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Accueil du site > Actualités > International > Education : quelque chose de pourri au Royaume de Suède ?

Education : quelque chose de pourri au Royaume de Suède ?

C’est un excellent article de Slate, à lire pour tous ceux qui s’intéressent aux questions d’éducation. Si le titre « la Suède est-elle en train de créer une génération de petits cons  », est provoquant, il fournit une critique fouillée des carences du modèle éducatif suédois, y compris par des opposants de l’intérieur.

Derrière les statistiques
 
La Suède est souvent présentée comme un pays modèle, pour sa protection sociale, sa politique familiale, son système éducatif ou la condition féminine. Le pays fait aussi partie des références sur la qualité de vie, dans bien des classements. C’est le premier pays à voir instauré un congé parental en 1974 : « les parents disposent de plus de quinze mois de congé parental à répartir entre le père et la mère. Et il est rémunéré à hauteur de 80% du salaire pendant 390 jours  ». La Suède est souvent en pointe sur les nouvelles idées comme la lutte contre les stéréotypes de genre et elle a poussé une vision de la société où les enfants sont choyés, écoutés et considérés comme des individus comme les adultes.
 
Une journaliste du Telegraph vient de descendre l’éducation à la suédoise, où les crises des enfants doivent être écoutées, où il faut négocier avec des enfants qui font un caprice. Pour elle, « on peut négocier avec un adulte, certainement pas avec un enfant. De la même manière que laisser des pré-ados fixer l’heure de leur coucher est totalement irresponsable  ». Face à un enfant qui ferait un caprice en disant « tu n’es plus ma copine  », elle suggère de dire « je n’ai jamais été ton amie. Les amis ne lavent pas tes chaussettes, ils ne t’achètent pas un manteau chaud pour l’hiver, pas plus qu’ils ne te forcent à te brosser les dents ». Et elle ne recule pas devant la menace si elle le juge nécessaire.
 
L’opposition de l’intérieur

Mais la critique existe aussi en Suède. Un psychiatre, père de 6 enfants, a écrit un livre à polémique « Comment les enfants ont pris le pouvoir  ». Pour lui, « les petits suédois sont devenus ‘rois’ : ils ont tendance à tout décider dans les familles : quand se coucher, quoi manger, où partir en vacances, même le programme télé (…) Ils crient s’il y a des adultes qui parlent à table, ils vous interrompent sans arrêt. D’une certaine façon, les enfants en Suède sont mal élevés (…) parce qu’ils ont été élevés de cette manière, les enfants suédois tombent de haut à l’âge adulte. Leurs attentes sont trop élevées et ils découvrent que la vie est dure. Cela se manifeste par des troubles de l’anxiété et des tendances à comportements autodestructeurs qui ont augmenté de manière spectaculaire en Suède  ».

Il rejoint les analyses de Didier Pieux, auteur de « De l’enfant roi à l’enfant tyran  » pour qui « la frustration pose des limites, structure, et prépare l’enfant aux difficultés professionnelles, sentimentales qu’il rencontrera forcément dans sa vie d’adulte  ». Le psychiatre suédois y voit la responsabilité de la loi anti-châtiments corporels, que le pays a été le premier à adopter, et qui a dégénéré en « interdiction tacite de gronder, punir ou contredire un enfant  ». Les partisans de l’éducation à la suédoise semblent refuser toute punition, qui serait un manque de respect, même le fait d’être consigné vingt minutes dans sa chambre, une punition heureusement jugée gentillette dans la plupart des pays.

Merci à Slate et Nadia Daam pour ce papier qui remet justement les pendules à l’heure où les institutions européennes semblent tentées d’appliquer les méthodes suédoises à l’ensemble de l’UE. Outre le fait que cela ne devrait pas être de leur ressort, le bilan est loin d’être positif.


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92 réactions à cet article    


  • Robert GIL Robert GIL 4 février 2015 14:09

    Son système de santé, son éducation, sa fiscalité, sa maîtrise des dépenses publiques, d’autres citeront encore Zlatan ou ses étagères Ikea ! La Suède était un paradis politique régulièrement convoqué par nos élites bien pensantes (qui en oubliaient, au passage, qu’elle n’avait pas rejoint l’eurozone), présentée par les mêmes comme la solution à tous nos maux. En fait, chacun y voyait ce qu’il voulait. Attali en faisait dégouliner les références dans son rapport sur la libération de la croissance, Philippe Aghion, l’économiste préféré de François Hollande lui déclarait encore son amour dans une tribune au Monde en janvier 2013, comme une preuve que «  l’austérité, ça marche » ! Le Wall Street Journal en faisait l’éloge régulièrement dans ses pages, en comparaison avec les vieux modèles étatistes européens tandis que Christian Noyer, le président de la Banque de France, rêvait de sa flexisécurité.
    .
    voir : LE « MODELE SUEDOIS » A BOUT DE SOUFFLE !


