Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Discours de Tsipras

Discours de Tsipras

Permettez-moi de ne pas mettre le moindre grain de sel à ce discours, puis à ses commentaires et programme de manifestations et rencontres ; car tout ceci est déjà assez long.

Merci.

 

JPEG

 

Discours d’Alexis Tsipras devant l’Assemblée nationale grecque (5 juin 2015)

08 juin 2015 | Par Dimitris Alexakis (http://www.mediapart.fr/)

Débat parlementaire tenu à la demande du Premier ministre grec Alexis Tsipras, conformément à l’article 124Α du règlement de l’Assemblée nationale grecque, dans le but d’informer les membres du Parlement sur les négociations en cours.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les député(e)s,

Si j’ai demandé, en invoquant un article du règlement, la tenue de ce débat extraordinaire, c'est que nous nous trouvons aujourd’hui dans la dernière ligne droite mais aussi au point le plus critique des négociations.

Il m’a semblé nécessaire que l’ensemble des députés, que les partis politiques et le peuple grec soient solennellement informés du point où nous nous trouvons ― mais surtout de la direction dans laquelle nous souhaitons aller.

C’est ainsi que je conçois la responsabilité démocratique qui m'incombe à l’égard de l’Assemblée, des partis et des citoyens et c’est la raison pour laquelle j’ai dit, dès le début de ce processus crucial, que nous n’avions rien à cacher au peuple grec et que nous ne devions pas non plus agir à son insu.

C’est pour lui que nous négocions et pour lui que nous luttons, en toute responsabilité, afin de parvenir au meilleur accord possible.

Nous n’avons donc rien à cacher.

Mesdames et Messieurs les député(e)s,

Dès les premiers instants, le nouveau gouvernement a proclamé qu’il recherchait une solution européenne à la question grecque.

Un accord « mutuellement profitable », comme nous l’avons maintes fois souligné, qui délivrera la société et l'économie grecques de la spirale déflationniste de ces sept dernières années en mettant fin à l'austérité, en rétablissant la justice sociale, en apportant enfin une solution réelle au problème majeur de la dette.

Nous ― la Grèce, mais aussi l’Europe tout entière ― avons besoin de cette solution globale, de cette solution européenne pour refermer le cycle périlleux de la crise qui s’est ouvert en 2008.

Cette solution pourrait augurer d'une nouvelle ère pour le projet d'intégration européenne ; ce serait un signe fort attestant que l’unification et la monnaie commune constituent des avancées historiques irréversibles et que la stratégie des États associés à cette expérience est une et indivisible.

Ces positions claires et fondamentales, nous les avons défendues, au cours de négociations longues et intenses, lors de plusieurs rencontres au sommet, de discussions à l’Eurogroup, d'entretiens avec les dirigeants politiques et les responsables des Institutions et, au niveau technique, dans le cadre du « Groupe de Bruxelles ».

Nous avons enfin fourni la preuve de notre attachement à l'idée européenne en soumettant la semaine dernière aux Institutions et aux dirigeants européens une proposition d’accord globale.

Cette proposition a démontré que nous étions sincèrement disposés à parvenir à un compromis ; loin de refléter les positions propres du gouvernement grec, elle intégrait les résultats des négociations menées au sein du Groupe de Bruxelles. Elle se fondait sur un terrain d'entente dégagé par trois mois d’âpres négociations. C’était en ce sens une marque claire du respect que nous avons pour le processus de négociation et pour nos interlocuteurs.

Cette proposition est à ce jour la seule base réaliste permettant de parvenir à un accord qui respecterait le mandat populaire du 25 janvier et les règles communes régissant l'union monétaire.

La première caractéristique de cette proposition est la réduction des excédents primaires, que les Institutions acceptent désormais ; les excédents élevés que prévoyait le programme antérieur n’étaient en effet qu’un autre nom de l'austérité.

Mais cette proposition ne constitue une base de discussion qu'à la condition d'être prise dans son ensemble. Ses mesures les plus difficiles ne sauraient lier le gouvernement hellénique et être mises en œuvre en l'absence d'une solution globale. Les mesures qui y sont décrites ne prendront effet que si le théâtre d'ombres de ces cinq dernières années prend fin ― ce théâtre d'ombres qui a aggravé le problème de la dette et maintenu le pays dans la crise.

Mesdames et Messieurs les député(e)s, ne nous voilons pas la face :

Les réformes qu’exigent nos partenaires pour clore le programme ne constituent pas le coeur de ces négociations. L’essentiel est de mettre un terme au cercle vicieux d’une crise ne cessant de s’alimenter elle-même. Cela ne deviendra possible que si nous changeons de mode opératoire, que si nous mettons un coup d’arrêt à cette austérité porteuse de récession, que si nous apportons dans le même temps une solution digne de ce nom au problème de viabilité de notre dette publique. C'est seulement ainsi que l'économie grecque redeviendra un terrain sûr pour les investisseurs et les marchés.

L’action réformatrice du gouvernement grec ne portera ses fruits que si une véritable solution au problème de la dette est trouvée. Une véritable solution et non une simple référence, non une simple promesse ― comme cette décision de l’Eurogroup de novembre-décembre 2012 qui n’a jamais été suivie d’effets.

Sans cela, tous les efforts du monde ne nous permettront pas de sortir du cercle vicieux de l'incertitude, principal obstacle à la relance de la croissance en Grèce.

