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Accueil du site > Actualités > International > Disunited States of America

Disunited States of America

La tourmente financière n’en finit pas d’inquiéter la planète. Mais le principal pays concerné est-il en mesure de la surmonter ?

Cette fois, ça y est. Depuis le temps que les Cassandre comparaient les Etats-Unis d’Amérique à un colosse aux pieds d’argile, on est servi. L’effondrement du système bancaire américain provoque la même stupéfaction que celle ressentie lors de la chute du mur de Berlin, qui annonçait de peu la fin de l’Union soviétique.

Pour l’instant, tout le monde se focalise sur les moyens d’enrayer la dégringolade et de calmer les traders. Cela finira bien par arriver. Mais que restera-t-il de l’économie capitaliste et surtout, qu’est-ce qui en sortira ?

Pour les USA en tout cas, ce n’est pas gagné. Déjà plombé par un déficit public formidable, et qui va fortement se renforcer grâce au plan Paulson, les citoyens étatsuniens sont eux-mêmes endettés jusqu’au cou au point que leur épargne est devenue négative. Il leur est donc impossible d’échapper à une récession qui va diminuer de plus en plus rapidement leur PIB.

Face aux tensions sociales considérables engendrées par cette situation, un facteur peu connu en Europe risque de faire sa réapparition : la tendance de certains états de l’Union à rejeter l’Etat fédéral. Plutôt que de partager ses richesses pétrolières, l’Alaska pourrait vouloir faire sécession. Certains états comme la Californie savent d’ores et déjà qu’ils seraient viables économiquement sans l’Etat fédéral. Et aucun d’entre eux n’a envie de payer les pots cassés de la politique financière désastreuse de Washington. Sans compter que de certains états racistes ne se géneraient pas pour afficher leur rupture avec un président noir.

Cela pourrait aussi signifier la fin du dollar US, et des dettes qui y sont attachées. Une purge radicale qui permettrait à une ribambelle de nouveaux états souverains de repartir sur des bases plus sûres. Et de jeter la consternation dans le reste du monde...

A quand le grand chambardement ? Nous n’aurons probablement pas très longtemps à attendre. Pour l’Union soviétique, il a fallu 2 ans.


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34 réactions à cet article    


  • Cug Cug 11 octobre 2008 11:34

     Il va forcèment se passer quelque chose, mais quoi ?


    • 1789reloaded 11 octobre 2008 22:07

      a la reponse a la question "que va t il se passer maintenant ?"
      la reponse apportee par les WEB BOT me semble credible...
      de nombreux site en parlent, en voici un
      http://www.neotrouve.com/?p=67


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2008 12:01

      Bonjour,

      Votre analyse est bien faite, beaucoup pensent que l’hégémonie américaine prend fin et qu’une recomposition du monde se produit avec un déplacement du barycentre économique vers l’Est. Cela dit, il ne faut pas croire que les States vont plonger comme l’URSS en 1991. Le rééquilibrage pourrait être lent mais bien appuyé.


      • wesson wesson 11 octobre 2008 13:23

        Bonjour Bernard,

        vous savez, les choses peuvent aller plus vite qu’on ne le pense, et plus on était haut, plus dure et rapide sera la chute.

        prenons un exemple du passé : En 1942, L’Allemagne nazie régnait sur presque toute l’europe avec le soutien d’une bonne partie de la population. En France, la popularité de Pétain était pratiquement à son apogée.

        Et 2 ans plus tard, on sait ce qu’il en est advenu.


        Le passage des états unis en république bananière en 2 ans est une hypothèse plausible, bien que tout de même, un éclatement de l’union me parait quand même assez improbable.


      • Laurent_K 11 octobre 2008 13:33

        Que les Etats-unis soient dans une m... noire est un fait. Même les Américains s’en rendent compte ! Il y a aussi effectivement comme un parallèle ironique avec la fin de l’URSS mais j’hésite quand même sur le risque d’éclatement du pays.

        D’une part le pays est plus ancien que l’URSS. Ok, pour nous Français, 200 ans paraissent un peu jeune comparés à nos 1000 ans d’histoire mais cela suffit pour créer un peuple. Même après la guerre civile -de loin la crise politique la plus importante rencontrée par les Etats-unis-, l’unité a fini par se refaire. La crise économique de 1929 (terrifiante du point de vue de ses effets sociaux) n’a pas non plus vu Etats-unis éclater. Je n’ai même pas connaissance de mouvements séparatistes à l’époque (peut-être en connaissez-vous de votre côté ?).

        Par ailleurs, l’éclatement de l’URSS est aussi dû à 70 ans de négation du problème des nationalités. Ils ont mis le couvercle sur la marmite et ont l’oublié sur le feu. Résultat, cela a éclaté. On peut reprocher aux USA leur politique de communautarisation et le racisme latent d’une partie de la population mais ils n’ont pas caché le problème sous le tapis. Les tensions ont donc pu parfois éclater et sont donc moins fortes.

        Il y a surtout la volonté des Américains de vivre ensemble. Et de ce côté là, tous ceux que j’ai rencontré (essentiellement en Californie) étaiet d’abord fiers d’être des Américains avant de se sentir Californiens.

        C’est pour toutes ces raisons que je ne crois pas au risque d’éclatement des Etats-unis.


        • Mr Mimose Mr Mimose 11 octobre 2008 13:40

          Kikou !!
          D’après ce cher Lyndon larouche le pire est à venir, lui qu’on prenait pour un fou lorsqu’il avait prévu l’effondrement actuel !
          http://solidariteetprogres.org/article4671.html

          J’aime bien aussi ce film sur l’histoire des Usa.
          http://solidariteetprogres.org/article4546.html


            • Avatar 11 octobre 2008 15:52

              A l’auteur,

              Concernant la disparition du dollar U$, elle n’est pas impossible , avec la création future de l’ Amero ...

              " L’Union monétaire d’Amérique du Nord est une théorie économique et monétaire des trois pays de l’Amérique du Nord, à savoir le Canada, les États-Unis et le Mexique. Elle est mise en œuvre pour probablement fusionner l’économie de ces trois pays dans le but de faire contrepoids à l’Union européenne. Dans le cadre de cette théorie, les trois pays renonceraient à leur devise respective (dollar canadien, dollar américain et pesos mexicain) et adopteraient une nouvelle monnaie, l’« amero », imitation de l’euro. Ce concept est présenté comme un prolongement naturel de l’ALENA et de la PSP. (...) "

              Wiki


                • non666 non666 11 octobre 2008 21:01

                  L’eclatement des etats unis est assez peu probable.

                  Peu d’Etats de l’Union ont les reins assez solides pour jouer leur propre carte.
                  Le Texas et la Californie sont a mon avis les deux seuls a avoir assez de personnalité (et "D’Histoire si cela a un sens apres deux cents ans)

                  Par contre la crise est un pretexte formidable pour purger la dette US en faisant s’effondrer le dollar.

                  Vous nous finançez ou tous ceux qui nous ont déja prété de l’argent sont ruiné ?

                  L’enjeux de l’Or dans les echanges internationnaux va forcement augmenté et on peut se poser une fois de plus la question de cettte enorme disparition d’or, sous le WTC, le 11 -09-2001.

                  Faute de financement international de la deuxieme guerre du golfe, contrairement à la première , il fallait bien que ceux qui tiennent les cordons de la bourse trouvent une solution.

                  Occupés, leur pognon mal placé chez les yankees, il y a une paire de monarchie du Golfe qui risquent d’y laiser le pouvoir


                  • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 02:15

                    L’éclatement du pays est effectivement fort peu probable. Et ce ne serait surtout pas la Californie. smiley

                    Par contre, l’éclatement social est quasiment certain, et une forme de loi martiale possible.


                  • abersabil abersabil 11 octobre 2008 21:55

                    La chute de l’aigle royal est irrémédiable, tout comme celle du condor, elle aura lieu dans trois jours, peut être dans trois mois ou trois ans, au plus tard dans trois siècle ; normal, plus on vole haut, plus la chute est brutale


                    • JONAS JONAS 11 octobre 2008 22:33

                      Encore un candidat au suicide, mais comme il a dit peut-être dans trois siècles, pas de soucis. D’ici là, nos descendants auront retrouvé le charme des grottes.

                      La où est le commencement, là est la fin…. !


                    • abersabil abersabil 12 octobre 2008 14:10

                       Deux siècles sont déjà passés, il ne reste que le siècle du pourrissement


                    • mikaboom 12 octobre 2008 02:10
                      En pharmacie, doit y avoir accès aisé à des produits hallucinogènes et autres anti-dépresseurs.
                       
