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Accueil du site > Actualités > International > Du bon sauvage au bon révolutionnaire

Du bon sauvage au bon révolutionnaire

Dans un ouvrage essentiel pour comprendre l’Amérique latine, Rangel expliquait en 1976 que l’ambition secrète qui vit dans le coeur de chaque Latino-américain consiste à défier les États-Unis, rompre avec les États-Unis, comme vengeance non seulement pour les maux et les offenses dont souffrirent réellement les Latino-américains, individuellement ou collectivement, de la part des Yankees, mais surtout comme défouloir à l’humiliation et au scandale que représente le succès nord-américain et l’échec latino-américain.

Il y a un peu plus de 30 ans, le vénézuélien Carlos Rangel publiait son opus majeur, Du bon sauvage au bon révolutionnaire. À sa lecture, on ne peut qu’être frappé par la fraîcheur des idées de Rangel et on discerne rapidement les raisons de leur pertinence prolongée. Avec une admirable lucidité, Rangel disséqua les mythes qui tranquillisent les consciences latino-américaines ainsi que la propension des gauchistes du monde entier à projeter sur cette région leurs désirs. Si l’on accepte l’idée que les mythes sont des espaces psychologiques qui nous servent de refuge pour nous orienter dans la vie, on comprend comment l’implacable critique de Rangel fit voler en éclat une culture politique complaisante, profondément installée dans ses mirages. Pour Rangel, les Latino-américains se mentent à eux-mêmes et acceptent trop facilement n’importe quel mensonger extérieur qui les soulagerait de leur humiliation.
 

Du bon sauvage au bon révolutionnaire continue d’être ce bâton de dynamite lancé au milieu d’une fête, en l’espèce la fête trompeuse dans laquelle s’enivre une Amérique latine harcelée depuis son indépendance par ses propres échecs. Depuis cette date, les Latino-américains ont accueilli à bras ouverts le mythe du bon sauvage, de l’homme pur et simple corrompu par une société injuste et exploiteuse ; une société qui, cependant, peut connaître la rédemption via les utopies collectivistes. D’un autre côté, l’humiliation qui découle du fossé infranchissable qui s’est creusé depuis le début du 19e siècle entre l’immense pouvoir des États-Unis et les divisions, le retard et l’instabilité de l’Amérique latine généra le mythe du bon révolutionnaire, archétype du latino-américain qui rend le géant nordiste coupable de tous les maux et qui consacre son existence à lutter contre « l’empire » :

« C’est pour les Latino-américains un scandale insupportable qu’une poignée d’Anglo-Saxons, arrivés dans l’hémisphère beaucoup plus tard que les Espagnols [...] soient devenus la première puissance du monde. Il faudrait une impensable auto-analyse collective pour que les Latino-Américains puissent regarder en face les causes de ce contraste. C’est pourquoi, tout en sachant que c’est faux, chaque dirigeant politique, chaque intellectuel latino-américain est obligé de dire que tous nos maux trouvent leur explication dans l’impérialisme nord-américain. »

Ce qui retient le plus l’attention c’est de voir, au vu de l’évolution politique actuelle d’une bonne partie du sous-continent, comment la leçon a été si peu retenue. Rangel expliquait en 1976 que l’ambition secrète qui vit dans le coeur de chaque Latino-américain consiste à défier les États-Unis, rompre avec les États-Unis, comme vengeance non seulement pour les maux et les offenses dont souffrirent réellement les Latino-américains, individuellement ou collectivement, de la part des Yankees, mais surtout comme défouloir à l’humiliation et au scandale que représente le succès nord-américain et l’échec latino-américain. À l’époque, Rangel pensait à Castro. On se demande ce qu’il aurait écrit en contemplant, trois décennies plus tard, les délires messianiques, exhibés sans pudeur autour du monde, de son compatriote Hugo Chávez.

