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Des Tribunaux Islamiques à Al-Shabaab : mythe et réalité de la menace islamiste en Somalie

La prise de Mogadischio en juin 2006 par l’Union des Tribunaux Islamiques a brutalement ramené sur le devant de la scène un pays, la Somalie, que le monde occidental cherchait un peu à oublier depuis la mission des Nations Unies de 1992-1995 - en particulier les Etats-Unis, traumatisés par les pertes subies lors d’une opération spéciale au coeur de la capitale les 3-4 octobre 1993 (objet du fameux film La Chute du Faucon Noir de Ridley Scott, inspiré du livre de Mark Bowden). Depuis lors, la Somalie fait l’objet d’interventions directes et indirectes des Etats-Unis pour lutter contre ce que ceux-ci estiment être la menace d’un Etat islamiste s’installant sur les décombres du pouvoir somalien éclaté depuis 1991, et la chute du dictateur Siad Barre. Avec l’accroissement massif de la piraterie depuis 2007, un autre facteur d’inquiétude est venu s’ajouter au sujet de la Somalie, vue comme un « repaire de flibustiers » et une menace grave pour le commerce maritime mondialisé. Pourtant, une analyse sommaire de la situation montre que le constat est beaucoup plus nuancé ; c’est ce que nous allons présenter ici dans cette petite synthèse qui n’a pas l’ambition d’être exhaustive.

L’ascension des Tribunaux Islamiques (2002-2006) :

Le Gouvernement Fédéral de Transition (GFT) somalien, reconnu internationalement depuis octobre 2004 et l’élection de son président Abdullahi, installé d’abord à Nairobi, au Kenya, puis à Baidoa, en Somalie, n’avait pas pu s’installer dans la capitale, encore aux mains des seigneurs de guerre locaux. Déchiré par des querelles de personnes, il ne disposait pas, par ailleurs, de force armée digne de ce nom. Ce sont les seigneurs de guerre somaliens, héritiers de la décomposition de l’Etat à partir de la chute du dictateur Siad Barre en 1991, qui faisaient la loi dans le pays, en s’appuyant sur les gangs de jeunes souvent drogués, les mooryaans, tout en réalisant des bénéfices juteux par toute une série de trafics (commerce du khat, plante euphorisante locale, en particulier).

C’est pour réagir à la décomposition de la Somalie que s’étaient créés, en 1996, les premiers Tribunaux Islamiques, fédérés au sein de l’Union des Tribunaux Islamiques (UTI) depuis 2002, alors dirigée par Cheikh Sharif Cheik Ahmed1. Le recrutement clanique de l’UTI se fait essentiellement chez les Hawiyé, et quelque peu chez un autre clan, les Haber Gidir. Or les Hawiyé se trouvent aussi dans le GFT somalien, et le clan est surtout présent en Somalie centrale. La ligne politique de l’UTI est d’ailleurs, au départ, assez floue : des modérés y côtoient des proches d’Al Qaida. Le succès des Tribunaux Islamiques est dû, au départ, à une volonté de remise en ordre de la société somalienne, certes d’après les principes de l’islam : lutte contre le banditisme, les rivalités de clans, une sorte de solidarité horizontale qui semble bien prendre, au départ. Son action est particulièrement appréciée dans les quartiers nord de Mogadischio.

L’UTI va réussir à prendre le contrôle de la Somalie en raison de la crainte des Américains, qui depuis les attentats du 11 septembre voient le pays comme un foyer potentiel d’islamisme radical. La CIA prétend y avoir repéré plusieurs proches de Ben Laden -par exemple le Comorien Fazoul Abdallah Mohamed, qui avaient organisé les attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998. Les Américains s’inquiètent également des liens suspects entre certains milieux d’affaires somaliens et des organisations financières douteuses des pays du Golfe : les avoirs de la principale compagnie somalienne, al-Barakat, sont d’ailleurs gelés assez rapidement. Basées à Djibouti, au camp Lemonier, les forces spéciales américaines surveillent de près la Somalie, formant les troupes des alliés américains de la région (Ethiopie au premier chef), tout en utilisant des milices somaliennes pour enlever les personnes jugées proches d’Al Qaida. Le président du GFT, élu en octobre 2004, a d’ailleurs été volontairement appuyé par les Américains car il était proche de l’Ethiopie... Pour contrer une menace islamiste qu’elle juge de plus en plus dangereuse avec la formation de l’UTI, la CIA finance et arme une coalition des seigneurs de guerre baptisée, en février 2006, du titre ronflant d’Alliance pour le Rétablissement de la Paix et Contre le Terrorisme (ARPCT). Les services secrets américains utilisent en particulier le paravent que constitue la société privée de sécurité Select Armor2. Le but est en réalité d’éradiquer l’UTI, qui ne s’y trompe pas et passe à l’offensive le 20 février 2006. Après trois mois de violents combats, Modagichio tombe aux mains de l’UTI le 16 juin. Il est significatif que cette intervention plus marquée des Américains arrive alors que la politique des Etats-Unis en Irak est violemment critiquée, au vu de la dégradation de la situation sur le terrain3.

