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Accueil du site > Actualités > International > Easy fighter, born to be dead : l’Amérique au visage inquiétant

Easy fighter, born to be dead : l’Amérique au visage inquiétant

Barack Obama sera le prochain président des Etats-Unis. La presse aime bien les contes de fées politiques. Les happy end politiques. Mais la réalité n’est pas ainsi. L’Amérique n’est pas un pays homogène. Divisé, sur de multiples plans, notamment géographiques, avec les grandes métropoles et les petites villes qui ne vivent pas au même rythme ni avec les mêmes cultures.

Un film, Easy Rider. Peter Fonda et Dennis Hopper traversant les Etats-Unis en chopper pour rejoindre la Nouvelle-Orléans. Un film culte, révélant à l’Amérique son vrai visage à la Janus, ses deux faces. Certes, nul n’est tout ténébreux ou lumineux, mais force est de constater qu’une Amérique profonde, provinciale, raciste, conservatrice y est dépeinte. On se souvient de cette fameuse scène où nos deux compères invitent un alcoolo du coin à les rejoindre. Les voilà dans un restaurant en Louisiane, attablés pour déjeuner, mais, vite, repérés qu’ils sont, pour délit de sale gueule, ils sont obligés de décamper. La nuit, une horde de ces Américains basiques se décident à casser du hippie. On connaît la suite, le clodo est tué avec un coup de machette et nos deux compères prennent la fuite en emportant avec eux leur trouille et quelques contusions. On entend dans le film de fameux morceaux de Steppenwolf, Born to be Wild. Un hymne à la liberté, une chanson culte pour cette génération vite rentrée dans le rang à la fin des sixties. Le rêve hippie s’est envolé. Avec du reste le concert des Stones à Altamont et les crimes de Charles Manson. 

En 2008, alors que les States s’apprêtent à élire un nouveau président, force est de constater que cette Amérique profonde n’a pas disparu. Loin s’en faut. Elle est tellement vigoureuse qu’elle a assuré à G. W. Bush, le cow-boy qui voulait devenir président, deux mandats successifs. Dans le dernier numéro de Courrier International, on peut lire deux billets publiés dans des journaux moscovites. Dans le premier, Boris Kagarltski n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il insiste sur cette Amérique clivée plus que jamais tout en craignant quelques dérives extrémistes après le scrutin. Un phénomène qu’on pourrait carrément décrire comme une guerre civile. Le clivage culturel sépare les électeurs des deux camps. Obama s’adresse aux gens des grandes villes, dont l’existence est marquée par les pôles universitaires, culturels ainsi que le métissage. Bref, une population qu’on trouve à San Francisco, New York, Boston et bien d’autres métropoles. McCain vise comme son prédécesseur les red neck, ainsi nommés par la couleur rosée du cou suite à une exposition du soleil. Ces gens-là vivent dans des petites localités. Ils ne supporteraient pas qu’un président ne leur ressemblant pas soit élu. Ils verraient cela comme un bouleversement du monde, enfin, disons de leur petit monde qu’ils n’ont jamais quitté car les red neck sont par essence des hommes du terroir, partie intégrée du paysage avec les vaches et les terrains clôturés. Ils sont telle une espèce qui n’aurait pas évolué depuis des siècles. Ce sont eux qui ont été filmés avec la machette dans Easy Rider. Les mêmes qui quarante ans plus tard votent McCain. A imaginer leur existence immuable, on comprend qu’ils ne supportent pas qu’on enseigne la théorie de l’évolution à leurs enfants. Et si Sarkozy prononçait un discours dans ces provinces reculées, leur dirait-il qu’ils ne sont pas entrés dans l’Histoire ?

Le 3 novembre 2004, j’avais proposé une analyse du scrutin faisant apparaître ce clivage tel qu’il se présentait à la sortie des urnes. Cette analyse n’a pas vieilli et complète les propos des deux chroniqueurs russes qui, bien que suspects de partialité, ont visé juste. D’ailleurs, les Américains un tant soit peu cultivés n’ignorent pas ce trait de l’Amérique. Il faut dire qu’ils ont vu et revu Easy Rider et bien d’autres films. 

