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Accueil du site > Actualités > International > Déplacer des populations : critiquable, mais inévitable

Déplacer des populations : critiquable, mais inévitable

Dans seulement vingt ans, la population indienne dépassera celle de la Chine. Avec en effet un taux de fécondité moyen de 3 contre 1,7 pour la Chine, l’Inde lui ravira le titre de pays le plus peuplé de la planète. Ce record, les autorités chinoises le laissent à son voisin sans aucun regret, étant déjà préoccupées par la situation actuelle. Le nombre de Chinois a en effet été multiplié par 2,5 entre 1949 et 2008, les 30 premières années de cette période ayant vu un doublement de la population alors que celle-ci n’a évolué que de 40 % lors des 30 dernières.

Pour ce pays, la démographie a toujours été un problème majeur, et est renforcée aujourd’hui par un phénomène de vieillissement lié au fait du doublement rapide de cette population et à un coup de frein brutal imposé par la politique de l’enfant unique. Avec 140 habitants par km² la Chine n’est pas, et de loin, le pays où la population est la plus dense, mais est par contre extrêmement mal répartie. Si environ un tiers du pays est surpeuplé et un autre situé dans la moyenne mondiale, le dernier tiers est par endroits totalement inhabité pour des raisons géographiques ou climatiques.

Ces régions traditionnellement pauvres sont de plus majoritairement habitées par des ethnies ou peuples minoritaires, ce qui rend la moindre modernisation sujette à conflit tant face à ces populations qui craignent de voir disparaître leurs cultures, que de lobbies politiques étrangers mettant en avant une « hanisation » forcée de ces régions. À moins que ces « bien-pensants » aient une solution de rechange, il n’existe pourtant d’autre possibilité que de déplacer des personnes de lieux où elles sont trop nombreuses et ne peuvent vivre décemment, vers des régions moins denses en population. À ces déplacements est lié le fait qu’il faille moderniser les infrastructures que celles-ci soient routières, ferroviaires ou aériennes, mais également construire des écoles, des hôpitaux et tout le tissu économique, ce qui en fin de compte profite au plus grand nombre.

Il est en effet difficile d’inciter des Chinois à quitter un environnement moderne fait du confort indissociable d’une vie décente, s’ils trouvent à des milliers de kilomètres de leurs lieux de naissance une région dont le niveau de structures est équivalent à celui d’il y a un siècle ou plus. L’emploi dans ces régions est également un problème, la majorité de la population traditionnelle survivant bien plus qu’elle ne vit et ne pouvant pour son équilibre accueillir une population supplémentaire. Il se doit donc également de déplacer un certain nombre d’industries, de commerces, ce qui a parfois des effets néfastes sur un environnement privilégié, mais fragile. Construire des usines les moins polluantes possibles a un coût élevé, même si les négligences à ce niveau ont un impact nettement plus néfaste à moyen ou long termes.

Il faut donc aux régions concernées veiller à ce que les fonds d’État attribués pour la modernisation soient intelligemment utilisés et surtout ne soient pas détournés par quelques cadres locaux appâtés par cette manne, ce qui est encore trop souvent le cas. Si le fait de désengorger des régions trop denses en population au profit d’autres biens moins peuplés reste relativement aisé en prenant un certain nombre de précautions, il en est tout autrement des populations autochtones. Ces régions traditionnellement pauvres sont en parallèle celles où les habitants n’ont majoritairement suivi qu’une scolarité courte ou inexistante, seules les jeunes générations bénéficiant de l’évolution commune dans ce domaine. Il est dès lors difficile de confier des responsabilités de haut niveau à des personnes n’ayant aucune formation, ce qui a pour effet de créer une main-d’œuvre d’origine locale qui dans la majorité des cas va occuper des emplois subalternes et donc sous-payés.

Si des études plus longues réalisées dans les nouveaux établissements scolaires sont la solution à cette mise à niveau, cela demande du temps et ne peut se faire en seulement une poignée d’années. Or, ce qui manque le plus à la Chine aujourd’hui c’est le temps, alors que paradoxalement une bonne partie de la culture chinoise est basée sur le principe d’un héritage se prolongeant et fructifiant au fil des siècles. Depuis les années 80, ce pays est allé vite, sans doute trop vite pour des mentalités n’ayant évolué que lentement durant les millénaires passés. Les jeunes veulent maintenant avoir le même niveau de vie quel que soit la région où ils résident, mettant ainsi la pression sur des responsables locaux ou nationaux pris au piège de cet emballement libéral qu’ils ont bien du mal à maîtriser.

Le risque d’un affrontement social en Chine ne vient non pas d’une éventuelle chute de l’économie, ni même d’une contestation du pouvoir en place, mais des aspirations de ces jeunes générations qui ne connaissant que peu le passé récent de leur pays. Pour eux, il est normal d’avoir le même niveau de vie dans le Sichuan qu’à Shanghai, et ils n’accepteront que peu de temps d’être les sacrifiés d’un système qui ne privilégie en apparence que les seuls « bien nés » des zones côtières.

Ce nivellement des écarts entre régions riches et pauvres ne peut se faire qu’au prix d’un profond bouleversement dans la structure même des zones les plus défavorisées. Un hôpital, une usine, une route ou un aéroport ayant un effet obligatoirement néfaste sur l’environnement visuel ou autre, même si ces éléments apportent un meilleur niveau de confort. Réussir cet équilibre délicat est le défi que doit relever la Chine d’aujourd’hui, demain se révélant déjà trop lointain pour des populations dont les plus jeunes n’ont majoritairement que faire de traditions qui ont pourtant fait de ce pays ce qu’il est.

Si certaines nations ont pu régler certains de leurs problèmes internes en copiant plus ou moins ce qui avait été fait ailleurs, la Chine est trop spécifique pour s’inspirer d’un modèle quelconque. Il lui faut donc inventer, innover, ce qui n’est pas sans risquer de commettre un certain nombre d’erreurs qui lui seront immédiatement reprochées. L’avenir de la Chine est sombre, non pas en raison du manque de possibilités de faire évoluer ce pays dans la bonne voie, mais parce que le temps s’avère être un des éléments les plus hostiles. Faire en trente ans ce que d’autres ont mis un siècle à réaliser est sans doute admirable, mais impose que ce rythme ne se ralentisse pas, ce qui se heurte à un élément de poids qui est l’être humain lui-même.


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47 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 24 septembre 2010 12:18

    Alain


    Je connais peu la Chine. Force est d’admettre que nous avons de ce pays immense une vision externe et que nos analyses sont faites à travers le prisme de nos choix culturels et socio-politiques. La Chine s’inscrit dans la mouvance du BRIC et son développement effréné me semble parfois, comme les autres pays en émergence, inhumain, dans tous les sens du mot. Sa présence, par exemple, en Afrique est discutable parce qu’elle n’a pas pour but d’enrichir ce document mais de s’enrichir de ses ressources naturelles qui manquent cruellement. Vous abordez un point intéressant : les générations actuelles et futures qui n’ont pas connu ou peu la culture léguée par Mao. Qui aurait pu imaginer qu’un certain Chen Guangbiao, 42 ans, se joindrait à Bill Gates pour partager une partie de sa colossale fortune ? Et c’est le même homme qui déclarait à l’AFP : Si vous avez un verre d’eau, cela permet à une personne de boire. Si vous avez un seau d’eau, cela permet de donner à boire à votre famille. Mais si vous possédez une rivière, alors il vous faut la partager avec tout le monde. Et cet homme se dit déçu en lisant dans la presse que les milliardaires chinois traînent les pieds pour rencontrer leurs homologues américains Bill Gates et Warren Buffett, lors d’un dîner prévu le 29 septembre à Pékin. Le monde change. La Chine aussi. 

    • ALBIE Alain 24 septembre 2010 12:34

      Bonjour Pierre,

      ce genre de phrase me fait doucement marrer :
      "Sa présence, par exemple, en Afrique est discutable parce qu’elle n’a pas pour but d’enrichir ce document mais de s’enrichir de ses ressources naturelles qui manquent cruellement."

      Parce que notre présence était dictée par des raisons humanitaires sans doute ?

      Souligner la présence Chinoise en Afrique est autant à la mode que de parler du Tibet, et aussi hypocrite.

      Si la Chine a en effet augmenté ses investissements en Afrique, elle est encore très, très loin derrière des pays qui s’y sont imposées depuis des siècles, finissant par croire qu’elles ont une priorité sur ce continent.

      Regarde de près l’histoire d’Elef-Aquitaine et de bien d’autres, et tu verras qu’une fois de plus la Chine ne fait que copier l’exemple Occidental. Mais il est vrai qu’à une poque encore récente, on avait le droit.


      • amipb amipb 24 septembre 2010 14:53

        Non, Alain, parler de la présence chinoise en Afrique ou au Tibet n’est pas hypocrite. Comme toujours, vous avez la désagréable habitude de confondre l’action de nos gouvernants avec celle du peuple et des associations humanitaires.

        Or le fossé qui sépare leur sensibilité et leur action est, dans la grande majorité, très important. Preuve en est, d’ailleurs, qu’aucun pays ne s’engage officiellement dans la défense de la cause tibétaine.

        Mais comme pour vous tout est blanc ou noir, et que la corruption et l’autoritarisme du parti unique chinois ne vous posent aucun problème, ce message sera comme d’habitude un coup d’épée dans l’eau.


      • ALBIE Alain 24 septembre 2010 15:00

        Non amipb, pas vous .... Ne venez pas me dire, vous, que je vois tout blanc ou tout noir alors que vous êtes ce qui se fait de pire en matière d’extrémisme et de parti-pris.

        Montrez donc votre intelligence, et pour une fois faites donc un commentaire qui se rapporte au sujet au lieu à chaque occasion de venir pondre votre récitation.

        je vous aime bien Amipb, mais vous devenez lassant avec votre amour pour les prêtres Tibétains.


      • ALBIE Alain 24 septembre 2010 15:05

        @Amipb= "Mais comme pour vous tout est blanc ou noir, et que la corruption et l’autoritarisme du parti unique chinois ne vous posent aucun problème, ce message sera comme d’habitude un coup d’épée dans l’eau."

        le problème avec vous, c’est que vous ne lisez pas les articles. Vous voyez mon nom et hop, vous vous précipitez.

        J’évoque dans l’article les détournements et la corruption. J’ai écrit un article sur les gouvernements locaux :

        http://www.refletsdechine.com/les-gouvernements-locaux-de-nouveaux-seigneurs-de-guerre.html

        Alors ne venez pas me dire que je vois tout blanc ou tout noir, et retrournez-vous plutôt le compliment.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 septembre 2010 02:30

        La propension d’une certaine faune a cerveau de canari à moinsser les articles selon le nom de leur auteur est l’un des fléau de Avox. On a ainsi fait fuir des gens qui avaient indubitablement quelque chose a dire, comme Demian West, Morice et, plus récemment, ce que j’appellerais, disons, les Léonides… Est-ce que ça va bientôt cesser ?


        L’avenir du Web passe par un réseau de journaux citoyens qui reflètent diverses sensibilités, mais collaborent… pas sur un mélange de défections par lassitude et de purges initiées par les éléments les moins doués.

        Peut être faudrait-il limiter le privilège de voter les articles à ceux qui ont déjà publié un article. Au palier des commentaires mêmes, la moindre des choses serait d’ignorer les âneries des détracteurs compulsifs et c’est l’auteur de l’article qui devrait en donner l’exemple. 

        J’en parle ici parce que la cabale anti-Albie et anti-Chine me paraît répugnante. Une opinion objective qui ne repose par sur une amitié particulière pour l’auteur ni un intérêt pour le pays mis en vedette. Juste le goût que le web se développe dans la décence et la justice.




      • ALBIE Alain 25 septembre 2010 05:15

        Cher M. Allard,

        votre message est très encourageant et je vous en remercie.

        Après en effet m’avoir demandé de venir publier chez vous parce que le sujet vous intéressait et que mon style vous plaisait, voilà que ni l’un, ni l’autre ne trouvent le moindre intérêt à vos yeux. Il y a encore peu, vous me proposiez de continuer à publier chez vous, ou de mettre des liens vers mes articles. Je n’avais déjà pas besoin de preuves de votre hypocrisie, mais vous venez là d’en donner une preuve supplémentaire.

        Preuve s’il en est que les sentiments peuvent changer et j’ai par conséquent bon espoir.

        J’ai connu aussi sur votre site ce genre d’attaques personnelles et de cabales, de plus cautionnée par vous-même par intérêt personnel.

        La différence est qu’ici on ne demande pas à l’auteur de se taire au nom de ce même intérêt.
        Agoravox souffre de ce problème il est vrai, mais vous souffrez d’un mal bien inquiétant qui est celui de voir la paille dans l’œil du voisin, mais pas la poutre qui est dans le vôtre.

        Comme dit le vieux proverbe : occupez vous de vos amis, je m’occupe de mes ennemis.

        M. Allard, je suis un homme libre, libre d’aller où bon me semble. C’est au nom de cette liberté que je viens publier de temps à autre ici.

        Agoravox je l’ai haï, je l’ai dit publiquement car je trouvais que la rédaction ne protégeais pas ses auteurs. Votre site, je l’ai aimé, et m’y suis comme vous les savez beaucoup investi.

        La différence entre vous deux est que le premier ne m’a jamais dit qu’il m’aimait en me faisant de grande déclarations d ’amour telles le paon qui fait sa roue, ou le panda qui fait des cabrioles devant sa promise.

        Si la Chine est le pays des contrefaçons en tous genres, mon passage chez vous m’a permis d’apprendre une chose, c’est que ce pays n’en avait pas l’exclusivité.

        Vous avez en effet tous les aspects d’un brave homme, tolérant, honnête, intelligent, mais vous êtes en fait ce que l’on appelle ici un fake, c’’est à dire un faux caché à l’intérieur d’une coque de marque.

        Je vous laisse à votre élevage de pandas dociles, méfiez vous toutefois car leur reproduction en captivité demande un certain savoir-faire et un environnement propice.


      • Gérard Luçon Gerard Lucon 25 septembre 2010 05:48

        Le contenu de l’article est intéressant même si je crois que les données démographiques sont moins problématiques pour la Chine que pour l’Inde, étant donné les résultats des 20 dernières années et le fait que la modernisation du pays amène un phénomène de vieillissement déjà très sensible dans les grandes villes, et qui va s’étendre.
        En ce qui concerne les obscurantistes qui croient encore et toujours que la religion bouddhiste tibétaine est une religion non violente, on ne peut rien faire ! Photos à l’appui (celle dans laquelle l’actuel Dalai Lama est aux côtés de son précepteur Heinrich Harrer, ancien nazi, est éloquente) ils continuent à nier. mais je respecte leur avis et le droit qu’ils ont à l’énoncer.
        Par contre deux choses me gênent sur Agoravox :
        1/- les insultes et les réponses totalement à côté de la plaque, je ne suis pas responsable du fait que la Chine soit communiste ni du fait qu’elle fasse (aussi) des bonnes choses, sauf que si je parle de ces bonnes choses je me vois taxé de crypto-communiste. Ces arguments destinés à désinformer et à bloquer tout débat sont connus et souvent ils sont l’objet d’attaques concertées. Cela devrait être régulé par Agoravox.
        2/-l’anonymat pour proférer ces insultes est tout autant problématique. J’ai des idées, des réactions, je les assume. Il y a mon nom, mon prénom et ma photo. Cet anonymat que permet internet est à mon avis gravissime car il officialise et légalise la fonction de « corbeau », il déresponsabilise celui qui agit sous ce couvert, et au final il discrédite Agoravox

        Alors si Agoravox bien bien m’entendre, ne virez pas les idées et n’empêchez pas les débats mais imposez que l’on sache « qui est qui » !


      • ALBIE Alain 25 septembre 2010 05:56

        Bonjour M. Luçon,

        j’ai cherché vainement à vous joindre, auriez vous l’amabilité de me contacter par l’intermédiaire de mon site :

        http://www.refletsdechine.com

        Merci d’avance.


      • ALBIE Alain 25 septembre 2010 06:03

        @M. Allard,

        Même à côté des pires insultes qui puissent m’être adressées, votre intervention reste ce qui se fait de pire par son hypocrisie et sa perversité.

        Vous serez donc replié, ce qui aura au moins l’avantage de vous obliger à vous redresser.


      • amipb amipb 25 septembre 2010 19:32

        Mr Lucon, il n’y a aucun déni, et le film « 7 ans au Tibet » parle bel et bien de l’histoire que vous relatez.

        La différence entre vous et moi c’est que vous n’êtes certainement jamais allé au Tibet pour voir cette « violence du bouddhisme tibétain », violence qui a toutefois été bien absente de la part de ce peuple depuis l’annexion cruelle de son pays par l’armée chinoise il y a 50 ans.

        Vous seriez étonné de voir le courage et la joie qui rayonne toujours dés sédentaires comme des nomades (khampas), ces derniers étant pourtant de plus en plus parqués de force dans des sortes de HLM parfois insalubres. Le bouddhisme tibétain n’est certainement pas étranger à la grande tolérance et à la grande patience dans l’épreuve de ces femmes et hommes.

        Finalement, je pense que l’obscurantisme n’est certainement pas là où vous le placez.


      • ALBIE Alain 26 septembre 2010 02:21

        @Amipb,


        vous êtes un menteur, et vous le savez. parlez en effet de l’insalubrité des habitations construites fait partie de la propagande de votre cercle d’illuminés.

        Si certains logements ont été construits à la va vite, c’est parce que les gens que vous défendez vivaient eux dans le luxe et les dorures. Vous adorez parler du Tibet d’après 1950, mais vous gardez bien d’évoquer celui des années précédentes.

        Laissez croire qu’avant cette date les Tibétains vivaient dans la joue et la bonne humeur est une honte et est loin de vous grandir. Vous savez très bien que si les Tibétains sont très croyants, c’est pour la simple raison qu’ils n’avaient autrefois pas d’autre branche à laquelle s’accrocher, ce qui était d’ailleurs le principe de la religion Tibétaine, et d’ailleurs de toutes les religions.

        Les Tibétains ont comme vous et n’importe quel être humain le droit au progrès. Celui-ci doit il est vrai respecter la culture spécifique, mais ni plus, ni moins que ce qui a été fait par l’ensemble des pays de la planète.

        Votre raisonnement amipb tient de de cette volonté à vouloir maintenir un peuple dans l’ignorance afin qu’il se plie davantage aux volontés de quelques ensoutanés privilégiés.

        L’Occident s’est débarrassé de cet obscurantisme religieux dès que la majorité des peuples ont su lire et écrire, ce qui là aussi leur était interdit par les curés et autres évêques.

        Le peuple Chinois s’est débarrassé de l’obscurantisme idéologique imposé par Mao. Toutefois, celui-ci a rendu l’éducation obligatoire pour tous, alors que vos amis lamas interdisait cette même éducation aux plus modestes.

        Amipb, vous êtes une idéologue au même titre que ces personnes, l’aspect dangereux en moins car vous n’avez aucune responsabilisé, ce qui vous permet d’ailleurs de raconter n’importe quoi du haut de votre confort d’occidental empâté.

        Pour info, et puisque vous dites être allé au Tibet, pourriez-vous me faire parvenir la copie de vos si nombreux visas, en cachant bien entendu les informations personnelle ?

        Ce n’est pas que je doute de vos voyages, mais sur le net il existe tellement de paranos, que cela permettra de renforcer votre cérdibilité.

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 septembre 2010 10:39

        @ Albie


        A chacun de déplier mon commentaire et de voir ce qui pourrait bien justifier le vôtre. Le mien, que je maintiens, n’est en que plus objectif au vu de votre réaction : cette cabale contre vous est répugnante, même si je comprends que des gens guidés par leurs émotions puissent parfois perdre patience avec vous. Ce n’est pas mon cas.

         PJCA

      • ALBIE Alain 26 septembre 2010 12:00

        « cette cabale contre vous est répugnante »

        pas plus que la vôtre M ; Allard, pas plus.


      • amipb amipb 26 septembre 2010 17:35

        @Alain : aucun intérêt à vous répondre. Vous vous gargarisez d’idées pré-conçues sur le Tibet, son peuple, et les gens qui les défendent, sans jamais aller leur demander leur avis.

        Tant que vous ne ferez pas le premier pas pour aller les interroger, à quoi bon vous répondre ? Les discussions en cercle fermé ne mènent que rarement à une meilleure compréhension.

        @JC Allard : sachez qu’il n’y a aucune cabale de mon côté contre Mr ALBIE. Vous pourrez voir dans mon historique combien de fois j’ai essayé de passer outre son arrogance, quitte à l’inviter à voir sur le terrain le travail des associations. Mais jamais rien n’y a fait.


      • ALBIE Alain 26 septembre 2010 17:51

        Et oui amipb, je sais :


        dès qu’il s’agit de prouver son existence, cela pose problème.

        On s’invente une vie, des combats, tout cela pour se donner une raison d’exister, mais dans les faits, on est un petit bourgeois bien empâté.

        J’hésite dans votre cas entre la pitié et le sourire moqueur ..... Allez, va pour le sourire !

        PS : Sur le terrain j’y suis 365 jours par an, pas en rêve, ni 15 jours par an, alors vos conseils et vos leçons ....

      • amipb amipb 27 septembre 2010 09:53

        Désolé, mais je n’avais pas vu la fin de votre message. Je vais donc ressortir mon vieux scanner et vous envoyer cela dès que possible, en espérant que cela mette fin à votre perfidie.

        Mais j’ai des doutes...


      • ALBIE Alain 27 septembre 2010 10:00

        je vous l’ai déjà dit mille fois Amipb, vous vous empressez tellement à venir déverser votre propagande que vous n’en lisez pas plus les articles que les commentaires.

        Quand à ce qui est de la perfidie, j’ai encore un très long chemin à faire avant de seulement vous apercevoir devant moi.


      • amipb amipb 27 septembre 2010 19:44

        Une nouvelle fois, j’entame un effort et vous le balayez de la main pour un obscur prétexte lié au fait de ne pas avoir lu les 2 dernières lignes de votre longue diatribe.

        Cet effort passera donc aux calandes grecques, car vous ne méritez décidément pas une minute de mon temps.


      • ALBIE Alain 27 septembre 2010 19:53

        Ben voyons .....


      • Annie 24 septembre 2010 12:53

        Ce qui est intéressant à propos de la Chine en Afrique, c’est qu’elle ne s’embarrasse pas de considérations morales. Elle est là pour y faire des affaires tandis que les pays occidentaux veulent en plus imposer des codes de bonne gouvernance. On pourrait presque affirmer que la Chine est totalement dénuée de visées néo-colonialiste et qu’elle traite dans ses transactions commerciales d’égal à égal avec les pays africains. 
        Sinon concernant le déplacement des populations, ce n’est jamais par hasard qu’une région est plus ou moins peuplée. Ces déséquilibres existent dans tous les pays, et aucune solution viable n’a jamais été trouvée pour les corriger. Si je prends l’exemple de la GB, les régions du Nord qui ont été désertées après le déclin du secteur industriel dans le pays ont été « régénérées » au prix d’investissements publics considérables, mais sont aujourd’hui les premières à souffrir de la récession et à connaître une nouvelle hémorragie démographique.


        • ALBIE Alain 24 septembre 2010 13:44

          Bonjour Annie,


          Ce que vous dites sur la Grande Bretagne est également applicable à la Chine car face à des régions côtières naturellement riches, le fait de créer une économie artificielle est sujette aux fluctuations nationales.

          Si cette solution n’est sans doute pas la bonne, il reste aux Chinois à en trouver une, ce qui est loin d’être évident.



        • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 24 septembre 2010 12:55

          Alain


          J’ai bien évidemment évité de comparer l’action de la Chine à celle de l’Europe en Afrique. Puisqu’il s’agit ici de la Chine. Je voulais éviter de nous éparpiller. Je ne cache pas que je suis inquiet - en simple observateur que je suis - de cette présence en Afrique. Et l’importance est de ne pas s’arrêter exclusivement sur le point de vue chinois mais également sur celui des Africains. Et tout autant des pays d’Europe ou des États-Unis qui voient le développement ou l’aide au développement comme une source d’enrichissement à partir des ressources naturelles d’un pays. J’aurais pu également soulever mes inquiétudes face aux positions géostratégiques que défend la Chine devant le Conseil de sécurité, au même titre, je le mentionne, que celles défendues par la Russie ou les États-Unis. Trop d’intérêts régionaux sont en présence pour croire à une quelconque générosité et philanthropie des uns et des autres. Le vieux principe du retour sur investissement vaut pour tous les pays qui se disent pays donateurs. Et j’en viendrai à cette conclusion basique : la Chine a compris qu’elle n’a plus à exporter sa boîte à outils révolutionnaires (livre rouge de Mao) mais bien d’exporter ses dollars et sa main-d’oeuvre. Le modèle chinois du win-win est-il toujours équilibre ou parfois penche-t-il dangereusement plus du côté chinois ? Mon expérience du développement m’a appris qu’il faut toujours relativiser. Rien n’est tout blanc. Rien n’est tout noir. Les zones grises sont légion.