Et j'ai la conviction que personne en Europe ne souhaite prolonger l'incertitude, que personne ne désire que nous continuions à avancer sur cette corde raide, sous le coup d’une menace perpétuelle ; personne, à l’exception peut-être de certaines voix qui s’emploient à diviser mais demeurent, je le crois, minoritaires.

Notre principal souci, par conséquent, doit moins être la gestion politique de l'accord que sa viabilité économique.

C’est pourquoi il m'est souvent arrivé de dire que ce n’était pas d'un accord que nous avions besoin, mais d'une solution ; une solution définitive, tant pour la Grèce que pour l'Europe : une solution qui mettra fin une fois pour toutes au débat sur la sortie de l’euro, débat qui agit fréquemment à la manière d’une prophétie auto-réalisatrice ; une solution qui mettra fin à cette politique d'excédents primaires exorbitants, inaccessibles, aux politiques d’austérité, et qui garantira la viabilité de la dette.

Tel est l’enjeu principal de la négociation actuelle ; l'austérité, imposée au nom du remboursement d'une dette insoutenable, a constitué le noyau de la politique des mémorandums ― d'une politique marquée par cinq années d'échec.

Parler ici d’échec n’est pas une figure de style. Cet échec est désormais reconnu dans le monde entier par une majorité écrasante d’intellectuels, d’économistes et de dirigeants politiques, mais d’abord, avant tout, par l'opinion publique. Cet échec n’a pas été seulement sanctionné par le peuple grec lors des dernières élections ; il ressort clairement des chiffres de l’endettement, des marqueurs des inégalités sociales et des indicateurs de compétitivité d'une économie grecque qui, sous l’effet d’une dévaluation interne particulièrement sévère, ne s’est en cinq ans jamais redressée.

Mesdames et Messieurs les député(e)s,

Je dois ici avouer devant vous et devant le peuple grec que la proposition qui m’a été remise avant-hier, à Bruxelles, par le Président Juncker, de la part des trois Institutions, m'a désagréablement surpris.

Jamais je n’aurais pu croire que l’on nous soumettrait une proposition ne tenant aucun compte du terrain d’entente de ces trois mois de négociations.

Jamais je n’aurais pu croire que les efforts sincères accomplis par le gouvernement grec afin de parvenir à une solution juste et globale seraient interprétés par certains comme une marque de faiblesse.

Jamais je n’aurais pu croire, surtout, que des responsables politiques, et non des technocrates, échoueraient à comprendre qu’au bout de cinq années d'austérité dévastatrice il ne se trouverait pas un seul député grec pour voter, dans cette enceinte, l’abrogation de l’allocation accordée aux retraités les plus modestes ou l’augmentation de 10 points de la TVA sur le courant électrique.

Car je pense qu'aucun député grec ne pourrait voter cela.

[En se tournant vers la droite de l’Assemblée :]

Et si je me trompe, libre à vous de me démentir.

Malheureusement, les propositions soumises par les Institutions sont clairement irréalistes et constituent un recul par rapport au terrain d’entente construit ― bien péniblement, il est vrai ― au cours de ces négociations.

Le gouvernement grec ne peut en aucun cas consentir à des propositions absurdes à la faveur desquelles une avancée ― ce que de faibles excédents primaires permettraient de gagner ― serait aussitôt annulée par des mesures accablant les retraités modestes et les ménages grecs à moyens revenus.

Et je veux croire que cette proposition n’a été pour l'Europe qu’un moment malheureux, ou qu’une ruse de mauvais goût, et qu’elle sera très vite retirée par ses initiateurs.

Je considère néanmoins de mon devoir, avant d’arrêter les décisions finales et de répondre officiellement aux Institutions, d’écouter attentivement, à cette heure cruciale, l’avis des partis politiques.

Si le gouvernement grec porte naturellement la responsabilité la plus grande, je souhaite entendre aujourd’hui l'opinion de l'opposition ; dites-nous, la main sur le cœur et sans perdre de vue votre responsabilité patriotique, si vous nous invitez à accepter la proposition présentée par les Institutions ou si vous vous prononcez contre.

[Applaudissements.] 

Ces temps derniers, vous avez critiqué le gouvernement de façon virulente (et la critique, qui est la quintessence de la démocratie, est bien sûr bienvenue) en nous reprochant de ne pas signer l’accord, alors que le temps pressait.

Maintenant que vous avez une connaissance précise de ce que l’on nous demande de signer, nous vous invitons à dire avec la même précision si vous acceptez ou rejetez l'accord en question.

La proposition réaliste faite par le gouvernement grec n’est pas le seul élément attestant de son engagement en faveur de la perspective européenne de la Grèce ― d’une Europe dont les membres seraient égaux, d’une Europe solidaire.

Je veux à ce point rappeler que, depuis que nous avons pris en mains le gouvernement du pays, nous avons honoré des obligations extérieures de l'ordre de 7,5 milliards d'euros malgré l’asphyxie financière choisie par les Institutions comme tactique de négociation.

Que, depuis le mois de juin 2014, aucun versement n’est venu alimenter les caisses de l’État grec dans le cadre du programme de financement alors même que, depuis le 18 février, la Banque Centrale Européenne restreint l’émission de bons du Trésor ― restriction qui n’a désormais plus aucun fondement juridique puisque la validité de l'accord de prêt a été prolongée et que la Grèce négocie dans le cadre même de ce programme.

