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Accueil du site > Actualités > International > Élections espagnoles de 2015 : La fin du bipartisme ?

Élections espagnoles de 2015 : La fin du bipartisme ?

En seulement quelques jours, la porte parole du Parti Populaire de Mariano Rajoy, Dolores de Cospedal a laissé échapper deux fois ce lapsus malheureux : Prononcer le mot piller au lieu de sortir "de la crise" (Saquear au lieu de sacar).

C'est bien ce sentiment qu'une majorité d'espagnols garderont du mandat de Mariano Rajoy : Un pillage, sous couvert d'une crise économique sans précédent, d'un modèle social péniblement mis en place depuis la fin de la dictature, à grands coups de coupes budgétaires, de privatisations, mais aussi d'abus et de détournements en tous genres.

 

Élections et corruption : La facture devrait être salée.

Il ne reste plus qu'un mois avant les élections municipales et régionales, en attendant les législatives prévues à la fin de cette année.

Comme partout ailleurs, les électeurs ayant en général la mémoire courte, il serait sain pour la démocratie espagnole que les médias nous fassent quelques piqûres de rappel sur les interminables cas de corruption qui n'épargnent aucun partis ayant une représentation parlementaire, si ce n'est peut être UPyD qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille.

Au moment de mettre leur bulletin dans l'urne, beaucoup d'espagnols, si l'on en croit les sondages d'opinions, s'en rappelleront et voteront en force pour les nouveaux partis "vierges" nés du ras le bol et des mouvements des indignés comme Podemos ou le nouveau troublion du centre Ciudadanos qui, après s'être vu refuser à plusieurs reprises une coalition avec son clone de UPyD, est en train de le reléguer aux oubliettes, comme l'ont démontré les élections anticipées d'Andalousie il y a un mois.

 

Les sondages et les votes réels : Le cas andalou.

Ces élections andalouses étaient très attendues car annonciatrices des possibles changements politiques dans ce pays. Mais fait est de constater que l'immobilisme a primé encore une fois car Susana Diaz, la présidente de la région qui était arrivée au pouvoir en 2013 grâce à la démission de Griñan. a obtenu presque la majorité des voix. Comme lors de son dernier mandat avec Izquierda Unida, elle est obligée de pactiser avec un autre parti pour gouverner. Et à ce jour, aucun accord n'a été trouvé, ni avec IU, ni avec Podemos et Ciudadanos qui exigent au minimum que les deux ex-présidents de la région autonome, inquiétés dans le scandale "de los ERE", démissionnent de leur poste de sénateur et député.

Les résultats en Andalousie laissent pressentir qu'il n'y aura pas de "miracle"immédiat comme l'espérait une partie de la population. Les réseaux clientélistes installés par le PSOE et le PP depuis 35 ans dans leurs fiefs respectifs auront encore la vie dure pendant un bon moment.

Néanmoins, un mouvement imparable est en marche. Une partie toujours plus grande des électeurs est de plus en plus consciente des limites de la constitution espagnole actuelle et la jeunesse laissée pour compte, loin de se démobiliser, milite, s'engage, et votera majoritairement pour un changement de régime.

Composition du parlement andalou comparé aux élections de 2012 : On peut constater la forte irruption de Podemos et Ciudadanos au détriment de IU et du PP.

 

La fin du bipartisme fin 2015 et l'obligation de s'entendre.

Selon les derniers sondages, un nouveau paysage politique semble se dessiner : 4 partis (2 de droite, PP et Ciudadanos et 2 de gauche, PSOE et Podemos) devraient se partager la majorité des voix sans pouvoir dégager une majorité pour gouverner seul. Se vantant d'une légère récupération économique, le Parti Populaire pourrait remporter à la fin de cette année les élections législatives pour seulement quelques points d'avance.

Plusieurs scénarios seront alors possible :

1-Un pacte naturel entre les partis "frères" PP et Ciudadanos est envisageable bien que ce dernier, comme Podemos, veut rompre avec le passé et la corruption, et pour cela retoucher la constitution. Tout dépendra de la capacité du Parti Populaire à séduire et à se compromettre réellement à changer ses mauvaises habitudes.

2-Un pacte Ciudadanos-Podemos semble anti-naturel. Pourtant, bien des points les rassemblent. Tous les deux veulent changer la loi électorale pour une représentation proportionnelle. Ils se rejoignent aussi dans leur volonté de changer profondément la manière dont fonctionnent les institutions et la politique, et surtout une lutte sans failles contre la fraude fiscale et la corruption. Cela peut être un minimum sur lequel ils pourraient s'entendre. Finalement, on a bien vu en Catalogne un parti de droite gouverner avec un parti d'extrême gauche que tout séparait sauf l'indépendantisme.

3-Un pacte PSOE-Podemos. Encore improbable il y a un an, on sent pourtant dans la gesticulation politique de ces derniers mois, la volonté de certains socialistes de faire les yeux doux au parti de Pablo Iglesias en leur disant "que finalement, ils ont compris leurs erreurs et qu'ils doivent s'unir pour terrasser Ali Rajoy et ses 40 voleurs..."

De son coté, Podemos, très radical dans ses débuts, a commencé il y a un an à adoucir son discours et à camper sur les terres socialistes, allant jusqu'à se définir comme un parti social démocrate de style "nordique", au risque de perdre les voix gagnées sur les terres de Izquierda Unida et de créer la confusion chez ses électeurs. De fait, Podemos a perdu 10% d'intention de vote en 6 mois, passant de la deuxième force politique à la quatrième, déjà devancé par Ciudadanos dont la montée depuis deux mois est impressionnante.

Son but avoué reste de gouverner seul et de réunir tous les mécontents. Mais les résultats des élections andalouses et les derniers sondages laissent cependant penser qu'il n'en sera pas ainsi. Le pragmatisme de dernière minute pourrait donc les obliger à s'entendre avec la "caste" socialiste.

4-Le pacte constitutionnel PP-PSOE : Bien qu' aucun des deux partis qui se sont partagés le pouvoir depuis la transition démocratique ne veut l'entendre pour l'instant, on pourrait voir, à la manière de la Grèce, ce pacte gauche-droite traditionnelles au nom des valeurs de la Constitution, de l'Europe et de l'Euro, mais surtout pour continuer à protéger leurs intérêts.

 

sondages elections 2015

Graphique de sondages qui vont de fin 2011 (Victoire de Rajoy, actuel président du gouvernement avec majorité absolue au parlement) jusqu'à aujourd'hui. On peut y apprécier les changements du paysage politique dûs à la crise économique et ses réformes anti-sociales mais surtout à la corruption : 
En bleu, le Parti Populaire (PP)
 au pouvoir et parti le plus corrompu, qui dégringole.
En rouge le Parti Socialiste (PSOE)
 qui, déjà très atteint en 2011, continue son piqué. Izquierda Unida (IU) en marron foncé qui commençait à monter en puissance grâce au désenchantement des électeurs socialistes mais qui se voit éclipsé il y a deux ans par l'apparition de Podemos dont on peut constater l'impressionnante incursion en noir, jusqu'à être le premier parti en intention de vote cet hiver.
Le rose correspond au parti de centre-gauche UPyD que l'on voit dégringoler lui aussi au profit du parti anti-indépendantiste catalan devenu national, Ciudadanos (en orange). Ce nouveau parti de centre-droite est la nouvelle surprise de ces derniers mois. Il récupère les voix du PP, de UPyd et certainement du PSOE et de Podemos qui a connu une certaine baisse ces derniers mois. Ciudadanos se veut le changement sans la rupture à la différence de Podemos.
Les autres couleurs en bas de graphique correspondent aux divers partis nationalistes basques et catalans de droite et de gauche.

 

 

Le top 10 de la corruption espagnole.

De l'étranger, il est difficile de suivre toutes les affaires qui sont souvent commentées brièvement à la fin du journal télévisé, et dont la complexité nécessitent une bonne connaissance du pays et un complément d'information grâce à une lecture assidue de la presse, de préférence espagnole.

La corruption généralisée de la politique et des institutions espagnoles, autant que la crise économique que les gens ressentent comme intimement liées, est au centre des préoccupations de la population et pèsera lourd dans le bulletin de nombre d'entre eux.

Voici donc ici un résumé, sur les 150 affaires actuellement en jugement, des dix plus importantes trames espagnoles, pour comprendre le profond malaise de la société espagnole.

 

Affaire de los ERE (PSOE-Andalousie)

De loin la plus importante par les sommes concernées. Vaste trame de détournement et de fraudes sur des aides à l'emploi pour des entreprises en crise qui s'élèverait à 1.400 millions d'euros et qui implique une centaine de personnes dont l'ex-conseiller de l'emploi du gouvernement socialiste en Andalousie Antonio Fernandez. Les deux derniers présidents de cette région, Manuel Chaves et José Antonio Griñan viennent d'être appelés à témoin et pourraient être inculpés eux aussi.

 

Affaire Gürtel (PP-Madrid et Valencia)

Trame très complexe liée à plusieurs responsables du Parti Populaire. Plus de 120 personnes sont impliquées dont Francisco Correa (le supposé cerveau), Francisco Camps (Ex-président de la communauté de Valence) et l'ex-sénateur et trésorier du PP Luís Barcenás qui possède 22 millions d'euros sur un compte en Suisse. On estime à 120 millions d'euros les sommes détournées et à 48 millions l'argent blanchi à travers ce réseau.

 

Affaire Punica (PP et PSOE)

Vaste trame de corruption sur tout le territoire mais principalement à Madrid impliquant essentiellement des hommes politiques du PP (et quelques-uns du PSOE), des fonctionnaires et des entrepreneurs dans des affaires de commissions sur commandes publiques. L'entreprise Cofely, filiale de la française GDF-Suez, est de la partie avec quatre de ses dirigeants détenus. Le principal inculpé est Francisco Granados, ex-secrétaire général du PP de Madrid. Les fraudes s'élèveraient à 250 millions d'euros.

 

Affaire Bankia (PP-Madrid)

L'affaire qui plongea en partie l'Espagne dans la poise. Une très grande partie de l'argent consacré à sauver les banques espagnoles a été versée à Bankia, ex Caja Madrid, afin de remettre à flot cette importante banque que la mauvaise gestion, les pratiques très discutables, et le grand train de vie de son président Miguel Blesa (PP) et de ses conseillers (15 millions d'euros en plus de leurs salaires durant les dernières années de la banque) avait mis en difficulté.

Rodrigo Rato, ex-président du FMI, vice-président du gouvernement et ministre de l'économie sous Aznar (PP), est nommé président de Bankia (fusion de Caja Madrid et d'une autre banque en faillite : Bancaja). Celui-ci non seulement escroque des milliers d'espagnols avec des produits toxiques mais falsifie les comptes de la banque pour permettre sa sortie en bourse.

 

Affaire des cartes de crédit de Caja Madrid (PP, PSOE, IU, syndicats-Madrid)

Scandale qui fut découvert en octobre 2014 pendant l'instruction de l'affaire Bankia et qui met en cause la casi totalité des conseillers de la banque madrilène. Durant les mandats de Blesa et Rato, ces conseillers et eux-mêmes disposèrent pendant des années d'une carte de crédit Visa pour usage personnel, dont la majorité (82) abusèrent allégrement. Sorte de salaire black non fiscalisé, la fraude s'élèvent à plus de 15 millions d'euros.

 

Affaire Barcenas (PP)

Affaire sur le supposé financement occulte du parti actuellement au pouvoir grâce à des "donations" faites par des entreprises en échangent de marchés publics juteux. Pratiquement tous les responsables du PP auraient ainsi touchés des salaires black selon Luís Barcenas qui fut trésorier du Parti Populaire pendant 20 ans et possde un compte en Suisse de 22 millions d'euros.

 

Affaire Pujol (CIU-Catalogne)

Jordi Pujol , président de la Catalogne pendant plus de 20 ans (1980 à 2003), du parti indépendantiste de droite Convergencia Y Unión, est accusé avec sa femme et au moins de trois de ses fils, de délits fiscaux divers. Ils possèdent des fortunes sur des comptes en Andorre et en Suisse (estimées à 1.800 millions d'euros), forgées semble-t-il grâce a des détournements de fonds et autres commissions illégales, bien que Pujol attribue leur origine à un héritage.

 

Affaire Palma Arena (PP-Baleares)

Du nom du vélodrome dont le surcoût lors de sa construction s'élève à 42 millions d'euros. Le président des Baléares du moment, Jaume Matas (PP), est le principal inculpé.

 

Affaire Nóos (PP-Baleares)

Partie de l'affaire Palma Arena qui implique le gendre du roi Carlos et sa propre fille (et Carlos lui-même selon certaines rumeurs). L'institut Nóos dont le président était Iñaki Urdangarin, a reçu plus de 6 millions d'euros des gouvernements des Baléares et de Valence entre 2004 et 2007 en contrepartie de prestations bidons. Il y a une vingtaine de personnes inculpées dans cette affaire.

 

Opération Pokémon (PP ; PSOE_Galice)

Affaire qui commença à Lugo en 2012 et qui enquête un trame d'obtention de concessions et contrats publics de manière frauduleuse dans plusieurs mairies de Galice.

une centaine d'inculpés : Des fonctionnaires, des chefs d'entreprises, des hommes politiques dont le maire de Saint Jacques de Compostelle Angel Curras (PP), celui de Lugo Xosé Clemente Lopez Orozco (PSOE) et l'ex-maire de Ourense Francisco rodriguez (PSOE).

 

etc, etc...

bipartisme et corruption en espagne


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10 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 28 avril 2015 18:11

    Franchement on s’en tape grave. Les élections ne sont pas la démocratie ;


    • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 28 avril 2015 21:26

      @La mouche du coche
      merci pour votre soutien...Les élections font partie de la deḿocratie, ells en sont sa base. Le problème est que les politiques et la population (une grande partie) pensent que le devoir du citoyen s’arreta là.

      La démocratie participative, c’est bien l’expérience tentée des mouvements des indignés et du nouveau parti Podemos.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 avril 2015 18:07

      @Alfred Ledingue
      Podemos = Nous pouvons = Yes we can, mais c’est sans doute un malheureux hasard...


    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 28 avril 2015 18:35

      L’ Espagne devient cette année le laboratoire européen d’ une nouvelle politique à réinventer..

      2015 sera une année de changement de cycle et de passage vers une nouvelle transition.Du passé corrompu faisons table rase !
      L’ idéal serait que ni le PP, ni le PSOE ne soient le parti le plus voté...Et que la droite n’ ait aucune possibilité de gouvernance.I have a dream !

      • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 28 avril 2015 21:29

        @ALEA JACTA EST
        Oui tu peux rêver comme tu dis... Le changement ne sera malheureusement pas si radicale. Le PP reprend du poil de la bête même si l’affaire Rodrigo Rato leur a fait du mal, d’ici a novembre, il y a un trèees long trajet, la croissance sera de nouveau là et une partie des espagnols auront tout oublié au moment du vote....


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 avril 2015 09:43

        Bonjour,
        Dans la liste des centres d’intérêts de tous ces Partis, aucun n’envisage la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN. Ils sont tous, soit sur une ligne euro-atlantiste, soit sur une vaine promesse « d’ Autre Europe à la St Glinglin » , comme en France depuis plus de 30 ans.


        La Constitution, ou la loi électorale, ou les alliances, c’est peanuts à côté des Traités européens ! Le Droit européen est supérieur aux Droit des Etats.
        Ce sont donc les Traités européens qui s’appliquent, quelle que soit la couleur des gouvernements.

        Exemples des articles des Traités qui empêchent les gouvernements européens de faire des politiques intérieures nationales :
        « Comment l’ Europe vous escroque »

        « Buvons à la santé de l’Union Européenne ! »

        -----------------------------------------------------------------------

        Ce ne sont pas les élections qui changent les Traités.C’est ce que Jean Claude Junker vient d’expliquer aux Grecs.


        Vous pouvez tourner la question comme vous voulez, tant que l’ Espagne restera dans l’ Union européenne, aucun gouvernement ne pourra réaliser un programme de politique intérieure nationale qui défende l’intérêt général ! C’est interdit par les Traités. Ils ne doivent faire que des politiques européennes.

        Podémos n’est qu’un parti leurre, comme Syriza, ou le FDG.
        Ils n’existent que pour neutraliser le plus longtemps possible, les mécontents de Gauche. Comme le FN, qui neutralise 10% des mécontents de Droite.

        Syriza vient de privatiser, c’était ce que demandait la Troïka.
        Provisoirement, la ligne de partage politique ne se fait plus en Gauche/Droite, mais entre ceux qui veulent rester dans la construction européenne, et ceux qui veulent la sortie de l’ UE pour un retour à la souveraineté.

        • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 29 avril 2015 10:18

          @Fifi Brind_acier
          Il y a une autre alternative que revenir en arrière, à nous planquer derrière nos frontières. C’est que de nouvelles forces nationales gouvernent pour changer l’Europe. 

          La Grêce est seule et ne peut rien faire. Si d’autres pays prenaient une autre direction, peut etre les choses changeraient-elles ? 
          Je suis bien conscient que, comme pour l’écologie, c’est un problème global, même pas seulement européen.
          Mais je vous assure que si Podemos ou IU gouvernaient, Meme au sein de l’Europe, il y aurait de menus changements. Les gouverments ont quelques marges de manoeuvres.

          Pour le reste, il faudra réussir à faire comprendre l’importance des élections européennes aux citoyens qui s’en foutent encore plus que les presidentielles.

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 avril 2015 11:07

          @Alfred Ledingue
          Pour changer une virgule dans les Traités, il faut l’accord UNANIME des 28 pays.(- article 48 du TFUE).
          Actuellement, ils unanimement CONTRE les Grecs. Pas pour, contre !


          Les Gouvernements européens n’ont AUCUNE marge de manoeuvre.
          Les choix économiques (article 121) sont décidés par la Commission européenne. Et publiés chaque année en Juin. Cela s’appelle les GOPé, les Grandes Orientations de Politique économique.
          Vous voyez que vous ignorez comment fonctionne l’ UE !

          Ouvrez les yeux, tous les autres pays du monde sont indépendants et souverains... Ils se planquent derrière leurs frontières ?

          Il existe près de 200 pays dans le monde, sauf les 28 pays européens, ils ont tous leurs frontières, leurs ambassades à l’étranger, leur monnaie, leurs lois, ils commercent entre eux, passent des accords de coopération comme les BRICS...


          Où voyez vous, en dehors de la Corée du nord, que les pays du monde soient renfermés sur eux mêmes ? C’est ce que les européistes essayent de faire croire, pour faire peur à ceux qui veulent sortir de cette prison des peuples.

          Avant l’ UE, la Grèce avait 6,6% de croissance et pas de chômage.
          Vous parlez d’une réussite avec l’ UE !!

          Je vous conseille vivement de fréquenter le site de l’ UPR, si vous voulez comprendre comment fonctionne l’ UE, et pourquoi il faut en sortir au plus vite !


        • ZEN ZEN 29 avril 2015 12:01

          Bonjour Alfred,
          Difficile de suivre la situation mouvante espagnole.
          D’autant plus que les organes d’information française se distinguent par un silence assourdissant sur le sujet
          Mais il se pourrait bien que des choses changent avec ce qui va se passer en Grèce dans les prochaines semaines.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 avril 2015 18:04

            @ZEN
            On assistera à un changement de marionnettes.
            Quand les unes sont devenues inutilisables, les médias vous en présentent d’autres, qui feront la même chose, puisque les décisions essentielles ne se prennent plus au niveau des Gouvernements, mais à Francfort, à Bruxelles et au FMI à Washington...

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