Rangel fut très clair en expliquant :

« L’impérialisme nord-américain en Amérique latine n’est, toutefois, pas un mythe. Seulement il est une conséquence et non une cause du pouvoir nord-américain et de notre faiblesse. Même le dépouillement le plus inique, aussi condamnable soit-il, n’est pas une excuse pour ne pas chercher une explication rationnelle à la force du voleur et à la faiblesse de la victime. »

Dans une grande mesure, l’ouvrage de Rangel est une tentative d’expliquer cet abîme. Et bien qu’il n’expose pas de propositions concrètes, il apparaît clairement que la voie du salut passe par l’abandon de ces mythes, réconfortants mais faux, par l’acceptation des responsabilités et en surmontant le complexe d’infériorité qui se cache derrière les fantaisies du bon sauvage et du bon révolutionnaires, permettant ainsi de construire des nations stables et prospères et d’établir une relation mûre et mutuellement bénéfique avec les États-Unis.

Cet objectif est-il réalisable ? Sans doute, mais les symptômes négatifs sont multiples. Malgré le discrédit mondial qui frappe le socialisme, aujourd’hui encore sont nombreux les Latino-américains qui revendiquent les formules de l’échec, certains vont même jusqu’à soutenir que le socialisme est « humaniste ». L’anti-américanisme reste toujours monnaie courante au sein des intellectuels latino-américain, dont la vision du monde reste ancrée à gauche. C’est ainsi que l’on a pu voir Chávez se faire l’apologiste d’un Noam Chomsky qui, en son temps, justifia le génocide cambodgien. Che Guevara, cruel symbole d’une immense déception enflamme encore les esprits de beaucoup. Cuba meurt asphyxiée par le totalitarisme et les présidents du Brésil, de l’Argentine, de la Bolivie, de l’Équateur ou du Venezuela arborent la rhétorique du bon sauvage, la mêlant à celle du bon révolutionnaire. L’audace intellectuelle de Carlos Rangel et les coûts personnels qu’il paya pour son courage politique eurent-ils un sens ? Certainement oui, car finalement les mythes furent révélés pour ce qui sont réellement : des illusions sans but.


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15 réactions à cet article    


  • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 22 février 2010 11:09

    Dans la même veine, à lire aussi - mais seulement en espagnol - « El manual del perfecto idiota latinoamericano » de Plinio Mendoza, Carlos Alberto Montaner et Alvaro Vargas Llosa.


    • aivox 22 février 2010 11:15

      Excellent .
      Lula, décrit comme modéré, va commettre un excès de pouvoir en absolvant l’assassin Battisti, contre l’avis de la Cour suprême du Brésil .


      • Michel Maugis Michel Maugis 22 février 2010 15:20

        @l´auteur

        Les invasions militaires des crapules fascistes US, dont la dernière est celle d´Hait sous couverture humanitairei, précédées de celle de Colombie ( 7 bases militaires), sont des mythes !

        Les préparatifs d´invasions du Venezuela et de Cuba pour restaurer la « DÉMOCRATIE » sont des mythes.

        les coups d´états dont les derniers sont celui de 2002 contre Chavez, celui de 2004 contre Aristide, et celui de 2009 contra Zelaya, sont des mythes.

        Les invasions de Cuba en 1898, du Guatemala en 1954, du Nicaragua, de la République Dominicaine, de Panama, de Grenade etc.... sont des Mythes

        L´école des Amériques, centre de tortures, est un mythe.

        Vous avez bien raison, vous êtes une sacrée crapule.

        Michel Maugis


        • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 22 février 2010 15:40

          @ Michel Maugis

          Les États-Unis envahissent autant Haïti que les milliers d’autres soldats de toutes nations qui y sont stationnées sous couvert de l’ONU.

          Quant aux « préparatifs d’invasion de Cuba et du Venezuela », ce ne sont même pas des mythes, justes des délires d’anti-américains rabiques ou autres nostalgiques totalitaires.

          Sinon, l’article rappelle très bien ce que disait Carlos Rangel : « L’impérialisme nord-américain en Amérique latine n’est, toutefois, pas un mythe. Seulement il est une conséquence et non une cause du pouvoir nord-américain et de notre faiblesse. Même le dépouillement le plus inique, aussi condamnable soit-il, n’est pas une excuse pour ne pas chercher une explication rationnelle à la force du voleur et à la faiblesse de la victime. »


        • Lucilio Lucilio 22 février 2010 16:54

          Cher Michel Maugis, tu dois le savoir, mais on va le répéter malgré tout : se faire traiter de crapule par un zélateur d’une des pires dictatures contemporaine, de surcroît fourgueur de la feuille de chou qu’est l’organe de presse d’un régime totalitaire, est un plaisir de fin gourmet.


          Par ailleurs, on observera avec amusement l’hypocrisie inconséquente, mais classique chez les gauchistes, qui fait préférer à notre ami Michel vivre dans un pays ultra-néo-libéral, ce compris 10 ans sous du « fasciste » Pinochet, plutôt que dans son paradis castriste. Un goût prononcé pour le masochisme, Michel ?

        • Michel Maugis Michel Maugis 22 février 2010 18:17

          @ l´auteur

          Il n´y a rien de mal à appeler un chat un chat.

          Et crapule vous êtes, ce que vous avez parfaitement reconnu avec votre rhétorique de parfait charlatan qui fait l´ignorant et l´imbécile pour défendre un mode économique obsolète dont les USA est devenu le seul garant d´une impossible pérennité au moyen de l´imposition par la force d´un fascisme Occidental sur le reste du monde, pour pouvoir continuer à assurer son niveau de vie et gaspillage des ressources terrestres.

          Socialisme ou Barbarie‼

          J´ai bien dit qui feint l´ignorant et l´imbécile, car je ne crois un seul instant que vous êtes stupide et ignorant des réalités mondiales et en particulier de l´histoire passée et récente de l´Amérique Latine et Caraibes. C´est pourquoi vous ne pouvez qu´être qu´une crapule.

          Celui qui n´a aucune éthique, et se permet de mettre sur le même plan de la raison la victime et son tortionnaire, que vous appelez pour votre triste cause « voleur ».

          Il fallait dire criminel, terroriste, etc.. les mots ne manquent pas pour qualifier la politique des gouvernements successifs des USA depuis l´invention de la doctrine Monroe.

          Mais monsieur si vous reconnaissez que l´Amérique latine est VICTIME de l´impérialisme États Uniens que vous reconnaissez être bien réel, alors il est impossible, à moins d´être une crapule sans non, que vous puissiez oser théoriser et expliquer l´Impérialisme comme une conséquence et non la cause des malheurs des peuples d´Amérique latine et Caraibes.

          Sinon, aussi, faudrait il théoriser sur la faiblesse des juifs contre la force du « voleur » Hitler. De la faiblesse des ADM de Saddam contre le « voleur » Bush. De la force des « voleurs de terre » mais crapules sionistes tout de même sur la faiblesse des sémites palestiniens.
           
          En clair, vous, comme crapule de première classe, vous proclamez que l´ETHIQUE HUMAINE n´a pas en entrer dans le raisonnement qui pousse à ce que certains, ceux qui ont une éthique, se trouvent forcément plus faible que d´autres, les crapules qui se foutent des valeurs humaines.

          ET voilà monsieur la réponse à votre question malicieuse à laquelle vous n´avez osé donner une réponse cohérente.

          L´ETHIQUE HUMAINE‼

          Il se trouve que votre diatribe ridicule apparaît le jour même ou les pays du groupement de RIO décidèrent de créer une nouvelle organisation des états américains et Caraïbes SANS les USA et le CANADA.

          La nouvelle organisation sera proclamée le 5 juillet 2011 à CARACAS.
          Et bien sûr, CUBA, le sanctuaire de l´éthique, sera un membre à part entière de cette nouvelle organisation des ETATS LATINO AMÉRICAINS ET CARAIBES, de laquelle sera exclu par définition les États Unis et le Canada, mais pas les pays anglo saxons des Caraibes, par définition.