Il ne s’agit plus seulement d’une question de droit ni même uniquement d’une question politique. L’étranglement financier d’un pays constitue désormais un problème éthique entrant en collision avec des principes élémentaires, avec les principes fondateurs de l'Europe ― ce qui soulève un certain nombre d’interrogations légitimes quant à l'avenir même de l'Europe.

Ceux qui en Europe s’honorent de cette tactique sont, j’en suis sûr, peu nombreux.

Le moment est donc venu pour tous de faire la preuve, en Grèce mais surtout en Europe, qu’ils travaillent à rechercher une solution et non pas à soumettre et à humilier un peuple tout entier.

Et s’ils travaillent à humilier ou à soumettre, qu’ils sachent qu'ils obtiendront dès lors le résultat inverse.

[Applaudissements.]

Ce que je formule là, mesdames et messieurs les député(e)s, n’est pas une menace mais un constat ― nul besoin d’étudier les sondages pour le comprendre ; il suffit de s'entretenir avec les gens, dans chaque ville, chaque village, sur chaque place, dans chaque lieu de travail, au milieu de ces groupes amicaux où des Grecs de tous âges discutent avec angoisse, tous ces jours-ci, des événements en cours, et ne nous demandent qu'une chose :

De ne pas revenir sur nos justes revendications ;

[Applaudissements.]

De ne pas céder aux exigences déraisonnables, au chantage des créanciers.

[Applaudissements.]

Peut-être me demanderez-vous, non sans raison : dans ces conditions, sommes-nous près d'un accord viable ? Je répondrai la main sur le cœur : malgré la reculade d'avant-hier, ma conviction est que nous en sommes maintenant plus proches que jamais, et je veux vous expliquer pourquoi.

En premier lieu parce qu'il est désormais clair pour l'opinion publique européenne et mondiale que la partie grecque a proposé un cadre réaliste de solution et ne se montre ni intransigeante, ni indifférente aux besoins de ses partenaires, aux règles régissant l'union monétaire, aux demandes formulées par les opinions publiques d'autres Etats-membres.

En deuxième lieu, et c’est sans doute le point le plus important, parce qu’en dépit des prévisions contraires et des conditions défavorables de ces derniers mois, nous avons tenu bon.

Nous avons persisté et nous avons tenu bon ; nous avons négocié, debout, en préservant la sécurité du peuple grec.

[Applaudissements.]

Désormais, après la décision prise hier par le Fonds Monétaire International de repousser à la fin du mois le paiement des traites de remboursement, il apparaît clairement ― chacun s’en rend compte, et les marchés au premier chef ― que personne ne souhaite la rupture.

Désormais, le temps n’est pas compté seulement pour nous, mais pour tous.

Certains seraient donc bien inspirés de ne pas préjuger trop vite des événements, de ne pas tirer de conclusions hâtives.

L'approche réaliste de la partie grecque est la seule ligne de négociation sérieuse permettant de parvenir à un accord durable.

Et plus il apparaîtra que la question grecque n’est pas isolée mais concerne l'ensemble de la zone euro, ses perspectives, le futur et les perspectives de l'économie mondiale, plus grandes seront nos chances de voir nos partenaires se ranger au réalisme des propositions que nous leur avons soumises.

 

Mesdames et Messieurs les député(e)s, je voudrais pour conclure résumer l'objectif stratégique du gouvernement grec dans les négociations en cours :

  • 1) Faibles excédents primaires, d’ores et déjà acceptés par nos partenaires, et qui représentent pour le peuple grec un gain de 8 milliards d'euros (pour la prochaine année et demie) et de 14 milliards d'euros pour les cinq années à venir.
  • 2) Réduction ― restructuration de la dette.
  • 3) Protection des pensions de retraite et du salaire réel.
  • 4) Redistribution des revenus en faveur de la majorité sociale. L’augmentation nécessaire des recettes de l’État pose évidemment la question de savoir qui en supportera la charge : les revenus faibles et moyens ou les revenus élevés ― et en particulier ceux qui, ces cinq dernières années, n'ont pas payé leur part à l’écot de la crise ?
  • 5) Rétablissement des négociations collectives et inversion du processus de déréglementation des relations de travail ― qui constituait selon nous un bastion idéologique essentiel de la politique des mémondandums. Je suis en mesure de vous dire que nous travaillons actuellement, en concertation avec l'Organisation Internationale du Travail, à un projet de loi en ce sens et que l’Assemblée nationale grecque, qui est souveraine, sera dans les jours qui viennent appelée à légiférer sur le rétablissement des conventions collectives dans notre pays.

[Applaudissements.]

  • 6) Programme d'investissement solide permettant de créer une onde de choc positive dans l'économie grecque, en mobilisant ses ressources dormantes.

Ces six grands principes constituent pour nous les axes majeurs d'un accord économiquement viable et socialement juste.

Notre effort, de toute évidence, sera jugé sur ses résultats.

Mais ce résultat dépendra aussi de la volonté du peuple grec de soutenir la ligne de négociation nationale, l’effort titanesque accompli par le gouvernement en faveur d’une solution juste et viable.

Il ne fait guère de doute que, dans les jours qui viennent, alors que nous entrerons dans la dernière ligne droite des négociations, nous ne serons pas épargnés.

