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Accueil du site > Actualités > International > Dette américaine : le débit du tonneau des Danaïdes s’emballe

Dette américaine : le débit du tonneau des Danaïdes s’emballe

Ligne de crédit illimitée : c’est en substance ce que les 2 gros poids lourds du financement immobilier américain Fanny Mae et Freddy mac, sous tutelle depuis Septembre 2008, ont trouvé dans la hotte du père Noël : de 200 milliards d’aide maximale octroyée par l’agence fédérale à chacune (1), ce plafond a été propulsé dans la plus pure pratique du Holden poker ; No Limit. La politique économique est donc clairement établie jusqu’en 2012 : « too big to fail » assorti de perfusion illimitée. Non seulement Obama n’entend pas stopper l’hémorragie, mais il amplifie l’alimentation du trou noir.

Le contexte était pourtant particulièrement morose : les 2 groupes ont respectivement enregistré une perte respective de 120 et 70 milliards de perte après 9 trimestres dans le rouge : « Les deux sociétés ont déjà prévenu que 2010 serait une année très difficile. Le marché immobilier américain a connu une correction de ses prix sans précédent et rien ne laisse envisager qu’elle soit aujourd’hui totalement achevée. Les niveaux de transactions restent historiquement faibles, et les saisies se poursuivent à un rythme élevé tandis que la construction ne repart pas » (2) Oui, les saisies immobilières s’envolent : 1,7 millions en 2008, 2 millions en 2009, et la prévision pour 2010 est de 2,4 millions (3)
 
Ce sauvetage de Noël s’explique par le fait que le département du trésor à admis que les pertes des deux géants pourraient largement excéder les 400 milliards de dollars (4). Mais la crainte ne s’arrête pas là, car, outre les ménages en difficulté, vient s’ajouter un nouveau sport national, pratiqué par des joueurs parfaitement solvables, venant rejoindre le rang des mauvais payeurs, volontairement.
 
Les risques de défauts de remboursements de crédits prennent des proportions inédites, et ne concerneraient pas seulement les emprunteurs en difficulté, mais aussi les « défauts de paiements stratégiques ». Dans un article de Slate (5), « Si les grandes sociétés et les milliardaires n’hésitent plus à ne plus rembourser leurs crédits, pourquoi les simples particuliers devraient-ils le faire ? », il est fait l’analyse d’un phénomène nouveau qui consiste pour un emprunteur en capacité de rembourser à ne plus payer délibérément afin d’allouer ses liquidités à d’autres destinations, notamment pour délaisser un bien gagé dont la valeur s’est effondré (6)
 
Selon l’agence S&P, le défaut de remboursements d’obligations vendues au public a doublé de 2008 à 2009. George Brenkert, Professeur à l’université de Georgetown, en appelle à la moralité ! C’est dire à quelle misérable argumentation il faut recourir, c’est dire qu’il n’existe aucune prise sur ce phénomène qui gagne la classe moyenne et la classe aisée.
 
Dans une optique de prévisionnelle, le 24 décembre (encore !), le sénat américain a voté un relèvement du plafond de la dette américaine, qui approchait la limite légale : celui-ci est passé de 12.104 milliards de dollars, à 12.394, plus de 80% PIB américain, ou encore 6 ans de recettes annuelles sans les dépenses (en 2007 déjà, Ivachov disait que les Etats-Unis étaient hypothéqués à 10 fois leur valeur) (7) , pour un budget abyssalement déséquilibré, 2104 milliards de recettes par an, pour des dépenses de 3521 milliards, et une dette pondérée sur du court terme, devant être refinancée au 2/3 sur 4 ans (8).
 
Cette irruption des défauts de paiement dans le milieu solvable, qui n’entend pas être le dindon de la farce de l’effondrement du marché, pourrait bien renforcer la spirale qui a plongé le pays dans une fuite en avant autodestructrice depuis le début de la crise.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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132 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 4 janvier 2010 10:25

    Merci pour cet article, John.
    Il s’agit là d’une nationalisation complémentaire des pertes de la finance.

