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Accueil du site > Actualités > International > Crise « asiatique » : 10 ans après, un bilan et des perspectives

Crise « asiatique » : 10 ans après, un bilan et des perspectives

Le 2 juillet 1997, les autorités thaïlandaises faisaient « décrocher » la monnaie nationale, le bath, du dollar américain. C’est de ce jour que les spécialistes économiques datent le début de ce qui est communément appelé la crise asiatique de 1997. Certes, cet événement est survenu dans un contexte de causes antérieures qui ont amené au krach : il a déclenché l’incendie qui couvait, mais n’en est pas à l’origine. 10 ans après, certains tirent un bilan et établissent des perspectives...

 

Le FMI, la crise de 1997 et un continent qui prend conscience de lui

Si la crise de 1997 a pu être, selon les responsables de la BDA - Banque de développement asiatique, une institution continentale basée à Manille (Philippines) - être surmontée assez vite, le mérite en reviendrait à une hausse des échanges régionaux au détriment du commerce avec les pays dits « industrialisés ».

La thèse est intéressante en cela qu’elle manifeste et souligne une prise de conscience « continentale », un processus dans lequel une forme d’hostilité aux instruments monétaires internationaux, notamment le FMI, se fait jour.

Et nul n’est dupe que, derrière cet « éloignement » que soulignent des critiques publiques parfois acerbes, c’est la politique globale américaine en Asie qui est visée.

Récemment, le 26 juin, la BDA avait annoncé très officiellement qu’elle portait les sommes allouées au développement des énergies propres renouvelables en Asie à la hauteur d’un milliard de dollars US. Tout de suite, des observateurs locaux ont vu dans cette décision une sorte de manifestation indirecte contre l’indifférence, voire l’absence de prise de conscience de l’administration américaine dans le dossier des causes non-naturelles du réchauffement climatique. D’autant que le communiqué stipulait clairement que « la BDA entendait jouer dorénavant un rôle catalyseur dans le développement des énergies propres » !

Le 27 juin, à Singapour, se tenait la « Rencontre asiatique sur la gouvernance d’entreprise ». Cette réunion était une conséquence d’un rapport de 2003 de l’OCDE - Organisation pour la coopération et le développement économique », rapport intitulé « Livre blanc sur la gouvernance d’entreprise en Asie ». L’AFP a couvert cette rencontre et en a fait une dépêche qui semble ne pas avoir eu un grand écho en France et en Europe... Et pourtant, elle semble présenter des informations importantes.

A l’époque, en 2003, les experts de l’OCDE indiquaient que les responsables économiques asiatiques devaient faire de grands progrès dans leur « gouvernance », notamment au niveau de l’amélioration et la clarification des lois et règlements, ainsi que de leur application concrète. La rencontre a conclu ses travaux par une déclaration qui indiquait, en résumé, que la gouvernnace des entreprises en Asie avait fait de considérables progrès dans le sens voulu par l’OCDE et qu’elles continueraient dans cette voie.

Mais, ce communiqué officiel très général est peu intéressant. Il ne reflète pas l’axe central des discussions initiées par le directeur de la BDA, M. Nga, axe qui visait à impulser l’utilisation par les Etats qui en disposent de leurs réserves monétaires internationales pour la réalisation de projets urgents et nécessaires d’infrastructure sur le continent. M. Nga a vigoureusement appelé à une réflexion des participants sur ces immenses fonds et leur usage envisageable. Il a rappelé quelques faits et chiffres utiles à connaître :

  • l’Asie dispose dorénavant de 62 % des réserves monétaires mondiales, soit plus de 3 000 milliards de dollars US ;

  • il a indiqué que l’Asie, afin de pouvoir poursuivre son développement, a besoin de 3 000 milliards de dollars US dans les dix ans à venir, afin de construire des infrastructures matérielles, telles que des routes et autoroutes, des ports, des aéroports, assurer son approvisionnement énergétique durable et renouvelable et sa consommation en eau potable. Les deux chiffres coïncident, ont noté les observateurs.

Et c’est à travers ces propositions que l’on en arrive à l’essentiel : sous l’impulsion de la BDA, les dirigeants politiques, les responsables d’entreprises et les experts réunis sont tombés d’accord pour soutenir le projet commun d’un Fonds monétaire asiatique, FMA, indépendant du FMI, considéré comme une nécessité face à ce que les participants qualifient d’impéritie du FMI en Asie de puis 1997 !

FMA contre FMI ou le crédit contre la dette

Cette proposition de FMA a été appuyée fermement par des personnalités qui, jusqu’ici, n’étaient pas connues pour leurs critiques impitoyables envers le FMI et son rôle négatif en Asie, notamment en 1997 et depuis.