Nous aurons besoin de sang-froid, de prudence, de sagesse et de soutien social et politique pour atteindre cet objectif national et parvenir au meilleur résultat possible.

L’heure est à présent celle de la responsabilité pour tous ; pour le gouvernement, avant tout, mais aussi pour tous les partis, pour l'opposition.

Je vous invite donc à soutenir avec sincérité cet effort national en laissant de côté, dans ces moments critiques, la ligne de l’opportunisme et de l’alarmisme.

Enfin, je veux assurer le peuple grec que, s’il peut être fier de cette difficile tentative, il peut aussi rester serein. Fier, car il est hors de question que le gouvernement cède à des exigences déraisonnables. Serein, car notre patience, notre persévérance dans la négociation et notre endurance porteront bientôt leurs fruits. Nous allons défendre de la meilleure façon possible le droit de tout un peuple à vivre dans la dignité, dans des conditions offrant une perspective de prospérité, de croissance, de progrès, le droit de tout un peuple à vivre dans des conditions de dignité et d'espoir, d'optimisme.

Et je suis sûr que nous réussirons.

Je vous remercie.

Vidéo de l'intervention : https://www.youtube.com/watch?v=J2P6r222n2I

[Traduit du grec par Dimitris Alexakis]

 

 

 

https://grecefranceresistance.wordpress.com/2015/06/04/lassociation-grece-france-resistance-fait-appel-a-donations-solidarite-avec-les-luttes-du-peuple-grec/

 

MANIFESTATION À PARIS LE 20 JUIN .SEMAINE EUROPÉENNE DE SOUTIEN AU PEUPLE GREC DU 20 AU 27 JUIN

 

Chères amies, chers amis,

En Grèce et dans de nombreux pays, l’Europe de l’austérité bafoue les droits fondamentaux des populations et la démocratie pour protéger les intérêts financiers. Elle érige des murs à ses frontières et provoque ainsi de terribles catastrophes humaines.

Aujourd’hui, l’Union européenne tente de faire plier la Grèce, d’étouffer les voix qui proposent une autre Europe, celle de la dignité, de la solidarité, de la justice sociale.

Du 20 au 27 juin se tiendra une grande semaine de mobilisation européenne. Ensemble, à Rome, à Berlin, à Londres, à Athènes, à Madrid, à Bruxelles, à Paris et dans de nombreuses autres villes, nous répondrons à l’appel des mouvements grecs « unis contre l’austérité et l’injustice sociale ».

En France, un appel à mobilisation a été lancé par des personnalités, organisations associatives, syndicales, politiques, sous forme d’une pétition que nous vous appelons à signer.

Des actions, débats, rassemblements se tiendront partout en France. Nous vous invitons à prendre part à leur organisation, voire à en initier dans vos quartiers, villes ou villages. Vous pouvez nous tenir informés sur les adresses suivantes : contact(at)audit-citoyen.org ; aveclesgrec(at)gmail.com

A Paris, une manifestation aura lieu samedi 20 juin après-midi de Stalingrad à la place de la République où se tiendront ensuite des assemblées citoyennes et un rassemblement festif (plus d’informations suivront à suivre dans les prochains jours).

Mobilisons-nous pour arrêter le massacre des droits et de la démocratie. Et pour dire aux institutions et dirigeants européens : non, vous ne nous représentez pas, cette Europe n’est pas la nôtre !

 Collectif Avec les Grecs 

et Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

 

Moyenne des avis sur cet article :  3.27/5   (11 votes)




Réagissez à l'article

82 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 11 juin 2015 10:39

    Grèce..pays de voleurs (déjà 280 milliards donnés à ce pays pour rien..)
    Il était en faillite avant d’entrer dans l’UE..les responsables Européen de l’époque devraient être traduit devant la justice...La gestion de ce pays est faite pour les magouilleurs...nous n’avons pas à payer pour ce pays (nous aussi nous sommes en faillite..)


    • alinea alinea 11 juin 2015 10:58

      @Le p’tit Charles
      Vous voulez dire : le peuple grec qui a été spolié ?


    • fred.foyn Le p’tit Charles 11 juin 2015 11:41

      @alinea...Avec son accord bien sur...profitant des magouilles à tous les étages.. !


    • alinea alinea 11 juin 2015 11:55

      @Le p’tit Charles
      Comme nous quoi !


    • fred.foyn Le p’tit Charles 11 juin 2015 12:32

      @alinea...Régime très particulier..rien à voir avec nous.. !


    • alinea alinea 11 juin 2015 13:30

      @Le p’tit Charles
      On peut toujours trouver que « le peuple » essaie de se débrouiller pour vivre, quitte à bosser au noir par exemple, et après on dira que c’est à cause de lui si les caisses de l’État sont vides !! Si notre situation empire, comme cela semble probable, on en arrivera peut-être au bakchich obligé pour avoir le moindre papier ; déjà cela se fait couramment à la DDE !!!
      Je pense que nous sommes à l’abri de rien...


    • fred.foyn Le p’tit Charles 11 juin 2015 14:08

      @alinea...En Grèce c’est le chaos depuis des années...pas d’impôts ni de charges..chacun pour soi...et merde pour les autres...Tout sous le manteau...résultat les caisses sont vides depuis très longtemps...Les dirigeants de l’UE le savaient..mais pour faire des carambouilles en prêtant de l’argent à ce pays (la France et l’Allemagne sont les plus gros donneurs..) ils ont fermer les yeux...digne d’un tribunal pour les condamner.. !


    • alinea alinea 11 juin 2015 14:45

      @Le p’tit Charles

      http://www.audit-citoyen.org/?p=6374

      voir " idée reçue n°3) !!


    • fred.foyn Le p’tit Charles 11 juin 2015 16:46

      @alinea...(Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette »...)...L’absurde au plus haut point...si nous empruntons nous avons augmentation de la dette..c’est des mathématiques de base..donc c’est pour notre pomme pas pour les politiciens...De toute façon nous devrons rembourser notre dette un de ces 4...plus de 2.000 milliards...dire que nous ne paierons pas est un pur mensonge...sans compter les intérêts sur ces 40 milliards.. ?


    • alinea alinea 11 juin 2015 16:49

      @Le p’tit Charles
      L’Argentine n’a pas tout payé !! Tout le monde sait que ce système qui fait que les États empruntent au privé est un système frauduleux ; qui l’a instauré ce système ?


    • oncle archibald 11 juin 2015 17:53

      @Le p’tit Charles : je confirme.


      Notamment au moment des JO Athènes a été le véritable paradis du travail au noir . Chaque athénien a loué des chambres de sa maison, fait bouffer comme un bistrot voire comme un bon restau, a voituré ceux qui habitaient chez lui dans la ville comme un taxi .. Bref .. Une énorme activité souterraine qui a échappé à tout impôt et à toute taxe sur lequel le gouvernement de l’époque a complètement fermé les yeux … Un une fois ce fric engrangé ?? Il faut le dépenser .. au black bien sûr ûisqu’il n’existe pas légalement ! Et la fête continue.

      Ceci n’est pas propre à la Grèce mais commun à quasiment tous les pays latins, à l’Espagne en particulier, en général avec la bénédiction des gouvernements par une démarche assez vicieuse. Je ne t’emmerde pas alors que tu triches, alors ne viens pas te plaindre … Mais à ce jeu il faut savoir garder une certaine proportion.

      Si l’économie « de surface » permet plus ou moins de faire tourner la boutique, tout va bien, et même très bien. C’était le cas en France jusqu’à maintenant : tu as de petites indemnités de chômage mais je te laisse faire de la menuiserie ou de la mécanique au black, finalement tu as plus de pognon que quand tu travaillais « pour de vrai » alors ferme là. 

      Ca se gâte si d’une part ceux qui devraient payer de gros impôts se démerdent par des jeux d’écriture vicieux à ne pas en payer, en toute légalité le plus souvent, et si l’économie est tellement ralentie que le travail au black fait couler les PME et les artisans. On y arrive !

    • tf1Groupie 11 juin 2015 18:23

      Quand on en est à justifier le travail au noir et la triche, on peut également justifier la mafia en Italie (« les pauvres, il faut bien qu’ils se débrouillent ! »), le trafic de drogue dans les banlieues et tout le reste.

      Parce que, finalement, tous ces « petits arrangements » avec les règles c’est excusable n’est-ce pas ?

      Et les gens honnêtes, ce ne sont que des pauvres naïfs ...

      D’ailleurs Alinea doit avoir son petit business illegal comme tout le monde.


    • alinea alinea 11 juin 2015 18:31

      @tf1Groupie
      Vous êtes bien grincheux !! je ne justifie rien, j’explique ; pour vivre, on se débrouille, c’est tout, comme on peut ; certains trichent pour plus de tunes, pas beaucoup ( sauf les artisans, c’est quasi dans leur charte !! )
      C’est bien mon style d’avoir un petit commerce juteux non déclaré !! mais j’avoue ne pas déclarer au fisc la remorque de crottin échangée contre un litron de vin !!  smiley c’est plutôt ça moi !!
      On parlait des Grecs fraudeurs, pas du tout, arnaqués par la corruption est plus exact !


    • oncle archibald 11 juin 2015 18:46

      @tf1Groupie et Alinéa : le travail au noir est une plaie ne serait-ce que parce qu’il fait passer pour des cons les « gens honnêtes » qui marchent dans les clous, paient tous leurs impôts, etc etc … On le constate et on constate son rôle de « soupape de sécurité » permettant à quelques uns de survivre alors qu’ils ne pourraient pas autrement. Ca ne le justifie pas, mais que faire sinon proposer un travail « blanc » et correctement rémunéré à ceux qui sont au chômage ou qui ont des salaires de misère. 


      Quand au subtil échange d’une bout elle de vin contre une remorque de fumier .... dommage que nous n’habitions pas à coté de vous Alinéa, ce serait avec grand plaisir, et j’ajouterai à cet échange qui me parait défavorable au propriétaire des équidés un pot des confitures que fait ma femme avec les fruits du jardin. Et n’en déplaise à la Groupie, je n’aurai pas du tout l’impression de léser qui que ce soit !

    • alinea alinea 11 juin 2015 18:59

      @oncle archibald
       smiley  ; ce serait avec plaisir oncle archibald !


    • tf1Groupie 11 juin 2015 19:23

      @alinea
      Si, bien évidemment que vous justifiez toutes les dérives, notamment lorsque vous inversez les valeurs en disant : « fraudeurs pas du tout, arnaqués est plus exact ».

      Parce que vous savez très bien que la Grèce a fraudé pour son entrée dans l’UE ; ensuite parce que les corrompus sont également des Grecs. La magouille et l’évasion fiscale sont quasiment institutionnels en Grèce.
      Alors quand les Grecs s’arnaquent entre eux, lesquels doit-on plaindre ?

      Moi je vais suivre votre raisonnement : je vais braquer une banque en disant que c’est normal parce que « on » m’a arnaqué.

      Vous défendez la malhonneteté parce que les uns malhonnêtes vous semblent plus sympathiques que les autres malhonnêtes.


    • alinea alinea 11 juin 2015 20:54

      @tf1Groupie
      Je défends le peuple face à son oligarchie ; et je sais bien que dans le peuple il n’y a pas que des anges !
      Mais comme je n’apprécie pas qu’on m’assimile à la politique de mon pays, je n’assimile pas les peuples à la politique de leur pays ; sauf peut-être quand les dirigeants sont soutenus ; ce qui n’est pas la cas en occident, peut-être cela commence-t-il en Grèce !
      je pense bien que lorsqu’on leur a dit qu’ils rentraient dans l’UE, ils ont été contents, ont pensé pouvoir devenir plus riches, et alors là, la corruption à tout va ; mais les corrompus étaient principalement les politiques, qui « défrayaient » leurs potes toubibs ou autres, qui se sont bien enrichis ( lisez le lien que j’ai mis plus haut) : mais le pêcheur mais le marin, hum, non ; ni le paysan !
      Bref ; quand quelqu’un est dans la merde on ne regarde pas de quelle manière il s’y est mis ; on l’aide ! La Grèce, capitaliste, va devenir une énorme ouverture pour les investissements, petits ou gros ; alors, cela n’aura pas été pour rien !
      Gare à ne pas s’enfermer ; j’ai vraiment honte de mon pays ! j’aimerais ne pas avoir honte de ses habitants !


    • fred.foyn Le p’tit Charles 12 juin 2015 07:46

      @alinea...Savez vous que nous avons remboursé (en intérêts) plus que la dette actuelle...alors dire que nous ne remboursons pas n’est pas exact... !

      Plus de 2.000 milliards d’euros en intérêts.... ?
      faut faire une analyse globale d’un du...et les impôts de notre pays ne couvrent plus les intérêts de la dette actuelle... !
      Donc nous remboursons bien notre dette...désolé !

    • alinea alinea 12 juin 2015 09:55

      @Le p’tit Charles
      Oui, je le sais, c’est, alors, que je vous avais mal compris !


    • leypanou 11 juin 2015 10:42

      " Jamais je n’aurais pu croire que l’on nous soumettrait une proposition ne tenant aucun compte du terrain d’entente de ces trois mois de négociations. " : qu’est-ce qu’il espère avec une Commission Européenne dirigée en plus par Jean-Claude Juncker ?

      On ne négocie pas quand on est en position de faiblesse : on se soumet. Et cela, l’UE l’a bien compris. Qu’est ce que l’UE a en à faire des millions de grecs dans une situation sociale insupportable ?


      • alinea alinea 11 juin 2015 10:52

        @leypanou
        Pourquoi tant l’avoir voulue alors ?
        Tabler sur l’intelligence et sur les arguments fournis quand on nous l’a fourguée, cette Europe, est la seule chose à faire ; quand il dit que les salauds sont une minorité, je pense qu’il sait ce qu’il dit ; pourquoi pas une onde de choc qui traverserait la conscience des politiques européens ? Quels pays forts en Europe du Sud et de l’Est ? La situation de la Grèce ôtera peut-être les oeillères de certains à défaut d’ôter l’arrogance des autres ! Après tout, il y a vingt huit pays dans l’Union !! et si c’est une union... !!


      • leypanou 11 juin 2015 11:12

        @alinea
        On ne peut pas vouloir une chose et son contraire en même temps. Accepter de vouloir rester dans l’euro, c’est accepter de facto la ligne économique. Tant que la Grèce est pieds et poings liés avec cette contrainte, elle ne peut pas négocier.

        Si la Grèce a une solution de rechange -et elle pourra l’avoir avec le BRICS, les autres commenceront à réfléchir et à négocier vraiment. Mais pas avant.


      • alinea alinea 11 juin 2015 11:55

        @leypanou
        L’UE, c’est aussi nous,non ? Enfin cela le devrait ; La Grèce tente de le prouver, elle mérite tous nos soutiens, et même plus ; que nous fassions pareil !
        Alors en France, on accepte tous la «  ligne économique » ? Ou bien on se fait tous emmancher ?


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 2015 18:46

        @alinea
        En 2005, 55% de Français ont dit non, un récent sondage montre qu’ils seraient 62% aujourd’hui.
        Pourquoi voulez-vous qu’ils se mobilisent pour sauver une Europe dont ils ne veulent pas ?


        Le FMI vient de quitter les négociations « il parle de divergences majeures avec la Grèce ».

        Tsipras et toute la Gauche européenne vivent dans une illusion, que les européens « sauvent l’Europe », comme l’explique l’autre illusionniste Jacques Généreux.


      • alinea alinea 11 juin 2015 19:05

        @Fifi Brind_acier
        Ce n’est pas une illusion mais un combat difficile !
        À l’heure actuelle, et si, au contraire on a le sens du réel, l’Europe est la première puissance mondiale, enfin presque, ou encore, je ne suis guère cela ; ce qui fait qu’au niveau international, cela donne des armes !
        Personnellement, j’aime les relations, les échanges, guère les contrats ; mais je me situe au niveau personnel, ce qui n’a rien à voir ! de toutes façons je rêve tellement d’un autre monde que rafistoler celui-là n’excite guère mes neurones !!


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 2015 19:43

        @alinea
        Mais les européens ne veulent pas de ce combat européen !
        Aucun peuple n’a jamais demandé à se retrouver dans cette usine à gaz.
        Aussi incroyable que ce soit, le premier referendum a porté sur l’entrée de l’ Angleterre dans la CEE. Les suivants ont porté sur diverses modalités, mais sur le principe même de la construction européenne, aucun pays n’a jamais été consulté. On leur a imposé l’ Europe.


        Ce qu’ils veulent ce sont des gouvernements qui s’occupent de leur pays et de l’intérêt général de la population. Pas de l’avenir de la colonisation américaine des pays européens.

        Dans ce conflit Tsipras / Troïka, ils voient bien que la Troïka se fiche des problèmes des Grecs. Pourquoi voulez-vous qu’ils s’épuisent à changer des Institutions qu’ils n’ont jamais demandé, et qui leur ont été imposées ? On peut se mobiliser pour son pays, pas pour être colonisés !

        L’ UPR soit censurée depuis 8 ans, parce qu’elle explique qu’on peut sortir de l’ UE, légalement, pacifiquement, et s’occuper nous mêmes de nos affaires.

        On ne peut pas être contre TAFTA, et pour l’ UE, car c’est la même chose : la domination des USA, de la finance et des multinationales. Le « rêve européen » est pure propagande, du même style que le « rêve américain ». En Grèce, en Espagne, au Portugal, c’est devenu un cauchemar.

        Tous les Empires se sont effondrés, celui ci s’effondrera aussi, car on n’oblige pas sur le long terme, des peuples à vivre ensemble, contre leur volonté et pour le bénéfice d’une minorité. 


      • alinea alinea 11 juin 2015 21:02

        @Fifi Brind_acier
        Bon, je ne vais pas redire que je ne suis pas pour l’UE !! Mais enfin les mailles du filet sont serrées, il faut jouer serré aussi !
        On n’a même pas la possibilité de demander un référendum !!
        Quant à l’empire, je suis sûre d’avoir publié ici ce que j’en pensais, ce que j’en pense ! Bien d’accord.


      • Daniel Roux Daniel Roux 11 juin 2015 10:51

        Nous le savons tous, la Grèce n’aurait jamais dû entrer dans l’euro et il serait préférable pour ses citoyens qu’elle en sorte.

        C’est d’ailleurs ce qui est également souhaitable pour la France afin que nous retrouvions notre indépendance et quittions enfin le camp des bellicistes, des assassins, de bombardeurs et d’affameurs de peuples.

        L’UE est, dès l’origine, un bébé US fait pour promouvoir et protéger les intérêts des riches actionnaires des multinationales, c’est à dire de l’oligarchie.

        Les hommes politiques sont corrompus jusqu’à l’os, des 2 côtés de l’Atlantique, le système est verrouillé, les citoyens réduits à des sujets, surveillés et encadrés sous des prétextes fallacieux et hypocrite de terrorisme, de blanchiment d’argent et même de pédopornographie qui ne trompent personne sur les véritables buts poursuivis : réduire au silence les opposants.

        Concernant spécifiquement la Grèce, la BCE et les gouvernements français et allemand, ont favorisé la fuite des capitaux des plus riches grecs, l’achat de la dette à des taux de 12% puis leur rachat par la BCE à leurs plus hauts cours, permettant aux banques de s’enrichir aux dépens des citoyens de l’UE.

        Tout cela est en réalité une énorme escroquerie à un niveau inimaginable pour le citoyen. Des centaines de milliards d’euros ont été transféré des peuples éprouvés vers les banques spéculatrices protégées par les scélérats au pouvoir.

        Que dit la presse officielle de tout cela ? Rien ou presque. C’est aussi cela le nouvel ordre mondial.


        • Alex Alex 11 juin 2015 11:10

          @Daniel Roux

          « Les hommes politiques sont corrompus jusqu’à l’os »

          Non, c’est bien pire : ils ont foi en leur système économique. 
          Ce sont des croyants fanatiques, l’exemple-type étant Hollande
          Des corrompus, on peut les mettre en prison ou les corrompre un peu plus.
          Mais contre des ayatollahs, il faut employer d’autres armes.

        • oncle archibald 11 juin 2015 17:58

          @Alex en France les ayatollahs on les soucoupe, on leur sort le tapis rouge, on les encenses … Voir tous les égards dont a bénéficié un certain Mousavi Khomeini notamment de la part d’une certaine gauche bobo intello coco.


        • oncle archibald 11 juin 2015 17:59

          @oncle archibald : on les coucoune ! putain de correcteur automatique d’orthographe qui écrit à sa guise et non à la mienne !


        • volpa volpa 11 juin 2015 11:53

          Ils vont se tourner vers la Russie.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 2015 18:57

            L’UE est une arnaque.

            Si le Gouvernement grec veut mener une politique différente de celle de la Commission européenne, une politique dans l’ intérêt général des Grecs, elle sort de l’ UE et de l’ euro, revient au drachme, fait un audit de la dette, rétablit la démocratie, emprunte à taux 0% à sa banque centrale et pas à 10%, passe des accords de coopération avec les BRICS etc.


            Mais Tsipras fait croire qu’en restant dans l’ UE, il va faire changer l’ UE, rêve !

            L’UPR a fait la liste de tout ce qu’un pays indépendant et souverain peut faire, après la sortie de l’ UE, sans rester pendu aux basques des banksters européens.
            « Le jour d’après la sortie de l’ UE ».

            • alinea alinea 11 juin 2015 20:57

              @Fifi Brind_acier
              Non ! Lis bien le discours ! mais il a très bien compris qu’ils peuvent déstabiliser l’UE ; et si les Espagnols s’y mettent ( les Français c’est même plus la peine d’en rêver), ça risque de bouger ; rien n’est immuable ! et tout s’accélère.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juin 2015 07:28

              @alinea
              Mais qu’est-ce qui a bougé exactement ?
              Le FMI vient de se retirer des négociations, il parle de « divergences majeures ».
              Je veux bien voir tous les progrès que vous voulez, mais lesquels ?


              Le fait que Standard & Poor a baissé la note de la Grèce à CCC ?
              Ce qui veut dire que les taux d’emprunts, qui sont déjà à + de 10%, seront encore plus élevés ?
              Où voyez vous le progrès concrètement ?

            • alinea alinea 12 juin 2015 09:52

              @Fifi Brind_acier
              question politique !


            • xantrius 11 juin 2015 23:25

              Merci Alinea pour la publication de ce discours !

              Je crois pour les Fifi et les Oncles avec leur Groupies c’est peine perdu. Soit ils ne le sont même pas lus ou ils sont tellement formatées que c’est hors de leur porté intellectuel.

              N’importe, « les choses » commencent à bouger, malgré les grincheux et aussi en France avec les rassemblements citoyen et le mouvement pour la 6e république. Entre « jamais » et « demain » c’est que un pas.


              • alinea alinea 12 juin 2015 00:26

                merci xantrius !! 


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juin 2015 07:30

                @xantrius
                Ce qui importe, ce n’est pas le super programme de Tsipras, c’est ce que la Troïka répond.
                La première réponse, c’est la baisse de la note par S&P à CCC, ce qui rendra encore plus cher les remboursements des intérêts de la dette. C’est ça, le progrès ?


              • bakerstreet bakerstreet 12 juin 2015 01:13

                On ne sait plus très bien où l’on en est : Commédie del’arte, ou drame antique, puis vaudeville. Les mots sont très forts : Grixit, troïka de l’autre coté, ils en ont plein la bouche....Les arguments ont déjà été donné 100 fois. A quoi bon les répéter. A voir le rejet populaire de l’europe, on pourrait croire que ce pays n’a qu’une envie : Se faire la malle de cette affaire au plus vite. 

                Et bien vous n’avez rien compris. Elle était la première à applaudir à la monnaie unique, qu’elle a vécu comme un rêve de casino, elle sera la dernière à en partir, se cramponnant à la chaloupe vide, tout en invectivant les allemands, les boches, premier financier tout de même dans cette affaire, mais pas assez généreux...Et d’abord, pour commencer, qu’ils paient cette dette de presque un siècle, sans qu’on nous demande des comptes ! Ce n’est pas le premier des paradoxes, dans cette affaire, qui abondent. Et qui ont l’art de jouer avec les allumettes qui ont allumé deux conflits mondiaux.
                Pourvu qu’on veule sortir du pathos outrancier, et tenter d’être rationnel, faut quand même admettre que ce petit pays a eu le chic pour mener les autres en bateau ! Les fais sont tout de même têtus : Elle a menti pour entrer dans l’UE, magouillé, continué de plus belle pour être aux forceps dans les clous tordus de la monnaie unique ; une fois cet eldorado gagné, elle s’est laissé vivre, mentant de nouveau sur son déficit abyssal, vivant une situation de rente infinie, laissant courir la dette, avec ce paris non avoué : Plus la dette sera considérable, moins on pourra la virer. ...
                Tsipras défend hardiment cette pyramide de Ponzi, et l’Europe borgne qui va avec, demandant une nouvelle ligne de crédit pour faire face aux échéances...
                On est prié d’avaler les couleuvres sans rire ! . les réformes ? 
                Ce sera pour les calangues grecques ! 
                Même sans être un grand argentier cynique, on ne peut être que surpris par les contradictions, les chantages, les sophismes, les simplifications abusives, l’amnésie, la critique borgne, etc...Sur fond de nationalisme. Non, pour moi, la Grèce n’a rien à voir de près ou de loin avec l’argentine et tsipras avec Chavez. Ou alors il faudrait admettre que ceux ci se sont cramponnés aux etats unis, au lieu précisément de prendre leur distance, et de jouer leur autonomie, en se débarassant des décombres du passé. Tsipras, lui , ne veut rien changer. Surtout pas sortir de L’UE. Tous les attitudes et les choix ont leur sens s’ils sont assumés. Mais l’attitude de la Grèce et de ses dirigeants aujourdh’ui est construit d’ambivalences et de paradoxes, qu ne s’expliquent que par des calculs de client surendété, qu ne veut surtout pas changer de banque. Mais surtout pas voler de ses propres ailes !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès