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Accueil du site > Actualités > International > Créativité dans la misère

Créativité dans la misère

Malgré cette misère à l’extrême qui règne en Haïti, la créativité semble surgir et donne un espoir non seulement au peuple haïtien mais à tout peuple croyant dignement dans la créativité même dans la souffrance. C’est dans une localité non loin de Port-au-Prince, la capitale de la république d’Haïti, première république noire du monde, plus précisément à Carrefour Feuilles que les déchets valent plus que de l’or. En effet dans un programme parrainé par quelques ONG, les habitants de cette zone transforment les fatras. Tous les jours des dizaines de jeunes amassent les fatras dans les rues en les acheminant au centre de traitement et de transformation pour la suite. Au cours de cette transformation le gaz est capté en biogaz, les déchets réduits en engrais pour les paysans, les papiers et objets minces en briquettes de charbons.

 Ce qui contribue grandement au grand combat contre la coupe des arbres. Monsieur Bill Clinton l’ex président des USA chargé de représentant du secrétaire général de l’ONU déclare :’’c’est un projet innovant pouvant attirer beaucoup d’investissements, aussi un exemple dans le grand combat pour la protection de l’environnement en créant des emploies’’. Actuellement ce projet participe dans un grand concours avec d’autres projets de pays du sud sur le www.theworldchallenge.co.uk


A un moment crucial dans le monde, où le problème de réchauffement climatique inquiète les dirigeants mondiaux. Haïti montre aux pays occidentaux que la misère peut être une source de motivation dans l’innovation. Avec le prix du baril de pétrole, dans quelques pays du sud le charbon reste encore l’énergie #1, mais avec ces charbons qui ne proviennent pas du bois, ça pourrait être une alternative, et un espoir pour une réduction de chômage avec un tel projet. Pour finir notons seulement qu’à côté d’Haïti il y a beaucoup d’autres projets intéressants, vous pouvez aller visiter sur le site mentionné plus haut.


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2 réactions à cet article    


  • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 16 octobre 2009 15:20

    Je veux vous remercier d’avoir transmis cette information qui ne fait pas le buzz sur le net, hélas. Chez nous, en France, j’en parle d’expérience, il devient difficile de faire ce que j’appelle personnellement de l’Art-récup.

    Il y a encore trois ans, j’allais à la déchetterie du village, où s’opère le tri sélectif des matériaux que les gens y amène (en dehors donc des poubelles quotidienne) : bois, plastique, carton, « incinérables », métaux, végétaux, huile de vidanges, piles, batteries, verre..).

    Ancien ébéniste mais ne pouvant plus exercer depuis longtemps pour cause de santé, j’y récupérais parfois des choses très intéressantes, en bon état, recyclable, « re-valorisable » . Ceci pour recréer, fabriquer une étagère, un petit meuble à temps perdu, au lieu de l’acheter (faute de moyen). J’y ai vu un potentiel de récupération vraiment très important pour les créatifs, pauvres ou non, d’ailleurs.

     Mais c’est devenu interdit de récupérer à la déchettereie, il y avait des abus. Ainsi tout part à l’incinérateur et vers un recyclage industriel « de masse ». Huit millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France, le potentiel de créativité est brimé aussi par « l’aseptisation » généralisée, chez nous.

    Des créatifs passent à côté de trésors qui pourraient constituer des objets commercialisables originaux et de qualité, y compris le fait de former des jeunes ou des moins jeunes à des techniques intéressante.

    Si le tri sélectif est une excellente chose, l’aseptisation technocratique, l’imprégnation dans tout les aspect du quotidien de l’administratif, nuit chez nous à la lutte contre la pauvreté. Là ou l’on permettrait pourtant une récupération, un tri avec une optique de réemplois de certains matériaux propres et ré-employables, on nuit à la possibilité d’exprimer, de révéler sa créativité, à coût quasiment nul.

    Vous démontrez. parfaitement que la misère devient une contrainte qui pousse à l’expression de sa créativité, à créer du lien social, à se revaloriser, (a se chauffer aussi) à condition que récupérer ne soit pas interdit.. 

    Nos déchettererie regorgent de millions de choses très intéressantes. Mais nos technocrates ont décidé que ça ne valait pas la peine de permettre au gens d’avoir les moyens de s’en sortir d’eux-même, bien qu’il n’ont toujours pas trouvé de solutions tangibles à proposer , en contre partie.

    C’est comme si on préférait endetter le peuple plutôt que de lui donner le moyen de faire des économies importantes, voire de gagner sa vie et de se sentir digne dans son besoin de se dépasser pour sortir de la difficulté. Lorsqu l’on vit avec le RSA, l’AAH, une retraite de misère, ou que l’on est travaileur pauvre, acheter des étagères à « Brico truc » ou "Casto-machin, peut être une cinécure, voire carrément rédhibitoire.

    C’est presque à croire que l’élite dirigeante aime se sentir riche, grâce à la pauvreté ?

    Se faire entendre à ce sujet ne semble pas chose aisée ?


    • ZOULOU 6 16 octobre 2009 23:20

      Tout ceci n’est malheureusement que trop exact : nous sommes dans le monde du « principe de précaution ». Si nos anciens avaient du l’appliquer comme nous le faisons, nous n’aurions sans doute pas le train, l’avion ni la découverte de l’Amérique !

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Auteur de l'article

jiley38


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