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Accueil du site > Actualités > International > Crise géorgienne : fin de l’illusion américaniste

Crise géorgienne : fin de l’illusion américaniste

La crise ouverte par le président géorgien, Saakachvili, et son déroulement qui voit Moscou marquer ses premiers points territoriaux depuis la chute du Mur de Berlin, constitue un tournant. Elle est le premier signe visible de l’effondrement du « Mur Dollar  », celui derrière lequel s’est protégé la puissance des Etats-Unis depuis 1945 ; un Mur dont le périmètre s’était considérablement élargi depuis la chute du « Mur de Berlin » (celui qui protégeait l’ex-URSS).

En effet, la désormais évidente faute politique commise par le président Saakachvili, qui, loin de lui assurer le contrôle de la région dissidente d’Ossétie du Sud, conduit dorénavant la Géorgie au démembrement comme ce fut le cas de la Serbie avec le Kosovo, n’est pas de son seul fait. Elle est le premier résultat tangible d’un processus entamé dès la fin des années 1990 et accéléré au cours de la décennie actuelle dont les maîtres d’œuvre ont été les parrains de Saakachvili, à savoir les Etats-Unis, Israël (qui entraîne l’armée géorgienne), le Royaume-Uni et dans une moindre mesure l’UE. Ce processus pourrait être qualifié de plusieurs manières : arrogance, myopie, autopersuasion, bêtise... Ce qui est certain, c’est qu’il a conduit des politiciens comme Saakachvili et ses petits frères d’Ukraine, et d’autres régions de l’ex-URSS, à croire que le vent de l’Histoire (avec un grand H) soufflait dorénavant dans leur direction, qu’il suffisait de prendre ses désirs pour des réalités, qu’on pouvait faire fi de la géographie et de l’histoire, que le pouvoir corrupteur du dollar déversé en quantité suffisait à transformer la réalité... ; et ce qui est tout aussi certain c’est que la réaction actuelle de Moscou et l’impuissance évidente de Washington, Tel Aviv, Londres ou Bruxelles à faire quoi que ce soit de significatif vient de mettre un terme brutal à toutes ses convictions illusoires, rabâchées à longueur de conférences et séminaires transatlantiques ou euroasiatiques.

Loin d’être un brillant politique, Saakachvili n’est qu’un autocrate de seconde zone, construit par Washington et Tel Aviv, qui a cru que son destin était une route toute tracée par ses alliés américains, israéliens et britanniques, encouragé par des technocrates de Bruxelles et des politiciens du même acabit de Pologne, d’Ukraine ou des pays baltes. Son erreur principale est d’avoir accordé foi à leurs illusions d’un « Caucase à vocation européenne » (intégration à l’UE), d’une Géorgie à vocation nord-atlantique (intégration à l’Otan)... alors que les seuls intérêts étaient pétroliers... et la seule force de ses alliés, la faiblesse de la Russie et la pluie de dollars sur la région.

A Washington, à Bruxelles, à Londres... j’ai croisé un grand nombre de Saakachvili... trentenaires ou quadra formés à l’américaine, loups aux dents longues attirés par la politique pour y faire carrière, prêts à « faire l’Histoire » à condition que cette dernière soit malléable et docile. Ignorant les mises en garde de nombreux Européens continentaux comme quoi leurs rêves étaient déconnectés de toute réalité, ils préféraient s’appuyer sur les promesses des Américanistes, ces architectes du mythe de l’Occident irrésistible et de l’UE en expansion infinie.

Mais la crise géorgienne dépasse largement le cadre du Caucase et du destin des marionnettes washingtoniennes locales. En effet, la réaction de Moscou confirme que la Russie est de retour en tant qu’acteur géopolitique sur toutes ses frontières. Cette crise est en effet la première depuis 1989 où elle met en échec un pion « occidental », qui est en fait un pion américain. Le refus de plusieurs membres de l’UE de donner un gage d’entrée dans l’Otan à la Géorgie à en effet sceller la crise actuelle en condamnant à l’échec la tentative américaine de s’implanter durablement dans le Caucase ; et au passage en évitant une implication militaire de nos pays dans cette aventure suicidaire. Cette crise illustre donc la division profonde croissante au sein de l’Otan entre d’un côté Washington, Londres et essentiellement les pays baltes et la Pologne, et de l’autre le reste de l’UE continentale sur l’attitude à adopter vis-à-vis de la Russie. L’échec géorgien constitue un signal clair en faveur de la majorité de l’UE qui veut développer un partenariat stratégique avec Moscou fondé sur la confiance entre les deux entités et la fermeté dans les principes démocratiques notamment en ce qui concerne la zone intermédiaire (Caucase, Ukraine, Biélorussie).

Car l’échec géorgien c’est aussi l’échec de Washington, une fois de plus, à mettre ses actes en accord avec ses principes :

. le président Saakachvili est un autocrate qui a muselé son opposition et s’est maintenu au pouvoir grâce à un état d’urgence suivi d’une campagne ultra-nationaliste caractérisée par la surenchère sur la « reconquête » des régions perdues. La soi-disant « Révolution orange », tant louée par l’Occident, se termine en farce tragique pour les Géorgiens sur fond de guerre et de démocratie bafouée ;

. les Ossètes du Sud ont déjà voté et largement réclamé leur sécession à la Géorgie, quand ils n’ont pas voté avec leurs pieds et fui massivement en Russie (en Ossétie du Nord). Et c’est Tbilissi et l’Occident qui a refusé de reconnaître ce choix. Là encore, Etats-Unis et UE dans un même élan ont choisi de ne pas appliquer pour l’Ossétie les entorses au droit international qu’ils ont imposé pour le Kosovo.

Mais les conséquences de la crise géorgienne vont bien plus loin. Car cette crise met un point final aux délires sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Il y a trois ans, à Moscou, lors d’un séminaires que je présidais et qui avait accueilli une cinquantaine de diplomates et responsables de l’UE et de Russie sur l’avenir des relations UE/Russie à l’horizon 2020, j’avais demandé à la délégation polonaise, qui soutenait l’inéluctabilité de l’accession de l’Ukraine à l’UE, si elle avait conscience que la partie russe ferait la guerre pour garder sa moitié d’Ukraine... et que ni les Anglais ni les Français ni les Allemands ni les Espagnols ni aucun autre peuple de l’UE (sauf les pays baltes et les Polonais) ne se battraient pour « libérer » l’autre moitié. Cette remarque avait légèrement figé l’atmosphère côté UE, mais avait permis d’entamer un vrai débat avec la partie russe.

Or, une diplomatie pro-active se doit d’œuvrer dans le monde réel, pas dans l’illusion, faute d’entraîner tout le monde dans les conflits. La crédibilité est inversement proportionnelle à la gesticulation. La confiance entre partenaires ne se construit pas en laissant son propre camp raconter n’importe quoi pour sauver les apparences d’unité. La force de l’UE ne s’établit pas en s’alignant sur les extrémistes, mais en construisant des consensus solides qui peuvent canaliser tout le poids de nos 500 millions de citoyens, de nos myriades d’ONG, de notre puissance économique, commerciale, scientifique, culturelle, de nos valeurs et de nos 27 diplomaties. L’UE n’a pas été construite pour laisser quelques démagogues s’exciter sur les places de Tbilissi ou d’ailleurs. Or dans le jeu caucasien aujourd’hui, que cela nous plaise ou non, Moscou est redevenu la puissance dominante. Exit Washington, Tel Aviv, Londres et le dollar !

Rappelons utilement aux dirigeants des pays baltes qui poussent l’UE à la confrontation avec Moscou que leur adhésion à l’UE est un fait qui résulte de l’époque de la faiblesse de Moscou... et que la préservation de leur statut dépend intrinsèquement d’une UE forte... et non pas d’une UE agressive, d’une UE alignée sur un acteur extérieur comme les Etats-Unis et d’une UE incapable de concevoir et mettre en œuvre un partenariat stratégique avec Moscou. Sinon, entre leurs fortes minorités russes, leurs intégrations passées à la Russie et leur situation stratégique indéfendable, je ne donne pas cher de leur avenir « indépendant ». Ils pourront toujours attendre Washington comme on attend Godot !

Reconnaître l’influence réelle de Moscou, respecteur nos valeurs et choisir d’appliquer les mêmes principes partout (et non pas selon nos intérêts), refuser de traiter les pays du Caucase comme des annexes (de l’Otan, de l’UE, de la Russie, de la Turquie, des intérêts pétroliers… le choix est vaste) et les considérer comme les composantes d’une région spécifique, susceptible d’intégration et de médiation entre les grands blocs qui la borde, considérer des habitants du Caucase comme des citoyens partageant nos aspirations communes à la paix et la prospérité et appuyer leurs processus démocratiques authentiques (et non pas importés d’ailleurs), voilà une ambition à la mesure de l’Union européenne.

Mais pour cela, il faut se souvenir que la région est bien proche de Moscou et bien loin de Washington, que le « Mur Dollar » et ses « châteaux de sable » des années 1990/2000 sont en train de s’effriter sous nos yeux, que les nouveaux Etats membres ne sont pas condamnés à être dirigés par d’anciens apparatchiks convertis en dollars, que reconnaître la force de la Russie n’est pas la craindre, qu’agir dans cette région c’est penser à 20 ou 30 ans, que la force de l’exemple reste la seule force politique durable.

D’ici une génération, vers 2030, il sera bien tant que les Caucasiens, les Européens, les Russes... de cette époque décident de ce qu’ils veulent faire ensemble ou pas. Pour l’instant, l’UE doit construire sa politique dans la région en fonction de la réalité des rapports de force et de ses principes fondateurs, avec un objectif commun pour le Caucase : paix et stabilité pour les Caucasiens, via des processus démocratiques authentiques. Ni plus, ni moins. Si l’UE parvient à lancer une telle dynamique dans les années à venir, elle sera à la hauteur des attentes que les peuples placent en elle. C’est d’ailleurs une telle ambition européenne que Newropeans a adopté pour son programme de politique extérieure commune.

Dernière remarque : que les actuels dirigeants israéliens méditent la faute des dirigeants géorgiens au moment où nombre d’entre eux pensent également à une fuite en avant en ce qui concerne l’Iran. Je l’ai dit et répété lors de mon dernier passage en Israël fin 2007 : attaquer l’Iran constituerait une faute politique majeure pour Israël car, comme on le constate à nouveau en Géorgie, la « super puissance américaine » n’est plus que l’ombre d’elle-même et l’UE reste fondamentalement inerte.


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114 réactions à cet article    


  • morice morice 25 août 2008 10:07

     Saakachvili est un Karzaï bis.


    • aeonys aeonys 25 août 2008 10:33

      Morice, parlez donc du traffic d’arme vous semblez vous y connaitre.
      Comparer karzai a Saakashvili c’est le comble du debile et c’est une comparaison qui n’a aucun sens...

       


    • Cug Cug 25 août 2008 11:01

       Ben pas vraiment.
       Karzai avant de devenir "président" en Afganistant était le représentant d’Unocal !
      Sakach avant de devenir "président" en Géorgie était employé par Soros !

      Limite une différence serait que l’un est plutôt US et l’autre GB.


    • nina 25 août 2008 18:04

      comment appelle-t-on des gens du web, qui lisent, buzz, UTILISENT le web mais ne voient pas, au contraire de la rue, le harcelement de gens de pouvoir ? Des Citoyens ? Un média citoyen ?


    • aeonys aeonys 25 août 2008 10:26

      Allez Hop ! Merci Franck biancheri de votre partialite...

      Personellement, je connais un paquet de Georgiens, dont 2 aux gouvernement. Apres de multiple sejours sur place je peux facilement affirmer que oui Le peuple Georgiens soutient son chef d’etat. Que celui-ci bien qu’il soit un courreur de jupons est sacrement intelligent et qu’il a sorti son pays d’un sacre marasme economique. Il a fait enormement pour stabiliser l’economie du pays et pour reduire la corruption. Les georgiens lui en sont fort reconnaissant.

      Il n’y a aussi aucun doute que l’opposition etait largement finance par le Kremlin qui deteste l’idee qu’un de leur voisin ne leur soit pas soumis.

      Et ne vous en deplaise. Si vous voulez parler d’un autocrate qui musele l’opposition et les medias... vous feriez mieux de regarder au Nord du cote de celui qui poursuivra les Tchetchenes pour les "buter dans leurs toilettes".......

      A bon entendeur

      Aeonys


      • Philou017 Philou017 25 août 2008 11:10

        Question partialité, vous vous posez là. Saakachvili est un autocrate corrompu et autoritaire, qui a truqué les dernieres élections, en réprimant des manifs de l’opposition et en enfermant maint opposants. Les seuls médias diffusés en Géorgie sont pro-saakachvili. Et je ne parle pas des meurtres d’opposants "non résolus".
        Quans à la réussite économique, elle est plus que contestable. S’il y a eu quelques progres, le chômage et la précarité sont forts en Géorgie. Une partie importante du budget est consacrée à l’armée.

        Aucun doute que l’opposition est finançée per le Kremlin ? des preuves, des sources ?

        On croirait du BHL.

        Lire par ex : www.agoravox.fr/article.php3


      • Cug Cug 25 août 2008 11:29

         Franchement quel est le géorgien qui pense sérieusement que sa vie sera plus agréable en défiant la Russie en cédant aux intérèts anglo-saxons ?
         A la rigueur, les décideurs US convaincront peut être la Turquie (Otan) d’aller en Géorgie mais même la Turquie s’émancipe tranquillement des intérèts anglo-saxons. Une guerre turquo-russe ?

         Comme le dit l’auteur, aucune opinion publique occidentale n’accéptera d’envoyer l’armée affronter la Russie pour les beaux yeux des anglo-saxons, même l’anglaise c’est dire !

         Il est comprehensible que les esprits des citoyens des anciens sattelites soviétiques soient inquiéts face au retour de la Russie.
        Mais nous parlons de la Russie et non de l’URSS qui n’est plus.
        Tout le monde conviendra que l’Allemagne actuelle n’est plus un régime nazi, n’est ce pas.
         Les nations ne peuvent t’elles point changer, évoluer ?

         Je pense que pour son avenir la Géorgie a bien plus intérèt a s’encrer à la Russie tout en gardant des liens avec l’UE et de cette manière à favoriser les relations entre la Russie et l’UE.
        Certes les anglo-saxons sont riches mais sérieusement, hormis le BTC, qu’en on t’ils à faire des citoyens géorgiens ? Et même si ils avaient de la compassion pour les géorgiens ils ne peuvent y intervenir !
        Donc au final, c’est bien une marionette anglo-saxonne que ce Sakach, dont le but est de défendre les intérèts (mondiaux) des anglo-saxons pas celui des géorgiens.


      • superesistant superesistant 25 août 2008 15:14

        ok avec vous, chaque régime peut changer, mais entre Hitler et Merckel il y a un monde qu’il n’y a pas forcemment entre Staline et Poutine ( la preuve est bien qu’il est encore au pouvoir avec sa marionette fantoche )
        les russes ne sont pas des anges et ne traitent pratiquement jamais de façon diplomatique ( Géorgie, Tchetchnie, journaliste au polonium, et opposants qui disparaissent... ).

        Ils imposent leur vision au monde comme les américains sans utiliser la diplomatie foderchienne des ricains... mais le résultat est le même....


      • Mathias Delfe Mathias Delfe 25 août 2008 15:54
        A paru sur ce site un certain nombre d’articles de qualités comme celui-ci* qui ont bien situé les enjeux du conflit russo-géorgien et l’écrasante part de responsabilité concernant aussi bien le président Saakachvili que ses mentors occidentaux.
        On me dira qu’en matière de politique l’objectivité n’est pas de ce monde, mais en tout cas on s’approche davantage de celle-ci par une observation raisonnée de la chaîne des causalités que par un délire idéologique formaté par la cellule « communication » du Département d’Etat des E.U et repris à leur propre compte par quelques intellectuels renommés que nous ne citerons plus.
        Dans ces conditions, pourquoi risquer de déconsidérer son propre discours en se conduisant comme l’adversaire, c’est-à-dire en faisant de Saakachvili un autocrate comme il en fait un de Poutine (en admettant que Medvedev ne soit qu’un homme de paille) ?
        L’élection du président géorgien a été entachée de fraudes ? celle du Russe aussi.
        Saakachvili a intimidé ses adversaires ? Poutine aussi. On lui impute des assassinats d’opposants ? à Poutine aussi.
        L’argent de l’étranger l’a installé au pouvoir ? de l’autre côté, c’est celui du peuple russe, via le contrôle des entreprises d’Etat.
        Dans les deux cas, il existe une opposition, des élections, un parlement censé tempérer le pouvoir exécutif, une presse disposant d’une certain pouvoir d’investigation et de critique (sinon point ne serait besoin de faire disparaître certains journalistes), une économie privée.
        On peut donc parler de démocratie autoritaire ou bâtarde si on veut, mais d’autocrates et d’autocratie, non. Sauf à faire le jeu du contradicteur en dénaturant comme lui le sens des mots.
         
         

      • Breton8329 rol8329 25 août 2008 22:31

        "Donc au final, c’est bien une marionette anglo-saxonne que ce Sakach, dont le but est de défendre les intérèts (mondiaux) des anglo-saxons pas celui des géorgiens."
        Et notre Sarkozy ? Pour qui se bat-il ? Pour les français ou pour les intérêts (mondiaux) des anglo-saxons ?


      • patrickk 26 août 2008 09:22

        Vous oubliez les émeutes de novembre 2007.
        Au début Saakachvili a fait un excellent travail.
        Mais il était de plus en plus autoritaire.
        Ce n’étaient pas les pro-russes qui soutenaient les manifestations, c’étaient ses anciens alliés qu’il avait éliminés les uns après les aitres. Ils ne remettaient pas la politique pro-occidentale de Saakachvili en question. Ce qui était critiqué c"était la corruption, l’autoritarisme de S. et la thérapie de choc de l’économie qui laissait beaucoup trop de gens sur le carreau.


      • grangeoisi 25 août 2008 11:04

        Votre article reprend la version : "Mais qu’allions nous faire dans cette galère" mais nous sommes dans cette galère et ce n’est pas d’hier !

        Le "grand jeu" dans ces régions a toujours existé avec les hauts et les bas inhérents à la puissance Russe du moment.

        Quant aux apparatchicks, ma foi, la Russie semble en être bien pourvue à commencer par ses hauts dirigeants tant en Russie qu’aussi bien dans les "républiques" voisines et que dire de cette marionnette sanglante sous officiant à Grozny ?

        Et les Ossètes dans tout cela on ne les fait guère parler mais prévoir un quelconque arrangement dans 30 ans le voeu est pieu mais c’est faire fi de quelques millénaires de conflits, après tout ce sont les descendants Alains je crois.


        • 5A3N5D 25 août 2008 11:50

          Grangeoisi, enfin, voyons ! Vous ne voyez pas que vous n’êtes pas dans la ligne Avoxienne ?


        • wesson wesson 25 août 2008 11:09

          Bonjour l’auteur,
          merci pour cette opinion - elle consacre la différence de qualité du point de vue entre les médias mainstream et citoyens

          Pour résumer les médias mainstream n’ont pas de mots assez dur envers la Russie présentée comme revenue sous Staline avec une volonté expansionniste. Dans cette touchante unanimité, On voit toujours les mêmes images de Gori, la voiture bleue cassée, l’immeuble avec quelques éclats de balles et de la suie à 4 fenètres, et les 2 ou 3 vitrines cassées - tout le reste étant debout. pas un mot sur Ts’kinvali bien plus détruite, qui a reçu des salves de lance-roquettes Grad réglé par les Américains, et sur les 1600 à 2100 morts civils qu’ils ont entrainé. Le point d’orgue de cette désinformation étant la grotesque contribution médiatique de BHL qui nous a livré un "reportage" totalement bidonné que le monde a repris sans sourciller sur 2 pages centrales, sans prendre le soin de faire ne serait-ce que la plus élémentaire vérification de l’exactitude du récit BHLien.

          Et par contre, toute la semaine dernière sur Agoravox (ainsi que sur d’autres médias alternatifs), une série d’articles qui ont reflété un point de vue tellement plus intelligent, tellement plus fin, ou l’on a compris d’une part le retour en puissance de la Russie et la volonté de l’affirmer internationalement, et d’autre part que l’Europe a tout à perdre à se braquer contre son voisin de l’Est. Tant il est vrai que ce n’est pas auprès des Américains qu’il faudra chercher du pétrole ou du gaz si il venait à en manquer, ni même qu’il n’est profitable pour l’Europe qu’elle serve de champ de bataille pour une troisième guerre mondiale dans laquelle certains de nos amis outre-Atlantique ayant investi dans le militaire auraient tout intérêt à nous lancer.


          Quand aux menaces de priver les Russes de coopération à l’Otan, ça me fait sourire, sachant que dans ce cas, les Avions qui partent en missions pour l’Afghanistan devraient partir du Pakistan au lieu de la Russie comme actuellement.


          • BlueTemplar BlueTemplar 25 août 2008 23:23

            1600-2100 morts du côté Ossète...

            C’est dommage de voir nombre de personnes de céder aussi facilement à la propagande de l’un côté comme de l’autre !

            Sur Aljazeera English, il y a une semaine les humanitaires évoquaient le nombre de 49 morts seulement...

            P.S. : Des douzaines sélon la BBC. On est loin des chiffres de la propagande russe !


          • wesson wesson 1er septembre 2008 01:49

            "On est loin des chiffres de la propagande russe !"

            Et ossète

            eux aussi en ont compté 1691 ...

            Tirer au lance missile Grad la nuit sur une ville pleine de civils, ça doit tuer pas mal de monde non ? 

            à moins que ces missiles soient comme les balles allemandes en 1914-18. La presse française expliquait alors que à cause de leur faible qualité, elles ne fesaient que des bleue.


          • goc goc 25 août 2008 11:10

            C’est clair que comme vous le dites, et comme l’a tres bien analysé dedefensa.org, on assiste a un tournant historique, celui de la fin de regne des usa et du renouveau Russe.

            L’europe doit faire sa revolution copernicienne en se demandant qui est le plus pro-europeen, les usa ou la russie ?
            Qui cherche le plus a diviser les europeens pour mieux les dominer ??
            Qui peut le mieux aider a la stabilisation et à la pacification du monde
            de qui sommes-nous le plus proche culturellement ?



            (voir l’article http://www.dedefensa.org/article-un_desarroi_grand_comme_une_civilisation.html)


            • arturh 25 août 2008 11:15

              Evidemment, aucune analyse sur la nature du pouvoir russe. Il s’agit juste de tirer au canon sur "les américains" et "les israéliens". L’auteur prend ouvertement parti pour le pouvoir de la caste qui s’est imposée en Russie autour de Poutine en opposition féroce aux progrès des aspirations à la Démocratie. Soit. Pas la peine d’attendre de l’auteur des commentaires sur des élections russes où il savait avant même qu’elles commencent qui serait Prsident et qui serait premier ministre. Il était top occupoé à critiquer "les américains". On attend avaec impatience son article sur cette horreur qu’est l’élection américaine en cours.

              Il faut lire cet article entre les lignes pour s’aperceoir comment l’auteur nie la véritable haine que la Russie dont Poutine est l’héritier direct a laissé dans les pays de l’Est qui ont intégré l’Union Européenne. Et l’espoir que constitue l’Union Européenne en Ukraine.

              Franck Bianchéri est tout fier d’avoir "figé l’atmosphère" devant les polonais qui soutiennent l’intégration de l’Ukraine à l’UE en les menaçant dune intervention russe.

              Il ne semble même pas se rendre compte que ce qui a "figé" les polonais, ce n’est pas la peur des russes, mais le fait qu’un européen de l’ouest puisse oser se faire l’avocat de cette horreur qu’est la Russie poutinienne devant eux.

              Il y a de quoi être "figé", en effet.


              • el bourrico 25 août 2008 11:44

                C’est vrai que ton analyse a toi est pertinente, et totalement dénuée de parti pris... on sent l’objectivité dans toute sa splendeur.

                Il est interdit de constater que les Américains et les Israéliens ont soutenus l’offensive... par contre, il est autorisé et même recommendé de critiquer la Russie pour sa réaction... je vois je vois, c’est du déjà vu ça, changez votre rengaine Atlantiste primaire, ça vous fera évuluer.


              • el bourrico 25 août 2008 12:03

                Serait il possible d’avoir autre chose sur ce site que ces réactions débiles ? (Oh encore un article qui dit du mal des USA... ben oui, c’est peut être pas pour rien, juste pour contrer la propagande occidentale, juste pour tenter de les empêcher de réécrire l’histoire comme il leur semble. (J’en vois déjà ici qui pensent que la Capitale d’Israël est Jérusaelm, c’est ce que j’appelle une réécriture de l’histoire via une propagande massive.)... rien que ces raisons là sont suffisantes à mes yeux).
                Ce genre de position n’aboutit à rien, passer son temps à dénigrer, à rabaisser, voila l’occupation majeure et la seule argumentation de certains.
                Car chose curieuse, vous vous offusquez, mais n’avez aucun argument pour démentir, juste un travail de sappe et de dénigrement sur l’auteur.

                Comment se fait il que les Américains soient incritiquable, je ne parle pas d’Israël, et comment se fait il que les russes ou les Iraniens sont les plus gros salops du monde, et qu’il soit vivement recommendé de les critiquer. Expliquez moi ça un peu, qu’on rigole. Encore une fois, ces critiques sont la pour combattre la vénération, l’adoration aveugle de certains pour les USA, il s’agit de leur montrer que les USA ne sont pas les gentils Bisounours qui oeuvrent pour le bien du monde comme ils semblent le croire. Qu’ils prennent conscience que ce pays n’est pas mieux que les autres, qu’il n’est pas plus notre "ami" que les Russes, qu’il n’est pas plus un modèle de démocratie que l’Allemagne ou la France, bref, qu’il n’a rien de divin, et qu’il n’agit que pour sa gueule... comme les autres.

                Le problème, c’est que pas mal de gens ici sont incapable de penser autrement qu’en binaire. avec/contre aimer/haïr gauche/droite est/ouest, etc. que leur culture historique semble très limité, et qu’ils semblent se contenter des discours officiels, et qu’ils n’aont aucune capacité à prendre du recul, et aucune capacité d’analyse. C’est bien la simplification réductrice, ça évite de trop se poser de question, ça clos le débat, et ça évite la surchauffe cérébrale.
                Je pense donc que certains sont très limités intellectuellement, et qu’ils devraient aller poster leur commentaires sur les sites d’infos type LCI ou Le Figaro, bref, là ou ils seraient appréciés à leur juste valeur.


              • arturh 25 août 2008 12:40

                On pourrait parler des heures de ça. Je relevais juste que l’auteur prend ouvertement parti pour la réaction russe.

                On peut penser que c’est binaire. Mais c’est un fait. Entrre l’Europe pro-russe et l’Europe pro-américaine, il faudra choisir.

                Pourquoi ? Je renonce à vous l’expliquer directement, parce que vous en êtes carrément à demander pourquoi le régime imposé par les mollahs iraniens, cette monstruosité de fanatiques, est criticable....

                Parce que le vrai sujet de cet article est le suivant. Il y a effectivement une réaction russe. Cette réaction russe est la suivante. Le pouvoir des bureaucrates représentés par Poutine en Russie essaye de reconstituer un font continu contre les progrès de la Démocratie. Ce front passe par l’Ukraine, la Géorgie et va jusqu’en Iran. La Georgie y fait obstable. La Russie a donc un besoin impératif, pour que le continuité du front ne soit pas obligé de contourner la Mer Caspienne d’écraser le système politique qui s’est mis en place en Georgie. S’il y parviennent, comme entre la Russie et la Turquie, l’Arménie ne choisira jamais la Turquie, les russes ont la possibilité de reconstituer la ligne de défenser de leur système autoritaire totalement opposés aux libertés civiles, aux élections libres. De ce point de vue, la propagande de l’auteur de l’article annonce effectivement clairement la couleur : le prochain sur la liste, c’est l’Ukraine. 

                Ca a une conséquence. Les ex partisans de l’URSS s’en tenaient depuis la chute du Mur de Berlin à une simple position idéologique "antilibérale", pour ne pas aller jusqu’à dire franchement qu’ils sont opposés à la Liberté, et "anticapitaliste" pour dire franchement qu’ils sont partisans d’une économie directement contrôlée par la bureaucratie qui monopolise le pouvoir. Avec la victoire de la Russie, ces partisans reprennent espoir à l’ouest.

                C’est la raison pour laquelle nous devons rapidement intégrer l’Ukraine à l’UE pour protéger ses citoyens.


              • goc goc 25 août 2008 13:58

                Pourquoi ? Je renonce à vous l’expliquer directement, parce que vous en êtes carrément à demander pourquoi le régime imposé par les mollahs iraniens, cette monstruosité de fanatiques, est criticable....

                C’est vrai qu’israel est un exemple de respect des droits humanitaires, qu’elle n’est en rien fanatisée, que son regime politique ne repose sur aucun precept religieux, qu’elle n’a jamais ni envahi ni bombardé des civils libanais, qu’elle n’occupe aucun territoire et ne bafoue aucune des resolutions de l’ONU la concernant.

                et je ne parle pas des USA qui sont en Irak juste pour faire plaisir aux irakiens, meme que quand ils les bombardent, c’est juste pour fete un mariage !!, et s’ils ont pris un peu de petrol, c’est uniquement pour rendre service et donner un peu d’argent au peuple irakien.


              • arturh 25 août 2008 15:01

                Iran USA, c’est la même chose. Mais voyons ! Israël on peut discuter. Je pense qu’israël ne peut être une véritable Démocratie, en raison de sa dimension religieuse. Mais dire que les droits civils en Israël sont tout autant bafoués qu’en Iran, c’est tellement grossier que seul le cadre d’une dictature peut permettre de faire croire à la majorité de la population une telle propagande.

                Pas de bol, ici vous êtes sur le territoire américain. Sur Internet, un média mis à la disposition du monde entier où l’expression est totalement libre. Donc à part une minorité de fanatiques demeurés, votre propagande n’ira pas plus loin.


              • superesistant superesistant 25 août 2008 16:14

                @ Arturh

                Je veux bien comprendre que les russes ne sont pas des enfants de choeur, mais expliquez moi s’il vous plait pourquoi les georgiens ont été les premiers à attaquer, à franchir leur frontière en toute connaissance de cause ; et celà en sachant que les russes ne sont pas des rigolos qui vont aller se plaindre à l’ONU par exemple...

                merci de me donner votre avis..

                Je ne relèverai même pas le coup des élections truquées en russie, je suis sur que vous seriez dans la capacité de m’expliquer comment Bush et ces sbires ont réussi à enlever des listes électorales toute une frange de la population capable de voter démocrate dans l’état de Floride...

                n’essayez pas, s’il vous plait, de faire passer les américains pour des oies blanches, ils sont très loin d’être cleans, comme d’ailleurs tout état qui a une influence sur la politique géo stratégique mondiale. Pour se faire respecter en ce bas monde, c’est à coup de rangers que çà se fait, et malheureusement on est pas parti pour changer quoi que ce soit.


              • ronchonaire 25 août 2008 17:43

                superesistant,

                D’où tenez-vous ce scoop selon lequel les géorgiens ont "franchit leur frontière en tout connaissance de cause" ? Jusqu’à preuve du contraire, l’Ossétie du Sud fait partie du territoire de la Géorgie ; on peut discuter de la pertinence de ce découpage territorial, certes, mais il faut commencer par s’en tenir aux faits : la Géorgie n’a violé aucune frontière internationale, contrairement à la Russie qui n’a effectivement même pas fait semblant de demander son avis à l’ONU avant d’envoyer ses blindés.

                Je me permets par ailleurs de répondre à votre question : les géorgiens ont lancé l’offensive car c’était le seul moyen pour eux d’empêcher l’Ossétie de devenir indépendante. La réaction russe a d’ailleurs joué en leur faveur puisque dorénavant, ce sont les russes qui ont le mauvais rôle dans cette affaire ; la sympathie pro-géorgienne qui a gagné les opinions publiques occidentales fait que l’indépendance de l’Ossétie est, à ce jour, inenvisageable.

                On peut aussi penser que c’était un moyen d’accélérer l’intégration de la Géorgie à l’OTAN ; aujourd’hui, le Président géorgien a beau jeu d’affirmer que son pays est sous la menace directe et permanente de la Russie et qu’il est donc nécessaire de le protéger si on ne veut pas voir les russes mettre la main sur les infrastructures énergétiques. Sans cette crise, certains pays auraient à mon avis été très réticents à l’idée d’intégrer la Géorgie à l’OTAN (notamment pour ne pas froisser les russes) ; aujourd’hui, cela apparaît comme une nécessité absolue pour tous les Etats-membres de l’OTAN.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 août 2008 21:26

                @ Ronchonnaire 

                ’Les géorgiens ont lancé l’offensive car c’était le seul moyen pour eux d’empêcher l’Ossétie de devenir indépendante."

                "La réaction russe a d’ailleurs joué en leur faveur puisque dorénavant, ce sont les russes qui ont le mauvais rôle dans cette affaire" ;

                "la sympathie pro-géorgienne qui a gagné les opinions publiques occidentales fait que l’indépendance de l’Ossétie est, à ce jour, inenvisageable"


                Il n’y a pas meilleure façon de vous répondre que d’appeler à une réfléxion sur vos énoncés.

                PJCA

                ( J’invite les lecteurs a télédecharger gratuitement le bouquin "Evangile de l’Autre" qui propose aussi quelques petits bijoux d’impudente mauvaise foi )


              • ragoa 26 août 2008 09:46

                @ arturh

                D’ou peut être la nécessité de faire copain copain avec la Russie. En 20/30 ans, la Russie intègre l’UE et du coup "faisant fi des millénaires de rivalité sanglante" comme dirait l’autre plus haut, voilà ti pas, que toute la ceinture frontalière russe intègre aussi l’UE ? sans se taper dessus dis donc.

                Après tout, l’UE a bien su faire fi de ses propres travers ancestraux. Qu’est ce qu’on a pu, bien s’en foutre sur la gueule dans le temps, franchement d’après ce qui se dit, c’était épique.

                Bon c’est vrai, le Ricain fera la gueule, mais c’est pas de notre faute si tout un océan nous sépare. En tout cas j’ai une nette préférence pour une UE de l’Espagne à l’Oural. pas vous ?
                Adessias


              • Zalka Zalka 25 août 2008 14:20

                Sans mettre tout le blame sur "notre camp", il faut reconnaitre que l’occident est loin d’avoir eu du flair.

                Si nous critiquons les russes, ils se contenteront de nous faire remarquer que nous avons fait de même en bombardant la Serbie et en reconnaissant l’indépendance du Kosovo.

                D’ailleurs, toujours sans approuver la Russie, peut être devrions nous reconnaitre l’indépendance de l’Abkhasie, de l’Adjarie et de l’Ossétie du sud.


              • Avérroès Avérroès 25 août 2008 19:18

                 

                @ ronchonaire

                J’ai bien peur que vous n’ayez parlé trop vite, car dès 14 heures GMT, toutes les Télé donnaient l’information selon laquelle les deux chambres du parlement de Russie avaient voté à l’unanimité la reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud. Sur El Jazeera, le responsable du moyen orient auprès des AE russes soulignait que le OK de Medvedev n’était qu’une question d’opportunité. Avec l’incroyable antécédent du Kosovo, voté à mains levées par les régimes occidentaux et les USA, rien n’interdit d’en faire jurisprudence. Question à 1 rouble : qui empêchera la Russie d’ouvrir une ambassade à Tskhinvali ?

                 


              • grangeoisi 25 août 2008 11:43

                Et pan Arturh -4 ! Ca vous apprendra à vous opposer aux apparatchicks d’Agoravox et à la pensée unique style préposé "Morice".

                Non mais en voilà des façons de vouloir se mettre en travers de la révolution pronetarienne !


                • grangeoisi 25 août 2008 11:59

                  							

                  par 5A3N5D
                  (IP:xxx.x35.158.196) le 25 août 2008 à 11H50 							
                  							

                  															
                  							
                  								Grangeoisi, enfin, voyons ! Vous ne voyez pas que vous n’êtes pas dans la ligne Avoxienne ?


                   smiley, vrai par contre je suis bien dans la ligne de mire des moinsseurs des préposés au poste "Morice", qu’est-ce que je me ramasse !
                  							

                • grangeoisi 25 août 2008 12:19

                  @ Matéo34,

                  Me semble avoir du bon sens votre commentaire, et le Yaka Fautcon ( mais non je n’ai pas mis d’ x) est sans doute facile à écrire mais a le mérite d’exister !

                  Où ma méfiance prend forme c’est en allant justement sur les sites de l’auteur. Quel éloge panégyrique ! Que le futur de l’UE serait bien terne sans la pensée et la présence de cet homme !

                  Dommage de ne pas avoir eu plus de manifestation de sa part sur la recherche d’une vraie constitution de l’UE mais là je suis en train de prendre un dragon par la queue et ça bouge !


                • Yifu66 25 août 2008 15:24

                  En voilà encore un qui fait comme morice : répondre aux messages n’importe où.
                  Quelle impolitesse !


                • Matéo34 Matéo34 25 août 2008 11:53

                  @ L’auteur.

                  Bonjour,

                  Bon, c’est votre opinion et elle est bien tranchée... Elle sort un peu de l’ordinnaire et elle nourrie le débat...

                  Sur la crise Géorgienne, l’aspect "diplomatique" qu’apporte l’article (ou la tribune, c’est au choix) est intéressant : outre qu’il rappel d’ou vienne les dirigeants de ces pays, c’est surtout la course à l’Europe et les dangers que cela fait naitre pour l’Union européenne... Elle m’apporte à titre personnel des éléments que j’avais du mal à formuler.

                  Après, il parle de politique extérieure commune. Là, cela va etre plus compliqué : du fait de la meme histoire et des ambitions de chacun, une position commune est loin d’etre acquise. Une Europe indépendante, je suis pour... sauf qu’elle ne fut pas conçue pour cela. C’est peut sur ce point où je ne suis pas d’accord avec l’opinion : avant d’analyser ce que sera les européens et leurs intérets en 2030, il faudrait peut etre voir ce qui les lie actuellement et ce qu’ils attendent maintenant. Or, il va falloir pour cela sortir des sentiers battus, à titre d’exemple : cette reprise d’une dépeche de Reuter sur l’opinion des polonais et le déploiement des missiles américains http://fr.rian.ru/society/20070824/74322506.html . Problème supplémentaire : parler de caucassiens ou autre, c’est un peu limitatif : les georgiens ou autre qui vivent en Russie (et qui souhaite le faire) ou les russes qui ont épousés des georgiennes ou des ukrainniennes (l’inverse est possible aussi)... Le meme probleme se posera pour tout le monde : qu’est ce qui fait lien entre les différents éléments de la population.

                  Si les arguements sont bon, je trouve que l’article reste un peu dans le tempo : "Y ka, fau k’on"... mais au moins il a le mérite de pas etre écrit à l’eau tiède ou prendre parti pour l’un ou pour l’autre.

                  Bonne journée.

                  Matéo 34


                  • Philou017 Philou017 25 août 2008 12:28

                    Cet article, s’il présente un certain intérêt, me parait dénué de fond, peu de sources, peu d’explications argumentées. Beaucoup de considérations géo-politiques sans profondeur.

                    Il apparait que si cet article est en tête de la page d’Agoravox, c’est qu’il a été édité dans les premiers. Apres, il semble tres difficile pour des articles de qualité édités plus tard dans la journée de remonter la pente, et ils restent dans le bas ou le milieu de la page d’acceuil. Cela se produit régulierement.
                    Une anomalie à laquelle agoravox devrait remédier.


                    • Philou017 Philou017 25 août 2008 15:30

                      Je persiste et je signe.

                      Le discours de cet article me parait surtout incantatoire et ne représente que l’opinion de l’auteur. Je voudrais bien savoir où sont les signes d’un retournement de situation. Saakachvili est toujours au pouvoir et le régime Ukrainien n’a pas changé.
                      Maintenant il est évident que l’intervention Russe modifie les cartes dans la zone du Caucase et donne à la Russie et à ses prises de positions une force accrue. Reste à savoir comment ca va se matérialiser.
                      S’il y a des signes dans ce sens, j’aurais bien aimé que l’auteur les signale et donne des indications sur l’inflexion d’une politique Européenne. Rien de tout cela dans cet article.

                      Quand à la position des articles , je confirme. Les huit premiers articles sont ceux qui ont été édités en premier, à peu de choses pres, celui-ci mis à part car mis en "une". Seul l’article sur les adresse IP, édité un peu plus tard est remonté. Compte tenu du systeme de classement d’agoravox, cela va peu changer.
                      Il y a donc une inégalité évidente de traitement entre les articles suivant leur moment de parution.

                      Merci d’argumenter pour les "moinsseurs".


                    • ronchonaire 25 août 2008 12:53

                      Nous sommes bien d’accord sur le fait qu’une "diplomatie" européenne fondée sur la haine de la Russie ne nous mènera pas bien loin. Ceci dit, je doute qu’une diplomatie fondée sur la haine des Etats-Unis et d’Israël, telle que celle qui transpire de votre article, ait beaucoup d’avenir par ailleurs.

                      La haine est un aveu de faiblesse, et comme l’UE est actuellement très faible, de nombreux européens en sont réduits à haïr la Russie pour certains, l’axe Etats-Unis-Israël pour d’autres ; c’est une réaction assez naturelle, qui traduit la frustration des européens face à la situation actuelle : ils sentent bien qu’ils ne peuvent rien faire d’autre. Et ce n’est pas parti pour s’arranger, vu que les différents pays européens n’arriveront jamais à s’entendre tous en même temps sur un même sujet. Il n’y a donc plus qu’à accepter la cruelle réalité : l’Europe n’est qu’un petit teigneux frustré de voir les beaux gosses (Etats-Unis, Russie, Chine) se taper toutes les filles qu’il n’aura jamais, sauf en rêves. Cela présage de longues nuits de plaisirs solitaires...


                      • arturh 25 août 2008 13:04

                        En parlant de se taper toutes les filles : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(nominal)

                        Nous sommes la première économie du monde. Mais nous sommes un nain politique.

                        Nous n’avons plus qu’une solution, nous, les citoyens de l’UE. Faire de l’Etat de l’UE un Etat fédéral démocratique, doté d’une Constitution démocratique.

                        Ca tombe bien, nous alons élire nos députés lors de la prochaine élection du Parlement Européen en juin 2009.


                      • ronchonaire 25 août 2008 15:00

                        arturh,

                        J’étais comme vous il y a quelques années, je pensais que le fédéralisme européen serait la solution à tous nos problèmes ; et puis, l’idée est, a priori, très séduisante.

                        Mais il faut regarder la réalité en face : une Europe fédérale ne verra jamais le jour, en tout cas pas à l’horizon de 50 à 100 ans. Personne n’en veut, ni les gouvernants, ni les populations elles-mêmes, et ce n’est pas en passant outre les résultats des référendums nationaux que cela va s’arranger. Au lieu de rester dans l’utopie d’une Europe fédérale, il vaut donc mieux s’ancrer dans la réalité d’aujourd’hui, celle qui laisse la part belle aux Etats nationaux.

                        De ce point de vue, politiquement et diplomatiquement, l’Europe n’a finalement que la place qu’elle mérite, c’est-à-dire la place qu’occupent chacun de ses Etats membres individuellement, c’est-à-dire pas grand chose. Et comme une somme de nains ne fera jamais un géant, nous ne sommes pas en mesure de lutter ni même de négocier avec les "grands". Etant donné que la création d’un géant (par le biais d’une Europe fédérale) est un objectif totalement hors de portée, il ne reste plus qu’à admettre notre modeste condition...et à regarder les autres s’étriper sur nos écrans plasma.


                      • amedee 25 août 2008 15:03

                        la seule france de de gaulle se faisait plus entendre que toute l’europe actuelle réunie. Même chirac seul, il faisait plus de bruit.
                        Diplomatie européenne. Laissez moi rire. Israeliens et palestiniens sont plus près de s’entendre.

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