                      En tout cas, c’est de la bonne.

                      • Jean-paul 12 octobre 2008 02:35

                        @ l’auteur
                        un Californien ,un Texan ,un New yorkais est avant tout un Americain .
                        United States of America !!!
                        Un Francais est avant tout un franchouillard et certains ne veulent pas se considerer Europeen .
                        Alors avant de donner des lecons .............
                        Un conseil prenez votre billet d’avion allez visite les States et apres ............................ecrivez un article avec votre propre opinion.
                        Have a good day !!


                      • OGAMI 13 octobre 2008 13:23

                        Il y a des choses qu’un enfant comme toi ne connaitra jamais, malheureusement pour toi (...ou plutôt malheureusement pour nous...)


                      • Gilles Gilles 12 octobre 2008 09:47

                        Pour alimenter vos propos :

                        En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l’effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n’acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s’exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n’oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés...

                        De : Immanuel Wallerstein, chercheur au département de sociologie de l’université de Yale, ex-président de l’Association internationale de sociologie

                        "Le capitalisme touche à sa fin"

                        • philbrasov 12 octobre 2008 13:23

                          Ce n’est pas une crise, c’est une guerre contre la Chine et l’Euro !
                          11.10.2008

                          La crise financière n’en finit pas de surprendre les économistes, elle défie les règles comptables, il y a une bonne raison à cela : ce n’est pas une crise due à une mauvaise gestion des banques, des erreurs ou un disfonctionnement du libéralisme, la fin d’un système, mais une guerre menée par Washington contre l’ensemble de ses adversaires et concurrents. Et comme toutes les guerres, la victoire appartient à celui qui gagne du terrain.

                          La crise a commencé avec les annonces de déficit voire d’une possible faillite de Freddie Mac et Fannie Mae, deux organismes américains de financement d’hypothèques qui fonctionnent grâce aux emprunts d’Etat ou obligations (bonds) qui sont des placements financiers très sûrs. La Chine a été en première ligne des victimes potentielles après ces annonces car elle possède 397 milliards de dollars d’obligations de ces deux institutions. Suite aux annonces, le 7 septembre, le gouvernement américain a pris l’engagement d’injecter 200 milliards de dollars dans les deux organismes pour combler leur déficit, et les a placés sous sa tutelle [1]. Un interventionnisme bien généreux, cousin germain du plan Paulson.

                          Les Chinois ont félicité Washington pour avoir sauvé leurs investissements, mais dans le même temps, les obligations qu’ils détiennent n’ont désormais plus leur valeur initiale et ils ne peuvent plus les revendre. Les banques qui détenaient ces obligations ont donc également perdu de leur valeur : leurs actions ont baissé. Dans l’opération, l’Amérique n’est pas devenue plus riche (bien que la valeur de sa dette soit diminuée), mais ses créanciers sont devenus nettement moins riches car ils sont en possession de titres en chute libre et doivent puiser dans leurs trésoreries (leurs réserves en devises) pour combler leurs pertes ainsi que garantir les avoirs des clients des institutions financières touchées.

                          Il n’y avait pas que les chinois : tous les pays ainsi que toutes les banques privées ont été touchés à diverses hauteurs selon le niveau de leurs investissements sur ces titres de créances américains qui ne valent plus rien dans l’immédiat. Cependant ce ne sont pas les banques chinoises ou japonaises ou encore britanniques très touchées par la chute des obligations américaines qui ont fait état de pertes et de faillite, mais trois autres importantes institutions financières américaines, Lehman Brothers, Merrill Lynch et AIG. Leurs annonces publiques de faillite suivies des plusieurs appels au calme ou d’annonces de plans successifs de sauvetage ont servi de facteurs déclencheurs. La panique a gagné tous les pays et les bourses ont chuté.

                          Avant ces annonces anxiogènes, véritables bombes, la plus grande discrétion régnait et règne encore dans tous les pays concernés. Les principaux intéressés n’ébruitent pas leurs pertes plus particulièrement les Russes et les Chinois. On peut établir une estimation de leurs pertes sur la base de l’onde de choc chez les Européens où les règles démocratiques imposent plus de transparence.