          • ALBIE Alain 24 septembre 2010 14:56

            Pierre,

            ce modèle du soi-disant gagnant-gagnant n’est qu’une vaste foutaise et n’a de plus jamais existé, ni en Chine, ni ailleurs :

            Si les autorités Chinoises investissent beaucoup au Tibet, c’est pour avoir la paix car cette région détient les sources de la majorité des cours d’eau parcourant ensuite le pays.

            Si elles investissent au Xinjiang, c’est parce que cette région recèle assez d’espaces inhabités pour y effectuer les divers essais nucléaires et militaires

            Si elles investissent tant dans la région où j’habite (le Guangxi), c’est parce que cette région a été par le passé un haut lieu d’affrontements inter ethniques.

            alors bien sûr que les habitants sont majoritairement gagnants, mais ce n’est pas le but réel.

            Les Chinois innovent ils en la matière ? Non, pas du tout, tous les pays qui le pouvaient ont fait de même.


          • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2010 16:31

            Alain,
             Tu commences à me connaître, moi, qui n’ai jamais mis les pieds en Chine et ne le ferai peut-être pas.
             Je ne vais pas commencer par les contacts entre Chine et Afrique. J’ai cherché, je n’ai pas trouvé cela dans l’article.
             Il est question ici de démographie.
             L’Inde ne prend aucun moyen de contraception. Elle ne sait même pas combien de population, elle a actuellement.
             Dernièrement, pour répondre aux promesses qui ont été faites aux électeurs, elle s’est mise à faire l’inventaire. Qui était qui ? Qui avait droit à telle ou telle prise de « bénéfices » dans ce grand gâteau.
             Je suppose que tu te souviens de mes articles « Sucer mais pas avaler ».
             La Chine, elle, a eu un plan démographique. La politique de l’enfant unique.
             Allocations familiales offertes pour cet enfant et plus d’avantage à partir des suivants.
             Beaucoup de chinois se sont éparpillés, expatriés dans d’autres pays pour ouvrir un restaurant dans des China Town ou insérés au milieu d’autres commerces pour éviter cette restriction.
             Cela a été assoupli parce que les familles riches n’étaient plus comprises dans ce complexe "argent’. 
             La stérilisation dont on parle n’est peut-être plus de rigueur, 
             La population vieillit. Plus nombreux qu’en Inde. C’est là que se situe le plus gros problème (comme ailleurs) de demain. On est passé avec la natalité de 1:1 à 1:1,3 en moyenne.
             Les problèmes ethniques sont importants dans un tel énorme pays.
             Un gouvernement centralisé ne peut tout contrôler qu’avec effet retard dès qu’il y a un soulèvement
             Un pays avec de telles différences naturelles, sècheresse au Nord, jusqu’à Pékin, et abondance d’eau dans le Sud, avec la mousson.
             Zone sismique. Les problèmes sont plus qu’importants.
             


          • ALBIE Alain 24 septembre 2010 17:08

            Bonjour Guy,

            c’est bien de citer l’Inde car bizarrement les bouddhistes démocrates en parlent peu, très peu, alors qu’il serait bien plus logique de comparer la Chine à l’Inde qu’à la France, mais bon ....

            Pour faire taire de suite les mauvaises langues, je n’ai rien contre ce pays, pas plus d’ailleurs que contre aucun autre. Je nourris au contraire une réelle admiration pour ses dirigeants successifs qui ont su éviter un conflit majeur avec son voisin Chinois, ce qu’aurait souhaité pas mal de marchand d’armes.

            Tu dis :
            « L’Inde ne prend aucun moyen de contraception. »

            En préparant cet article, j’ai lu sur le site de l’O.M.S que le manque de contraception était dû au coût des médicaments que de nombreuses femmes n’avaient pas les moyens de se payer.

            Pour ce qui est des avortements forcés, cela existe toujours, même si leur nombre a beaucoup baissé. Comme tu le signales, le fait que certaines personnes payent pour avoir « le droit » d’avoir plusieurs enfants a mis un peu d’eau dans le vin des autorités.

            Pour montrer une fois de plus à mon ami AMIPB que je relate les choses telles qu’elles sont, je signale cet article écrit justement sur ce problème :

            http://www.refletsdechine.com/deux-enfants-au-soleil-titre-en-hommage-a-jean-ferrat.html

            Comme les déplacements de population, la politique de l’enfant unique n’est pas idéale et ce qui est critiquable est bien plus parfois la manière de l’appliquer.

            Mais, malgré un équilibre alimentaire encore précaire, ce pays ne connait plus les grandes famines qui ont traversé son histoire, la dernière en date datant des années 70 et ayant été amplifiée par les erreurs de Mao.

            Cette république est jeune (60 ans) et les dirigeants successifs ont commis pour moi une erreur majeure (en dehors de celles de Mao) :

            C’est celle initiée par Deng Xiaoping avec un changement de système bien trop rapide en cédant aux sirènes des lobbies financiers La population n’était pas prête et les répercussions se ressentent tant d’un point de vue interne qu’extérieur au pays. Dans une dizaine d’années, si ce pays existe encore sous cette forme, les choses devraient être normalisées.

            Malgré ce que pensent certains, et ne sachant même pas où ils sont allé cherché cet argument de foire, je ne suis pas un ardent partisan de ce régime, mais là aussi un bouleversement trop rapide serait la porte ouverte vers une nouvelle guerre civile mettant les riches d’un côté et les pauvres de l’autre.

            2012 sera le début d’un grand virage pour la Chine avec le départ de la grande majorité des vieux cadres du PCC. Ce sera de plus la première fois qu’un futur président ne sera pas « programmé » par Deng Xiaoping.

            Il commence à entrer dans la sphère du PCC des avocats, des artistes et de plus en plus de personnes qui ne sont pas issues des grandes écoles du PCC, ce qui est une bonne chose pour la population (l’idéologie, je m’en moque)

            De nos jours, le gouvernement de Pékin n’ pratiquement plus aucune influence sur les gouvernements locaux, ce qui s’avère extrêmement dangereux pour le pays. Pour le vivre au quotidien, je peux te dire Guy que cela devient urgent que la capitale reprenne les choses en main, mais j’ai peur qu’il ne soit déjà trop tard ...


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 24 septembre 2010 18:27

            L’enfoiré


            Pourquoi ai-je soulevé le cas de l’Afrique. Je vous invite à analyser et à comparer deux situations qui ne sont pas souvent soulevées : la Chine et l’Afrique en termes démographiques.

            Selon l’Institut national d’études démographiques (INED), qui rappelle les dernières projections démographiques de l’ONU (Nations unies, 2 006), la population chinoise pourrait ne jamais atteindre 1,5 milliard d’habitants, plafonnant à 1,46 milliard en 2035 avant d’amorcer une décroissance. En Chine, plus de 70 % de sa population est d’âge actif, contre 62 % en Inde et 66 % au Brésil, au Japon, en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord. Dès 2050, la Chine comptera 70 millions d’actifs de moins qu’à l’heure actuelle. La Chine présente une autre caractéristique susceptible de fragiliser sa société : un déficit de femmes. Elle est l’un des rares pays au monde à compter une majorité d’hommes : 106,8 pour 100 femmes en 2005. Ce ratio la place juste derrière l’Inde, qui est le pays le plus « masculin » au monde, avec 107,5 hommes pour 100 femmes en 2005. Lorsqu’elle se marie, une fille quitte toujours sa famille biologique. Entièrement dévouée à sa belle-famille, elle ne doit plus rien à ses propres parents, pas même de s’occuper d’eux quand ils sont devenus vieux, cette charge incombant aux fils et aux belles-filles. L’excédent d’hommes pourrait atteindre les 20 % vers 2030, soit environ 1,6 million de Chinois qui, chaque année, resteraient des candidats bredouilles au mariage. 

            S’agissant de l’Afrique, le continent subsaharien comptera près de 2 milliards d’habitants d’ici à 2050, soit un cinquième de l’humanité. Dans les années 1900, la population de l’Afrique était d’environ 100 millions d’individus ; dans les années 1950-1960, au moment des indépendances, elle était de 275 millions ; en 1990, de 642 millions dont 142 en Afrique du Nord ; en 2002, de 689 millions ; en 2004, de 872 millions et en 2005 de 910 millions. En 2007, la population de la seule Afrique sud-saharienne était estimée à 788 millions. Selon les Nations Unies, dans les années 2050, les Africains sud-sahariens seront un peu moins de deux milliards si toutefois les femmes n’ont que 2,5 enfants en moyenne, et aux environs de 3 milliards si elles continuent à en avoir 5,5. 

            Qu’apporte la Chine à l’Afrique, eu égard aux mouvements démographiques que nous venons de constater : Les sociétés et investisseurs chinois sont aujourd’hui quelques-uns des pires employeurs étrangers en Afrique, a conclu une nouvelle étude. Intitulé « Les Investissements chinois en Afrique : Une perspective du travail », le rapport de 241 pages publié par le Réseau Africain sur la Recherche en matière de travail (RART). «  Les employeurs chinois sont parmi ceux qui offrent les plus bas salaires en Afrique par rapport à d’autres sociétés du même secteur ». A titre d’exemple, en Zambie le rapport affirme que les mines de cuivre exploitées par les Chinois paient aux ouvriers 30% de moins que d’autres mines de cuivre. Parallèlement, les membres chinois du personnel jouissent des salaires nettement plus élevés et de beaucoup plus d’avantages que leurs homologues africains ».

            Que restera-t-il demain à l’Afrique en matière de ressources naturelles ?


          • ALBIE Alain 24 septembre 2010 18:48

            Mon cher Pierre,

            "Entièrement dévouée à sa belle-famille, elle ne doit plus rien à ses propres parents, pas même de s’occuper d’eux quand ils sont devenus vieux, cette charge incombant aux fils et aux belles-filles. L’excédent d’hommes pourrait atteindre les 20 % vers 2030, soit environ 1,6 million de Chinois qui, chaque année, resteraient des candidats bredouilles au mariage. "

            je peux même ajouter que tous les Chinois roulent en vélo, sont habillés de la même manière, etc, etc ...

            Les communistes vont envahir la France un couteau entre les dents

            Nous ne risquons pas rien contre une invasion Allemande car nous avons la meilleure armée et avons la ligne Maginot, etc, etc ...

            Tout cela pour dire que je me demande si un jour certains occidentaux vont accepter qu’un pays puisse changer, et s’ils se débarrasseront de ces vieux clichés.

            La situation que vous citez Pierre n’existe plus dans les agglomérations, ni même dans une bonne partie des campagnes. De plus, lorsqu’une fille se marrie, le futur époux offre une somme d’argent à sa belle-famille (je dois avoir plusieurs photos sur différentes cérémonies que je me ferai un plaisir de vous envoyer).

            Mon épouse va quotidiennement voir ses parents, et elle est loin d’être la seule dans ce cas là. De nombreux jeunes couples travaillant, ce sont souvent les beaux-parents de l’épouse qui s’occupe de l’enfant, souvent en alternance avec les parents de l’époux.

            Si un jour vous avez l’occasion de venir, je vous ferai visiter et vous verrez par vous-même.

            Pour le déficit de filles, cela est par contre vrai et est lié d’une part au pic de la politique de l’enfant unique et d’autre part au fait que de nombreuses femmes se faisaient avorter lorsque l’enfant n’était pas de sexe masculin.

            Les mentalités ont là aussi bien changé.

            Pour ce qui est de l’Afrique, il suffirait, comme pour la pollution que les donneurs de leçons d’aujourd’hui donne l’exemple qu’ils n’ont pas donné hier.


          • Annie 24 septembre 2010 20:04

            Tout cela est très vrai. Mais peut-on vraiment dire que la présence des Chinois est plus nuisible au continent africain que les mesures d’ajustement structurel qui lui ont été imposées par la Banque Mondiale et le FMI dans les années 80, dont ils ne se sont toujours pas remis, avec l’affaiblissement des états qui a créé un vide dans lequel s’est engouffré le secteur privé et dont profite aujourd’hui la Chine ? Le fait d’avoir des scrupules n’est pas en soi suffisant pour limiter les dégâts. D’autant que la Chine est présente en Afrique depuis au moins 30 ans, même si c’était sur une échelle beaucoup plus modeste. Ce qui fait peur dans la présence de la Chine en Afrique, c’est qu’elle n’obéit pas aux mêmes règles de jeu, qu’elle n’emploie pas le langage du développement, qu’elle ne parle pas de gouvernance ou de corruption et ne rechigne pas à traiter avec des dictateurs (comme si cela ne nous avait jamais arrêté) et qu’elle expose les motivations cachée des nations occidentales qui sous couvert de développement ont ruiné ces pays avec leur capitalisme pur et dur et l’exploitation de leurs richesses naturelles.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 24 septembre 2010 20:07

            Alain


            Je vous avais prévenu que j’étais néophyte en ce qui touche la question chinoise. Vous me confirmez ce doute. 

          • ALBIE Alain 25 septembre 2010 05:39

            Pierre,

            « Je vous avais prévenu que j’étais néophyte en ce qui touche la question chinoise. Vous me confirmez ce doute. »

            S’en rendre compte est déjà avoir parcouru les 3/4 du chemin. Dans bien des cas les conflits proviennent d’une méconnaissance de l’autre remplacée par un lot de clichés donné par des gens voulant tout connaître et tout comprendre.

            Je vous dirai sincèrement que je ne me suis jamais autant posé de questions que depuis que je suis dans ce pays. J’y ai appris au moins une chose, c’est que l’on ne peut pas toujours avoir une réponse à ces questions.


          • Gérard Luçon Gerard Lucon 25 septembre 2010 05:51

            Cette présence de la Chine a eu un effet intéressant dans le cadre des appels d’offres pour des grands travaux. Les entreprises françaises budgètent leurs ingénieurs autour de 10.000 euros par mois, les chinois autour de 1.000 euros.
            Et depuis cette entrée des chinois sur le continent africain ils gagnent des appels d’offre. Cherchez l’erreur !


          • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2010 16:48

            Puisqu’on parle de l’Afrique, allons-y.
            Là, je prend un GEO. Le 350 d’avril 2008.
            L’Afrique, Le Far West des Chinois.
            La gigantesque OPA chinoise qui bouleverse le continent noir, comme chapeau de l’enquête.
            Je reprends quelques images commentées.
            1. Au Nigeria, Jacob Wood, 59 ans, né à Shanghai, a les peids dans la boue, mais la tête au sommet d’un empire industriel. 1500 hommes travaillent dans ses entreprises. Un chantier de 544 villas dans le Lekki. Il a des policiers comme gardes du corps. M.Wang et son usine de biscuits tourne à plein régime 24h sur 24. 700 personnes.  
            2. Six arbres africains sur dis partent en Chine à partir de à partir du port de Pointe-Noire (Congo Brazza).
            3. Les casques jaunes réservés aux chefs chinois au barrage d’Imboulou. 400 ouvriers techniciens qualifiés chinois pour un millier de travailleurs noirs. Les Africains sont très mal payés (2 euros par jour). 
            4. Angola. Pour souder les rails, on communique par onomatopées. Les travaux publics restent une source inépuisable de pots-de-vins.
            5. Algérie le BTP a des délais records et des prix cassés malgré la bureaucratie. 70% de de travailleurs algériens. Cadences infernales grâce aux Chinois.

            En bons stratèges, les Chinois multiplient les initiatives diplomatiques et culturelles.
            Ils offrent du concret, pas des leçons de morale.

            Voilà, un peu résumé, ce qu’on en disait en 2008.


            • ALBIE Alain 24 septembre 2010 17:16

              Visiblement, l’Afrique intéresse bien plus les Occidentaux depuis que la Chine s’y investit davantage. Vous y avez été durant des siècles, et j’avoue avoir toujours du mal à y voir les bienfaits apportés.

              le plus gênants je pense pour ces mêmes occidentaux, c’est que la demande chinoise fait monter les prix, ce à quoi ils ne sont pas habitués.

              Tu trouveras ici tous les chiffres concernant les diverses présences, et rassures toi, vous avez une avance qui peut encore donner l’avantage pour les décennies à venir :

              http://www.refletsdechine.com/apres-la-france-afric-la-chine-en-afrique.html

              Il me semble que les Occidentaux avaient toutes les cartes en mains, est-ce la faute des Chinois si leurs adversaires sont de piètres joueurs ?


            • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2010 17:32

              Alain,
               J’ai eu un article sur le sujet de notre occupation au Congo, Zaïre pendant un temps.
               Je l’ai traité avec le plus de renseignements glanés parmi les « pieds noirs » (pour utiliser le langage français) et parmi les réactions des noirs.
               Nous avons fêté le cinquantième anniversaire de l’indépendance.
               Le Congo Brazza aurait dû le fêter quelques jours après.
               Je n’ai rien entendu à ce sujet.


            • Mammon 24 septembre 2010 17:12

              Bonjour Alain

              Vous soulevez une problématique intéressante, que cette inégale répartition des populations sur le territoire chinois.
              Cependant, vous n’avez pas évoqué le phénomène d’exode rural qui semble, à mon avis, être à l’origine même de l’engorgement des villes, alors que que vous avez très justement évoqué l’aspiration des jeunes chinois (dont ceux des campagnes) à mener une vie plus confortable que celle de leurs parents.
              Ce phénomène d’exode rural pourrait ne pas concerner que les chinois Han, d’ailleurs. Ceux d’ethnies minoritaires pourraient également avoir les mêmes aspirations, et quitter leurs régions d’origine pour s’installer dans les grandes métropoles. J’ai cru comprendre que vous vivez parmi des chinois appartenant à une minorité ethnique (les Bai ?), percevez-vous ce phénomène autour de vous, les jeunes les plus ambitieux parlent-ils de faire des études ou carrière loin de chez eux ?
              Aussi, une simple répartition homogène de populations sur le territoire chinois (soit par le biais de fortes incitations, soit par des moyens plus coercitifs) ne me paraît pas pour l’heure une solution durable, tant l’attrait des grandes villes demeure forte du fait de la différence considérable de niveau de vie entre les villes et les campagnes.
              Une piste à explorer serait le développement même des régions d’origine des migrants, même si « développement » veut dire ici réduction de l’écart de vie entre celles-ci et les régions plus riches. Encore faut-il que "les fonds d’État attribués pour la modernisation soient intelligemment utilisés et surtout ne soient pas détournés par quelques cadres locaux appâtés par cette manne« comme vous dites, ce qui n’est pas gagné...
              Quant aux régions les plus reculées (Tibet, Xinjiang, Mongolie Intérieure), l’effort à mener sera beaucoup plus important, c’est sûr. Et puis, viendra le problème délicat de la disparition des modes de vie traditionnels du fait du développement économique. Mais quoiqu’il en soit, je ne pense pas que ces régions aient pour vocation de désengorger les villes Han surpeuplés : les chinois (qu’ils soient Han ou autres) n’ont pas besoin d »espace vital" (j’ai horreur de ce terme) mais bel de bien d’un développement économique (plus) homogène sur l’ensemble de leur pays.
              En revanche, je trouve l’explication avancée par Gérard Luçon dans son article pour expliquer l’établissement de populations Han dans les régions reculées assez pertinente : elle sert d’abord à sécuriser de vastes zones sous-peuplées, regorgeant de ressources naturelles, à hautes valeurs stratégiques et sujettes à convoitises de la part de voisins et/ou puissances rivales. Quant au bien-fondé d’une telle politique, ceci relève d’un tout autre débat...


              • ALBIE Alain 24 septembre 2010 17:39

                Bonjour Mammon,

                je n’ai effectivement pas trop soulevé le problème de l’exode rural. La raison en est simple, et est qu’il me manque encore des éléments de réponse que je devrais avoir sous peu.

                Constater en effet les effets néfastes de cet exode est facile, et j’ai mis en ligne justement aujourd’hui un article montrant un de ces effets :

                http://www.refletsdechine.com/en-chine-non-plus-il-n%E2%80%99y-a-plus-d%E2%80%99enfants.html

                L’élément qu’il me manque est la réponse des autorités à ce problème car ’habitude, et sans dire que ce système est parfait loin delà, les autorités chinoises ne lancent de tels changement qu’en assurant la majorité des aspects. Or là, je ne vois pas comment ils vont faire pour résoudre des problèmes tels que la montée de la délinquance causée par cet afflux de ruraux ou les emplois qui vont être proposés à ces populations.

                J’ai rendez-vous avec un responsable de la région où j’habite (Guangxi) jeudi prochain justement pour lui poser ces questions.

                Pour ce qui est du déplacement des populations Hans qu’évoque Gérard Luçon dans son article (excellent d’ailleurs), je suis assez d’accord avec toutefois certaines réserves.

                La population évoquée n’est en effet pas et de loin un bloc uni que l’on peut opposer aux ethnies minoritaires. La supériorité han est en effet un effet de manche bien plus médiatique que réel, et le cercle environnemental d’un Chinois est bien plus famille, amis, relations utiles (guanxi), ville, région pays que Han à tout prix.

                Il est souvent mis en avant les ressources que recèlent ces régions, mais il est peu expliqué les coûts pour en extraire ces mêmes supposées richesses. Il est donc logique que les investisseurs veillent sur leurs investissements. De plus, et cela est souligné dans l’article, le fait que ces régions aient accumulé un retard énorme au niveau de l’enseignement (merci les lamas pour le Tibet) fait que peu d’ingénieurs sortent encore des grandes écoles.

                Je précise pour les âmes « sensibles » que le fait de relever ce fait ne signifie pas que j’y souscrive, ne faisant que le constater.

                Une région comme le Guangxi s’est trainée en fin de tableau du classement des PIB par régions durant des années. La raison dans ce cas ne venait pas de l’aspect ethnique de la région, mais du fait que le gouverneur de l’époque était un des plus corrompus du pays.

                Depuis 8 ans et après la mise en retraite anticipée, puis l’exécution de celui-ci, un autre est arrivé et depuis la région voit son niveau de vie s’améliorer d’année en année tout en laissant de plus en plus de marge de manœuvre aux responsables issus des ethnies minoritaires.

                La chine est un pays complexe sous bien des aspects, et il est très difficile pour un occidental de comprendre, et encore plus de juger puisqu’il semble que cela soit devenu une spécialité.

                Pour ma part, je me contente de regarder et de tenter de comprendre, et croyez moi, ce n’est pas toujours facile.


              • Chris du Fier Chris du Fier 24 septembre 2010 18:43

                Il y a quand même d’ autres exemples de populations déplacées que celle présentée par Albie Alain et qui sont des ’réussites’.

                Regardez le Kosovo.. 80% de Serbes en 1945/ 80 % d’ Albanais en 2002.. En voilà une belle réussite.

                Prenons l’ Algérie : 70 % d’ Arabo-berbères en 1961 et 30% de P.N. / 1963 100% d’ A-B..0% de P.N.

                Pas beau comme réussite ?

                Allez.. Prenons exemple de la France qui est une réussite certaine en matière de déplacements de populations.... Non ?.. Vous ne voulez pas ?? D’ accord. Je me tais.



                • ALBIE Alain 24 septembre 2010 18:51

                  Bonjour,

                  oui, c’est vrai ...

                  j’ai moi-même été déplacé à une époque de mon sud Ouest natal vers la région parisienne, mais cela n’a intéressé personne. Je n’étais pourtant pas le seul ...


                • vinvin 25 septembre 2010 01:58

                  Que ce soit L’ Inde ou la Chine, leur taux de surpopulation je m’ en fout, tant que ces gens ne viennent pas nous péter le couilles chez nous avec leur bouffe dégueulasse et leur putain de religion de merde.


                  (Quoi que le Bouddhisme est une Philosophie beaucoup plus tolérante que l’ Islam, mais bon.....).




                  VINVIN.

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