          Votre réponse confirme que vous êtes bien une crapule en faisant de nouveau l´ignorant et le stupide.

          Sachez que vous ne pouvez réfuter une affirmation par le simple fait de dire d´ autres affirmations qui sont autant de calmonies, ce que vous fîtes dans votre réponse à mon commentaire. Non monsieur, il faut s´en prendre à l´affirmation qui vous déplaît pour la démonter et démontrer qu´elle est fausse, avec une argumentation et non avec des clichés qui tournent en rond.

          Sachez que je suis un bon sauvage qui est devenu un bon révolutionnaire, et vous une vraie crapule devenue un vrai criminel de guerre, pour justifier d´avance celles que vous préparez.

          Michel Maugis


        • Lucilio Lucilio 22 février 2010 21:53

          Mon bon Michel, on pourrait, éventuellement, se laisser impressionner par ta logorrhée en faveur d’un État dictatorial à la dérive, d’un régime totalitaire obligé d’emprisonner toute sa population pour survivre si, au lieu de vivre librement à l’endroit même de la cristallisation de toute ta détestation liberticide, tu avais décidé de goûter aux mille délices du socialisme tropical sur l’île du docteur Castro. Je sais... je sais... comme le rappelais justement Carlos Rangel : il y a les mythes et il y a la réalité, les premiers contribuant puissamment à se donner bonne conscience à relativement bon marché. Et ta posture hypocrite est parfaitement exemplaire de ce que dénonçait Rangel : bien au chaud, bien à l’abri, tu milites en faveur de l’imposition aux dépens des Latino-américains d’un système inique et cruel que tu refuses, par contre, de goûter. Je sais aussi que je dois comprendre que pour toi un anticommuniste n’est rien moins qu’un chien, mais il faut avouer qu’il reste toujours aussi cocasse d’entendre une groupie castriste planquée parler d’éthique qu’un skinhead prêcher l’amour fraternel entre les peuples de la Terre.


        • minidou 22 février 2010 17:10

          Autant je comprend qu’il soit important d’analyser aussi bien les raisons à « la force du voleur et à la faiblesse de la victime »...Autant la faiblesse de la victime n’absoud pas la force du voleur, ce serait même une circonstance aggravante...Un lecture superficielle peut faire paraître ce texte intéressant, une lecture approfondie nous révèle que la seule idée présentée ici est que les sud américains devraient oublier toute idée de justice politique et sociale, qui ne sont pour l’auteur, que des illusions. Libre à chacun de trouver ça vrai ou faux, mais ça vole pas haut...Les réac latinos sont légions sur AV ces temps ci....


          • Lucilio Lucilio 22 février 2010 17:30

            minidou, où cherches-tu que Carlos Rangel propose aux Latino-américains d’oublier toute idée de justice ? Ce qu’il dit justement c’est que le problème des Latino-américains a été d’avoir voulu trouver cette justice dans des constructions philosophico-politiques pernicieuses et contre-productives, n’ayant comme seul avantage de leur pouvoir donner une bonne conscience à peu de frais.


          • Tony Pirard 22 février 2010 22:40

            Ce que me semble l’Amérique Latine souffre réelement d’un « Complexe D’infériorité ».Le groupement du Rio sera plus un soupir des gauchistes que naîssent en jour et meurent en l’autre.
             « Jamais avant » la démocratie dans l’Amérique Latine eût tant en péril comme dans ces derniers années.
             Bien souligné Aivox,le gouvernement populiste de Lula a une « pomme chaud » dans la main.Lula sera démasqué absolvant l’assassin Italien Battisti,contre l’avis de Courte Suprême du Brésil.

             Le Européns ne savent ce que se passe à l’Amérique Latine,car la Presse en géneral n’est pas impartial et plus gauchiste que jamais.

             Aussitôt,nous verons surgir un pays avec le nom....VeneCuba... ! Pauvre Amérique Latine peuplée de prototype de pseud-Commandant et anti-démocratiques.


            • Michel Maugis Michel Maugis 22 février 2010 23:49

               

              Raul présent au Sommet de l’Unité : Amérique latine et les Caraibes

              Le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, préside la délégation cubaine qui assistera au « Sommet de l’Unité : Amérique latine et les Caraibes » qui se tiendra les 22 et 23 février, à Cancun, Mexique.

              La délégation est composée aussi du ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla et d’autres fonctionnaires du ministère cubain des Relations extérieures. 


              • Michel Maugis Michel Maugis 22 février 2010 23:51

                Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature,
                défend la cause des Cinq
                « Une telle cruauté est inacceptable ! »

                Amelia Duarte de la Rosa

                Une lettre adressée au président Obama pour réclamer la libération des Cinq Héros a été lue hier, au Centre de presse internationale, par son auteure, la Sud-africaine Nadine Gordimer, qui se trouve à Cuba en qualité d’invitée d’honneur de la Foire internationale du livre.

                Gordimer, qui a eu préalablement un entretien avec les familles des Cinq, y dénonce en particulier la torture psychologique et les mauvais traitements infligés aux mères et aux épouses des Cinq depuis onze ans. C’est en effet le 12 septembre 1998 que Gerardo, René, Ramon, Antonio et Fernando ont été injustement incarcérés. « Une telle cruauté est inacceptable ! », a-t-elle déclaré après avoir évoqué le drame vécu par ces familles dignes et honnêtes, un drame qu’elle a pu mesurer directement.

                « Je demande au gouvernement du président Obama leur libération immédiate, et j’appelle les citoyens du monde entier à se mobiliser pour qu’il soit mis fin aux tourments imposés aux cinq Cubains », a-t-elle souligné après avoir exposé, dans sa lettre, le caractère arbitraire des verdicts et les infâmes irrégularités des procès, y compris en appel.

                Une autre voix s’est faite entendre dans la même salle en faveur des Cinq : celle de Rask Morakabe, un ancien prisonnier politique de l’apartheid sud-africain. Il s’est dit particulièrement sensible à la situation des Cinq, expliquant qu’« en Afrique du Sud, nous avons vécu pendant des décennies l’emprisonnement de Nelson Mandela ; tout comme nous avons lutté pour sa libération, nous allons lutter pour celle des Cinq, et nous l’obtiendrons. »

                Loin d’ici, dans la ville de Neuquen, en Argentine, Emir Kusturica, cinéaste et musicien serbe, a aussi réclamé que justice soit faite, et a sommé le président étasunien de lever les condamnations.
                 


                • Jean-paul 23 février 2010 05:08

                  Michel Maugis : communiste marxiste leniniste admirateur de Fidel Castro .
                  No comment !


                  • Emile Red Emile Red 23 février 2010 09:28

                    C’est un peu culotté de parler de peuple Cubain en prison quand la prison la plus inique du monde sur le sol Cubain est Etasunienne...

                    Encore un vaste nuage de condescendance au profit de l’expansionnisme US.

                    A dire que si les latinos sont malheureux c’est leur faute, leur très grande faute, à dire que la Standard Oil, la Banana & Co, la CIA Ltd ne sont en rien responsables des cadavres qui jonchent le XXème siècle de l’Amsud mais une conséquences des atavismes indigènes.

                    Ce chiffon est une entourloupe malsaine, un crachat au visage des victimes de la finance brune US, une courbette à tous les généraux, tous les dictateurs qui ont chéri le plan condor et toutes les désastreuses avanies de l’administration US.

                    La preuve étant faite que l’humanisme étant le dernier des soucis anticommunistes, ceux-ci démontrent qu’ils sont aussi les premiers des fascistes, leur allégeance au conglomérat militaro-financier Américain ne venant que conforter cette servilité idéologique.

                    Comment se rendre complice de la misère, du meurtre, de la spoliation, M. Lucilio en quelques lignes chez ESMA, Videla & Pinochet édition

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