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 Accueil du site > Actualités > International > Elections législatives au Venezuela : l’art du qui gagne perd (...)

Elections législatives au Venezuela : l’art du qui gagne perd !

Dimanche dernier le Venezuela a tenu des élections législatives. Comme prévu le gouvernement a retenu sa majorité. Et pourtant ceux qui célébraient étaient les candidats perdants de l’opposition. Et pourtant celui qui devait passer deux heures à s’expliquer aux journalistes étrangers pour les convaincre d’avoir gagné était le président Chavez. Comment cela est-il possible ?

Pour commencer il faut comprendre que les enjeux et la nature de la victoire avaient été fixés par le président Chavez lui-même, à quatre mois de célébrer ses douze années de régime populiste et autoritaire. A un moment donné il a décidé de transformer la campagne des élections législatives encore une fois, comme toutes les élections précédentes, en un plébiscite autour de sa figure politique. Ecartés ses candidats, le nouveau candidat unique pour les 165 circonscriptions en jeu devenait Hugo Chavez. 
 
Mais cela ne suffit pas, bientôt il parlât de « démolir l’opposition », de commencer sa campagne pour sa réélection en 2012, et surtout, il annonçât qu’il lui fallait une majorité législative des 2/3 sinon l’élection serait perdue et la patrie en danger. Non seulement il a raté sa majorité des 2/3, mais de justesse il a raté celle de 3/5. Pourquoi cela lui est il si important ? 
 
Un démocrate quelconque serait jubilant après 12 ans de règne de retrouver encore une fois une majorité parlementaire. Mais Chavez est devenu un président très autoritaire, gâté par une assemblée qui lui était acquise a 100% en 2005 et qui même après 5 ans de législature retenait encore un 80% de fidèles prêts à voter n’importe quoi, n’importe quand, du moment que le pli venait du palais de Miraflores. L’idée de se retrouver devant un parlement qui le force a débattre ses lois, un parlement qui ne lui vote pas tout automatiquement (majorité des 2/3), qui ne lui vote pas automatiquement certaines lois (majorité des 3/5) lui est simplement insupportable ces jours ci où il peut dire n’importe quelle ânerie à la télé pendant une cadena devant un parterre d’adulateurs qui se disputent le titre de celui qui applaudira le premier et le plus fort (1).
 
En bref, le message apocalyptique de Chavez fut que sans majorité des 2/3 la révolution bolivarienne était en danger. Mais Chavez cette fois ci a mal calculé et le risque qu’il a pris ne valait pas la peine. Passons sur les détails amusants tels que Castro disant que le socialisme du XXI siècle n’était qu’un communisme réchauffé, allant au point de dire que le modèle ne sert plus, même pas à Cuba. Le fait est que le régime vit son moment politique le plus difficile. Avec les scandales de 120.000 tonnes de nourriture pourrie à cause de la corruption et l’incompétence de ses serviteurs, en passant par la crise électrique qui ne s’est pas résolue avec la fin de la sécheresse, en continuant à travers un taux de criminalité qui a fait de Caracas la capitale la plus dangereuse de l’Amérique, avec un détour sur une des plus hautes inflations, en s’arrêtant sur une récession unique en Amérique latine alors que tous les autres pays sont sortis de la crise, on peut comprendre qu’il a fallu de toutes la dévotion quasi religieuse que Chavez a insufflé en 12 ans a ses loyaux pour que malgré tout son parti arrive à peine a 46% des suffrages exprimés.
 
Pour mesurer la dégradation de l’électorat chaviste il suffit de regarder les résultats de l’élection conjointe au parlement latino-américain, circonscription unique pour tout le Venezuela qui se décide à la proportionnelle pure. La coalition qui appuie Chavez a obtenu 46,71% des voix. Celle qui représente l’opposition unie obtient 45,01%. Le PPT, parti encore allié de Chavez il ya quelques mois obtient 2,81% et deux groupes d’opposition qui n’ont pas voulu faire liste unique obtiennent respectivement 2,56% et 0,76%. C’est-à-dire que la coalition chaviste obtient 46,71% et une potentielle coalition d’opposition pour les présidentielles de 2012 a déjà un potentiel de 51,14% de voix. C’est cette possibilité maintenant bien réelle qui a suscité les grises mines de bien des élus chaviste le lundi soir malgré leur victoire législative. (2)
 
Lorsque l’on regarde les résultats législatifs proprement dits, mais si nous ne pouvons pas encore savoir les chiffres officiels exacts il est assez certain que les chiffres des trois listes d’opposition s’y retrouvent dans leur unité et que l’opposition devrait battre le régime. Mais admettons que la thèse du parti de Chavez, PSUV, soit vérifiée et que l’opposition a été effectivement battue par 100.000 voix environ (le CNE ne publie pas ce résultat officiel, du moins pas encore, il faut le déduire). Cela voudrait dire que ces 100.000 voix d’avance du chavisme représenteraient un avantage de 1,8% sur les 5.300.000 voix environ obtenues (je propose cet avantage délibérément plus large que celui des résultats du parlement Latino-Américain, pour abonder sur la thèse chaviste).
 
Hors que s’est il passé ? Le chavisme remporterait 98 sièges et l’opposition 65, avec le PPT 2 (résultats non définitifs encore mais qui ne devraient pas changer à un siège près). C’est-à-dire, lisez bien, avec 1.8% des voix en plus le chavisme remporte 33,7% des sièges EN PLUS ! Et si l’on considère le PPT comme opposition toute, le chavisme ferait égalité en voix mais remporterait 31,6% des sièges en plus. Evidement dans n’importe quel pays démocratique normal un tel écart n’est pas possible. Je suggère aux lecteurs d’essayer de chercher dans le passé électoral de la France depuis 1870, ou du Royaume Uni depuis la reforme de Disraeli, un désaccord aussi flagrant entre les voix obtenues par les deux partis principaux et les sièges qu’ils gagnèrent. Même les USA, qui pourtant ont admis plus d’une fois qu’un président pouvait être élu sans la majorité des suffrages exprimés, n’ont jamais connu de telles injustices électorales pour le Congrès, au moins depuis que les noirs ont été affranchis il ya 50 ans.
 
