Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme

Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme

 Cuba a accepté la proposition de dialogue de l’Union européenne. Mais pour normaliser les relations, Bruxelles devra supprimer la Position commune - obsolète et contre-productive - en vigueur depuis 1996.

 Le 10 février 2014, l’Union européenne a approuvé à l’unanimité de ses 28 membres l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement cubain afin de résoudre le différend qui les sépare depuis près de vingt ans. Le 6 mars 2014, Cuba a accepté la proposition de dialogue.

 En 1996, sous l’égide de l’ancien Premier Ministre espagnol, José María Aznar, l’Union européenne a décidé de s’aligner sur la politique étrangère de Washington vis-à-vis de La Havane et de renoncer à sa posture indépendante et souveraine. L’accord était simple. D’un côté, les Etats-Unis, qui venaient d’adopter la loi Helms-Burton renforçant l’état de siège économique imposé à Cuba depuis 1960 et sanctionnant les multinationales étrangères qui investiraient dans l’île, ont accepté de préserver les intérêts européens. Mais en échange, Bruxelles devait s’aligner sur leur politique étrangère et imposer des sanctions à Cuba[1].

Depuis cette date, l’Union européenne impose une « position commune » qui est devenu le pilier de la politique étrangère de Bruxelles vis-à-vis de La Havane. Elle limite les échanges politiques, diplomatiques et culturels et constitue le principal obstacle à la normalisation des relations entre les deux parties. La raison officielle est la même que celle utilisée par Washington pour justifier son hostilité vis-à-vis de Cuba : la situation des droits de l’homme[2].

Quatre aspects fondamentaux définissent la politique européenne vis-à-vis de La Havane : 1/ son caractère unilatéral ; 2/ sa portée discriminatoire et son caractère contradictoire ; 3/ son fondement illégitime ; 4/ son inefficacité avérée.

1/ Les sanctions politiques et diplomatiques imposées par l’Union européenne sont unilatérales et arbitraires. Cuba n’a jamais porté atteinte aux intérêts fondamentaux de Bruxelles et ne s’est jamais montré hostile à son égard. Au contraire, le gouvernement de La Havane a toujours souhaité établir des relations normales avec les nations européennes, basées sur le respect mutuel, la réciprocité et la non-ingérence dans les affaires internes.

2/ La Position commune est également discriminatoire et contradictoire. Le seul pays du continent américain à subir une telle sanction est l’île de Cuba. Aucune autre nation, du Canada à l’Argentine, n’est stigmatisée par Bruxelles pour la question des droits de l’homme. Or, selon le dernier rapport d’Amnesty International de 2013, Cuba est loin d’être le plus mauvais élève concernant la problématique des droits humains. Au contraire, une étude minutieuse du dossier montre que, selon l’organisation, la situation des droits de l’homme à Cuba est l’une des moins défavorables du continent américain. Il est même difficile de trouver une nation américaine, du Canada à l’Argentine, présentant un bilan meilleur que celui de l’île de la Caraïbe[3].

3/ Les sanctions européennes sont également illégitimes. En effet, si Bruxelles a l’ambition de s’ériger en juge moralisateur, elle se doit d’être irréprochable en ce qui concerne les droits de l’homme. Or, le rapport 2013 d’Amnesty International est accablant pour l’Union européenne et mine singulièrement sa crédibilité et son autorité à donner des leçons à La Havane. La plupart des nations de l’Europe des 27 présentent une situation des droits de l’homme bien plus désastreuse que celle de Cuba[4].

A titre d’exemple, pour l’Espagne, Amnesty International dénonce des actes de « torture et de mauvais traitements » commis par les forces de l’ordre, ainsi que l’impunité dont jouissent les policiers responsables d’homicide. L’organisation dénonce le racisme institutionnalisé contre les minorités de la part des autorités ainsi que la violence faite aux femmes espagnoles, qui a coûté la vie à 46 d’entre elles en 2012. Pour la France, Amnesty dénonce l’impunité des forces de l’ordre responsables d’assassinats ainsi que des actes de tortures commis par la police. Aucun fait similaire n’a été rapporté pour Cuba[5].

4/ Enfin, en s’alignant sur la politique étrangère des Etats-Unis contre Cuba, l’Union européenne s’est isolée sur la scène internationale et notamment en Amérique latine qui rejette toute sanction arbitraire contre La Havane. Cuba est pleinement intégrée au niveau continental et les 33 pays de la Communauté des Etats latino-américains et Caribéens (CELAC), qui ont même élu Raúl Castro comme Président, ont affiché leur soutien politique et diplomatique à Cuba. En janvier 2014, 31 chefs d’Etat sur 33 du continent latino-américain et caribéen se sont rendus à Cuba pour participer au Sommet de la CELAC, exprimant ainsi leur rejet non seulement de l’état de siège anachronique et cruel qu’imposent les Etats-Unis aux Cubains, mais également la politique de l’Union européenne.

L’Union européenne est une puissance économique avérée, même si elle est confrontée à une crise systémique sévère. Néanmoins, tant qu’elle n’adoptera pas une politique rationnelle et indépendante – loin de l’ombre tutélaire des Etats-Unis – qui réponde à ses propres intérêts, elle restera un nain diplomatique sans influence sur la scène internationale.

 

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/34286/cuba+a+uniao+europeia+e+os+direitos+humanos.shtml

 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité (Paris, Editions Estrella, 2013) et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1

Contact : lamranisalim@yahoo.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel



[1] Salim Lamrani, Double Morale : Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme, Paris, Editions Estrella, 2008.

[2] Ibid.

[3] Amnesty International, La situation des droits humains dans le monde, Rapport annuel 2013. http://www.amnesty.org/fr/annual-report/2013 (site consulté le 8 février 2014).

[4] Ibid.

[5] Ibid.

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.41/5   (27 votes)




Réagissez à l'article

46 réactions à cet article    


  • howahkan howahkan Hotah 17 mars 2014 11:18

    Mao dans le petit livre rouge , que nous avons en partie à l’école en cours de philo, le prof a eu de gros problèmes pour cela , Mao Zedong a dit : « le pouvoir est au bout du fusil », le reste n’est que propagande............


    • César Castique César Castique 17 mars 2014 15:25

      ... et il a dit aussi que quand on balaie, la poussière ne s’en va pas toute seule, là où le balai ne passe pas. C’est pour cela qu’il est le saint protecteur des entreprises de nettoyage et des technicien(ne)s de surface.


    • Scual 17 mars 2014 12:02

      Tout les pays à qui l’occident à « concédé » une ouverture ces 15 dernières années ont fini envahis ou en situation de guerre civile...

      Si j’étais Cubain, je ferais tout pour renforcer mes liens avec la gauche sud-américaine, la Chine et la Russie et tout pour rester le plus fermé possible à l’ « occident » qui ne veut d’ouverture que pour y envoyer ses fomenteurs de chaos et de destruction.


      • leypanou 17 mars 2014 12:07

        Ce n’est pas avec les membres de la Commission Européenne actuelle que cela risque de changer, encore moins avec les nombreux ex-Goldmann Sachs boys un peu partout en Europe ou les ex-FAF.

        La vassalisation totale de l’Europe est en bonne voie (cf Super Imperialism The Origin and Fundamentals of US World Dominance de M Hudson), et les pourparlers du Grand Marché Transatlantique actuellement en cours discrètement sont une étape de plus.

        Ce qui est triste c’est que c’est contre les intérêts de l’Europe, en particulier de la France, cf le marché iranien par exemple.


        • asterix asterix 17 mars 2014 12:22

          Bonjour à l’auteur,

          Même si je ne partage pas vos opinions, j’ai néanmoins voté oui pour la parution de votre article. Oui parce qu’en démocratie, tout le monde a le droit à l’opinion, alors que, soyons raisonnable svp, il n’y a aucune chance que ce respect de l’opinion de l’autre soit un jour respectée par la Gramna, le journal le plus libre du monde disent les autorités cubaines qui n’en tolèrent évidemment pas d’autres.
          Moi qui étais le seul de la famille cubaine dans laquelle je vivais à écouter avec attention les discours de Fidel ( mais pourquoi écoutes-tu les mensonges de ce descarado ? me disait-elle... ), j’ai toujours été d’accord avec lui lorsqu’il disait : les USA prônent toujours les droits de l’homme, mais leur seule version des droits de l’homme, je me permets néanmoins d’être très dubitatif devant sa version cubaine. Bien sûr aujourd’hui on n’envoie plus que prou d’opposants - les « gùsanos » en rééducation, il n’en revient pas moins que ceux-ci sont ostracisés par le système et qu’il y a là un fameux non-respect du droit de tout un chacun à l’opinion. Une opinion tellement unanimiste que, depuis 1959, il n’y a qu’un seul parti qui puisse présenter des candidats. Les USA sont ce qu’ils sont, des ennemis de la vraie démocratie, le fait est également qu’ils ont toujours dit qu’ils lèveraient immédiatement l’embargo le jour où Cuba laissera ses citoyens voter pour qui ils veulent et pas seulement pour - sanctions à la clé - uniquement les trois que proposent par circonscription ses dirigeants.
          55 ans plus tars, on attend toujours et c’est le désenchantement le plus total...
          En fait, l’embargo sert les deux parties : les USA pour signaler à l’Amérique latine que le même sort les attend s’ils vont dans la même direction - technique qu’ils utilisent au Venezuela - et Cuba pour masquer ses échecs patents en reportant toute la faute sur Washington. Vous le savez, j’ai vécu à Cuba : ce pays n’a jamais connu la guerre et, du temps de l’infâme Batista, il était, qu’on le veuille ou non, le troisième pays le plus riche du continent américain. Or, il en est actuellement ...le 3ème des plus pauvres ! Lorsque je compare cette situation avec celle du Laos, pays communiste où je vis, force m’est de constater que, malgré la destructrice guerre du Vietnam qui a mis ce pays à genoux, 25 ans plus tard, il est en plein développement, on trouve des médicaments partout, la presse ( et surtout l’accès à la presse et à Internet ) y est libre, l’initiative privée, disons plutôt individuelle, y est la règle, le collectivisme reste positif surtout dans les villages et plus personne n’y crève de faim. Ce n’est pas encore la panacée car il reste beaucoup à faire, entendu que le pays vient de rien. Mais au moins les résultats sont là !
          A Cuba, il n’y a aucun résultat. Le peuple en est réduit à voler pour survivre, la répression est omniprésente, l’égalité ( mmh, mmh... ! ) réservée aux seuls membres du parti ( 20% de la population seulement ) Même la médecine tellement vantée - à l’exportation seulement - est égale à zéro, la corruption est la règle et l’éducation réservée aux seuls jeunes qui font allégeance... Tout est à l’avenant, cela m’évitera un exhaustif inutile..
          A mon avis, l’Europe qui, même si le principe n’est pas absolu et a même tendance à régresser, n’a pas de leçon de droits de l’homme à recevoir de La Havane, pas plus que de Washington d’ailleurs. Votre admiration inconditionnelle pour le système cubain vous égare, Monsieur ! Arrêtez de voir le monde en rouge et en noir, il existe autre chose que ce canevas bipolaire dans lequel vous voulez nous précipiter.   
          Hasta la victoria siempre, d’accord...
          Mais pas celle-là, surtout pas celle-là !


          • leypanou 17 mars 2014 12:59

            @asterix :

            Est ce que le Laos est sous embargo ? A-t-il des frontières qui font qu’il peut commercer avec d’autres pays ? Dire qu’à Cuba il n’y a rien est plutôt exagéré, même si je n’y ai jamais été.

            En tout cas, ce n’est pas l’avis de JC Allard qui poste sur ce site de temps en temps. Des erreurs ont été certainement commises par les dirigeants cubains, mais cela n’explique pas tout.

            Vous concluez en disant que l’Europe n’a de leçon de droits de l’homme à recevoir de La Havane : mais, à ma connaissance, Cuba ne donne pas de leçon de droits de l’homme à personne. Quant à l’Empire qui se veut l’exemple pour la terre entière, cela fait sourire. Si encore ce n’était pas à géométrie variable.


          • asterix asterix 17 mars 2014 16:40

            Bonjour Lepeynou,

            Si je vous suis, il est huamainement infiniment plus grave d’être sous embargo ( qui sera immédiatement levé si... relisez-moi ) que d’avoir subi sur son territoire les conséquences effrayantes de la guerre du Vietnam, le Laos ayant été le pays qui, avant l’Afghanistan, a été le plus bombardé au monde. Des bombes anti-personnel qui tuent encore aujourd’hui, je vous le signale.
            Vous soulignez également que le Laos peut, à la différence de Cuba, commercer avec ses voisins. C’est juste ! Mais l’isolement géographique de Cuba a également fait que Fidel and company ont pu très aisément couper le pays du monde. Je retiens les paroles d’un musicien de mes connaissances à La Havane : nous savons tous que le régime ment effrontément, mais nous idéalisons une société que nous ne connaissons pas. Je suis allé longtemps à Cuba en tant qu’être humain de gauche convaincu et en l’ai quitté quatre ans plus tard en me disant : tout, tout mais jamais ça ! Vous ne connaissez pas, et c’est normal, la souffrance intime du peuple cubain, un peuple brimé, matraqué par une propagande inouïe, sans un rond en poche, sans espoir, sans possibilité de s’exprimer, sans pouvoir faire un trajet de 100 km sans autorisation. Essayez durant 15 jours de vivre de cette manière et vous changerez d’opinion, c’est sûr !
            Dans la vie, il faut deux choses : avoir de quoi manger et ne pas avoir la crainte de s’exprimer librement. Les Cubains n’ont ni l’un ni l’autre.
            Et l’embargo, faites-moi rire : le Coca Cola est importé de Mexico, le problème étant qu’une bouteille coûte plus que le salaire journalier.
            Et je vous le répète : il sera levé dès demain si...
            Si quoi ?
            Si la pluralité d’opinion est reconnue.
            Cela fait 55 ans qu’elle n’existe pas. A qui la faute ?
            L’auteur délire : il accuse l’Union européenne de ne pas respecter les droits de l’homme, mais omet de signaler les dizaines de milliers de Cubains qui ont été enfermés sans jugement, les dizaines d’autres milliers qui ont été envoyés par le fond et nourir les requins pour avoir voulu quitter le pays du bonheur insoutenable.
            Croyez-vous que j’accepterais de vivre au Laos dans de telles conditions ?


          • Pie 3,14 17 mars 2014 19:58

            A Astérix,

            Merci pour ce témoignage renseigné et très pertinent.

            La ridicule propagande à la cubaine que mène Lamrani depuis des années sur ce site s’avère très contre-productive en pays pluraliste. Malgré les scores soviétiques traficotés, malgré les soutiens « spontanés » sans failles qui s’expriment régulièrement en direct de l’ambassade cubaine de Paris, c’est finalement la réalité bien peu reluisante qui émerge et reste en tête.


          • CN46400 CN46400 17 mars 2014 21:26

            « Vous le savez, j’ai vécu à Cuba : ce pays n’a jamais connu la guerre et, du temps de l’infâme Batista, il était, qu’on le veuille ou non, le troisième pays le plus riche du continent américain. Or, il en est actuellement ...le 3ème des plus pauvres ! »


             Le meilleur exemple est la famille Castro elle-même. Elle possédait une hacienda de 10 000 ha, le village de Biran dans sa totalité, église comprise, et maintenant elle n’a plus rien...puisque tout cela a été nationalisé....C’est vrai, depuis la fermeture des bordels, il y a beaucoup moins de riches à Cuba puisque les tenanciers, et les clients, vont ailleurs !

          • asterix asterix 17 mars 2014 22:12

            Vous le dites vous-mêmes : les Castro ont tellement massacré le pays que, bien qu’ils en soient les chefs, ils ont réussi jusqu’à s’appauvrir eux-mêmes.
            Le prochain plan quinquénal va se pencher sur le problème.
            Ce sera ça ou une belle sculpture du Che en or dur.
            Faudra choisir les potes : le rétablissement d’une justice, pas les deux 


          • nofutur 18 mars 2014 11:09

            Les Castros se sont ruinés eux mêmes ! c’est ce que vous dites dans votre commentaire.
            C’est très fort, car quand Fidel a pris le pouvoir et dans un discours il avait dit qu’il nationaliserai à tours de bras et en commençant par lui même et son hacienda !
            D’ailleurs son épouse de l’époque (très prés du peuple) tenta de s’enfuir et fut intercepté avec tout l’argent et le bijoux qu’elle avait emporté !

            Je ne suis pas Castriste mais pas non plus idiot !


          • asterix asterix 18 mars 2014 12:27

            Tss, tss... c’était un peu d’humour :
            Quoique, quoique...
            On peut même dire que la famille Castro a fait une excellente affaire puisque toute l’île lui appartient.
            Le correctif vous convient ?


          • César Castique César Castique 17 mars 2014 12:43

            « ...exprimant ainsi leur rejet non seulement de l’état de siège anachronique et cruel qu’imposent les Etats-Unis aux Cubains, mais également la politique de l’Union européenne. »


            Cet état de siège, comme vous dites, a son utilité : il permet de souder le peuple contre un ennemi réel, mais plus passif qu’agressif. Et c’est très utile, on le voit mieux en Europe, où il n’y a plus de menace communiste pour conforter l’unité. 

            Alors, il y a de bonne raisons de penser que lorsque l’état de siège, comme vous dites, sera levé - ce qui coïncidera peu ou près avec l’extinction des Castro -, c’est le régime lui-même qui va s’effondrer.

            • baldis30 17 mars 2014 13:53

              L’UE aurait pris des sanctions illégitimes et inefficaces ? Tout de suite les grands mots.. ; c’est impensable ; cela ne se peut pas ... l’UE n’est pas alignée sur les USA, cela ne se peut pas ... et puis venant de l’Espagne pays sans vrai poids politique sur le plan international ce n’est pas croyable ...

              Et ce caniche anglais et ce dogue allemand si vertueux s’y seraient opposés. aidés par la meute des Rantanplan français, y compris BéHachéLisés.

              Avec la politique menée par Bruxelles dans tous les domaines, on doit manquer de sucre comme on manque d’énergie alors il faut bien essayer d’en trouver quelque part, si les USA nous en donne l’autorisation !  smiley


              • César Castique César Castique 17 mars 2014 15:20

                « L’UE aurait pris des sanctions illégitimes et inefficaces ? »


                Et surtout parfaitement inutiles ! Depuis que le soviétisme s’est effondré, Castro, c’est un pitbull édenté, tout comme hier Chavez et aujourd’hui Maduro, Correia, Morales, Humala, Mujica entre autres folkloriques tapioco-alcazariens. Laissons-les donc « ronger » leurs nonosses en caoutchouc.

              • asterix asterix 17 mars 2014 16:53

                Je ne suis pas d’accord avec vous César « caustique » Chavez, Maduro, Corréa et les autres dirigeants de gauche en Amérique Latine ont tous été élus démocratiquement.
                Quant à la dynastie Castro, elle n’a jamais été élue par personne. Pour être plus crédible, vous auriez pu signaler que le successeur désigné est déjà sur les starting-blocks : il s’agit du fils ainé de Raoul, dit Le Borgne pour avoir perdu un oeil en Angola. Il est actuellement chef des services secrets cubains...
                Et il n’y aura bien sûr aucune élection pour contredire ce « choix populaire »
                Comme en Corée du Nord.


              • asterix asterix 17 mars 2014 18:14

                Je ne suis pas d’accord avec vous César « caustique » Chavez, Maduro, Corréa et les autres dirigeants de gauche en Amérique Latine ont tous été élus démocratiquement.
                Quant à la dynastie Castro, elle n’a jamais été élue par personne. Pour être plus crédible, vous auriez pu signaler que le successeur désigné est déjà sur les starting-blocks : il s’agit du fils ainé de Raoul, dit Le Borgne pour avoir perdu un oeil en Angola. Il est actuellement chef des services secrets cubains...
                Et il n’y aura bien sûr aucune élection pour contredire ce « choix populaire »
                Comme en Corée du Nord.


              • CN46400 CN46400 17 mars 2014 20:47

                Astérix roule maintenant pour l’empire romain, mais comme celui-ci n’est guère vendable, Astérix parle du Laos qui, avant 75 (40 ans) fût abondamment bombardé, napalmisé, « orangisé » par le dit empire, mais jamais « embargogisé ». C’est quoi l’espérance de vie au Laos ? la mortalité infantile ? les hopitaux au Laos ? Comptez pas sur Astérix pour vous éclairer !


                 Si l’embargo n’est qu’une béquille pour la fratrie Castro pourquoi ne pas le lever pour pour qu’ils roulent, enfin, dans la poussière de l’histoire ? C’était bien plus facile à faire que de rater 600 attentats contre Fidel, et combien contre Raoul ? mais ils préfèrent se ridiculiser chaque année devant l’ONU. Quitte à demander aux « Astérix » ou Yolanda Sanchez de service de prendre le relais sur internet !
                 Pourquoi les frères Castro tiennent à l’embargo ? pour abaisser le prix des exportations cubaines que l’embargo pénalise gravement ? ou bien pour renchérir les importations ? Sont-ils vicieux ces « brothers », pires que les Daltons !

                Et la succession, Fidel aussi, a de la descendance dont un fils qui, apparemment, n’est pas complètement idiot et Raoul a aussi une fille qui défend publiquement des idées curieuses pour les « machistes » réputés que sont les cubains. Pourquoi ne pas envisager une guerre familiale de succession.....Pour le coup, le parti communiste cubain, qui, ordinairement, ne soutiens jamais de candidats dans les élections, serait bien « emmerdé », n’est-ce-pas ?


              • asterix asterix 17 mars 2014 22:03

                Bonsoir CN46600,

                Asterix ne roule pour personne si ce n’est sa seule sincérité.
                Franchement, vous ne pourriez mieux le dire ; votre embargo qui a toujours justifié vos échecs patents est plus important, plus humainement intolérable que d’avoir reçu du napalm plein la gueule.
                Vous qui parlez d’hopitaux, sachez qu’encore aujourd’hui naissent au Laos quantité d’enfants aux membres difformes et circulent un nombre considérable d’ingembes victimes des bombes anti-personnelles, ces mêmes bombes anti-personnelles que vous avez disséminées en Angola au nom de la cause inverse.
                Ce sera tout sur les hopitaux. Je n’ai pas de chiffres sous la main.
                Mais j’ai des yeux, des oreilles... Au Laos, une visite médicale coûte 1 dollar. Chaque village a sa pharmacie, ses doses d’anti-venin. D’autres pertinences que je n’ai JAMAIS vues à Cuba, el paraiso de la médecine gratuite où on ne reçoit rien sauf si on paye.

                Vos 600 attentats ratés contre le colosse, c’est du vent. Aussi ridicule que de faire de moi un adepte de Yolanda Sanchez. La poursuivez-vous parce qu’il s’agit d’une jiniterra, comme on dit dans la calle ?

                Vos importations et importations, je n’en ai que foutre puisque le peuple n’en voit pas la couleur. Et le peuple, lui y sait pas se payer un demi-kilo de bidoche par mois, sauf s’il fait partie de votre groupement de privilégiés, ou s’il reçoit un mandat de Miami.
                Pour tous les autres, c’est l’égalité absolue, c’est à dire zéro !
                Vous connaissez la plaisanterie : à Cuba, le salaire mensuel permet de manger du riz ax haricots, avoir juste de quoi se vêtir et acheter du savon... mais pas les trois à la fois. 

                Et le successeur, celui qui va devoir gérer cette catastrophe, cette corruption ultra-présente, ces méthodes directement héritées de Batista que d’autres ont fait perdurer au nom d’une autre cause, cette malédiction qu’a toujours été Cuba, ce successeur, au lieu de le choisir entre vous, demandez au peuple de le faire à votre place.
                Je suis rebelle à votre communisme, Monsieur.
                Mes salutations


              • CN46400 CN46400 17 mars 2014 22:44

                Cher Astérix,


                Relisez-vous SVP : Si je vous suis, il est huamainement infiniment plus grave d’être sous embargo ( qui sera immédiatement levé si... relisez-moi) . C’est quoi la formule en gras que vous avez omise dans votre réponse, sinon la copie conforme de toute les réponses de l’empire, et de ses ouailles, YSanchez en tête, à la même question ? C’est quoi ce conditionnel du tortionnaire devant sa victime ? Vous pouvez nous préciser ? 

                Et celle-là d’où vient-elle sinon de Miami en poste directe ?
                « Vos importations et importations, je n’en ai que foutre puisque le peuple n’en voit pas la couleur. Et le peuple, lui y sait pas se payer un demi-kilo de bidoche par mois, sauf s’il fait partie de votre groupement de privilégiés, ou s’il reçoit un mandat de Miami. »
                Sauf que des exportations mieux payées et des importations moins chères c’est aussi, par exemple, plus de bidoche sur la table non ? Mais Astérix s’en fout, ce qui compte, pour lui, c’est toujours et encore de la désinfos sur les Castros’brothers. YSanchez, pour raconter ce genre de connerie gagne bien sa vie, j’espère qu’Astérix n’est pas dans le besoin...



              • asterix asterix 18 mars 2014 07:15

                C’est votre technique favorite. Puisque vous êtes sans arguments, vous semez le doute sur la personnalité de ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Je vous l’ai dit, je n’ai d’ordre à recevoir que de ma seule sincérité, ne suis nullement en contact avec la louve de Miami avec laquelle je ne suis pas d’accord non plus et n’ai jamais eu le moindre contact ( et très peu lu ! ) avec Madame Sanchez dont je doute que les conceptions soient sincères.
                De plus, je n’ai jamais reçu le moindre euro pou « la propagande » que je distille ici même sur Agoravox, ni même ailleurs. Je sais que cela a de quoi vous étonner, mais je travaille à titre absolument gratuit.
                Mieux, je viens de sortir sous un autre nom, un livre sur Cuba. Je ne profite même pas de cette antenne pour en faire la publicité ! Depuis que je suis pensionné, j’ai toujours travaillé à titre gratuit. Cela vous désarçonne ?


              • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2014 17:04

                «  Néanmoins, tant que l’UE n’adoptera pas une politique rationnelle et indépendante – loin de l’ombre tutélaire des Etats-Unis – qui réponde à ses propres intérêts, elle restera un nain diplomatique sans influence sur la scène internationale. »

                Si les Ricains....1969....
                Sur mon blog, quel est l’article le plus lu ?
                Celui-ci. En second, celui-là.
                Bizarre, beaucoup de Français, pourtant.
                Oui, ils me rappellent la rencontre d’un mazo qui dit, « fais-moi mal »
                et la réponse du sadique qui dit « non ».... smiley.

                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2014 17:11

                  Mais heureusement, nous avons énormément de candidats français pour s’expatrier à Cuba.


                • asterix asterix 17 mars 2014 22:15

                  Et mon truc sur Cuba, ils ne le lisent pas sur ton blog, les Français ?


                • Doume65 17 mars 2014 17:17

                  « l’ombre tutélaire des Etats-Unis »

                  Délicat euphémisme.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2014 17:25

                    C’est une façon de voir en effet.

                    Moi, j’appelle ça des zones d’influences, des blocs géopolitiques souvent créés dans l’histoire.
                    L’euphémisme ou le pessimisme ne sont que des manières de les qualifier.
                    Actuellement, il y a mieux à faire que de s’intéresser à Cuba pour un Européen.
                    La Guerre froide est à nouveau à l’honneur. La Crimée.... bien sûr... et après qui pour remettre l’histoire sur la table des négociations ou de la force.
                    L’Europe aurait pu attirer la Russie dans la Communauté.
                    La Turquie, rejetée aussi.
                    Dans les deux cas, question territoire, cela fait partie de l’Europe géographique.
                    Cherchez l’erreur, si elle existe, bien entendu. smiley

                  • asterix asterix 17 mars 2014 22:17

                    L’erreur, c’est devenu l’OTAN. Il n’avait plus de raison d’être depuis Gorbatchev.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2014 08:31

                    L’OTAN, comment t’as deviné, que je vais en faire un billet bientôt. smiley


                  • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2014 19:23

                    « Le 6 mars 2014, Cuba a accepté la proposition de dialogue. »

                    Pas de chance. Juste un peu trop tard pour les funérailles de Mendela, sinon, ce serait Raoul qui aurait été serré la main d’Obama.


                    • asterix asterix 17 mars 2014 22:21

                      Oui, Cuba accepte les propositions de dialogue.
                      A condition qu’on accepte ses conceptions intangibles.
                      La Fidel Company n’a t’elle pas toujours raison ?
                      HASTA SIEMPRE !


                    • CN46400 CN46400 17 mars 2014 23:01

                      Astérix peut-il nous préciser ce que sont les « conditions intangibles » des cubains ?


                    • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2014 08:35

                      « Conditions intangibles »

                      Larousse dit : « à quoi on ne peut toucher, qui doit rester intacte ».


                    • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2014 08:39

                      Mais de cela l’auteur en a déjà parlé dans son roman feuilleton avec ses 50 vérités de Rauleque smiley


                    • CN46400 CN46400 18 mars 2014 09:11

                      Merci l’enfoiré pour votre définition qui, pour moi, enfonce une porte ouverte. Plus qu’une définition, je demande une liste, même partielle, des « conceptions intangibles » posées par les cubains pour accepter le dialogue avec les USA ? L’enfoiré et Astérix vont-ils rester secs sur ce sujet qu’ils ont pourtant soulevés eux-mêmes ?


                    • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2014 10:00

                      « enfonce une porte ouverte »

                      Si vous saviez le nombre de portes ouvertes, que j’ai fermées, vous n’oseriez plus me parler.
                      Quand je vois que des gens parlent d’un pays pour le plébisciter alors qu’ils n’y ont jamais mis les pieds, cela me donne des chaleurs aux entournures.
                      En plus, ils le disent, ils l’avouent.
                      Je suis un voyageur dans l’âme. Je sors de mon petit pays comme je change de cravate, à la même vitesse.
                      Moi, j’ai été à Cuba. Avec Israël, ce sont les deux endroits où je ne mettrai plus les pieds. Pas du tout pour les mêmes raisons d’ailleurs.
                      Attention, je ne parle pas du peuple cubain, mais de sa gestion. Ce qui n’a rien à voir.
                      Tandis, que pour Israël, c’est plus les mentalités qui me reviennent dans le gosier.
                      Oui, j’ai écrit : « Un cuba libre, por favor » mais pas de un cuc.
                      Un vrai, un pur, même payé en dollars ou euros.
                      Si vous voyez ce que je veux dire.
                      Pas un échangé en catimini dans la rue.
                      Entiende Usted ? 


                    • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2014 10:17

                      Je peux me permettre de rappeler ce billet, puisque qu’il a été unique.

                      Pas comme la propagande de cet auteur qui revient à chaque article sur le même sujet..

                    • CN46400 CN46400 18 mars 2014 11:12

                      Deux posts et toujours aucune réponse sur les « conceptions intangibles »... Par contre les « nids de poules » à Cuba, la succession de Raoul... rappelez-vous celle de Fidel, c’était déjà pas triste, ouais, mais les records ne sont-ils pas faits pour être battus ? D’ici 2018, c’est sûr, ils seront pulvérisés.....


                    • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2014 11:54

                      « D’ici 2018, c’est sûr, ils seront pulvérisés..... »


                      Ah, bon, il y aura des élections démocratiques en 2018.
                      Je me contenterais dans ce cas d’un vote par tirage au sort avec tous les candidats potentiels. 

                    • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2014 12:11

                      « les records ne sont-ils pas faits pour être battus ?  »

                      A Cuba, ce sont les records de longévité de la famille Castro.
                      Pourquoi pas comme aux Etats-Unis smiley
                      Deux fois 4 ans à la tête du pays et on passe la main à quelqu’un d’autre pour suivre la Constitution américaine.
                      Je n’ai pas parlé de la version russe qui permet des entourloupes. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès