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Accueil du site > Actualités > International > Derrière les apparences : motivations réelles du conflit libanais

Derrière les apparences : motivations réelles du conflit libanais

 Depuis cinq semaines, les différents porte-parole du gouvernement israéliens assènent avec la complicité bienveillante du monde occidental que leur attaque contre le Liban est une juste réponse à un acte de guerre originel commis par Hezbollah, et ne vise qu’à libérer les deux soldats capturés et à sécuriser le nord d’Israël. Leur ambassadeur à l’ONU va même jusqu’à affirmer que les opérations militaires ont pour but de rendre service au peuple libanais pris en otage par Hezbollah, comme si c’était ce dernier qui avait privé les libanais de leur droit de mouvement et transformé leur pays en une vaste prison dont nul n’entre ni ne sort et à l’intérieur de laquelle toute personne se déplaçant est une cible potentielle. Au début de cette agression, j’ai eu l’espoir que le monde n’accepterait pas cette dialectique absurde et ces prétextes fallacieux et mettrait un terme à tout cela en quelques jours, mais après déjà plus de quatre semaines force est de constater que le monde occidental tout entier soutient tacitement la destruction du Liban qui est à l’œuvre en ce moment.

 

 Le monde croirait-il donc vraiment les arguments avancés par Israël pour justifier son action ? Passons-les en revue en quelques mots. Tout d’abord, Israël affirme avec le soutien du monde entier que le premier acte de guerre, et donc le déclencheur du conflit, est l’opération militaire entreprise par Hezbollah en territoire israélien visant à capturer deux soldats. Cette affirmation, qui jouit de l’approbation unanime de la communauté internationale, monde arabe y compris, ne résiste pourtant pas à une analyse objective de la situation de la frontière israélo-libanaise. Presque quotidiennement, et ce depuis des années, des avions de guerre israéliens violent l’espace aérien libanais et franchissent le mur du son dans un bruit provocateur au-dessus des grandes villes libanaises. Je suis convaincu que tout pays occidental aurait interprété une violation de son espace aérien et le survol de sa capitale par des avions de combat d’un pays tiers comme un acte de guerre justifiant une réponse. Pourquoi alors ne pourrait-on pas condamner ces violations comme des actes de guerre qui ont provoqué le conflit ?

 Israël affirme également que son offensive vise uniquement à libérer ses deux soldats enlevés et à affaiblir Hezbollah. Est-il crédible qu’Israël aurait envoyé soixante-dix de ses soldats mourir juste pour en libérer deux, alors qu’un simple échange de prisonniers aurait accompli le même but sans faire la moindre victime ? Et est-il crédible que la destruction systématique des infrastructures civiles et des bases de l’armée libanaise fassent vraiment partie d’une opération dont le seul but serait l’affaiblissement de Hezbollah ? Israël réclame de l’armée libanaise qu’elle soit suffisamment forte pour se déployer au sud et y faire respecter le monopole de la force par le gouvernement libanais, mais dans le même temps détruit tous ses moyens logistiques et tue ses soldats par des raids aériens ciblés contre les bases de l’armée libanaise. Israël prétend que ses frappes affaiblissent Hezbollah, mais peut-on croire sérieusement que le pont menant au Casino du Liban ou l’usine de lait pour bébés sont des infrastructures vitales pour la lutte armée de ce parti ?

 

  Il est donc évident que les justifications israéliennes de l’offensive sont tellement éloignées de la réalité qu’aucun gouvernement dans le monde ne peut y croire. Il est clair qu’Israël poursuit d’autres objectifs au Liban, et le silence de la communauté internationale toute entière signifie un soutien tacite à la poursuite de ces objectifs. Comme nous le verrons, ce qui est à mon sens le véritable but d’Israël et du monde entier est trahi par certains détails dans les propos des uns et des autres. Mais commençons tout d’abord par essayer d’avoir une perspective sur la résolution à moyen terme du conflit israélo-palestinien.

 Dans une échelle de temps de dix à quinze ans, le conflit territorial opposant Israël et l’Autorité Palestinienne est voué à être résolu sans trop d’encombres. Aussi bien les palestiniens, qui acceptent aujourd’hui de parler d’un retour aux frontières de 1967 plutôt qu’à celles de 1948, que les Israéliens qui se disent prêts à des concessions ont aujourd’hui compris qu’il n’est dans l’intérêt d’aucun d’eux de revendiquer les terres où ils ne sont pas majoritaires, et se sont rendus compte que certaines concessions territoriales valent mieux que des décennies de violence, et ce n’est probablement qu’une question d’années avant qu’un accord soit trouvé sur une frontière définitive entre les deux pays.

 Par contre, demeure un point qui pourrait poser obstacle indéfiniment : le sort des réfugiés palestiniens. Poussés à l’exode pendant la guerre de 1948, ils sont aujourd’hui 400000 au Liban (10% de la population totale du territoire libanais) et des centaines de milliers en Jordanie. Israël refuse catégoriquement d’entendre parler de leur retour en territoire palestinien, et ce point à lui tout seul est la véritable raison qui pourrait empêcher une issue au conflit israélo-palestinien à moyen terme. Personne dans le monde ne souhaite que ce conflit s’enlise encore pour soixante ans de plus, ce qui implique donc qu’une solution au problème des réfugiés est unanimement souhaitée par la communauté internationale.

 

 La solution qui s’impose d’elle-même est bien sûr d’imposer la force du droit international, qui est très clair à ce sujet. La résolution 194 du Conseil de Sécurité de l’ONU (une de la trentaine de résolutions non implémentées par Israël, ce qui est assez ironique quand on voit leur ambassadeur à l’ONU justifier leur guerre par une unique résolution non implémentée dans sa totalité au Liban) est explicite : les réfugiés Palestiniens doivent être autorisés à regagner leur terre d’origine. Malheureusement, à l’heure actuelle, le droit international n’est toujours appliqué de manière contraignante qu’envers les pays faibles, et, vétos américains et britanniques bienveillants aidant depuis cinquante ans, la communauté internationale a renoncé à mettre l’Etat d’Israël face à ses obligations légales. Dès lors, une solution alternative qui arrangerait bien tout le monde, à l’exception de sa victime, serait de sacrifier un pays en lui imposant l’implantation définitive des réfugiés palestiniens. Et, comme c’est le cas depuis plus de trente ans au Moyen-Orient, le pays sacrifié sur l’autel des intérêts des puissances régionales est le Liban, tout simplement parce qu’étant un pays pacifique et commerçant, ses capacités militaires ne lui permettent pas de faire face à des entités surmilitarisées et violentes comme Israël, la Syrie et les groupes armés palestiniens.

 En analysant sous cet angle les positions des différents acteurs, de nombreux signes prouvent que l’objectif d’Israël et de la communauté internationale est bien l’implantation définitive des Palestiniens au Liban. Tout d’abord, la destruction sans précédent de la totalité des infrastructures libanaises n’a d’autre but que de mettre le gouvernement libanais dans une position où il est obligé de rechercher un cessez-le-feu rapide devant l’urgence humanitaire et économique, et donc de le contraindre ainsi à accepter des conditions qui sont contraires aux droits du Liban. D’autre part, on ne peut que constater avec étonnement les propos de M. Bush, Mme Rice, M. Blair, qui insistent sur la nécessité de « saisir l’occasion pour proposer un règlement régional durable ». S’il s’agit déjà d’un grand cynisme de parler d’ « occasion » devant la mort de plus de 1000 civils dont 400 enfants de moins de 12 ans, on est en droit de s’étonner de ce que signifie un règlement « régional » pour un conflit purement bilatéral. Enfin, si Israël souhaitait vraiment qu’au Liban Hezbollah soit faible et l’armée soit forte, elle n’aurait frappé que Hezbollah. Par contre, en affaiblissant simultanément Hezbollah et l’armée, elle renforce relativement à l’intérieur du territoire libanais la troisième force armée, qui y est quant à elle présente en toute illégalité, à savoir les groupes palestiniens. Et le timing de cette attaque, quelques mois après que la Conférence de Dialogue National au Liban ait décidé à l’unanimité que les palestiniens n’ont pas le droit d’entretenir des forces armées sur le sol libanais, et que le FPLP-CG se soit opposé à cette décision en affirmant qu’il ne rendrait les armes qu’en échange de la nationalité libanaise ( !), semble très bien choisi pour relâcher la pression sur ces derniers. Alors que le sentiment national Libanais était en pleine renaissance, et qu’enfin les partis Libanais semblaient capable de s’entendre pour résoudre pacifiquement tous les points litigieux, y compris celui des armes de Hezbollah qu’Israël prétend combattre, Israël a sciemment cassé le Liban tout entier, dans le seul but d’arrêter son renforcement national, pour qu’il ne soit pas en mesure de faire valoir ses droits, à savoir entre autres le règlement de la question des réfugiés par l’application de la résolution 194.

 

 La complicité de la communauté internationale avec un tel projet est gravissime. Elle entre en contradiction totale avec le droit des peuples à disposer de leur sort, proclamé haut et fort dans la Charte des Nations Unies, puisque il est une unanimité nationale absolue au Liban, à travers tous les partis représentatifs et toutes les communautés religieuses, que l’implantation définitive des réfugiés palestiniens n’est pas souhaitable. Pendant des années, la communauté internationale a accusé le gouvernement libanais de non-respect des droits de l’homme à cause de quelques restrictions sectorielles, aujourd’hui abolies à cause de ces pressions, sur les emplois auxquels peuvent prétendre les réfugiés palestiniens. Or, un tel raisonnement est purement et simplement hypocrite et ridicule, car dans aucun des grands pays occidentaux, y compris en France, pays des droits de l’Homme, les réfugiés politiques n’ont le droit à un emploi. La réalité des choses est que le Liban est aujourd’hui le pays qui laisse la plus grande liberté de travail et de vie aux réfugiés politiques qu’il accueille sur son sol. Les critiques internationales ne sont que le reflet d’une volonté cachée de forcer le Liban à naturaliser ces réfugiés, ce qui est contraire à la fois au droit fondamental d’un pays d’adopter le code de la nationalité qu’il souhaite et au droit international concernant le cas particulier des réfugiés palestiniens qui s’exprime par la résolution 194.

 Pire encore, cette idée ne serait ni plus ni moins qu’un assassinat du Liban. Les occidentaux le savent bien, la souveraineté et l’existence d’un pays démocratique ne se limite pas à la délimitation d’un territoire souverain, mais se marque aussi par la pérennité de son système démocratique. Tout Français vous dirait qu’un putsch monarchiste ou militaire serait un assassinat de la France, car la France est une république. Tout américain porte une foi quasiment religieuse en la Constitution, preuve absolue de l’existence de la nation américaine. Le système démocratique libanais est lui aussi sacré et a le même droit à la vie que la Constitution américaine et la République française. La démocratie libanaise est fondée sur deux principes absolus : celui de l’égalité des communautés dans le partage du pouvoir, indépendamment des aléas de la démographie, et celui de la préférence du consensus national sur la dictature de la majorité. Il faut être bien conscient que si le message porté par ce système original et unique avait été écouté par le monde, le conflit du Moyen-Orient n’aurait jamais existé. L’Etat d’Israël a toujours justifié la nécessité de la création de deux états clairement séparés par le fait que, vu la croissance démographique plus importante chez les palestiniens, les juifs seraient devenus minoritaires et donc impuissants dans un Etat commun. Mais cela est absolument faux, car si le message libanais avait été écouté, et qu’un Etat commun avait été créé, avec une constitution garantissant un partage égal du pouvoir entre juifs, chrétiens et musulmans, les juifs n’auraient pas à avoir peur de la démographie du futur, et tous ces conflits et ces pertes de vies innocentes n’auraient jamais eu lieu. Le système démocratique libanais est le garant qu’il est et restera toujours un pays modèle de coexistence, et que l’association d’égal à égal entre ses communautés qui a été à l’origine de son indépendance sera préservée pour l’éternité. Et c’est précisément parce que le Liban est la preuve vivante qu’une meilleure voie était possible qu’il cristallise toute la haine et la volonté destructrice d’Israël.

 Mais un tel système ne peut se construire qu’avec des hommes qui ont le souhait de le faire vivre. C’est le cas des Libanais, de tous partis et toutes religions, qui ont toujours montré leur volonté d’un exercice commun du pouvoir dans un consensus national, et qui ont toujours prouvé que la meilleure façon de vivre ensemble et de concilier les positions forcément différentes de chacun par la recherche des éléments consensuels plutôt que de chercher à imposer son opinion stricte à l’autre par une logique de supériorité militaire ou de majorité démographique. La plus belle preuve de cette volonté est que malgré ce qu’a traversé le pays, où depuis 200 ans des puissances étrangères tentent de monter les communautés les unes contre les autres pour jouer leurs guerres à eux par proxys interposés, toutes les crises ont fini par être résolues autour d’une table par un consensus.

 Par contre, la libanisation forcée de 400000 réfugiés politiques serait un assassinat du système libanais. Il s’agit de 400000 personnes qui ne sont pas porteurs des valeurs politiques libanaises mais des différents messages nationalistes palestiniens inspirés du panarabisme nassériste ou baathiste, incompatibles avec la survie du système libanais. Qui plus est, ils seraient suffisamment nombreux dans la communauté sunnite pour menacer les partis libanais qui représentent traditionnellement cette dernière au profit du FPLP-CG et du Fatah. Le consensus libanais serait gravement menacé par des partis aux idées non libanaises mais palestiniennes, et le système libanais menacé d’implosion. Nul libanais ne souhaite voir un jour un nationaliste palestinien premier ministre du Liban. La voie du droit est que chaque peuple choisisse son organisation politique dans son pays et non dans celui des autres, elle est celle de la résolution 194 qui demande que ces réfugiés puissent rentrer dans leur pays et y choisir librement leur constitution, comme les libanais ont choisi librement la leur en 1943 et l’ont rééquilibrée en 1989. Il est du devoir de l’ONU, pour que son message ait encore un sens, de cesser de soutenir tacitement le projet fou israélien et les massacres commis par ces derniers pour y parvenir. Il est du devoir de l’ONU de protéger le droit fondamental qu’ont les Libanais de vivre dans leur pays souverain et avec le cadre institutionnel qu’ils ont eux-mêmes créé et choisi.


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314 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 14 août 2006 13:05

    Cet article me semble superficiel. Si l’on veut effectivement aller « derrière les apparences », on ne peut éviter d’analyser le rôle de l’Iran dans la crise, et le lier au rapport de force US-Iran.

    Les US ont momentanément renforcé l’Iran en envahissant l’Irak, alors que leur but à long terme est de l’affaiblir et de remettre la main sur son pétrole.


    • David Fournié 14 août 2006 13:20

      Le rôle de l’Iran dans cette crise n’est pas nul, car la doctrine officielle de Hezbollah affirme que la décision de guerre ou de paix revient à la plus haute autorité religieuse qu’ils reconaissent, en l’occurence l’ayatollah Ali Khamenei (Guide Suprême de la Révolution Islamique).

      Sachez cependant que contrairement à ce que les médias occidentaux affirment à corps et à cri, Hezbollah est un parti autonome qui agit plus en fonction de ses propres objectifs que pour servir le régime iranien. Par contre, je vous concède que étant donné l’importance de l’Iran dans son financement, il n’agirait certainement pas contre la volonté de ce dernier. Mais celà ne veut pas dire qu’il agit pour lui.

      Le but de mon article était d’aller derrière les apparences en soulevant un point essentiel de cette crise qui n’a été qu’ignoré par la plupart des médias, et non pas d’écrire une page de plus sur les liens de l’Iran et de Hezbollah qui ont déjà eu suffisament de publicité exagérée ces derniers jours, et qui sont loin d’être « derrière les apparences » puisqu’au contraire les mentionner a été le premier réflexe trivial de la quasi totalité des journalistes occidentaux.


    • Forest Ent Forest Ent 14 août 2006 13:42

      La destruction du Liban a été commencée il y a bien longtemps maintenant, et le principal acteur en a été la Syrie, qui au passage n’a jamais reconnu l’indépendance du Liban, et n’y a pas, contrairement aux apparences, renoncé à son influence. Il est impossible d’analyser cette crise sans la lier au contexte irakien.

      Comme dit le dicton, « pas de guerre sans l’Egypte, pas de paix sans la Syrie ».


    • www.jean-brice.fr (---.---.151.249) 14 août 2006 19:39

      Je pense comme l’auteur du commentaire, que tant qu’on aura pas pesé sur M. BUSCH et l’IRAN, on ne pourra régler le problème. Je reconnais que c’est plus facile à dire qu’à faire ...


    • www.jean-brice.fr (---.---.151.249) 14 août 2006 20:04

      Tout cela est un peu beaucoup le résultat d’une politique sans aucune cohérence menée par les pays occidentaux depuis bientôt un siècle dans cette région : les principaux responsables sont les anglo-saxons, mais nous Français y avont notre part de responsabilité ! Une politique aussi brouillonne ne pouvait que donner les résultats que nous constatons aujoud’hui. Actuellement, les USA qui ont évincé leurs partenaires anglais et éventuellement français récoltent les bénéfices et les ennuis que cette région leur procure. Malheureusement, leur manque de finesse, quand ce n’est pas leur brutalité, sont loin d’arranger les choses ... Il serait peut être temps de revoir cette politique qui ne mène à rien, si ce n’est au chaos et à peut être quelque chose de plus grave.


    • Greg (---.---.224.203) 15 août 2006 01:42

      David, le but n’est pas de dire des choses originales pour faire genre « érudit », mais de dire des choses pertinentes qui éclairent le débat, or dans votre article il n’y a pas grand chose qui éclaire puisque vous passez à coté de l’essentiel du sujet à savoir le lien entre l’Iran (et dans une moindre mesure la Syrie) et ce qui a poussé le Hezbollah a agressé Israël de cette façon. Sinon quel beau sourire !


    • minijack minijack 15 août 2006 03:01

      David n’a pas tort. Le Liban a toujours été un exemple de gouvernance consensuelle. Souvent avec quelques déséquilibres pro-chrétiens, plus rarement l’inverse, mais tant qu’il fut indépendant, il a représenté une exception dans tout le Moyen-Orient. C’est d’ailleurs ce qui en avait assuré le développement et le succès. Et c’est vrai que ça gêne certains gouvernants autour qui seraient davantage partisans de républiques islamiques ou d’état sioniste.

      Cela dit, Forest a également raison de souligner en l’occurrence, pour cette guerre-ci, le rôle non négligeable joué en arrière plan par l’Iran et les USA. N’oublions pas qu’Israël est un porte-avion américain et dans le contexte actuel, l’Iran figure toujours en bonne place dans « l’axe du mal » bushiesque... La principale cible n’était sans doute pas le Liban, même si l’observation de David est tout à fait juste. Disons que divers intérêts sont convergents...

      Mais, même pour son grand allié américain, devant la résistance inattendue du Hesbollah et la cohésion du peuple libanais, Israël ne pouvait pas aller plus loin au simple prétexte de la délivrance de ses deux soldats ou de quelques bombinettes qu’il recevait avant. (Son action militaire n’avait d’ailleurs abouti qu’à en augmenter le nombre.) Se rendant compte que son image internationale en prenait un coup, la résolution de l’ONU vient à point pour lui donner l’occasion de changer de méthode sans perdre la face. Car Israël n’a pas gagné cette guerre, bien au contraire ! J’espère que le monde entier va aider à recontruire le Liban. Et il faudra bien qu’Israël accepte de parler un jour des réfugiés. Leur intégration dans l’état libanais n’est absolument pas une solution. Ces gens ont des droits qui doivent être respectés.

      .


    • em3xx (---.---.21.186) 15 août 2006 04:00

      Sachez cependant que contrairement à ce que les médias occidentaux affirment à corps et à cri, Hezbollah est un parti autonome qui agit plus en fonction de ses propres objectifs que pour servir le régime iranien. Par contre, je vous concède que étant donné l’importance de l’Iran dans son financement, il n’agirait certainement pas contre la volonté de ce dernier. Mais celà ne veut pas dire qu’il agit pour lui.

      Chez David. Je trouve qu’il y a une contradiction évidente dans votre raisonnement concernant votre commentaire précédent : comment en effet parler du Hezbollah comme d’un parti autonome et poursuivre, dans la phrase suivante, que ce parti n’agirait pas contre la volonté de l’Iran ? Cette dernière affirmation réfute la première : ne pas agir contre la volonté de l’Iran ne me semble pas être de la part du Hezbollah une marque particulière d’autonomie !


    • em3xx (---.---.21.186) 15 août 2006 04:12

      Chez David à nouveau.

      Concernant plus spécifiquement votre article, vous affirmez que « (...) le système démocratique libanais est le garant qu’il est et restera toujours un pays modèle de coexistence, et que l’association d’égal à égal entre ses communautés qui a été à l’origine de son indépendance sera préservée pour l’éternité. »

      Certes, la Constitution du Liban garantit l’égalité entre tous les citoyens quelle que soit leur religion. Celle-ci fait, en effet, exception dans le monde arabe mais est-ce suffisant pour décrire ce pays comme un modèle de coexistence ? Tout au long de son histoire le pays a en effet connu quatre guerres civiles dont la dernière, commencée en 1975, a-t-elle jamais vraiment fini ? Ce pays est déchiré entre toutes ses communautés qui se définissent uniquement par leur confession. Un « Pacte Nationale », bâti à la fin du mandat français, institue un système politique confessionnel répartissant les pouvoirs entre maronites, sunnites, chiites, orthodoxes, druzes et catholiques. Ce pacte, datant de 1943 se basant sur le dernier connu de la population libanaise (1932, unique recensement jamais fait au Liban), veut que le premier ministre soit sunnite et le président, maronite. Et il est toujours d’actualité et, comme vous le dites si bien, indépendamment des « aléas de la démographie ». Les fonctionnaires de l’Etat sont aussi choisis selon des quotas religieux.

      Selon vous, serait-ce un modèle de démocratie qu’un pays qui préfère le consensus national à la « dictature de la majorité » ?

      Ce que vous appelez « dictature de la majorité » serait-il, à vos yeux, une définition applicable à toutes les démocraties ? Une majorité n’est-elle pas constituée de minorités solidaires, pour un temps, et qui se rassemblent justement dans le respect des minorités ?

      Encore selon vos propos, les libanais auraient « toujours prouvé que la meilleure façon de vivre ensemble et de concilier les positions forcément différentes de chacun par la recherche des éléments consensuels plutôt que de chercher à imposer son opinion stricte à l’autre par une logique de supériorité militaire ou de majorité démographique ».

      Etrange éloge que celui du vivre ensemble, de la démocratie du consensus, du « message » envoyé au monde par un pays qui a connu 4 guerres civiles, 2 présidents et 3 premiers ministres assassinés. N’est ce pas justement ce refus d’une majorité claire (dans le respect des minorités comme principe de base de la démocratie), ce consensus « mou » qui se traduit dans la réalité historique du Liban par un Etat faible, incapable d’appuyer son indépendance, son intégrité, sa sécurité et sa souveraineté en l’absence d’un sentiment national complètement atrophier justement dans le culte outrancier des communautés religieuses où chacune calcule selon ses propres intérêts ?

      « Il faut être bien conscient que si le message porté par ce système original et unique avait été écouté par le monde, le conflit du Moyen-Orient n’aurait jamais existé ».

      Qu’est ce qui vous permet de prétendre que le conflit du Moyen-Orient n’aurait jamais existé si ce système original avait été écouté par le monde ?

      Je prends la précaution ici d’écrire aussi que je sais bien que le Liban est évidemment pris dans la tourmente du chaos qui l’entoure. Mais c’est surement justement la trop grande force du sentiment communautaire, dont vous faites à mon avis à tort l’éloge, et en raison de l’absence d’un sentiment national (comme projet commun) et d’un Etat véritablement démocratique que le Liban joue contre lui-même.


    • aba (---.---.199.188) 15 août 2006 09:50

      Il n’y a pas d’analyse à faire de cette bush rie : Les gens sont bourrés de raisons débiles... La vraie raison : bush veut le pétrole... Après avoir assasiné les indians d’amériques... le vietnam ... et bien autres... ces démons veulent ravager la terre... Ouvrez les yeux aveugles... La secte psy n’a pas évincé le diable !


    • Ram Zenit (---.---.195.91) 15 août 2006 15:12

      Je suis entièrement d’accord avec vous ! Cet article est basé sur des préjugés dogmatiques et idéologiques qui n’ont rien à voir avec la réalité des faits ! Les motivations immédiates du conflit sont vraiment le résultat de l’enlèvement des soldats israéliens : cela fait près de 20 ans que cela dure et qu’Israël fait des échanges de prisonniers, qui font que les terroristes enlêvent de nouveaux israéliens etc.. Un cercle vicieux qu’Israël a décidé, enfin, de briser. Ne pas comprendre l’improtance qu’à pour Israël la vie d’un de ses soldats c’est ne pas comprendre la réalité israélienne : il est clair et net que Mr Forunié ne comprend rien à la réalité israélienne. Mais il y a pire : il ne comprend rien à la réalité proche-orientale et moyen-orientale, au conflit que les islamistes extrêmistes ont commencé en prenant le pouvoir à Teheran ! ce que nous venons de voir ces deux derniers mois avec les enlèvement du capolral Giléad Shalit par le Hamas, puis un mois plus tard ceux de Regev et Goldwasser, EN TERRITOIRES ISRAELIEN, n’est que la première salve tirée par la machine dde guerre iranienne et ses comères. Déjà aujourd’hui Assad fait des déclarations très guerrières ! ce sera la deuxième salve ! Avant le grand final que prépare Ahmedinejad !

      Autre sujet : votre site est très interressant


    • minijack minijack 15 août 2006 19:34

      N’importe quoi !

      Quel gouvernement sacrifierait la vie de 100 soldats pour l’enlèvement de 2 militaires ? (sans oublier plus de 1000 chez le peuple voisin). Ils ont trop de monde chez Tsahal ? Compression de personnel ?

      Allez faire croire ça à un cheval de bois et il vous fiche une ruade !

      Evidemment qu’il y a d’autres causes ! .


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 16 août 2006 10:28

      Real Politik, cynisme et loi du plus fort ont encore une fois prévalu...


    • (---.---.112.132) 16 août 2006 12:30

      Ne pas agir contre ne veut pas dire être un vassal à 100% Je pense que la nuance introduite par David est importante au contraire. Elle permet également de se poser la question du point de vue :
      - Le Hezbollah est-il uniquement une organisation terroriste à la solde des Mollahs,
      - ou est-il une organisation résistante financé par une « République Islamique »... Cela change tout en peu de mots....


    • Antoine Diederick (---.---.19.213) 14 août 2006 13:13

      Votre hypothèse est bien possible et sans doute que le « silence des puissances » comme vous le nommez n’est rien d’autre que la volonté d’en finir avec la guerre larvée existante ds cette région...cependant est-ce la solution qui permettra de mettre fin à la question du terrorisme islamique et comment les pays arabes vont-ils accepter cette « légitimation » d’un pays palestinien au Liban et comment les libanais attachés à leur pays vont-ils apprécier cette possible proposition ?

      Seul l’avenir nous le dira. Je suis en revanche sceptique et ne suis pas convaincu qu’un tel projet permettra une pacification durable de la région, toutes les résurgences violentes sont possibles et comme ns le voyons avec le terrorisme mondial, par n’importe quel biais ou via n’importe quel pays, les évènements londoniens récents le montrent.


      • bou (---.---.163.4) 14 août 2006 16:11

        ce qu’il faut savoir c’est que hizbollah n’est pas un mouvement terroriste, ce n’est un mouvement terroriste que par la volonté d’israel, des USA et des suivistes européens. C’est un mouvement de résistance qui lutte militairement contre une occupation. Il a rarement touché des civils dans ses actions. Arretez d’annoner une leçons bien apprise servi par les médias occidentaux, dont je ne sais pas s’ils le font expres, ou par fénéantise intellectuelle, ou par parti pris, ou alors par betise pour etre dans l’air du temps dominant. Quand les dominants de la foule sont betes c’est toute la foule qui le devient. Les occidentaux ne sont pas indemnes, ça se démontre tous les jours. Je salues le courage de cette analyse, ce n’est pas évident pour tous.


      • Youssef El Nahib (---.---.225.61) 14 août 2006 23:49

        Réagir à ce commentaire, ce serait donner de l’importance à l’auteur de celui-ci. Hélas, il n’en mérite pas, que des poncifs...


      • em3xx (---.---.110.3) 16 août 2006 09:56

        "ce qu’il faut savoir c’est que hizbollah n’est pas un mouvement terroriste, ce n’est un mouvement terroriste que par ...

        Le Hezbollah n’est donc pas un mouvement terroriste parce que c’est un mouvement terroriste (que par...). Votre « raisonnement » commence mal et je ne parle même pas de la suite. Belle tentative !


      • ZEN zen 14 août 2006 14:23

        Article admirable de lucidité et de clairevoyance,bien loin de toute posture manichéenne et réductrice.Cela change des slogans entendus depuis quelques semaines, même si l’on peut discuter telle ou telle affirmation...

        Les enjeux sont bien exprimés et vous rejoignez souvent ce que prèche dans le désert l’analyste informé et lucide des problèmes libanais : GEORGES CORM.


        • Daniel Milan (---.---.168.71) 14 août 2006 14:29

          Qui se repaît de la sueur et du sang des peuples ? Vous n’avez pas une idée ?


          • Seb (---.---.165.204) 14 août 2006 14:43

            Quelques mini-nuke sur les terriers des terroristes.


          • Jonathan (---.---.202.173) 14 août 2006 15:05

            Devant un article bourré d’idée plus farfelus les unes que les autres, il est pas necessaire de faire un commentaire...

            Votre article, partial, vient accuser israel d’une conspiration, et accuse ce dernier d’avoir déclenché les hostilités.

            Cependant vous oubliez que le Hezbollah quel que soit son influence regional, s’arme depuis plus de 6 ans, construisant des fortifications souterraines, dans le but d’attaquer et detruire Israel (ce qui est stipulé dans sa charte).

            Les hostilités ont demarré avec le bombardement du nord d’israel et l’enlevement de 2 soldats qui patrouiller le long de la frontiere Israelienne. Hostilité qui se repete quasi quotidiennement depuis quelques années, dont la FNUL note (elle fait bien son travail) dans un registre toutes les attaques.

            Alors maintenant faire de la rethorique habile certes pour faire croire que le hezbollah est une organisation gentille ne passe pas. L’ONU bien que souvent defavorable a Israel, a reconnu la responsabilité pleine est entiere du Hezbollah dans cette guerre.

            Vous parlez des pauvres libanais obligé de se deplacer.. Plus de 600000 personnes en israel se sont terrées dans les abris, d’autres ont fui vers le sud. La population israelienne, a du se deplacertout comme les libanais qui fuyez les zones de combats.

            plus de mort au liban... les observateurs onusiens ont accusés le Hezbollah de pratiquer des crimes de guerres, car attaquant israel depuis des zones civils.

            Et le droit international a ce sujet est clair :

            Toutes attaques depuis un lieu civil devient une cible militaire. Il est heureux qu’israel n’applique pas a la lettre ce code, sinon des villes entieres auraient pu etre rasées. mais elle a preferé envoyé son infanterie pour deloger le hezbollah manu militari.

            Concernant les privations des libanais, il serait peut etre temp que les libanais prennent leurs responsabilité en reignant souverrainement sur l’ensemble de leur territoire et qu’ils arretent de se voiler la face en esperant qu’un etat dans l’état pourra leur permettre de vivre sereinement avec ses voisins.

            Le liban ne se resume pas a Beyrouth et farayah comme j’entend si bien mes amis libanais parler quand ils passent leur vacances a la plage et a la montagne.

            La mort de hariri était l’occasion de reprendre le controle de tout le liban, au lieu de ca, le gouvernement a prefere integre le hezbollah a son gouvernement (pkoi pas apres tout) sans lui demander de laisser le liban regner sur tout le pays. Et la il ya un paradoxe, un gouvernement qui accepte un autre gouvernement.

            Sinon autant decouper le liban en 2, a l’instar de la corée : Un liban du sud et un liban du nord , puisque les gouverment en place s’en foute de ce qui se passe au Sud.

            Bref,, tellement de chose a revoir sur votre article, qui est ouvertement anti isralien.


            • musulman libre (---.---.92.201) 15 août 2006 20:38

              a jonathan si le hezbollah a fait 2 prisonniers ce pour liberer des milliiers de prisonniers musulmans dans certains depuis 25 ans.le hezbollah s’ arme voulez vous que l’ on compare avec l armement d israel jusqu au derniere minute avec les missiles intelligentes ???? il faut savoir que les fortifications a une vocation defonsive et non offensive. alors parler du droit international avec israel qui ne les respecte jamais en violent regulierement l’espace aerien de leur voisin le liban et sa c’est un acte de guerre .la je crois rever.et arreter avec cette vielle musique de que qeuelqu un dit une verité, il est accuser d antisemite ou de anti israelien ,sa ne prend plus la verité eclate que vous le voulez ou pas.


            • David Fournié 14 août 2006 15:07

              C’est amusant de me traiter de gauchiste alors que je travaille sur la finance de marché.

              C’est aussi amusant de m’accuser d’antisémitisme alors que je suis juif.

              C’est un phénomène incroyablement stupide d’invoquer l’antisémitisme chaque fois que quelqu’un critique la politique d’Israel. Mon article a juste appelé à l’application du droit international, rien de plus.

              Merci pour votre réponse naïve et stupide, et bravo pour votre perméabilité au lavage de cerveau.


              • ZEN zen 14 août 2006 15:17

                Commentaire imparable,David, bravo pour votre courage...Il en faut pour aller à contre-courant de la propagande officielle actuelle de Tel-Aviv, à laquelle s’opposent beaucoup de journalistes israëliens (et pas seulement à Haaretz) et de Juifs français et américains .

                Je pourrais fournir beaucoup d’exemples de ces actes de résistance, mais je ne veux pas abuser des copié-collés...

                Cela dit, l’idéologie du Hezb. n’est pas ma tasse de thé, même si je comprends bien qu’elle soit la résultante de la politique de Sharon au Liban ,il y a peu...Israël récolte ce qu’il a semé....Faire un peu d’histoire ne nuit pas et vaccine contre les passions aveugles et les slagans formatés.


              • Sam Paris (---.---.225.124) 14 août 2006 15:55

                Des juifs de votre espèce il y en a malheureusement beaucoup, deux choses malgré tout :

                1) Restez bien au chaud à l’abri des bombes et roquettes de vos amis islamistes.

                2) Relisez la presse et entre autre depuis l’assassinat de Daniel Pearl.

                Dernière chose : Israel a signé des accords de paix avec l’Egypte et la Jordanie depuis déjà pas mal de temps et jamais Israel n’a trahi ces accords, alors pourquoi avec le Hezbollah ? - L’avenir malheureusement vous donnera tord.

                PS. Inutile de répondre à mon commentaire je ne reviendrais pas sur ce fil propagandiste.

                ...


              • jean (---.---.27.74) 14 août 2006 17:48

                olé courageux ce sam lui qui doit etre dans les jupes de maman a brailler qu ’il a pas eu sont chocolat !!! et c’est mort de telé


              • Nour (---.---.96.39) 15 août 2006 14:55

                Je vous pose une question au cas où vous changerez d’avis : qu’en est-il des accords avec les palestiniens... Je crois que ce sont les Israeliens qui nuisent à Israel. Arrêtez votre arrogance, soyez de bons voisins au lieu de servir les interêts américains... Cessez de vous considérer comme une espèce différente (supérieure) de vos voisins et essayez de vous intégrer dans la région...


              • Gérard (---.---.65.50) 14 août 2006 15:12

                Sincèrement j’ai de la peine pour ce qui arrive au peuple Libanais. Mais je souhaite la disparition définitive de toute entité terroriste comme le Hezbola ou le Hamas. En revanche quand je lis le contenu de votre article je me dis que vous devriez rester concentré sur les mathématiques. La politique et la défense d’un pays est un peu plus compliqué et je doute que vous en soyez capable. Merci


                • Gérard (---.---.65.50) 14 août 2006 15:16

                  Si vous êtes Juif comme vous le précisez pourriez vous me donner quelques précisions sur l’origine de votre nom qui ne me semble pas trés Juif.Il est trés facile de dire qu’on est juif quand ça nous arrange


                • faxtronic (---.---.183.158) 14 août 2006 22:55

                  Eh gerard le vicelard, tu veux pas non plus qu’il baisse son pantalon, comme en 42. « C’est trop facile de se pretendre juif », c’est la chose la plus imbecile, la plus raciste que j’ai lu sur ce forum depuis au moins une semaine, bravo gerard !


                • faxtronic (---.---.183.158) 14 août 2006 23:09

                  J’ai appris deux choses aujourd’hui :

                  on peut critiquer Israel uniquement si on prouve que l’on est juif (comment, comment, un cretin a dit le nom, sachant que le nom se donne par le pere et la religion par la mere....). Et si jamais on est juif, il ne faut pas critiquer israel, sinon on est un juif anti-sioniste, donc un juif anti-juif, limite un juif nazi.

                  Etre ou ne pas etre juif semble etre un question vachement importante, limite primordiale au yeux de certains.

                  Ok, je le note.

                  Ce qui m’inquiete, c’est de confondre juif et Israelien. En gros si on est juif, on se devrait fidelité a Israel, et cela quelque soit ta propre nationalité, piege dans sa judaïte.


                • Nour (---.---.53.191) 15 août 2006 22:24

                  Il faut alors continuer à tuer et à détruire... Pour les crétins qui osent protester, vous pouvez tjs les taxer de naïfs et d’ignorants (ou d’antisémites). La politique et la défense exigent la mise en place de boucheries...

                  Mais tant que ces boucheries ne se passent pas chez vous, et bien vous pouvez continuer à faire le connaisseur averti qui maîtrise les subtilités du jeu politique et la complexité des relations internationales...


                • (---.---.9.2) 14 août 2006 15:12

                  Encore une de ces théories foireuses du complot, développée par un de ces apprentis journalistes et géostratèges en culottes courtes qui hantent Agoravox. Bien entendu, comme dans toutes le théories fumeuses, nous retrouvons ici aussi un savant mélange de faits, d opinions, et de phantasmes : la communauté internationale (gouvernement du Liban et pays arabes inclus) aurait donc fromenté un complot à l échelle planétaire et piloté par l ONU pour régulariser une poignée de réfugiés palestiniens ... rien que ça !


                  • David Fournié 14 août 2006 15:18

                    Je vous encourage quant à vous à apprendre à lire, car je n’ai jamais dit dans cet article que le gouvernement libanais souhaite la régularisation des palestiniens. Bien au contraire, c’est un des (rares) sujets qui fasse l’unanimité absolue au Liban.


                  • (---.---.9.2) 14 août 2006 16:27

                    et bien justement, cela met bien en lumière toute l incohérence de votre théorie foireuse. Le Liban fait partie de la communauté internationale et siège à l ONU, serait-il lui même complice de ce soit disant complot, où alors est-il complètement débile au point de n avoir rien compris ni vu venir à ce que vous, grand géostratège à 2 balles, auriez compris sur un coin de table de votre salon ?


                  • jean (---.---.27.74) 14 août 2006 17:51

                    (IP:xxx.x3.9.2) le 14 août 2006 à 16H27 ouawwwww le genie un geostaducu


                  • sam 2 (---.---.222.84) 17 août 2006 23:37

                    Arrêtons de nous éloigner du véritable probléme- qui est celui du peuple palestinien qui a été chassé par la force par des gens venus colonisés leurs terres des 4 coins du globe- Ce n’est pas le Liban ou d’autres pays voisins qui posent problème ! Tant qu’il n’y aura pas une solution juste pour ce peuple palestinien qu’israel et d’autres puissances occidentales (USA.en premier)veulent exterminer la paix ne saura jamais instaurer dans cette région du monde


                  • David Fournié 18 août 2006 01:04

                    Ce que vous mentionnez est le problème du conflit israélo-palestinien. Ce n’est pas celui du Liban. Le Liban demande juste qu’on arrête de le forcer à se battre dans des conflits qui ne sont pas le sien.

                    Il existe, je pense, dans certaines parties du monde arabe un dangereux lavage de cerveau qui consiste à faire passer les palestiniens pour le bien absolu... connaissant bien le Maroc, je sais d’expérience que l’opinion publique y est très réceptive, c’est facile quand on n’a jamais eu affaire de près à cette guerre.

                    Je tiens à affirmer clairement que :

                    1. Leur problème avec Israel ne leur donne pas le droit d’entraîner par la force d’autres pays dans leur guerre, a fortiori encore moins d’assassiner les hommes politiques de ces dits pays pour faciliter les choses (le roi Abdallah Ier et le Président Beshir El Gemayel sont parmi leurs victimes)

                    2. La théorie du pays de substituion, développée par Yasser Arafat, est un crime monstrueux. Ce n’est pas parce que leur pays a été envahi qu’ils ont le droit d’envahir un pays innocent à la place.

                    3. L’OLP a des crimes de guerre sur les mains. Les familles des victimes libanaises du conflit de Damour vous le diraient mieux que moi.

                    La source du problème, c’est que depuis 30 ans le Liban est le terrain de jeu de toutes les guerres du Moyen-Orient ! Si sa souveraineté avait été respectée (ce que n’ont fait ni l’OLP, ni Israel, ni la Syrie), le conflit israélo-palestinien n’aurait pas eu à se jouer sur ses terres !


                  • Gil (---.---.71.30) 14 août 2006 15:16

                    Votre article est intéressant et refléte sans doute la position de beaucop de personnes de par le monde (espérons le en tout cas).

                    Par contre il souléve quelques questions :
                    - Comment les citoyens américains ne voient-ils pas et pire soutiennent la collusion manifeste de leur pays avec cet allié qui dégrade l’image qu’ils veulent donner ?
                    - Y-a-t-il un tel écart entre les principes sur lesquels ils ont assis leur constitution et les moyens à employer en dehors des frontières pour la garantir ?
                    - Plus simplement, peut-on assimiler la situation d’Israel à la naissance des USA, qui s’est faite par l’élimination des occupants originaux ? D’où la complicité actuelle ?
                    - Encore plus simplement, ne s’agit-il pas de la matérialisation du syndrome de la tarte ? (si ma part est plus grande et si je veux l’agrandir c’est forcément au détriment des autres). Merci

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