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Accueil du site > Actualités > International > Cuba, l’île de la santé

Cuba, l’île de la santé

 Depuis le triomphe de la Révolution en 1959, le développement de la médecine a été la grande priorité du gouvernement cubain, qui a transformé l’île des Caraïbes en une référence mondiale dans ce domaine. En effet, à ce jour, Cuba est le pays du monde qui compte le nombre de médecins le plus élevé par habitant.

 En 2012, Cuba a formé plus de 11 000 nouveaux docteurs, lesquels ont accompli leur cursus de six ans, au sein de ses facultés de médecine reconnues pour l’excellence de leurs enseignements. Il s’agit de la plus importante promotion médicale de l’histoire du pays, qui a fait du développement de la médecine et du bien être social les priorités nationales. Parmi ces nouveaux médecins, 5 315 sont cubains et 5 694 sont issus de 59 pays d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et même des Etats-Unis, dont une majorité de Boliviens (2400), Nicaraguayens (429), Péruviens (453), Equatoriens (308), Colombiens (175) et Guatémaltèques (170). Ainsi, en une année, Cuba a formé près de deux fois plus de médecins que le nombre total dont elle disposait en 1959[1].

 En effet, lors du triomphe de la Révolution, Cuba ne comptait que 6 286 médecins. Parmi ces derniers, 3 000 avaient choisi de quitter le pays pour se rendre aux Etats-Unis, attirés par les opportunités professionnelles que leur offrait Washington. Au nom de la guerre politique et idéologique qui l’opposait au nouveau gouvernement de Fidel Castro, l’administration Eisenhower avait décidé de vider la nation de son capital humain, au point de créer une grave crise sanitaire[2].

 Face à cela, Cuba s’était engagée à investir massivement dans la médecine, en universalisant l’accès aux études supérieures et instaurant la gratuité dans tous les cursus. Ainsi, il existe aujourd’hui 24 facultés de médicine (contre une seule en 1959) dans treize des quinze provinces cubaines, et le pays dispose de plus de 43 000 professeurs de médecine. Depuis 1959, près de 109 000 médecins ont été formés à Cuba[3]. Avec un médecin pour 148 habitants (67,2 médecins pour 10 000 habitants, 78 622 au total) selon l’Organisation mondiale de la Santé, Cuba est la nation au monde la mieux pourvue dans ce secteur. Le pays dispose de161 hôpitaux et 452 polycliniques[4].

 Pour le cursus 2011-2012, le nombre total de diplômés en Sciences médicales, comprenant 21 profils professionnels (médecins, stomatologues, infirmiers, psychologues, technologie de santé, etc.…), s’élève à 32 171, aussi bien cubains qu’étrangers[5].

L’Ecole latino-américaine de Médecine de La Havane

En plus des cursus dispensés au sein des 24 facultés de médecine du pays, Cuba forme également des étudiants étrangers à l’Ecole latino-américaine de Médecine de la Havane. En 1998, suite à l’Ouragan Mitch qui avait ravagé l’Amérique centrale et la Caraïbe, Fidel Castro a décidé de créer l’Ecole latino-américaine de médicine de La Havane (ELAM) – inaugurée le 15 novembre 1999 – afin de former à Cuba les futurs médecins du monde sous-développé.

« Former des médecins prêts à se rendre là où l'on a le plus besoin d'eux et à y rester aussi longtemps que ce sera nécessaire, telle est la raison d'être de notre école depuis sa fondation », explique le docteur Miladys Castilla, vice-rectrice de l’ELAM[6]. Actuellement, 24 000 étudiants en provenance de 116 pays d’Amérique latine, de la Caraïbe, d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, mais également des Etats-Unis (500 par promotion) se forment gratuitement à Cuba. Entre la première promotion de 2005 et 2010, 8 594 jeunes docteurs de 54 pays ont été formés à l’ELAM[7]. Les promotions de 2011 et 2012 ont été exceptionnelles avec près de 8 000 diplômés. Au total, près de 15 000 médecins ont été formés à l’ELAM dans 25 spécialités différentes[8].

L’Organisation mondiale de la santé a rendu hommage au travail de l’ELAM :

« L'Ecole latino-américaine de médecine de La Havane accueille des jeunes gens passionnés venus de pays en développement et les renvoie chez une fois qu'ils sont devenus médecins. Il s'agit de favoriser l'équité en matière de santé […].

Outre sa taille, l'ELAM […] partage cette exigence de “responsabilité sociale”. L'Organisation mondiale de la Santé définit la responsabilité sociale des écoles médicales comme “l'obligation de faire en sorte que leurs activités d'enseignement, de recherche et de services visent à répondre aux préoccupations prioritaires en matière de santé de la collectivité, de la région et/ou du pays qu'elles ont pour mandat de servir”.

Le but de l'ELAM est de former des médecins qui assurent avant tout un service public dans les communautés urbaines et rurales défavorisées, en leur inculquant des compétences élargies en matière de soins de santé primaires, de la promotion de la santé au traitement et à la réadaptation. En échange de l'engagement non contraignant de pratiquer dans des zones mal desservies, les étudiants reçoivent une bourse complète accompagnée d'un petit pécule mensuel et n'ont aucune dette une fois diplômés.

[¨Pour ce qui est du recrutement], la préférence est donnée aux candidats financièrement défavorisés qui, sinon, ne pourraient pas se permettre de faire des études de médecine. “Il en résulte que 75% [des] étudiants viennent de communautés qui ont besoin de médecins et que les minorités ethniques sont bien représentées, de même que les peuples autochtones” […].

Les nouveaux médecins sont au travail dans la plupart des pays des Amériques, y compris aux Etats-Unis, dans divers pays africains et dans de nombreux pays anglophones de la région des Caraïbes.

Des écoles comme l'ELAM défient en même temps l'enseignement de la médecine dans le monde d'avoir des préoccupations plus sociales. Comme le souligne Charles Boelen, ancien coordonnateur à l'OMS du programme Ressources humaines pour la santé, ‘Cette notion de responsabilité sociale doit être prise en compte partout dans le monde, même dans les cercles médicaux traditionnels …. Le monde a un urgent besoin de ce genre de bâtisseurs dévoués de nouveaux paradigmes en matière d'enseignement de la médecine...[9]’ ».

La solidarité internationale

 De la même manière, dans le cadre de ses programmes de collaboration internationale, Cuba forme également chaque année près de 29 000 étudiants étrangers en sciences médicales dans trois filières : médecine, infirmerie et technologie de santé, au sein de huit pays du monde (Venezuela, Bolivie, Angola, Tanzanie, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Timor Oriental[10]).

Depuis 1963 et l’envoi de la première mission médicale humanitaire en Algérie, Cuba s’est engagée à soigner les populations pauvres à travers la planète, au nom de la solidarité internationaliste et des sept principes de la médecine cubaine (équité, gratuité, solidarité, accessibilité, universalité, coresponsabilité et justice)[11]. Les missions humanitaires cubaines s’étendent sur quatre continents et revêtent un caractère unique. En effet, aucune autre nation au monde, y compris les plus développées, n’a tissé un tel réseau de coopération humanitaire à travers à la planète. Ainsi, depuis leur lancement, près de 132 000 médecins cubains et autres personnels de santé ont bénévolement œuvré dans 102 pays[12]. Au total, plus de 85 millions de personnes ont été soignées à travers la planète par les médecins cubains qui ont ainsi sauvé 615 000 vies[13]. Actuellement 31 000 collaborateurs médicaux offrent leurs services dans 69 nations du Tiers Monde[14].

Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), « l’un des exemples les plus réussis de la coopération cubaine avec le Tiers-monde a été le Programme Intégral de Santé pour l’Amérique centrale, la Caraïbe et l’Afrique[15] ».

Dans le cadre de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA), Cuba et le Venezuela ont décidé de lancer en juillet 2004 une vaste campagne humanitaire continentale portant le nom d’Opération Miracle. Elle consiste à opérer gratuitement les Latino-américains pauvres atteints de cataractes et autres maladies oculaires, mais qui se trouvent dans l’impossibilité de financer une opération qui coûte entre 5 000 et 10 000 dollars selon les pays. Cette mission humanitaire a été depuis étendue à d’autres latitudes (Afrique, Asie). L’Opération Miracle de 49 centres ophtalmologiques dans 15 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe[16]. En 2011, plus de deux millions de personnes en provenance de 35 pays ont pu retrouver la vue[17].

La médecine de catastrophe

Concernant la médecine de catastrophe, le Centre pour la politique internationale de Washington, dirigé par Wayne S. Smith, ancien ambassadeur étasunien à Cuba, note dans un rapport que « l’efficacité du système cubain ne fait aucun doute. Seuls quelques Cubains ont perdu la vie dans les 16 ouragans les plus importants qui ont frappé l’île lors de la dernière décennie, et la probabilité de perdre la vie lors d’un ouragan aux Etats-Unis est 15 fois supérieure à celle de Cuba[18] ».

Le rapport ajoute que

« contrairement aux Etats-Unis, la médecine de catastrophe à Cuba fait partie intégrante du cursus médical, et l’éducation de la population sur la façon d’agir débute à l’école élémentaire […]. Même les petits enfants prennent part aux exercices, et apprennent les premiers soins ainsi que les techniques de survie, souvent à travers des dessins animés, ainsi que la manière de faire pousser des herbes médicinales et trouver de la nourriture en cas de catastrophe naturelle. Le résultat est l’acquisition d’une forte culture de prévention et d’une préparation sans équivalent[19] ».

Un indice de développement humain élevé

 Cet investissement dans le domaine de la santé – 10% du budget national – a permis à Cuba d’obtenir des résultats exceptionnels. Ainsi, grâce, entre autres, à sa médecine préventive, l’île des Caraïbes dispose du taux de mortalité infantile – 4,9 pour mille (contre 60 pour mille en 1959) – le plus bas d’Amérique – inférieur à celui du Canada et des Etats-Unis – et du Tiers-monde. De la même manière, l’espérance de vie des Cubains – 78,8 ans (contre 60 ans en 1959) – est similaire à celle des nations les plus développées[20].

 Ce développement humain et social est salué par les plus importantes institutions internationales. Ainsi, le Fond des Nations unies pour la population note que Cuba « a adopté il y a plus d’un demi-siècle des programmes sociaux très avancés, qui ont permis au pays d’atteindre des indicateurs sociaux et démographiques comparables à ceux des pays développés ». Le Fond ajoute que « Cuba démontre que les limites des économies en développement ne constituent pas nécessairement un obstacle insurmontable pour le progrès de l’état de santé, le changement démographique et le bien-être[21] ».

 Cuba reste une référence mondiale dans le domaine de la santé, notamment pour les nations du Tiers-monde. Elle démontre qu’il est possible d’atteindre un haut niveau de développement social, malgré des ressources limitées et d’un état de siège économique extrêmement sévère imposé par les Etats-Unis depuis 1960, à condition de placer l’être humain au centre du projet de société.

Opera Mundi


[1] José A. de la Osa, « Egresa 11 mil médicos de Universidades cubanas », Granma, 11 juillet 2012.

[2] Elizabeth Newhouse, « Disaster Medicine : U.S. Doctors Examine Cuba’s Approach », Center for International Policy, 9 juillet 2012. http://www.ciponline.org/research/html/disaster-medicine-us-doctors-examine-cubas-approach (site consulté le 18 juillet 2012).

[3] José A. de la Osa, « Egresa 11 mil médicos de Universidades cubanas », op. cit. ; Ministerio de Relaciones Exteriores, « Graduados por la Revolución más de 100 000 médicos », 16 juillet 2009. http://www.cubaminrex.cu/MirarCuba/Articulos/Sociedad/2009/Graduados.html (site consulté le 18 juillet 2012).

[4] Organisation mondiale de la santé, « Cuba : Health Profile », 2010. http://www.who.int/gho/countries/cub.pdf (site consulté le 18 juillet 2012) ; Elizabeth Newhouse, « Disaster Medicine : U.S. Doctors Examine Cuba’s Approach », op. cit.

[5] José A. de la Osa, « Egresa 11 mil médicos de Universidades cubanas », op.cit.

[6] Organisation mondiale de la santé, « Cuba répond à la demande de médecins », 1er mai 2010. http://www.who.int/bulletin/volumes/88/5/10-010510/fr/index.html (site consulté le 18 juillet 2012).

[7] Escuela Latinoamericana de Medicina de Cuba, « Historia de la ELAM ». http://www.sld.cu/sitios/elam/verpost.php?blog=http://articulos.sld.cu/elam&post_id=22&c=4426&tipo=2&idblog=156&p=1&n=ddn (site consulté le 18 juillet 2012).

[8] Agencia cubana de noticias, « Over 15,000 Foreign Physicians Gratuated in Cuba in Seven Years », 14 juillet 2012.

[9] Organisation mondiale de la santé, « Cuba répond à la demande de médecins », op. cit.

[10] José A. de la Osa, « Egresa 11 mil médicos de Universidades cubanas », op. cit.

[11] Ladys Marlene León Corrales, « Valor social de la Misión Milagro en el contexto venezolano », Biblioteca Virtual en Salud de Cuba, mars 2009. http://bvs.sld.cu/revistas/spu/vol35_4_09/spu06409.htm (site consulté le 18 juillet 2012).

[12] Felipe Pérez Roque, « Discurso del canciller de Cuba en la ONU », Bohemia Digital, 9 novembre 2006.

[13] CSC News, « Medical Brigades Have Treated 85 million », 4 avril 2008. http://www.cuba-solidarity.org.uk/news.asp?ItemID=1288 (site consulté le 18 juillet 2012).

[14] Felipe Pérez Roque, « Discurso del canciller de Cuba en la ONU », op. cit.

[15] Programme des Nations unies pour le Développement, Investigación sobre ciencia, tecnología y desarrollo humano en Cuba, 2003, p.117-119. http://www.undp.org.cu/idh%20cuba/cap6.pdf (site consulté le 18 juillet 2012).

[16] Ministerio de Relaciones Exteriores, « Celebra Operación Milagro cubana en Guatemala », República de Cuba, 15 novembre 2010. http://www.cubaminrex.cu/Cooperacion/2010/celebra1.html (site consulté le 18 juillet 2012) ; Operación Milagro, « ¿Qué es la Operación Milagro ? ». http://www.operacionmilagro.org.ar/ (site consulté le 18 juillet 2012).

[17] Operación Milagro, « ¿Qué es la Operación Milagro ? », op. cit.

[18] Elizabeth Newhouse, « Disaster Medicine : U.S. Doctors Examine Cuba’s Approach », op. cit.

[19] Ibid.

[20] Ibid.

[21] Raquel Marrero Yanes, « Cuba muestra indicadores sociales y demográficos de países desarrollados », Granma, 12 juillet 2012.


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54 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 10:48

    Salut Schweizy,

     L’auteur m’amuse. Il voit comme borgne, mais il ne le sait pas. 
     smiley

  • JL JL 1er août 2012 11:08

    « L’auteur m’amuse. Il voit comme borgne, mais il ne le sait pas »« (L’enfoiré)

    Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, dit-on.

    Ce que ne voit pas l’enfoiré, est-ce la peine d’en parler ici, tant c’est clair ?

    La médecine libérale, c’est un peu le »travailler plus pour gagner plus", mais est-ce pour soigner mieux ? Celui qui pourra répondre pertinemment à cette question ne sera pas un enfoiré.


  • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 11:34

    JL,
     Y avez-vous été ? Y avez-vous vécu ?
     


  • JL JL 1er août 2012 11:44

    l’enfoiré ,

    je n’ai pas parlé de Cuba, seulement de chez nous.


  • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 11:47

    Oui, mais l’article parlait de Cuba..
    Du moins à mon avis... smiley
    Faut pas mélanger les torchons et les serviettes.
    Ni pour parler belge, les loques à relocter et cotons tige.
     smiley


  • Traroth Traroth 1er août 2012 15:46

    @l’enfoiré : puisque apparemment, vous avez vécu à Cuba, j’aimerais beaucoup connaitre votre avis...


  • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 16:33

    Tratoth,
     Mais bien sûr. C’est ici.


  • Traroth Traroth 2 août 2012 10:09

    Beaucoup de soupe, pas beaucoup de viande, vos souvenirs de vacances, là.

    Ce que j’en déduis, c’est que bel et bien, Cuba est victime depuis 50 ans de l’embargo étasunien, qui est un véritable acte de terrorisme. Avions hors d’âge, voitures hors d’âge, routes en mauvaise état, peu de connexions internet, manque de médicaments et nourriture rationnée. Même les cartes de crédit étasuniennes ne passent pas.
     Faire en sorte que la population ne meure pas de faim n’est pas un mince exploit à mettre au crédit du gouvernement, quoi qu’on en dise.
    Bref, il faudra m’expliquer en quoi ça constitue une critique du gouvernement cubain. Vous leur reprochez de ne pas se soumettre aux États-Unis, c’est ça ? TOUT plutôt que de reprocher aux États-Unis de se comporter en oppresseur tout en cherchant à se faire passer pour le « pays de la liberté » !


  • Croa Croa 1er août 2012 11:00

    Merci à l’auteur pour ces informations.

    La santé ya que ça de vrai ! smiley

    Les cubains ne possèdent rien ou si peu et ce qu’ils ont, ils savent le faire durer... Résultat : un impact écologique qui ne consomme pas la planète. 

    Et ils ont tout de même la santé, donc l’essentiel...

    Demandons nous qui a raison... smiley !


    • joletaxi 1er août 2012 12:35

      Et ils ont tout de même la santé, donc l’essentiel...

      ben ici aussi on a la santé... mais c’est aussi une prison,comme là-bas d’ailleurs.

      Résultat : un impact écologique qui ne consomme pas la planète.

      reste plus qu’à négocier avec les élites démocratiques du pays un plan pour leur envoyer tous nos écolos crétins, et un budget qui nous fera de toute façon faire de belles économies en regard de toutes les gabegies engendrées ici par le militantisme de la « mouvance »

      des charlots...


    • anty 1er août 2012 11:24

      Les habitants de Cuba préfèrent nettement les rivages des E-U 

      Régulièrement au péril de leur vies ils s’en vont vers ce pays

      • Traroth Traroth 1er août 2012 15:47

        Si ça représentait plus de quelques dizaines de personnes par an, on ne se priverait pas de nous le faire savoir...


      • CN46400 CN46400 1er août 2012 16:17

        Les émigrants cubains sont bien mieux reçus (emplois etc...) aux USA que les autres, sauf que pour avoir droit à ces largesses, les cubains doivent avoir le « pieds mouillés » ; c’est à dire d’arriver sur le rivage à la nage ou sur une embarcation volée à Cuba (qui ne sera jamais rendue...) . Pendant ce temps des milliers de visas légaux sont refusés par ...les USA. demandez aux « exilés » qui font la manche dans les rues de Madrid, ils vous expliqueront.


      • asterix asterix 1er août 2012 11:35

        MENSONGE, MENSONGE ET MENSONGE !!!
        S’il existe incontestablement une médecine de qualité - pas de pointe ! à Cuba, celle-ci est strictement réservée aux élites du régime qui ont deux hôpitaux dont un à Sibonay et aux étrangers qui vont eux payer le gros prix.
        Les bons médecins seront envoyés à l’étranger au nom de la propagande. Toujours sans leur famille, cela va de soi.
        A La Havane que je connais bien, c’est le règne du je m’en foutisme et du dollar-roi.
        En province, c’es zéro-QUE DALLE !!!

        Je vous livre une blague sortie tout droit de la calle :
        C’est une mère à qui l’on demande si ses deux fils s’occupent bien d’elle.
        Elle répond : oh, mon ainé est vraiment super avec moi, il m’aide, m’apporte à manger et même de temps en temps du savon.
        Ah bon, et l’autre ?
        Ne m’en parlez pas, cet incapable est docteur !

        Ceci dit, beaucoup de « docteurs » pratiquent en fait un autre métier beaucoup plus rentable que celui pour lequel ils ont été formés.
        Et les médicaments, c’est : no hay !
        Sauf en dollars et au prix plein.

        En Europe, nous nous plaignons à juste titre d’une médecine à deux vitesses.
        A Cuba, il en va de même, sauf pour les deux vitesses : il y a une marche avant et une marche arrière.
        Je constate que, malgré de nombreuses demandes d’intervenants, l’auteur ne répond jamais à aucune question. Il ment puis laisse aller ses mensonges, laissant à certains, toujours les mêmes, le soin de mentir ( ou de bétifier, c’est selon ) à sa place.


        • Croa Croa 1er août 2012 11:51

          Cuba n’est classé que 56e au classement de l’espérance de vie en effet...

          Nous sommes en France métropolitaine au 7e rang smiley

          Oui mais il faut tenir comme que nous sommes ici sous les tropiques, plus dangereux pour la santé !

          Or la Polynésie Française est classée 64e... Cuba fait mieux ! 


        • CHIMERE 1er août 2012 12:36

          Pourquoi se faire soigner à Cuba ?



          C’est même recommandé par les compagnies capitalistes Canadiennes....

          Plusieurs hôpitaux ont la reconnaissance ISO 14,001 (hygiène et sécurité dans l’environnement de travail, conservation de l’environnement) et ISO 9001 (contrôle global de qualité) qui sont des critères mondiaux d’excellence. Plusieurs hôpitaux de pays occidentaux n’offrent pas ces critères

          Cuba est un pays pauvre qui a su mettre ses priorités aux bons endroits, c’est-à-dire, les soins et l’éducation. C’est un pays socialiste qui offre gratuitement à son peuple l’éducation et les soins de santé.C’est pourquoi ces deux secteurs sont particulièrement développés et font l’envie de certains autres pays.


          Si c’est eux mêmes qui le disent,alors.....


        • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 14:20

          croa,
           Quelques conseils tout de même puisque votre lien part du Québec


        • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 14:21

          Pardon pas Croa, Chimère


        • Traroth Traroth 1er août 2012 15:50

          Quand on parle des problèmes de Cuba, si on ne parle en tout premier de l’embargo étasunien qui dure depuis maintenant 50 ans, c’est que ça n’est pas sérieux !


        • CHIMERE 1er août 2012 16:01

          @ l’enfoiré,


          Oui,bien sur,il faut prendre certaines précautions lorsque l’on voyage à l’étranger.

          Le lien, Québéquois,que j’ai mis dans mon dernier post n’a d’autre but que de signaler le niveau de la qualité de soins que peuvent prodiguer les professionnels de santé Cubains.

          Ce niveau n’est pas à comparer avec les hôpitaux occidentaux (bien que dans certains cas....)
          mais avec celui des pays qui sont partis du même point,c’est à dire Haïti,Saint-Domingue,ou bien Madagascar,les Comores,etc...

          De plus,l’acces aux soins est gratuit.

          A propos de Madagascar ou bien de la cote est Africaine que je connais un petit peu,là-bas,tout est payant,et tenez vous bien,les médicaments,achetés en pharmacie sont même plus cher qu’en France,pour un salaire de fonctionnaire qui dépasse difficilement deux Euros par jour,quand ils sont payés..... !!
          Les Cubains ne bénéficient peut être pas du confort à l’occidentale,mais je préférerais être Cubain malade à Cuba qu’être Malgache malade à Madagascar...

          Il est indéniable que les indicateurs de santé publique (espérance de vie,mortalité infantile,IDH plus largement,font du cas Cubain une exception,même si il faut rester lucide) sont presque aussi bons que les pays occidentaux,et ceci,dans un contexte d’embargo total appliqué par les gouvernements Etat-Uniens successifs,depuis plus de quarante ans.

          Il n’y a qu’à voir comment Fidel Castro résiste alors qu’il était donné pour mourant.

          Voir également comment Hugo Chavez y est traité pour son cancer...

          C’est peut être justement cet embargo qui a poussé les Cubains à rechercher l’excellence juste avec leurs propres moyens.

          Ce ne sont certainement pas des idiots,quoi qu’il en soit...

        • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 16:02

          Tratoh,
           Mais on en parle, on en parle. On ne fait qu’en parler d’ailleurs.
           Mais, heureusement, il y a les copains et les copains des copains qui nous le rendent bien (vieille chanson de Gilbert Bécaud) 
           smiley


        • asterix asterix 1er août 2012 16:10

          L’embargo, de l’aveu même des Ricains, sera levé demain matin à la condition que Cuba organise des élections libres...
          On attend depuis 1959, cela n’a pas l’air de gêner les propagandistes.
          C’est vrai que, questions élections chipotées, les USA n’ont de leçon de recevoir de personne.

          Petit souvenir de quelqu’un qui a vécu les élections organisées sur l’île, comme par hasard 8 jours avant la visite du Pape Jean-Pol II. Elles sont organisées, que disje, étroitement surveillées sur le terrain par les comités de quartier dont trois membres sont assis face à vous derrière une table. Tout le monde est obligé d’y participer, quitte à venir vous chercher de force à la maison. Vous y recevez un bulletin transparent reprenant les noms des trois candidats proposés par le Parti. Vous avez le droit de le plier en deux avant de le déposer dans l’urne. Mais attention, les traces de crayon gras se voient par transparence. Ne pas remplir les trois cases revient à...
          J’sais bien que les élections sont une couillonnade.
          A Cuba plus qu’ailleurs, c’est tout.
          99,7 % d’opinion favorable. Qui dit mieux ?
          Qui sont les trois crétins sur 1.000 qui ont osé transgresser les ordres ?.
           


        • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 16:15

          Chimère,

          Le lien, Québéquois,que j’ai mis à votre dernier post n’avait pas d’autre but.
          Voyez-vous j’ai pas voyagé (donc Cuba) et j’ai pu m’apercevoir des lacunes et pas uniquement dans le domaine de la santé. Voyager, quand je l’ai fait à Cuba, c’était souvent en avion. Et quand le temps ne le permet pas, avec les avions locaux intérieur en vol, c’est le retour.

          « De plus,l’acces aux soins est gratuit. »
          C’est peut-être cela le problème d’ailleurs. Y a rien de gratuit. Vous le dites d’ailleurs dans la suite. Surtout quand les médicaments viennent de l’extérieur. Même les médicaments génériques qui ont dépassé la limite des brevets, ne le sont pas. D’où vient l’argent ? Je vous laisse y réfléchir. Je reste très lucide.

          « Fidel Castro résiste alors qu’il était donné pour mourant. »
          C’est évident, Fidel est indémodable et son frère Raul écoute la bonne parole.

          « C’est peut être justement cet embargo qui a poussé les Cubains à rechercher l’excellence juste avec leurs propres moyens. »

          Non, ce sont eux et pas le gouvernement qui forment un pays. Pas des idiots du tout. Ils sont même très bien cotés sur la scène internationale. Aux USA compris.

        • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 16:18

          « j’ai pas voyagé (donc Cuba) »
          J’ai pas mal voyagé (dont Cuba)
          C’est plus clair ainsi


        • CN46400 CN46400 1er août 2012 16:33
          • Vous y recevez un bulletin transparent reprenant les noms des trois candidats proposés par le Parti.

          Petit pb, le parti ne présente, ni ne soutiens aucun candidat ; les ballotages sont d’ailleurs courants. Les circonscriptions sont suffisament petites pour que les candidats soient connus de la quasi totalité de leurs électeurs, ce qui rend inutile les campagnes électorales coûteuses dont le financement pourrait interésser le « bureau des intérêts US ».


        • CHIMERE 1er août 2012 16:37

          @ l’enfoiré,


          J’ai,moi aussi,pas mal voyagé,mais pour mon métier...

          Des voyages à très long cours..de plusieurs années,pour soigner des populations.

          Et d’ailleurs,je continue en ce moment même.

          Connaissez vous le prix de l’insuline et du matériel pour soigner un diabétique en Tanzanie,par exemple ?

          C’est plus cher qu’en France,et si on n’en a pas les moyens,c’est très simple,c’est l’acido-cétose en quelques heures,puis le coma et la mort.

          J’ai connu,en revanche,un petit peu les dispensaires du Mozambique,ou du moins ce qu’il en restait,avec un système de santé Socialiste du genre Cubain.

          Sincèrement,et pourtant je ne nie pas les défauts de ces systèmes,je préfere être malade dans un système de santé Socialiste qu’au Kenya ou à Haiti..

          Et je parle en connaissance de cause,pour moi,la mort n’est pas,malheureusement,une lointaine vue de l’esprit...

        • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 16:46

          Chimère,
           Je ne dis nullement le contraire.
           Entendons-nous, une fois pour toutes, j’ai autant contesté lé manière d’être des USA ou d’autres régimes.
           Rien n’est noir, rien n’est blanc. Je n’ai pas encore rencontré le paradis.
           Si vous voulez des adresses de ce que je dis, je vous en donne.
           Il y a des pays où quand on ouvre le bec un peu trop fort, on se retrouve en tôle.
           Pourquoi, je suis content de revenir dans mon pays, parce que même rire du Roi, le caricaturer, le bizuter ne génère pas de catastrophes, comme en Russie actuellement, avec quelques jeunes qui ont osé dire plus haut ce qu’elles pensaient.
           Ce qui est une différence notoire, non ?
           Est-ce plus clair ?


        • L'enfoiré L’enfoiré 1er août 2012 16:55

          Qu’est-ce qu’un dictateur ?
          C’est celui qui ne passe pas la main et qui s’accroche au pouvoir qui le grise.
          Comment arrive-t-il à ses fin ?
          Ben, il fait beaucoup de bien au départ, pour tout le monde, dans ses premières années de pouvoir.
          Puis, il restreint ses bienfaits à quelques personnes, qui y trouvent tout à coup leur pied.
          Que se passe-t-il actuellement en Syrie, après la Tunisie, l’Egypte, la Libye ?


        • CN46400 CN46400 1er août 2012 17:07

          Si l’embargo est maintenu, depuis plus de 50 ans, par les USA (qui chaque année sont bien seul, avec Israël, pour le voter à l’ONU), c’est évidemment pour le bien des cubains...... Le raisonnement toujours utilisé est curieux : « vous vivez dans une dictature : crevez »


        • asterix asterix 1er août 2012 17:54

          CN46400, votre leçon de démocratie est un chef d’oeuvre. Je viens avec des faits étayés, certains, de mes yeux vus dénonçant la mascarade des élections sur l’île, vous me traitez de ... et puis vous rajoutez qu’il n’y a pas vraiment besoin de campagne électorale puisque tous les candidats sont connus de leurs électeurs.
          Vous avez simplement oublié de me contredire ( vous ne le sauriez pas ) sur le fait qu’il n’y a pas d’autres candidats que ceux du Parti.
          C’est la démocratie de l’évidence : tout le monde étant d’accord, il me semble pour suivre la logique de votre démarche qu’il serait beaucoup plus simple de ne pas y avoir d’élections du tout.
          Très éclairants aussi les votes sur Agoravox dès qu’on parle de Cuba. Subitement, vous passez de + je ne sais combien à - . Tout ce qui est contre est systématiquement moinssé. Comme cela, par miracle, en trois minutes et puis encore une fois deux heures plus tard.
          Une désinformation constante, à l’image de l’île du bonheur insoutenable..
          En toute démocratie ...avec tous les services de l’ambassade pour tout maquiller, vous plumer. Désinformer, surtout si vous dites la vérité...
           


        • CN46400 CN46400 1er août 2012 18:37

          Mon cher astérix, je n’ai jamais voté à Cuba. Je sais seulement quelques choses :

          -609 circonscriptrions législatives pour 8 millions de votants en 2008, soit 13 ou 14 000 électeurs chacune (75 à 120 000 en France...)

          -plusieurs candidats partout, proposés par des assocs ou municipalités locales, ballotages courants !

          -pas de campagne électorale couteuse pour éviter les financements étrangers !

          -Le PCC ne présente, ni ne soutient, officiellement, aucun candidat !

           Est-ce parfait pour moi ? Non bien sûr, Mais ça me parait largement valoir ce qui se voit dans beaucoup de contrée avec lesquelles les USA entretiennent des relations plus qu’amicales !


        • Croa Croa 1er août 2012 18:37

          « à la condition que Cuba organise des élections libres... »

          « Libres », comme chez nous je présume ? smiley (rire jaune)


        • asterix asterix 1er août 2012 19:47

          mon cher Cn46400,
          Puisque vous n’avez jamais été à Cuba, je vous conseille AVANT TOUT pour vous faire une idée qui n’est pas dépendante de la propagande du régime d’aller y faire un tour avant de rapporter comme vérité des éléments que vous ne connaissez que par ouï-dire. Sachez seulement qu’avant de foutre les pieds là-bas,j’étais, comme on dit, très à gauche. Lorsqu’on m’en a foutu dehors 4 ans plus tard, j’avais compris. Mea culpa, tout ce que je développe comme témoignages en ces colonnes, je n’ai commencé le saisir qu’à peu près deux ans après mon premier contact. Je ne vous en veux donc pas pour votre sincérité, acceptez aussi la mienne, fruit d’une expérience profonde du terrain.
          Il n’y a de honte que dans l’intolérance, pas dans l’erreur.
          Mes salutations malgré nos différences.


        • CN46400 CN46400 2 août 2012 08:07

          Astérix a viré sa cutie. Dans sa vraie vie il était contre l’empire romain, maintenant il est pour l’empire US. Il y a propagande quand, comme Yoani Sanchez, on est payé pour la faire ; moi je travaille gratuitement ! Ya pas beaucoup de cubain qui gagnent moins que moi sur ce boulot...


        • Traroth Traroth 2 août 2012 09:50

          @asterix : bizarrement, l’absence d’élection libre en Arabie saoudite, au Qatar, dans les Emirats arabes unis, au Koweit, au Bahrein, au Maroc, dans pratiquement toute l’Afrique, d’ailleurs, et dans pas mal d’autres endroits, ça ne provoque aucun embargo étasunien... Là, l’embargo dure depuis 50 ans. Il faudrait expliquer cette différence de traitement.


        • L'enfoiré L’enfoiré 2 août 2012 10:54

          Tratoth,

           Revoyez votre histoire, vous y trouverez la réponse.
           Elle n’est pas économique, mais militaire.

        • Traroth Traroth 2 août 2012 11:07

          Bon, j’essaye de décoder votre langage cryptique. Je crois, mais je peux me tromper que vous faites allusion à la crise des missiles.

          C’est du passé, et entre temps, je suis étonné d’être celui qui vous l’apprends, l’URSS a disparu. Ce n’est donc pas du tout une raison, depuis 20 ans tout du moins...


        • clostra 1er août 2012 11:42

          Merci @l’auteur.

          Nous avons un besoin urgent de trouver un/des modèles pour soigner la médecine malade de ses parasites (le profit autre qu’un bénéfice pour la santé) et surtout peut-être pour que le sujet ne reste pas tabou, pour « intéresser » et engager un vrai débat démocratique, concret.

          Dans les années 70/80 la France regardait vers le modèle canadien et ses « centres de santé intégrés », ses formations paramédicales à la prévention, aux soins de santé primaire ... un modèle sans doute perverti (par l’argent ?), pourtant exporté vers des pays en voie de développement...

          Une mention particulière pour la « médecine de catastrophe » dont l’esprit devrait irriguer, tonifier la « médecine quotidienne » tant il est vrai que la santé c’est avant tout l’autonomie.

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