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Accueil du site > Actualités > International > De Woodstock à Snowden, le visage de l’Amérique est devenu (...)

De Woodstock à Snowden, le visage de l’Amérique est devenu horrible

Les nations modernes n’ont cessé de se référer à des figures fondatrices et des événements érigés en symboles où se forge l’image d’un pays et l’identité nationale. En Europe, les « écrivains géants » participent à cette production d’identité, Shakespeare et l’Angleterre, Dante et l’Italie, Cervantès et l’Espagne, Goethe et l’Allemagne. En France, on hésite, Molière, Voltaire, Hugo. Les héros de l’Histoire participent aussi à l’élaboration de l’identité nationale, non sans controverses. Louis XIV et Napoléon en France, Garibaldi en Italie. Bismarck a propulsé la Prusse devenue Allemagne dans le grand round industriel. Et bien évidemment, les Washington, Jefferson et autres Lincoln aux Etats-Unis.

Les identités se modifient. Des événements et des figures apparaissent. Au 20ème siècle, avec l’avènement des médias de masse, on peut tout aussi bien parler de l’image donnée par un pays. Une image consolidée et façonnée par des événements et des personnalités. En France, le général de Gaulle occupe une place éminente, à la fois chez nous mais aussi dans d’autres contrées du monde. Les Etats-Unis se sont aussi forgés une image forte qui compte beaucoup dans ce pays où le patriotisme est puissant, pour ne pas dire exacerbé. Pour nous autres Européens de la génération baby boom, quelques figures ont façonné l’image que nous avons de ce pays. Martin Luther King et son fameux discours prônant les valeurs de respect, de solidarité, d’égalité avec dans la foulée les mouvements pour les droits civiques. Kennedy est indissociable de l’Amérique porteuse de valeurs universelles. La conquête de la Lune revêt également un sens profond, celui d’une science qui au lieu de produire des armes de destruction permet de réaliser des exploits partagés par tous. Enfin, dernier symbole de cette Amérique que l’on apprécia, celle du festival de Woodstock, événement lui aussi à portée universelle, rassemblant par-delà son cortège d’illusion une jeunesse planétarisée, désirant s’émanciper, opposée à la guerre et bien évidemment, le déroulement du festival, devenu gratuit dans le fil de l’impro et de la pagaille régnante, marque une défiance face à la religion de l’argent. Un moment de partage. Bien avant les logiciels libres. Ce qui n’est pas un point de détail.

Finalement, cette Amérique chantée par Joe Dassin, nous l’avons aimé, cette Amérique avec Joan Baez, avec ses films cultes, de Easy Rider à Annie Hall, ses luttes étudiantes, ses grands écrivains, ses musiciens de rock, bref, comme si nous étions frères, à des milliers de kilomètres. Bien évidemment, cette image ne représente pas la totalité de l’Amérique et elle ne vaut que pour deux décennies. Car à partir de 1980 les choses ont commencé à se gâter. Mais comme dit l’adage, le vers était déjà dans le fruit. Nous n’avons pas vraiment saisi les desseins concoctés entre le Pentagone et la Maison Blanche, ni évalué le côté sombre et violent marqué par deux sombres symboles, Altamont et Manson en 1969, l’envers sinistre de la médaille de Woodstock. Les Etats-Unis ont placé des bases militaires sur la planète et participé au renversement de gouvernements. Nous n’avons pas ouvert les yeux, persuadés que l’Amérique portait les valeurs de la démocratie. Finalement, il y a plusieurs Amériques, des populations contrastées sur son territoire comme l’expliquait avec talent Gore Vidal mais aussi le rôle et l’action qu’elle exerce dans le monde.

L’Amérique a dérivé vers un régime moins démocratique. Le processus a pris trois décennies. Premier épisode, Reagan, néolibéralisme, individualisme, culte de l’argent. Mais aussi fin de la guerre froide. 1990, le communisme s’effondre en URSS, l’Amérique a perdu son principal ennemi. Nous avons cru comme des naïfs instruits par Fukuyama à la démocratie comme régime à la fin de l’Histoire. En 2013, on peut penser que ce sera plutôt l’autoritarisme qui règnera à la fin des temps. 1990, c’est aussi des jeux de guerre et de duplicité. Saura-t-on un jour ce qui a poussé Saddam Hussein à envahir le Koweït ? Manœuvre des services secrets américains ? L’ogre soviétique étant occupé à d’autres tâches, les puissances occidentales ont pu se livrer à un déchaînement des armes au Moyen-Orient, sans doute au bénéfice des Etats-Unis. Il est en effet probable que la France se soit laissée pigeonner par une Amérique qui n’appréciait pas les liens assez anciens entretenus par les pays arabes et européens avec comme second ressort la convoitise des puits de pétrole. Le déroulement des choses militaires en 2003 semble confirmer ces desseins américains. Des faux amis sans doute.

Second épisode, la frénésie spéculative, l’ensorcellement technologique, la toute puissance de la technoscience et surtout les mesures de dérégulation adoptées par l’administration Clinton. Des dispositions financières qui ont renforcé le capitalisme de casino. Nous n’avons pas été vigilants, trop certains que l’économie accélérée sert le progrès et d’ailleurs, en France, beaucoup se sont laissés entraîner par cette frénésie spéculative, achetant à prix d’or cette monnaie de singe que représenta les actions des start-up. Les uns ont fait fortune au détriment des autres qui ont englouti leurs économies. Depuis, les Français sont réticents face à la bourse mais les Américains ont poursuivi dans cette voie, ayant le capitalisme de casino dans les gènes. Et pas du tout freinés après le krach boursier de 2001-2002 et son exubérance irrationnelle.

Sept ans séparent la chute de deux géants économiques, Enron et Lehman Brothers, tous deux ruinés par des opérations spéculatives assorties de comptabilité faussée. Dans le capitalisme de casino, les acteurs se font livrer des jetons en promettant de rembourser tout en affichant des comptes équilibrés. La roulette tourne. A un moment, plus d’issue, impossible de se refaire, c’est la chute. Après 2000 se confirme le concept d’hyper puissance pour évoquer des Etats-Unis. Les Européens se cherchaient alors que des observateurs éclairés comme Hubert Védrine se demandaient si l’Amérique et l’Europe sont une même civilisation malgré les valeurs partagées pour la liberté, la démocratie et le progrès économique. On se souviendra du livre d’Edward Behr sur l’Amérique qui fait peur et qui fut publié en 1995. En cette décennie où il y eut tout de même le terrible attentat d’Oklahoma city perpétré par un gars du terroir gavé à la culture des armes, vétéran de l’armée américaine et pénétré d’un délire paranoïaque envers l’Etat fédéral, suite notamment après un autre carnage, celui de Waco.

Dernière séquence histoire, celle de l’après WTC avec le Patriot act et toute la cavalerie sécuritaire, la bureaucratie de surveillance, l’espionnage intempestif, la police agressive, la guerre planétaire avec les drones et l’achèvement du processus de recomposition au Moyen Orient. A l’intérieur du pays, les tendances repérées dans les années 1990 se sont accentuées et les Etats-Unis ne ressemblent plus à une démocratie. Ce n’est plus le pays que nous avons connu il y a cinquante ans. Ou que nous avons cru connaître. Il n’est pas sûr que sans les attentats du 11 septembre les Etats-Unis aient suivi une voie différente tant le choix des armes et de la guerre leur colle à la peau. C’est étrange mais j’ai comme le sentiment que la guerre ne s’est pas achevée en 1945 et que les vainqueurs l’ont continuée de manière fragmentaire et subtile jusqu’à notre époque. Je pense surtout aux Etats-Unis. Les braises de la domination, la puissance, la défense d’intérêts nationaux, la destruction physique des pays considérés comme ennemis ou obstacles, ne se sont jamais éteintes aux Etats-Unis. Et c’est un pays inquiétant qui se dessine actuellement avec une image inédite, celle d’un pays autoritaire qui n’a plus rien de démocratique. Un pays qui progressivement a basculé dans un autre régime. Cela a pris plus de trente ans et nous n’avons rien vu venir. Ou nous n’avons pas voulu ouvrir les yeux. Un autre régime, eh oui. Leo Strauss verrait l’affaire d’un œil très éclairé. Pour qu’il y ait un autre régime, il faut que les citoyens changent eux aussi et c’est sans doute arrivé. Ou du moins ils ont été changés.

L’attentat du 11/09 apparaît dans le ciel historique comme celui de Sarajevo en 1914. Les métaphysiciens de l’Histoire sauront peut-être un jour que les pensées d’un moment façonnent le futur en augmentant la probabilité pour que les conditions de réalisation du futur adviennent à la faveur d’événements s’insinuant dans les fissures du mur du temps (expression inspirée par un livre de Jünger). Bien avant le 11/09/01 les stratèges du Pentagone appuyés par l’administration fédérale projetaient des guerres contre l’Afghanistan et l’Irak. Les fissures du temps sont de connivence avec l’avènement des événements projetés. Les sentiments des masses le sont aussi. Il faut l’adhésion des populations pour appuyer les décisions géopolitiques et militaires. Les spin doctors ont bien travaillé. Par contre les citoyens n’ont pas travaillé, se complaisant dans la culture mainstream.

L’affaire Snowden s’inscrit elle aussi dans une faille du mur du temps, offrant au monde entier l’occasion de se pencher sur les activités douteuse de l’énorme machine de surveillance et pas seulement, de guerre numérique, installée dans des dizaines de bâtiments disséminés au cœur des Etats-Unis avec des complicités numériques de quelques majors. Les Etats-Unis semblent reconnaître qu’ils sont allés trop loin, ou alors, comme les régimes totalitaires, ils jouent l’apaisement et tentent le déminage pour accomplir leurs desseins. En conclusion, on ne reconnaît plus l’Amérique en 2013 ou plutôt on pressent un autre régime et qui sait si une internationale démocrate ne devrait pas se constituer pour inverser la tendance en aidant le peuple américain à retrouver la voie.

Ce billet sur les Etats-Unis sera suivi ultérieurement de la recension du livre de Henry Giroux très percutant sur l’état de l’Union. L’Amérique est une affaire trop sérieuse pour qu’on laisse l’état de l’Union au seul président des States.


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204 réactions à cet article    


  • howahkan Buddha 23 août 2013 09:46

    Laissez faire le petit teigneux violent dans une école de 1000 élèves, on en arrivera à ce résultat..

    les humains sont à plat ventre , préférant le pire à la réalité du fait de vivre qui implique de mourir...plutôt ne jamais penser que de regarder les faits absolus qui nous entourent... plutôt vivre couché...or c’est précisément dans l’impermanence que, éventuellement le sens se montrera ...nous n’avons rien à voir la dedans...

    L’Amérique est finie, l’Europe suit comme un gentil toutou et reste l’armée et le faux pétro-dollars le rêve est un cauchemar mais nous n’en sommes pas si loin nous non plus..car après tout compétition et appât du gain sont aussi nos deux mamelles...

    La solution est dans le problème...le problème c’est l’humain...et son dysfonctionnement du cerveau..mais voyez vous l’humain ne trouvera pas la solution ,la solution le dépasse...la solution viendra du renoncement volontaire et intelligent de « moi je » ,donc de notre psyché, tous les humains sont en souffrance lié au non sens actuel de nos vies...la souffrance crée la bêtise, la violence et tout le reste.... la nature des choses est notre maitre , nous allons devoir devenir humbles ou ?? et vivre collectivement ensemble et fabriquer par et pour tous en partage intégral....et c’est là avec cette phrase que vous allez voir à quel point nous sommes encore tous en fait, sauf exceptions, sur la même longueur d’onde qui est : moi d’abord et si je peux je prend tout.. tous des voleurs du collectif..

    Il n’ a aucune autre solution que le partage intégral ..personne n’en veut...pour le moment mais ça va devenir la seule évidence si on survit...car du suicide personnel au suicide global , on n’en est plus loin....


    • bakerstreet bakerstreet 23 août 2013 10:01

      L’amérique n’a guère changé.

      C’est davantage nous qui avons perdu notre innocence, et ouvert les yeux.
      Sans doute que les acteurs sont moins bons, et que le scénario tient de plus en plus du nanard !
      Le spectacle de l’amérique ressemble de plus en plus à ces mauvais films à la sauce Stallone !

      Hier, tout cela existait déjà.
      Le macarthysme, et le président Hoover, cette machine à laver des ames.
       Bon dieu il y a eut tout de même la Corée, le Vietnam, sans compter l’annexion d’à peu près la moitié des pays d’amérique du sud....
      Qui tirait les ficelles de la marionette Pinochet, sinon Kissinger ?

      Ce qui a changé, c’est le ton. 
      Hier démagogique et faussement débonnaire, proposant le parapluie américain dés que vous preniez deux gouttes de pluie sur la gueule ; aujourdh’ui c’est de l’injonction.
      L’empire vacille quelque peu. 
      Il s’avère que cette statue de la liberté n’est que du carton pâte, et risque d’être emporté par le tsumani de l’histoire du monde.

      Impensable pour un empire qui s’était rêvé durer mille ans au moins, et bien plus, car je compte en années de la bible, et selon ce livre, qui tient lieu de vérités, la terre ne compte que quelques milliers d’années.

      La chine est bien plus maline que le japon ou l’allemagne. Elle prend son temps de pays émergent qui baille, mais remue des mains et des pieds à toute vitesse. 
      La chine n’a jamais été un pays conquérant, c’est ce que tous ces dirigeants martèllent..
      On est prié de les croire !

      Reste que l’aigle US ne sait pas quoi faire face à cet hippopotame, qu’il aurait bien du mal à enlever dans les airs. 
      Reste que l’amérique a elle aussi ses esprit libres. La littérature américaine est restée au moins aussi novatrice que dans les années 60.....La plupart se désolent de la paranoIa qui a augmenté dans le pays, c’est vrai tout de même....Reste que c’est aussi le bouc émissaire, figure fondamental de son histoire, qui a changé de visage : Hier le black, aujourdh’ui l’arabe, et les étrangers en général.


      • L'enfoiré L’enfoiré 23 août 2013 13:48

        bakerstreet,

         Tout d’abord, à voir les autres commentaires, avec un pseudo comme le vôtre, vous risquez beaucoup. smiley
         Alors, quand vous parlez du spectacle de l’Amérique, de quelle Amérique parlez-vous ?
         De l’Est, de l’Ouest, du Sud, du Nord ou du centre ?
         La question est loin d’être anodine.
         Je l’ai écrit hier, l’Amérique cela fait 14 fois la France.

         « Aujourd’hui, c’est l’injonction » 
         La sommation, donc..
         Comme vous remontez dans l’histoire, je dirais qu’elle existait bien plus avant aujourd’hui.
         Les gendarmes du monde ont pris un ton plus bas.
         Ils regardent un peu surpris de ce qui se passe dans les BRIC et viennent gentiment consulter les pays d’Asie et d’Amérique du Sud pour trouver des partenariats commerciaux.
         Un empire n’a jamais duré mille ans dans l’histoire à part tout au début du temps des Égyptiens ou des Assyriens. Même là, il y a une fatigue, des Rois fainéants....
         Tout va bien plus vite aujourd’hui.
         Vous parlez de la Chine. Oui, c’est exact.
         Pourquoi ? Parce que ce n’est pas encore une démocratie au mode occidental.
         C’est aussi une raison pour laquelle elle a remonté la pente bien plus rapidement que dans nos pays démocratique. Ne pas avoir à demander à trop de monde avant de prendre des décisions, si vous voyez ce que je veux dire.
         La conquête, elle existe mais commerciale. L’Inde fait même ombrage dans certains cas.
         « Hier le black, aujourd’hui l’arabe, et les étrangers en général. »
        Oui, c’est la richesse du pluralisme d’idées qui pousse à l’innovation.
        Je dirais que les latinos seront bien plus présents dans l’Amérique de demain.
         
         
           
          

      • Croa Croa 24 août 2013 10:05

        « L’Amérique n’a guère changé. »

        Tout à fait ! Ce sont en fait nos médias qui ont changé par des choix différents en ce qui concerne les américains parmi lesquels il existe toujours quelques gens bien mais que l’on ne connaît pas.


      • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 23 août 2013 10:15

        Noam Chomsky a été durant des décennies la seule conscience américaine à dénoncer les impostures, les crimes et les monstruosités de l’ empire.
        Malheureusement pour lui, il n’ a été lu que par les intellectuels de son pays et aucun mouvement d’ opinion ne s’ est créé autour de ses idées pour que l’ Amérique se questionne sur elle-même.
        Une seule grande conscience américaine, c’ est pas suffisant pour faire face à l’ énorme machine de propagande idéologique.
        Les grands artistes américains sont désabusés, desenchantés,dénoncent et traînent leur spleen mais ne savent pas mettre une forme idéologique à leur révolte...d’ ailleurs, j’ ai l’ impression qu’ ils n’ ont même plus la force d’ être révoltés.
        On est très très loin de années woodstock et de Country Joe scandant « F..k. you » pour arrêter la guerre du Vietnam.L’ opinion publique est maintenue dans une espèce de semi-coma et on attend desespérement que l’ Amérique qu’on aime se réveille.


        • ung do 23 août 2013 10:49

          @ALEA . L’ Amérique qu ’on aime n’a existé qu ’au cinéma ou dans les promesses du début . Comme le disait un écrivain ( qui ? ) , les (nord )- américains risquent d ’être le seul peuple à passer d’une jeunesse pleine de promesses à la sénilité perverse sans passer par l’âge de raison comme le font tous les êtres humains et les peuples , d’après la théorie des 3 états d’Auguste Comte http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Comte

          C’est maintenant qu ’on ouvre les yeux en 2013 !! ! Les nord -A. faisaient des leurs en Amérique latine depuis 100 ans , depuis 1917 et aux Philippines , ils sont venus remplacer les Espagnols et infligé aux indigènes un génocide sauvage 

        • escoe 23 août 2013 12:01

          Noam Chomsky a été durant des décennies la seule conscience américaine à dénoncer les impostures, les crimes et les monstruosités de l’ empire


          Il faut lire absolument l’histoire populaire des Etats Unis de Howard Zinn. C’est assez terrifiant.


        • Albar Albar 23 août 2013 12:37

          Bonjour à tous,

          Les predictions du 09 Septembre 2001 sur un billet de 20 dollars , est-ce un pur hasard ?
          Je ne le pense pas !


        • bakerstreet bakerstreet 23 août 2013 13:34

          D’accord avec vous alea jacta est


          Il n’y a guère pour certains que les américains qui auraient le droit de critiquer l’amérique
          Tout comme il n’y aurait que les juifs qui auraient le droit de critiquer l’état d’israel.
          Sinon on vous taxe d’antiaméricanisme, ou d’antisémite.

          Vous aurez beau vous défendre, en disant que sans critique, il ne peut y avoir d’amour, ces gens là ont une conception de l’agora qui tient du garde à vous.
          Plus stalinien en france que les staliniens en urss, c’était certains communistes français.
          Certains n’en peuvent plus d’avaler leur langue, pour tenter de plaire aux maîtres du temps !

          L’Amérique reste un pays formidable, Sa chance c’est ce mélange de cultures différentes, et ce ressac des flots, de chaque coté de l’amérique, qui tend à mélanger et renouveler les cartes, avec son flot d’immigrants perpétuels. 
          L’espoir réside donc dans ce renouvellement
          Qui s’essouffle depuis 30 ans il est vrai !

          Paranoïa et libéralisme exacerbés, sans doute travaillant d’aileurs en synergie, tentent de bétonner les vagues.

        • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 23 août 2013 13:55

          @Bakerstreet
          Effectivement toute critique émise hors de l’ empire est très mal perçue et, par ailleurs, le propre Noam Chomsky y est considéré comme un traître à la patrie,un vendu à la cause des ennemis, un faux-frère à cause de ses origines juives, un citoyen qui pour beaucoup devrait être déchu de sa nationalité américaine alors que Chomsky a toujours étayé son argumentation à partir de documents officiels( et donc vérifiables) émanant de l’ administration américaine


        • L'enfoiré L’enfoiré 23 août 2013 14:04

          alea,


           « Noam Chomsky a été durant des décennies la seule conscience américaine à dénoncer les impostures, les crimes et les monstruosités de l’empire. »

           Je crois que là vous en oubliez beaucoup du même genre. Michael Moore, Stiglitz,... et j’en passe.
           Cela ne vous dit rien ? 
           

        • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 23 août 2013 14:24

          @l’ enfoiré
          Chomsky est un chercheur renommé qui a aujourd’ hui plus de 80 ans et dont la trajectoire est impeccable...c’ est en cela que je le hisse au niveau d’ une grande conscience nationale
          Michael Moore fait du journalisme d’ investigation en culottes courtes et de manière pas toujours très rigoureuse mais il est sympa..Avec Stilglitz qui est un économiste qui dit des choses importantes, on est dans la catégorie au dessus, mais aucun d’ entre eux n’ a fait une étude aussi exhaustive de l’ impérailisme telle que l’ a mené Noam Chomsky, ni n’ a atteint cette dimension de grande conscience nationale...en tout cas , pas encore.


        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 23 août 2013 14:28

          William Blum,un anticommuniste farouche au coeur du systeme qui à ouvert les yeux pendant la guerre au Vietnam :


          « les guerres scélérates » 

          « l’etat voyou »

          pour ce que j’ai lu.



        • L'enfoiré L’enfoiré 23 août 2013 15:04

          Alea,

           « La stratégie du choc » de Naomi Klein explique tout cela mieux que je ne pourrais le faire.
           Mais c’est une journaliste, aussi.
           Et, je sais qu’en France, on n’aime pas les journalistes.


        • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 23 août 2013 17:56

          Merci Mr K et L’ enfoiré pour les liens sur ces 2 auteurs que je ne connaissais pas.
          L’ enquête de Naomi Klein semble très instructive


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 août 2013 22:20


          @ Alea Jacta est

          Bravo d’abord a Dugué. Le vétéran parmi les vétéran su Avox. Ensuite, dans la trajectoire précise de votre commentaire, voici celui que j’ai reçu ce matin sur Les 7 du Quebec.


           Ma premier réaction a été de m’’excuser d’un commentaire vitriolique que j’avais posé ici sur Avox dans l’l’article en vedette de mon collègue Charbonneau... et puis j’ réfléchi. Qu’ils la fassent cette révolution chez eux. Ils ont mon soutien moral et ma sympathie,... mais ils ont le fardeau de la preuve.

          Pierre JC Allard

        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 août 2013 22:26

          http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/jaime-les-americains/


           Voici le lien que j’ai mis plus haut et qui est inopérant

        • révolQé révolté 26 août 2013 09:19

          Il n’y a plus de journaliste en france,juste des journalopes à la solde de leurs patron du CAC 40.


        • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 23 août 2013 12:31

          @ schweizer.ch

          Vous dites :
          « C’est Madeleine Albright. Qui a piégé le raïs en lui laissant entendre que les Etats-Unis considéraient la question koweitienne comme un problème intérieur irakien. »

          C’est intéressant votre réponse. Avez-vous des sources à nous proposer ?

          Merci et bien cordialement.

        • Demian West 23 août 2013 11:00

          Heureusement, en France tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. smiley

          C’est un peu le présupposé que j’ai cru entendre en lisant cet article à charge exclusive.
          Il apparaît de plus en plus que la guerre froide ne s’est jamais éteinte, puisque l’Ouest est toujours en conflit avec l’Est incluant la France et ses recherches de néo-communisme à tout crin.

          • escoe 23 août 2013 11:52

            Il apparaît de plus en plus que la guerre froide ne s’est jamais éteinte, puisque l’Ouest est toujours en conflit avec l’Est incluant la France et ses recherches de néo-communisme à tout crin


            La guerre froide n’est évidemment pas terminée puisque les objectifs assignés aux Etats Unis par Rockefeller en 1945 ne sont toujours pas atteints.
            . Garder le monopole de l ’arme nucléaire
            . Eliminer le mouvement syndical et ouvrier à l’échelle de la planète. Revenir partout à la situation d’avant 1848
            . Réduire la Russie à ce qu’elle était au temps de la principauté de Moscou en 1200
            . Avoir le monopole sur le pétrole, le gaz et autres ressources naturelles
            . S’opposer par tous les moyens aux processus de décolonisation
            . Et quelques autre encore....

          • L'enfoiré L’enfoiré 23 août 2013 15:33

            Demian,


             Avec l’histoire, on peut expliquer beaucoup de chose.
             Avec les religions aussi.
             La France a toujours été opposée à tout ce qui est anglican.
             Que cela l’a été lors de guerre avec l’amiral Nelson, au Canada, les alliés contre Napoléon...
             La guerre d’opinions et de manières de faire du commerce.
             Le Commonwealth contre les territoire d’Outre Mer.
             Pourquoi les Anglais aiment leur reine et les Français ne voient qu’un président pour gérer un pays.
             Oui, déjà l’Angleterre est un autre monde pour un Français. 
              

          • Demian West 23 août 2013 11:02

            J’ajoute, vous pensez que c’est mieux, quand les Verts et le PS sont en train de faire les dernières poches des pauvres et de la classe moyenne ? 

            Je vous laisse reprendre un peu de tranche du désastre.

            • Tall 23 août 2013 11:03

              N’empêche que si l’auteur avait pensé + tôt d’aller tenter sa carrière scientifique chez l’oncle sam, il ne serait pas en train de glander ici sur agoravox.

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