    Et... pour compléter avec un autre aspect :
    http://www.lexpansion.com/patrimoine/immobilier/l-immobilier-commercial-flanche-menacant-la-reprise-americaine_222360.html

    Ha ha ha : ça menacerait la « reprise »... Mieux vaut être aveugle que de lire ça.

    « Une montée du taux de défaut sur ces emprunts risquerait de créer un cercle vicieux où les faillites de petites entreprises et de petites banques se nourriraient mutuellement. »
    Au moins, ils auront à manger.

    Sinon, quelqu’un a-t’il des nouvelles d’AIG.. ??? (ou le sujet est trop délicat.. ??)


    • John Lloyds John Lloyds 4 janvier 2010 11:15

      AIG, déjà nationalisé à 80% je crois, donc partie intégrante du trou noir qu’on va présenter au contribuable, qui lui a déjà coûté la modique somme de 80 milliards : une goutte d’eau, quand on n’est pas dans les centaines de milliards en terme de mendicité publique, on reste encore un nain smiley


    • plancherDesVaches 4 janvier 2010 13:47

      Petite remarque pour ceux qui votent principalement les premiers commentaires :

      IL Y EN A AUSSI PLUS BAS QUI SONT INTERESSANTS.

      Mais il faut les lire...


    • Loup des mers 4 janvier 2010 10:56

      Paul Jorion dans un vieux billet a formulé une hypothèse interessante :

      Les systèmes US et Chinois sont en train de converger vers un Capitalisme d’Etat.

      La pseudo-nationalisation de GM ou de piliers du secteur bancaire en sont les signes les plus marquant, ainsi que le jeu à trois maintenant de mieux en mieux rodé entre la FED, le trésor et Wall Street pour maintenir l’illusion, et conserver des prix et des taux tenables.

      Avec l’appauvrissement de la population et la crise de la presse, l’avenir se précise... et s’assombrit.

      L’UMP n’est pas en reste, qui a signé un protocole avec le PCC, qui ferme les yeux sur la condamnationde Liu Xiaobo, qui critique internet à tout bout de champs, qui fait monter la sauce sur l’Identité Nationale, et marque un tounant dans le raprochement entre Etat / Media / Banques / Capitaines d’industries.

      On entend partout qu’il n’y a pas de modèle alternatif aux US. C’est faux : il y en a toujours un et c’est le modèle vainqueur. Et actuellement ce modèle c’est celui de la Chine.


      • John Lloyds John Lloyds 4 janvier 2010 11:05

        « Les systèmes US et Chinois sont en train de converger vers un Capitalisme d’Etat »

        Oui, aux Etats-Unis, ils appelent ça (très péjorativement) le socialisme smiley

        Voir aussi ce très interessant article de la chronique Agora qui présente les similitudes entre l’économie japonaise et américaine (et on sait dans quelle catastrophe déficitaire se trouve le Japon aujourd’hui), et qui conclut par :

        « Les dépenses gouvernementales empêchent le PIB de s’effondrer. Mais c’est un PIB bidon... constitué de subventions gouvernementales, d’usines à gaz et de chèques à l’industrie financière »


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 janvier 2010 14:19

        @ Loup des mers


         La fusion Etat-Capital est déjà planifié depuis longtemps. La crise financière actuelle évince simplement le capitalisme qui n ’est PAS en symbiose avec l’État.


         Garder le dollar comme référence pendant qu’on en ramène la valeur à sa réalité rendrait impossible les échanges commerciaux internationaux et est inacceptable. La crise actuelle ne peut se terminer que par l’émission d’une nouvelle monnaie.



        Pierre JC Allard

      • Alpo47 Alpo47 4 janvier 2010 11:03

        Je pense qu’économiquement, les USA sont condamnés à la banqueroute.
        Le « chateau de cartes » qui tenait lieu de système financier est en train d’apparaître dans sa fragilité et son horreur...
        La seule question qui n’ait pas encore de réponse, c’est : Quand ?


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 janvier 2010 11:56

          Ils ne feront jamais faillite vu qu’ils peuvent imprimer autant de ( vrais ) dollars qu’ils le désirent !

          Ils vont régler leur dette par de l’inflation et de la dévaluation.

          C’est pourtant pas difficile à comprendre vu que leur dette est libellée en ... dollars !


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 janvier 2010 12:01

          Pour faire fortune :

          1° Emprunter plein de dollars à rembourser en dollars

          2° Convertir la somme en Euros

          3° Attendre

          4° Reconvertir une partie de la somme en dollards pour rembourser le prêt

          5° Garder la différence



        • John Lloyds John Lloyds 4 janvier 2010 12:11

          @AF

          Inflation ? Pas sûr. Regardez l’excellente analyse d’Abadie dans le dernier lien :

          "Ce graphique nous montre clairement le problème : la majorité de la dette publique US est une dette de court terme : 53% de cette dette devra être remboursée dans moins de 2 ans, 67% dans moins de 4 ans, 75% dans moins de 5 ans.

          Cette structure oblige l’état à se refinancer en permanence, c’est à dire à souscrire de nouveaux emprunts pour rembourser les précédents (et financer en plus son déficit).

          Vu cette structure de dette à large dominante court terme, l’Etat ne profiterait que très peu d’une reprise de l’inflation, parce qu’il serait obligé de refinancer en moins de 4 ans les 2/3 de sa dette, et que ce refinancement se ferait alors au prix fort (en cas de reprise inflationniste, les taux flambent). Cette proportion de la dette sensible aux taux est, en fait, encore plus élevée si on prend en compte les TIPs, qui sont immédiatement impactés par une variation du taux d’inflation"

          Personnellement, je crois plus à la solution ultime, celle dont personne ne veut parler.


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 janvier 2010 12:22

          Vous semblez « oublier » que leur banque centrale peut créer autant de dollars qu’il le faut pour rembourser les emprunts : ce qui créera de l’inflation et de la dévaluation mais dopera leurs exportations tout en freinant leurs importations.

          Ce sont les détenteurs d’obligations en dollars qui vont le sentir passer !


        • Dan2012 4 janvier 2010 12:23

          Juste une petite correction 4/ ne pas rembourser !! permet de s’enrichir plus vite


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 janvier 2010 12:32

          Oui mais alors, quand on est un particulier ou une petite entreprise on se fait saisir ce qui me semble contre productif ...



        • Traroth Traroth 4 janvier 2010 12:35

          @Alois Frankenberger : Convertir en euro n’est peut-être pas la meilleure solution, vu la situation assez catastrophique ici aussi. Mieux vaut convertir en or : c’est la valeur refuge quand le sang se met à couler dans les rues, ce qui ne saurait tarder...


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 janvier 2010 12:38

          Il m’avait semblé que l’or était déjà à des niveaux stratosphériques et qu’il était dés lors très risqué de spéculer là dessus ...


        • Gavroche Gavroche 4 janvier 2010 12:55

          @John : d’accord avec toi John, ils n’ont pas préparé les camps FEMA pour les écureuils


        • John Lloyds John Lloyds 4 janvier 2010 14:51

          « Vous semblez  » oublier « que leur banque centrale peut créer autant de dollars qu’il le faut pour rembourser les emprunts »

          Oui, mais ça reste discutable, créer de la monnaie fiduciaire juste pour payer les intérêts exhorbitants de l’inflation, sans même commencer à rembourser le principal ... Il faudrait faire une simulation financière. La position d’Abadie reste malgré tout très pertinente.

          @Gavroche
          J’espère pouvoir vivre assez longtemps pour voir comment ils vont les y envoyer, dans les camps de la FEMA. Si une bonne partie des amerloques resteront des moutons, il reste un bon noyau pire que les corses, j’ai été ahuri de voir comment les stocks de munitions se sont faits dévalisés là-bas les derniers mois. Pour ceux-là, je crois que les blackhawk n’y suffiront pas.


        • Traroth Traroth 4 janvier 2010 15:04

          « Personnellement, je crois plus à la solution ultime, celle dont personne ne veut parler » : Je suis curieux. Que voulez-vous dire ? Parlons-en, au contraire !


        • John Lloyds John Lloyds 4 janvier 2010 15:33

          @Traroth

          Comment aujourd’hui penser que les Etats-Unis vont rembourser leur dette ? Si on part du principe, plus qu’hypothétique, qu’ils la financeront avec la croissance, tout en ayant une industrie manufacturée en chute libre, ou, pour reprendre le terme de Jim Rogers, en ayant plus rien à vendre, à part du tertiaire douteux, combien de temps leur faudra-t-il ? 30 ans ? 60 ans ? un siècle ?

          Restait l’inflation, ou l’hyperinflation. Personnellement, je commence à douter de cette éventualité, pour les raisons que j’ai indiquées plus haut.

          Reste donc la dernière solution, sujet tabou ; la guerre. Mais là, l’affaire est coriace, car derrière l’Iran, il y a la Chine et la Russie ...


        • Traroth Traroth 4 janvier 2010 16:22

          La crise actuelle est la preuve éclatante que les dettes des grandes entreprises, en commençant par les banques ont tendance à devenir « tout naturellement » les dettes du pays. Le problème qu’on a sous les yeux est donc in fine un problème d’endettement de l’état. Et je ne vois pas trop comment une guerre pourrait résoudre ce problème-là...


        • heliogabale boug14 4 janvier 2010 16:59

          et pourquoi pas la banqueroute ?
          croyez-vous vraiment que les banquiers pourraient faire quelque chose à cela ?


        • John Lloyds John Lloyds 4 janvier 2010 16:59

          C’est pourtant l’endettement national de l’Allemagne qui fut une des causes principales de la seconde guerre mondiale, et les éléments déclencheurs se ressemblent étrangement : protectionisme économique, militarisation extrême des pays, bulle financière, politique extrême du ministre de l’économie d’Hitler, le banquier Hjalmar Schacht.

          La situation est relativement bien transposable : il suffit de remplacer le dictateur Hitler par le dictateur Obama. Je pense simplement que les choses iront plus vite, la dictature actuelle est déjà en place.


        • Traroth Traroth 4 janvier 2010 17:11

          Transposable, c’est vite dit. Personne n’a jamais prétendu à ma connaissance que déclencher la seconde guerre mondiale était une solution valable (au sens efficace) aux problèmes économiques de l’Allemagne.


        • John Lloyds John Lloyds 4 janvier 2010 18:10

          Ha mais personne n’a jamais dit que la guerre était une solution valable. Le problème, c’est qu’on a du mal à en voir une autre. Que fera le gouvernement français quand il aura sur les bras un million de chomeurs en fin de droit tous les ans ? Qui va acheter sa dette ? Les banques centrales ne pourront pas faire tourner les photocopieuses éternellement.


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 janvier 2010 18:30

          Si si les banques centrales peuvent faire tourner les photocopieuses éternellement : c’est toujours préférable à la troisième guerre mondiale et ses jolis champinions atomiques !

          Faudrait être vachement givré pour préférer la guerre à la photocopieuse !

          C’est ceux qui ont plein de devises et d’obligations qui vont morfler parce qu’ils ne pourront strictement rien faire pour empêcher leur patrimoine financier de se déprécier.


        • John Lloyds John Lloyds 4 janvier 2010 19:10

          « Si si les banques centrales peuvent faire tourner les photocopieuses éternellement  »

          A condition de trouver des lampistes qui achètent de la dette éternellement. Pourquoi pas, même si c’est inédit, mais sur ce coup, je reste sceptique


        • Traroth Traroth 5 janvier 2010 00:17

          « Ha mais personne n’a jamais dit que la guerre était une solution valable. Le problème, c’est qu’on a du mal à en voir une autre » : La seule solution serait donc une non-solution ? A quoi est-ce qu’elle avancerait qui que ce soit ? Et donc qui en déciderait et pour quelle(s) raison(s) ?


        • John Lloyds John Lloyds 5 janvier 2010 01:41

          Mais l’histoire, depuis la nuit des temps, est un cumul de non-solutions. Vous pensez peut-être que les guerres puniques, l’inquisition, ou la seconde guerre mondiale, étaient des solutions ? Tout ce qui est toujours arrivé a toujours été au pire. ça n’a jamais été une solution, et pourtant c’est arrivé.


