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Accueil du site > Actualités > International > Corne de l’Afrique : CARE alerte sur la situation des femmes (...)

Corne de l’Afrique : CARE alerte sur la situation des femmes enceintes et allaitantes

La prévention de la malnutrition coûte bien moins cher que la multiplication des réponses d’urgence.

La situation des femmes enceintes et allaitantes dans la Corne de l’Afrique est particulièrement alarmante. Plus de 12 millions de personnes en Ethiopie, au Kenya, en Somalie et à Djibouti, dont environ 360 000 femmes enceintes, ont aujourd’hui besoin d’une aide humanitaire d’urgence. En Somalie, 1 femme sur 5 en âge de procréer souffre de malnutrition aigüe. Un fléau qui met la santé de la mère en danger pendant sa grossesse et qui peut avoir des conséquences irrémédiables sur celle de son enfant.

« Les deux premières années de la vie d’un enfant sont décisives pour son développement mental et physique futur. Nous devons agir, afin que tous les enfants aient accès à de la nourriture et à des soins pour éviter l’apparition de troubles physiques et mentaux permanents affectant leur corps et leur potentiel de croissance et de développement futur  » explique Barbara Jackson, directrice des Affaires Humanitaires de CARE.

La malnutrition est un phénomène chronique dans de nombreuses régions de la Corne de l’Afrique et les taux de malnutrition sévère et modérée sont aujourd’hui exacerbés par la sécheresse. Avant la crise actuelle, des études montraient qu’au Kenya et en Ethiopie, environ 35% et 47% respectivement des enfants de moins de 5 ans étaient chétifs en raison de la malnutrition chronique. «  Il s’agit d’une situation où il y a deux générations ou plus qui souffrent de malnutrition et qui sont piégées dans le cycle de la faim. La sécheresse actuelle aggrave fortement le phénomène, et si la communauté internationale ne met pas en place une réponse ferme, des milliers d’enfants n’auront pas été alimentés correctement et au bon moment dès leur plus jeune âge  », explique Barbara Jackson. Plus d’un tiers des décès d’enfants de moins de 5 ans peut être attribué à la sous-alimentation maternelle et infantile.

En Ethiopie, CARE distribue des aliments thérapeutiques dans les centres de santé gérés par le gouvernement pour stabiliser l’état des enfants sévèrement malnutris. Les femmes enceintes et allaitantes reçoivent également davantage de nourriture lors des distributions alimentaires de CARE. L’aide d’urgence ne doit pas être la seule solution pour rompre le cycle de la faim et éviter la malnutrition infantile et maternelle : des solutions à long terme doivent également être mises en œuvre. « La prévention de la malnutrition coûte bien moins cher que la multiplication des réponses d’urgence », indique Barbara Jackson. «  Lors de la crise alimentaire au Niger en 2005, une réponse immédiate de la communauté internationale pour prévenir la malnutrition des enfants aurait coûté 1 dollar par jour. En juillet 2005, sauver la vie d’un enfant malnutri coûtait 80 dollars ».

La nutrition adéquate des enfants passe par l’allaitement exclusif de 0 à 6 mois, puis par l’introduction d’une alimentation complémentaire appropriée à partir de 6 mois. On estime à environ 86 000 le nombre de femmes allaitantes dans la Corne de l’Afrique qui souffriront de malnutrition sévère en raison de la sécheresse actuelle. Ces femmes ont besoin de nourriture pour protéger et reconstruire leurs propres réserves en nutriments. En outre, les jeunes mamans pourront avoir besoin d’un soutien psychologique les aidant à prendre confiance en leur capacité à nourrir leurs enfants, ainsi que d’un espace privé réservé à l’allaitement, par exemple dans les camps de réfugiés. Une prise en charge par des personnes expérimentées pour les aider à pallier les difficultés éventuelles liées à l’allaitement pourra également être nécessaire. En allaitant, les mères donnent à leurs bébés et enfants en bas âge une alimentation à la fois plus sûre et plus nutritive que toute aide alimentaire. De plus, le lait maternel donne à l’enfant des agents importants le protégeant contre les maladies, ce qui est essentiel notamment dans les urgences.