La guerre civile en Somalie se complique encore par l’intervention des voisins de la Corne de l’Afrique. L’Ethiopie et l’Erythrée, ennemis jurés depuis que la seconde s’est séparée de la première en 1993 après la lutte victorieuse de la rébellion érythréenne et la chute du régime du colonel Mengistu, se sont affrontées militairement entre 1998 et 2000. Le conflit larvé entre les deux Etats se traduit par un soutien apporté par chacun à l’un des deux camps en présence chez le voisin somalien. Comme l’Ethiopie soutient depuis le début le GFT somalien, l’Erythrée, pourtant Etat laïque, arme régulièrement l’UTI. On sait par ailleurs que d’autres Etats participent à l’approvisionnement en armes des deux camps : l’Arabie Saoudite soutient l’UTI, tandis que l’Egypte et le Yémen aident au contraire le GFT.

La presse internationale évoque alors une «  talibanisation  » rampante de la Somalie, à tort, car le contexte n’est pas du tout le même dans ce pays déchiré depuis 1991 qu’en Afghanistan. Si l’UTI est dirigée, à partir de la mi-2006, par le fondamentaliste Hassan Dahir Aweys, il n’en reste pas moins que son influence est limitée par le clanisme très fort encore présent en Somalie, qui avait d’ailleurs beaucoup coûté au dictateur Siad Barre, et qui a joué aussi dans la guerre civile déclenchée en 1991 jusqu’à aujourd’hui. L’UTI ne bénéficie pas d’un véritable soutien extérieur et les Hawiyés ne représentent que 20 % à peine de la population. Il semble aussi que les «  durs  » plus proches d’Al Qaïda n’est pas véritablement le contrôle de l’organisation de l’UTI.

Une présence d’Al Qaida en Somalie ? :

En Somalie, l’islam est arrivé dès les VIIème-VIIIème siècles de notre ère, surtout par le contact des marchands arabes. Aujourd’hui, 98 % de la population est musulmane. L’islam somalien se caractérise par la présence de confréries soufies, en particulier la Qaadiriya et l’Ahmediya. Le sunnisme orthodoxe est la norme, avec un clergé en général proche des élites dirigeantes. Il a fallu attendre la guerre civile consécutive à la chute de Siad Barre en 1991 pour voir l’islam véritablement jouer un rôle important en politique. Le mouvement Al-Ittihad, un des principaux groupes armées de la guerre civile somalienne, avait d’ailleurs été mis sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis en 1998 ; on peut le considérer comme un surgeon des Frères Musulmans. Il avait des liens avérés avec la mouvance Al Qaïda.

Que dire d’ailleurs de la présence d’Al Qaïda en Somalie ? Il semblerait que les premiers éléments soient arrivés sur place en février 1993, depuis Peshawar, au Pakistan. Ils auraient même joué un rôle dans les attaques conduites contre les troupes de l’ONU et les Américains cette année-là. Plus vraisemblablement, la Somalie de l’immédiat après-Siad Barre était un excellent point de recrutement pour l’organisation, qui a surtout fourni de l’entraînement à certains Somaliens, fonctionnant un peu comme un camp de forces spéciales. Les membres d’Al Qaïda se heurtent d’ailleurs au problème clanique : leurs convois sont souvent attaqués, et le message a du mal à passer auprès d’une population soucieuse d’abord de se protéger contre les clans voisins. Il est intéressant de voir que l’organisation islamiste se heurte au même problème que les Américains : elle n’arrive pas à cerner le contexte local, et le discours salafiste grippe devant la question de l’enseignement soufi, très développé en Somalie. Elle arrive cependant à conquérir certains secteurs, en particulier le port de Ras Kamboni, sur l’Océan Indien, proche de la frontière avec le Kenya dans le sud du pays ; ce sera d’ailleurs l’un des bastions de l’UTI. Des camps d’entraînement y sont installés pour des volontaires étrangers, non sans opposition locale d’ailleurs4.

De la chute des Tribunaux Islamiques à la résistance d’al-Shabaab (2006-2010) : « la guerre islamiste n’aura pas lieu » ?

A la mi-décembre 2006, l’UTI contrôle près de la moitié de la Somalie : seuls le Puntland, le Somaliland et la zone centre-sud de la Somalie, autour de la ville de Baidoa, échappent à son emprise. Le GFT somalien, installé près de Baidoa, ne survit que grâce à l’appui des troupes éthiopiennes, contre lesquelles Daweys lance le djihad, et tient un discours qui n’est pas sans rappeler les ambitions de « Grande Somalie » du dictateur Siad Barre qui avait mené à la guerre de l’Ogaden (1977-1978) contre l’Ethiopie. L’UTI revendique aussi un soutien aux deux mouvements de rébellion de l’Ogaden, le Front de Libération de la Somalie Occidentale, création de Siad Barre, et le Front de Libération Nationale de l’Ogaden ; le Front de Libération Oromo, un autre mouvement rebelle d’une province éthiopienne, basé à Asmara en Erythrée, serait lui aussi soutenu par l’UTI. Les Américains et les Ethiopiens, en décembre 2006, affirment que l’UTI est désormais contrôlée par la mouvance radicale al-Shabaab, un mouvement qui regroupe des jeunes gens dont la plupart ont été formés en Afghanistan ou ont combattu au sein des divers théâtres d’opérations de « l’internationale islamiste », si l’on peut dire. L’UTI revendique en tout cas un pouvoir fort et centralisé pour la Somalie : elle s’est imposée en dehors de Mogadischio d’abord par la force militaire plutôt que par le ralliement politique, comme le montre la conquête du port de Kismayo.

L’UTI commet alors l’erreur d’envoyer ses miliciens attaquer les troupes du GFT à Baidoa, c’est à dire en fait les soldats éthiopiens. L’armée éthiopienne, largement soutenue par les Américains, balaye assez rapidement ses adversaires5, qui, au lieu de mener une guérilla urbaine à Mogadischio dans le pur héritage somalien, choisissent d’abandonner la capitale pour se réfugier au sud du pays. Il faut dire que le soutien populaire dans la capitale à l’UTI était large, mais pas très prononcé. Les habitants étaient reconnaissants du retour à l’ordre, d’une politique de nettoyage et de la réouverture du port et de l’aéroport, mais quelque peu mécontents de certains édits islamiques promulgués par l’UTI. Celle-ci se replie donc sur le port méridional de Kismayo, avant d’en être chassée par l’armée éthiopienne ; la plupart des membres de l’organisation survivent alors à la frontière avec le Kenya, traqués par les soldats éthiopiens et par des forces spéciales américaines opérant depuis l’autre côté de la frontière.

Dans la première moitié de 2007, à Mogadischio, le TFG tente de rétablir son autorité mais se heurte à de nombreuses difficultés. Il a en effet exclu le sous-clan Ayr des Haber Gidir des responsabilités, car c’est le sous-clan d’Aweys, le fondamentaliste leader de l’UTI. Par ailleurs, les Shabaab mènent quant à eux une véritable guérilla urbaine dans la capitale contre les troupes du TFG et les Ethiopiens. Les 1 600 soldats ougandais de la force de maintien de la paix de l’Union Africaine expédiée sur place sont aussi pris pour cible. Les leaders du mouvement Shabaab, aidés par des combattants étrangers, sont d’ailleurs les principaux responsables des attaques : ils introduisent de nouvelles tactiques, attentats-suicides, engins explosifs improvisés, assassinats ciblés, qui sont alors inconnues en Somalie. En janvier 2007, les Américains réalisent plusieurs frappes avec des appareils AC-130 gunships à Ras Kamboni et près de la frontière kenyane pour éliminer certains des dirigeants extrémistes des Shabaab et de l’UTI. Un détachement américain, baptisé Task Force 88, coopère étroitement avec les Ethiopiens pour traquer les personnages importants de l’islamisme radical somalien. Les appareils américains sont d’ailleurs vraisemblablement basés en Ethiopie. Début juin 2007, un destroyer américain effectue une frappe tactique dans la région semi-autonome du Puntland, au nord-est du pays, contre un groupe d’Al-Qaida suspecté de se cacher dans les montagnes environnantes.

En mars 2008, les Etats-Unis franchissent un cap dans la lutte contre Al-Shabaab en mettant le groupe sur la liste des organisations terroristes à travers le monde. En mai, une frappe de missiles tue le leader de l’organisation, Aden Hayshi Ayro. Le 26 octobre 2008, le GFT et le principal mouvement de résistance, l’Alliance pour la Re-Libération de la Somalie (ARS) -le nouveau sigle de ralliement de l’UTI- concluent un accord de paix qui prévoit aussi le départ des troupes éthiopiennes. En janvier 2009, le Cheikh Ahmed, dirigeant modéré des Tribunaux Islamiques, est élu président de la Somalie. On peut alors penser que c’est un gage de stabilisation pour le pays, les Tribunaux Islamiques étant respectés par une bonne partie de la population ; ceci étant, deux des 11 tribunaux islamiques penchent du côté des radicaux, dont celui dirigé par Aweys. A la mi-septembre 2009, les forces spéciales américaines réussissent à tuer un autre responsable important des Shabaab, Saleh Ali Nahan, un vétéran des attentats de 1998 au Kenya et en Tanzanie, et qui avait aussi participé à l’attentat de Mombasa en 2002 contre un appareil israëlien. Ceci étant dit, le gouvernement somalien peine encore à s’imposer, de par l’absence d’armée régulière, de forces de police et de justice qui transcenderaient les luttes claniques. Cependant, le départ des troupes éthiopiennes a permis d’ôter un prétexte utilisé par les Shabaab pour rallier la population somalienne à la lutte contre « l’envahisseur chrétien » .

La principale menace pour les Américains réside bien, en fait, dans le groupe Al-Shabaab (littéralement « la jeunesse ») créé en 2004 dans le but de partir, d’abord, à la reconquête du sud somalien. L’organisation a réussi à s’imposer dans plusieurs parties du sud et du centre de la Somalie. La plupart des attaques les plus violentes lui sont dues ; elle disposerait d’un vivier de 7 000 combattants. Le but d’Al-Shabaab est d’installer un Etat islamique en Somalie, régi par la charia, et de chasser les envahisseurs étrangers, Ethiopiens ou Américains. Plus de 450 combattants étrangers auraient rejoint, au total, le mouvement Al-Shabaab en Somalie. Le groupe est très présent dans le Puntland, mais aussi près de Baidoa et Kismayo. Autre groupe combattant à côté d’Al-Shabaab : Hizbul-Islam, lui aussi frange extrêmiste de l’UTI, mais qui a perdu beaucoup de son importance depuis la disparition de son chef. Les deux groupes, très installés dans le sud somalien, se sont d’ailleurs régulièrement affronté par les armes. Al-Shabaab, à l’avenir incertain depuis la disparition de son chef, cherche désormais à s’implanter dans les deux régions autonomes du Somaliland et du Puntland, fragilisées par des crises politiques. Al-Shabaab a souffert, de fait, de la politique menée dans les villages «  libérés  » au sud de la Somalie : loi islamique draconienne, châtiments corporels terrifiants, sans parler de certaines attaques politiquement malhabile (bombardement de la cérémonie de remise de diplôme de l’université Benadir le 3 décembre 2009, par exemple). En outre, elle a promu des dirigeants de clans originaires du nord de la Somalie dans le sud, tout en cherchant à imposer le salafisme contre le soufisme, ce qui n’a pas été sans provoquer des heurts avec la population locale. La force actuelle du mouvement Al-Shabaab témoigne davantage, en fait, de la faiblesse persistante du gouvernement central somalien6.

Globalement, néanmoins, le phénomène Al Qaida reste marginal en Somalie ; il suffit à l’organisation d’avoir recruté un petit noyau de fidèles pour mener à bien ses opérations sur place. L’exagération rhétorique des Américains sur la menace islamiste en Somalie ne fait que servir les intérêts de ce petit groupe de combattants fanatisés, trop heureux de bénéficier de la couverture médiatique ainsi fournie.

Piraterie et djihad : une connexion inexistante ?

Il ne faut pas oublier non plus que la question des Tribunaux Islamiques, et in fine de l’islamisme en Somalie, est liée aussi à celle de la piraterie, et de sa recrudescence depuis la chute de l’UTI en décembre 20067. Les Tribunaux Islamiques avaient en effet lancé une grande campagne de nettoyage des « nids de pirates » le long des côtes somaliennes qu’ils contrôlaient. Après l’intervention éthiopienne, la piraterie a repris ses droits et s’est même développée : en 2008, plus de 130 navires avaient été attaqués, faisant du golfe d’Aden et du détroit de Bab-el-Manded une des régions les plus dangereuses du monde pour le commerce maritime. Le 8 avril 2009, la tentative d’abordage du navire américain Maersk Alabama était la première subie par les Etats-Unis depuis plus de deux siècles. Les pirates, très bien renseignés, diversifient d’ailleurs le type de prises et étendent leur champ d’action géographique par l’utilisation de « vaisseaux-mères ». On estime en 2009 qu’il y avait plus de 1 200 pirates basés sur les côtes somaliennes, en particulier celles du Puntland, la région semi-autonome du nord-est, où la piraterie est une tradition depuis longtemps (autour du port d’Eyl, aujourd’hui, en particulier). La plupart des pirates appartiendrait au clan Majarteen, le même que celui de l’ancien président du GFT somalien Abdullahi, qui fournissait d’ailleurs les quelques troupes de ce dernier. Quatre groupes principaux de pirates opèrent en Somalie : le National Volunteer Coast Guard autour de Kismayo, le Marka Group, au sud de Mogadischio, et celui du Puntland. Le plus important et le plus organisé militairement parlant est celui des Somali Marines, qui préfèrent d’ailleurs se dénommer « Défenseurs des Eaux Territoriales somaliennes » . Le groupe opère depuis Mogadischio jusqu’au Puntland, au nord.

Pour l’instant les contacts entre le mouvement Al-Shabaab et les pirates ne semblent pas très étroits, malgré le fait que le premier aurait formé plus de 2 500 Somaliens sur les côtes. Le risque d’apparition d’un djihad sur les mers existe bel et bien, mais il ne s’est pas encore matérialisé.

 

Bibliographie :
 

1Gérard PRUNIER, « Liaisons dangereuses de Washington en Somalie », Le Monde Diplomatique, septembre 2006.

2Mohamed IBRAHIM, « The Geopolitical Implications of the Somali « Islamic Courts » . Activities in the Horn of Africa. », mai 2009.

3Roland MARCHAL, « Somalie : un nouveau front antiterroriste ? », Les Etudes du CERI n°135, juin 2007.

4David H. SHINN, « Al-Qaeda in East Africa and the Horn », Journal of Conflict Studies, été 2007.

5Napoleon A. BAMFO, « Ethiopia’s invasion of Somalia in 2006 : Motives and lessons learned », African Journal of Political Science and International Relations, Volume 4, février 2010.

6André LE SAGE, « Somalia’s Endless Transition : Breaking the Deadlock. », Institute for National Strategic Studies National Defense University, n°257, juin 2010.

7Gerrie SWART, « Pirates of Africa’s Somali Coast : on terrorism’s brink ? », South African Journal of Military Studies, volume 37, n°2, 2009.


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37 réactions à cet article    


  • edzez edzez 5 juillet 2010 10:44

    Grosse connerie ton article.

    lisez plutot ça : http://www.voltairenet.org/article165499.html


    • Stéphane Mantoux Stéphane Mantoux 5 juillet 2010 11:25

      Merci d’être aussi délicat.

      Pour avoir jeté un oeil à votre article, il ne traite pas du même sujet (piraterie, alors que de mon côté je parle plus des Tribunaux Islamiques et de l’islamisme somalien).

      Difficile, donc, d’établir une comparaison entre les deux.

      J’ajoute que l’article mis en ligne passe très vite sur les causes structurelles de la piraterie somalienne, et c’est bien dommage : il y a beaucoup à dire là-dessus.

      Cordialement.


    • edzez edzez 5 juillet 2010 10:47

      islam ou ceux qui utilise l’islam à des mauvais fins (islamisme) ?


    • edzez edzez 5 juillet 2010 10:49

      http://www.voltairenet.org/article165499.html&nbsp ; lit , et sort de ta matrice.


    • edzez edzez 5 juillet 2010 11:18

      Pour l’instant ne soyons pas du coté des injustes, protegeons les victimes quelque soit sa culture , sa religion , ou son origine ethnique, nous sommes tous egaux.


    • zelectron zelectron 5 juillet 2010 11:49

      et punir les bourreau, c’est envisageable ? comme ça il n’y aura plus de victimes innocentes.


    • edzez edzez 5 juillet 2010 11:17

      @ribagel Birte, non justement , L’islam ne se mellera pas de ça, tant qu’il n’a pas de califat et un emir.

      Soyons, logique , le monde musulman est morcelé , tant que ils ne sont pas réunifié , ils ne vont pas bouger.

      Ces extrémistes et les imperialistes (avec leur media pour faire leur pub) , pour casser du musulman , sont les perdants.


      • edzez edzez 5 juillet 2010 11:37

        Aidez les musulmans à se reunifier, pour combattre ses terroristes( sinonistes, les extremistes religieux, les genocidaires africains , les poutines et saddams, les hans, les imperialistes ...)


        • katalizeur 5 juillet 2010 12:25

          ...........trois articles contre l’islam et les muslims, c’est la dose quotidien sur agoraintox...

          .....les muslims n’ont nul besion de ton aide.....ils se prennent en charge seuls......

          .....encore un peu de vérité dans cette marée de propagande , de mensonges et manipulation :

          ........vous êtes au courant des derniers bombardements a l’aveugle de l’ennemi sur notre peuple. Au nom de l’islam, nous avons pour obligation de combattre les assassins  » dit il aux habitants. « Les soldats de la résistances sont parfaitement préparés pour lancer des attaques pour chasser l’ennemi  » de notre pays. « Notre

          promesse est d’engager une guerre totale contre eux… êtes vous de ces gens qui veulent défendre leur honneur » a clamé le responsable d’Al Shabab.

          Des centaines de somaliens se sont alliés dernièrement a la résistance al Shabab en raison de l’injustice, des massacres, des tortures et des bandits qui prolifèrent dans la somalie a cause de l’occupation des blancs.

          comme en afghanistan, en irak, au liban ou a ghaza quand les barbares otano-sionistes sont incapables face a la resistance...les criminels s’attaquent aux civils desarmés.....les genocidaires atlanto- sionistes viennent ensuite avec leurs pleuniches,leurs inversions accusatoires ,faire porter leurs tares sur nos valeureux combattants musulmans.............


        • anty 5 juillet 2010 16:30

          Trois articles seulement ce n’est pas assez par allah....


        • edzez edzez 5 juillet 2010 11:53

          Crimes , discriminations et haine, sort de la matrice, eteint ta tele.

          le plus grand exemple qui explique cela , donnes en un exemple.


          • katalizeur 5 juillet 2010 11:56

            @ tous et toutes bonjour....

            dans ce monde fait d’impostures et de manipulation, un peu de verité ne fera de mal a personne :

            ..........LE 12 et 13 février 2010, le gouvernement légitime d’al Shabab ont tenu dans toute la capitale des allocutions afin de galvaniser les troupes. Ils ont promis une guerre totale contre les envahisseurs terroristes éthiopiens et kenyans qui ont changé leur stratégie et contre les services secrets terroristes occidentaux : yankees, juïfistes, français et anglais.

            L’amisom, le bras armé financé par la communauté blanche internationale projette de lancer une offensive contre la résistance afin de protéger leur marionnette qui ne contrôle plus rien. Car toute la somalie du sud, et toute la capitale est aux mains de la résistance sauf quelque quartier. Il ne reste plus que le somaliland qui est un grand réservoir de pétrole tenu par tous les guerriers blancs et d’ailleurs le régime putride sioniste a proposé de reconnaitre le somaliland comme état........


            • Ali 5 juillet 2010 12:18

              constatations :dans tous les pays soumis au cahot nous retrouvons nos amis yankees qui guerroient directement ou par état interposé comme ici l’Ethiopie pays soumis ou règne la famine
              les US se sont lancés dans une guerre mondiale contre l’Islam le mot croisade faisant partie du vocabulaire de Bush junior
              si le Président Chirac ainsi que le pape Jean Paul V protestèrent contre la guerre d’Irak tout le reste de la chretienté participa à la curée
              le benoît actuel ne se prononce pas

              et voici que l’auteur nous agite ces oripeaux que sont Alqaeda et ses affiliés
              je le met au défit de nous dresser l’organigramme de cette organisation et aisi de nous désigner son Petraus


              • edzez edzez 5 juillet 2010 12:39

                merci , ali, tres pertinent et vrai.


              • Ali 5 juillet 2010 13:23

                l’Erytrée est sur la liste rouge des yankees car abritant soit disant des terroristes !

                en fait non, simplement pour s’approprier le port de Massaoua, car l’Ethyopie ne possède aucun débouché sur la mer

                sur la liste rouge l’Iran et le Vénézuela deux insoumis

                @ ribagel

                tu n’es pas sans savoir que les « frères musulmans » sont classés extrémistes alors que son fondateur Hasan Al -Banna, un humaniste qui donnait tout et ne demandait rien, fidèle à l’éthique musulmane disait : « Ô frères musulmans ! soyez comme des arbres à qui on jette des pierres et qui donnent des fruits, nous allons combattre les hommes au moyen de l’amour »
                bel extrémisme........de bonté
                oui, il y a necessité à combattre la bonté !!


              • nada 5 juillet 2010 15:25

                Fin décembre 2006, l’armée éthiopienne intervient et les tribunaux islamiques fuient Mogadiscio. Elle prend ainsi le contrôle de la majeure partie du pays et le gouvernement de transition se déclare le gouvernement de facto du pays.

                Démission d’Abdullahi Yusuf Ahmed, et élection de Sharif Ahmed 

                Le 29 décembre 2008, le président Abdullahi Yusuf Ahmed annonce sa démission, déclarant qu’il regrette n’avoir pas pu mettre fin au conflit somalien. Le Parlement, réuni à Djibouti en raison du désordre en Somalie, élit alors le cheikh Sharif Ahmed, ancien dirigeant de l’Union des tribunaux islamiques, à la présidence de la République.


                • nada 5 juillet 2010 15:38

                  Afghanistan : L’armée US a découvert des gisements miniers estimés à 1000 milliards de dollars - le pays pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium », estime le Pentagone (NYT)

                  Des Talibans pourraient participer au gouvernement Afghan.

                  L’heure est à la négociation avec les talibans Washington, Islamabad et Kaboul cherchent à entamer des discussions avec les islamistes.

                  La conférence sur l’Afghanistan, organisée le 28 janvier à Londres, avait pour objectif principal de trouver un accord sur une solution politique, désormais “inévitable”, selon le général américain Stanley McChrystal. Celui-ci n’exclut désormais plus l’idée de voir des chefs talibans participer au gouvernement afghan. Kai Eide, représentant spécial de l’ONU en Afghanistan, souhaiterait pour sa part une remise à jour de la liste noire du terrorisme élaborée en 2001 qui éliminerait les noms de certains dirigeants talibans. Cela favoriserait l’ouverture de négociations.

                • Martin D 5 juillet 2010 15:38

                  je ne cesserai de le répéter : je me suis converti à l’Islam car j’ai découvert quelque chose qui n’a strictement rien à voir avec ce qu’on entends ici ou là...quelque chose de magnifique !

                  je suis aussi persuadé qu’un nombre important d’arabe ne connaissent pas ou mal leur religion, et ne sont pas de fait de véritables musulman.

                  l’Islam impose au croyant de connaître sa religion. c’est à dire que le croyant a pour obligation de rechercher la connaissance en matière religion pour pouvoir faire face à la vie terrestre (tentations, questionnements, etc...)

                  les musulmans actuels ne sont pas blancs comme neige...
                  les occidentaux ne sont pas blancs comme neige non plus...

                  il faut que tout un chacun apprenne à respecter l’autre MEME s’il est diffèrent de lui.

                  l’Islam m’a appris que c’est Dieu qui jugera les Hommes, et que les Hommes n’ont pas à juger si tel individu ira ou non en Enfer ou au Paradis...
                  la dernière partie du Saint Coran et la tradition prophétique prouvent que si Dieu avait voulu, l’Humanité entière serait musulmane...mais Dieu a voulu éprouver l’Humanité.

                  Puisse Dieu protéger Ses serviteurs œuvrant pour le bien de l’humanité...Amen


                  • edzez edzez 5 juillet 2010 16:17

                    Amin,

                    Merci Martin D.


                  • samir 5 juillet 2010 17:07

                    Amin


                  • katalizeur 5 juillet 2010 17:50

                    @ martin D

                    amin... et salalikoum mon frere en islam et barak’allah ouffik....

                    mais il ne faut pas tout melanger...les conflits en pays musulmans ne sont pas le fait de notre religion....mais de l’interventionisme et des divisions provoquer par les atlanto -sionistes....

                    divisions provoqué soit pour des position strategiques (voir corne de l’afrique ) soit pour s’accaparer le riche sous -sol .....

                    on peut prendre tous les conflits actuels ou avenirs et on verra si on analyse honnetement la situation , l’islam n’est pour rien, mais il est mise en«  »« scene »«  » comme de coutume par les pourritures otano - sionistes


                  • Lapa Lapa 5 juillet 2010 19:05

                    l’Islam m’a appris que c’est Dieu qui jugera les Hommes, et que les Hommes n’ont pas à juger si tel individu ira ou non en Enfer ou au Paradis...
                    la dernière partie du Saint Coran et la tradition prophétique prouvent que si Dieu avait voulu, l’Humanité entière serait musulmane...mais Dieu a voulu éprouver l’Humanité.


                    y’a les mêmes conneries dans la Bible. les textes Chrétiens s’en font bien l’écho :
                    « ne jugez pas et vous ne serz pas jugés..etc... »

                    les discours des religions est tellement proche qu’on se demande pourquoi elles se tapent dessus.

                    sans doute pour ammener du chaland dans la boutique.


                  • EricB 6 juillet 2010 00:27

                    Oh, boy Toi, t’as déja le cerveau bien contaminé.....


                  • katalizeur 5 juillet 2010 17:58

                    @ kronfi

                    tu prends tes desirs pour la realité....et tu es tres mal informé....pour ce siecle naissant c’est nous muslims qui allons erradiquer....l’ideologie atlantico- sioniste...

                    la peste brune c’est vous,, la peste rouge ( 100 millions de morts ) c’est encore vous les sionistes........

                    depuis quelques mois nous tenons le bon bout....votre fin ne tardera pas...


                  • edzez edzez 5 juillet 2010 18:05

                    @kronfi , peste , c’est quoi ? la verte c’est l’islam ?


                  • katalizeur 5 juillet 2010 18:35

                    ouhhhhhhhhhhhhhhhh....maman j’ai peur.......lol....

                    le temmps du sionisme criminel....est fini.....le dernier residut de la derniere guerre mondiale va etre mis a la poubelle, pour le bien de toute l’humanité...

                    solidarité, partage et equité, voilà le nouveau message a tous les peuples....n’ayer plus peur...

                    avec du courage tout est possible, les criminels otano-sionistes sont au bout du rouleau que ce soit en irak, en afghanistan, au proche-orient, en somalie avec nos valeureux shabbabs

                    il ’ya plus d’aigle ou de faucons noirs ....il n’y a que des moineaux, nous les domestiquerons , ils deviendront de gentils pinçons.....lol


                  • EricB 6 juillet 2010 00:30

                    « solidarité, partage et equité, voilà le nouveau message a tous les peuples....n’ayer plus peur... »

                    Solidarité, partage et équité dans l’ISLAM ?
                    Ben dis donc, tu n’as pas peur du ridicule....


                  • hans 5 juillet 2010 18:32

                    pov type que cet pilbrasof , vbraiment lamentable, bravo à Martin D


                    • fonzibrain fonzibrain 5 juillet 2010 18:44

                      sympa l’article, ça fait plaisir de lire quelque chose d’intelligent, de nuancé et de vrai .


                      à l’auteur, je ne sais pas trop ce que vous entendez par al quaida, si c’est un groupe totalement manipulé par la cia, ok, sinon je ne vous suis pas sur l’utilsation de ce mot.

                      le directeur de la cia dit lui même qu’il n’y a pas plus de 50 combattant d’al quaida en afghanistan et un acien boss de la ggse dit lui qu’en 2001 ils étaient 400 ... al quaida=mythe.


                      voila un article sympa, une intervieuw d’ al shabab, ils disent que blackwater va venir mettre des bombes et les usa acuseront al quaida !!!


                      bref, merci pour l’article.
                      si tu veux, dans la rubrique al quaida de mon blog, y’ a des infos sympas

                      kronfi, engage toi dans tsahal, tu nous emmerde la.

                      • katalizeur 5 juillet 2010 19:49

                        @ l’auteur

                        ............pour votre mise a jour.....vous en avez bien besoin....

                        http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/07/05/l-appel-a-l-aide-du-president-somalien_1383616_3212.html

                        appel a l’aide du maire de mogadi....euh...... du president somalien....lol ce president m’en rappelle un autre....le maire de kaboul...alias le president karsaiiiii l’afghan......lol

                        les yankees ont l’art de mettre de breles a la tete des etats....(.voir obamata)


                      • nada 5 juillet 2010 20:13

                        La Turquie et toutes les nations émergentes, rendues confiantes par leurs succès économiques, s’émancipent d’une tutelle occidentale moralisatrice de plus en plus mal supportée, écrit l’éditorialiste Semih Idiz, dans le quotidien turc Hurriyet. « Cette attitude à l’égard de l’Occident n’est à l’évidence pas spécifique aux Turcs. De la Russie à l’Inde, de la Chine à l’Afrique on assiste à une réaction croissante et forte contre l’Occident. Certains parlent d’un retour de bâton « post-colonial. », constate-t-il, --- Ce texte, écrit avant l’assaut israélien, qui met en perspective l’initiative de la Turquie et du Brésil dans le dossier iranien, souligne tout en le déplorant l’aveuglement apparent de l’occident sur les forces à l’œuvre. La séquence à laquelle nous venons d’assister illustre la distance croissante entre le monde qui nait et la façon dont il continue d’être perçu à l’ouest. Lorsque la Turquie, jusqu’alors fermement arrimée à l’OTAN, et le Brésil, peu suspect de complaisance islamique, offrent une solution avec l’appui de la Russie à une crise diplomatique qui risque en permanence de dégénérer en conflit ouvert, l’Ouest, loin de se réjouir de voir le dossier avancer, n’a montré qu’embarras et méfiance. Comment ne pas voir dans cette réaction une forme du mépris arrogant à l’égard de nations considérées comme de second rang, non habilitées à traiter des affaires du monde ? Le dessin de Plantu publié à l’occasion - que nous percevons comme profondément insultant - l’illustrait on ne peut plus crûment, avec ses chefs d’Etats caricaturés en trois singes, l’un dément, l’autre aveugle et le dernier sourd. Ce qui nous échappe, tant il est difficile de se défaire des réflexes de dominants, d’entamer un dialogue constructif et respectueux entre égaux, c’est que vu d’Istamboul, de Brasilia et d’ailleurs, l’occident n’est plus la condition sine qua non de la solution mais une partie du problème.

                        la suite sur http://contreinfo.info/


                        • anty 5 juillet 2010 21:34

                          Les nations qui réussissent économiquement ont besoin des partenaires commerciaux pour commercer
                          et dans ce domaine les occidentaux sont champions.

                          Enfin les nations émergents n’ont pas forcément envie de faire la guerre aux occidentaux...


                        • titi 6 juillet 2010 07:51

                           turc Hurriyet. « Cette attitude à l’égard de l’Occident n’est à l’évidence pas spécifique aux Turcs. De la Russie à l’Inde, de la Chine à l’Afrique on assiste à une réaction croissante et forte contre l’Occident. Certains parlent d’un retour de bâton « post-colonial. »,

                          C’est assez amusant d’intégrer :
                          - La Russie : qui a justement un passé colonial parmi les pays ayant une réaction post colonial
                          - la Chine : dont le discours affiché est de se rapprocher du mode de vie occidental comme un pays se soustrayant à la tutelle occidentale.

                          La vérité est tout autre. C’est le retour des cocus de l’impérialisme du XXè : la Chine brimée pendant 50 ans ; la Turquie dépecée à la suite de sa défaite de 1917 ; la Russie perdante de la guerre froide.
                          Combien pariez vous que dans 20 ans les Africains regarderons les Chinois qui rachètent toutes les matières premières et les terres agricoles comme un nouvel occupant ?

                          D’autant plus que le plus gros problème de la Russie c’est la Chine et sa pression démographique en Sibérie.
                          Le plus gros problème Chinois c’est l’Inde, et les querelles territoriales de l’Himalaya.
                          Si alliance il y a, ce sera alliance de circonstance.
                          Dans 50 ans ils se mettront irrémédiablement sur la gueule.

                          Il n’y a que le Brésil qui soit une nouveauté...


                        • nada 6 juillet 2010 14:18

                          Même si des pourparlers trilatéraux réguliers avaient auparavant été proposés par la Russie en 1996, les relations étaient souvent tendues entre les trois puissances, mais elles se sont réchauffées de façon significative depuis que les Etats-Unis ont envahi et occupé l’Irak en 2003. Les trois ministres des Affaires étrangères se sont rencontrés à Vladivostok en Russie en 2005, l’année même où la Russie et la Chine ont entrepris leurs premiers exercices militaires conjoints.

                          Le premier ministre indien Manmohan Singh, le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Hu Jintao ont tenu leur premier sommet trilatéral à Saint-Pétersbourg en Russie en juillet 2006.

                          La Chine et la Russie, qui étaient à couteaux tirés pour la plus grande partie de la période d’après-guerre, ont depuis développé des liens étroits, la Russie fournissant pétrole et gaz pour satisfaire la demande explosive de la Chine et Pékin achetant de plus en plus des systèmes d’armements sophistiqués à l’industrie des armements russe. Reflétant l’appétit de la Chine pour les hydrocarbures russes, Li Zhaoxing a dit à la conférence de presse, « Nous avons bien parlé de coopération dans le secteur de l’énergie. Nos trois économies croissent très rapidement et le potentiel pour une coopération tripartite dans le commerce et l’énergie est très grand. »

                          New Delhi avait diminué ses liens avec Moscou depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991 et depuis l’intégration subséquente de l’Inde dans l’économie mondiale. Moscou est impatient de renouer ses relations avec l’Inde et a fait des pas vers une plus grande coopération dans le domaine de l’énergie et de la sécurité régionale. Poutine a fait une visite d’État à New Delhi en janvier dernier, accompagné par une importante délégation d’hommes d’affaires et d’officiels, au cours de laquelle les deux pays ont conclu des accords en matière d’énergie et de défense valant des milliards de dollars.

                          Suite à cette visite, Manoj Joshi, analyste indien en stratégie d’affaires, commentait : « Le redémarrage de la Russie a des implications importantes pour la politique régionale et globale de l’Inde parce que cela augmente les options possibles pour New Delhi. Il existe une plus grande identité d’intérêts entre les deux sur l’Asie centrale, l’Iran et l’Asie de l’Ouest, qu’entre New Delhi et Washington. »....


                        • Reinette Reinette 11 juillet 2010 19:24

                          Religion de justice, de tolèrance et de paix
                          Dans ce court reportage de la chaîne Al-Jazeera, on voit des militants islamistes somaliens détruisant des tombes anciennes
                          http://www.liveleak.com/view?i=339_12298...


                          L’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a menacé dimanche d’exécuter le ressortissant français de 78 ans enlevé le 22 avril dans le nord du Niger, si la France ne répond pas d’ici deux semaines à sa demande d’échange de prisonniers. http://fr.news.yahoo.com/3/20100711/twl-niger-france-otage-al-qaida-1be00ca.html


                          • Reinette Reinette 11 juillet 2010 19:40


                            Somalie : des insurgés interdisent de célébrer les 50 ans d’indépendance

                            Le groupe d’insurgés Hezb al-Islam a interdit la célébration des 50 ans d’indépendance de la Somalie ainsi que les célébrations de tous les événements qui ne sont pas mentionnés dans le Coran. (Reuters / Feisal Omar)

                            quand on sait que la grande majorité de ces moutons ne savent pas lire... et pour cause !!!

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