    • colere48 colere48 4 février 2015 14:37

      « De l’enfant roi à l’enfant tyran  »

      C’est déjà bien tard, les dégâts se voient partout dans notre société....
      Entre « It’s my life » et « ben non j’sais pas ... j’étais pas né ! »
       smiley


      • lsga lsga 5 février 2015 11:39

        bwo, ça nous change des catholiques, qui étaient des vrais petites salopes.


      • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 5 février 2015 11:49

        « m’en fou le curé lui il etait trop mechant, na !!! »


        sga vous etes vraiment un cas, toujours tout ramener à vos « ennemis » politique au lieu de voir la realité en face.
        D’ailleurs j’ai ete elevé par mon grand père refugié politique espagnol, anarchiste jusqu’au bout des ongles et qui n’hesitait pas à user d’autorité devant nos caprices enfantins.

        Grandissez un peu.

      • bnosec bnosec 5 février 2015 12:43

        « bwo, ça nous change des catholiques, qui étaient des vrais petites salopes. »

        Magnifique...

        Maintenant remplacez le mot catholique par musulman ou juif et à défaut d’être emprisonné, votre commentaire serait du moins censuré.


      • lsga lsga 6 février 2015 14:03

        je m’attendais à ce qu’il soit supprimé pour tout dire ^^


      • bnosec bnosec 9 février 2015 08:56

        Meuuuh non voyons, cracher à la gueule des catholiques c’est très politiquement correct, contrairement à émettre le moindre petit avis non enjoué concernant d’autres religions...


      • Chamiot 4 février 2015 15:35

        Les parents actuels (sauf cas vraiment particulier de non-Charlie mouton) n’arrivent même pas à s’imposer face à un gamin, tellement ils sont pétris d’égalité (les « valeurs » !)

        En des temps normaux, la solution à un enfant capricieux, insolent, désobéissant, menteur,et... était vite trouvée par n’importe quel parent : cul nu et une vraie fessée, donnée pour faire mal (= pas trois claques données avec appréhension), puis au coin ou au placard (pour les plus petits)

        Résultat : 2 minutes après, le calme était revenu et vous pouviez à nouveau converser tranquillement avec vos invités.


        • Jimmy 5 février 2015 11:00

          franchement Chamiot la fessée cul nu c’est dépassé, ça vous fait peut-être un inavouable effet mais si vous cherchez l’efficacité les américains sont très satisfait à Guantanamo de la serviette mouillée, (méthode inventée par les nazis mais chut) ou bien la « gégène » qui est encore appréciée par les vrais connaisseurs, avec ça les le petit merdeux ou la petite pisseuse vous laisse tranquille pour un bon bout de temps
          /sarc off


        • Loatse Loatse 4 février 2015 16:18

          Les suédois n’innovent pas en la matière.. on a eu Dolto en france... l’éducation post soixante huitarde par la parole, sauf qu’il y a tout de même des moments ou « c’est comme ça parce que ce n’est pas autrement. point barre. ! »

           Les mômes ne sont pas des adultes en miniatures, ce que semblent penser les suédois... ils ont besoin de limites et surtout pas de « parents-copains »...

          inévitablement cela revient à s’opposer à eux, à leurs désirs un jour ou l’autre, voire à sanctionner si besoin est..

          Evidemment, c’est prendre le risque qu’ils vous détestent.... ce que dans le monde bisounours suédois on semble vouloir éviter à tout prix sous couvert de ne pas vouloir frustrer l’enfant

          Le résultat de cette facilité (à laisser tout faire, tout dire) c’est au contraire s’exposer à du mépris de la part de ceux là plus tard lorsqu’ils comprennent que la non éducation les rend inaptes à la vie en société avec ses codes, ses règles parfois strictes, son système hierarchique etc...

          Quand à leur manie de vouloir indifférencier les sexes dés la maternelle, que dire, si ce n’est que leurs idées à la noix ils pourraient les garder pour eux.. !

          on gardera leurs meubles en kit avec pièces surnuméraires une fois montés :), leurs couettes en plumes d’oies et leurs pulls à torsades...

          c’est déjà beaucoup.