                          Le pays indicatif pourrait être l’Allemagne qui avec 41 milliards de dollars d’investissements est le 14e dans le palmarès des Etats détenant des obligations américaines. Pour renflouer Hypo Real Estate, la 4e banque du pays, Merkel a dû dépenser 50 milliards d’euros, soit 68 milliards de dollars, c’est-à-dire une somme bien supérieure aux investissements allemands sur la dette américaine.

                          On n’ose imaginer les dégâts provoqués chez les champions de placement sur les titres de créances américaines. A quelques exceptions près, tous avaient augmenté leurs investissements au cours de l’été dernier en raison d’une baisse anormale des cours de l’ensemble des obligations américaines à partir du mois d’avril 2008, qui est également la date du début des spéculations boursières américaines qui ont fait exploser le prix du baril.

                          Les deux manipulations sont sans doute liées : A partir d’avril 2008 et la baisse des cours des obligations, chacun voulait attraper le pus possible de ces titres qui devenaient de plus en plus rentables. La hausse artificielle du baril a servi de locomotive pour relancer les achats des obligations bon marché : La hausse artificielle du baril a boosté les revenus des Arabes de l’OPEP et leurs investissements ont augmenté au rythme incroyable de 15% par mois à partir du mois d’avril 2008.

                          Au dernier pointage en juillet 2008, le Japon détenait 593 milliards de dollars (G$) d’obligations aujourd’hui sans valeur, la Chine détenait 519 G$, La Grande-Bretagne : 291 G$, les Arabes du Golfe : 174 G$, le Brésil : 148 G$, les banques off-shore où repose l’argent blanchi des mollahs et des mafieux : 133,5 G$, le Luxembourg : 75 G$, la Russie :74 G$ ; Hong Kong :61 G$, la Suisse :45 G$...

                          Les banques off-shore sont dans une situation grave. Les boursicoteurs particuliers sont rétamés. Et les Etats doivent injecter de colossales quantités de devises prises dans leurs réserves pour sauver les banques touchées afin de garantir les avoirs de leurs citoyens et leurs industriels. Ces derniers sont touchés : leurs actions se cassent la gueule.

                          Chaque Etat intervient pour sauver ses secteurs financier et industriel afin qu’ils ne soient rachetés par des investisseurs étrangers parmi lesquels certaines banques américaines qui ont fait de juteuses affaires dans les premiers jours de la crise et les américains qui peuvent compter sur l’apport de nouveaux investissements sur les obligations américaines, investissements nécessaires pour renflouer les Freddie Mac, Fannie Mae et consoeurs si chacun veut récupérer ses billes à la fin.

                          Parmi les Etats concernés, la Chine est particulièrement touchée car au cours de cette année de grandes dépenses dues à l’organisation des JO (les plus chers de l’histoire) elle a dû puiser dans ses réserves pour payer ce baril cher et pourrait se retrouver à court de devises pour financer l’ensemble de ses pertes.

                          En somme, par une stratégie très avisée, les Américains ont financé leurs dettes et crédits avec les moyens de leurs concurrents chinois, arabes et européens, avant de trouver un moyen subtil de semer la panique en simulant des déficits successifs de 5 (2+3) des plus importantes d’entre elles. Ainsi les Américains ne sont pas devenus plus riches, mais leurs adversaires sont devenus moins riches. Dans une guerre, quand les pertes de l’ennemi sont supérieures aux vôtres, c’est la victoire. Mais ce n’est qu’un début !

                          Les Etats qui sont ces jours-ci obligés d’intervenir pour sauver leurs industries en puisant dans leurs réserves en devises ne sont qu’au début de leurs peines. Ils doivent restructurer les industries et les banques touchées : leur taux de chômage augmente ainsi que leurs charges. Ils ont injecté des capitaux : leur inflation augmentera et la valeur de leur monnaie baissera. L’euro est déjà en recul face au dollar : c’est une autre conséquence de cette guerre économique. Finalement, pour compenser ces hausses ou pertes sèches, ils doivent décréter des plans de rigueur et augmenter leurs impôts ce qui va influer sur la rentabilité de leurs industries. C’est une victoire par KO pour les Américains qui n’auront pas ces problèmes car rappelons-le, ils ne sont pas devenus plus riches, c’est nous qui sommes devenus moins riches.

                          Enjeux géopolitiques | Cette guerre qui relance le dollar (et fait baisser le pétrole) a été en fait une guerre géopolitique contre d’une part l’Euro et d’autre part la Chine et les économies asiatiques (l’OPEP y a perdu aussi des plumes, Dubaï est ruiné).

                          Pendant longtemps, l’Amérique a essayé de prendre le contrôle de l’ensemble du marché pétrolier par la guerre, dont plus particulièrement celle de l’Afghanistan qui devait lui donner un couloir d’accès à l’Asie Centrale, région actuellement enclavée qui pour cette raison est devenue un réservoir en hydrocarbures exclusivement contrôlé par la Chine et la Russie. Cette dernière achète du gaz en Asie Centrale au prix de 170 dollars les milles mètres cuves et les revend 400 dollars aux Européens, alors que la Chine achète une partie de ses besoins gaziers à 170 dollars directement aux producteurs nationaux d’Asie Centrale, ce qui la rend plus compétitive face aux Américains et aux Européens.

                          Si l’accès vers cette région est rétabli (par des gazoducs sécurisés), les majors pétroliers américains (qui financent les candidats présidentiels américains) pourront contrôler les prix et donc la croissance de la Chine et en même temps priver la Russie de la moitié de ses revenus gaziers !

                          La guerre en Afghanistan n’a pas permis de réaliser cet objectif majeur pour assurer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis sur leurs concurrents directs. L’Amérique s’est alors tournée vers les mollahs en menant une petite guerre économique (sanctions) pour les forcer à composer avec elle pour lui donner un couloir d’accès à l’Asie Centrale. Cette autre guerre avait pour objectif de priver l’Iran d’investissements étrangers et ne ciblait que les partenaires commerciaux non-américains de l’Iran. C’est le même modèle de raisonnement : l’appauvrissement des concurrents des entreprises américaines. Ceci a également échoué (jusqu’à aujourd’hui). Le parti républicain au pouvoir a dû opter pour un plan plus radical qui va priver les adversaires de l’Amérique de leurs avoirs (obligations invendables) et aussi qui va les lancer dans des dépenses incontournables, à la fois pour sauver leurs propres industries, mais aussi pour sauver leurs obligations américaines de la faillite (efforts collectifs demandés par Paulson).

                          Tout le monde attendait une guerre contre l’Iran, l’Amérique surprend le monde par cette incroyable guerre d’un genre nouveau, sans bombe ni victime par balle, une crise qui rétame tous ses adversaires et provoque un nivellement.

                          Ce nivellement et aussi l’embrigadement de force (efforts collectifs) dans le plan du financement des dettes américaines (passées et présentes) lui permettent aussi de maintenir et même renforcer le processus de sanctions contre l’Iran (qui épuisera aussi bien les mollahs que les Européens).

                          In fine, les Américains pourraient atteindre leur objectif d’une entente avec les mollahs, grâce et au détriment des actuels partenaires de l’Iran ! Cette entente (ou sa variante avec les Talibans) permettra alors aux Etats-Unis d’accéder à l’Asie Centrale pour contrôler beaucoup de réservoirs et les prix avec un dollar qui aura entre temps retrouvé sa santé. Ce sera le jackpot permanent !

                          En attendant, nous paierons la facture.

                          sources iran resist..... et analyse autrement plus pertinente....


                          • miwari miwari 12 octobre 2008 14:48

                            Raisonnement pas si bête que cela, une autre façon de voir le problème, Les lobbys en amérique sont bien capable d’imaginer un plan aussi diabolique pour sauver leurs mises même si pour cela ils doivent sacrifier sur l’autel une partie de l’économie américaine sans parler de plonger un peu plus dans la misère la partie fragile de la population mais bon pour ces derniers c’est un de leur dernier souci.

                            Je ne suis pas expert en économie mais j’aimerais bien avoir l’avis des autres intervenants sur ce qu’écrit philbrasov


                          • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 15:52

                            Non, l’idée d’une crise intentionnelle ne tient pas la route, pour une raison simple : ce sont les US qui vont y perdre le plus. Les neocons étaient bêtes et méchants. Cette crise traduit surtout leur bêtise.


                          • philbrasov 12 octobre 2008 16:37

                            Les USA vont sortir gagnants de cette crise.. que celle -ci ai été intentionnelle ou PAS
                            de cela je suis sur.



                          • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 17:09

                            Eh bien nous n’allons pas tarder à le savoir...


                          • philbrasov 12 octobre 2008 19:51

                            je pense que les américains pensent AMERIQUE avant tout qu’ils soient républicains ou démocrates.
                            je pense que cette analyse est plausible.... quel que soit le camp dans lequel on est.... républicain ou démocrate..... qui sont financés tous les deux par les mêmes lobbies.

                            Posez vous la question pourquoi JP morgan se comporte comme un charme, et d’autres organismes financiers.*Posez vous la question pourquoi certains américains rachetent à tout va ce qui reste d’une industrie MONDIALE massacrée par les speculateurs.......
                            LES USA ONT DIT STOP A TOUT CELA ET C’EST TANT MIEUX.
                            LES NEO CONS NE SONT PAS SI CONS QUE VOUS PENSEZ.......... MEME SI JE PENSE QUE CE NE SONT PAS DES ENFANTS DE COEUR....................


                            LES DEMOCRATES SONT PAREILS................




                          • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2008 22:42

                            pourquoi JP morgan se comporte comme un charme ?

                            Euh ... vous en êtes vraiment certain ?


                          • décurion 12 octobre 2008 18:40

                            Les USA, sont dans la position d’un chatelain, croulant sous les hypothèques, son mobilier éparpillé aux quatre vents.
                            A la différence du chatelain, les USA, ne sont pas expulsables, et les mises en demeure, l’huissier peut aussi bien se les carrer........l’effet sera identique.
                            A la rigueur si tout le monde est gentil, obéissant, et pas trop gourmand, peut être bien que les USA, reprendront leurs meubles et hypothèques, contre une partie de la cave à vins, restée intacte.

                            Il me semble évident, que les USA, restent les maitres de la partie, sans les cartes et sans la mise, tant qu’ils édictent les règles, que l’on suient.



                            • philbrasov 12 octobre 2008 19:56

                              Ce sont eux les USA qui ont la machine à billets pour financer leurs hypothèques......

                              regardez l’évolution du US$ par rapport à l’Euro, cela ne vous interpelle pas...............


                              On navigue en plein délire..... alors que les USA ont déjà un coup d’avance sur nos pauvres économies.



                            • décurion 12 octobre 2008 21:01

                              Philbrasov

                              J’ai vu, vous savez écrire, mais savez vous lire ?
                              Je suis sceptique.


                            • Jacques Trévidic Jacques Trévidic 12 octobre 2008 20:32

                              Que de bruit pour un si petit article ! Je me permets d’y ajouter quelques précisions :

                              - Le risque de dissolution des USA est à mon sens strictement proportionnel à l’intensité de la crise économique qui va suivre la crise financière. Comme il est difficile de prévoir l’importance du choc, cela pourrait aller de quelques tensions / tentations isolées, jusqu’à une série de sécessions spectaculaires.

                              - L’existence de ce risque que je crois non négligeable ne signifie nullement que je m’en réjouis ! Le sort de l’Europe et du reste de l’humanité n’en serait sûrement pas amélioré...

                              - Je ne crois absolument pas que la crise actuelle est le fruit d’un plan volontaire. Elle résulte simplement de la dérégulation voulue et appliquée par des politiciens de droite pour permettre à leur milieu de faire plus de profits. Chez les néo-cons, il faut ajouter à cela une volonté d’imposer à la planète une idéologie érigée en contre-modèle radicalement opposée à celui qui incarne encore à leurs yeux le mal absolu : le socialisme. Mais comme toute idéologie appliquée sans discernement, cela a conduit également au désastre.


                              • philbrasov 12 octobre 2008 20:48

                                ils ont vécu avant vous et vivront après vous.

                                les américains sont avant TOUT Americains........

                                ON REBONDIT SUR VOTRE ARTICLE , EN POSANT D’AUTRES HYPOTHESES.
                                LE DEBAT C’EST AUSSI CELA.........


                                LA VOTRE d’hypothèse et DE CE QUE JE CONNAIS DE L’AMERIQUE EST COMPLETEMENT STUPIDE.


                                mais bon elle existe dans votre tête ..... bonne soirée à vous............



                              • philbrasov 12 octobre 2008 20:59

                                lorsque vous dites "Je ne crois absolument pas que la crise actuelle est le fruit d’un plan volontaire. Elle résulte simplement de la dérégulation voulue et appliquée par des politiciens de droite pour permettre à leur milieu de faire plus de profits. Chez les néo-cons, il faut ajouter à cela une volonté d’imposer à la planète une idéologie érigée en contre-modèle radicalement opposée à celui qui incarne encore à leurs yeux le mal absolu : le socialisme. Mais comme toute idéologie appliquée sans discernement, cela a conduit également au désastre."

                                Vous vous rendez compte de ce que vous dites.... OU C’est VOLONTAIRE Et la dérégulation est en effet voulue et appliquée par des politiciens de droite ou degauche. ( aux USA la droite et la gauche mon bon mionsieur n’a pas la raisonnance que dans nos pays socialo communistes comme la France) ou ce n’est pas VOLONTAIRE alors je ne vois pas en quoi les politiciens de droite ou de gauche aux USA ont a voir dans cette "crise".
                                EH oui l’Amérique a encore la prétention de régir le monde capitaliste.... mais ils le font de façon intelligente...pendant que nos chers européens se tireront encore des balles dans le pied.

                                Pendant que vous voyez une crise, les USA voient une guerre économique, non pas pour qq privilègiers, mais pour l’Amerique toute entière...
                                qquestion de philosophie.......

                                je me fais aucun soucis pour les USA...... par contre pour nous européens OUI..... la chine et la russie sont KO debouts.... l’ultime secours des russes sur l’islande ( 4 Milliars US$ ) fait rire toute la planete vulgaire cache sexe, masquant des pertes ENORMES.......
                                alors que nous parlons de centaines de milliards de US$ dans cette guerre économique.

                                pauvres manipulés que nous sommes ............au profit d’un seul etat les USA....

                                tant qu’a les haïr, détestez les.......

                                pour ma part je les adore....




                              • judel.66 12 octobre 2008 23:01



                                 helas helas helas....apres avoir fichu le monde entier dans la merde , les eu vont s’en sortir les premiers......

                                1° ...les usa constituent le principal marché de leurs créanciers les plus importants la chine et le japon

                                2°..... chine et japon ne veulent pas voir se dévaluer leur enorme quantité de bons du trésor US


                                 donc chine et japon soutiendront l’economie et la finance us...

                                 c’est l’europe qui souffrira et bla bla bla a 27


                                • JONAS JONAS 13 octobre 2008 10:07

                                  @ L’Auteur

                                  Je ne pense pas que les populations du quart-monde produisent assez de biens pour simplement se nourrir et vivre dignement. C’est par millions de dollars que nous les assistons régulièrement.

                                  Je ne trouve pas que cette attitude soit anormale, mais elle a un prix que de nombreux humanistes ne veulent pas payer.

                                  D’un autre côté, les délocalisations viennent aggraver cette fuite des capitaux, les entreprises qui s’installent à l’étranger contribuent au développement de ces pays, mais là encore, si elles permettent l’élévation du niveau de vie de ces populations, il n’est pas encore assez important pour qu’elles deviennent nos clientes pour des produits de luxes ou de hautes technologies.

                                  Le paradoxal, c’est que même s’ils en fabriquent certains, ils n’ont pas les moyens de les acheter.

                                  Dans ces conditions, l’Occident participe à la croissance chinoise, Indienne, etc. Mais selon le principe des vases communicants, si leurs niveaux de vie s’élèvent, le nôtre décroît.

                                  Rien d’étonnant dans ces conditions, que nous manquions de liquidités !!!

                                  Bonne journée.

                                   


                                  • armand armand 13 octobre 2008 10:20

                                    Il n’y a rien de plus solide que d’être le débiteur d’autrui - celui-ci a encore plus besoin de vous que l’inverse, et plus vous aurez de créanciers, plus votre santé, votre bien-être, seront au centre de leurs soucis.

                                    Il y a deux siècles, le nawab d’Arcate, se sentant menacé par les Britanniques, a emprunté si massivement aux gouverneurs, marchands, administrateurs de la perfide Albion qu’ils ont longtemps conspiré pour le maintenir en place. Au Parlement, non sans humour, on ne faisait plus référence à cette principauté autrement qu’en ces termes : "les Dettes du Nawab d’Arcate".

                                    Alors imaginez si en plus ledit Nawab était la première puissance militaire...

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