        • Traroth Traroth 5 janvier 2010 11:13

          Vous éludez la question, qui est : qui pourrait décider d’une guerre, pourquoi et contre qui ?


        • Traroth Traroth 10 janvier 2010 13:55

          « Mais l’histoire, depuis la nuit des temps, est un cumul de non-solutions » : Rien n’est plus faux. Penser qu’on déclenche des guerres sans raison est excessivement naïf. La raison inoquée n’est pas forcément la bonne (rarement, en fait), mais il y en a forcément une. Donc si la crise n’est pas une raison pour déclencher une guerre, c’est qu’il y en a une autre. Laquelle ?


        • dom y loulou dom 10 janvier 2010 14:08

           parce que les maîtres du common wealth qui en appellent à la destruction rapide de 3 milliards d’êtres humains ne sont pas complètement « givrés » ?


          N’oubiez pas que les Rothschils, empereurs des marchands d’armes, sont les maîtres du common wealth.

          Et qu’ont besoin des marchands d’armes pour que leurs usines tournent à plein régime ? 

          Et nos états se sont endettés massivement auprès de ces gens !!!

          FOLIE, trahison à l’humanité ou duplicité complète ou encore naïveté sans bornes ?


        • Marc Viot Marc Viot 4 janvier 2010 12:04

          Ce qui est m’interroge toujours un peu avec ce type d’article et de commentaires, c’est le plaisir qui semble pris à nous décrire une déchéance, presque ... espérée ?

          Cela ressemble beaucoup au frisson d’adrénaline qu’éprouverait un curieux avant de s’obliger à un lâcher-prise salutaire smiley

          Cela pourrait-il provenir d’une implication personnelle jugée trop ... irresponsable par le passé ?


          • plancherDesVaches 4 janvier 2010 12:34

            Hé hé...

            Mais pour être irresponsable, encore faut-il qu’il existe des responsabilités à prendre.
            Hors, cela fait bien longtemps que les peuples se sont fait voler toute possible responsabilité.


          • Traroth Traroth 4 janvier 2010 12:39

            « Si voter changeait les choses, ça ferait longtemps que ce serait interdit ! »

            Coluche


          • Traroth Traroth 4 janvier 2010 12:41

            Obama est l’illustration vivante de la plaisanterie de Coluche. Parler d’opposition entre Démocrates et Républicains ne peut plus faire que doucement rigoler !


          • Marc Viot Marc Viot 4 janvier 2010 13:04

            @plancher
            >Mais pour être irresponsable, encore faut-il qu’il existe des responsabilités à prendre.

            Dans le contexte, le sentiment de responsabilité auquel je fais allusion est évidemment subjectif.

            Je m’interroge sur l’origine de cette « adrénaline » et surtout sur le plaisir pris à le laisser-aller sans contrôle ...


          • plancherDesVaches 4 janvier 2010 13:38

            Désolé, mais je ne sais plus faire dans le subjectif. J’ai déjà trop donné.

            Je préfère maintenant constater des FAITS plutôt que de gober des DISCOURS.

            Concernant l’adrénaline, et malgré tout l’enfumage et la désinformation qu’on nous distille subrepticement, les peuples semblent tout de même avoir gardé en mémoire la crise de 1929 pour en connaître les conséquences.

            Hé oui, les gueux sont parfois moins cons qu’on voudrait qu’ils soient.

            Autre dimension : le laissez-aller sans contrôle ...
            Dites-moi précisement quel est votre VRAI pouvoir de contrôle sur quoique soit. Je pourrais alors vous prouver que vous êtes, comme nous tous ici, un simple gueux bien inclu dans le système.

            Veuillez aussi noter que j’ai horreur de l’anarchie ou de la violence. Mais les choses sont allées trop loin.
            Et la nature veut un retour de balancier.


          • R.L. 4 janvier 2010 14:54

            « Cela pourrait-il provenir d’une implication personnelle jugée trop ... irresponsable par le passé ? »

            Pour ma part, c’est exactement le contraire : je n’ai jamais aimé le modèle américain (anglo-saxon) responsable de la très mauvaise situation et des injustices depuis plus de 20 ans...