L’ancien ministre sud-coréen du Commerce, M. Chung Duck-Koo, a ainsi déclaré : « Le FMI a échoué dans sa mission de mise en oeuvre de réformes précises tandis que les Etats-Unis n’étaient pas en position favorable pour réagir vite quand la crise a éclaté. Plutôt que d’attendre en vain l’action d’une force internationale de pompiers, la région a besoin d’une force de pompiers volontaires(...) Toute forme de complaisance (envers le FMI-NDLR) ne pourrait qu’amener à une nouvelle crise ».

La position de M. Chung fut renforcée par les déclarations de l’ex-ministre des Affaires économiques d’Indonésie, M. Dorodjatun Kuntjoro Jakti. Celui-ci énonce que : « Les conditions imposées à l’Indonésie par le FMI pour sortir de la crise ont généré des tensions durables dans la société et le monde politique de son pays, et qu’elles ont contribué à la chute du régime de Suharto, ce qui a entraîné des années d’instabilité politique ».

Et le coup de grâce contre les « experts » du FMI fut porté par l’ex-ministre des Finances des Philippines, M. Roberto de Ocampo, qui déclara : « Quand les nations asiatiques ont proposé la création d’un Fonds monétaire asiatique pour faire face à la crise de 1997, cette proposition fut rejetée immédiatement par les "hommes sages" du FMI ».

La conclusion essentielle que la presse et les médias asiatiques ont retenue de cette rencontre, puis des discussions, débats et articles marquant le 10e anniversaire de la crise de 1997, est celle-ci qu’une dépêche de presse résume bien : un Fonds monétaire asiatique est une nécessité après que le FMI ait manifesté son incapacité à réagir vite et bien à la crise de 1997 !

Un participant à la rencontre citée plus haut tire un bilan de l’(in)action du FMI et établit de facto des perspectives pour le futur FMA en affirmant : « Le FMI est un organisme de débiteurs, le FMA sera une organisation de créditeurs ».

On ne peut être plus clair !

Le projet de FMA et le rejet du FMI : une leçon de 1997

On ne connaît pas encore, à cette heure, quelles seront les décisions concrètes tant sur la création de ce FMA que sur l’usage des 3 000 milliards de dollars des réserves monétaires asiatiques. Mais on voit déjà que la crise de 1997 a donné, en 2007, naissance à un projet continental qui peut marquer de son empreinte l’économie mondiale.

Ce qui est aussi certain, c’est que ce débat intéresse donc, de ce fait, le monde entier de manière très directe.

Si les projets de M. Nga d’utiliser cette immense masse d’argent disponible, équivalant à 62 % des réserves mondiales, se concrétisait, cela signifierait l’ouverture du plus immense marché de construction d’infrastructures matérielles jamais imaginé.

Par ailleurs, cela placerait l’Asie au premier plan de l’actualité et de l’activité économiques mondiales, donc son FMA en première ligne, et ce au détriment du FMI.


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17 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 4 juillet 2007 12:52

    l’Asie dispose dorénavant de 62 % des réserves monétaires mondiales, soit plus de 3 000 milliards de dollars US ;

    pour ceux qui aiment les quotas , au moins ça devient proportionnel par rapport à la population asiatique !


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 juillet 2007 10:06

      Chiffres à l’appui, exemples éloquents, concision, voilà un article qui informe et bouscule les idées reçues. D’une grande rigueur qui évite les attaques mais qui remet en place les vraies perspectives. Merci monsieur Vassé.

      Pierre R.

      Montréal (Québec)


      • Phil 5 juillet 2007 10:47

        D’où vient cette idée que tous les états asiatiques pourraient mettre en commun tous leurs moyens et créer un FMA, si différent dans le principe du FMI ? Je n’ai pas compris quel serait son rôle par rapport à la DBA. Est-ce que ça passerait par l’adoption d’une monnaie unique ? Dans le même principe, opposez-vous la DBA à la banque mondiale ?

        Ces questions peuvent paraître tatillonnes, mais puisque l’article ne parle presque que d’institutions internationales, je pense qu’il faut être précis sur ces points.

        D’autre part, il me semble qu’on ne peut pas opposer ainsi crédit et débit : ce sont les 2 facettes d’un même mécanisme. Là où il y a créditeur, il y a débiteur et Monsieur Nag (correction pour Nga, Note Du Lecteur) aime les raccourcis dignes des démagogues de politiciens !

        Enfin, sur le chiffre de 3000 milliards de dollars nécessaires au développement de l’Asie : pouvez-vous donner des références, des liens pour savoir de quoi on parle ? Sur combien de temps ? Le « développement », c’est un peu comme le « changement » : des termes beaucoup trop génériques, qui peuvent couvrir vraiment tout et son contraire.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 juillet 2007 11:54

          Phil,

          Je vous remercie de votre commentaire qui fait suite à un article qui me semblait pourtant d’une clarté limpide.