Une Amérique clivée (texte écrit le 3 novembre 2004)

Quelle que soit l’issue de l’Amérique, on n’en aura pas fini de tirer les enseignements sociologiques et historiques quant à ce pays que les Européens croient connaître et qui pourtant échappe pour une bonne part à nos catégories, notamment celle de la France, pays unifié de longue date par la tradition jacobine, elle-même issue de l’étatisation précoce de notre nation. Il y a là-bas des choses inconcevables pour nous, Français. Prenons-les par le commencement.

On notera l’existence d’une scission qui, selon quelques analystes, n’a jamais été aussi prononcée que depuis l’élection de Lincoln il y a 140 ans exactement, en pleine guerre de Sécession faut-il préciser. Sans sacrifier au cliché, le conflit en Irak ne serait-il pas une guerre qui fait sécession au sein de l’Amérique ? Toujours est-il que l’élection a été gagnée par Georges W. Bush qui devance John Kerry de près de quatre millions de suffrages. Trois critères pour une interprétation.

Tout d’abord, les votes spécifiques des communautés. Le vote juif, même s’il a décliné en pourcentage, reste acquis aux démocrates, comme du reste le vote noir qui lui reste très accentué, bien plus que celui des Latinos, quant aux Asiatiques, leur choix pencherait vers les républicains. Ensuite, observons la différence assez marquée entre les hommes qui ont voté à 54 % pour Bush contre 47 % pour les femmes. Sept points de différences, ce n’est pas rien. Les différences sexuelles se traduisent par des différences politiques. Chez nous, ce serait impensable.

Ensuite les votes géographiques et en premier lieu la coloration historiquement datée des différentes zones du territoire. Les Etats qui selon nos critères sociologiques sont les plus avancés, les plus progressistes, les plus proches par leur culture de l’Europe votent Kerry, comme d’ailleurs l’Europe et la France qui aurait élu le candidat démocrate avec les trois quarts des suffrages. On constate également que ces Etats sont en moyenne plus riches que ceux du centre des Etats-Unis acquis à la cause républicaine. Cela dit, la scission politique semble relever plus des différences territoriales que financières.

Autre effet territorial marquant, le vote urbain. Si on n’avait pris en compte que le scrutin des villes de plus de 500 000 habitants, Kerry aurait carrément explosé Bush. Le vote démocrate dans les plus grandes villes est étonnant, avec de rares exceptions. Quelques exemples (source CNN) :

Californie : (Kerry fait 54 et Bush 46). San Francisco : K 83, B 17 ; Los Angeles, K 61, B 39

Illinois : (K 55, B 45). Chicago : K 81, B 19

Michigan : (K 51). Detroit, K 73

Ohio : (K 49). Cleveland, K 67 , et comme curiosité, Athens, petite ville où sévit REM fait K 63

Colorado : (K 46). Denver K 70

Nouveau-Mexique (K 49). Santa Fe, K 70

Louisiane (K 42). New-Orleans, K 73

Wisconsin, (K 49) Madison, K 66

Georgie (K 41) Atlanta, K 73

Pennsylvanie (K 51). Philadelphie, K 80

New York (K 58) Manhattan, K 82.

Cette configuration urbaine des votes démocrates marque bien la différence entre une Amérique des grandes villes, plutôt individualiste, moderne, argentée, progressiste, cultivée, et une Amérique des terroirs, rurale, populiste, ayant le sens de la communauté et des valeurs traditionnelles. Bush a réussi à se faire élire en combinant une modernisation économique, technologique et un discours populiste à consonances religieuses et traditionnelles. Une analyse historique montrerait sans trop de difficultés que la marche vers la modernité et le progrès a été une illusion et que l’aurore des années Kennedy s’est considérablement assombrie. Pourtant, et sur ce point Nisbet avait vu juste, l’évolution des sociétés occidentales prenait le cours du progrès depuis la fin de la Seconde Guerre, tandis que l’Etat providence semblait bien installé depuis Roosevelt. Le conflit entre ordre féodal traditionnel et ordre démocratique capitaliste aurait dû être achevé, mais c’était sans compter le tournant amorcé par Reagan. A la décharge de Nisbet, on notera qu’il avait énoncé ses propos sur la base de la situation sociale des années 1960, en ignorant par ailleurs que la société industrielle, si elle pouvait uniformiser, rationaliser les modes d’existence économique à travers l’écoulement des grandes productions sur le marché, n’aurait pas forcément une prise sur le psychisme des individus.

Simmel avait constaté la fracture entre l’existence dans la métropole et la vie rurale. Ces deux types renvoient à deux modes de mobilisation de la conscience et de l’inconscient, l’un rapide, cinétique, rempli d’affects, d’interaction et de sollicitation et l’autre plus lent, avec des images récurrentes, des paysages, un rythme ralenti, une sollicitation des relations affectives, communautaires. La vie rurale est profondément distincte de l’existence individualiste et presque anonyme dans la grande métropole moderne. On constate que, même avec les médias, les technologies, l’internet, ce clivage est resté présent. La différence entre démocrates et républicains traduit une différence entre les fondements des vies sensorielles et psychiques, et c’est bien sur cette cible que Bush a appuyé. Cette configuration n’est pas sans évoquer l’Allemagne des années 30, avec l’utilisation des peurs et la combinaison d’archaïsme pseudo-religieux et de modernisation outrancière servant entre autres choses à renforcer les profits du capital.

Que fera Bush ? Il poursuivra l’œuvre technique, modernisant et libéralisant tout en prédicant pour insuffler du sens et du spirituel à l’Amérique archaïque, mais, sur le fond, cela n’empêchera pas le rock de poursuivre sa course, la littérature bonne ou mauvaise de se répandre et la consommation d’augmenter. Mais cela se fera sur un socle populaire épris de religiosité, de réalisme moral, de rigorisme culturel. Nul ne sait en fin de compte où sont passées la droite et la gauche. Le progrès et les transformations peuvent prendre des chemins inattendus, mais aussi le progrès peut exprimer la figure de Janus, avec une face sombre.


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57 réactions à cet article    


  • wesson wesson 27 octobre 2008 11:29

    Bonjour l’auteur,

    "Barack Obama sera le prochain président des USA."

    Fin de la lecture !

    Si vous écrivez la fin de l’histoire à la première phrase, forcément le reste n’a plus grand intérêt !


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 octobre 2008 12:04

      En effet, mieux vaut pour vendre les journaux entretenir le suspense jusqu’au bout


    • Traroth Traroth 27 octobre 2008 14:48

      A mon avis, cette élection est loin d’être la fin de l’histoire, et la suite sera riche en rebondissements...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 octobre 2008 17:34

      Confirmant cette lecture du clivage urbain-rural en Amérique. Cette fois, la concentration du vote noir en zone urbaine va encore l’exacerber

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/114-terri-schiavo-et-les-debiles-mentaux/

      Pierre JC Allard


    • Gilles Gilles 27 octobre 2008 11:32

      Oui et sans compter que Bush a instillé la haine à l’égard des "dandis" de Washington et de la Nouvelle Angleterre

      Washington était déjà considéré dans la cambrousse comme une sorte de force maléfique liberticide des bons américains et des gars comme Reagan et Bush on été populaires de part leur volonté de réduire le rôle de l’état fédéral dans la vie publique et économique

      "The state is the problem" était un slogan reaganien que d’ailleurs Palin a repris depuis.....malgré le contexte actuel. Ce qui nous fait bien marrer mais porte encore dans l’Amérique "rurale"

      Comme quoi les populistes vont faire leur beurre, encore, en alimentant la fracture américaine. le risque est à terme d’attiser les conflits de "civilisation" entre les deux amériques


      • armand armand 27 octobre 2008 11:57

        Bof...
        De nombreux ’rednecks’ comme vous les appelez de façon méprisante, sont précisément opposés aux aventures militaires outremer - d’autant que ce sont leurs fils qui en paient le tribut le plus lourd.

        Certains, dans le Sud, ne manquent pas de faire le parallèle en faisant remarquer qu’envahir un pays sous de faux prétextes parce qu’on n’aime pas son système, et qu’on veut surtout capter ses ressources naturelles, c’est ce qu’a fait Lincoln en 1861 !

        Et la crise économique, qui frappe les plus pauvres, aura achevé de déconsidérer Bush et ses héritiers aux yeux de beaucoup de gens qui, sinon, voteraient pour eux.

        Par contre, il y a toujours eu une bizarrerie américaine qui veut qu’on exige les compétences les plus pointues pour la plupart des boulots... sauf la Présidence, où l’on vote pour quelqu’un qui a "the common touch"- avec qui on boirait volontiers une bière.

        Et vous avez raison de souligner le poids de la religion - qui semble néanmoins moins mobilisatrice en ce moment qu’auparavant. Peut-être aussi parce qu’Obama met en avant sa foi comme aucun démocrate ne l’a fait avant.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 octobre 2008 12:06

          Utiles, vos précision mais j’ai souligné que rien n’est tout noir ou tout blanc ou tout rouge

          J’ai pris l’expression red necks dans le billet du moscovite.


        • Gilles Gilles 27 octobre 2008 14:04

          Et pourquoi pas l’expression :

          Joe six Pack .... dont on affuble de plus en plus ces red neck ?

          A ce propos "red neck" est trés péjoratif dans certains milieux américains..peut être même tous. Mais "6 pack" l’est moins...bizarre, non ?


        • stephanemot stephanemot 27 octobre 2008 12:05

          la premiere guerre civile a commence au sein du GOP (il etait temps :
          http://e-blogules.blogspot.com/2008/01/gop-time-to-split.html )

          la seconde aura lieu si McCain vole le scrutin de facon trop evidente


          • Gilles Gilles 27 octobre 2008 14:09

            C’est sur que vu les candidats républicain

            Romney le religieux mormon
            Huckabee le pasteur créationiste
            et MacCain, le faux héro va t’en guerre allié à la Palin inepte et incapable de proposer quoique ce soit de différent de Bush

            Le GOP a présenté le plus mauvais casting de son histoire. J’ai du mal à croise que cette palanquée d’allumés représentent vraiment les républicains dans leur ensemble

            Où bien ils se reprennent en mettant la pédale douce que les nominations de chtarbés, sinon je en vois pas comment ils ne se spliteront pas en deux. Ce serait d’ailleurs le mieux....


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 octobre 2008 17:42

             @ Gilles : la meilleure explication, c’est qu’on l’ait fait expres. Un Noir au pouvoir,.. et tout aura été de sa faute.. On verra bien, les machines Diebold-Premier ne se trompent pas dans leur lecture de la volonté de l’establishment.

            http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/19/191-le-quitte-ou-double-doncle-tom/

            http://nouvellesociete.org/5139.html

             Pierre JC Allard


          • La Taverne des Poètes 27 octobre 2008 12:24

            "Barack Obama sera le prochain président des Etats-Unis." Vous vous avancez toujours autant...Je rappelle par exemple votre article "Il n’y a rien à craindre de la crise de 2008, tout va rentrer dans l’ordre !"
            Mac Cain a encore ses chances.

            Sinon, pas si cucu la Palin ?


            • Dr. Larsen Mr Hyde 27 octobre 2008 12:39

              On pourrait faire un parallèle avec la France.

              La capitale, Paris, ville multiethnique et individualiste où c’ est un gay socialiste qui est maire.

              Le reste du pays dont le coeur reste rural et attaché à son terroir, à ses traditions.

              Si la France était un Etat américain, selon certains chercheurs, ce serait le Texas alors arrêtons un peu de critiquer les USA !


              • Zalka Zalka 27 octobre 2008 13:43

                Vous m’avez convaincu ! Il faut dire que l’argument d’autorité "selon certains chercheurs", c’est d’une puissance incroyable.

