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Accueil du site > Actualités > International > Elections législatives au Venezuela : l’art du qui gagne perd (...)

Elections législatives au Venezuela : l’art du qui gagne perd !

Dimanche dernier le Venezuela a tenu des élections législatives. Comme prévu le gouvernement a retenu sa majorité. Et pourtant ceux qui célébraient étaient les candidats perdants de l’opposition. Et pourtant celui qui devait passer deux heures à s’expliquer aux journalistes étrangers pour les convaincre d’avoir gagné était le président Chavez. Comment cela est-il possible ?

Pour commencer il faut comprendre que les enjeux et la nature de la victoire avaient été fixés par le président Chavez lui-même, à quatre mois de célébrer ses douze années de régime populiste et autoritaire. A un moment donné il a décidé de transformer la campagne des élections législatives encore une fois, comme toutes les élections précédentes, en un plébiscite autour de sa figure politique. Ecartés ses candidats, le nouveau candidat unique pour les 165 circonscriptions en jeu devenait Hugo Chavez. 
 
Mais cela ne suffit pas, bientôt il parlât de « démolir l’opposition », de commencer sa campagne pour sa réélection en 2012, et surtout, il annonçât qu’il lui fallait une majorité législative des 2/3 sinon l’élection serait perdue et la patrie en danger. Non seulement il a raté sa majorité des 2/3, mais de justesse il a raté celle de 3/5. Pourquoi cela lui est il si important ? 
 
Un démocrate quelconque serait jubilant après 12 ans de règne de retrouver encore une fois une majorité parlementaire. Mais Chavez est devenu un président très autoritaire, gâté par une assemblée qui lui était acquise a 100% en 2005 et qui même après 5 ans de législature retenait encore un 80% de fidèles prêts à voter n’importe quoi, n’importe quand, du moment que le pli venait du palais de Miraflores. L’idée de se retrouver devant un parlement qui le force a débattre ses lois, un parlement qui ne lui vote pas tout automatiquement (majorité des 2/3), qui ne lui vote pas automatiquement certaines lois (majorité des 3/5) lui est simplement insupportable ces jours ci où il peut dire n’importe quelle ânerie à la télé pendant une cadena devant un parterre d’adulateurs qui se disputent le titre de celui qui applaudira le premier et le plus fort (1).
 
En bref, le message apocalyptique de Chavez fut que sans majorité des 2/3 la révolution bolivarienne était en danger. Mais Chavez cette fois ci a mal calculé et le risque qu’il a pris ne valait pas la peine. Passons sur les détails amusants tels que Castro disant que le socialisme du XXI siècle n’était qu’un communisme réchauffé, allant au point de dire que le modèle ne sert plus, même pas à Cuba. Le fait est que le régime vit son moment politique le plus difficile. Avec les scandales de 120.000 tonnes de nourriture pourrie à cause de la corruption et l’incompétence de ses serviteurs, en passant par la crise électrique qui ne s’est pas résolue avec la fin de la sécheresse, en continuant à travers un taux de criminalité qui a fait de Caracas la capitale la plus dangereuse de l’Amérique, avec un détour sur une des plus hautes inflations, en s’arrêtant sur une récession unique en Amérique latine alors que tous les autres pays sont sortis de la crise, on peut comprendre qu’il a fallu de toutes la dévotion quasi religieuse que Chavez a insufflé en 12 ans a ses loyaux pour que malgré tout son parti arrive à peine a 46% des suffrages exprimés.
 
Pour mesurer la dégradation de l’électorat chaviste il suffit de regarder les résultats de l’élection conjointe au parlement latino-américain, circonscription unique pour tout le Venezuela qui se décide à la proportionnelle pure. La coalition qui appuie Chavez a obtenu 46,71% des voix. Celle qui représente l’opposition unie obtient 45,01%. Le PPT, parti encore allié de Chavez il ya quelques mois obtient 2,81% et deux groupes d’opposition qui n’ont pas voulu faire liste unique obtiennent respectivement 2,56% et 0,76%. C’est-à-dire que la coalition chaviste obtient 46,71% et une potentielle coalition d’opposition pour les présidentielles de 2012 a déjà un potentiel de 51,14% de voix. C’est cette possibilité maintenant bien réelle qui a suscité les grises mines de bien des élus chaviste le lundi soir malgré leur victoire législative. (2)
 
Lorsque l’on regarde les résultats législatifs proprement dits, mais si nous ne pouvons pas encore savoir les chiffres officiels exacts il est assez certain que les chiffres des trois listes d’opposition s’y retrouvent dans leur unité et que l’opposition devrait battre le régime. Mais admettons que la thèse du parti de Chavez, PSUV, soit vérifiée et que l’opposition a été effectivement battue par 100.000 voix environ (le CNE ne publie pas ce résultat officiel, du moins pas encore, il faut le déduire). Cela voudrait dire que ces 100.000 voix d’avance du chavisme représenteraient un avantage de 1,8% sur les 5.300.000 voix environ obtenues (je propose cet avantage délibérément plus large que celui des résultats du parlement Latino-Américain, pour abonder sur la thèse chaviste).
 
Hors que s’est il passé ? Le chavisme remporterait 98 sièges et l’opposition 65, avec le PPT 2 (résultats non définitifs encore mais qui ne devraient pas changer à un siège près). C’est-à-dire, lisez bien, avec 1.8% des voix en plus le chavisme remporte 33,7% des sièges EN PLUS ! Et si l’on considère le PPT comme opposition toute, le chavisme ferait égalité en voix mais remporterait 31,6% des sièges en plus. Evidement dans n’importe quel pays démocratique normal un tel écart n’est pas possible. Je suggère aux lecteurs d’essayer de chercher dans le passé électoral de la France depuis 1870, ou du Royaume Uni depuis la reforme de Disraeli, un désaccord aussi flagrant entre les voix obtenues par les deux partis principaux et les sièges qu’ils gagnèrent. Même les USA, qui pourtant ont admis plus d’une fois qu’un président pouvait être élu sans la majorité des suffrages exprimés, n’ont jamais connu de telles injustices électorales pour le Congrès, au moins depuis que les noirs ont été affranchis il ya 50 ans.
 