          L’origine de l’idée, l’article vous la donne, je ne vais donc pas me répéter.

          La BDA-qui ne recueille que les fonds publics que les Etats donateurs qui y participent consentent à lui verser, entre 7 et 8 milliards de $ par an, n’est qu’une institution financière régionale avec des moyens limités.

          Ce qui est examiné et analysé par l’article est un accord de principe en vue de doter le continent d’un Fonds Monétaire Asiatique ou FMA qui pourrait, lui, recevoir et utiliser les réserves de changes monétaires des pays de la région afin de financer les besoins continentaux en infrastuctures matérielles dans le but de donner à l’Asie les bases de son expansion future dans le temps. Sans le FMI et sans compter sur les banques étrangères, avec leur taux d’intérêts.....

          L’article vous donne aussi toutes les sources sur les données chiffrées des réserves monétaires du continent -données collectées par la BDA auprès des Banques Centrales concernées.

          Vos autres questions sont bien légitimes, mais, pour y répondre de manière précise, il semblerait utle, pour le moins, d’attendre que le projet accepté voie réellement le jour. Sa mise en oeuvre apportera les réponses à vos interrogations car je ne suis pas devin pour prédire le futur.

          Je n’oppose pas la BDA à la Banque Mondiale, bien que les rancunes contre cette dernière existent bien en Asie. J’observe, sur la base des discours publics cités par les médias asiatiques et l’article, que le FMI, sa politique et ses experts y sont par contre nettement critiqués, voire rejetés. Et par des personnalités reconnues de premier plan !

          A ce sujet, ce que les participants cités évoquent en clair, c’est que leur continent peut devenir son propre fournisseur de crédits pour se développer alors que le FMI est un organisme qui étouffe les pays qu’il « suit » sous le poids de la dette et de ses intérêts, étranglant et paralysant leur développement possible. Un argument manifestement très entendu, qui porte dans l’opinion publique et pas seulement en Asie !

          Bien cordialement vôtre,


        • Phil 5 juillet 2007 12:41

          Philippe,

          Malgré mes efforts, je n’arrive pas à trouver de références sur le web à un accord pour constituer une organisation qui semble pourtant d’une importance capitale. J’ai pourtant cherché sur des sites de journaux chinois et indiens. Il y a bien des références au récent symposium organisé à Manille par l’ADB, où tous les observateurs se félicitent de la santé retrouvée des économies locales et de la « bonne gouvernance » des entreprises, mais rien sur un accord international de grande envergure pour créer ce FMA. J’ai beau relire votre article et je ne trouve pas ces références, désolé.

          Ma curiosité est peut-être un vilain défaut, mais aidez-moi donc à la satisfaire... ou alors, j’en arriverait à une autre conclusion...

          Cordialement, Philippe (aussi !)


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 juillet 2007 14:16

          Philippe,

          Si vous ne trouvez pas sur le Net les éléments sur l’ACCORD DE PRINCIPE, donc non encore formalisé à cette heure dans une structure déterminée, je vous invite à suivre le lien suivant pour votre information, en ligne sur le site du Taipei Times du 3 juillet 2007.

          http://www.taipeitimes.com/News/biz/archives/2007/07/03/2003367926

          De plus, je vous ai copié-collé l’article qui préparait le terrain, issu du Taipei Times du 26 juin 2007, page 10, rubrique : « World Business ».

          Vous le trouverez aussi en ligne sur le site du journal : www.taipeitimes.com/News, puis en cliquant sur l’édition du 26 juin 2007, puis en sélectionnant en haut à gauche le lien « World Business ».

          Espérant vous avoir apporté les sources officielles médiatiques demandées,

          Bien cordialement vôtre,

          ADB urges infrastructure investment `ABSOLUTELY CRITICAL’ : A senior Asian Development Bank official said Asia will need about US$3 trillion in physical infrastructure over the next 10 years to maintain growth

          AP, SINGAPORE Tuesday, Jun 26, 2007, Page 10

          Asia should use some of the US$3 trillion lying idle in foreign exchange coffers for sorely needed infrastructure projects that are crucial for the region’s development, a senior Asian Development Bank (ADB) official said yesterday.

          « Foreign exchange reserves have to be first of all used exactly as reserves — to protect your currency, » Rajat M. Nag told the Associated Press.

          « But beyond a level you have to make sure that those reserves are made best use of, » he said.

          The ADB has been talking to Asian governments about this issue, said Nag, the managing director general of the Manila-based development lending institution.

          The biggest reserves of about US$1.16 trillion are held by China. Japan has US$890 billion, Taiwan US$268 billion and India US$205 billion. Asian foreign exchange reserves account for 62 percent of the world’s reserves.

          Nag, who earlier attended a conference of the World Economic Forum on East Asia, said Asia will need about US$3 trillion in physical infrastructure — highways, power projects, drinking water projects, airports — over the next 10 years.

          Infrastructure investment remains low in most developing countries including India, which spends only about 4 percent of its gross domestic product on it compared to 9 percent in China.

          The ADB, which lends about US$7 billion to US$8 billion a year, cannot meet that shortfall in the demand where it is most needed — India, Vietnam, Indonesia and Pakistan.

          « You name it. Any of these countries that are growing, and growing very well, have a huge infrastructure deficit, » he said.

          Nag said foreign exchange reserves need not be used for « risky investments, but certainly in good solid infrastructure projects. »

          « It has to be done with due care and attention to the design of the project. But yes, one way for Asia to use its reserves more productively is in infrastructure in the region, » Nag said.

          Nag said infrastructure investments were « absolutely critical to continue the momentum of growth » in Asia, whose collective economy grew 8.3 percent last year — the highest in a decade.

          If this growth continues, only 2 percent of the region’s nearly 4 billion people would be living under US$1 a day compared with 18 percent now, Nag said.

          But if the development does not reach the poor people, the poverty rate would be 10 percent, Nag said.

          « Elimination of poverty in Asia is not preordained. There has to be growth and there has to be inclusive growth, » he said, adding that rising income disparity is the biggest challenge facing the region.

          « There are two faces of Asia. One which is growing very well and you see it in the glitzy towers in Singapore or Mumbai or Jakarta ; and the other Asia which is falling behind. Those two faces have to converge, » Nag said.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 juillet 2007 14:29

          Philippe,

          Si vous n’arrivez pas à trouver les éléments sur le Net concernant l’ACCORD DE PRINCIPE, non encore formalisé dans une structure officielle précise, je vous invite déjà à suivre ce lien où vous trouverez l’article di très sérieux et réputé « Taipei Times » en date du 3 juillet 2007 sur le sujet abordé.

          http://www.taipeitimes.com/News/biz/archives/2007/07/03/2003367926

          Pour comprendre la génèse du projet annoncé le 3 juillet, je me permets de vous adresser en copie-collé cet article du même « Taipei Times » en date du 26 juin 2007, page 10, rubrique « World Business » qui vous éclairera un peu plus et mieux sur le sujet.

          Espérant avoir apporté les sources que vous souhaitiez et qu’elles satisferont votre légitime curiosité,

          Bien cordialement vôtre,

          ADB urges infrastructure investment `ABSOLUTELY CRITICAL’ : A senior Asian Development Bank official said Asia will need about US$3 trillion in physical infrastructure over the next 10 years to maintain growth

          AP, SINGAPORE Tuesday, Jun 26, 2007, Page 10

          Asia should use some of the US$3 trillion lying idle in foreign exchange coffers for sorely needed infrastructure projects that are crucial for the region’s development, a senior Asian Development Bank (ADB) official said yesterday.

          « Foreign exchange reserves have to be first of all used exactly as reserves — to protect your currency, » Rajat M. Nag told the Associated Press.

          « But beyond a level you have to make sure that those reserves are made best use of, » he said.

          The ADB has been talking to Asian governments about this issue, said Nag, the managing director general of the Manila-based development lending institution.

          The biggest reserves of about US$1.16 trillion are held by China. Japan has US$890 billion, Taiwan US$268 billion and India US$205 billion. Asian foreign exchange reserves account for 62 percent of the world’s reserves.

          Nag, who earlier attended a conference of the World Economic Forum on East Asia, said Asia will need about US$3 trillion in physical infrastructure — highways, power projects, drinking water projects, airports — over the next 10 years.

          Infrastructure investment remains low in most developing countries including India, which spends only about 4 percent of its gross domestic product on it compared to 9 percent in China.

          The ADB, which lends about US$7 billion to US$8 billion a year, cannot meet that shortfall in the demand where it is most needed — India, Vietnam, Indonesia and Pakistan.

          « You name it. Any of these countries that are growing, and growing very well, have a huge infrastructure deficit, » he said.

          Nag said foreign exchange reserves need not be used for « risky investments, but certainly in good solid infrastructure projects. »

          « It has to be done with due care and attention to the design of the project. But yes, one way for Asia to use its reserves more productively is in infrastructure in the region, » Nag said.

          Nag said infrastructure investments were « absolutely critical to continue the momentum of growth » in Asia, whose collective economy grew 8.3 percent last year — the highest in a decade.

          If this growth continues, only 2 percent of the region’s nearly 4 billion people would be living under US$1 a day compared with 18 percent now, Nag said.

          But if the development does not reach the poor people, the poverty rate would be 10 percent, Nag said.

          « Elimination of poverty in Asia is not preordained. There has to be growth and there has to be inclusive growth, » he said, adding that rising income disparity is the biggest challenge facing the region.

          « There are two faces of Asia. One which is growing very well and you see it in the glitzy towers in Singapore or Mumbai or Jakarta ; and the other Asia which is falling behind. Those two faces have to converge, » Nag said.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 juillet 2007 15:31

          Philippe,

          Si vous n’arrivez pas à trouver les éléments sur le Net concernant l’ACCORD DE PRINCIPE, non encore formalisé dans une structure officielle précise, je vous invite déjà à suivre ce lien où vous trouverez l’article di très sérieux et réputé « Taipei Times » en date du 3 juillet 2007 sur le sujet abordé.

          http://www.taipeitimes.com/News/biz/archives/2007/07/03/2003367926

          Pour comprendre la génèse du projet annoncé le 3 juillet, je me permets de vous adresser en copie-collé cet article du même « Taipei Times » en date du 26 juin 2007, page 10, rubrique « World Business » qui vous éclairera un peu plus et mieux sur le sujet.

          Espérant avoir apporté les sources que vous souhaitiez et qu’elles satisferont votre légitime curiosité,

          Bien cordialement vôtre,

          ADB urges infrastructure investment `ABSOLUTELY CRITICAL’ : A senior Asian Development Bank official said Asia will need about US$3 trillion in physical infrastructure over the next 10 years to maintain growth

          AP, SINGAPORE Tuesday, Jun 26, 2007, Page 10

          Asia should use some of the US$3 trillion lying idle in foreign exchange coffers for sorely needed infrastructure projects that are crucial for the region’s development, a senior Asian Development Bank (ADB) official said yesterday.

          « Foreign exchange reserves have to be first of all used exactly as reserves — to protect your currency, » Rajat M. Nag told the Associated Press.

          « But beyond a level you have to make sure that those reserves are made best use of, » he said.

          The ADB has been talking to Asian governments about this issue, said Nag, the managing director general of the Manila-based development lending institution.

          The biggest reserves of about US$1.16 trillion are held by China. Japan has US$890 billion, Taiwan US$268 billion and India US$205 billion. Asian foreign exchange reserves account for 62 percent of the world’s reserves.

          Nag, who earlier attended a conference of the World Economic Forum on East Asia, said Asia will need about US$3 trillion in physical infrastructure — highways, power projects, drinking water projects, airports — over the next 10 years.

          Infrastructure investment remains low in most developing countries including India, which spends only about 4 percent of its gross domestic product on it compared to 9 percent in China.

          The ADB, which lends about US$7 billion to US$8 billion a year, cannot meet that shortfall in the demand where it is most needed — India, Vietnam, Indonesia and Pakistan.

          « You name it. Any of these countries that are growing, and growing very well, have a huge infrastructure deficit, » he said.

          Nag said foreign exchange reserves need not be used for « risky investments, but certainly in good solid infrastructure projects. »

          « It has to be done with due care and attention to the design of the project. But yes, one way for Asia to use its reserves more productively is in infrastructure in the region, » Nag said.

          Nag said infrastructure investments were « absolutely critical to continue the momentum of growth » in Asia, whose collective economy grew 8.3 percent last year — the highest in a decade.

          If this growth continues, only 2 percent of the region’s nearly 4 billion people would be living under US$1 a day compared with 18 percent now, Nag said.

          But if the development does not reach the poor people, the poverty rate would be 10 percent, Nag said.

          « Elimination of poverty in Asia is not preordained. There has to be growth and there has to be inclusive growth, » he said, adding that rising income disparity is the biggest challenge facing the region.

          « There are two faces of Asia. One which is growing very well and you see it in the glitzy towers in Singapore or Mumbai or Jakarta ; and the other Asia which is falling behind. Those two faces have to converge, » Nag said.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 juillet 2007 15:33

          Philippe,

          Si vous n’arrivez pas à trouver les éléments sur le Net concernant l’ACCORD DE PRINCIPE, non encore formalisé dans une structure officielle précise, je vous invite déjà à suivre ce lien où vous trouverez l’article di très sérieux et réputé « Taipei Times » en date du 3 juillet 2007 sur le sujet abordé.

          http://www.taipeitimes.com/News/biz/archives/2007/07/03/2003367926

          Pour comprendre la génèse du projet annoncé le 3 juillet, je me permets de vous adresser en copie-collé cet article du même « Taipei Times » en date du 26 juin 2007, page 10, rubrique « World Business » qui vous éclairera un peu plus et mieux sur le sujet.

          Espérant avoir apporté les sources que vous souhaitiez et qu’elles satisferont votre légitime curiosité,

          Bien cordialement vôtre,

          ADB urges infrastructure investment `ABSOLUTELY CRITICAL’ : A senior Asian Development Bank official said Asia will need about US$3 trillion in physical infrastructure over the next 10 years to maintain growth

          AP, SINGAPORE Tuesday, Jun 26, 2007, Page 10

          Asia should use some of the US$3 trillion lying idle in foreign exchange coffers for sorely needed infrastructure projects that are crucial for the region’s development, a senior Asian Development Bank (ADB) official said yesterday.

          « Foreign exchange reserves have to be first of all used exactly as reserves — to protect your currency, » Rajat M. Nag told the Associated Press.

          « But beyond a level you have to make sure that those reserves are made best use of, » he said.

          The ADB has been talking to Asian governments about this issue, said Nag, the managing director general of the Manila-based development lending institution.

          The biggest reserves of about US$1.16 trillion are held by China. Japan has US$890 billion, Taiwan US$268 billion and India US$205 billion. Asian foreign exchange reserves account for 62 percent of the world’s reserves.

          Nag, who earlier attended a conference of the World Economic Forum on East Asia, said Asia will need about US$3 trillion in physical infrastructure — highways, power projects, drinking water projects, airports — over the next 10 years.

          Infrastructure investment remains low in most developing countries including India, which spends only about 4 percent of its gross domestic product on it compared to 9 percent in China.

          The ADB, which lends about US$7 billion to US$8 billion a year, cannot meet that shortfall in the demand where it is most needed — India, Vietnam, Indonesia and Pakistan.

          « You name it. Any of these countries that are growing, and growing very well, have a huge infrastructure deficit, » he said.

          Nag said foreign exchange reserves need not be used for « risky investments, but certainly in good solid infrastructure projects. »

          « It has to be done with due care and attention to the design of the project. But yes, one way for Asia to use its reserves more productively is in infrastructure in the region, » Nag said.

          Nag said infrastructure investments were « absolutely critical to continue the momentum of growth » in Asia, whose collective economy grew 8.3 percent last year — the highest in a decade.

          If this growth continues, only 2 percent of the region’s nearly 4 billion people would be living under US$1 a day compared with 18 percent now, Nag said.

          But if the development does not reach the poor people, the poverty rate would be 10 percent, Nag said.

          « Elimination of poverty in Asia is not preordained. There has to be growth and there has to be inclusive growth, » he said, adding that rising income disparity is the biggest challenge facing the region.

          « There are two faces of Asia. One which is growing very well and you see it in the glitzy towers in Singapore or Mumbai or Jakarta ; and the other Asia which is falling behind. Those two faces have to converge, » Nag said.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 juillet 2007 15:45

          Philippe,

          Au cas où voue ne pourriez pas trouver la page via le Net, la voic en version intégrale anglaise,

          Bien cordialement vôtre,

          Asia will need its own monetary fund : officials

          FUTURE SHOCKS : An Asian Development Bank forum was told an Asian Monetary Fund is required given the IMF was unable to cope during the 1997 financial crisis

          AFP, MANILA Tuesday, Jul 03, 2007, Page 11 « Instead of waiting for a fire department across the world to act, the region needs a voluntary community fire brigade. »

          Chung Duck-koo, former South Korean minister of commerce

          Asia may need to establish its own monetary fund if it is to cope with future financial shocks similar to that which rocked the region 10 years ago, a regional forum in Manila was told yesterday.

          An Asian Monetary Fund may be essential as the IMF was unable to adequately cope with the Asian crisis when it started in July, 1997, the forum hosted by the Asian Development Bank was told.

          « The IMF failed to make precise reforms [while] the US was ill-positioned to take swift action » when the crisis broke, said Chung Duck-koo, a former South Korean commerce minister.

          « Instead of waiting for a fire department across the world to act, the region needs a voluntary community fire brigade, » he said, warning that « a sense of complacency may bring about another crisis. »

          Chung said the 1997 crisis, first triggered by a rapid withdrawal of foreign funds from Thailand, had been the worst crisis faced by his country since the Korean War.

          Dorodjatun Kuntjoro Jakti, former minister of economic affairs in Indonesia, said the conditions imposed by the IMF to get Indonesia out of the crisis « created continuous tensions within the body politic of Indonesia, » contributing to the collapse of the Suharto regime and leading to years of political turmoil.

          Former Philippine finance secretary Roberto de Ocampo said that when Asian nations first proposed an Asian Monetary Fund to deal with the crisis, this was immediately shot down by « the wise men » from other countries.

          He said « the Asian financial crisis ended sooner than everyone expected, » and linked this to increased inter-Asian trade that many countries resorted to, after the crisis broke out.

          « The time has come for Asia to figure out, in their own way, what to do with their financial resources, » de Ocampo said.

          « Further Asian financial integration is the best antidote for Asian future financial crises. »

          He said Asia had a huge surplus of savings invested mostly in US dollar-denominated instruments.

          The IMF was « a debtors monetary organization [and] we need a creditors’ monetary organization, » he said. This story has been viewed 283 times.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 juillet 2007 15:37

          Phil,

          Le lien complet sur l’article du 3 juillet a sauté de l’envoi au site. je le remets ici pour votre information :

          http://www.taipeitimes.com/News/biz/archives/2007/07/03/2003367926

          Bien cordialement vôtre,


          • Phil 5 juillet 2007 16:34

            Merci beaucoup pour ces articles, sans doute je n’avais pas poussé mes recherches assez loin, mais lisez ce courriel jusqu’au bout, vous serez sans doute étonné.

            Ne vous ne méprenez pas, je pense que nous sommes d’accord sur le rôle néfaste du FMI par exemple, ou le fait que les états asiatiques entassent des montagnes de dollars (c’est un fait non contestable), ou encore que le principe d’une coopération régionale est une excellente chose, mais ce ne sont pas du tout les objets de mes remarques postées sur Agoravox.

            Il m’apparaît maintenant clairement qu’il s’agit d’un problème de sources, de communication et d’interprétation : « Asia will need its own monetary fund : officials » ne veut certainement pas dire qu’un quelconque début d’accord de principe ou autre a été engagé.

            Deuxième point, l’article le dit clairement : un FMA servirait à protéger les monnaies locales de crises monétaires futures. Nulle part la dépêche de l’AFP ne cite des questions de développement.

            Des anciens ministres (les « officials » de l’article qui en cite 3) ont fait des déclarations dans un symposium (genre de manifestation qui n’a rien d’officiel) à Manille, certes. Mais ils n’ont aucun pouvoir de décision, ils étaient même (comme M. de Ocampo) à la tête des ministères des économies respectifs pendant la crise, et donc je me permet donc d’exercer mon esprit critique sur leur neutralité : expliquer que la crise de 1997 était le seul fait du FMI, et donc des américains, c’est certainement très pratique pour eux.

            Quant aux propos de M. Nag, je reprends l’article de l’AP que vous m’avez envoyé : « Foreign exchange reserves have to be first of all used exactly as reserves — to protect your currency, » Rajat M. Nag told the Associated Press. Il donc dit clairement que ces fonds servent avant tout à protéger les états des éventuelles futures crises monétaires, pas pour du développement. Le développement, c’est le rôle de l’ADB (qui se plaint à juste titre de ne pas avoir assez de moyens !), pas d’un fonds monétaire.

            Et puis, il y a cette phrase citée par AP, visiblement tirée de son contexte, et qui prête à confusion : « It has to be done with due care and attention to the design of the project. But yes, one way for Asia to use its reserves more productively is in infrastructure in the region, » Nag said. Investir dans des infrastructures plutôt que dans des placements à risques, honnêtement que pouvait-il dire d’autre ?

            J’ai trouvé la dépêche originale de l’AFP, agence de presse bien française, sur un site bien français : http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/News/index.php?newsID=163834&PHPSESSID=c44eb42b17a71f63101e70154b5cb836

            En fin de dépêche, il y a cette phrase du ministre thaïlandais des Finances, qui « bizarrement » n’apparaît pas dans la traduction donnée dans le Taipei Times :

            Comme quoi ce n’est pas pour vous embêter que je cherche la petite bête. Je pense que les lecteurs d’Agoravox méritent certaines précisions, non ?


            • Phil 5 juillet 2007 17:21

              Voici donc cette phrase du ministre des finances Thaïlandais repris dans la dépêche de l’AFP, qui n’apparaît malheureusement pas dans ma réponse :

              Un « Fonds monétaire asiatique » ne devrait cependant pas être « trop indépendant du FMI », a-t-il averti. « Nous devrions avoir une certaine division du travail entre le fonds asiatique et le FMI ».


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 juillet 2007 01:31

              Philippe,

              Je salue votre travail de recherche sur les sources et les comparaisons entre dépêches et articles, voire les différences d’appréciations entre certaines personnalités qui ont participé à l’accord de principe que l’article évoque.

              Comme je vous avais joint dans mon commentaire de réponse l’article qui faisait état du résultat, allant dans le même sens, des discussions tenues lors du Forum Economique Mondial pour l’Asie de l’Est (article en date du 26 juin 2007), je pensais que vous aviez établi naturellement la corrélation et la continuité entre les deux séries de décisions de principe et les acteurs sur ce sujet.

              Ceci dit, ce que vous dites sur les sources et les interprétations est d’un immense intérêt et j’y porte aussi une grande attention.

              J’avais bien aussi noté la dépêche de l’AFP, mais tout en citant cette source d’information « française » dans mon article, j’ai préféré suivre en priorité les articles de presse et les éléments données par les médias asiatiques plutôt qu’européens, au motif que leurs données étaient plus complètes et détaillées sur le projet en cours et ses possibles développements.

              De plus, pour ne rien vous cacher et ce qui favorise ausi des recoupements plus aisés, j’ai quelques « contacts » personnels développés avec des personnalités du monde politique, économique et financier asiatique, comme on dit en termes « journalistiques ». Ces « contacts » me permettent un accès sur plusieurs « étages » à l’information de première main, surtout celles relatives aux négociations en cours sur le dossier abordé.

              Je reviendrai sur le sujet quand l’idée aura commencé à vivre dans la réalité, comme il est fort probable, selon les avis autorisés, que ce soit le cas bientôt.

              S’il est indéniable que les autorités thaïlandaises soient, pour des raisons très « intérieures » ( crise politique, affaires de corruption massive, menaces séparatistes de la minorité musulmane, etc...)plus sensibles (réceptives ?) aux liens préservés avec Washington et le FMI, il n’en demeure pas moins que l’idée de FMA est lancée et qu’elle poursuit son chemin.

              Les contacts à ce sujet entre les dirigeants de la BDA et les ministres concernés se poursuivent sur ce point.

              En tout état de cause, je trouve votre travail de recherche fécond, vos analyses utiles et sérieuses, car tout cela concourt à montrer qu’AGORAVOX est un médium sérieux, attentif aux sources et précis dans l’information, tout en laissant sa place légitime et nécessaire au libre débat et aux analyses diverses.

              Bien cordialement vôtre,


            • Jean-Philippe Immarigeon Jean-Philippe Immarigeon 8 juillet 2007 18:42

              Le 2 juillet 1997, Bangkok faisait décrocher sa monnaie, et c’était la crise.

              Voilà la doxa depuis 10 ans.

              Le 1er juillet 1997, un régime communiste et totalitaire, régnant sur un milliard et quelques d’esclaves, mettait la main sur la place financière de Hong Kong, plaque tournante de tous marchés du sud-est asiatique.

              Mais ça, ça n’a strictement rien à voir avec le fait que dès le lendemain, une ènième manipulation du bath ne parvenait pas à être amortie comme l’avaient été les autres.

              C’est beau, le catéchisme libéral et son admiration pour les usines-goulag chinoises, ce nouveau modèle de modernité conquérante.


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 10 juillet 2007 16:44

                Jean-Philippe,

                Je lis votre commentaire fort « instructif » au moins sur le plan historique.

                Je ne savais pas qu’il y avait une « doxa » dans le récit des événements qui ont mené à la crise « asiatique » du 2 juillet 1997. J’avais plus pensé à des faits avérés et à des analyses détaillées....

                Mais, comme vous voulez établir un parallèle entre deux faits indépendants l’un de l’autre, sans causalité aucune, je vous rappelle que le bath thaïlandais n’a pas été victime le 2 juillet 1997 et dans les jours qui suivirent d’une attaque spéculative imaginaire, que vous croyez de plus venir de Pékin via Hong-Kong, mais que c’est l’annonce de la rupture de lien entre le bath et le dollar américain qui a précipité une crise qui était latente et dont les origines sont plus profondes et sérieuses qu’un « complot pékinois » que certains ont inventé par la suite, dans une logique de « thèses conspirationnistes ».

                Je dis cela avec d’autant plus de sérénité que les faits sont admis et reconnus par tous les économistes et analystes, de toutes opinions politiques.

                Bien cordialement vôtre,


              • JbfromUAE JbfromUAE 20 août 2007 19:34

                cela fait bien longtemps que je suis venu ici expliquer la dangerosité des produits dérivés dont la SG est le champion

                Censuré toujours un coup trop long un coup trop court :

                J’ai juste envoyé cela :

                OUI UNE ANCIENNE HISTOIRE DE 29 Une histoire courte : Il devrait être expliqué ici que les sub primes cachent en fait la mauvaise utilisation des produits dérivés ...

                Denis ROBERT s’était engagé à vulgariser les risques de l’économie virtuelle et des outils de CLEARSTREAM

                Lui vend sa prose ici, sans dire un mot des causes qui feront perdre les économies de tant de courageux spoliés par les rois du fric virtuel !!!

                Circulez y a rien à dire ici où on éclaire ailleurs alors que les soldats mugissent dans vos comptes !

                La nouvelle campagne !

                A mener vite !

                Joël qui ira le dire ailleurs

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