                D’ailleurs la preuve que la France, c’est le Texas, il y a une ville qui s’appelle Paris dans les deux cas !


              • Gilles Gilles 27 octobre 2008 14:22

                Hyde

                Mais oui il y a ce même genre de disparités en France. Cependant, aux USA, c’est un peu comme pour tout chez eux, ils sont dans l’excés, ils sont capables du meilleur comme du pire !

                Ces disparités sont encore plus grandes, plus polarisées

                Un Delanoë, qu’il soit maire de Paris ou de chtrucmouille les foufounes sera à peu prés accepté en fin de compte même s’il doit subir quelques vexations et éviter d’être trop "visible"
                Le même en Californie n’aura pas de problèmes, il pourra se marier, faire la fête dans le bars gays visibles, mais dans un bled de red neck on risque de lui faire la peau ou de le brûler sur une croix comme antéchrist


              • fonzibrain fonzibrain 27 octobre 2008 13:25

                si un noir qui s’appelle hussein,gagne les élections,ce serait un retournement dément de la situation.

                pour un pays qui fait la guerre à des millions de musulmans,c’est vraiment délirant !!!


                obama à dépensé des centaine de millions de dolllars,bien plus que mac cain,souvent celui qui dépense le plus gagne.

                je ne pense pas que les usa soit un démocratie,alors pourquoi obama gagnerai.
                qui le soutient à ce point,pourquoi ?

                son allocution devant l’aipac a été sans appel.


                en gros:si mac cain gagne,l’iran et la russie risque de faire les frais,par contre si c’est obama:c’est le pakistan qui sera attaqué

                la preuve ,en ce moment le gvt pakistanais donne des conténaires entiers d’armements aux tribus pour se battre contre al quaida,lorsque ces tribus se retourneront,ils seront à deux heures d’islamabad


                • fonzibrain fonzibrain 27 octobre 2008 13:26

                  es 9 et 12 septembre 2008, Maître Philip J. Berg, avocat à Lafayette Hill (Pennsylvanie) a délivré en nom propre une sommation au sénateur Barrack Hussein Obama et au Democratic National Committee (DNC) pour les enjoindre de prouver le lieu de naissance et la nationalité du candidat.

                  À l’issue du délai légal, ni le sénateur Obama, ni le DNC n’ayant répondu, ils sont réputés en droit avoir « admis » les hypothèses de Me Berg.

                  Selon Me Berg, le sénateur Obama n’est pas né le 4 août 1961 à l’hôpital Kapi’olani pour enfants d’Honolulu (Hawaï), mais au Coast Province Hospital de Mombosa (Kenya), alors territoire de la Couronne britannique. Après le remariage de son père avec une Indonésienne, Lolo Soetoro, et leur installation en Indonésie, en 1967, Barack Obama a obtenu la nationalité indonésienne. Il a été enregistré comme tel, sous le nom de Barry Soetoro, à l’école Saint-François d’Assise de Jakarta. À l’âge de 20 ans, il a effectué un voyage au Pakistan, alors interdit d’accès aux ressortissants états-uniens, et y est entré avec son passeport indonésien. Or l’article 11, section I, de la Constitution des États-Unis stipule que seuls les citoyens nés sur le territoire US sont éligibles à la présidence.

                  Au regard du Code électoral US, le contrôle de l’éligibilité s’effectue a posteriori, rien n’interdit donc à M. Obama de se présenter au suffrage des États, même si son éventuelle élection doit être invalidée. La cause introduite par Me Berg a donc été rejetée par le juge Surrick de Pensylvannie, le 24 octobre.

                  Cependant, estimant que le sénateur Obama et le DNC ont d’ores et déjà violé plusieurs dispositions du Code électoral, l’avocat a saisi la Cour suprême des États-Unis (Berg v. Obama, n° 08-cv-04083).

                  Me Philip J. Berg est membre de la conférence anti-impérialiste Axis for Peace.


                  • sisyphe sisyphe 27 octobre 2008 17:52

                    Entre nous, ce personnage répugnant me dégoute, et j’espère sincèrement que la justice le remettra à sa place : dans la poubelle

                    Tiens !
                    Un adorateur de Bush, de Palin, et de Mac Cain !
                    Normal... il s’appelle Cake !
                     smiley


                  • Jean-paul 27 octobre 2008 18:03

                    Il s’appelle sysiphe

                    Adorateur de Fidel castro !!!!


                  • Gilles Gilles 27 octobre 2008 18:17

                    Cakos

                    "Bien que ses liens sanguins avec 6 anciens présidents états-uniens, dont l’actuel, comme le fait qu’il soit cousin de Dick Cheney,"

                    Heu, du coté de son père Kenyan ou de sa mère blanche, d’ascendance cherokee ?

                    ça rend Cheney plus cool !!!!!

                    Et ça veut dire que Bush et Cheney sont aussi cousins ?

                    Affranchis moi le Cakos !


                  • sisyphe sisyphe 27 octobre 2008 19:49

                    il s’appelle jean paul : il voit des communistes partout ; c’est le parfait petit pavlovien..


                  • Pure haleine 27 octobre 2008 13:52

                    Quelque chose me dit qu’il va se passer des choses hallucinantes lors de cette élection,personne n’a encore gagné et il se pourrait bien que les USA entre dans une période de graves troubles après les urnes !
                     Sur fond de ruine,tout est possible,y compris la dictature affichée !


                    • docdory docdory 27 octobre 2008 14:18

                       @ Bernard Dugué
                      Dans votre première phrase , vous vendez la peau de l’ours avant de l’avoir tué !
                      Je ne croirais à Obama président que lorsque les votes seront dépouillés ...


                      • Anto 27 octobre 2008 14:41

                        Ce n’est pourtant pas ce qu’ecrit dugué dans l’article. C’est meme assez drole, ces commentaires sur l’accroche de l’auteur, car si on prend la peine de pousser la lecture jusqu’a la deuxieme phrase...


                        • LE CHAT LE CHAT 27 octobre 2008 15:04

                          les states sont un pays que j’irai peut être un jour visiter , mais en aucun cas m’y installer ! les mentalités sont vraiment trop différentes de l’europe et j’y serait beaucoup trop décalé par rapport aux locaux !
                          pensez que là bas , être athée est considéré presque comme un crime ! qu’en utah , on peut même pas boire une binouze peinard ! que l’on peut même pas sauter sa collègue du FMI sans déclencher les foudres de la presse ! smiley


                          • Gilles Gilles 27 octobre 2008 18:20

                            The Cat

                            Ecoutes, vas-y, tu seras surpris....loue toi une caisse et passe un mois sur les routes. Tu auras peut être même envie de t’y installer, pas dans la Bible Belt of course, mais les grandes villes de l’Est ne sont pas si différentes aprés tout, ni les gens


                          • Julius Julius 27 octobre 2008 15:38

                            Si Obama gagne, il deviendra le nouveau Carter. Le président faible, qui laisse le champ ouvert à tous les ennemis de la démocratie et la liberté. Mais il ya encore un espoir : Carter a préparé un chemin pour R. Reagan smiley


                            • Pure haleine 27 octobre 2008 15:56

                              "Si Obama gagne, il deviendra le nouveau Carter. Le président faible, qui laisse le champ ouvert à tous les ennemis de la démocratie et la liberté. Mais il ya encore un espoir : Carter a préparé un chemin pour R. Reagan "
                               Reagan,ce plouc inculte de serie B,qui a laissé faire le néolibéralisme qui nous a mené jusqu’à la ruine d’aujourd’hui !! Même pas honte de dire autant de bêtises ? il en est de même pour Tatcher ,la salope !
                               Il vaut mieux tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de sortir de telles inepties !!


                            • Julius Julius 27 octobre 2008 16:06

                              R. Reagan a libéré le monde du communisme (avec M. Thatcher et K. Wojtyla). Je crois comprendre qu’il est toujours détesté par tous les (néo) communiste parce qu’il a détruit leur rêve (qui était en réalité un cauchemar).

                              S’agissant de la crise financière actuelle, ce n’est pas une conséquence du système libéral, c’est plus une conséquence de la mauvaise politique (sociale) de Carter et Clinton : http://hrivnac.free.fr/wordpress/?p=407


                            • Pure haleine 27 octobre 2008 16:18

                              Le communisme stalinien de l’URSS était déjà en voie de décomposition avant l’arrivée de ses individus malfaisants,le communisme est mort et enterré,vient le tour du capitalisme à l’heure actuelle,et que tu te tournes ou te vires n’importe comment,tu n’y pourras rien Julius !La lente agonie se déroule sous tes yeux,le cancer généralisé va emporter la cupidité et la forfaiture pour laisser la place au bon sens ....ou à la dictature !


                            • Zalka Zalka 27 octobre 2008 16:23

                              Julius contre Pire haleine... La stupidité communiste contre la stupidité capitaliste. Deux exemplaires d’êtres à l’ouverture d’esprit proche du zéro...

                              Débouchez vous les yeux les gars. Le monde n’est pas en noir et blanc comme dans vos vues étriqués d’idéologues...


                              Sans déconner, Reagan, sauveur du monde libre avec thatcher... C’est une parole aussi crétine que d’affirmer que Lénine est un bienfaiteur de l’humanité...


                            • Julius Julius 27 octobre 2008 16:32

                              Le communisme était certainement en train de mourir. Il pourrait, toutefois, vivent beaucoup plus longtemps (comme elle vit toujours dans les deux musées communiste : la Corée du Nord et Cuba). Le communisme a progressé au cours de la présidence Carter, il a commencé sa chute finale au cours de la présidence Reagan.

                              Capitalisme (qui n’est pas une ideologie, c’est le système économique fondé sur la liberté individuelle) est loin d’être mort. Si le poids (relatif) des États-Unis a diminué, ce n’est pas en raison du succès des "Alternatives". Tous les « Alternatives » ont disparu. Le poids de l’Amérique a diminué parce que d’autres pays ont adopté système économique capitalist avec l’énorme succès - Japon, Chine, Inde, ...


                            • sisyphe sisyphe 27 octobre 2008 17:56

                              Julius ne se contente pas d’être un pro-américain fervent ; il se révèle en même temps soutenir le camp le plus ultra des conservateurs ultralibéraux, et de la pire Amérique qui soit !
                              Certainement partisan du créationnisme. 
                              Les dinosaures ont vécu en même temps que les hommes, n’est-ce pas, Julius ? 


                            • sisyphe sisyphe 27 octobre 2008 18:02

                              Julius, à chacun sa croix, comme on dit chez tes copains, n’est-ce pas ? 


                            • Jean-paul 27 octobre 2008 18:11

                              sysiphe communiste leniniste marxiste s ’indigne dans le sens qui l’arrange .


                            • Gilles Gilles 27 octobre 2008 18:25

                              Julius

                              "Le communisme a progressé au cours de la présidence Carter, il a commencé sa chute finale au cours de la présidence Reagan"

                              Commentaire de con ! A citer aux étudiants

                              Même si vous dîtes vrai, il n’y a aucn lien de causalité, en toute logique, entre la chute du communisme et le nom du président US à ce moment précis.

                              On pourrait dire, sur le même ton :

                              "le fait que la crise financière ait débuté sous l’ére Sarkozy, est la preuve indubitable qui l ’en est LE respnsable"

                              et ça vote....


                            • sisyphe sisyphe 27 octobre 2008 18:37

                              jean paul l’imbécile-crétin pavlovien continue son sillon de désinformateur


                            • Jean-paul 27 octobre 2008 18:50

                              Sysiphe ou l’art d’avoit toujours raison sur le reste du monde et le refus de reconnaitre que l’autre a le droit de penser .


                            • sisyphe sisyphe 27 octobre 2008 18:53

                              jean paul ; tu ne penses pas, tu ne fais que distiller ta nauséeuse propagande ; tu es un imbécile menteur et désinformateur

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