          • Doume65 4 février 2015 20:00

            « Les suédois n’innovent pas en la matière.. on a eu Dolto en france... »
            Quoi, Dolto prétendait que les enfants devaient avoir tous les droits, qu’il ne fallait pas leur imposer de limites, ne jamais les corriger ?

            Il y en a un de nous deux qui a du mal à lire. Moi je retiens de ces écrits qu’il faut communiquer avec les enfants, pas leur céder.


          • JL JL 5 février 2015 08:46

            Celui qui a du mal à lire est probablement celui qui écrit : ’’inévitablement cela revient à s’opposer à eux, à leurs désirs un jour ou l’autre, voire à sanctionner si besoin est..’’

            Les parents n’ont pas à s’opposer aux désirs de leurs enfants mais à affronter leurs oppositions. Nuance.

            Mais il en est de l’éducation comme du reste : en sociologie on appelle ça la déliquescence, en physique on appelle ça l’entropie.


          • zic_quili 5 février 2015 10:06

            « Les parents n’ont pas à s’opposer aux désirs de leurs enfants mais à affronter leurs oppositions. Nuance. »


            Wahaahahaaa.
            Quelle puissance !
            Je ne pense pas qu’on puisse faire plus pedant.

            Franchement ... Quelle misere sous couvert d’une quelconque connaissance.
            Quand l’enfant dit « je veux ci, je veux ca » et fait un scandale, il faut (mais bien sur) expliquer que si on dit non ce n’est pas pour s’opposer a ses désirs mais pour affronter son opposition.

            looool quelle blague.
            Vraiment n’importe quoi ...

          • JL JL 5 février 2015 10:22

            Si en matière de ’désir des enfants’’ vous ne connaissez uniquement que le ’’je veux ça’’ des tout petits, alors, évidemment, vous ne pouvez pas comprendre la nuance.


          • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 5 février 2015 12:00

            Vive la societé du desir... Les capitalistes vous adorent JL.


          • Alren Alren 4 février 2015 16:54

            Je ne voudrais pas être enseignant en Suède !!!


            Voilà un domaine où, à la différence de la politique, les extrêmes se rejoignent : les ultra-rigoristes sont aussi mauvais éducateurs que les laxistes absolus. 
            Tout est affaire de mesure, mais pour cela il faut de l’intelligence et de l’empathie, ce qui visiblement manque aux « extrémistes » de l’éducation !

            Les enfants et c’est heureux, ne supportent pas l’injustice et son corollaire l’arbitraire. 
            Mais ils acceptent les frustrations si leurs causes sont impérieuses (manque d’argent par exemple) ou justifiées par des considérations favorables à eux (danger, risque de maladies etc.)
            C’est pourquoi il faut justifier tous les interdits par des raisons valables ... comme on le fait d’ailleurs pour des adultes.


            • Armelle 5 février 2015 10:09

              « Je ne voudrais pas être enseignant en Suède !!! »


              Pas plus France d’ailleurs mais pas pour les mêmes raisons ! (encore que...)

              L’Education Nationale dépense 70 Md€ de crédits annuels pour laisser chaque année 140.000 adolescents qui ne savent ni lire, ni écrire convenablement et ne connaissent pas les rudiments de la politesse.

              Parallèlement, la France s’enfonce dans le classement mondial Pisa qui mesure la qualité de l’enseignement dans un pays…


            • legrind legrind 4 février 2015 19:06

              Ben zut les lgbt, Osez le Féminisme, et les autres féministes + ou - frappadingues, des « verts » vont s’immoler comme l’Ordre du Temple Solaire, depuis le temps qu’ils nous saoulent avec la Suède, par contre Zemmour va se palucher smiley même si on s’en doutait..


              • boris boris 4 février 2015 23:11

                Le martinet y a que ça de vrai pour les petits branleurs.


                • bernard bernard 5 février 2015 08:46

                  Un de mes anciens directeurs disait toujours que la « piedauculthérapie » participait d’une bonne méthode d’éducation,

                  Pourvu qu’elle soit appliquée à bon escient.
                  Et je pense qu’aujourd’hui, c’est un peu cette méthode qui fait défaut.

                  Mais que ne ferait t’on pour ne pas « froisser » nos chères petites têtes blondes.
                  Tout se perd, surtout...l’éducation, fut-elle nationale. smiley




                • JL JL 5 février 2015 09:00

                  Pratiquez la « piedauculthérapie » si vous voulez, et vos enfants plus tard seront du troupeau de ceux qui disent ’’Oui not’ monsieurs, oui not’ bon maître’’ dans une quelconque usine à profits, ou bien alors dans l’armée de Daech.


                • Fergus Fergus 5 février 2015 10:15

                  Bonjour, Bernard.

                  D’autant plus que l’on se remet bien des sévices infligés, surtout lorsqu’ils sont justifiés. Dans un article de 2010 intitulé « Au bon vieux temps des châtiments corporels dans l’enseignement catholique  » je relatais ma propre expérience de gamin battu à l’école. Or, je n’ai jamais eu la moindre séquelle psychologique de ce traitement. Ce qui ne veut pas dire que je sois favorable à ces pratiques, bien au contraire, mais une gifle ou une fessée bien méritée a parfois le mérite de remettre les choses en place plus facilement qu’un long discours.


                • tRivi 5 février 2015 10:35

                  La violence est le dernier refuge de l’incompétence ! Il faut de l’autorité, mais pas au prix de la violence. Une paire de claque peut remettre les idées en place quand les limites sont franchis, mais cela doit rester exceptionnel.


                • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 5 février 2015 11:58

                  « Pratiquez la « piedauculthérapie » si vous voulez, et vos enfants plus tard seront du troupeau de ceux qui disent ’’Oui not’ monsieurs, oui not’ bon maître’’ dans une quelconque usine à profits, ou bien alors dans l’armée de Daech. »


                  Et on continue dans l’indigence de la pensée.

                  Des coup de pied au cul j’en est reçu une bonne tripoté et pourtant je suis systématiquement surnommé le « syndicaliste » par mes collegues de travail, et ce dans toutes les boites que où j’ai travaillé.

                  J’ai fait trembler plus d’un patron devant les juges prud’homale.

                  L’autorité parentale apprend la resistance, le laissez faire desarme les jeunes adultes qui ne savent plus ce qu’est une autorité justifiée et une autorité abusive, ils sortent du nid sans même savoir ce qu’est une autorité..





                • bernard bernard 5 février 2015 12:52

                  @JL,

                  Vous devez faire parti de ceux qui tolèrent tout de leur progéniture.
                  C’est vrai, qu’à une certaine époque, il était interdit d’interdire...
                  On en voit le résultat aujourd’hui !
                  Mais si cet état de fait vous satisfait, tant mieux pour vous !

                  Excellente journée. smiley






                • chitine chitine 5 février 2015 14:42

                  « autorité justifiée et une autorité abusive »

                  Tout le débat devrait en effet se concentrer sur la reconnaissance de cette différence fondamentale.
                  Merci pour l’excellente synthèse.


                • David Heyo 4 février 2015 23:24

                  Ah, parce que la génération qui a pris des gifles est heureuse ? si la majorité des gens sont serviles, sont à la limite du syndrome de stockholm et sont soumis aux pervers qui dirigent souvent, c’est parce qu’ils ont été brisé, castré, humilié , on leur a coupé les ailes en leur disant qu’ils ne valaient rien, et quand ils deviennent adultes, ils font la même chose, à la grande joie des puissants. L’éducation est difficile car c’est du cas par cas, il faut beaucoup de bon sens et d’amour, sinon, en voulant ériger un dogme, que ce soit celui de la fessée ou de « l’enfant roi », on évite un piège pour tomber dans cent autres. Parce que la bonne éducation à l’ancienne, où l’enfant pouvait être à la fois réprimandé et aimé avec justesse et responsabilité, ça a toujours été une minorité de parents, les autres utilisaient le prétexte que la fessée est « nécessaire » pour taper leurs enfants comme des brutes,entre quatre mur, et de façon invisible. On pourrait aussi parler de « parent roi, parent tyran », qui distribuent les baffes pour avoir la paix, quand ils veulent quand ça leur chante, parce qu’il ne sont pas capable d’éduquer, et qu’ils n’ont de compte à rendre à personne.Beaucoup de parent ne sont pas à la hauteur, et ça c’est un vrai tabou.Les parents qui gâtent ne sont pas à la hauteur, tout comme ceux qui tapent au nom de la sainte paranoia .

                  N’oublions pas que nous sommes encore une société primitive, le harcèlement moral ou la violence psychologique sont reconnue depuis pas tellement de temps. Ce dont nous avons besoin c’est de bonté, d’amour vrai , de dialogue, de confiance, et de fermeté, car la discipline est le commencement de toute chose...mais pas la fin

                  • San-antonio San-antonio 5 février 2015 02:09

                    Monsieur Heyo,
                    ayant moi-même subi les affres de la violence parents -> enfants et ayant vu certaines de mes soeurs en souffrir, je ne peux que souscrire à votre analyse.

                    Les justifications foireuses des parents démissionnaires et névrosés (les adeptes des coups comme moyen de communication) sont nombreuses :
                    - c’est pour éviter que mon enfant tourne mal« 
                    - c’est pour son bien, il me remerciera plus tard
                    - j’en ai pris au moins autant et je ne suis pas mort(e)
                    - j’ai été élevé à la dure, c’est grâce à cette éducation que je suis devenu(e) qui je suis (un(e) narcissique au dernier degré...)
                    - et j’en passe...

                    Suis-je pour une éducation à la Suédoise du type enfant-roi ? Pas plus et bien au contraire. Un enfant qui fait la loi dans un foyer est le produit de parents incompétents, voire pire, criminels.

                     Seulement j’aimerais comprendre le type de message que souhaitent faire passer les parents violents à l’ »adulte en devenir (et non pas adulte en réduction) qu’est leur enfant. Quelle vision des rapports inter-humains impriment-ils dans le cerveau en construction de cet être plus qu’influençable ?

                    Assurément un message d’imposition des idées par la violence, la peur, l’intimidation, la souffrance. Je lis plus haut les vertus de la "fessée qui fait mal". Dans ce cas, généralisons le conept non seulement aux enfants, mais aussi aux adultes : applaudissons les ratonnades policières, les femmes battues (après tout une petite gifle de temps en temps, ça n’a jamais tué une femme), les ratonnades des faces bronzées, les châtiments corporels dans les grandes écoles, les coups de fouet en public des bandits, le tabassage des animaux de compagnie et j’en passe... Consternant !

                    La communication par la violence est synonyme de défaite pour le parent :: avant de justifier les coups portés à l’enfant, peut-être faudrait-il se poser la question de la capacité des parents à ... être des prents !

                    Vu le nombre d’idiots que composent notre entourage, je me dis quelquefois que les bienfaits de la contraception, voire de la stérilisation sont malheureusement bien trop peu vantés...


                  • Jimmy 5 février 2015 08:35

                    merci Heyo merci san antonio
                    parce que quand je lit le post de la personne sans doute âgée qui préconise la « fessée qui fait mal » et que je vois que ce post se fait plusser, c’est à moi que ça fait mal


                  • David Heyo 5 février 2015 14:34

                    Merci de la réponse. Je conseille à tout le monde de voir « Family Life », le film de Ken Loach qui brosse un portrait authentique et sans concession de la violence domestique familiale des années 60-80, époque où la dépréciation verbale, violence physique, mépris et manque d’affection ont causé des ravages. L’histoire du film représente hélas énormément de famille...


                  • Alren Alren 5 février 2015 19:44

                    Bien d’accord avec vous David : la dépréciation verbale des parents mal-aimants : « Tu ne feras jamais rien de bien ! » « Tu es plus bête que la moyenne » font souvent beaucoup plus de mal qu’une gifle peu appuyée quand l’enfant a vraiment dépassé les bornes et teste littéralement votre niveau de faiblesse. Souvent l’adulte se souvient de phrases dites sur lui, en bien ou en mal par ses parents surtout à des étrangers à la famille.

                    Tout rigorisme quand l’enfant est négatif doit être compensé par de la chaleur humaine, de l’amour ostensible quand il est positif.

                  • elpepe elpepe 5 février 2015 04:00

                    J ai ma fille de 6 ans elle est tout pour moi, je distribue beaucoup de coup de pieds au cul, avec moult explication, et beaucoup d’amour  smiley
                    longue vie au coup de pieds au cul


                    • Jimmy 5 février 2015 08:52

                      des coups de pied au cul à une fillette, c’est du 2e degré, elpepe ?
                      parce qu’avec certains autres posts on a des doutes


                    • elpepe elpepe 5 février 2015 09:40

                      Bonjour
                      Tous mes posts sont du 2nd degre, les coups de pieds au cul sont biensur du domaine figurative, et consiste a hausser la voix (de son maitre) et imposer une autorite par la posture, j’ai jamais touche un humain, voir un animal, bien que je ne sois pas végétarien a 100%
                      Ma religion non musulmane bien sur, plutôt d’inspiration Chrétienne, m’interdit la violence, de mettre du sucre dans mon café, et m’impose de respecter mon contemporaine, et aussi m’oblige a rentrer dans le lard uniquement des opinions et postures, mes non des individus, maintenant nul n’est parfait smiley
                      Bien a vous


                    • Chamiot 10 mars 2015 21:53

                      @elpepe
                       à 6 ans, c’est l’âge d’or où les châtiments corporels s’imposent et sont les plus efficaces. Si vous n’êtes pas pas totalement laxiste, elle devrait recevoir au moins 2 fessées par semaine (selon mon expérience - déjà mon second set d’enfants - et celle de beaucoup de vrais parents). Et, SVP, abandonnez les coups de pieds au cul, à la fois inefficaces et potentiellement dangereux.
                      Fessée cul nu sur vos genoux avec la main et, si nécessaire (cas sérieux, rébellion, hurlements injustifiés...), avec une règle plate ou une raquette de ping-pong (sans rembourrage) ou une cuillère/spatule en bois
                      Cela ne lui fera aucun dommage (juste une douleur transitoire) , vous évitera immédiatement une gamine mal élevée et très pénible et vous épargnera plus tard une teen-ager qui tourne mal.


                    • babadjinew babadjinew 5 février 2015 05:39

                      Tiens pour une fois que les réac pourraient argumenter avec de vrais arguments des siècles passés ils s’abstiennent ! Étrange......


                      Le débat stupide posé ici ce limite donc à baffe ou pas baffe comme seul chemin d’autonomisation possible ! Pathétique !

                      Il serait peut être temps de ce regarder un peu son propre nombril et cessez de réduire l’existence à des considérations BASIC (O ou 1)

                      Avec ou sans baffe, avec ou sans mots, avec ou sans conscience, ce quel que soit le pays d’Europe nous avons abandonné nos enfants pour le veaux d’or abjecte de Babylone : Le profit !

                      L’enfant à besoin avant tout d’une chose simple et qui sous le sens tombe de PRÉSENCE ! A partir de la (ce temps de présence) quel que soit le chemin éducatif emprunté l’enfant ce construit. D’ailleurs il est surprenant que personne ne songe à la voie médiane qui consisterait à emprunter en même temps ces deux axes éducatifs !

                      Mais bon tant que nous resterons suffisamment stupide pour penser qu’il faut pourrir nos gosses avec du matérialisme stupide et inutile et les priver d’un adulte parent permanent jusqu’à au moins 14 ans nos enfants ne cesserons comme ils le peuvent de nous signifier qu’ils n’acceptent pas d’être abandonné !

                      Alors plutôt que de regarder la paille dans les yeux des autres quidams de bases et d’enrichir toujours plus 1% de la population mondial, cessons d’être stupide et occupons nous de nos enfants par le simple fait de notre présence quotidienne et constante.

                      Si les moyens manquent pour que l’un des parents puisse s’acquitter de cette RESPONSABILITÉ au lieu de courir et chercher à vendre sa force de travail aux 1% jamais satisfait qu’il milite pour un revenu de base seul chemin concret pour qu’enfin nous recommencions à nous occuper réellement de nos enfants au lieux de croire qu’en les achetant et les pourrissants par du matérialisme, il nous pardonnerons pour le monde chaotique et détruit que nous construisons en leur nom !

                      Wake Up    

                          


                      • NEPNI NEPNI 5 février 2015 06:01

                        Magnifique et juste intervention, merci. L’enfant à besoin de quelqu’un sur qui compter en permanence jusqu’à ce qu’il soit suffisamment « construit » pour se prendre en charge.


                      • Garance 5 février 2015 06:08

                        @ Badadjinew


                        Quand on plusse son post (1) à 5 h 30 du matin : ça se voit pauvre con

                        (1) post que je n’ai pas lu : je ne lis pas les posts des cons

                      • babadjinew babadjinew 5 février 2015 06:34

                        Tiens étrange il est 11h chez moi, mais bon l’idiot enfermé dans son hexagone n’arrive peut être pas à concevoir qu’il y un autre chose qu’un gouffre à l’extérieur des frontières factices..... c’est triste.


                        Par ailleurs je n’ai aucunement de problème à pulser mes dires dans la mesure ou en accord avec eux je suis, mais la manque de bol point je ne l’ai fait !

                        Bref un commentaire pour rien, pour ne rien dire. Mal dormi ?????

                         

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