L’explication est très simple. Depuis le referendum de 2007 le régime de Chavez sait qu’il n’est plus invincible électoralement. En accord avec sa nature autoritaire, et les défaites locales remarquées en 2008, avec la complicité du CNE, le pouvoir électoral indépendant devenu depuis un vulgaire ministère aux élections, le régime a changé la loi électorale du Venezuela et a procédé à un nouveau découpage électoral du pays qui, fait curieux, affecte les états dont les gouverneurs sont dans l’opposition : Lara, Zulia, Carabobo, Miranda, Tachira, avec la ville de Caracas et l’état natal de Chavez, Barinas, où l’opposition progressait trop dans la capitale de Barinas.
 
Il serait trop long de rentrer dans tous les détails de cette fraude électorale annoncée (3). Il suffit de reprendre un tableau déjà publié en anglais et en espagnol pour illustrer la redoutable efficacité du découpage électoral auquel le CNE a procédé froidement début 2010. Ce tableau qui est joint à ce texte montre les voix obtenues par la coalition chaviste menée par le PSUV et la coalition de l’opposition, MUD, ainsi que le nombre de députés élus pour chaque ‘coalition’. Les trois régions dans ce cas sont les états de Carabobo, et Miranda, avec la ville de Caracas pour compléter le grand Caracas. C’est un peu comme si nous considérions la région parisienne et Normandie avec la lyonnaise, pour vous donner un point de repère.
 
C’est clair : dans ces trois régions nous pouvons constater que le chavisme a TOUJOURS perdu aux voix mais a toujours égalé ou gagné en sièges. Si nous calculons la somme, Chavez et ses suiveurs reçoivent seulement 45,3% des voix mais raflent néanmoins 59,4% des sièges.
 
Si nous rajoutons cette fraude flagrante avec d’autres qui le sont moins on peu donc comprendre cette ‘victoire’ du chavisme faites en violant la constitution qui dans son article 63 exige la présentation proportionnelle. C’est-à-dire que si l’on suivait la constitution comme il se doit le système électoral devrait garantir que tout parti politique qui remporte un 40% des voix devrait avoir, disons, au moins 35% des sièges à pourvoir et pas plus de 45%. Nous en sommes loin.
 
Ce résultat pose de nombreux problèmes pour le président Chavez. Il est maintenant exposé comme tricheur à la maison, mais aussi à l’étranger, ce qui ne plait guère aux autres chefs d’état de pays démocratique (il est certain que ses amis Poutine et Ahmadinejad ne le lui reprocheront guère). Non seulement ceci, mais la révolution bolivarienne qui se vantait de démocratiser la société s’avère en fait entrain de faire le contraire, du moins au vu des résultats de cette élection. 
 
Les embarras de Chavez sont au vu et su de tous. Tout d’abord, pour la première fois depuis qu’il ‘gagne’ des élections il n’a pas fait acte de présence au ‘balcon del pueblo’ de Miraflores, laissant les quelques peu de supporters qui avaient attendu jusqu’a trois heures du matin les résultats. Chavez cachant sa très mauvaise humeur essaya de réparer la mise avec une conférence de presse le lundi soir. Mais lorsque la journaliste de Radio France International posât la question pour savoir pourquoi la prime de victoire était hors de proportion avec cette victoire, Chavez ne put pas répondre et se perdit dans un monologue vague qui dura plus de 10 minutes, accusant la pauvre journaliste de compromission, RFI de media menteur, ne répondant jamais la question, finalement disant que les voix obtenues dans une élection législative n’avaient rien à voir avec l’élection des députés. Si votre espagnol vous le permet vous pouvez voir la vidéo chez Youtube, et même si vous ne comprenez pas, l’embarras de Chavez est visible (4). Inutile de vous dire que RFI n’a pas apprécié et le lendemain émettait un communiqué d’appui a sa correspondante. (5)
 
Quoiqu’il en soit dimanche dernier a marqué un tournant pour le régime de Chavez. N’ayant plus la majorité populaire le régime se trouve devant le choix de poursuivre sa marche vers un plus grand autoritarisme, répression et rapprochement du modèle cubain, ou apprendre à vivre en démocratie en respectant les droits de la moitié de la population. Au vu de l’écroulement économique qui garanti la baisse continue de la popularité de Chavez on peut craindre le pire, comme nous en avons déjà eu un aperçu hier soir avec l’agression à Andreina Flores de RFI.
 
----------------------------
1) Cadena : pouvoir exceptionnel dont disposent les présidents vénézuéliens de forcer (encadenar : enchainer) la transmission simultanée à travers TOUTES les radios et TOUTES les chaines de télévision du message qu’il désire. Créées au début des medias pour les messages annuels et les adresses au moment des catastrophes nationales, sous Chavez les cadenas sont devenus régulières, parfois chaque jour en périodes électorales, durant des heures, sans que les partis pris du président puissent bénéficier d’un droit de réponse ni que les medias privés reçoivent le moindre dédommagent pour leur perte de revenus.
 
2) Toutes les données électorales rapportées ici étaient visibles sur la page officielle du CNE le mardi 28 septembre au soir.
 
3) L’auteur a écrit depuis un an sur le processus électoral vénézuélien pour les législatives de dimanche dernier. Son blog, Venezuela News and Views, est rempli d’articles sur ce sujet, de données, de tableaux comparatifs, etc… Tous tirés des chiffres officiels du CNE. 
 
4) Si votre espagnol vous le permet lisez également cet exemple de propagande pro Chavez de l’Agence Vénézuélienne de Presse essayant de justifier le résultat de dimanche. Un article si mal écrit, si tendancieux que l’ont peut même imaginer que l’Humanité de ses beaux jours n’aurait jamais permis la publication d’un tel brouillon. 
 
5) RFI a écrit un très bon article sur le sujet des élections, d’ailleurs. Et en français. 

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133 réactions à cet article


  • Yvance77 29 septembre 2010 10:07

    @ l’auteur,

    A il vous fait chier dans vos certitudes pro CIA - USA ce Chavez.

    C’est vraiment le caillou dans la godasse libérale ce sale bonhomme n’est-ce pas ... un peu comme Ahmanidéjad du reste. Bien que tous deux soient critiquables aussi.

    De la fraude vous dites. Ce doit être vrai ... mais concernant Bush et son élection plus que truquées contre Al Gore vous en pensez quoi mon bon Monsieur ?

    Et du reste au States, l’interdiction de certains partis est-ce si démocratiques ?

    Il y a bien plus de sens « démos » - « cratos » du côté de Caracas que de Washington, c’est plus qu’une évidence ... mais chut n’allez pas le crier trop fort d’ici à ce que cela se remarque !!!

    Chavez à des penchants hyper populistes que je n’aime pas ... mais il a eu au moins les couilles de tendre le doigt bien haut en direction du Nord pour dire ... les richesses du Vénézuala sont pour le peuple du Vénézuéla et pas pour les places finacières de Londres ou New-York ou pour des lobbies de tout poil.

    Et ça, ça ne passe pas n’est-ce pas ?

    Misérable ce post !!!

    A peluche


    • maduro 29 septembre 2010 16:02

      NO MISTER.

      PDVSA A TOUJOURS ETAIT A L’ETAT !!!!!!


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 septembre 2010 19:00

      Il y a une usure du pouvoir inhérente a toute vraie démocratie, dans la mesure où les changements bénéfiques les plus évidents étant rapidement acquis, on en arrive ensuite a un inéluctable jeu de partage inégal des avantages qu’on pourait dire secondaire. 


      C’est là que la réaction revient en force, se faisant des alliés de ceux que déçoit tout nouveau pas en avant. La conclusion est TOUJOURS un retour a un État non-démocratique qui peut seul travailler pour le bien commun contre les interêts factieux et partisans.

      La question est de savoir si cet État non-démocratique sera gouverné par une toute petite minorité qui PARFOIS voudra le bien du peuple - étant elle même au dessus de la mêlée - (pensez è l’ex-URSS ou a la Chine aujourd’hui), ou par une élite mettant en place un fascisme collégial, d’autant plus malsain que les luttes de pouvoir entre « gagnants » occuperont plus de place, au fur et a mesure que s’élargira cette élite. 

      C’est le modèle corporatiste des USA. Une pseudo démocratie de manipulation et de corruption, faisant des arnaques alternatives des Républicains et des Démocrates un jeu qui rappelle celui des Bleus et des Verts a Byzance. Une partie de go surréaliste entre les « Forts et Riches » qui laissent les « Pauvres et Faibles » hors-jeu sans appuis et sans espoir. La France en est a créer la même situation.

      Toute démocratie se détériore… puis cède la place, quand une « autorité’ » doit venir à lafois rétablir l’ordre, permettre la création d’une autre « élite » … et relancer la demande pour la démocratie. Une loi infrangible. Le Vénézuela en est à la phase du cycle où Chavez doit décider de faire lui-meme la réforme autoritaire… ou périr pour que d’autres la fassent.

      La France en est a celui ou un Chavez - ou un de Gaulle - doit apparaitre. Nous sommes dans les derniers jours de pseudo-démocratie. Il faut gérer cette situation.


       PIerre JC Allard






    • webrunner webrunner 3 octobre 2010 14:44

      +++++++++1


    • biojm2 biojm2 29 septembre 2010 10:19

      Je ne sais pas qui est ni ce que font les gens d’Agora vox, mais une chose est certaine, c’est qu’ils ont une parfaite méconnaissance du Venezuela.
      Comment peux t-on dire cela de Chavez quand on sais que s’il tombe, ce sera une terrible oligarchie, probablement la pire d’Amérique latine qui va prendre le pouvoir et voler toutes les richesses du pays comme ils le faisaient il y a 12 ans.
      De plus par vengeance, c’est probablement une dictature qui va faire des milliers de mort qui se mettra en place.
      Alors comment un « Media citoyen » se disant independant peut t-il autant meconnaitre un pays sur lequel il ecrit sans faire la moindre enquete ?
      Qui est Daniel Duquenal ?
      Quand on vois son site, pas besoin d’être très futé pour voir qu’il est du coté de l’oligarchie et qu’il ne se préoccupe que bien peu du peuple.
      Ca vous emmerde donc tant que cela ceux qui ont le fric quand vous n’avez pas le pouvoir politique ?
      Ca vous emmerde donc tant que cela quand l’illettrisme disparait et que les gens qui mouraient de faim ont a mangé ?
      Et bien moi vous voyez, j’échange Sarkosy contre Chavez quand vous voulez.... !
      Quand aux prisonniers politique au Venezuela, c’est a mourir de rire.....

      Jean-Marie Grandjean


      • Soaf 29 septembre 2010 13:07

        Euh, je crois que la parfaite méconnaissance du Venezuela vous concerne aussi.

        J’ai vécu et travaillé plus de 3 ans dans ce merveilleux pays.
        Ce pays souffre de deux problèmes majeurs (il en a de nombreux autres qui en découlent) :
        - Les élections s’achètent (et cela a commencé bien avant Chavez), j’ai vu dans les villes et les villages des gens faire des allers-retours entre le stand de la majorité et celui de l’opposition, en face du bureau de vote, pour savoir lequel des deux camps payerait le plus pour son vote.
        Ce système favorise automatiquement le parti au pouvoir (quel qu’il soit) qui utilise les ressources nationales (PDVSA, CANTV,...) pour financer ses campagnes.
        Depuis 10 ans, après chaque élection, PDVSA (3e groupe pétrolier mondial) se retrouve au bord de la faillite.
        Ce système peut être mis à mal par un ras le bol général (comme celui qui a précédé il y a 10 ans l’arrivée de Chavez), et par une véritable envie de changement.
        - Ce pays est politiquement peuplé d’extrémistes pas vraiment fidèles aux dogmes qu’ils revendiquent. Il n’y a pas de place pour une gauche ou une droite modérée.
        Les « socialistes » sont des dirigés par une oligarchie (si si), et la droite est un conglomérat d’escrocs ultra libéraux.

        Enfin, il faudrait arreter de croire que Chavez est un mec sympa !
        Les idées avec lesquelles il est arrivé au pouvoir le sont (scolarisation et soins gratuits pour tous, meilleur répartition des richesses...), mais son bilan à la tête de ce pays depuis 10 ans ou il a les pleins pouvoirs de fait (pas d’opposition à l’assemblée jusqu’à aujourd’hui) est calamiteux.
        Ce pays importe plus de 75% de sa nourriture alors que le territoire est immense et les terres fertiles. Les enfants sont scolarisés, mais leur niveau est excécrable (les bacheliers ont un niveau de collège en europe), et il y a eu plus d’assassinats à Caracas qu’à Bagdad en 2009, et plus de 100.000 morts violentes en 10 ans.
        Chavez s’est personellement, ainsi que sa famille outrageusement enrichi, il emmerge depuis 5 ans une classe de nouveaux riches chavistes, qui sont presque pire que les anciens.
        Et surtout chacun de ses « Cadena » (discours interminable imposé quotidiennement à tout le pays), est un ramassis de démagogie, d’erreurs historiques, et de mensonges.

        Et pour ce qui est de l’échanger avec notre nabot national, je pense pas qu’on gagnerait au change... Un populiste égocentrique qui aime maîtriser les médias, qui parle pour ne rien dire et qui passe plus de temps a dire ce qu’il fait qu’a le faire, seule la couleur de la chemise change...

      • millesime 29 septembre 2010 14:11

        question :
        comment était ce pays « avant » l’arrivée de Chavez au pouvoir ?
        comment est ce pays « depuis » que Chavez est au pouvoir ?
        à mon humble avis ce sont les vénézuéliens qui sont les mieux placés pour répondre.. !

        http://millesime.over-blog.com


      • maduro 29 septembre 2010 15:49

        Jean-Marie

        Vu de loin ce qui fait Chavez est tres beau ... mais moi je connais des TRES pres mon pays.

        Mon profile > fils d’immigre, classe moyenne bas, ex-chavista

        Voici mes pensees aujourd’hui :

        1) FLUX : Je peut te dire que le Venezuela c’est plus le pays qu’etait dans les annes 50-60-70...un pays qui etait le No 1 de Immigration de la region. On recevait des colombiens, chilians, argentins, caribbeans, meme des espangols, italiens et portuguas qui trouver un pays avec plus de future que chez eux (il y a juste 30-40 ans !) voila d’ou viens ma famillie....de cette immigration. Chavez a reusi pour la premier fois de l’histoire a faire du Venezuela un pays d’EMIGRATION...triste.

        2) OLIGARQUIA : les chavistas au pouvoir (je ne parle pas du peuple, qui est toujours dans le favelas...) ce sont la nouvelle oligarchie. On les voit dans les restaurants, avec ce yachts, avec ses Hummers de 100000 dollars...(moi je les ai vu !), Avec les poches plains d’argent....soutenu au pouvoir par des gens que apres 12 ans (!)de chavez sont toujours pauvres ... ils n’ont pas plus a manger qu’avant. Les favelas sont toujours la comme temoins ... (en plus grandes chaque jour ).

        3) DICTATURE ? : OK je suis d’accord qu’il n’as pas de ’prisioners politiques’, mais avoir ferme 35 stations radio et une chaine de television fait quand meme un peu peur ...
        Avec ses propos du genre ...« enemi externe », "le droit de l’etat de l’etat de confisquer le propiete privees« , »haine a la burguesie« ,  »regulasion economique des entreprises" ...ca fait penser a des autres discours bien dictatorials ...

        et pour Sarkozy...non merci. Non plus l’extreme ...J’espere que mon pays va pouvoir choisir son propre future ... J"ESPERE !

        JOSE MADURO


      • paul 29 septembre 2010 11:06

        C’est quoi « l’échec » de Chavez ? 52 % des suffrages exprimés au lieu des 2 / 3 espérés .
        Belle remontée de l’ opposition étant donné qu’elle avait boycotté les élections précédentes !

        En somme, avec cette majorité à 52 % à l’assemblée, Chavez est comme un vulgaire sarko :
        Majorité qui permet au roitelet de l’ Élysée d’œuvrer à la plus grande régression sociale depuis 50 ans, sans que les médias hurlent à la dictature .

        L’empire US dépense des dizaines de milliards de dollars par an pour déstabiliser Chavez .
        Avec ses puissants relais d’intox, notamment en France avec ce gouvernement et avec la presse
        (voir les communiqués orientés de l’AFP ),il faut s’attendre à beaucoup d’articles de ce genre
        pour fêter cet « échec ».Même non inconditionnel de Chavez, on ne peut qu’être dégouté par ce
        genre d’article de propagande, comme les autres cibles US : Iran et Cuba .


        • Tiberius Tiberius 29 septembre 2010 12:45

          Non c’est l’ensemble de l’opposition qui a eu environ 52% des suffrages exprimés. 

          Chavez n’en a eu que 46%


        • sisyphe sisyphe 29 septembre 2010 12:51

          MENSONGE. 


          Le Parti socialiste unifié du Venezuela confirme sa place de première force politique du pays aux législatives. Il conserve la majorité absolue, mais une poussée de l’opposition 
de droite l’empêche d’accéder 
à la majorité 
des deux tiers. 

          Selon les dernières projections, la formation du président, Hugo Chavez, devrait s’adjuger 97 des 165 sièges que compte l’Assemblée nationale. Si au terme de ce scrutin, le Psuv confirme sa place de première force politique du pays et bénéficie d’une majorité absolue

          Caramba ; encore raté ! 
           smiley smiley 

        • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 29 septembre 2010 14:24

          merci tiberius !!!


          ils semblerait quand dans leur surprise de nombreux lecteurs sont incapables de lire ce qu’il y a dans le texte avant d’emettre leur opinion contrariée. smiley

        • Tiberius Tiberius 29 septembre 2010 14:29

          Les opposants à Chavez sont maintenant majoritaires car même si son parti reste la première formation politique du pays, il n’a fait que 46+% et la majorité absolue n’est obtenue que par le biais du découpage.

          Bref, s’il s’était agit d’une élection présidentielle, Chavez aurait donc pu être battu !

          C’est un changement assez considérable pour être noté d’autant que quand un pouvoir commence à devenir impopulaire, le mouvement ne tend généralement pas à se réduire avec le temps mais à s’amplifier...


        • sisyphe sisyphe 29 septembre 2010 15:12

          FAUX. 



          Dur, dur, de voir ses mensonges désavoués par les FAITS, pas vrai, Tibérius et Duquenal ? 

           smiley 

        • Tiberius Tiberius 29 septembre 2010 15:49

          Ce que vous dit l’auteur c’est que la formation de Chavez arrive devant celle de droite mais que l’ensemble de l’opposition totalise néanmoins plus de voix que le PSUV. Ceci parce que la coalition de droite ne représente pas toute l’opposition, bien sûr. 

          Donc en théorie, l’opposition est donc désormais en mesure de battre Chavez à la présidentielle ceci d’autant plus que quand un pouvoir commence à décliner dans l’opinion, le mouvement a plus souvent tendance à s’amplifier avec le temps qu’à se réduire.


        • sisyphe sisyphe 29 septembre 2010 16:39

          Par Tiberius (xxx.xxx.xxx.31) 29 septembre 15:49

          Ce que vous dit l’auteur c’est que la formation de Chavez arrive devant celle de droite mais que l’ensemble de l’opposition totalise néanmoins plus de voix que le PSUV. 


          Eh bien, c’est FAUX. 

          Parce que, justement, les voix de l’opposition représentent l’ENSEMBLE de l’opposition ; de l’extrême-gauche, à l’extrême-droite. 

          Quant aux projections sur la future élection présidentielle, il y a fort à parier que vous prenez vos rêves pour la réalité, et que la majorité du peuple vénézuelien reconduira Chavez, après plus de 12 ans de pouvoir. . 

          On prend les paris ? 

           smiley 


        • sisyphe sisyphe 29 septembre 2010 16:49

          Le résultat définitif des élections législtives vénézuéliennes du 26 septembre 2010 n’est toujours pas connu avec précision.

          Cependant, sur 165 sièges, 162 ont déjà été attribués.

          SiègesPSUV (majorité)95MUD (opposition)62PPT (centre gauche)2Indigènes3Reste à attribuer3Total165

          Les deux camps revendiquent la victoire.

          L’opposition fait valoir une percée spectaculaire par rapport à ses résultats de 2005, qui prive le président Chavez d ela majorité des deux tiers indispensable pour adopter des lois organiques et donc poursuivre desréformes révolutionnaires.

          La majorité s’amuse en notant que l’opposition ayant boycotté les élections de 2005, elle ne pouvait que réaliser une « spectaculaire percée » cette fois-ci.

           Plus sérieusement, les résultats doivent être comparés à ceux de la législature 2000-2005 où l’opposition concourrait. A l’époque le nombre de députés des deux camps avait varié selon les alliances, l’opposition avait détenu 73 à 82 sièges, tandis que la majorité disposait de 83 à 92 sièges. Le résultat de 2010 marque donc une progression des chavistes et un recul de l’opposition.

          En termes de suffrages exprimés, la majorité emporte entre 55 et 60 % des voix.

          Les observateurs internationaux ont attesté de la sincérité globale du scrutin. Il existe néanmoins de nombreux litiges dans les régions gouvernées par l’opposition. Celle-ci est accusée d’une fraude massive au détriment des petits partis. Elle pourrait porter sur plus de 500 000 voix.

          Après cinq années de boycott, l’opposition a choisi de revenir au Parlement non pour y reprendre le débat démocratique, mais pour priver le président Chavez de la majorité des deux tiers qui lui a permis de faire adopter une série de lois organiques. Cette nouvelle configuration pourrait ralentir la poursuite des changements à caractère révolutionnaire au profit d’un réformisme plus modéré.


        • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 29 septembre 2010 18:08

          sysiphe

          vous savez lire ?


        • Tiberius Tiberius 29 septembre 2010 18:36

          Selon les propos de Chavez rapportés par l’AFP, son parti socialiste (PSUV) a recueilli 5.422.040 des voix (48%), contre 5.320.175 (47%) pour la Coordination de l’Union démocratique, rassemblement d’opposition allant du centre-droit à la gauche.

          Mais Un autre bloc partisan d’une troisième voie et dominé par le PPT (Patrie pour tous) a remporté 520.000 voix (5%)

          « Ils trichent en s’ajoutant 520.000 voix correspondant à des partis ne faisant pas partie de la Coordination de l’Unité », a estimé M. Chavez.

          _________________

          La coalition de droite est donc effectivement derrière le PSUV mais, quoiqu’en dise Chavez, ses opposants sont quand même aujoud’hui plus nombreux que ses partisans !!!


        • sisyphe sisyphe 29 septembre 2010 19:13

          Par Daniel Duquenal (xxx.xxx.xxx.53) 29 septembre 18:08

          sysiphe

          vous savez lire ?


          Oui ; 

          Et vous ? 

          Et vous répondez aux questions qu’on vous pose ? 


        • sisyphe sisyphe 29 septembre 2010 19:14

          J’attends toujours votre réponse à ça .... 



           un parlement qui ne lui vote pas tout automatiquement (majorité des 2/3), qui ne lui vote pas automatiquement certaines lois (majorité des 3/5) 

          Les pseudo « démocraties » ; tant européennes qu’US, auraient beaucoup à apprendre d’une réelle démocratie où il faut un vote de 2/3 des voix du parlement, et de 3/5ème , pour « certaines lois » ; quand, chez elles, il leur suffit d’UNE SEULE VOIX pour obtenir une majorité qui fait voter des lois qui continuent de détruire le système social, d’aggraver les inégalités, et de protéger les riches, quand Hugo Chavez essaie de faire exactement le contraire.

        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 septembre 2010 19:29

          @ Paul :


           Les opposants a Chavez, souvent de nouveaux intervenants, se répartissent la tâche a peu près de la façon dont j’aurais moi-même disposé mes ressources si j’avais eu le mandat de cette mi-campagne de désinformation. Derrière les plans surimposés d’info qui font écran, la vraie question, quand on prête attention au discours, c’est un renforcement pour consommation française de la notion de « démocratie » qui commence à décevoir grandement…

           Que 49 ou 51% des Vénézuéliens soient convaincus par les milliards USA de dire non à Chavez ne changera rien au fait que Chavez a fait du bien au Venezuela… mais qu’il faut passer à autre chose et que cet « autre chose » doit être dans le sens de PLUS de justice sociale, pas d’un retour vers la bourgeoisie qui était là avant lui.

          Pierre JC Allard

           P:S je sollicite l’appui des moderateurs pour un article que j’ai depuis 5 jours en moderation dans la section « Medias », qui fait 80% de votes positifs, mais qui ne plait peut être pas à la direction… 

        • Tiberius Tiberius 29 septembre 2010 20:07

          Erreur Sisyphe !!!

          En France également les lois organiques ne peuvent être modifiées qu’à une majorité des 3/5 des deux chambres (Sénat et Assemblée nationale) ou alors par référendum !


        • Tiberius Tiberius 29 septembre 2010 20:24

          @Sisyphe

          L’adoption d’une proposition de loi constitutionnelle est subordonnée à son approbation par référendum. Toutefois, pour les seuls projets de loi constitutionnelle, le Président de la République peut écarter le recours au référendum en les soumettant à l’approbation des deux assemblées réunies en Congrès. (...) Pour que le projet de loi constitutionnelle soit approuvé, le vote doit être acquis à une majorité des 3/5 des suffrages exprimés.

          Le texte intégral sur le site web de l’Assemblée nationale


        • Cassino Cassino 3 octobre 2010 11:17

          Et Sarko, il n’a eu que 31 % des voix au premier tour, donc 69 % contre lui .......et pourtant il est président. Quant à l’UMP quel pourcentage au premier tour des législatives ? Beaucoup moins que le parti de Chavez et pourtant ils ont une majorité encore plus importante à l’assemblée.
          La démonstration à la con de l’auteur n’est que du bavardage inutile........


        • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 6 octobre 2010 14:19

          cassino


          le système électoral français est etabli pour créer une majorité parlementaire.

          la constitution venezuelienne exige une représentation proportionnelle.

          votre commentaire a la con suggère des connaissances limitées quand aux systèmes électoraux et politiques d’un pays. que vous soyez d’accord ou pas avec un système électoral ne vous excuse pas de le connaitre, le comprendre et le placer en contexte.

        • Philou017 Philou017 29 septembre 2010 11:19

          Ainsi, on n’échappe pas à l’article rituel et partisan de Duquenal sur le Vénézuéla. Un peu moins virulent que d’habitude. Nul doute se le score de l’opposition lui a mis du baume au cœur.

          Sur ces quelques points :
           N’ayant plus la majorité populaire le régime se trouve devant le choix de poursuivre sa marche vers un plus grand autoritarisme, répression et rapprochement du modèle cubain,
          Ha. Finalement, le Vénézuéla n’est pas une dictature. Mais il pourrait le devenir avec ce méchant Chavez.....foi de Duquenal

          ou apprendre à vivre en démocratie en respectant les droits de la moitié de la population.
          Je pense que c’est plutôt à l’opposition adepte de coups d’états et autres magouilles qu’il faudrait rappeler cette vérité essentielle.

          dans son article 63 exige la présentation proportionnelle.
          Mais la représentation est proportionnelle. Elle accorde depuis longtemps une prime à la majorité. En fait dans le systeme électoral Vénézuélien, les campagnes sont plus représentées que les villes et ce depuis longtemps. Il n’empêche que Chavez s’est livré en 2009 à un redécoupage électoral peu glorieux. Néanmoins, ca n’a pas influencé le résultat tant que cela.
          D’ailleurs si cela avait été aussi scandaleux, l’opposition serait monté au créneau en rangs serrés. Curieusement, on les entend pas là-dessus, sinon pour prétendre qu’ils auraient obtenu 52% des voix....info parfaitement fausse reprise en boucle par nos chers médias.

          Mais Chavez est devenu un président très autoritaire, gâté par une assemblée qui lui était acquise a 100% en 2005 et qui même après 5 ans de législature retenait encore un 80% de fidèles prêts à voter n’importe quoi, n’importe quand,
          Diable. Même si c’était vrai, il est difficile de trouver dans les meilleurs pays démocratiques des majorité qui ne soient pas des godillots en rang d’oignon. A commencer par l’assemblée Française. Mais chez Chavez c’est insupportable...

          on peut comprendre qu’il a fallu de toutes la dévotion quasi religieuse que Chavez a insufflé en 12 ans
          Exit les reformes et les actions sociales qu’il a lançées. Les partisans de Chavez sont des religieux !


          • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 29 septembre 2010 14:29

            Ah ! Vous trouvez que cela n’a pas influencé ? Vous avez bien lu le tableau qui accompagne ce texte ? L’arithmetique, c’est pas votre fort on dirait....


          • Philou017 Philou017 29 septembre 2010 17:11

            Votre schéma ne concerne que trois cantons/régions, qui paraissent soigneusement choisis. On a pas tous les autres. De plus il serait intéressant d’avoir l’explication de ces résultats, parce qu’on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres.
            D’ailleurs je me demande d’où ils sortent ces chiffres concernant les détails par région, que je n’ai pu trouver pour l’instant. Donnez-nous la source, qu’on puisse aller y jeter un coup d’œil.


          • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 29 septembre 2010 18:32

            philou, vraiment.....

            tous les liens sont en bas de mon texte. tous mes chiffres viennent de la page du CNE.

            même question qu’a sysiphe : vous savez lire ? vous savez suivre un lien ? 


          • Philou017 Philou017 29 septembre 2010 18:47

            Effectivement , il y a des problèmes avec le système électoral, à Miranda, mais pas que là. Ce qu’en dit analitica.com (et ce qu’en dit le traducteur automatique) :

            Ello es posible porque la fórmula electoral (contemplada en la Ley de Procesos Electorales de 2008) sobre representa aquellas zonas de menos electores, por lo general estados rurales donde el chavismo se ha afianzado como fuerza política, mientras que infra representa a los circuitos más poblados, como las zonas urbanas donde la oposición viene logrando imponerse electoralmente. En ciencias política se trata de un fenómeno denominado “disfuncionalidad”.
            Cela est possible parce que la formule électorale (visée dans la Loi de Processus Électoral de 2008)sur ces zones représente moins d’électeurs, en général des états ruraux où Chavez s’est imposé comme une force politique, tandis que les autres représentent le circuit le plus peuplé sur les zones urbaines où l’opposition a réussi à l’emporter électoralement. . En science politique cela s’appelle un phénomène « dysfonctionnel ».

            La fórmula se complementa con un trazado quirúrgico del mapa de circunscripciones que dispone sectores poblacionales de acuerdo con el interés político
            La formule se complète avec un tracé chirurgical de la carte de circonscriptions qui ont des secteurs de la population conforme à l’intérêt politique.

            El algoritmo ha sido pensado, ideado y diseñado para favorecer claramente un sistema bipartidista o escenarios polarizados, pues aplasta a las minorías, verbigracia PPT, generando mayorías artificiales y diputados igualmente artificiales. No se trata de una invención del chavismo sino de una treta electoral importada del mismo Imperio, más específicamente del republicanismo jeffersoniano más rancio conocida por la denominación « gerrymandering », no por eso es menos perversa.

            L’algorithme a été pensé, imaginé et dessiné pour favoriser clairement un système biparti ou des scènes polarisées, puisqu’il aplatit les minorités, par exemple le PPT, en générant d’artificielles majorités et des députés également artificiels. Il ne s’agit pas d’une invention du chavisme mais d’une ruse électorale importée du même Empire, plus spécifiquement du republicanisme Jeffersonien le plus rance connu sous la dénomination de « charcutage » , ce qui ne le rend pas moins mauvais.

            El esquema permitió paradojas electorales como que en el estado Miranda, la oposición haya superado en votos al gobierno con 53% pero cada fracción se lleva seis diputados ; que en el Distrito Capital los sufragios a favor de los candidatos de la MUD superen a los de la alianza PSUV-PCV en 741 y sin embargo los primero sólo obtengan tres escaños y los últimos siete.
            Le schéma a permis des paradoxes électoraux comme dans l’état de Miranda, l’opposition a surpassé en votes le gouvernement avec 53 % mais chaque fraction emporte six députés ; que dans le District Capital les suffrages en faveur des candidats de MUET surpassent ceux de l’alliance PSUV-PCV en 741 et cependant le premier obtient seulement trois sièges et les derniers en obtiennent sept.

            Es tan brutalmente efectivo el esquema que la misma oposición salió favorecida en estados como Zulia, donde obtuvo una sobrerrepresentación de diputados, y en Anzoátegui donde también salió victoriosa.

            Le schéma est si brutalement effectif que la même opposition est sortie favorisée dans des états comme Zulia, où elle a obtenu une sur-representation de députés, et dans Anzoátegui où elle est aussi sorti victorieuse.

            http://www.analitica.com/va/editorial/9910703.asp


          • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 29 septembre 2010 20:14

            vraiment filou....

            dans le zulia l’opposition A GAGNE en voix ET en députés. dans mes exemples l’opposition a GAGNE en voix et PERDU en députés. 3 etats contre un. et je peux rajouter merida. par contre il y a AUCUN etat ou le chavisme aie gagné en voix et perdu en députés. aucun.

            si vous êtes pas capables de voir la différence et bien vous êtes pas très fort comme démocrate.... et nul en arithmétique et connaissance électorales... ou alors ne vous limitez pas aux pages de aporrea et telesur....


          • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 29 septembre 2010 20:21

            au fait filou, vous savez peut être pas mais analitica n’est pas une page chaviste et votre traducteur ne se rend pas compte que c’est une très forte critique du système électoral, telle que je l’ai faite dans mon blog avec luxe de détails

             depuis un an. de plus à la fin l’auteur dit

            la oposición hoy es mayoría y que Chávez es derrotable por los votos.

            ce qui veut dire : l’opposition aujourd’hui est majoritaire et chavez peut être battu par les votes.

            MERCI ! Merci d’apporter un lien qui en fait appuie ma thèse ! Merci !


          • Philou017 Philou017 29 septembre 2010 21:48

            dans le zulia l’opposition A GAGNE en voix ET en députés. dans mes exemples l’opposition a GAGNE en voix et PERDU en députés.
            C’est ce qui est dit dans le texte.

            « l’opposition aujourd’hui est majoritaire et chavez peut être battu par les votes. »
            On verra. Ca ne me parait pas évident à la vision des votes. Et lors de la présidentielle il faudra présenter un programme. Vos conseillers de l’OIT sont tres habiles. Tiens parlez-nous de l’OIT (USAID) et des centaines de milliers de dollars qu’ils mettent pour financer et conseiller l’opposition. Qu’est ce qu’ils « conseillent » pour la suite ? Là c’était très habile, ne pas présenter de programme, présenter un front uni et se concentrer sur les critiques contre Chavez. Mais après ?

            « votre traducteur ne se rend pas compte que c’est une très forte critique du système électoral, »
            Mon traducteur est automatique. Cet article me parait mesuré et intelligent, c’est pour cela que j’en ai parlé. Pas comme vous, qui êtes un fanatique.


          • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 29 septembre 2010 21:58

            Ah ! 

            Je suis un fanatique !!! 

            Donc vous conviendrai qu’il n’est plus nécessaire que je perde mon temps a vous répondre puisque de toute façons mes propos seront annulés d’avance !!

            Quand vous serez disposé a reconsidérer vos préjugés envers ma personne, vous pouvez me faire signe et on reprendra la discussion.

            PS : s’il vous plait, soyez gentil de dire a la CIA/OIT/Sarko/XYZ de m’envoyer mon chèque. Ça fait 7 ans que j’attends.


          • user0000 1er octobre 2010 13:40

            C’est avoir bien piètre mémoire, ou une dose extrême de mauvais foi, pour oublier ou taire que l’origine politique de l’actuel président du Vénézuela et de sa clique est aussi une tentative de coup d’État en 1992. Le choix alors n’est pas entre un démocrate et un putschiste, mais entre le putschistes de 2002 et ceux de 1992.


          • Philou017 Philou017 3 octobre 2010 12:18

            Donc vous conviendrai qu’il n’est plus nécessaire que je perde mon temps a vous répondre puisque de toute façons mes propos seront annulés d’avance !!

            Votre mauvaise foi est tellement patente que c’est difficile d’engager le dialogue avec vous. Vous ne parlez de Chavez que pour le critiquer systématiquement, avec n’importe quel argument.
            Parlez-nous plutôt du programme de l’opposition. Comment va-t-elle faire pour enrayer la délinquance et la violence ? Comment va-t-elle faire pour augmenter les revenus des plus pauvres. Pour améliorer l’éducation (de tous, pas que des fils à papa), pour rendre la justice plus indépendante, pour éradiquer la corruption de la police, etc

            Ceux qui téléguident l’opposition sont les patrons et les financiers qui profitent du système tel qu’il est. En qui vont-ils améliorer la vie des Vénézuéliens dans leur ensemble ? on peut en douter.

            user000« Le choix alors n’est pas entre un démocrate et un putschiste, mais entre le putschistes de 2002 et ceux de 1992. »

            Vous venez de démontrer votre parti-pris mensonger et manipulateur.
            Chavez est élu régulièrement depuis 1998.


          • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 6 octobre 2010 14:23

            filou


            et c’est avec ce genre de reponses que vous pensez me ramener a la discussion ? 

          • leypanou 29 septembre 2010 11:40

            @L’auteur :
            Qu’est ce que vous voulez démontrer ? Qu’on puisse avoir plus de sièges tout en ayant moins de voix ou encore que le nombre de sièges obtenus n’est pas proportionnel au pourcentage de voix obtenu ? Vous faites pitié : le Front National en France, ne serait-ce que ce seul exemple, avec entre 10 et 20% de voix, a ZERO député. Et on pourrait en citer des tas d’autres exemples d’aberration des systèmes électoraux un peu partout dans le monde : Angleterre avec le système à un tour, Etats-Unis avec les grands électeurs, en France où dans certaines élections il faut avoir au moins 5%, etc, etc.


            • Emile Red Emile Red 29 septembre 2010 12:05

              Duquenal le franco-venezuelien plus Franco que Vénézuelien qui aime à garroter les réalités pour qu’elles concordent à son esprit despotique.

              Son grand rêve, une nouvelle baie des cochons où il jouerait le rôle de la truie malgré la queue en tire-bouchon.

              Ce néo-con est pathétique quand il décrit les errements du chavisme sans percevoir qu’ils sont honteusement identiques et amplifiés dans les pseudo démocraties que Monsieur adule.

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