vue, simple variante de la vielle histoire de Samson - si Israël était menacé d’anéantissement, il se débrouillerait pour faire crouler le plafond sur ses ennemis.
                  Son avis n’a pas plus d’autorité (ou de réalité concrète) que les avis que je donne, ici et là, sur AV.

                  Secundo :
                  Insinuer que cette opinion est celle, officielle, du gouvernement israëlien fait partie des malhonnêtetés coutumières de l’organe alter qu’est Voltairenet.
                  Mais l’auteur de l’article, apparemment, s’y reconnaît.

                  Alors du balai...


                • le naif le naif 13 juillet 2010 13:33

                  @ armand 

                  Cet éminent professeur ne fait que refléter un point de vue, le sien, se projetant dans une situation qui relève de la science-fiction (déportation des Palestiniens, l’Europe qui s’y oppose, conflit entre l’Europe et Israël).

                  Je vous ferai remarquer que l’éminent Aymeric Chauprade s’est fait viré chez nous pour moins que ça et à ma connaissance aucunes chancelleries occidentales ne se sont émus de ces déclarations proprement hallucinante.

                  Insinuer que cette opinion est celle, officielle, du gouvernement israëlien fait partie des malhonnêtetés coutumières de l’organe alter qu’est Voltairenet.

                  Voltaire n’insinue rien en l’occurrence, ils se bornent à retranscrire une information parue dans la presse israélienne. Ils ne disent pas non plus que c’est la position officielle du gouvernement Israélien, mais si ce gouvernement ne réagit pas aux déclarations délirantes de l’éminent professeur, que doit on en déduire ???

                  Mais l’auteur de l’article, apparemment, s’y reconnaît.

                  Je ne m’y reconnais pas, je me contente de vous fournir les sources que vous demandiez, je vous ferais également remarquer que l’important, n’est pas le messager, mais le message. Quand bien même cet info émanerai du Monde ou d’un autre média, vous la récuseriez de la même façon

                  Alors du balai... C’est facile en effet.


                • COVADONGA722 COVADONGA722 13 juillet 2010 13:51

                  désolé Armand c ’est vrai et c est enseigné dans tsahal « israel se vit seul » sur terre il n a des allié que temporaires les états unis ne le sont que par hasard la classe politique israelienne de 1947 a 1967 se serait accomodée d une alliance "type tittiste avec l union sovietique relisez les.C est une évidence qu’il ne connaitront pas une nouvelle shoah
                  ceux qui appelent de leurs voeux une disparittion d israel oublie qu’elle verra ipso facto une vitrification de la région.Pour le messianisme c est aussi en vogue en israel et infecte la classe politique .


                • armand armand 13 juillet 2010 13:53

                  Le naif,

                  Je parlais de l’auteur de l’article publié sur AV (et sur son site d’abord).

                  Tous les « think tanks » du monde échafaudent des scénarios, souvent des plus improbables. Vous seriez surpris de ce qui se dit à l’école de la Guerre à Paris. Je parie même que dans certains cas on envisage l’intervention des extraterrestres.

                  Je ne suis pas d’accord avec vous - dans la masse d’informations qui défilent sur tous les écrans, l’important c’est bien souvent la sélection qu’on en fait.
                  Dans le cas de voltairenet ce sont toutes les infos qui peuvent corroborer ses dires.

                  L’opinion en question serait inquiétante si elle avait le moindre rayonnement outre que par des supputations invérifiables.


                • le-Joker le-Joker 13 juillet 2010 14:37

                  Quand voltaire.net pointera les errements de tous les côtés des acteurs je leur accorderais du crédit. Pour le moment la photo de Meyssan avec Amhadinedjad me suffit pour comprendre avec qui il roule.


                • le naif le naif 13 juillet 2010 14:39

                  armand 

                  Je parlais de l’auteur de l’article publié sur AV (et sur son site d’abord).

                  Désolé, j’avais mal compris

                  Tous les « think tanks » du monde échafaudent des scénarios, souvent des plus improbables. Vous seriez surpris de ce qui se dit à l’école de la Guerre à Paris. Je parie même que dans certains cas on envisage l’intervention des extraterrestres.

                  Entièrement d’accord sur ce point, encore que le PNAC se déroule « gentiment » sous nos yeux et il est assez délirant  dans le genre

                  Je ne suis pas d’accord avec vous - dans la masse d’informations qui défilent sur tous les écrans, l’important c’est bien souvent la sélection qu’on en fait.
                  Dans le cas de voltairenet ce sont toutes les infos qui peuvent corroborer ses dires.

                  Que voltaire sélectionne ses infos, bien sur, mais il n’en reste pas moins que cette information existe, ils ne l’ont pas inventé et il y a bien des cinglés dans chaque camps.

                  L’opinion en question serait inquiétante si elle avait le moindre rayonnement outre que par des supputations invérifiables.

                  Le problème est justement de savoir quel rayonnement peu avoir ce genre d’opinion. Pour le côté invérifiable, au contraire je pense qu’il est aisé de le faire dans la mesure ou il ne s’agit pas d’un internaute lambda comme vous et moi mais d’un professeur d’université, hélas n’étant doué ni en anglais ni en hébreu, ce n’est pas moi qui pourrais approfondir cette question

                  Slts


                • armand armand 13 juillet 2010 23:00

                  Hello Hihan,

                  C’est ce que j’ai précisé - menacé d’une nouvelle Massada Israël sera tenté par le coup de Samson faisant crouler le temple sur les Philistins.
                  Mais je rappelle que la possession de l’arme atomique implique aussi ce risque ; Durant toute la guerre froide nous savions qu’en cas d’étincelle les deux blocs allaient s’autodétruire.

                  La théorie émise par le professeur en question n’est qu’une des opinions - et options - discutées à l’école de Guerre. Chez nous aussi on serait surpris du nombre de scénarios allant du plus probable au plus improbable.

                  Personnellement je ne crois pas plus à une expulsion des Palestiniens qu’à une expulsion de certaines populations en France !!!
                  S’il n’y a pas d’étincelle malencontreuse (après tout, on a été aussi irrationnel en 1914) je vois plutôt la proclamation enfin d’un état palestinien, et une coexistence de plus en plus facile entre les deux états qui auront toutes les raisons au monde de s’entendre.
                  Mais je suis plutôt d’un naturel optimiste.


                • Firenza 13 juillet 2010 23:31

                  @ armand


                • Firenza 16 juillet 2010 13:52

                   Elsevier n° 17 p. 52-53 du 27 avril 2002, repris le 21 septembre 2003 par le Guardian dans un article intitulé « The war game, a controversial view of the current crisis in the Middle East »

                  Voici la source de ces propos...


                • armand armand 13 juillet 2010 12:27

                  Kata hait tellement ce « nouvel ordre mondial » grâce auquel il est tranquillement installé chez les roumis, à vivre comme il l’entend, qu’il fait l’impasse des vraies victimes des talibans : les milliers de civils pakistanais « eviscérés » par les bombes humaines.

                  Mais bien sûr, pour toi quand les muzz tuent des muzz, c’est pas grave...

                  Au demeurant tes copains là-bas ne savent se battre qu’à distance, par IED interposés, ou en utilisant des kamikazes (contraire à toutes les traditions de la région). Ou en profitant des règles stupides que l’OTAN sest infligées, comme de laisser partir un sniper qui vient de te canarder dès lors qu’il pose son fusil.
                  Quand on en arrive aux vrais combats, ils se font laminer en quelques rafales.


                  • katalizeur 13 juillet 2010 12:44

                    mon cher armand , je crois que beaucoup de muslims , mais pas que les muslims ont pris la mesure du danger mondialiste...la riposte a mis du temps a se mettre en oeuvre, et maintenant il ne reste plus qu’a la laisser se derouler....

                    «  »"Quand on en arrive aux vrais combats, ils se font laminer en quelques rafales.«  »

                    je ne sais pas ce que c’est que ton « vrai » combat ? si c’est l’intensification, je me pose la question : qui doit le plus la craindre ? ceux qui se battent pour leur terre, ou ceux qui protegent le pavot..... ???????????????????


                  • rastapopulo rastapopulo 13 juillet 2010 13:07

                    Les taliban = soutien de la CIA et soutien des Saoud’s (donc le MI5 britanique)

                    A part c’est 2 énormes détails, tu aurais peut être raison.


                  • katalizeur 13 juillet 2010 13:43

                    «  »"Les taliban = soutien de la CIA et soutien des Saoud’s (donc le MI5 britanique)«  »« 

                    tu as raison mon ami....

                    mais les choses ne sont ni figer, ni eternelles.....ce qui fut vrai du temps de feu massoud, ne l’est plus avec le saint homme qu’est le MOLLAH OMAR.....mais je confirme que la cia et le mi- 16 sont bien sur en afghanistan avec pour porte drapeau une brele » karzaiiiii "

                    pour ne pas exciter armand , je ne te parle pas du hezbollah mis en selle par l’entité sioniste ou du hamas..........ils furent bien pris ceux qui croyaient prendre......

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès