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Accueil du site > Actualités > International > Crise syrienne : entre vérités et mensonges !

Crise syrienne : entre vérités et mensonges !

Vendredi 25, jour de manifestation et de colère à travers la Syrie en révolte. « Plus de 90 civils ont perdu la vie dans des bombardements à Houla au centre de la Syrie. Les observateurs des Nations Unies déployés dans le pays pour surveiller un cessez-le-feu largement ignoré, se sont rendus sur place dès le lendemain alors que les explosions et les tirs n’avaient pas encore cessé… de nombreux habitants des villages périphériques de Tibé et Taldo fuyaient vers le centre de Houla par crainte de nouveaux bombardements, tandis que des vidéos mises en ligne sur YouTube montraient de terribles images de cadavres d’enfants gisant par terre  » 1.

Des mots qui rappellent furieusement dans leur tournure les mythiques « bébés arrachés à leur couveuse et jetés sur le sol comme du bois à brûler » que le Président George Bush senior disait avoir eu devant les yeux, lorsqu’en prière, il décida, en janvier 1991, de jeter l’Amérique et le monde dans le brasier de la guerre. Une navrante mais très efficace invention qui tétanisa l’opinion et fit taire toutes les voix dissonantes. Épisode projeté sur la scène médiatique le 10 octobre 1990 grâce au faux témoignage d’une fausse infirmière mais vraie fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington 2. Un montage dû à la multinationale de relations publiques Hill & Knowlton (85 filiales dans 46 pays différents), grassement rémunérée - selon le qu’en dira-t-on – de la modique somme de dix millions de $… Un montant pas aussi phénoménal que cela si l’on considère les enjeux économiques colossaux liés à la confrontation américano-irakienne ! Au reste, depuis deux millénaires, les Trente deniers ont eu le temps de faire des petits, et puis les vingt-trois années de sanglantes atrocités en tous genres qui s’ensuivirent en Mésopotamie les valaient bien ! Non ?

Timisoara, Račak, Houla, même combat

Ici en 2012, les cadavres existent certes, des clichés en témoignent 3, mais tout autant que les cadavres recousus au fil de fer du charnier de Timisoara, qui eux témoignaient déjà éloquemment de la barbarie du régime du Conducatore Ceausescu 4… des corps sortis d’une morgue pour les besoins d’une mise en scène macabre aussitôt amplifiée par une affolante hystérie médiatique, laquelle suffit à jeter dans les rues d’un Printemps roumain, soi-disant démocratique, des foules conduites par d’habiles meneurs. Ceausescu et son épouse, attirés hors de la capitale, furent illico presto mis le dos au mur dans une cour d’école et cisaillés d’une rafale bien ajustée. Façon expéditive mais efficace de procéder à un « changement de régime » en installant à Bucarest un gouvernement communiste à la botte du perestroïkiste Gorbatchev pro occidental.

Arrêtons-nous un instant afin de répéter à l’usage des jeunes génération que la presse n’est pas là – ou si rarement - pour dire la vérité, mais n’existe qu’en tant que support publicitaire dans le but unique de vendre du papier ou du temps d’antenne, c’est-à-dire « du temps de cerveau humain disponible » 5 monnayé à prix d’or par les agences de « com » et les groupes financiers et industriels qui en sont les commanditaires. Supports publicitaires destinés à promouvoir et commercialiser des biens matériels ou immatériels, produits ordinaires et gloires de pacotille, tous se rapportant, de près ou de loin, au culte de la marchandise lié au monothéisme idolâtrique du Marché. Culte dévorant qui se nourrit de chair humaine – sans clause de style - et des cadavres que produisent industriellement les guerres d’absorption des dernières souverainetés résistantes… à savoir, faire entrer de force les nations encore indépendantes dans la matrice d’un « système-monde » sourdement, voire ouvertement totalitaire… Parce qu’enfin, le mensonge et la manipulation comme instruments privilégiés de la conduite des hommes et des peuples, n’est-ce pas en soi une forme pure de totalitarisme ? Laquelle n’asservit plus seulement les corps mais vise l’âme et l’esprit ? Dix ans après Timisoara, rebelote au Kossovo à Račak. Pour les États-Unis - comme en Syrie, mais avec à présent leurs alliés Turcs, Qataris et Saoudiens et non plus seulement franco anglo-germaniques – puisqu’il s’agissait d’expulser la Serbie de sa province orientale, et de « débloquer » la situation en apportant à ses alliés un bon prétexte pour entrer dans la danse, tout en réduisant au silence les critiques (à l’époque la Russie en crise de conversion à l’ultralibéralisme n’en peut mais !), le massacre de Račak 6 intervient à point nommé… Immédiatement suspect, voir dénoncé comme un montage par les observateurs les plus sagaces ou les moins déshonnêtes, mais aussitôt accrédité par une commission d’enquête internationale manipulée et muselée… à telle enseigne que son rapport ne sera rendu public que deux ans plus tard 7.

Le « massacre » prétendument perpétré par les Serbes à Račak n’a jamais eu lieu tel qu’offert aux regards horrifiés de l’opinion mondiale. Ce fut pourtant le prétexte qui justifiera le bombardement, notamment d’objectifs civils, sans déclaration de guerre, sans mandat des Nation Unis - ni a fortiori sans que le Premier ministre socialiste Jospin juge utile de consulter le Parlement français - de la Yougoslavie pendant quelque 70 jours.
 
Au Kossovo, des cadavres rhabillés, une scène du crime soigneusement saccagée


A posteriori il est apparu qu’à Račak des membres de l’UCK avaient récupéré et rassemblé les corps de francs-tireurs albanais tombés ici et là, puis revêtus leurs corps de vêtements civils. Une équipe de télévision d’Associated Press entrée dans le village peu avant la découverte du charnier à ciel ouvert, a certifié que le champ où les cadavres ont été trouvés, était vide au moment de leur arrivée. L’Américain William Walker, chef de la mission au Kossovo de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe durant l’hiver 1998/99, aurait ensuite peaufiné la mise en scène en faisant disposer les corps de façon à rendre plausible l’hypothèse d’une exécution collective, certaines dépouilles ayant même été, pour plus de vérisme, mutilées post mortem… Tout en faisant joyeusement piétiner la « scène du crime » par les soldats placés sous ses ordres, cela après avoir fait disparaître les douilles éjectées des armes automatiques ayant putativement servi aux exécutions !

La nouvelle rendue publique, la Secrétaire d’État américaine, Mme Madeleine Albright, s’empressait d’intervenir sur la chaîne CBS, annonçant que « des dizaines de personnes avaient été égorgées à Račak » et que désormais une seule solution s’imposait, « des frappes aériennes humanitaires sur la Yougoslavie ». Pourtant, l’expert finnois de médecine légale, responsable de l’équipe internationale chargée du rapport d’enquête (gardé au frais pendant deux ans), le Dr. Helena Ranta avait conclu à l’absence de preuves formelles quant à un bain de sang méthodique à Račak. Dix ans plus tard, en 2008, elle narrera dans un livre comment elle s’était trouvée obligée de cautionner la version officielle. Livre qui raconte notamment comment William Walker avait exercé de fortes pressions sur les enquêteurs pour que soit validée et confirmée la thèse « d’un crime contre l’humanité ». L’agent américain avait exigé du Dr. Ranta qu’elle établisse la preuve que les tirs ayant tué les victimes étaient en réalité des « coups de grâce » portés à l’issue d’une exécution en règle.

Ce « massacre » divulgué par les grands médias internationaux dans tous les détails, avec une parfaite orchestration dans l’indignation, a impulsé une montée en puissance décisive des factions favorables à la guerre. Les hésitants contraints de se taire, une campagne de frappes aériennes devenait inéluctable. Dans son discours du 19 mars 1999, le président Démocrate William Jefferson Clinton annonçait sa décision (sous couvert de l’Otan) de lancer les premières vagues de bombardiers sur la Yougoslavie : « Au moment où nous nous préparons à agir, nous devons nous rappeler des leçons apprises dans les Balkans. Nous devons nous souvenir de ce qui est arrivé dans le village de Račak en janvier dernier, des hommes innocents, des femmes et des enfants ont été arrachés à leurs foyers, amenés dans un ravin, forcés à s’agenouiller dans la boue et mitraillés – pas pour quelque chose qu’ils auraient fait, mais simplement pour ce qu’ils étaient ». Discours et arguments stéréotypés ou le participe passé « arrachés » fait écho aux emblématiques couveuses koweitiennes d’août 1990 et renvoie aux archétypes d’un fascisme onirique composés de tueurs nés agissant contre des innocents non « pour quelque chose qu’ils auraient fait, mais simplement pour ce qu’ils étaient » !

Racak/Houla un scénario inoxydable et un conditionnement psychologique d’enfer


Les événements d’Houla sont à l’évidence, comme au Kossovo il y a treize ans, le coup d’envoi du dernier acte. En tout cas tel que les planificateurs de la terreur globale l’envisage... Car « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise »… Parce qu’en effet le monde se transformant à grande vitesse, le succès n’est plus assuré à cent pour cent et les meilleures machines infernales peuvent finalement faire long feu. On l’a bien vu en Irak et en Afghanistan, autant de cuisants fiascos politiques, diplomatiques et moraux en dépit des faramineux marchés engrangés par les cartels pétroliers, les industries de la reconstruction et les marchands d’armes.

Ici, dans le cas syrien, le terrain psychologique est parfaitement préparé et les opinions publiques conditionnées selon d’antiques recettes qui ont toutes et partout fait leurs preuves. En premier lieu, en nous martelant au quotidien la lancinante litanie du nombre croissant de morts, chiffre global et résultats du week-end ! Un pénible décompte proche du supplice de la goutte d’eau, un procédé privilégié pour les prises d’otages surtout lorsqu’il s’agit de personnalité politico-médiatique - qui n’a à l’esprit Ingrid Betencourt ? – mais dont l’efficacité est assurée par une soûlante répétition finissant par faire entrer dans les caboches les plus dures la seule et unique responsabilité des forces gouvernementales syriennes dans les interminables tueries dont on nous bassine… un comptage auquel les médias n’ont jamais eu l’idée de se livrer lorsqu’il s’agissait d’Afghans ou d’Irakiens tombant comme à Gravelotte sous les balles libératoires de la Démocratie en marche, ou plus près de nous, des victimes de la guerre libyenne dont M. Lévy s’est fait si noblement l’apôtre. 8

En second lieu, en développant une surenchère dans l’horreur telle qu’il soit impossible de nier qu’il puisse ne pas y avoir de fumée sans feu ! Quelques exemples parmi des centaines d’autres : ainsi depuis le 4 mai « l’armée assadienne décore ses chars d’assaut avec les cadavres crucifiés de déserteurs de l’armée et d’opposants civils  »… Le modéré Daily Telegraph - 10 mai 2012 - n’y va pas non plus avec le dos de la cuillère lorsqu’il nous explique doctement que « Le viol est devenu l’arme courante utilisée par le régime syrien pour terroriser ou punir ses opposants… rapportant le témoignage effroyable d’une jeune fille d’Homs violée devant son père »… « Des observateurs des droits de l’homme ont rendu compte de sévices sexuels commis par les forces de l’ordre sur des hommes, le plus souvent des jeunes, parmi lesquels des enfants de 11 ans. Selon un rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la Syrie daté de novembre 2012, d’anciens détenus ont témoigné avoir été frappés au niveau des parties génitales, obligés de faire des fellations, soumis à des séances d’électrochocs et à des brûlures de cigarettes sur l’anus dans les geôles ».

Un luxe de détails sordides plus frappants les uns que les autres, qui ne sont pas sans rappeler les contes et légendes diffusés au début de la Grande Guerre, particulièrement les récits horrifiques relatifs à la propension déraisonnable des Boches à couper les mains des enfants… ceci pour mieux stimuler l’ardeur à s’étriper des belligérants… quarante-quatre ans auparavant, pendant de la guerre franco-prussienne de 1870, les mêmes rumeurs circulaient déjà 9, montrant une analogie stupéfiante avec l’actuelle campagne de diabolisation totale du régime de Damas : « Trente ou trente-cinq soldats allemands étaient entrés dans la maison de David Tordens, charretier à Sempst. Ils ligotèrent l’homme puis cinq ou six d’entre eux se jetèrent sous ses yeux sur la fille âgée de treize ans et lui firent violence, ensuite ils l’embrochèrent sur leurs baïonnettes. Après cette action horrible ils lardèrent de coups de baïonnettes son fils âgé de neuf ans et fusillèrent sa femme. »

Des invariants dans la guerre des mots que les progrès de la modernité n’ont pas fait évoluer d’un poil, ainsi Le Monde du 3 mars 1991, à propos de l’occupation du Koweït par Saddam Hussein : « S’ils ne prouvent rien quant au nombre, les corps mutilés de la morgue de l’hôpital Moubarak plaident pour la certitude de la cruauté des sept mois d’occupation irakienne. Yeux arrachés, gorges tranchées, têtes écrasées, crânes coupés dont la cervelle s’échappe, corps à moitiés carbonisés, brûlures de cigarettes… ». Description qui contraste fortement avec les images de blindés arrêtés… au feu rouge dans les rues désertes de Koweït-City. Qu’on ne nous fasse cependant pas dire ce que nous ne disons pas, les Irakiens n’étaient pas de petits saints et des pillages ont eu lieu, mais les exactions d’alors furent sans doute moins cruelles que les règlements de comptes qui suivirent la libération de la ville par les GI’s. Il y aurait long à dire !

Après les mots et les mensonges, la guerre ?

In fine, submergés que nous sommes par un flot continu d’horreurs et d’ordures, qui n’approuvera pas, le moment venu, la sévère correction que les chars volants de l’Otan infligeront au régime impie de Damas ? Normalement nous devrions donc maintenant voir se développer à propos de la Syrie – suite logique de l’hécatombe de Houla – le même schéma rhétorique d’accusation et de punition usité naguère comme suite de l’épisode fabriquée de Račak… et les mêmes effets, sous forme d’une intervention de l’Otan, avec ou sans le feu vert du Conseil de Sécurité… Car que pourront faire Russes et Chinois en cas d’attaque unilatérale sinon grogner et désapprouver ? Moscou a bien trop à faire avec le stylet du bouclier antimissile que Washington lui enfonce dans son flanc occidental. Quant à Pékin, il doit gérer le grand tournant de la reconversion de sa production vers la consommation intérieure à l’heure où la crise galope de part et d’autre de l’Atlantique nord et risque de le priver des débouchés américains et européens.

De toutes façons, les maîtres du chaos et de la terreur organisée auront toujours raison contre les évidences, la raison et le simple bon sens. Les enfants de Houla ont été égorgés, mais c’est l’artillerie et les armes lourdes baasistes qui les ont censément tués 10. Comprenne qui voudra. Nul ne songera d’ailleurs à s’interroger sur la pertinence d’un tel méfait pour des autorités syriennes qui se savent être dans l’ultra collimateur des caméras et des médias et alors même que des observateurs des Nations Unies sont sur place où ils observent la très hypothétique mise en place d’un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et la rébellion. Encore que pour appliquer un tel « cessez-le-feu » il faudrait être deux ! Ce qui ne semble pas être le cas du côté des rebelles, lesquels ne semblent guère disposés à désarmer.

En définitive, une Syrie placée sous l’étroite surveillance d’une communauté internationale prompte à stigmatiser la moindre faute de sa part - aussi vite que le chat saute sur la souris - ferait montre d’une insigne stupidité politique si elle s’amusait à exciter les puissances malveillantes qui l’entourent en attendant goulûment le moindre faux pas… Mais ne disait-on pas au lendemain 10 mai dernier qui avait vu se perpétrer un double attentat suicide à la voiture piégée à Damas - 55 morts et 372 blessés – que le gouvernement en était l’auteur ? Curieusement les médias ne sont cependant pas précipités pour filmer les corps mutilés et brûlés des enfants qui se trouvaient dans un autocar passant par là au moment de l’explosion. De là à supposer qu’il pourrait exister de bons morts médiatiques, et de moins bons… ?

Pourquoi en effet, le Baas, les Alaouites et les Assad s’empresseraient-ils de se suicider en donnant à leurs ennemis de quoi tirer prétexte et argument à intervenir, contribuant à embarrasser - voire à squeezer- Russes et Chinois dont le soutien a été jusqu’à présent sans défaillance ? Les Russes prudents et bons joueurs d’échecs, réclament une enquête et n’excluent pas une provocation 11… Une provocation“ la question se pose évidemment et a priori, mais le loup eut-il jamais tort face à l’agneau du fabuliste ?

Fort opportunément, le général Moustapha al-Cheikh, chef du Conseil militaire de l’Armée syrienne de libération, réclamait de façon pressante, dès le lendemain du drame et depuis le territoire turc, une intervention de la Communauté dite internationale : « Nous appelons de façon urgente les pays amis de la Syrie à former une alliance militaire, hors du Conseil de sécurité de l’Onu, pour mener des raids aériens ciblés contre les gangs d’Assad et les symboles de son régime ». Appel entendu cinq sur cinq à Doha et à Riyad, au Qatar et en Arabie saoudite grands « amis du peuple syrien » autant que pourvoyeurs d’armes et de mercenaires, apparemment d’ailleurs l’essentiel des forces rebelles… relais également des États-Unis et de l’Union européenne qui œuvrent ardemment – comme nous le savons - à un changement de régime à Damas malgré le vote récent d’une nouvelle Constitution et l’introduction du multipartisme dans la vie politique syrienne à l’occasion des élections législatives qui viennent d’avoir lieu en ce joli mois de mai !

Un « tsunami de mensonges »

C’est ce « tsunami de mensonges » que le représentant syrien aux Nations Unies, Bachar Al-Jafari dénonçait lundi 28 mai à New-York au sortir d’une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité alors que dix capitales occidentales déclaraient persona non grata, simultanément et avec un bel ensemble, les ambassadeurs de Damas, les priant de déguerpir au plus vite 12. Paris, capitale hexagonale, et M. Hollande peuvent au demeurant s’enorgueillir d’avoir été à la source d’une telle initiative, montrant s’il en était besoin qu’il suffit de déclarer la Syrie baasiste coupable pour qu’elle le soit. Là où hier encore la presse frétillait à l’évocation d’un éventuel revirement de la part de Moscou, le 29 elle n’épargnait plus rien aux Russes accusés – une fois de plus – de toutes les lâches complicités avec les assassins de Damas.

Car la Russie n’a guère barguigné pour dénoncer l’action de « terroristes sanguinaires au service de puissances » que ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se garde bien de désigner nommément, tout en soulignant cependant le fait que « les pays qui exigent le départ du président Assad en aidant ou en armant les rebelles, ne peuvent en même temps pas exiger des forces syriennes légales de rester l’arme au pied. Car il s’agit d’appliquer le « Plan Annan » de façon équilibrée afin de permettre l’instauration du véritable dialogue entre Syriens, et non de réclamer à tout instant un changement de régime ».

Le 29 mai 13 le même Lavrov se déclarait ouvertement préoccupé par les tentatives non dissimulées de certains pays de torpiller le plan Annan en instrumentant les événements tragiques de la ville syrienne de Houla : « Certains pays commencent à se servir des événements du 25 mai comme prétexte afin de prendre des mesures militaires tout en essayant de faire pression sur le Conseil de sécurité de l’Onu. Apparemment, le plan Annan leur pose problème, car il vise non pas à remplacer le régime, mais à réunir les conditions pour la mise en œuvre des réformes nécessaires à un dialogue entre tous les Syriens ». Certes, la question est bien là : veut-on que la paix soit rétablie, les communautés réconciliées, ou veut-on une guerre civile, l’effondrement du régime laïc et son remplacement par des Frères musulmans ? Des « barbus » qui justifieront à perpétuité la doctrine du « Choc des civilisations » légitimant a priori toutes les interventions et les ingérences futures ?

Hystérie factice pour un massacre planifié

M. Roudoudou va-t’en-guerre - afin de pouvoir tenir ses inconséquentes promesses de retrait anticipé d’Afghanistan - a su endosser le rôle à lui dévolu de justicier moralisateur en décidant superbement « l’expulsion de l’ambassadrice de Syrie à Paris aujourd’hui ou demain »… cela au cours d’un point de presse concluant une rencontre au palais de l’Élysée avec un président béninois. Tout un symbole pour le président d’une authentique « République bananière », mais contempteur patenté de la Françafrique ! Une chose demeure certaine, M. Hollande n’a pas perdu de temps, il se montre à cet égard plus assuré que ne l’était M. Sarkozy, lequel s’était montré plus circonspect en des circonstances analogues… Invité ce mardi 29 du JT de 20h de France 2, M. Hollande – qui donc va très vite en besogne - n’a pas exclu une intervention militaire en Syrie ! Peut-être nous montre-t-il là son vrai visage, celui d’un Béria au petit pied ou d’un Bela Kun à la petite semaine ? Chef de nos armées et détenteur de la clef servant à ouvrir le feu nucléaire, nous sommes par conséquent désormais en droit de nous faire du mouron…

Notons que la vague d’expulsions a été déclenchée au moment même ou l’ancien secrétaire général des NU, Kofi Annan rencontrait le président Assad… ce qui donne la mesure du peu de considération (euphémisme) où le tiennent les décideurs euratlantistes. Au même moment, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, lançait du haut de la tribune de son parti, l’AKP, une diatribe aux allures de déclaration de guerre : « Il y a une limite à la patience, et je suis persuadé que si Dieu le veut, il y a aussi une limite à la patience au sein du Conseil de sécurité de l’Onu ».

En fin de compte, ceux qui s’imagine que la diplomatie surréagit – qu’elle part au « quart de tour » - qu’elle serait en quelque sort hystérique comme en témoignerait « la fébrilité d’une condamnation sans appel avant toute enquête et jugement », se trompent lourdement. Les puissants se moquent éperdument de la vérité, ils ne craignent jamais d’être démasqués et leur jugement, pour cruel qu’il soit concernant la capacité à juger des foules, est totalement fondé dans l’expérience.

Que des multitudes d’individus dans leur for intérieur doutent, voire même se rebellent contre des contrevérités par trop évidentes ou par trop cyniques, il n’importe au final qu’une seule chose, que l’Opinion soit chapeautée d’un lourd couvercle consensuel… et celui-ci n’a nul besoin d’être hermétique. Les machines à produire du consensus se nomment médias, et faibles sont les fuites. Quand elles existent, elles demeurent insignifiantes et sans conséquence : le seuil de réactivité collective n’étant jamais atteint, sauf révolution, qu’importe alors que 10, 20 ou même 30%, de la population occidentale s’autorise à penser souverainement et différemment de la doxa dominante ! Cela ne peut avoir d’incidence sur le cours des choses. Ce pourquoi contre toutes évidences, l’on peut déclarer que les attentats du 10 mai, tout comme le martyr de trop nombreux civils à Houla - mais aussi partout ailleurs en Syrie où sévissent des bandes armées de soudards et de mercenaires salafistes - sont de la coupable responsabilité d’un gouvernement tyrannique. Tous – en l’occurrence la meute coalisée s’étant juré la perte d’un régime faisant obstacle à ses visées géostratégiques sur le Proche-Orient – attendaient en effet fébrilement « ce massacre justifiant et validant toutes les accusations lancées depuis des mois » et qui, enfin, allait permettre de balayer toutes les arguties juridiques, diplomatiques, morales ayant jusqu’ici bloqué leur passage à l’acte.

Les politiques vicieuses de « regime change »

En Syrie, l’insurrection téléguidée depuis Paris, Londres, Berlin, Washington, Ryad et Doha étant en passe d’échouer, il fallait relancer la machine afin de franchir la barre et surmonter la réticence de l’immense camp des timorés ou des insuffisamment soumis. Cependant, nous devons ici noter que le « Printemps arabe syrien » - qui se montre si long à accoucher d’une démocratie consumériste et permissive - représente une étape, un indéniable tournant historique.

Pour la première fois le bloc eurasiatique constitué principalement de la Russie et de la Chine - mais sans doute également de l’Inde en dépit de vifs antagonismes régionaux, l’Inde étant membre observateur de l’Organisation de coopération de Shanghaï… aux côtés de l’Iran et du Pakistan - se trouve confronté au bloc occidental constitué autour de l’Alliance Atlantique… elle même outil privilégié des politiques hégémoniques des États-Unis sur le vieux continent jusqu’en Extrême Orient.

Antérieurement, depuis 1991 et jusqu’à maintenant, en Afghanistan, en Irak, en Somalie, dans les Balkans ou plus récemment au Soudan, en Côte d’Ivoire et en Libye, les coalitions impérialistes occidentales n’avaient rencontré que peu ou fort peu de résistance de la part des émergents du bloc eurasiatique. Or, pour la première fois en Syrie, le bloc euratlantique fait face à des alliances rivales qui lui tiennent tête. Il est vrai que depuis 2008, le centre de gravité de la planète s’est déplacé de l’Atlantique Nord aux confins orientaux du Pacifique. La Chine n’est pas seulement l’atelier du monde, elle est surtout le créancier de l’Occident, ce qui laisse à penser que dorénavant ni Pékin ni Moscou, nain économique mais superpuissance nucléaire, n’entendent plus se laisser évincer de leurs zones respectives d’influence… et encore moins se laisser encercler par d’agressifs dispositifs de contention style « Bouclier antimissiles ».

En conséquence de quoi, les guerres d’annexion au profit exclusif de l’Empire dont le siège bicéphale se trouve autant à Manhattan et que dans la Cité de Londres, conflits assortis à des dragonnades de conversion des nations récalcitrantes aux joies de la démocratie universelle, devront, en tout état de cause, devenir de plus en plus âpres et meurtrières au fil des ans, pour les rivaux comme pour les proies, peuples et pays disputés.


Notes

(1) France soir 26 mai 2012

(2) Le 10 oct. 1990, devant une commission ad hoc du Congrès des États-Unis, une fort jolie jeune femme témoigne, le visage baigné de larmes devant les caméras : « Monsieur le président, messieurs les membres de ce comité, je m’appelle Nayirah et je reviens du Koweït. Ma mère et moi étions au Koweït le 2 août pour passer de paisibles vacances. Ma sœur aînée avait accouché le 29 juillet et nous voulions passer quelque temps au Koweït auprès d’elle… Pendant que j’étais là, j’ai vu les soldats irakiens entrer dans l’hôpital avec leurs armes. Ils ont tiré sur les bébés des couveuses, ils ont pris les couveuses et ont laissé mourir les bébés sur le sol froid. J’étais horrifiée. ». Le Koweït ressemblait alors en effet bigrement à Guantanamo : « J’ai vu un de mes amis après qu’il eut été torturé par les Irakiens. Il a 22 ans mais on dirait un vieillard. Les Irakiens lui ont plongé la tête dans un bassin, jusqu’à ce qu’il soit presque noyé. Ils lui ont arraché les ongles. Ils lui ont fait subir des chocs électriques sur les parties sensibles de son corps ». Rien de tout cela n’a existé, cependant cela aurait pu avoir lieu, n’est-il pas vrai ? Dans certains cas l’imagination n’est pas plus authentiquement réelle que la terne et peu exaltante réalité ?

(3) De sinistres clichés de cadavres d’enfant sont en effet exhibés par tous les médias, qui montrent des petits corps égorgés… des blessures cadrant évidemment assez mal avec les bombardements aveugles supposés être la cause de leur mort. Bémol ou bévue de la part de la prestigieuse BBC qui publiait le 27 mai sur son site, une photographie où un enfant joue à saute-mouton par dessus des rangées de cadavres emmaillotés dans des linceuls blancs. Or ce n’est pas à Houla que cette image saisissante a été capturée mais à Bagdad, le 27 mars 2003, par le photographe Marco di Lauro. Les morts sont ceux des soldats irakiens qui avaient eu le malheur de vouloir résister à la généreuse démocratisation de leur pays par la troupe yankee. Anecdote qui prouve au moins une chose : pour la presse à sensation, « tout faisant ventre », les rédacteurs sont prêts à publier n’importe quoi pourvu que cela illustre leur propos « dans le bon sens ».

(4) Le 22 décembre 1989 Tanjug titrait « 4 632 cadavres  » victimes des émeutes des 17 et 19 décembre « soit par balles soit par baïonnette ». Information aussitôt reprise par l’AFP « 7 614 manifestants fusillés par la Securitate ». Dans Libération l’ineffable Serge July exultait « Boucherie : Timisoara libéré découvre un charnier. Des milliers de corps nus tout juste exhumés, terreux et mutilés, prix insupportable de son insurrection ». Le 4 janvier 1990 le même journal revoit déjà le bilan à la baisse « 689 morts en Roumanie, dont 90 et 147 à Timisoara ». Bien entendu, lorsque la vérité éclatera, Timisoara zéro mort, les médias se montreront d’une discrétion exemplaire : le 30 janvier, le Figaro admet finalement que les morts complaisamment exposés devant les caméras provenaient du cimetière municipal et/ou de la morgue locale.

(5) AFP 9 juil. 2004 – Patrick Le Lay, Pdg de TF1 dans « Les dirigeants face au changement » nous explique comment rendre le cerveau du Konsommateur réceptif et malléable : « Le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit… Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible  ».

(6) En fait, les enquêteurs finnois ne sont pas parvenu à savoir si les victimes étaient des civils ou non, si elles originaires de Račak, ni où elles avaient été réellement tuées [Berliner Zeitung 6 janv. 2001]. Un unique corps montrait des traces d’exécution, et rien n’indiquait que certains aient été mutilés. Ces conclusions ont été disponibles à partir de juin 2000 soit un an après l’écrasement de la Fédération yougoslave sous les bombes de l’Otan, et apparemment aucun journal américain ne les a jamais évoquées.

(7) Cf. Balkans Info n°138 déc. 2008. De nombreux articles se montrent sceptiques à l’égard de la version des faits mise en avant par le proconsul américain des Balkans, William Walker, ainsi Le Figaro le 20 janv. 1999 s’interroge-t-il « Nuages noirs sur un massacre », cela à l’instar du Monde le 21 janvier : « Les morts de Račak ont-ils réellement été massacrés de sang-froid ? ». L’allemand Berliner Zeitung signale le 13 mars que les gouvernements allemand et italien souhaitaient que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, se débarrassât de l’encombrant William Walker. Ceci après des contrôleurs de l’OSCE au Kossovo eurent établis que les corps de Račak n’étaient pas – comme le prétendait Walker – les victimes d’un massacre de civils par les Serbes mais ceux de rebelles de l’UCK tués au combat.

(8) L’événement cinématographique de vendredi 25 mai à Cannes aura été, en marge de la sélection officielle de navets, la montée des marches d’ex-rebelles libyens de deux résistants syriens le visage caché par le drapeau de la Syrie libre et les yeux dissimulés derrière des lunettes noires, venus assister à la projection du « Serment de Tobrouk » opus documentaire de M. Henri-Lévy. Lequel demandant au jury festivalier de juger le film avec « un regard à double foyer : le regard d’une guerre gagnée et le regard d’une tragédie en cours ». Tout un programme ! À Paris seule une vingtaine de personnes ont daigné se déplacer pour occuper les 584 sièges de la salle A du MK2 Bibliothèque. Parmi les personnalités présentes figuraient Monique Canto-Sperber, ex-directrice de l’École Normale Supérieure, Romain Goupil, ancien chaud partisan de la guerre d’Irak, Ofer Bronstein et Christophe Ono-Dit-Biot, directeur adjoint du Point.

(9) On lira avec curiosité et intérêt « Sueur de Sang », recueil de nouvelles de Léon Bloy, daté de 1893, faisant une large place à l’expression d’une haine totale de l’ennemi. Fait assez paradoxal chez ce grand chrétien qui fut cependant, aussi et avant tout, un homme à l’imagination fiévreuse.

(10) Le chef des observateurs onusien, le général norvégien Robert Mood, a indiqué qu’au moins 108 personnes avaient trouvé la mort à Houla, atteintes par des éclats d’obus ou tuées à bout portant, dont 49 enfants et 34 femmes. Au terme de l’enquête préliminaire des NU, la majorité des victimes ont été exécutées. Fait à tel point incontournable que France2 mardi 29 signalait que « la plupart des morts n’avaient pas été victimes de bombardements, mais tués par des armes individuelles dans leurs demeures. »

(11) AFP 29 mai - La Russie demande à l’Onu de mener une enquête objective et impartiale sur le massacre qui a fait 108 morts et environ 300 blessés à Houla

(12) Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, États-Unis, Canada, Australie, Bulgarie, Suisse.

(13) RIA Novosti
 


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33 réactions à cet article    


  • SEPH 6 juin 2012 10:06

    On déstabilise le pays, on met en scène de faux massacres, exactement, comme en Yougoslavie, en dressant les gens les uns contre les autres.

    Une fois que l’Opinion internationale, travaillée par les Médias aux ordres et menteurs, sera prête à accepter l’attaque de la Syrie (évidemment, sous de faux prétextes humanitaires et par paliers, comme, en Libye, il y a peu), le pays sera bombardé comme le souhaite les va-t-en guerre BHL, Flamby le gélatineux, Fabius, ....et au lieu des 12.000 soldats ou civils syriens morts pendant la « pré-guerre », il y aura, comme en Libye, plus de 100.000 morts, et un pays ruiné.

    Il y aura une Syrie divisée, avec des Islamistes radicaux alliés à l’Occident qui feront la chasse aux soutiens de Bachar al-Assad ou aux Chrétiens, exactement, comme en Libye, les partisans de Kadhafi (notamment, noirs, car de nombreux Africains travaillaient en Libye) sont aujourd’hui pourchassés, traqués, torturés, assassinés, les uns après les autres, jusque dans leurs maisons...

    Voilà les VRAIS massacres de masse, eux, dont ne parlent pas les Grands Médias aux ordres des stratèges criminels. de l’Occident prédateur des vies et des richesses.

    A propos du massacre du massacre de Houla les victimes étaient pro-régime :

    "La commission d’enquête militaire diligentée par le gouvernement syrien a rendu hier son rapport préliminaire. Sans surprise il exonère les militaires ou les partisans du pouvoir de toute implication dans les massacres de Houla/Taldo, qu’il met au compte des insurgés.

    Le massacre de la famille (pro-Bachar) al-Sayed

    Quels sont les arguments présentés par le général Qassem Jamal Souleymane, président de la commission d’enquête ?

    -D’abord, comme l’ont finalement reconnus les responsables de l’ONU, la quasi-totalité des victimes civiles a bien péri par exécution, des tirs à bout portant ou des coups d’armes blanches et non par le fait d’obus de l’armée comme cela avait été annoncé juste avant le vote au Conseil de sécurité du texte incriminant cette dernière  : »Il n’y avait aucune trace d’incendie ou de débris de bâtiments sur les cadavres » souligne Qassem Jamal Souleymane.

    Les cadavres des ASL tués dans les combats pour Houla auraient servi à « étoffer » la photo

    -Ensuite, Souleymane affirme, et c’est un point important guère soulevé part nos médias, que nombre des corps enveloppés dans un linceul et présentés aux observateurs et à la presse, sont ceux de membres de l’ASL tués dans les combats avec l’armée  : personne, pas même les opposants, ne conteste en effet que de violents combats ont opposé aux abords de Houla puis dans Houla des centaines – au moins 300 selon le porte-parole du gouvernement jihad Maqdissi, 6 à 800 selon le rapport Souleymane – d’insurgés aux militaires qui tenaient cinq points de contrôle aux abords de la ville, puis aux renforts militaires envoyés à Houla. Les sources opposantes reconnaissent que les ASL ont été contraints après plusieurs heures de combat au repli. Non sans avoir laissé pas mal de plumes dans l’affaire.

    -Sur les massacres de civils, le général Souleymane indique qu’ils sont intervenus en même temps que les combats entre ASL et soldats réguliers : « Le lieu du massacre se trouvait dans une zone infestée de gangs armés, où les forces de l’ordre n’ont pénétré ni avant, ni après le massacre « , a déclaré le général Soumeymane, qui précise que les points de contrôles tenus par l’armée aux entrées de Houla étaient nettement à l’écart de la zone de tuerie, dans Houla même.

    -Et puis, et c’est un argument fort, décisif même à notre sens, un certain nombre des civils massacrés étaient connues pour être proches du régime. Selon le général Souleymane, ces civils tués appartenaient à des familles « qui refusaient de s’opposer au gouvernement ou étaient en désaccord avec les groupes armés« .

    C’est notamment le cas de la famille du frère du député de la nouvelle Assemblée du Peuple, Abel Mo’ti Mechleb. Cette famille qui appartient au clan al-Sayed comptait à elle seule près de 20 enfants, dont on est sûr qu’au moins neuf ont été tués avec leurs parents.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a dans cette affaire des éléments sérieux contredisant sérieusement la version assénée par nos gouvernants et journalistes. Qui semblent demeurer discrets, aujourd’hui, sur ces éléments, notamment celui sur la famille al-Sayed. C’est notamment le cas du Monde, « journal de référence », qui rend compte rapidement des arguments évoqués plus haut et fait allusion à la déclaration du général Souleymane sur l’affiliation politique des civils mais évite soigneusement, jeudi 31 mai, de mentionner le nom de Mechleb. En général quand une affaire tourne « mal » du point de vie occidental, les médias l’ »oublient », l’enterrent, passent à à autre chose." ( Article de Louis Denghien, le 1 juin 2012 , source : http://www.infosyrie.fr/actualite/le-rapport-syrien-sur-houla-les-victimes-civiles-etaient-pro-regime/&nbsp ; )

    Tous les moyens semblent bon pour les occidentaux pour faire main basse sur les importantes réserves de gaz syrien comme ils l’ont fait pour le pétrole en Libye.


    • heliogabale heliogabale 6 juin 2012 12:37

      100 000 morts c’est le nombre de morts qu’il y aura si on n’intervient pas (avec victoire du clan Assad à la clé).

      S’il y a intervention ce sera plutôt 1 million...


    • Pierre Pierre 6 juin 2012 10:37

      Vous faites un bon rappel de toute une série de manipulations de l’information qui a servi de prétexte aux guerres impériales de l’Occident, ces dernières années.
      20 ans plus tard, les populations occidentales sont encore majoritairement aussi crédules et n’ont même pas pris connaissance de ces mensonges.
      Il ne faut cependant pas tomber dans l’angélisme en ce qui concerne le régime syrien sous peine d’être tenté de faire un virage à 180° comme Pierre Piccinin qui semble seulement découvrir aujourd’hui qu’on torture dans les prisons syriennes.
      Il y avait pourtant des témoignages de prisonniers d’Afghanistan que la CIA avaient confiés aux services secrets syriens pour des interrogatoires « musclés » que les agents des États-Unis ne pouvaient pas faire sans prendre le risque d’être jugés pour cela par leur propre justice.
      Le vrai problème devant lequel tout le monde se trouve est qu’on a placé la barre trop haut et ni un camp ni l’autre ne peut reculer sans perdre la face.
      Soyons clairs, si les Occidentaux avaient été sincères dans leur volonté de démocratiser la Syrie, il fallait favoriser le maintien de Bachar el Assad au pouvoir et l’aider à se débarrasser des sbires de son père. On l’a, au contraire, obligé de s’appuyer sur l’armée et sur les services secrets pour essayer d’étouffer une révolte et on l’a placé dos au mur. Il n’a plus le choix, il doit maintenant aller jusqu’au bout de sa logique sans garantie de réussite.
      Il faut rappeler que Bachar el Assad n’était pas destiné à devenir président de son pays. Les Syriens sont allés le chercher à Londres, où il exerçait comme ophtalmologue, pour remplacer son père qui venait de mourir. Il n’a certainement rien d’un dictateur sanguinaire comme on veut nous le présenter.
      Pour le massacre de Houla, n’excluons quand-même pas tout-à-fait qu’il aurait été commis par une milice proche du pouvoir quoique je penche plutôt à 99 % qu’il ait été commis par les insurgés islamistes.


      • Alpo47 Alpo47 6 juin 2012 10:39

        Dans le cas de la Syrie, je me rappelle il y a quelques semaines, un attentat contre un immeuble officiel des services de sécurité et faisant de nombreux morts et blessés a été immédiatement attribué ... à ces mêmes services de sécurité. Et aucun commentateur ne semble avoir été surpris de cette « explication ». Plus c’est gros et plus ça passe...
        De même les quelque images d’opposants montrent parfois (lorsque la censure n’a pas eu le temps de couper) des hommes armés, agissant en bandes organisées et tirant sur les soldats. Pas vraiment des manifestations populaires.

        N’oublions pas la Libye où tout est parti d’un prétendu massacre de civils qui aurait fait 5000 morts sur la grande avenue de Tripoli. Introuvables mais l’objectif a été atteint.

        Par conséquent, oui, la Syrie est une nouvelle manipulation.


        • Cigogne67 6 juin 2012 11:07

          il semble que la Russie négocie enfin sérieusement avec la communauté internationale pour arrêter le massacre perpétué contre le peuple Syrien par le régime fasciste du tyran assad.

          15 000 matyrs réclament justice


          • Pierre Pierre 6 juin 2012 11:56

            Vous avez rêvé ça ! L’Occident n’a aucun moyen de pression sur la Russie. C’est la Russie qui a les atouts. Gaz, retrait d’Afghanistan, crise financière en Europe, etc.
            Avant de parler de 15000 « martyrs », je vous conseille de lire autre chose que les média mainstrean français ou les communiqués de l’OSDH « basé à Londres » suivant la terminologie habituelle
            Et même s’il y avait 15000 « martyrs » il faudrait voir combien réclameraient justice à Assad et combien le feraient aux Islamistes ?


          • cancrela 6 juin 2012 22:11

            Cigogne, s’il te plait, respire un bon coup.
            Tape sur google « syrie nouvel ordre modial », tape Libye, nouvel ordre mondial.
            Tu remarqueras que ce sont 2 états laïcs
            Approffondis tes recherches et évite les sites farfelus.
             


          • Cigogne67 6 juin 2012 11:47

            le peuple Syrien est sous le joug des fascistes assad depuis des décennies. Ces tyrans asseoient leur pouvoir sur le clan des alaouites (10% des Syriens). Tous les postes clefs sont tenus par cette mafia. Les assad servent les intérêts des fous d’allah d’iran et massacre le peuple avec la complicité des terroristes-mercenaire du hezbollah libanais.

            le père assad (hafez) était déjà une ordure de 1é. Cette dictature n’a que trop durée.

            DEHORS les assad DEHORS !

            aidons la résistance en envoyant des armes. 


            • AniKoreh AniKoreh 6 juin 2012 12:05


              Minablissime télégraphiste de la Hasbara ! Depuis peu, tu es ici en service commandé, et tu n’abuses déjà plus personne. Peine perdue que tes slogans ridicules. Allez, du vent , misérable !!

               smiley


            • BlackDjai BlackDjai 6 juin 2012 14:04

              Hasbarah...... Va dire à ceux qui te paient gracement, que le monde n’est pas forcément aussi cons qu’eux !!!!

              Vos arguments sont délires que vous voulez prendre pour des réalités .....

              mais ne vous inquiétez pas, un jour ou l’autre, toutes les merdes comme vous paieront ce qu’ils ont fait


            • JeannotT 6 juin 2012 21:41

              Bonsoir,

              Et pour cela ils devraient donc tendre l’autre « joug » ? Pourquoi ne pas laisser le peuple Syrien décider lui même de sa destinée ? Je veux bien entendu parler du vrai peuple, pas du « peuple » que l’on voit rôder sur des pick-up avec Kalach et rpg dans la main...
              Au nom de quoi leur envoyer des armes ? Pour envenimer une situation déjà délicate ? Bel exemple d’humanisme, la démocratie par les armes...


            • AniKoreh AniKoreh 6 juin 2012 12:26

              Merci à toi Léon Camus ! Camarade !

              Je vais me permettre de copier ici quelques liens très récents - ces tout derniers jours - , qui relayent autant de témoignages de première main, de voix discordantes :



              - Le massacre de Houla était planifié et a été instrumentalisé - Réflexions d’un témoin syrien.

              http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31217


              - Déclarations d’un évêque gréco-catholique à propos de « la désolation de la ville de Homs et de la guerre de l’information » - Mgr Philippe Tournyol Clos : « La paix en Syrie pourrait être sauvée si tous disaient la vérité. »

              http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31261


              - « Les Alaouites au tombeau » est le cri de guerre des groupes armés - Bassam Ali (journaliste libanais).

              http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31216


              Nous ne serons pas complices !


              • Furax Furax 6 juin 2012 12:43

                Un avis complémentaire, celui du Parti COMMUNISTE Russe :
                http://mai68.org/spip/spip.php?article4237

                Pour ma part le fait que Bernard Henri Lévy soit pour cette généreuse distribution par l’OTAN, entreprise « humanitaire » bien connue, de bombes et munitions diverses à l’uranium me suffit.


              • Croa Croa 6 juin 2012 22:26

                Il y a tout de même dans ces textes des trucs douteux genre « le fait de kamikazes alléchés par l’appât du gain, »  smiley


              • SEPH 6 juin 2012 14:59

                Mais qu’ont donc jamais fait les Syriens aux États-Unis pour mériter que Washington décide de manipuler un conflit interne en Syrie et évincer Al-Assad ? Encore mieux, que peuvent donc faire les Syriens pour nuire aux États-Unis ? Bien que depuis 40 ans, Washington, quel que soit le parti aux commandes, ait sinistrement prêché aux Américains les dangers qui les guettaient face au « mal » qu’est la Syrie, un rapide coup d’œil sur la carte montre l’absurdité d’une telle affirmation.

                 En quelques minutes, un observateur non particulièrement averti trouverait le petit État syrien parmi les « Pays du Levant » et, il ou elle pourrait être excusé en cas d’hésitation entre un véritable État-nation ou une simple tache d’encre. Entourée par Israël doté de son arme nucléaire, par la Turquie considérée comme une puissance, et un monde sunnite qui aimerait débusquer, écarteler et rôtir Al-Assad, sa famille, et tous les Alawites du pays sur la broche réservée aux hérétiques, la Syrie d’aujourd’hui ne fait rien d’autre que tenter de survivre au milieu d’un voisinage difficile.

                 Les Américains peuvent dormir tranquilles car malgré les mensonges sur la prétendue « menace syrienne » de Mme Clinton, Mc Cain, et les divers consuméristes d’Europe, au bord de la faillite, ni Milwaukee, ni Portland ne verront jamais la puissante armée syrienne marcher le long de leurs boulevards verdoyants.


                • Cigogne67 6 juin 2012 18:06

                  c’est bien l’aviation meurtrière d’assad qui bombarde les villes et les villages.
                  ce sont bien les tanks assassins qui massacrent le peuple Syrien.
                  Hommes, femmes, enfants, vieillards tués, broyés, mutilés, exécutés.
                  Combien d’exactions, de viols, d’égorgements ?
                  assad et sa meute terroriste-mercenaire du hezbollah, assad et son maitre iranien tuent avec sang froid et application dans ce qui s’apparente aujourd’hui à un génocide.


                  • joelim joelim 6 juin 2012 19:32

                    Allez... t’y crois pas toi même à cette propagande. Sinon tu ne serais pas obligé d’aller dans la surenchère...


                  • Cigogne67 6 juin 2012 21:30

                    15 000 à ce jour... le prix de la : « surenchère » smiley


                  • joelim joelim 7 juin 2012 00:31

                    Ce n’est pas Assad la cause, mais ceux qui veulent s’en débarrasser.


                  • cancrela 6 juin 2012 21:28

                    Excellent article, j’ai juste à faire reproche à l’auteur de ne pas avoir parlé de la Libye (les mêmes faux charniers, les mêmes acteurs).
                    Je te salue bien bas camus.


                    • yvesduc 6 juin 2012 21:33

                      En effet, tout ce petit ballet diplomatique relève plus du théâtre que d’autre chose, au détriment hélas des populations qui paient le prix fort du « jeu » entre grandes puissances.


                      Par ailleurs, la présence relativement importante de militaires et de services de renseignement russes en Syrie n’est pas sans rappeler la guerre froide.

                      • SEPH 6 juin 2012 21:39

                        Mgr Philippe Tournyol Clos :«  La paix en Syrie pourrait être sauvée si tous disaient la vérité » , mais les médias occidentaux mentent , pour cacher la:guerre coloniale qu’ils mènent contre la Syrie dans le but de faire sauter cette barrière protectrice de l’Iran et de s’emparer des ressources très importante en gaz nouvellement découverte.

                        Déclarations d’un évêque gréco catholique à propos de « la désolation de la ville d’Homs et de la guerre de l’information » :

                         "« La paix en Syrie pourrait être sauvée si tous disaient la vérité. Après un an de conflit, la réalité sur le terrain est loin du cadre qu’impose la désinformation des moyens de communication de masse occidentaux » : c’est ce qu’affirme, dans un témoignage envoyé à Fides, l’Evêque français Philippe Tournyol Clos, Archimandrite gréco catholique melkite qui a visité ces jours derniers la Syrie, se rendant dans différentes villes, telles que Damas, Alep et Homs.

                        A Homs, qualifiée de « ville martyr », les forces d’opposition ont occupé deux quartiers, Diwan Al Bustan et Hamidieh, où se trouvent toutes les églises et les Evêchés raconte à Fides l’Archimandrite. « Le spectacle qui s’offre maintenant à nos yeux – continue-t-il – est celui de la plus absolue désolation : l’église de Mar Élian est à demi détruite et Notre-Dame de la Paix saccagée (près de laquelle on a trouvé plusieurs personnes égorgées) est encore occupée par les rebelles. Les maisons, très endommagées par les combats de rue sont entièrement vidées de leurs habitants qui ont fui sans rien emporter ; le quartier d’Hamidieh constitue encore aujourd’hui le refuge inexpugnable de bandes armées indépendantes les unes des autres, fournies en armes lourdes et en subsides par le Qatar et l’Arabie Saoudite.
                        Tous les chrétiens (138’000) ont pris la fuite jusqu’à Damas ou au Liban ; ceux qui n’y avaient pas de parents se sont réfugiés dans les campagnes avoisinantes, chez des amis, dans des couvents, jusqu’au Krak des Chevaliers. Un prêtre y a été tué ; un autre, blessé de trois balles dans l’abdomen, y vit encore ainsi qu’un ou deux autres, mais ses cinq évêques se sont prudemment réfugiés à Damas ou au Liban ».

                        Le Prélat continue : « Dans la capitale, ce que l’on appréhende le plus sont les voitures piégées et les attentats à la bombe, la plupart du temps, le fait de kamikazes alléchés par l’appât du gain, le désir du paradis d’Allah, ou bercés du rêve sunnite de la fin des alaouites au terme de 40 ans de règne. Actuellement, on tente une déstabilisation sanguinaire et systématique du pays par des aventuriers qui ne sont pas syriens.
                        Cette information, qui va à l’encontre des journaux et des reportages télévisés, l’ex-ambassadeur de France, Éric Chevallier, n’avait eu de cesse de la faire entendre alors que de nombreuses informations continuent à être falsifiées afin d’alimenter la guerre contre la Syrie » dénonce l’Evêque à Fides.
                         A Damas, au cours de ces dernières semaines, ont été enregistrés de terribles attentats ayant fait 130 morts (dont 34 chrétiens), 400 blessés et ayant endommagé de nombreuses maisons. « La consternation est générale, le chagrin indescriptible et les nombreuses funérailles déchirantes » note l’Archimandrite, rappelant que le peuple syrien est un peuple simple et joyeux. A propos des chrétiens, l’Evêque déclare : « Les chrétiens vivent en paix, partageant les souffrances de tous mais ils sont prêts à admettre de ne s’être jamais senti aussi libres par le passé et à rappeler la plaine reconnaissance de leurs droits de la part de l’actuel gouvernement ».

                        Mgr Philippe Tournyol Clos raconte la clef de lecture de responsables chrétiens et musulmans syriens, qui affirment : «  Les ennemis de la Syrie ont enrôlés les Frères Musulmans dans le but de détruire les relations fraternelles qui existaient depuis toujours entre les musulmans et les chrétiens. Pourtant, à ce jour, ils n’y sont pas parvenus : ils ont même provoqué une réaction contraire et rapproché comme jamais auparavant tant les communautés que les individus ».
                         Les militaires syriens continuent à se trouver face à des combattants étrangers, mercenaires libyens, libanais, militants des Etats du Golfe, afghans, turcs. « Les militants sunnites salafistes – déclare l’Evêque – continuent à perpétrer des crimes sur les civils ou à recruter des combattants de force. Les extrémistes fanatiques sunnites combattent avec orgueil une guerre sainte contre les alaouites. Lorsque des terroristes veulent vérifier l’identité religieuse d’un suspect, s’il se dit chrétien, ils lui font réciter le Je crois en Dieu et le laissent partir. S’il se dit ismaélite, il lui est demandé de donner les généalogies qui remontent à Moïse. S’il se dit sunnite, ils exigent qu’il récite une prière dont les alaouites, eux, ont retiré un passage. Les alaouites n’ont aucune chance de s’en tirer vivant »." (PA) (Agence Fides 04/06/2012)

                        Mondialisation.ca, Le 5 juin 2012
                        Agence Fides - 2012-06-04

                        Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31261&nbsp ;&nbsp ;

                        • Cigogne67 6 juin 2012 21:53

                          pas crédible le prélat...pas plus que soeur Agnés-myriam (meyssan) au service du régime iranien


                        • joelim joelim 7 juin 2012 00:38

                          Quand la réalité (de terrain) n’est pas compatible avec les projets de l’ultra-droite sioniste, elle n’est pas crédible...


                        • FRIDA FRIDA 6 juin 2012 22:13

                          @Merci à l’auteur pour cet article.

                          Dans nos médias c’est « un tsunamie » de propagandistes et non plus d’intellectuels reprenant en choeur la même litanie, ce matin sur France culture Alain Gérard Slam, Brice Couturier, et le grand héraut de la guerre et de la dévastation, le bien nommé BHL, le psychopathe tueur qui se filma et se jouit à la vue des cadabres de ses victimes, et généralement de ses forfaitures. Beaucoup de commentaires critiques regrettant l’invitation d’un tel monstre. Beaucoup de commentaire ont été censuré, y compris le mien que je remet ici :

                          "

                          BombHelL, Bhl est un criminel de guerre, ça me démange de l’écrire. Et Brice Couturier est une sous merde. Et l’insulte n’est rien comparée à la dévastation d’un pays qu’était la Libye, et faute de justice dans ce bas mondes il ose encore projeter et continuer ses projets macabres en Syrie. Honte à France culture, qui devient France souillure"

                           


                          • cancrela 6 juin 2012 22:13

                            Cigogne, franchement, t’es totalement intoxité. Souvent tu fais preuve de lucidité, mais là, c’est clair, tu acceptes de te faire manipuler.


                            • SEPH 6 juin 2012 23:01
                              Cigogne est tout aussi crédible que la BBC qui utilise une photo d’Irak pour illustrer le massacre de Houla en Syrie.

                              Enorme erreur d’illustration sur le site de la BBC :

                              Pour illustrer un article sur le massacre de Houla en Syrie, qui fait les gros titres de l’actualité depuis samedi, le site de la BBC a publié une photo montrant un enfant sautant au dessus de rangées de cadavres emmaillotés dans un linge blanc.


                              L’article de la BBC sur le massacre de Houla en Syrie illustrée par une photo d’Irak. Image prise sur la page Facebook de Marco di Lauro, auteur du cliché irakien.

                              En découvrant le cliché, son auteur, le photographe Marco di Lauro, qui travaille pour Getty Images, dit au Télégraph avoir "failli tomber de sa chaise". Et pour cause, la photo a été prise le 27 mars 2003 en Irak, au sud de Bagdad.

                              En légende de la photo publiée sur le site de la BBC, il est écrit que le cliché a été transmis par un activiste, que son authenticité n’a pu être vérifiée mais qu’il est censé montrer les victimes du massacre de Houla.

                              Un responsable de la BBC a indiqué que la photo avait été enlevée. Il a précisé que la BBC avait tenté de retrouver la source de l’image et avait souligné que son authenticité n’était pas établie.

                              "Ce qui me surprend vraiment, c’est qu’une entreprise d’information comme la BBC ne vérifie pas ses sources et soit prête à publier n’importe quelle image envoyée par n’importe qui : un activiste, un citoyen journaliste ou qui que ce soit. C’est tout", explique di Lauro au Telegraph.

                              Sur sa page Facebook, le photographe dénonce également le fait que quelqu’un utilise sa photo comme moyen de propagande contre le gouvernement syrien.

                              http://www.lorientlejour.com


                              • Cigogne67 6 juin 2012 23:03

                                PAS à moi cancrela. Le printemps arabe aurait renversé la mafia assad en syrie. Le clan a transformé ce printemps en cimetière. les assad ne peuvent se permettre un écart. Ils ne représentent rien ou pas grand chose. Ils s’asseoient donc sur la force, l’intimidation, la menace, l’agression, la mort pour rester au pouvoir...mais, ce n’est qu’une question de temps... personne ne peut vaincre un peuple en lutte. Je donne encore un peu de temps aux alaouites...le temps de faire les valises, parce que je prédis des lendemains difficiles pour eux...et pour les chrétiens. 


                                • joelim joelim 7 juin 2012 00:39

                                  Vous êtes donc aussi contre les chrétiens ?


                                  • FRIDA FRIDA 7 juin 2012 00:14

                                    bhl est un vrai psychopathe, dans son délir, il lui arrive de s’oublier quand il se lance dans un flot de parole. On apprend ainsi qu’il était en Turquie en train de négocier des armes pour les rebelles libyens, qu’il y avait des conseillers au sol, mais juste pour guider les avions et les frappes et éviter les victimes collatérales . et il nous apprend également que la Turquie a déjà des plans d’invasion de la Syrie et d’éviction de Assad. C’est très intéressant, et le petit monsieur, à côté, qui se dit historien et que nous raconte qu’il avait aidé les Afghans pendant la nuit communiste soviétique (mais visiblement la nuit américaine n’est pas un souci pour les Afghans) ce petit monsieur, ne semble pas gêné ni d’ailleurs Brice Couturier ni Marc Voinchet, ce petit monsieur avait dit quand même que l’amée syrienne libre et l’opposition, il dit textuellement « ...face à ce massacre perpétré jour après jour, d’abord il n’y a pas de guerre civile, il y a une guerre menée par un régime contre son peuple et ce qui est très frappant c’est de voire que de côté de l’opposition, donc de l’armée syrienne libre, il y a un grand sens de la maturité de la retenue, et une volonté de rester dans l’auto défense, donc on n’est pas avec deux parties que l’on peut renvoyer dos à dos... »

                                    Elle est belle l’information sur la radio publique.

                                    http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/06/tunis-cherche-a-negocier-le-re.html

                                    Pas un mot sur le financement et l’armement acheminés par la Truquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite, et pourtant l’information ne manque pas, y compris les journaux américains et anglais.

                                    c’est une propagande de guerre que l’on vit, l’histoire retiendra à quel point nos médias auraient été infiltrés sous mains d’intérêts occultes


                                  • FRIDA FRIDA 7 juin 2012 00:31

                                    la ligue arabe oeuvre pour suspendre les chaînes satellitaires syriennes (peur de l’information) et le CSA propose de surveiller et réglementer les diffusions sur youtube et dailymotion...

                                    visiblement ils ont peur, l’information leur échappe,

                                    http://www.20minutes.fr/web/947865-csa-veut-reguler-youtube-dailymotion

                                     

                                     


                                    • Jade Jade 10 juin 2012 22:35

                                      Les médias se foutent vraiment de notre gueule.

                                      Comment peut on condamner (légitimement) Bachar et les exactions du régime syrien et passer sous silence les exactions des régimes théocratiques du golfe et du Maghreb (comme le Maroc et son bon roi M6, « commandeur des croyants ») ?


                                      Il ne s’est rien passé au Barhein ces derniers temps ?

                                      En gros, certains arabes ont le droit de se révolter et d’autres n’ont pas le droit (voir aucun droits du tout, comme les palestiniens) ?


                                      Triste monde...

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