          • Marc Viot Marc Viot 4 janvier 2010 15:06

            >Désolé, mais je ne sais plus faire dans le subjectif. J’ai déjà trop donné.

            Subjectif : interprétation/opinion personnelle - par définition tout jugement porté, opinion ou ressenti relève de la subjectivité (cad de la personne).
            Exemple très paradoxale : l’expression « Désolé, mais je ne sais plus faire dans le subjectif. » est subjective car elle vous est propre. Tout ce qui relève de l’ego est subjectif, dans le sens où subject = relatif au sujet = relatif au je.

            >Je préfère maintenant constater des FAITS plutôt que de gober des DISCOURS.

            « Constater des faits », c’est porter un regard individuel et donc subjectif sur la réalité.
            « Gober des DISCOURS ». c’est se faire dominer par le regard d’autrui sur sa propre réalité.

            Les deux attitudes sont subjectives. Seulement dans le premier cas la subjectivité s’assume complètement : « Je constate », plus que dans le deuxième : « je gobe »

            Ainsi dans le cas présent, je m’adresse à l’auteur en tant que personne. Alors que dans votre attitude, vous semblez interpréter ce « fait » comme si ma réaction visait d’autres personnes.

            Un FAIT (ma réaction) donne DEUX interprétations - la mienne qui se veut cibler sur l’auteur et la votre qui semble étendre sa portée.

            Il y a donc deux regards « subjectifs » sur un même fait « objectif » et donc forcément deux façons de l’appréhender.

            >Concernant l’adrénaline,

            Vous vous y connaissez en adrénaline de « John Lloyd » ? - Ou répondez vous parce que vous ressentez vous aussi un certain plaisir dans ce genre de situation ?

            >Hé oui, les gueux sont parfois moins cons qu’on voudrait qu’ils soient.

            Petite précision subjective : Pour moi, un con n’est pas un ignorant. L’ignorant ne peut pas comprendre. Un con est quelqu’un qui décide - de manière plus ou moins inconsciente, mais volontairement - de ne pas comprendre.

            >Autre dimension : le laissez-aller sans contrôle ...
            >Dites-moi précisement quel est votre VRAI pouvoir de contrôle sur quoique soit. Je pourrais alors vous prouver que vous êtes, comme nous tous ici, un simple gueux bien inclu dans le système.

            Je veux bien que les faits soient objectifs. Par contre, ces faits vous parviennent par vos sens et sont interprétés par votre filtre. Ce que vous décrivez comme des faits relèvent donc complètement du regard que vous portez sur eux.
            Ainsi, j’ai le choix du regard que je porte sur la réalité, j’ai conscience de ce choix, des réactions que ce regard engendre chez moi comme chez autrui et en cela j’ai un vrai pouvoir de contrôle sur la seule réalité que je puisse connaitre ... la mienne smiley

            >Veuillez aussi noter que j’ai horreur de l’anarchie ou de la violence. Mais les choses sont allées trop loin. Et la nature veut un retour de balancier.

            Paradoxal, vous dites à la fois que vous avez horreur de l’anarchie, et que vous voulez reprendre le contrôle de la réalité ... (pour moi dire « la nature veut » doit être compris comme « ma nature veut ... »)

            Pour préciser la nature de mon intervention, je dois dire que si je comprends l’intérêt de l’article et des sujets qui y sont abordés. Je m’inquiète un peu plus de l’attitude qui consiste à prendre plaisir à voir la réalité perdre de son sens sans proposer ou au moins tenter de proposer d’alternative.

            Cette attitude me parait totalement irresponsable, voir malsaine.


          • plancherDesVaches 4 janvier 2010 15:25

            Et je viens, grâce à mon « filtre », de comprendre votre « métier ».
            Ou plutôt, votre passion.
            Et vous plains.

            Retrouvez l’enfant qui est en vous et vous permet de communiquer avec un autre sans vous poser des questions d’analyse freudienne smiley

            En gros : sortez de vos livres.

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