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Accueil du site > Actualités > International > Darfour, vers la nouvelle Arche d’Obama ? 1/3

Darfour, vers la nouvelle Arche d’Obama ? 1/3

L’élection d’Obama a suscité des attentes et des espoirs démesurés dans l’opinion publique tant américaine que mondiale. Passé l’état de grâce, Obama se retrouvera bientôt face à l’imbroglio du Darfour. Ce qui aurait pu lui servir de tremplin pour se démarquer de Bush risque de finir en fiasco aux répercussions bien plus graves que les élucubrations de l’Arche de Zoé. Le conflit aux origines déjà complexe, attisé par un contexte planétaire explosif, peut à tout moment déraper vers une somalisation plus que prévisible sans modification de l’approche américaine et internationale.

Or, des lobbies servent aux médias depuis des années la même vision simplificatrice, éloignée des réalités du terrain. Il est beaucoup plus facile de désigner des coupables idéaux que d’analyser les racines d’une guerre larvée et d’y proposer des solutions. Le mandat d’arrêt international contre le président Béchir entre dans cette logique réductrice et ne peut servir que les véritables islamistes au Soudan et les va-t’en-guerre de Washington.

La Vision américaine du Darfour

L’apparente ou feinte ignorance du monde arabo-musulman qui caractérise les dirigeants américains aboutit à la guerre en Irak et ses effets désastreux.

L’inexpérience africaine de l’appareil d’état américain est immense. L’Amérique profonde elle, a peut-être entendu parler du Darfour, mais jamais d’un autre pays africain. Certes Obama sait où se trouve l’Afrique ; mais que sait-il de la culture Luo, l’ethnie de son père, de la politique du Kenya ? Il ne parle ni le kiswahili ni la langue de la tribu de ses origines. Obama est avant tout démocrate et Américain, non issu d’une classe sociale défavorisée.

Obama écoute depuis longtemps comme Bush et Clinton les discours enflammés de Save Darfur organisation partisane souvent entourée d’une pléiade de célébrités dont l’un des points communs est l’ignorance quasi-totale des tenants et aboutissants du conflit. Des individus au leitmotiv simpliste, de méchants arabes venus massacrer de bons noirs et dont ont ne dit qu’à mi-voix qu’ils sont à 100% musulmans pour ne pas troubler le « message » de lutte contre le terrorisme et Al-Qaida. Dans le film, Darfour : du sable et des larmes oeuvre cinématographique peu nuancée, Obama reprend mot pour mot en tribune les arguments de Save Darfur, et leur concept de génocide orchestré contre des non arabes.

 Même si le terme de croisade ne revêt pas aux Etats-Unis la même connotation historique et religieuse qu’en France, les campagnes menées en faveur du Darfour prennent cependant une orientation confessionnelle.

 L’ignorance de l’Islam est telle aux Etats-Unis qu’un malheureux Sikh enturbanné a été lynché après le 11 septembre. Dans ces conditions, on comprend fort bien qu’Obama soit en permanence obligé de montrer « patte blanche » pour garder la main.

 A moins d’un effort de lecture, aidé de conseillers indépendants, le nouveau président ne pourra faire preuve d’efficacité. Eut-il déclaré le Darfour sa priorité en Afrique. La bonne volonté de George Clooney réduirait l’intervention américaine au Darfour à celles d’ONG lobbyistes ou incompétentes, au risque de créer des catastrophes bien plus graves que les pitreries de l’Arche de Zoé !

Les Lobbies impliqués dans le plaidoyer pour le Darfour

Save Darfur représente le moteur de l’action universelle de la lutte contre Khartoum. Elle rassemble majoritairement des groupes fondamentalistes chrétiens dont l’objectif est l’évangélisation du continent noir et des mouvements sionistes dont la lutte contre l’ennemi arabe et la protection d’Israël sont les principaux objectifs, bien avant les droits des noirs ; les cofondateurs de l’organisation étant entre autres, le Musée Américain du Mémorial de l’Holocauste et l’American Jewish World Service qui finança les interventions de Bernard-Henri Lévy.

Les fonds récoltés ne servent qu’à du plaidoyer, à du lobbysme dans l’optique de créer une intervention militaire et de déstabiliser le gouvernement soudanais sans se préoccuper aucunement des populations. Save Darfur n’investit pas dans l’assistance aux victimes. L’article « La campagne « Sauver le Darfour » est une vulgaire arnaque  » de Bruce Dixon, publié le 12 décembre 2007 par Black Agenda Report est un des rares points de vue américains qui ne chante pas les louanges de l’association.

 Les organisations occidentales tentent de présenter une vision binaire du conflit dans la ligne du concept de « forces du mal » de George Bush. Cette approche réductrice est encore plus renforcée du fait que les accusés de génocide s’appellent jenjawids, confortant ainsi la représentation apocalyptique de guerriers démoniaques et... islamistes. Joindre l’image du Diable à celle de l’Islam n’est pas anodin. Cela prend sa source dans la conceptualisation du mal parmi les fondamentalistes chrétiens américains.

La fausse négritude du président Obama

Que cache l’intérêt pour le Darfour du sénateur, du candidat, puis du président élu à la Maison- Blanche ?

Le monde surfe sur la vague ou plutôt le mythe d’un président noir, les plus modérés disent métis, car l’épithète « noir » a le vent en poupe. Cet engouement médiatique a servi à manipuler l’électorat noir, puis la communauté dans son ensemble. Là-bas, on dit les afro-américains alors que dans le cas d’Obama, il serait plus juste de dire citoyen américain de père africain. Pour faire d’une pierre deux coups, les médias occidentaux ont diffusé des images d’enthousiasme des populations Africaines et passé en boucle des scènes d’allégresse au Kenya. La réalité est beaucoup plus nuancée. Les acclamations concernaient majoritairement l’ethnie Luo, celle du père d’Obama et de sa fameuse seconde grand-mère. Les Kenyans d’autres tribus ne montrèrent qu’une sympathie bienveillante a l’égard de l’élection d’un noir aux Etats-Unis.

Stéphanie Braquehais cite dans Libération du 6 novembre 2008 les propos d’un Luo : « S’il (Obama) avait perdu, on serait à nouveau sortis dans la rue. » (Sous-entendu pour en découdre avec les Kikuyus). Les Kikuyus qui affrontèrent les Luos dans les rues en janvier 2008 sont excédés et s’ils en avaient eu le droit, les plus tribalistes d’entre eux auraient voté MacCain. Le jour férié décrété par le gouvernement kenyan pour saluer la victoire d’Obama, les Kikuyus ont volontairement ouvert leurs magasins.

Barack Hussein Obama face à la suspicion

D’autre part, Obama fera tout ce qu’il pourra pour se débarrasser de l’étiquette de musulman et d’Arabe, donc de terroriste, qui lui a collé à la peau pendant la campagne électorale.

Image encore bien enracinée dans la mentalité de nombreux américains dépourvus de notion ethnique ou religieuse en dehors de la leur. Il n’a eu cesse de rassurer, de se présenter comme un bon chrétien pour apaiser l’électorat.

Pour de nombreux Américains, Hussein, c’est Saddam Hussein ; le terrorisme, les imaginaires armes de destruction massive et le 11 septembre. L’inculture quasi-totale d’une majorité d’Américains a focalisé l’opinion publique uniquement sur le second prénom, oubliant que le premier, Barack, n’est qu’une forme raccourcie de Moubarak, comme le président de l’Egypte et qu’il ramène à la bénédiction de Dieu, ou plutôt de l’Allah de l’Islam.

Enfin, pour à la fois satisfaire les noirs américains sans froisser les blancs du Sud, même quand ils sont démocrates dans le fameux Dixieland rural et à vieux fond raciste, il peut ouvrir une voie nouvelle sur l’esclavagisme et les mauvais traitements infligés aux noirs par d’autres individus que les blancs de l’Alabama. Les Arabes font donc très bien l’affaire dans ce rôle de bourreau et de trafiquants d’ébène !

Il est donc assez facile de comprendre que le Darfour tombe à pic pour à la fois satisfaire les noirs de chaque côté de l’Atlantique, tout en débarrassant Obama du soupçon d’être un crypto musulman. En s’opposant à Omar el Béchir, un président arabe qualifié d’islamiste, de raciste et de génocidaire, Obama ratisse large. Il défend des noirs, (sans trop préciser leur religion), contre les méchants Arabes.

 Mensonges, médias et vidéos

La question du génocide doit être posée du fait de l’absence de chasse aux Zaghawas, aux Fours et aux Masalits dans la capitale soudanaise en dehors de la traque aux rebelles armés après le raid sur Khartoum en mai 2008. Drôle de génocide, celui qui se cantonnerait uniquement à une région du pays ! Un peu comme si les juifs avaient été raflés en Bretagne mais pas à Paris.

Le terme de génocide est totalement étranger au vocabulaire et aux concepts des habitants au Darfour. Ils ne prononcent ce mot qu’en anglais devant des micros ; comme des réponses soufflées avant l’interview. Le ressenti général, quelle que soit la tribu en question, est que « l’autre », celui qui n’est pas du groupe est potentiellement dangereux. Pour beaucoup de ces guerriers qu’ils soient noirs ou arabes, éliminer l’autre est un moyen d’autodéfense, un acte légitime sans idéologie d’holocauste.

La querelle des chiffres de mortalité depuis le début du conflit en 2003 varie entre 10.000 et 400.000. Les uns minimisent l’importance des combats et leurs répercussions sur les civils. Ils ne comptabilisent que des combattants tombés arme au poing. Les autres additionnent mortalité globale et surmortalité, déjà très élevée du fait du sous-développement.

Sont aussi passés sous silence les combats entre factions rebelles d’un côté, et entre tribus Arabes de l’autre, pour ne pas entacher la compréhension binaire des affrontements.

Il y a déjà quelques années, une campagne de rachat d’esclaves (présentés comme des chrétiens convertis de force à l’Islam, alors que la plupart sont animistes) avait été orchestrée par des amis de la Baronne Cox, avec un fort écho aux Etats-Unis, mettant l’accent sur l’atavisme esclavagiste des Arabes du Soudan.

Personne alors ne fit la moindre allusion sur l’historique des razzias perpétrées par les noirs musulmans du Darfour sur des noirs du Sud pour alimenter la traite négrière depuis de siècles. Le Sultanat Four s’est montré par le passé bien plus esclavagiste que les Arabes. Les nombreux conflits armés qui ont ensanglanté la région trouvent en partie leur origine dans le contrôle de ce trafic.

Contexte local

La première étape de l’équipe Obama devrait être la compréhension des antagonismes, des forces en présence, du contexte historique, religieux et politique. Définir avant de parler d’une rivalité ethnique entre noirs et arabes, qui est noir, qui est arabe et que signifie être arabe quand on est au Soudan, au Darfour.

Les noirs du Darfour sont souvent sédentaires. Qu’ils soient Fours, Masalits, Zaghawas mais aussi Qimirs, Tunjurs ou Bertis, ils entretiennent depuis des siècles des relations avec les Arabes. Rivalités, affrontements guerriers, mais aussi commerce, alliances et mariages mixtes.

Les Arabes du Darfour n’ont rien à voir avec ceux de la vallée du Nil qui gouvernent à Khartoum depuis le 19°siècle.

Est Arabe celui qui se ressent comme tel. Les arabes (nomades) du Darfour subissent le même mépris de Khartoum que les autres « va-nu-pieds » des provinces du pays. Enfin, du fait du changement climatique, de la modernisation de la société (transport routier des marchandises, importation de denrées, diminution du nombre de caravanes…), de la démographie et de l’économie, la plupart des Arabes se sont sédentarisés.

La prise de captives et les mariages mixtes ont créé un métissage ethnique. La pigmentation des Arabes du Darfour vaut souvent au moins celle des Fours et des Masalits. L’imaginaire occidental perçoit le cavalier arabe, le jenjawid, sous les traits d’Omar Sharif dans Lawrence d’Arabie. Il suffit de regarder quelques photographies pour constater que ces miliciens ressemblent plus à Nicolas Anelka ou à Djibril Cissé qu’à un acteur égyptien. (Cf. La photo d’un Arabe Rezeigat Baggara du Darfour) Il est peu question d’individus originellement purs au Soudan. L’arabité se vit plus culturellement qu’ethniquement.

Exceptés quelques dialectes d’origine disparus ; l’étude de la langue parlée permet de distinguer grossièrement deux groupes arabes et non arabes. Les Arabes ne parlent que l’arabe, langue véhiculaire et nationale. Les autres groupes utilisent outre l’arabe leur langue vernaculaire.

Contexte religieux

Les discours des ténors américains omettent systématiquement que tous les belligérants partagent la même religion, l’Islam sunnite.

Ils réduisent le nord Soudan à l’islamisme d’une poignée d’hommes. Pour de nombreux occidentaux, l’islamisme est devenu un mal absolu récent dont le porte-parole au Soudan est le président Omar el Béchir. La question de l’islamiste au Soudan et plus particulièrement au Darfour est pourtant complexe. Un islamiste pouvant en cacher un autre, parmi les Frères Musulmans proches d’Hassan al Tourabi (éduqué par un père soufi), ancienne éminence grise du régime tombé depuis huit ans en disgrâce ; parmi les Wahhabites sous influence saoudienne ; l’Islam traditionnel non érudit pratiqué au village ; celui des salafistes souvent très violents ou encore celui des confréries qui co-existent au Soudan depuis des siècles ?[1]

On ne peut assimiler le mouvement initié par le Mahdi qui reprit Khartoum à l’anglais Gordon en 1885, à de l’islamisme. Il est pourtant impossible d’en ignorer les composantes à la fois mystiques, nationalistes et politiques. Initialement mouvement messianique s’appuyant sur de nombreuses tribus de la vallée et de l’ouest, ce mouvement s’est mû en parti politique, l’Oumma. Son leader actuel, Sadek el Mahdi, est l’arrière petit fils du Madhi et beau-frère d’Hassan al Tourabi. L’Oumma a d’ailleurs participé au gouvernement avec le parti d’Omar el Béchir avant de revenir dans l’opposition.

Le gouvernement Nimeiry n’était pas véritablement laïc. Des procès pour apostasie, dont celui de Mahmoud Taha pendu en 1985, ont eu lieu au Soudan peu avant le régime actuel.

Une palette d’individus, d’ethnies, de métissages et d’Islams, partagent donc une longue histoire et subissent désormais une mutation socioéconomique fulgurante et antagoniste depuis à peine plus d’une décennie. Sédentarisation des nomades, poussée démographique, inextricables problèmes fonciers, disparition de nombreux chefs traditionnels garants de la mémoire des terres, des pâturages et des droits de passage. 

(A suivre)

Georges Yang, écrit en collaboration avec Claude Iverné

Photographie : Claude Iverné, son site www.elnour.net



[1] Parmi ces dernières : la Tijaniyya, la plus présente au Darfour, la Khatmiyya, plus orienté vers la spiritualité que vers la lutte armée, la Qadiryya ou encore la Senousyya aux liens historiques avec la Libye, sans oublier les Ansars de Sadek el Madhi.

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18 réactions à cet article    


  • mcm 12 mars 2009 13:33

    Encore un ramassis de sornettes pour déculpabiliser l’islam seul responsable des massacres du Darfour !


    • Georges Yang 12 mars 2009 16:18

      Ils sont tous musulmans, dans ce conflit !


    • mcm 12 mars 2009 17:00

      Les chrétiens et les animistes du sud Soudan sont musulmans aussi ! smiley

      Vous avez fini de prendre les lecteurs pour des **** ?


    • mcm 12 mars 2009 17:41

      Extrait de votre torchon et tissu de mensonges :

      "Il y a déjà quelques années, une campagne de rachat d’esclaves (présentés comme des chrétiens convertis de force à l’Islam, alors que la plupart sont animistes)"

      Et maintenant vous me dites : "ils sont tous musulmans dans ce conflit" ??!! Quitte à mentir soyez crédible et évitez de vous contredire, vous aurez l’air moins *** !


    • Georges Yang 12 mars 2009 20:21

      Quand on n’ y connait rien on se tait ! Le conflit du sud Soudan concerne d’autres bélligérants que ceux du Darfour.
      Et puis apprenez à lire à propos des esclavagistes, ils sont musulmans certes, mais pas forcément arabes !


    • mcm 12 mars 2009 22:30

       smiley smiley smiley

      Vous êtes sûr d’avoir toute votre raison ?

      1) Vous affirmez d’abord que le conflit n’est qu’entre musulmans.
      2) Je vous fait remarquer que votre propre article parle de musulmans qui mettent en esclavage des animistes.
      3) Vous me rétorquez que les esclavagistes sont musulmans mais pas arabes !







    • Georges Yang 12 mars 2009 14:57

      La légende de la photo n’a pas été publiée. Il s’agit d’un cavalier arabe du Sud Darfour membre de la tribu des Rezeigat, baggara


      • Marsupilami Marsupilami 12 mars 2009 15:11

         @ Georges Yang

        Très intéressant. On est en plein dans la complexité de ce conflit où toutes les lignes de front religieuses, tribales, économiques, historiques et autres se croisent et s’entrebrouillent très loin des slogans plaqués par les Occidentaux. Merci beaucoup pour cet éclairage décalé et semble-t-il très proche du terrain.


        • Ahlen Ahlen 12 mars 2009 16:54

          Quel emboglio ce Soudan, même les arabes de la région ne s’y reconnaitraient pas ! Que dire alors des européens et, surtout des américains, qui prétendent tout savoir et prennent position. Si seulement ils pouvaient aborder ce drame avec un tant soit peu de neutralité pour le salut des inocents. Mais les vils intérêts aveuglent, même pour une poignée de dollars ! Omar El Bachir n’est pas un saint, mais le président de SOS racisme qui vient de le stigmatiser sur F3, n’est qu’un rigolo, complètement à côté de la plaque et têtu. 


          • mcm 12 mars 2009 18:56

            ça y est les pro-islamistes rappliquent pour soutenir les bobbards honteux de l’auteur.


            • Annie 12 mars 2009 21:04

              Désolée d’être un peu hors sujet. Je viens juste d’apprendre que plusieurs membres de la section Belgique MSF au Darfour ont été enlevés. La position de MSF a toujours été de refuser la simplification du conflit du Darfour et aussi de refuser de prendre parti pour les uns ou pour les autres dans ce conflit au nom de l’impératif et des principes humanitaires.
              En cela je vous rejoins, George, que la coalition Sauvez le Darfour est loin d’être désintéressée. Vous avez brossé un tableau nuancé du Darfour et du Soudan, dans lequel je peux reconnaître la réalité que j’ai vécue il y a 25 ans au Darfour. C’est suffisamment rare pour être souligné.


              • mcm 12 mars 2009 21:37

                A propos des 3 employés étrangers de la section belge de Médecins sans frontières, dont un Français, qui ont été enlevés au Darfour mercredi soir

                "Dans un discours prononcé la semaine dernière, le président Bachir avait accusé les volontaires humanitaires expulsés d’être "des espions et des voleurs". Un journal pro-gouvernemental a publié une photo d’un humanitaire en le présentant comme un responsable des services de renseignement d’Israël, ennemi juré du Soudan."

                http://www.lexpress.fr/actualites/2/trois-membres-de-msf-belgique-enleves-au-darfour_746449.html

                Comme d’habitude les islamistes accusent les juifs, qui n’ont pourtant, à ma connaissance aucune implication au Darfour.


              • Ahlen Ahlen 13 mars 2009 09:53

                @Agora Vox

                Dans un esprit d’équité, je suggère que chaque fois que quelqu’un parle de "juifs" quand il s’agit d’israëliens ou de sionistes, cacher le texte, pour signifier à l’auteur du commentaire que l’amalgamme ne paye pas.

                On ne peut laisser faire les brebis gâleuses pour nous reprocher ensuite quelque antisémitisme !


              • mcm 13 mars 2009 10:09

                Vous entendez interdire l’usage du mot "juif" ? Ce mot vous est si insupportable ?


              • Georges Yang 13 mars 2009 10:30

                Vous n’êtes pas hors sujet, au contraire ! MSF subit aujourd’hui la propagande d’Urgence Darfour.
                Rony Brauman, le 10 mars sur Fr3, « ce soir ou jamais » reprend nombre des arguments que je développe dans cet article, face à Sopo. Or Brauman sait de quoi il parle


              • mcm 12 mars 2009 22:00

                Israel accueille des réfugiés du Darfour :

                http://www.dailymotion.com/video/x36omx_israel-receuille-les-refugies-du-da

                Observez la vidéo à 3:05, un jeune noir réfugié dit :
                "Il y a beaucoup de problème là bas, voous savez, les musulmans tuent des gens. Dens gens sont morts. Dans le sinaï ce n’est pas différent. Ce sont les arabes ils n’aiment pas les noirs !"


                • fouadraiden fouadraiden 13 mars 2009 01:37


                  Putain qu’il est bon cet article !

                  ca m’a tjrs fait rire ces janjawid arabe sortis de la propagande occidentale et française. des noirs arabes qui massacrent des non- arabes musulmans smiley



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