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Accueil du site > Actualités > International > Crise : la question du dollar

Crise : la question du dollar

Le dollar baisse. Parce que le prestige géopolitique de l’Amérique s’effrite.
Par Michel Gufinkiel, directeur de l’Institut Jean-Jacques Rousseau et rédacteur de www.drzz.info

2008 avait été l’année de la crise financière.

2009 sera-t-elle celle de la crise économique ? Ce scénario – terrifiant – hante les gouvernements et les milieux d’affaires. Dans une crise financière, l’argent se raréfie. Dans une crise économique, il se liquéfie. Dans le premier cas, l’activité ralentit. Dans le second, elle cesse.

En question : le dollar. La monnaie américaine, clé de voûte de l’économie mondiale depuis 1945, ne cesse de baisser, face à toutes les autres devises. En février, il fallait avancer 1,25 dollar pour obtenir un euro. Aujourd’hui, il en faut 1,4. Soit 10 % de plus.

Plus le dollar baisse à court terme, moins les opérateurs économiques lui font confiance à long terme. Les quatre puissances économiques dites « émergentes » du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) utilisent le dollar comme devise de référence et de refuge, notamment en achetant des Bons du Trésor américain. Mais la semaine dernière, elles ont envisagé pour la première fois de créer ensemble une nouvelle devise de référence, ou encore, plus simplement, de passer à l’euro.

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a mis en garde la Chine, qui est à la fois le pays le plus dynamique du BRIC et le premier acheteur mondial de Bons du Trésor américain, contre de telles initiatives. Les dirigeants de Pékin ont répondu qu’ils ne se détournaient du dollar que parce que celui-ci, en baissant constamment, ne remplissait plus sa mission.

Pourquoi le dollar baisse-t-il ? Il y a d’abord les causes immédiates. L’administration George W. Bush a réagi à la crise financière de l’automne dernier en nationalisant les principales institutions financières en faillite. L’administration Barack H. Obama a poursuivi sur cette lancée en nationalisant des entreprises industrielles (General Motors est le cas le plus spectaculaire). Elle prétend, de surcroît, se lancer à la fois dans une politique de grands travaux d’infrastructure et dans des réformes en faveur des plus démunis (notamment la mise en place d’une couverture médicale généralisée). Enfin, elle se refuse à augmenter les impôts, afin de stimuler la consommation.

Cela ressemble, de loin, au New Deal de Franklin Roosevelt, qui avait permis de sortir de la crise de 1929. Mais nous sommes en 2009, quelque quatre-vingts ans plus tard. Le New Deal a fonctionné dans une économie continentale américaine, relativement isolée du reste de l’économie mondiale : rien ne prouve qu’il soit adapté à une économie globalisée. Il été mis en place dans un environnement industriel classique, dominé par le secteur secondaire : quel sens a-t-il dans un environnement postindustriel, dominé par le tertiaire ? Les opérateurs économiques, tant américains qu’étrangers, notent surtout que l’administration couvre ses dépenses en recourant à l’emprunt et aux Bons du Trésor, c’est à dire en créant une monnaie virtuelle de plus en plus abondante. Ce qui peut conduire à une très forte inflation ou – si les Bons du Trésor ne trouvent plus preneurs – à une banqueroute d’Etat. Dans un tel contexte, le dollar ne rassure pas. Et l’on se tourne vers n’importe quelle autre devise, même relativement précaire : ne serait-ce que pour diversifier les risques.

Mais le dollar baisse également pour des causes plus profondes. L’or n’existe pas sans le fer, ni le fer sans l’or : pas de puissance économique sans puissance politique (et donc militaire), ni de puissance politique sans puissance économique. Le dollar a inspiré confiance et a donc tenu son rang ou monté dans la mesure exacte où l’Amérique est apparue comme la première nation du monde en termes militaires et stratégiques : de 1945 aux années 1960, puis des années 1980 au début des années 2000. Il a cessé d’inspirer confiance et a donc baissé quand l’Amérique a décliné : pendant la guerre du Vietnam, de 1965 à 1975, et pendant la plus grande partie de la guerre d’Irak, entre 2004 et 2007.

Regardons de près la seconde phase de déclin : la guerre d’Irak. Avant les opérations terroristes du 11 septembre 2001, l’euro valait de 0,8 à 0,9 dollars. En lançant, après ces opérations, une contre-attaque de grande envergure (la « guerre contre le terrorisme ») et en renversant le régime taliban en Afghanistan, l’Amérique de Bush maintient son crédit politique et militaire, et donc son crédit financier : la parité euro-dollar reste la même pendant le quatrième trimestre 2001 et tout au long de l’année 2002.

En 2003, la guerre d’Irak commence dans un climat de crise entre Occidentaux : le dollar baisse donc légèrement, avec une parité d’un euro pour un dollar, puis d’un euro pour 1,1 dollar. L’année suivante, la situation se dégrade en Irak : si les Etats-Unis et leurs alliés ont remporté une victoire éclair contre le régime de Saddam Hussein sur le plan conventionnel, ils ne parviennent pas à juguler une double ou triple guérilla urbaine. L’euro se négocie à 1,3 dollar.

De 2005 au premier semestre 2008, la double chute, en termes d’image géopolitique et de parité monétaire, se poursuit. Elle atteint son point maximum en juin 2008, avec un taux d’un euro pour près de 1,6 dollar. Mais pendant l’été 2008, c’est l’embellie : l’opinion internationale a fini par prendre conscience du « Surge », la reprise en main militaire de Irak conçue et exécutée, dès 2007, par le général David Petraeus ; et l’hypothèse d’une victoire aux présidentielles de John McCain, républicain non conformiste mais pugnace, qui entend poursuivre la politique extérieure de Bush jusqu’à une victoire totale, prend corps. Le dollar remonte donc et l’euro retombe à 1,4.

Paradoxalement, la crise financière, fin septembre, continue à stimuler le dollar : c’est l’effet mécanique des nombreux plans de sauvetage improvisés par les autorités gouvernementales et les banques centrales, tant aux Etats-Unis que dans le reste du monde.

Non moins paradoxalement, l’élection du démocrate d’extrême-gauche Barack Obama, début novembre, conforte elle aussi la monnaie américaine. L’opinion, aux Etats-Unis et à l’étranger, se refuse à prendre en considération le programme utopiste et tiers-mondiste du président élu. Elle préfère interpréter l’arrivée à la Maison Blanche d’un quadragénaire de couleur comme un signe de vitalité nationale. Fin 2008, l’euro est descendu à la valeur plancher de 1,25 dollar, qu’il gardera – en dépit d’une brève fébrilité en janvier, en raison de la guerre de Gaza – jusqu’en février.

Mais la réalité reprend ses droits. Fin mars 2009, cinq semaines après la mise en place de la nouvelle administration, la monnaie européenne remonte à 1,35 dollars. Elle atteint 1,4 dollars en mai, puis 1,43 début juin. En dépit de quelques mouvements en dents de scie, l’évolution devrait se poursuivre.

Le président américain actuel suscite toujours l’enthousiasme et l’adulation de ceux qui, dans le vaste monde, aiment s’enthousiasmer et aduler. Mais il n’a pas réussi à convaincre les autres. Au moment où l’Iran se révolte contre la tyrannie des mollahs, il fait un éloge immodéré, pour ne pas dire incontinent, de l’islam à Al-Ahzar, l’université coranique du Caire. Quand la Corée du Nord procède à de nouvelles expérimentations nucléaires, il reste passif. Quand la Russie se réarme, soutient l’Iran et menace l’Union européenne, il évoque un désarmement nucléaire mondial.

Cela rappelle Jimmy Carter, sous qui l’Amérique atteignit son nadir géopolitique. Et le dollar son taux le plus bas du XXe siècle. Mais aussi Mikhaïl Gorbatchev, sous qui l’URSS – c’est à dire un Empire russe vieux de trois siècles – se désintégra.


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35 réactions à cet article    


  • Echo Echo 7 juillet 2009 13:22

    Si l’empire US se desintegre, il ne le devra qu’a lui-meme.

    Et a propos de ce que vous appelez la « guerre de Gaza », vous feriez mieux de revoir votre definition du mot guerre. En ce qui me concerne, ca m’avait tout l’air d’un jeu de massacre a sens unique.

    Cet article oublie de designer les vrais responsables de la crise financiere, c-a-d la clique de neocons qui pendant huit annees a tout fait pour en arriver la.

    On peut difficilement faire plus hypocrite.


    • herve33 7 juillet 2009 21:04

      Cet article oublie de designer les vrais responsables de la crise financiere, c-a-d la clique de neocons qui pendant huit annees a tout fait pour en arriver la.

      Assez d’accord la dessus , mais il ne faut certainement pas croire qu’ Obama , que certains surnomment Bush 3 , va résoudre quoi que ce soit de cette crise , il aurait pu prendre les bonnes mesures qui s’imposent dans les 100 jours du début de sa présidence , il n’en a rien fait . Au lieu de cela , c’est carrément Wall Street qui est aux commandes .de la plus grande économie du monde
      La planche à billets et la falsification des comptes en changeant les règles comptables permettent de cacher tous les actifs toxiques et les mettre hors bilan . Tout cela a permis aux chacals et vautours de cette finance de faire croire à une amélioration afin d’augmenter les bonus . Tout cela , alors que le chomage est en hausse de manière exponentielle .dans le reste du monde , à cause des erreurs et égarements de ces gens .  

      En ce point , drzz , tu seras sans doute d’accord avec moi , Mac Caïn , aurait été sans moins pire s’il avait réellement mise en application son plan de mise au pas de Wall Street .

      Obama est tout , sauf une bonne chose pour les US et sans doute pour le reste du monde , un pur produit marketting pour nous faire avaler l’ignominie de la finance et de Wall Street . IL est grand temps de débarrasser des produits toxiques mais aussi ces dirigeants tout aussi nuisibles et toxiques .


    • Echo Echo 8 juillet 2009 06:56

      Je vous suis totalement sur la facon dont Wall Street mene le monde.

      A tel point qu’il m’est tres vite apparu que la strategie de campagne de J. McCain ne pouvait le mener a la victoire. Et je suis, maintenant, convaincu qu’un accord tacite le liait aux pontes de la finance US pour faire elire Obama.


    • Kalki Kalki 7 juillet 2009 14:34

      Ah bon parceque en économie c’est comme en religion il faut prier les dieux et garder espoir ?

      Et si tout cela n’avait rien de surnaturel et que la crise etait plus profonde que vous voulez bien le dire ou le croire ( car il est surement question de croyance, d’idéologie, d’appréhension de la réalité ).

      Vous feriez bien de faire une analyse sur plus de 30 ans monsieur, comme en science du climat.


      • Kalki Kalki 7 juillet 2009 14:38

        La démocratie est permise aussi longtemps que le contrôle exercé par le grand capital échappe aux délibérations et aux changements voulus par le peuple, c’est à dire aussi longtemps qu’elle n’est pas la démocratie

        Noam chomsky - Le profit avant l’homme.

        Les origines immédiates de la crise sont à rechercher dans l’effondrement de la bulle immobilière née sous le mandat d’Alan Greenspan, le gouverneur de la Réserve fédérale. Greenspan avait soutenu l’économie défaillante des années Bush en relançant la consommation des ménages à crédit en même temps que par des emprunts à l’étranger. Mais les racines sont plus profondes. Elles tiennent en partie au triomphe de la libéralisation financière au cours des 30 dernières années - qui a libéré autant que possible les marchés de la réglementation gouvernementale.

        Ces mesures, comme on pouvait le prévoir, ont conduit à une augmentation de la fréquence et de l’intensité des revers économiques, qui aujourd’hui menacent de se transformer en la pire crise depuis la Grande Dépression.

        Noam Chomsky - Le capitalisme contre la démocratie - 2008

        Alan Greenspan : le néolibéralisme permet une croissance par la concentration de la richesse, et permet de fournir des armes puissantes pour lutter contre les programmes sociaux, et d’entrainer une “importante retenue des salaires” et une “retenue atypique des augmentation compensatoires, [qui] semble due pour l’essentiel à une plus grande insécurité des travailleurs”.

        Du tout au tout, à l’inverse des Accords de Bretton Woods qui a permit un développement industriel et des avancés sociales après la guerre de 1945, c’est à dire à l’inverse des visions économique de Harry dexter white (négociateur américain ), et son homologue britannique John Maynard Keynes, il y a la liberté des flux de capitaux qui permettrait la création de ce que certains économistes ont appelé un ” Sénat Virtuel ”, au sein duquel un capital financier fortement concentré imposerait sa politique social à des populations réticentes et punirait les gouvernements indociles par des fuites de capitaux. 9)


      • minidou 7 juillet 2009 15:01

        Un adage qui a du succès en ce moment : « corrélation ne vaut pas démonstration »... Si on vous suit, les USA n’avaient qu’à réélire GWB, à attaquer l’Iran, et le dollars s’envolerait, assurant ainsi la solvabilité des USA... Le plaidoyer anti Obama n’est fait que d’invective (« extrême gauche », « tiers-mondisme »...)...Donc un article qui présente la triple tare d’être réac (bon...chacun ses opinions), mais aussi particulièrment faiblard dans l’analyse tant politique qu’économique....


        • drzz drzz 7 juillet 2009 15:04

          La crise vient du système des subprimes, lancé par Bill Clinton, qui voir le gouvernement accorder aux ménages sans grand revenus des avances pour s’approprier de l’immobilier.

          Une « prime de solidarité », comme on dirait en France.

          Or, lorsque la situation économique s’est effondrée, ces menages n’ont plus eu de quoi rembourder leur emprunt, et les banques qui leur avaient fait cet emprunt ont fait faillite faute de liquidités.

          La crise est donc due à une décision, les « subprimes », qui n’a rien de libérale. C’est du socialisme pur et dure. Une économie libérale ne prête pas aux ménages en difficulté financière. Seul l’Etat social le fait. 


          • Kalki Kalki 7 juillet 2009 15:25

            Je suis désolé mais la véritable crise économique, ce n’est pas la crise des subprimes.


          • mouton-garou mouton-garou 8 juillet 2009 11:57

            La crise est due à l’Etat qui a fait du socialisme. Bravo belle conclusion neo liberale dangereuse !

            Effectivement il est de bon ton de dire que le chaos financier dans lequel on se dirige est du au fait d’avoir voulu prêter de l’argent aux pauvres ! Ca ne donne que plus de consistance aux thèses néolibérales smiley Mais vous y croyez vraiment ?

            je vous renvoie vers ce lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Components_of_the_United_States_money_supply2.svg

            Je n’ai pas le temps de détailler ! On y comprend que les banques privées étaient obligées d’émettre du crédit pour que le système continue à tourner. En fait elle sont obligées pour éviter les faillites et le chomage de masse de distribuer toujours de plus en plus de crédits (à cause des interêts exigés lors de la création monétaire). Il était donc obligatoire pour les banques privées de pouvoir endetter des non solvables. Dans ce cas il vaut mieux prétendre que c’est la faute au gouvernement et que l’Etat est dangereux quand il veut faire de la solidarité et du socialisme.

            Quant à votre analyse sur les taux de changes flottants des monnaies, on ne peut pas en tirer grand chose. Une analyse sur la masse monétaire de chaque monnaie serait bien plus interessante mais comme les usa ne publie plus M3...

            Vous êtes un homme aux analyses éconnomiques dangereuses. En venir à dire que la solidarité est dangereuse pour nos économies, c’est grave !

            Vous devriez dire simplement qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec la création monétaire. Ca ferait avancer le schmill !

            Allez un dernier lien :
            http://www.fauxmonnayeurs.org/


          • drzz drzz 7 juillet 2009 15:04

            Je vois que les grands cerveaux d’AgoraVox nagent complètement en économie.......


            • Echo Echo 7 juillet 2009 15:16

              Et vous croyez vraiment qu’il vous suffit de brandir stars and stripes pour vous hisser au-dessus des autres ?


            • drzz drzz 7 juillet 2009 15:09

              SUBPRIME : avance accordée par une banque à un ménage à faible revenu qui, dans un cas normal, n’aurait pas obtenu ce prêt faute de garanties nécessaires.
               
              Dans le cas d’une subprime, l’administration de Bill Clinton a fait pression sur les banques pour justifier ces emprunts risqués, arguant que la situation économique prospère le permettait.

              Avec le 11 septembre, l’économie a perdu les pédales, et ces prêts « risqués » sont devenus des « prêts à perte » et les banques se sont retrouvées sans le sou. D’où le désastre.

              Une vieil adage économique dit qu’à force de vouloir aider les plus pauvres, on finit par appauvrir tout le monde. La crise des subprimes en est la preuve vivante.


              • Echo Echo 7 juillet 2009 15:34

                Il n’y aurait pas eu de subprime si les salaires n’avaient pas ete en permanence rabotes. C’est par la baisse continue du pouvoir d’achat qu’on a force une part de plus en plus large de la societe US a s’endetter au-dela de toute raison.

                Vous mettez l’origine de la crise des subprime sur le dos de ces salauds de terroristes, alors que dans votre article, vous jugez l’apres onze septembre 2001 comme une periode de relative prosperite. Je vous cite :

                "Avant les opérations terroristes du 11 septembre 2001, l’euro valait de 0,8 à 0,9 dollars. En lançant, après ces opérations, une contre-attaque de grande envergure (la « guerre contre le terrorisme ») et en renversant le régime taliban en Afghanistan, l’Amérique de Bush maintient son crédit politique et militaire, et donc son crédit financier : la parité euro-dollar reste la même pendant le quatrième trimestre 2001 et tout au long de l’année 2002."


              • ZEN ZEN 7 juillet 2009 17:24

                "ll n’y aurait pas eu de subprime si les salaires n’avaient pas ete en permanence rabotes. C’est par la baisse continue du pouvoir d’achat qu’on a force une part de plus en plus large de la societe US a s’endetter au-dela de toute raison."

                Je fais écho à Echo
                ..et à Stiglitz
                Comme sous-entend l’auteur, si on laisse crever les pauvres, l’économie peut marcher...pour qui ?


              • GreenGarden GreenGarden 8 juillet 2009 14:39

                A « l’auteur »,


                la crise des subprimes est l’arbre qui cache la forêt et qui, en passant, permet de jeter l’opprobe sur ces salauds de pauvres.

                En fait de crise, c’est une crise majeure de gouvernance (entre autre) au sein de l’état US à laquelle nous assistons.

                Pour votre information, jetez un coup d’oeil sur cette vidéo hallucinante où l’on apprend que 9000 milliards de $ ont été « égarés » par la FED...

                Vidéo où Alain Grayson (commission d’enquête) questionne l’Inspecteur Général, Elisabeth Coleman,de la FED sur les 9,7 trillions de dollars qui ont disparu et sur ceux ou celui qui ont bénéficié de cet argent. Et où l’Inspecteur Général de la Réserve Fédérale reconnaît que 9.7 trillions de dollars ne peuvent pas être retrouvés. 

                Conclusion ... revoyez votre copie Mr Drzzzzzzzz et évitez de nous servir un blablabla néo-cons aussi peu digeste.

                G.

              • drzz drzz 7 juillet 2009 16:19

                La crise a pris racine le 11 septembre, et s’est détériorée par la suite, notamment à cause de l’envolée du baril de pétrole.

                Mais le coeur de la crise en cascade, ce sont les subprimes. Une économie qui tourne à pertes finit par s’effondrer. Dont acte.


                • katalizeur 7 juillet 2009 18:31

                  @drzzz

                  «  »« La crise a pris racine le 11 septembre, et s’est détériorée par la suite, notamment à cause de l’envolée du baril de pétrole. »«  »

                  je ne l’avais pas vu celle-là

                  donc c’est les zarbis qui manipulent les prix ? elle est bien bonne l’ami.....

                  deuxieme question : vous etudiez quoi dans votre insttut ? le crochet ? ou la peinture dur soie ?

                  j’ai longtemps cru que les seuls qui puissent manpuler les prix du brut été les tozz uniens

                  un autre a cru aussi qu’il pouvait les manipuler a sa guise en 1973.....CELA LUI A COUT2 LA VIE.....ce n’etait katalizeur c’etait un simple roi saoudien.....la cia c’est charger de lui faire la leçon.....

                  comme je ne veux pas mourir idiot et plein de prejugés ; je serai heureux de lire encore une ou deux de vos fantaisies....merci par avance...


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2009 21:25

                  Je ne sais pas qui a raison. Je vous trouve bien compliqués. voici ce qui s’est passé. 


                  Pour les subprimes :

                  Ceux qui construisent et vendent des maison veulent en vendre. Avec du credit et un espoir de croissance, on peut vendre n’importe quoi. La propagande de l’État a fait croire a une croissance illimitée et les financiers audacieux et souvent corrompus ont titrisé et vendu n’importe quoi, en montrant aux prêteurs des taux a long terme et au emprunteurs, fonctionnellement illetrés, des taux temporaires promotionnels, en leur disant - mais en écrivant pas - que ces taux seraient permanent ou couverts par une plus value. Quand on a monté les taux, tout le monde a perdu... sauf les auteurs de l’arnaque. Maintenant ils sont riches. 


                   Pour la crise fondamentale. On a émis de la monnaie pour environ 80 fois la valeur des biens réels dans l’économie et on a joue avec cet argent qu’on a distribue aux copains. Tant que personne ne veut traduire cet argent en biens réels, tout va. Quand quelqu’un demande des biens pour plus que la portion de la masse monétaire qui correspond aux biens.... inflation. tout le monde perd. Sauf ceux qui ont utilisé la monnaie pour acheter des biens réels et vont devenir plus riches


                   A moins que quelqu’un ne se fâche et que la tête de tous ceux qui ont planifié et realisé cette crise et maintenant en tirent profit ne soit mise au bout d’une pique. Il y a eu des précédents..

                  Pierre JC Allard






                • herve33 7 juillet 2009 21:26

                  Drzz , effectievement il semble que la crise prend ses racines après le 11 septembre 2001 , mais certainement çà cause du baril de pétrole . C’est le maintien des taux à un niveau trop bas , ce qui a créé la bulle immobilière après l’effondrement de la bulle internet . D’où l’origine des sub primes , l’immobilier était voué à toujours monté . ON sait ce qu’il en est advenu .

                  Mais ce n’est pas fini , les sub primes ce sont les américains modestes qui ne peuvent plus rembourser . La crise que nous allons connaitre d’ici la fin de l’année et en 2010 , ce sont d’autres produits comme par exemple les alt A qui cette fois touchent la classe moyenne . Si on ajoute les cartes de crédits et l’immobilier d’entreprises , les US seront peut-etre au bord de la faillite , mais ce ne seront pas les seuls , car les US c’est 70 % de la consommation mondiale .


                • plancherDesVaches 7 juillet 2009 16:51

                  Si c’est votre méthode pour comparer deux monnaies, il vaudrait mieux que vous évitiez.

                  Une chose toute aussi sûre : les subprimes n’ont pas été inventées et vendues par ceux qui les contractaient.
                  Et n’ont été qu’un déclencheur.
                  Sainte titrisation, priez pour eux....


                  • katalizeur 7 juillet 2009 17:30

                    L’ elite comme d’hab avait un joli scenariot..... etouffer le monde , a la façon de l’anacondat...a chaque expiraton il serre un peu plus....tres bonne methode..certe..mais car il y a un mais.. ls ont loupés une marche en irak....pas trop grave. ils se sont rattrappés a la rampe....une deuxieme en afghanistan... j’attends avec impatience la troisieme.....iranienne cela -là........

                    question a l’auteur : vous etes en politique depuis longtemps ?


                    • TARTOQUETSCHES TARTOQUESCHES 7 juillet 2009 18:11

                      A drzz

                      La crise actuelle déclenchée par les subprimes de Clinton (sic) et les échecs militaires de Bush. Quelle analyse profonde !!

                      En quelques sortes : « Salaud de pauvres ! » et « Une bonne guerre tiens ! »

                      A moins que ce ne soit du second degré ???

                      A mais oui c’est çà , c’est du second degré !!

                      Quel deconneur ce drzz !!!!!


                      • ZEN ZEN 7 juillet 2009 18:40

                        L’auteur a fait son choix , dans son blog :

                        "Concernant Obama, je ne vois, pour nous, qu’une solution :  serrer les dents, céder le moins possible et attendre la fin de son mandat de quatre ans. Aux dernières nouvelles Sarah Palin sera candidate à la présidentielle américaine en 2012 et si elle gagnait, elle entrerait donc en fonction en janvier 2013 (voir ci-dessous dans la première partie). A ce moment là, les Juifs américains (qui commencent déjà à regretter d’avoir voté pour Obama), les Chrétiens américains et Israël pourront à nouveau user de leur droit légitime à la parole. Mais d’ici là, ne nous faisons pas de fausses illusions"


                        • Mohammed MADJOUR Mohammed 7 juillet 2009 18:54

                          « Crise : la question du dollar », ne se pose pas... Pas plus d’ailleurs que celle de l’Euro !

                          La crise financière n’est que la conséquence d’une véritable crise humaine : Le rêve américain ne tient plus, l’utopie européenne fatigue le Monde, il ne subsiste aucune idéologie planétaire capable d’enrôler les Nations !

                          Face à son échec causé principalement par la course aux armements nucléaires, dictée par la satanique théorie de la dissuasion, l’Occident s’oxyde, il finira par basculer dans l’anarchie universelle !

                          Quand la science ne change plus le Monde, il y’a lieu de se poser de bonnes questions ...

                          Mohammed. 


                          • tvargentine.com lerma 7 juillet 2009 19:49

                            N’importe quoi cet article !!!!

                            Les américains ont une obligation de relancer leur économie à la fois par la monnaie mais surtout par l’adaptation de l’outil industriel à la modernité de la société qu’impose les nouvelles normes internationnales sur les émissions de CO2

                            Quand les américains rouleront dans des véhicules hybrides (et cela va arriver très rapidement) ,alors les économies seront énormes pour ce grand pays.

                            OBAMA s’inscrit dans la durée,il a raison et pour l’instant c’est un parcours sans faute

                            Le reste de votre article n’est que de l’anti-américanisme primaire sans analyse réelle




                            • plancherDesVaches 7 juillet 2009 20:58

                              Néanmoins, je sens que d’ici peu, vous souhaiterez aussi être primaire.

                              Je salue bien bas votre grandeur.....


                            • herve33 7 juillet 2009 21:12

                              OBAMA s’inscrit dans la durée,il a raison et pour l’instant c’est un parcours sans faute

                              lerma , tu pourrais etre un moins naïf , Obama s’inscrit dans la durée . Rions un peu .

                              Lorsque les américains s’apercevront les plans de relance et les milliers de milliards de dollars ne résoudront pas leurs problèmes , hausse du chomage , baisse du niveau de vie . Et que tout cela engraissent les parasites de la finance . Nul doute qu’ils demanderont des comptes .


                            • wesson wesson 8 juillet 2009 00:58

                              Lerma, vous ici !

                              vous voici donc de retour.

                              Avez-vous pendant cette absence réussi à vous guérir de votre sarkidolatrie atavique ?


                            • plancherDesVaches 8 juillet 2009 11:01

                              Hervé33, vous devez avoir un don de prémonition, c’est pas possible autrement.

                              Regardez ce matin dans La Tribune :
                              http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090708trib00039 7129/vers-un-deuxieme-plan-de-relance-aux-etats-unis-.html
                              « Laura Tyson a jeté un pavé dans la mare mardi en déclarant que les Etats-Unis pourraient avoir besoin d’un second plan de relance se concentrant sur de s travaux d’infrastructures pour mettre la première économie mondiale sur la voie de la reprise.  »

                              Mais vu le trou à combler....
                              Hé, ’faut pas désamorcer les pompes à fric... lol


                            • fonzibrain fonzibrain 7 juillet 2009 21:56

                              le blog drzz publié sur agoravox

                              bientot bivouac id




                              • Jean-paul 8 juillet 2009 03:41

                                @ l’auteur
                                N’oubliez pas que comme les banques pretaient a des menages aux revenus modestes ,les vendeurs ont double leur prix et les banques continuer a preter .
                                Maintenant une maison de 240000 dolars coutent 85000.
                                Avec l’euro fort beaucoup d’europeens viennent acheter aux USA .


                                • GreenGarden GreenGarden 8 juillet 2009 12:22
                                  « In America we trust » .... Croyez-vous vraiment à toutes les conneries que vous écrivez ou est-ce de la provoc ?

                                  G.

                                  • GreenGarden GreenGarden 8 juillet 2009 16:21

                                    A « l’auteur »,

                                    la crise des subprimes est l’arbre qui cache la forêt et qui, en passant, permet de jeter l’opprobe sur ces salauds de pauvres.

                                    En fait de crise, c’est une crise majeure de gouvernance (entre autre) au sein de l’état US à laquelle nous assistons.

                                    Pour votre information, jetez un coup d’oeil sur cette vidéo hallucinante où l’on apprend que 9000 milliards de $ ont été « égarés » par la FED...

                                    Vidéo où Alain Grayson (commission d’enquête) questionne l’Inspecteur Général, Elisabeth Coleman,de la FED sur les 9,7 trillions de dollars qui ont disparu et sur ceux ou celui qui ont bénéficié de cet argent. Et où l’Inspecteur Général de la Réserve Fédérale reconnaît que 9.7 trillions de dollars ne peuvent pas être retrouvés. 

                                    Conclusion ... revoyez votre copie Mr Drzzzzzzzz et évitez de nous servir un blablabla néo-cons aussi peu digeste.

                                    G.

                                    • drzz drzz 10 juillet 2009 13:54

                                      Tout à fait, hervé.

                                      Même si je pense qu’Obama est un guignol, je n’aurais pas été si outragé de voir Hillary Clinton à la présidence (je l’avais d’ailleurs écrit sur AV).

                                      Obama est non seulement nul, mais il est faible. Rien ne changera sous sa présidence, si ce n’est un affaiblissement de l’économie américaine, donc fatalement des économies qui dépendent fortement de l’Amérique - nous, pour ainsi dire.

                                      Ce type est une catastrophe absolue.


                                      • yom07 15 juillet 2009 12:26

                                         Il serait peut être bon de rappeler que qques mois plus tôt, le dollar frôlait les 1.60 ....

                                        Les fluctuations du dollar sont liées à ce que nos chers analystes appellent « risk aversion ». Lorsque le la prise de risque des investisseurs augmente, ils sortent de l’argent des US vers les pays émergeants, et l’inverse se produit dans le cas contraire. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, le dollar reste une monnaie refuge en temps de crise (certainement le sentiment qu’il ne peut descendre plus bas). 

                                         

                                        Et le franc suisse, me dirais vous. Traditionnellement monnaie refuge en temps de crise, la BNS a cependant cette fois annonce la couleur : elle n’autorisera pas le franc à monter trop haut pour ne pas pénaliser les exportations. Et comme la BNS a beaucoup d’argent, elle l’utilise. 

                                         

                                        Exportations ... c’est un domaine ou un dollar faible est bénéfique pour les Etats Unis. Le secrétaire au trésor a beau marteler ces jours ci qu’un dollar fort est dans leur intérêt, ca sera certainement vrai une fois que la croissance sera repartie.

                                         

                                        Reste tout de même l’énorme dette que le gouvernement a contribué à augmenter dernièrement. Dette ou investissement ? A regarder les résultats de Goldman cette semaine, il semblerait que le remboursement des prêts aille bon train. Il ne faut tout de même pas oublier que les prêts accordés n’étaient pas gratuits, et qu’une prise de capital lorsque l’action ne vaut plus rien n’est pas forcement une mauvaise affaire. Il suffit d’avoir du temps devant soi.

                                         

                                         

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