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Crise alimentaire mondiale : un problème d’offre plus que de demande !

Pour expliquer la famine qui gagne plusieurs régions du monde, la plupart des spécialistes interrogés avancent un problème d’explosion de la demande, sous-entendant qu’il va être de plus en plus difficile de nourrir la population mondiale. On pourrait en effet penser que la Terre ne permet pas de nourrir 6 milliards d’habitants et qu’avec une population en pleine explosion, les famines risquent de se multiplier. Ce n’est pourtant pas inéluctable puisque nous sommes bien plus confrontés à une insuffisance de l’offre qu’à un problème d’excès de demande !

Combien serons-nous sur Terre dans 50, 100, 200, 300 ans ?
Les démographes prévisionnistes tablent sur une population mondiale de 9 milliards en 2050. Combien serons-nous alors sur Terre en 2100, voire 2150 ? Toujours 9 milliards !
Car la croissance mondiale ne suit pas une fonction linéaire, mais plutôt une courbe qui se stabiliserait au-delà d’un certain seuil. En effet, tous les pays ont connu, connaissent ou connaîtront un phénomène de transition démographique qui se caractérise par une baisse du taux de natalité faisant suite à une baisse du taux de mortalité (voir schéma). Il est ainsi probable qu’à long terme l’ensemble des femmes aient environ deux enfants (comme c’est le cas aujourd’hui dans les pays développés), ce qui est tout juste suffisant pour assurer le renouvellement des générations.

  • La Terre peut-elle nourrir 6 milliards d’êtres humains (et demain 9 milliards) ?
    Savez-vous qu’aujourd’hui les 2/3 des récoltes mondiales sont issues d’une agriculture qui n’est même pas au niveau de celle qui était pratiquée en Europe au Moyen Âge (voir Agronome de la faim de René Dumont) ? La grande majorité des paysans mondiaux n’ont en effet pour seuls outils que leurs deux mains et quelques techniques rudimentaires. Ils n’utilisent pas de machines motorisées (tracteurs ou autres), aucun outil mécanique (ni charrue ni animaux pour les aider aux champs), sont confrontés à des problèmes d’irrigation et n’ont pas accès aux engrais.
  • Les famines : un problème d’insuffisance de l’offre
    Pourquoi est-il important de considérer la question des famines sous l’angle d’une insuffisance de l’offre et pas comme un excédent de demande ? Car, selon qu’on se place du côté de la demande ou de l’offre, on appelle à des politiques économiques différentes. D’un côté, on proposera des politiques de contrôle de la natalité dans les pays en développement et de décroissance dans les pays industrialisés, tandis que de l’autre on mettra en avant la nécessité de mesures volontaristes d’aide au développement. Car d’infimes gains de productivité dans les techniques agricoles pourraient permettre de résoudre bien des problèmes de sous-nutrition à travers le monde.


Reste à agir...

par Mehdi (son site) jeudi 24 avril 2008 - 21 réactions
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  • Par Kobayachi (xxx.xxx.xxx.128) 24 avril 2008 15:53
    Kobayachi

    Le problème est un peu plus complexe. Vous expliquer une des raisons de cette crise alimentaire.

    La raison la plus souvent mentionner par les media est l’augmentation du prix du pétrole. Les pays consommateurs n’étant pas toujours les pays producteurs, le coût du transport pèse beaucoup sur le prix final (comme a Tahiti qui importe 90% de sa nourriture et qui a le malheur d’être pauvre).

    Le second argument est économique, les pays producteurs devant cette flambée des prix, préfère freiner l’exportation. D’une part pour garantir la survie de leur propre population et d’autre part en espérant encore faire plus de profit dans une période ou le prix du blé peut augmenter de 25% en une seule journée.

    La production massive de biocarburant dans les pays développe est a mon avis moins importante que ce que l’on peut entendre dans les medias. Il s’agit principalement de production de mais (qui est un mauvais choix la encore). Cette production ne remplace pas les autres formes d’agriculture. Seule une augmentation du prix du mais en découle (révoltes au Mexique il y a 2 ans).