L’explication est très simple. Depuis le referendum de 2007 le régime de Chavez sait qu’il n’est plus invincible électoralement. En accord avec sa nature autoritaire, et les défaites locales remarquées en 2008, avec la complicité du CNE, le pouvoir électoral indépendant devenu depuis un vulgaire ministère aux élections, le régime a changé la loi électorale du Venezuela et a procédé à un nouveau découpage électoral du pays qui, fait curieux, affecte les états dont les gouverneurs sont dans l’opposition : Lara, Zulia, Carabobo, Miranda, Tachira, avec la ville de Caracas et l’état natal de Chavez, Barinas, où l’opposition progressait trop dans la capitale de Barinas.
 
Il serait trop long de rentrer dans tous les détails de cette fraude électorale annoncée (3). Il suffit de reprendre un tableau déjà publié en anglais et en espagnol pour illustrer la redoutable efficacité du découpage électoral auquel le CNE a procédé froidement début 2010. Ce tableau qui est joint à ce texte montre les voix obtenues par la coalition chaviste menée par le PSUV et la coalition de l’opposition, MUD, ainsi que le nombre de députés élus pour chaque ‘coalition’. Les trois régions dans ce cas sont les états de Carabobo, et Miranda, avec la ville de Caracas pour compléter le grand Caracas. C’est un peu comme si nous considérions la région parisienne et Normandie avec la lyonnaise, pour vous donner un point de repère.
 
C’est clair : dans ces trois régions nous pouvons constater que le chavisme a TOUJOURS perdu aux voix mais a toujours égalé ou gagné en sièges. Si nous calculons la somme, Chavez et ses suiveurs reçoivent seulement 45,3% des voix mais raflent néanmoins 59,4% des sièges.
 
Si nous rajoutons cette fraude flagrante avec d’autres qui le sont moins on peu donc comprendre cette ‘victoire’ du chavisme faites en violant la constitution qui dans son article 63 exige la présentation proportionnelle. C’est-à-dire que si l’on suivait la constitution comme il se doit le système électoral devrait garantir que tout parti politique qui remporte un 40% des voix devrait avoir, disons, au moins 35% des sièges à pourvoir et pas plus de 45%. Nous en sommes loin.
 
Ce résultat pose de nombreux problèmes pour le président Chavez. Il est maintenant exposé comme tricheur à la maison, mais aussi à l’étranger, ce qui ne plait guère aux autres chefs d’état de pays démocratique (il est certain que ses amis Poutine et Ahmadinejad ne le lui reprocheront guère). Non seulement ceci, mais la révolution bolivarienne qui se vantait de démocratiser la société s’avère en fait entrain de faire le contraire, du moins au vu des résultats de cette élection. 
 
Les embarras de Chavez sont au vu et su de tous. Tout d’abord, pour la première fois depuis qu’il ‘gagne’ des élections il n’a pas fait acte de présence au ‘balcon del pueblo’ de Miraflores, laissant les quelques peu de supporters qui avaient attendu jusqu’a trois heures du matin les résultats. Chavez cachant sa très mauvaise humeur essaya de réparer la mise avec une conférence de presse le lundi soir. Mais lorsque la journaliste de Radio France International posât la question pour savoir pourquoi la prime de victoire était hors de proportion avec cette victoire, Chavez ne put pas répondre et se perdit dans un monologue vague qui dura plus de 10 minutes, accusant la pauvre journaliste de compromission, RFI de media menteur, ne répondant jamais la question, finalement disant que les voix obtenues dans une élection législative n’avaient rien à voir avec l’élection des députés. Si votre espagnol vous le permet vous pouvez voir la vidéo chez Youtube, et même si vous ne comprenez pas, l’embarras de Chavez est visible (4). Inutile de vous dire que RFI n’a pas apprécié et le lendemain émettait un communiqué d’appui a sa correspondante. (5)
 
Quoiqu’il en soit dimanche dernier a marqué un tournant pour le régime de Chavez. N’ayant plus la majorité populaire le régime se trouve devant le choix de poursuivre sa marche vers un plus grand autoritarisme, répression et rapprochement du modèle cubain, ou apprendre à vivre en démocratie en respectant les droits de la moitié de la population. Au vu de l’écroulement économique qui garanti la baisse continue de la popularité de Chavez on peut craindre le pire, comme nous en avons déjà eu un aperçu hier soir avec l’agression à Andreina Flores de RFI.
 
----------------------------
1) Cadena : pouvoir exceptionnel dont disposent les présidents vénézuéliens de forcer (encadenar : enchainer) la transmission simultanée à travers TOUTES les radios et TOUTES les chaines de télévision du message qu’il désire. Créées au début des medias pour les messages annuels et les adresses au moment des catastrophes nationales, sous Chavez les cadenas sont devenus régulières, parfois chaque jour en périodes électorales, durant des heures, sans que les partis pris du président puissent bénéficier d’un droit de réponse ni que les medias privés reçoivent le moindre dédommagent pour leur perte de revenus.
 
2) Toutes les données électorales rapportées ici étaient visibles sur la page officielle du CNE le mardi 28 septembre au soir.
 
3) L’auteur a écrit depuis un an sur le processus électoral vénézuélien pour les législatives de dimanche dernier. Son blog, Venezuela News and Views, est rempli d’articles sur ce sujet, de données, de tableaux comparatifs, etc… Tous tirés des chiffres officiels du CNE. 
 
4) Si votre espagnol vous le permet lisez également cet exemple de propagande pro Chavez de l’Agence Vénézuélienne de Presse essayant de justifier le résultat de dimanche. Un article si mal écrit, si tendancieux que l’ont peut même imaginer que l’Humanité de ses beaux jours n’aurait jamais permis la publication d’un tel brouillon. 
 
5) RFI a écrit un très bon article sur le sujet des élections, d’ailleurs. Et en français. 


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Yvance77 (---.---.---.51) 29 septembre 2010 10:07

    @ l’auteur,

    A il vous fait chier dans vos certitudes pro CIA - USA ce Chavez.

    C’est vraiment le caillou dans la godasse libérale ce sale bonhomme n’est-ce pas ... un peu comme Ahmanidéjad du reste. Bien que tous deux soient critiquables aussi.

    De la fraude vous dites. Ce doit être vrai ... mais concernant Bush et son élection plus que truquées contre Al Gore vous en pensez quoi mon bon Monsieur ?

    Et du reste au States, l’interdiction de certains partis est-ce si démocratiques ?

    Il y a bien plus de sens « démos » - « cratos » du côté de Caracas que de Washington, c’est plus qu’une évidence ... mais chut n’allez pas le crier trop fort d’ici à ce que cela se remarque !!!

    Chavez à des penchants hyper populistes que je n’aime pas ... mais il a eu au moins les couilles de tendre le doigt bien haut en direction du Nord pour dire ... les richesses du Vénézuala sont pour le peuple du Vénézuéla et pas pour les places finacières de Londres ou New-York ou pour des lobbies de tout poil.

    Et ça, ça ne passe pas n’est-ce pas ?

    Misérable ce post !!!

    A peluche

  • Par biojm2 (---.---.---.100) 29 septembre 2010 10:19
    biojm2

    Je ne sais pas qui est ni ce que font les gens d’Agora vox, mais une chose est certaine, c’est qu’ils ont une parfaite méconnaissance du Venezuela.
    Comment peux t-on dire cela de Chavez quand on sais que s’il tombe, ce sera une terrible oligarchie, probablement la pire d’Amérique latine qui va prendre le pouvoir et voler toutes les richesses du pays comme ils le faisaient il y a 12 ans.
    De plus par vengeance, c’est probablement une dictature qui va faire des milliers de mort qui se mettra en place.
    Alors comment un « Media citoyen » se disant independant peut t-il autant meconnaitre un pays sur lequel il ecrit sans faire la moindre enquete ?
    Qui est Daniel Duquenal ?
    Quand on vois son site, pas besoin d’être très futé pour voir qu’il est du coté de l’oligarchie et qu’il ne se préoccupe que bien peu du peuple.
    Ca vous emmerde donc tant que cela ceux qui ont le fric quand vous n’avez pas le pouvoir politique ?
    Ca vous emmerde donc tant que cela quand l’illettrisme disparait et que les gens qui mouraient de faim ont a mangé ?
    Et bien moi vous voyez, j’échange Sarkosy contre Chavez quand vous voulez.... !
    Quand aux prisonniers politique au Venezuela, c’est a mourir de rire.....

    Jean-Marie Grandjean

  • Par sisyphe (---.---.---.96) 29 septembre 2010 12:46
    sisyphe

    Le petit propagandiste US Duquenal essaie de tordre les faits, pour pouvoir épancher son ressentiment de voir Chavez, après 12 ans de règne, obtenir ENCORE une majorité ; preuve que sa politique est soutenue et appuyée par la majorité des Venezueliens ; ben oui, ce sont les faits, Monsieur Duquenal, que ça vous plaise ou non. 


    Par ailleurs, je reviendrai juste sur ceci (je cite) : 
     un parlement qui ne lui vote pas tout automatiquement (majorité des 2/3), qui ne lui vote pas automatiquement certaines lois (majorité des 3/5) 

    Les pseudo « démocraties » ; tant européennes qu’US, auraient beaucoup à apprendre d’une réelle démocratie où il faut un vote de 2/3 des voix du parlement, et de 3/5ème , pour « certaines lois » ; quand il leur suffit d’UNE SEULE VOIX pour obtenir une majorité qui fait voter des lois qui continuent de détruire le système social, d’aggraver les inégalités, et de protéger les riches, quand Hugo Chavez essaie de faire exactement le contraire.

    Pauvre Duquenal ; il lui faudra encore attendre un peu pour que s’instaure au Vénézuela le système libéral prédateur qu’il appelle de ses voeux... 

    E viva Chavez ! 
     smiley





  • Par Philou017 (---.---.---.85) 29 septembre 2010 11:19
    Philou017

    Ainsi, on n’échappe pas à l’article rituel et partisan de Duquenal sur le Vénézuéla. Un peu moins virulent que d’habitude. Nul doute se le score de l’opposition lui a mis du baume au cœur.

    Sur ces quelques points :
     N’ayant plus la majorité populaire le régime se trouve devant le choix de poursuivre sa marche vers un plus grand autoritarisme, répression et rapprochement du modèle cubain,
    Ha. Finalement, le Vénézuéla n’est pas une dictature. Mais il pourrait le devenir avec ce méchant Chavez.....foi de Duquenal

    ou apprendre à vivre en démocratie en respectant les droits de la moitié de la population.
    Je pense que c’est plutôt à l’opposition adepte de coups d’états et autres magouilles qu’il faudrait rappeler cette vérité essentielle.

    dans son article 63 exige la présentation proportionnelle.
    Mais la représentation est proportionnelle. Elle accorde depuis longtemps une prime à la majorité. En fait dans le systeme électoral Vénézuélien, les campagnes sont plus représentées que les villes et ce depuis longtemps. Il n’empêche que Chavez s’est livré en 2009 à un redécoupage électoral peu glorieux. Néanmoins, ca n’a pas influencé le résultat tant que cela.
    D’ailleurs si cela avait été aussi scandaleux, l’opposition serait monté au créneau en rangs serrés. Curieusement, on les entend pas là-dessus, sinon pour prétendre qu’ils auraient obtenu 52% des voix....info parfaitement fausse reprise en boucle par nos chers médias.

    Mais Chavez est devenu un président très autoritaire, gâté par une assemblée qui lui était acquise a 100% en 2005 et qui même après 5 ans de législature retenait encore un 80% de fidèles prêts à voter n’importe quoi, n’importe quand,
    Diable. Même si c’était vrai, il est difficile de trouver dans les meilleurs pays démocratiques des majorité qui ne soient pas des godillots en rang d’oignon. A commencer par l’assemblée Française. Mais chez Chavez c’est insupportable...

    on peut comprendre qu’il a fallu de toutes la dévotion quasi religieuse que Chavez a insufflé en 12 ans
    Exit les reformes et les actions sociales qu’il a lançées. Les partisans de Chavez sont des religieux !

Réactions à cet article

    • Par Jean-paul (---.---.---.50) 30 septembre 2010 18:37

      Philou
      Chaviste de salon sur internet .
      la vie est differente si on la lit ou si on la vit .
      Cabron .

    • Par Philou017 (---.---.---.85) 3 octobre 2010 12:29
      Philou017

      « Nuance ami philou, vous vous basez sur des témoignages que vous pensez être des faits. »

      Effectivement.
      Votre témoignage à vous ne recouvre pas des faits, c’est de la fantasmagorie.

    • Par wperrad (---.---.---.230) 15 juillet 2012 05:10

      «  »Nuance ami philou, vous vous basez sur des témoignages que vous pensez être des faits."

      Effectivement.
      Votre témoignage à vous ne recouvre pas des faits, c’est de la fantasmagorie."

      Ok, donc si j’essaye de résumer à nouveau : quand un témoignage est pro chavez, c’est un fait. Quand il est anti chavez, c’est de la fantasmagorie. J’ai toujours bon ?

    • Par friedrich (---.---.---.187) 29 septembre 2010 22:51
      Lula est un grand homme, on est bien d’ accord. Mais considérer Chavez comme 
      Kim Jong-il, c’ est pas un peu tiré par les cheveux ?
  • Par diego149 (---.---.---.124) 29 septembre 2010 22:35
    diego149

    @ Philou Témoignages nombreux ? hum pas très précis. Témoignages de qui ? A l’époque de l’Urss les communistes français aussi faisaient des témoignages.... Les témoignages sont quasiment toujours partisans dans un sens ou dans un autre... des faits ? quels faits ?
    En ce qui me concerne je suis voisin du Venezuela, j’ y suis allé assez souvent et j’ai de la famille qui y vit. Donc moi je parle d’expérience personnelle et non de témoignages.
    @ Vox populi entièrement d’accord en ce qui concerne Lula. Je me suis déja exprimé à ce sujet dans un autre post.

  • Par Charly (---.---.---.154) 30 septembre 2010 00:38

    Chavez est finalement peu intéressant, un gros con militaire golpiste raté. La véritable contribution du Venezuela ce sont ces jeunes filles plantureuses qui se succèdent comme miss univers. En comparaison, Chavez c’est le gorille, au physique et au figuré.

  • Par Mmarvinbear (---.---.---.222) 30 septembre 2010 00:44
    Mmarvinbear

    Grandeur et décadence... Les vénézuéliens croyaient avoir élu Simon (Bolivar), ils vont finir par se retrouver avec Silvio ( Berlusconi).

    Voici en tout cas un petit exemple de la Grandeur Démocratique du père Hugo :

    Andreina Flores ( reporter à RFI) : « Président vous venez de nous expliquer qu’entre le PVUS et la Mesa de la unidad (coalition de l’opposition) il y avait moins de 100 000 voix d’écart dans le scrutin législatif de dimanche. Comment expliquez-vous que la différence en nombre d’élus soit de plus de trente sièges (sur 165). Cela ne conforte-t-il pas le discours de l’opposition qui dénonce des élections manipulées ? »

    Réponse de Hugo ( après un moment de flottement ) : « Tu connais la constitution ? Je peux te la donner, si tu veux. Tu as écouté ce que j’ai dit ?... Non, je vois que tu ne prends pas de notes... RFI a menti il y quelques jours, j’ai demandé un rectificatif, mais vous l’avez ignoré… Ne participe pas à la manipulation générale... Tu nous amènes la thèse de la Mesa de la Ultra derecha (en réalité Mesa de la Unidad democratica, MUD) et tu la répètes comme sur tous les canaux de l’opposition pour tromper le peuple. »

    « Je vous interroge seulement sur la pertinence du découpage électoral.
    -
    Ta question n’a qu’un but : déstabiliser le régime. Je dirais que ta façon de travailler est … inqualifiable… »


    Puis, s’adressant à Luis Bilbao (journaliste argentin), présent dans la salle :
    « S’il te plait, Luis, explique-nous pourquoi Andreina est ainsi.

    -Elle appartient au monde des médias à la solde de l’empire qui n’a qu’un but : mettre à bât la révolution bolivarienne !"

    Fermez le ban...

    http://www.rfi.fr/ameriques/2010092...

    On parie combien que d’ici un an, celui qui posera la même question se fera éjecter de la salle et que dans deux, il se fera emprisonner ?

    Quand au sujet du rectificatif demandé par Chavez, la direction de RFI a envoyé et communiqué le message suivant :

    Monsieur le Président,

     

    Dans la conférence de presse avec la presse internationale lundi 27 septembre 2010, la correspondante de RFI à Caracas Andreina Flores vous a posé une question sur la différence entre le nombre de voix et le nombre de sièges obtenus par l’opposition lors des dernières élections au Venezuela.

     

    (...)

     

    RFI veille particulièrement au strict respect des règles de déontologie attachées à la profession de journaliste. Madame Flores n’a pas, dans les questions formulées, dérogé à ces règles, et conserve toute la confiance de sa direction.

     

    Par ailleurs, vous avez mis en cause l’exactitude et la qualité des informations diffusées par RFI en parlant de mensonges. Vous avez également expliqué avoir demandé des explications à RFI dans le passé sans avoir obtenu de réponse.
     

    Nous tenons à vous informer qu’une telle demande émanant de vous ou de vos services n’est jamais parvenue à RFI. Nous vous rappelons que RFI est une radio internationale basée à Paris et faisant partie de l’Audiovisuel extérieur de la France, organisme public tenu à une charte de déontologie qui s’applique à tous ses programmes et qui engage également ses correspondants partout dans le monde.

     

    Nos informations concernant le Venezuela sont destinées à un public international. Si vous le souhaitez, Monsieur le Président, RFI vous invite à vous exprimer sur ses antennes dans le cadre d’un entretien.

    • Par friedrich (---.---.---.187) 30 septembre 2010 01:51

      Chavez progresse. Il y a deux heures on le traitait de Kim Jong Il, maintenant on l’ accuse de profiter du découpage électoral comme le fait tout bon politicien franchouillard qui se respecte. Vu la vitesse d’ évolution, il devrait se faire traiter de Dalai Lama demain matin. 


      ps : vous pouvez pas mettre un slip sur votre nounours ?




    • Par guanta (---.---.---.136) 30 septembre 2010 03:34

      @friedrich :

      avoir moins de 50% des votes et avoir plus de 60% de l’assemblée c’est normal ?

      merci le découpage électoral ^^

    • Par friedrich (---.---.---.187) 30 septembre 2010 09:51

      Tu te souviens d’ un certain Al Gore, qui avait perdu avec plus d’ électeurs ? Tant que toutes les élections ne seront pas proportionnelles, aux US, en France comme au Venezuela on ne pourra parler de véritable démocratie. Q’ un député soit élu par 10.000 personnes et qu’ un autre le soit par 50.000, tu trouves ça représentatif ? Pourtant ça se passe en France.


      Alors que chacun balaie devant se porte.


    • Par Emile Red (---.---.---.47) 30 septembre 2010 10:06
      Emile Red

      C’est la même situation en France où la plupart des députés de droite sont élus dans des circonscriptions moins peuplées que celles des élus de gauche.
      Il suffit de lire les résultats INSEE sur les dernières législatives pour s’apercevoir des disparités, en particulier dans les grandes villes.

      Alors ce qui serait démocratique en France serait totalitaire au Vénézuela, et que penser du mode électoral US, suivant votre logique ce doit être une société libertaire...

      Vos arguments ne tiennent pas, aucuns des arguments anti Chavez ne tiennent réellement, que ce soit les polémiques sur la liberté de la presse qui sont basées sur une négation du droit et de la loi, que ce soit sur le déni des avancées sociales et maintenant sur de soit-disant manipulations électorales qui en vérité ne sont uniquement le résultat découlant du système appliqué quasiment partout sur la planète démocratie.

      De fait, la critique de Chavez quand elle passe par cette propagande est la démonstration du refus catégorique des imperfections de la démocratie et donc de la démocratie elle-même.
      Mais comme il n’est pas vraiment de bon goût lorsqu’on parle de l’Am Sud d’exprimer ses penchants autoritaires, pour ne pas dire dictatoriaux, il semble plus efficace aux tyrans de dénigrer l’adversaire et de pousser les populations aux pires extrémités en distillant le venin partout où il peut empoisonner les situations délicates en les transformant en poudrières.

      Le sens démocratique d’une opposition est de proposer des solutions meilleures aux électeurs, jamais il n’a été de fomenter des révoltes, de mentir ou d’attiser les passions en abusant de subterfuges indignes. Il y a tout lieu de croire qu’une opposition qui appelle à la révolte, appelle au sang et qu’il n’y a qu’un pas vers l’assassinat à fins politiques, d’où les justes questions qu’il faudrait se poser sur la recrudescence des meurtres inexplicables en milieux populaires...

      Toujours chercher à qui profite le crime..........

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.222) 30 septembre 2010 21:06
      Mmarvinbear

      « ps : vous pouvez pas mettre un slip sur votre nounours ? » : Bien sûr que non. Je suis pour la liberté de mes couilles.

    • Par wperrad (---.---.---.230) 15 juillet 2012 05:54

      « Tu te souviens d’ un certain Al Gore, qui avait perdu avec plus d’ électeurs ? »

      Les Américain n’ont pas procédé à un redécoupage électoral. Sinon, on reste toujours dans la même logique et les mêmes excuses : les Américains l’ont fait, alors y a pas de raison que Chavez le fasse pas.

  • Par diego149 (---.---.---.124) 30 septembre 2010 01:36
    diego149

    A méditer Philou. Voici des faits.

    • Par Philou017 (---.---.---.85) 3 octobre 2010 12:09
      Philou017

      Vous êtes minables. Vous prenez prétexte de n’importe quoi pour critiquer Chavez. Il était de mauaise humeur parce qu’une élection n’a pas bien tourné pour lui ? ca prouve qu’on est tres loin de la dictature dont vous et vos copains nous avez rebattu les oreilles depuis 10 ans.
      D’ailleurs, depuis que vous pensez que l’opposition peut peut-être remporter des élections, on vous entend plus trop là-dessus. Girouettes.

  • Par guanta (---.---.---.136) 30 septembre 2010 01:56

    Oh les insultes je m’en moque. Comment prouver d’où je viens ? bah aucune manière. Certains continueront de penser que je suis un vilain agent de la CIA qui passe sa vie sur les fofo à faire de la propagande pour destabiliser la grande révolution chaviste qui fera tàche d’huile dans le monde...

    J’apporte un témoignage cher ami philou. Un témoignage tout comme de très nombreux expatriés le font. Certains ont des blogs (il existe aussi des pro-chavistes, rassurez-vous), d’autres s’en foutent même.

    Il se trouve que moi je m’en fous pas car j’ai un gamin qui va en garderie et quand il passera au CP d’ici il faudra qu’il prenne des cours de pensée bolivarienne et qu’il apprenne par coeur quels sont les 5 moteurs de la révolution. Là ça me fait chier pour parler vulgairement. Ça me fait autant chier que si j’étais dans un pays islamiste et qu’on devait lui imposer d’apprendre les versets du Coran. Je suis très attaché à la laïcité et à la position neutre dans les écoles : pas de politique, pas de religion. Et bien ici j’ai pas le choix donc ça me gonfle en effet.

    Bref, si vous vous obstinez à rejeter les témoignages qui ne vous conviennent pas et à ne croire que ceux qui vous conviennent alors questionnez-vous sincèrement. Moi je questionne clairement votre éthique. Car en plus d’être nostalgique, vous semblez malhonnête. Ça ne redore pas spécialement votre blason dites-moi.

    Mais la vérité triomphera. Un jour Chávez partira. Ce jour-là on pourra librement parler et croyez-moi vous en saurez plus sur moi. Et là vous conpuerez enfin ce guignol. Et là vous finirez par vous chercher et trouverez peut-être une nouvelle idole.

    Ainsi, l’idée du socialisme ne mourra pas.

    Enfin pour vous.

    • Par Philou017 (---.---.---.85) 3 octobre 2010 12:06
      Philou017

      « il faudra qu’il prenne des cours de pensée bolivarienne et qu’il apprenne par coeur quels sont les 5 moteurs de la révolution. »
      Pourquoi pas. C’est bien mieux que les préceptes du libéralisme. Vous exagérez l’importance de tout cela.

      « Je suis très attaché à la laïcité et à la position neutre dans les écoles : pas de politique, pas de religion. »
      En France aussi, on apprend les principes de la république aux gamins. Et il y a des choses discutables, comme la sanctification de l’Europe, que j’ai constaté personnellement dans les cours. Mais tout ca n’a rien à voir avec la religion.

      "Un jour Chávez partira. Ce jour-là on pourra librement parler et croyez-moi vous en saurez plus sur moi.’
      Vous vous foutez de notre gueule. Vous écrivez sous un pseudo sur un site Français et vous pouvez dire ce que vous voulez. Vous êtes un propagandiste.

    • Par Daniel Duquenal (---.---.---.251) 30 septembre 2010 05:33
      Daniel Duquenal

      Vertuchou

      J’avais oublié ce vidéo !!!! Quelle merveille ! Merci de me l’avoir rappelé ! Je vais même d’ailleurs le remettre dans mon blog pour rafraichir la mémoire de mes lecteurs sur l’immense réservoir de sagesse et connaissance au moment ou il essaye de nous faire croire qu’il est un expert électoral honnête. Merci !

      Quant a vous défenseurs de Chaevz a tout crin, vous avez encore un long chemin à faire avant d’egaler François ! Au travail les enfants !

  • Par Bleu Montréal (---.---.---.155) 30 septembre 2010 03:49

    Ce post, le dégueulis habituel de Duquenal depuis des années ....

    Vous allez devoir encore vous armer de patience Duquenal, Chavez est en place pour rester, ne vous en déplaise...

    • Par Daniel Duquenal (---.---.---.251) 30 septembre 2010 05:29
      Daniel Duquenal

      Ah Bleu !!! vous voila enfin !!! Je commençais a désespérer de voir votre habituel apport intellectuel au debat...

      Ça va l’échange du dollar canadien au noir a Caracas ? combien ils vous en donnent maintenant ? Si vous avez paye plus de 1 dollar pour 9 bolivar vous vous êtes fait estampé !

      Votre dernier séjour c’est bien passé a part ça ? Pas trop de coupure de courant ? Pas d’intoxication avec la bouffe pourrie ? Vos garde corps rojo rojito vous ont bien protège de la vague de crime ? Le CDI en bas de la rue etait ouvert ?

      Mais j’ai confiance car je vous sens en pleine forme, débordant d’arguments, vibrant quoi !

  • Par Jean-paul (---.---.---.50) 30 septembre 2010 18:45

    Exact il ne manquait que Bleu Montreal .
    Allez ca leur fera du bien aux frustres goooooooochiistes revoluuuutioonaire de salon sur internet qui ne mettront jamais les pieds au Venezuela et qui en fait s’en foutent completement de la vie des Venezueliens .
    viva chavez .

  • Par user0000 (---.---.---.200) 1er octobre 2010 12:36

    Je suis très surpris des réactions à cet article. Certes, l’auteur ne porte pas le Président du Vénézuela dans son cœur, cela est clair. D’ailleurs, il ne s’en cache pas. Mais pour l’occasion il n’a pas besoin de recourir à des manœuvres de rhétorique idéologique alambiquée pour faire son point. Il a relevé ce qui est une évidence ; enfoncé la proverbiale porte ouverte.

    Que l’opposition ait eu une percée « impressionnante » dans les élections législatives est guère étonnant. Après l’idiotie de « boycotter » les précédentes élections, ils ne pouvaient que faire une grande performance. Là où ceux que critiquent l’article décrochent de la réalité, c’est quand ils refusent d’accepter que frôler une majorité exceptionnelle a l’Assemblée Nationale (c’est-à-dire 3/5 des représentants) avec la moitié des votes exprimés n’est pas tout à fait normal. Ce l’est d’autant moins que la Constitution de 1999 prône dans son article 63 la proportionnalité comme principe du système électoral.

    Pour ceux qui sont à peine atterris de la Lune, deux observations.

    La première est pour répondre à celui qu’imagine que le cas du Vénézuela ressemble à celui dans pays normal où « les bons » essaient de se battre à l’intérieur d’un système pervers crée par « les méchants ». La Constitution du Vénézuela de 1999 à été le bébé du Président actuel. Promue, dirigée, votée sous ses auspices, et brandie par lui-même comme la meilleure et plus juste au monde.

    La seconde, est un point technique pour élucider quelques malentendus. La représentation proportionnelle est le principe par lequel le nombre des votes pour chaque parti, correspond au nombre des représentants élus. Évidemment, comme il n’existe pas de démi- ou trois-quarts députes, le nombre est toujours imparfait. Donc, 50% des voix correspondrait à 50% des sièges à l’Assemblée a quelques (peu) de sièges près. Le système proportionnel voudrait aussi que le même nombre de votes donnent un représentant, où que ce soit sur le territoire. Et le système ne prévoit pas de prime à la majorité.

    Alors, les plus informés pourraient dire que la constitution parle de système électoral proportionnel, mais qu’il y a une loi organique que règle le processus. Et c’est bien là le contentieux. La loi électoral (LOPE, Ley Organica de los Procesos Electorales) a été écrite de tel façon qu’il est techniquement impossible de garantir la proportionnalité, puisque elle a 1/ disjoint l’élection nominale de celle des listes, 2/ associée à un « charcutage » des circonscriptions digne de Elbridge Gerry. Et je ne détaillerait ici la disproportion des votes nécessaires pour élire un député en zone urbaine par rapport aux zones rurales.

    Cet article ne fait que constater cet anomalie.

    Même en ayant égalité des voix, le parti au pouvoir récupère 50% de sièges en plus (98 contre 65). Inutile d’invoquer la prime à la majorité, parce que au Vénézuela ce n’est pas prévue.

    Seule conclusion qui en découle : le système électoral en cours n’est ni proportionnel, ni égalitaire, ni juste. Il suffirait de faire l’exercice d’honnêteté intellectuelle d’inverser les rôles pour s’en convaincre.

    Alors, l’opposition perd. Peu importe la cause. De quoi se réjouissent ils au juste ?

    Les partis d’opposition ont réussi à éviter de justesse que le parti au pouvoir ait une majorité exceptionnelle de 2/3, et même de 3/5. Ceci à des conséquences importantes sur la vie parlementaire, et pour le pays. Le parti au pouvoir devra apprendre à discuter pour faire approuver des lois fondamentales de la République, ou nommer les très hauts fonctionnaires. L’Assemblée Nationale ne pourra plus voter automatiquement les pouvoirs exceptionnels (permettant de gouverner par Décret Législatif) au Pouvoir Exécutif. Bref, on espère a l’amélioration du fonctionnement des institutions démocratiques.

    À ceux qui crieront à l’obstructionnisme anti-démocratique, soyez rassurés : le président du Vénézuela a quand même un Parlement que lui est largement acquis. Il pourra faire voter ses Lois et ses budgets sans aucun problème. Et avec une si faible marge pour les 3/5, il pourra même réussir à passer des Lois Organiques. Mais ce que lui restera interdit c’est de changer les règles du jeu tous les deux jours.

    Que l’on soit d’une part ou de l’autre, ou nulle part, la présence d’une opposition forte et organisée impliquée dans le processus politique devrait être saluée par tous. La démocratie a besoin de rendre difficile les abus et les excès du pouvoir débridé.

    « Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. » — Lord Acton (1834-1902)

  • Par user0000 (---.---.---.200) 1er octobre 2010 14:36

    Je ne suis pas content, et je vais faire semblant

    Je n’aime pas le résultat des élections et pour la première fois que mes prévisions sont toutes justes. Qu’Aristobulo maintenant crie « victoire » après avoir dit que, avec de tels résultats ce « serait une façon de gagner en perdant, » porte atteinte à la crédibilité de nous tous. Atteindre les deux tiers des sièges était un impératif, pas une option, et en ne pas atteignant ce but la révolution a été défaite. Par ailleurs le vote général nous a été contraire, même si nous sommes virtuellement techniquement à égalité, nous sommes donc devant une double défaite. Êtes-vous, camarade, ami, obsédé au point de ne pas l’accepter ?

    Considérons maintenant les causes de la défaite. Elles sont bien connues : la corruption, les taux de criminalité élevé, l’arbitraire juridique, l’inflation et la spéculation comme composants principaux, le mauvais état des services publics par l’inefficacité et le manque d’engagement, et la politique de communication terrible que nous n’avons jamais été en mesure de gérer intelligemment. Si cette révolution échoue, elle échoira à cause d’une bande d’incompétents qui ne comprennent pas ce que c’est que gouverner.

    Mais celui qui semble le moins le comprendre, c’est Chavez. Un millier de fois nous vous l’avons écrit : Commandant, on ne gouverne pas qu’avec des inconditionnels, mais avec des gens qui ont l’attitude, le comportement, et compétence révolutionnaire. Vous l’ont dit Muller et Tascon, vous l’ont écrit Francisco Sierra Corrales, Obny et moi, parmi bien d’autres. Je vous répète une chose : la défaite de la révolution vénézuélienne sera la dernière du socialisme mondial. Vous avez eu onze ans pour faire ce que vous prêchez et ne l’avez pas fait. Votre temps s’est presque écoulé, et le nôtre avec. De ceci nous ne nous relèverons plus. A quoi vous invite-je ? A ce que vous prêchez et n’a pas délivré : la revision, la rectification, la relance. Excusez ma de clarté, Commandant ; je suis respecte, mais ne vous révère pas. « Pour l’instant » (Por ahora) c’est votre tour de présenter des excuses aux pays socialiste. Voyons si vous avez les couilles de le faire que j’ai eu pour vous le demander.

    NI ESTOY CONTENTO, NI VOY A HACER FALSA COMPARSA

    No me place el resultado de las elecciones y por primera vez acerté cabalmente un pronóstico. Que Aristóbulo cante ahora « victoria » después de haber dicho que de darse este resultado « sería una forma de ganar perdiendo », lesiona la credibilidad de todos. Lograr dos tercios de los curules era imprescindible, no una opción, y al no lograrlo la revolución salió derrotada. Además el voto general nos fue adverso aunque haya virtual empate técnico, así que aquí hay doble derrota. ¿Está usted, camarada amigo, lo suficientemente obnubilado como para no aceptarlo ?

    Veamos ahora las causas de la derrota. Archiconocidas lo son : corrupción, alto índice delictivo, arbitrariedad jurídica, inflación con especulación como componente primario, pésimo estado de los servicios públicos por ineficiencia y falta de compromiso, y horrible política comunicacional que nunca hemos podido manejar inteligentemente. Si esta revolución se pierde, la pierden una sarta de incompetentes que no entienden lo que es hacer gobierno.

    Pero quien parece que entiende menos es Chávez. Mil veces se lo hemos escrito : Comandante no se gobierna sólo con incondicionales, sino con gente que tenga actitud, conducta y competencia revolucionarias. Se lo dijeron Muller y Tascón, se lo han escrito Francisco Sierra Corrales, Obny y yo, entre muchos más. Le reitero algo : la derrota de la revolución venezolana sería la última del Socialismo mundial. Usted ha tenido once años para hacer lo que predica y no lo ha hecho. Se le está acabando su tiempo y con él el nuestro. De eso no nos recuperaremos más. ¿A qué lo invito ? A lo que pregona y no ha cumplido : a revisar, rectificar y reimpulsar. Excuse mi claridad, Comandante ; yo lo sigo y lo respeto, pero no lo reverencio. « Por ahora » le toca a usted excusarse ante el País socialista Veamos si tiene las bolas para hacerlo como las tengo yo para pedírselo.