Plus d'information : www.carefrance.org 


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6 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 août 2011 09:49
    Quand les ong humanitaires sont contraintes d’intervenir, c’est que les mesures de prévention qui auraient dû être prises ne l’ont pas été : trop souvent, par incompétence ! ! !


    • foufouille foufouille 25 août 2011 13:59

      vu les noms du CA ........ rotschild
      justement ceux qui ont cree cette situation


      • Ganesha Ganesha 25 août 2011 19:40

        Désolé pour vous, mais ce qui passionne les internautes, c’est l’affaire DSK !

        Et, ayant vu d’autres articles, quand ils réagissent sur la Corne de l’Afrique, ils expriment des opinions inspirées par le livre du pasteur anglican Thomas Malthus.

        Si les femmes de cette région sont en mauvais état nutritionnel, la première décision qu’elles et leur maris devraient prendre, c’est de ne pas entreprendre une nouvelle grossesse !

        De plus, nous sommes largement informés qu’en tant qu’ ONG américaine, vous ne pourrez pas intervenir sur place et que l’aide est détournée et volée dans des proportions gigantesques, bien au delà même de ce qui est habituel dans ce genre d’opérations.

        Cela fait maintenant quelques décennies que la famine et la guerre sont installées dans cette région, les armées occidentales sont intervenues au nom des Nations Unies, et cela c’est terminé en fiasco...

        Il y a donc ce qu’on appelle en anglais une « fatigue de la compassion », et les gens se disent : laissons agir la nature, et ces populations finiront un jour par comprendre par elles mêmes...


        • sonearlia sonearlia 25 août 2011 20:17

          "Désolé pour vous, mais ce qui passionne les internautes, c’est l’affaire DSK !"
          Parlez pour vous...


        • Esperanza Esperanza 26 août 2011 00:05

          Bonsoir à tous

          Je voudrais juste donner une piste pour les auteurs de cet article s’ils veulent récolter de l’aide :

          les plus grosses fortunes

          Carlos Slim Helu, Mexicain d’origine libanaise, 53,5 milliards de dollars
          Bill Gates, américain, 53 milliards de dollars
          Warren Buffett, américain, 47 milliards de dollars
          Mukesh Ambani, indien, 29 milliards de dollars
          Lakshmi Mittal, indien, 28,7 milliards de dollars
          Lawrence Ellison, américain, 28 milliards de dollars
          Bernard Arnault, 27,5 milliards de dollars
          Eike Batista, brésilien, 27 milliards de dollars
          Amancio Ortega, espagnol, 2milliards de dollars
          Karl Albrecht, allemand, 23,5milliards de dollars
          Ingvar Kamprad, suédois, 23 milliards de dollars
          Christy Walton, américaine, 22,5 milliards de dollars
          Stefan Person, suédois, 22,4 milliards de dollars
          Li Ka-Shing, chine, 21 milliards de dollars
          Jim Walton, américain, 20,7 milliards de dollars
          Alice Walton, 20,6 milliards de dollars
          Liliane Bettencourt, française, 20 milliards de dollars
          S. Robson Walton, 19,8 milliards de dollars
          Al Walid ben Talal Alsaud, soudien,19,4 milliards de dollars
          David Thomson, 19 milliards de dollars
          etc... etc...

          Même si elles concernent une minorité de personnes dans le monde, ces sommes illustrent le grand écart qui existe entre les revenus de la plupart des individus et ces immenses fortunes. Il est intéressant de noter les discours qui justifient ces richesses (le talent individuel, les responsabilités, le travail etc.). Mais aussi la façon dont les plus fortunés, soit se tiennent à l’écart des médias, soit mettent en avant leur générosité (notamment Bill Gates et Warren Buffet) par le biais de fondations ou d’actions caritatives, s’attirant ainsi un courant de sympathie, ce qui leur permet aussi de légitimer leur fortune. 

          Bref, La fortune annuelle de l’homme le plus riche du monde est 94 millions de fois supérieure au seuil de pauvreté mondial et représente 18 millions de fois la richesse médiane par adulte...


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