    Le dernier argument, peu commenter par la presse est l’éveille de l’empire chinois. La production agricole planétaire était en très fort excédent jusqu’a il y a peu près 10 ans. A cette époque la chine était encore un pays exportateur. Depuis 3 ans la chine et l’Inde sont devenues des pays importateur de nourriture. Cette monté des prix est dû en grande partie à la Chine qui consomme 3 fois plus de viande et de blé qu’il y a 10 ans. La balance alimentaire mondiale a basculée il ya 2-3 ans d’ou cette envolée des prix.

     

  • Par Martin sur AgoraVox (xxx.xxx.xxx.64) 24 avril 2008 18:55
    Martin sur AgoraVox

     

    Cet article a le mérite d’évoquer des questions qui deviennent de plus en plus préoccupantes.

     

     

    Il y a d’une part l’effet des spéculations sur le prix des denrées alimentaires ce qui rend les aliments inaccessibles aux pauvres, il y a d’autre part l’orientation des productions agricoles vers l’industrie non-alimentaire (agro-carburants ...) ou vers la production de la nourriture pour animaux d’élevage (car l’habitude injustifiée de manger quotidiennement la viande se propage sur la planète) ce qui réduit la part disponible pour la nourriture humaine. Il y a aussi le déséquilibre entre d’un coté le potentiel de production agricole en respectant les équilibres écologiques (utilisation de pesticides, utilisation d’eau, réduction de la biodiversité par la réduction des zones « sauvages » etc.) et de l’autre coté la masse croissante de populations.

     

     

    C’est un fait certain : il va être de plus en plus difficile de nourrir la population mondiale si des actions prioritaires ne sont pas entreprises pour faire baisser fortement la natalité dans certaines régions du globe.

     

     

    Les gains de productivité dans les techniques agricoles se traduisent partout dans le monde par l’accroissement des pollutions de types divers et par l’accroissement des déséquilibres écologiques du fait de l’accroissement des zones agraires, de la réduction des forêts, de l’exposition accrue à l’érosion des grandes surfaces cultivés industriellement.

     

     

    Autrement dit, contrairement à ce que conclut cet article, il faut des mesures volontaristes de contrôle de la natalité dans les pays où les populations prolifiques n’arrivent pas à subvenir à leur propres besoins alimentaires. Ces pays sont ceux où les structures économiques ne peuvent pas suivre l’explosion démographique et où les adolescents ont pour objectif principal de venir gagner en Europe de quoi nourrir leur famille nombreuse.

     

     

    Par exemple, le Niger a très peu de surface cultivable et très peu d’eau disponible pour l’agriculture, pourtant le Niger est le pays avec le taux de natalité le plus élevé au monde : plus de 7 enfants par femme. À ce taux-là la population double environ tous les 20 ou 25 ans. À l’évidence la priorité est dans la baisse de la natalité et pas dans la hausse de la productivité agricole.

     

     

    Un des points faibles de ce bref article est qu’il se base sur des estimation démographiques qui correspondent à une « moyenne » parmi les projections envisagées. Si on n’intervient pas avec des mesures volontaristes pour imposer la baisse de la natalité dans les pays qui n’arrivent pas de façon autonome à assurer la survie de leur population, alors ce scénario démographique « moyen » sera largement dépassé.

     

     

    La Division de la population de l’ONU a en effet publié ses prévisions les plus récentes concernant la progression de la population mondiale. La Division de la population envisage plusieurs scénarios. Les chiffres que présente l’auteur de cet article correspondent à un scénario « moyen » qui n’est pas une certitude.

     

     

    « Selon ce scénario moyen, le niveau de la fécondité mondiale se stabilisera autour de deux enfants par femme. Toutefois, la Division de la population rappelle que même de faibles variations dans le taux de fécondité peuvent avoir d’énormes conséquences sur le long terme. Même une faible variation de 0,25 enfant par femme par rapport à ce scénario moyen de 2,1 enfants par femme aboutirait à une prévision de la population mondiale pour 2033 de 2,3 milliards d’habitants (hypothèse basée, pour un taux de fécondité de 1,85 enfant par femme) à 36,4 milliards (hypothèse haute, pour un taux de fécondité de 2,35 enfants par femme). »

     

     

    Vous trouverez le texte du paragraphe précédent dans le Communiqué de presse de l’ONU, dont le sous-titre précise que la population mondiale pourrait éventuellement « atteindre 44 milliards vers 2100 » car ce n’est pas exclu.

     

     

     

     

    En fait tout dépend du taux de natalité moyen des femmes. Le taux de natalité qui permet de maintenir une population au même niveau, donc le taux de renouvellement stable, est de 2,1 enfants par femme. Dans certaines régions de la planète ce taux restera longtemps très supérieur à 2,1 enfants par femme. C’est une question d’évolution des mentalités. Ainsi les démographes se basent sur les données économiques et sociologiques (donc sur le contexte civilisationnel et culturel) pour estimer l’évolution des tendances démographiques. D’après ces études, les démographes prévoient généralement que l’évolution des mentalités en Afrique sera très lente et que le pic des populations en Afrique ne sera toujours pas atteint en 2100, date à laquelle les Africains seront selon les estimations moyennes entre 2,2 milliards et 3 milliards (ou entre 15 et 25 milliards dans les cas extrêmes, peu probables mais pas impossibles). Il ne faut pas oublier que les Africains étaient 130 millions en 1900, qu’ils étaient 780 millions en 2000 et qu’ils sont déjà 950 millions en 2008. Le taux de natalité moyen sur l’ensemble du continent africain est actuellement d’environ 5 enfants par femme.

     

     

    Encore un extrait du même Communiqué de presse de l’ONU :

     

    « Le rapport montre également que, dans l’hypothèse du scénario moyen, la part de l’Afrique dans la population mondiale doublerait d’ici à 2300, passant de 13% actuellement à 24%. Celle de l’Europe tomberait de 12% à 7%, et l’Inde, la Chine et les États-Unis resteraient les États les plus peuplés. » 

     

     

    À cela s’ajoute le fait qu’en Europe, la population d’origine européenne, dont le taux de natalité moyen sur l’ensemble du continent est d’environ 1,3 enfant par femme, est en voie de remplacement par des immigrés en provenance d’autres continents. Le remplacement est voulu et dans les faits encouragé par les politiques européens pour des raisons de politique économique en suivant les orientations mondialistes adoptées par les politiques au pouvoir. La projections démographique moyenne pour l’Europe, si rien n’est fait pour inverser les tendances actuelles, donne en 2100, un tiers d’habitants d’origine européenne et deux tiers d’origine non européenne (ces derniers seront notamment originaires d’Afrique).

     

     

     

    Le graphe «  évolution des populations en Europe et en Afrique  » est la synthèse de ces évolutions démographiques, d’une part constatées d’autre par prévues (si aucune action politique ne parvient à arrêter ces tendances) respectivement en Europe et en Afrique, en tenant compte des flux migratoires. Ce graphe est extrait de l’article «  Démographie et immigration : suicide collectif des Européens  » qui a été publié sur AgoraVox.

     

     

     

     

    Pour nous recentrer sur le sujet principal de l’article, les réserves alimentaires dont dispose la population, la solution écologique et de bon sens est la suivante : le nombre d’habitants d’une région de notre planète ne devrait pas dépasser la capacité des ces habitants à se prendre en charge de façon autonome, y compris sur la question de la production de nourriture.

     

     

    D’ailleurs il est anti-écologique de produire sur un continent la nourriture pour nourrir la population sur un autre continent. Les lieux de production agro-alimentaire doivent être proches des lieux de consommation.

     

     

    Encore une remarque : les écologistes estiment que les ressources renouvelables de la planète, en respectant les équilibres écologiques, permettraient d’offrir une vie confortable, du niveau que connaissent aujourd’hui les pays « occidentaux », à 2 milliards d’habitants.

     

     

    N’est-ce pas également un critère à prendre en compte ? N’est-on pas déjà largement en surpopulation ?

  • Par roOl (xxx.xxx.xxx.123) 24 avril 2008 17:08
    roOl

    - Production :

    De la nourriture pour 12 Milliard d’etres humains.

    - Population actuelle : 

    6 milliards

     

    Plus de 1 Milliard de personne en surpoid a l’heure ou j’ecris.

    Plus de 800 millions de personne sous alimentés dans le meme temps.

    Plus de 20 000 mortes de faim AUJOURD’HUI.

    Plus de 10 milliards depenser pour des produits de regime au USA cette année.

     

    Chercher l’erreur.

     

     

     

     

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