    • Par user0000 (---.---.---.200) 1er octobre 2010 14:42

      Je voulez partager ce document écrit par un fidèle du mouvent de Chavez.
      http://www.aporrea.org/actualidad/a...
      http://www.cesarguevarairreverente.blogspot.com/

      Remarquez les « causes bien connues » de la défaite :
      ...la corruption, les taux de criminalité élevé, l’arbitraire juridique, l’inflation et la spéculation...

      Écrit par un partisan de la cause, c’est plus crédible que quand c’est un opposant viscéral, n’est pas ?

    • Par Philou017 (---.---.---.85) 3 octobre 2010 12:00
      Philou017

      « ...la corruption, les taux de criminalité élevé, l’arbitraire juridique, l’inflation et la spéculation... »

      Ces causes sont bien connues et ne datent pas de Chavez, mais étaient présentes bien avant lui. C’est vrai qu’en douze ans il n’a pas tout réformé. Mais le peut-il ?
      Ce qui est critiquable, ce n’est pas de désigner les problèmes au Vénézuéla, mais la manière complètement partiale qui touche au fanatisme de la plupart des opposants.
      On peut néanmoins lui reprocher son inaction dans le domaine de l’insécurité, et aussi de faire trop de discours au lieu d’agir.
      On peut dire que le Vénézuéla est un des pires pays au départ pour mettre en place une politique progressiste et citoyenne, notamment par le manque de conscience citoyenne, donc je ne lui jette pas la pierre, surtout que l’opposition est puissament soutenue par des services US, à beaucoup de niveaux.
      Néanmoins il rassemble encire 50% des électeurs après 12 années de pouvoir. Il ne doit pas être aussi mauvais que cela.

  • Par Jean-paul (---.---.---.50) 3 octobre 2010 13:52

    @ Philou
    Un voyage au Venezuela pour connaitre vraiment le pays .Ou juste votre opinion a travers les sites d’ internet .

  • Par Agoravix (---.---.---.31) 3 octobre 2010 14:28

    Chavez defend une manne petroliere que les US aimerait rafler au benefice d’une caste servile.

    http://www.courtfool.info/fr_Couts_...

  • Par JJ il muratore (---.---.---.197) 3 octobre 2010 19:35
    JJ il muratore

    Ce débat ressemble à ceux qui existaient du temps de l’Empire du Bien et du Bonheur Futur.
    Deux écrivains y ont participé hardemment : Louis Aragon et Jacques Prévert.
    Leur conception de l’honnêteté étant différente ils émirent des avis opposés.
    Prévert ayant fondé le premier Théâtre Ouvrier de France fut invité dans les années 1936 à un « colloque » des écrivains à Moscou ; Aragon itou.
    A son retour Aragon fit plus que l’éloge de l’Urss et de Staline : il y aurait découvert le futur paradis terrestre.
    Prévert dit que c’était une dictature insuportable où tout et tous étaient flicés.
    Le journal l’humanité accusa Prevert de faire la propagande des capitalistes.
    Aujourd’hui, (enfin depuis pas mal de décades) nous savons qui disait la vérité : Jacques Prévert) et qui faisait une misérable propagande : Louis Aragon.
    Moralité soyons prudents dans nos jugements car il y va d’un risque terrible : celui d’avoir mal jugé par aveuglement idéologique.

  • Par JJ il muratore (---.---.---.197) 3 octobre 2010 19:40
    JJ il muratore

    Oui je sais ! les révisions de jugement peuvent être déchirantes. C’est pourquoi aujourd’hui encore il y a de vieux nazis idolâtres de Hitler, tout comme il y a de vieux staliniens...
    Et demain les idéologues purs et durs seront les cocus de l’Histoire. 

  • Par Bleu Montréal (---.---.---.155) 4 octobre 2010 00:23

    Autre victoire de la gauche en Amérique Latine.

    Bravo Dilma Roussef, première femme présidente du Brésil ! Les Brésiliens ne se sont pas trompés.

  • Par Juan Fran (---.---.---.93) 3 octobre 2012 21:16

    Le problème mais aussi l’atout d’internet c’est que tout le monde peut participer et dire ce qu’il veut.
    La plupart des commentateurs de cette page n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le Venezuela, et encore moins de sa situation économique. Tout ce qu’ils ont vu ce sont les chouettes interventions de Chavez sur youtube. Ils se font une idée avec un petit discours.
    C’est du marketing pour les masses, de la manipulation très facile, ironique venant de la part de pourfendeur de l’empire.

    Concernant Chavez, si vous le soutenez c’est simplement que vous ne connaissez : 1 Rien du Venezuela 2 rien de l’Amérique latine 3 Rien sur Chavez.

    C’est même la preuve la plus flagrante de votre ignorance de la situation. La politique de Chavez est la plus catastrophique du monde, elle est ahurissante. En Amérique Latine, tout le monde le sait, tout le monde le dit. Vous ne le savez pas car vous n’avez sans doute jamais parlé à quelqu’un de ce continent. l’échec de Chavez est si gigantesque que personne ne peut le nier.
    C’est comme si des Vénézuélien écrivaient des blogs pour nous dire que Sarkozy et Hollande ont mis fin à la crise. C’est aussi gros ce que vous pensez.

    Je vous assure, renseignez vous avant de parler d’un sujet si important.

    Une anecdote que je vous donnerai sur Chavez -y’en a des milliers de ce genre-, c’est que lors d’un Cadenas (émission de TV qui avait pour but d’avertir de catastrophe naturelle devenue l’émission perso de Chavez) il expliquait aux femmes Vénézuéliennes comment faire face à la pénurie de serviette hygiénique qui est devenu un luxe. Il montrait avec ses mains comment utiliser une serviette de bain et la laver pour la réutiliser.

    Le pire c’est que tout ces incultes qui soutiennent Chavez n’ont pas la moindre idée de tout les progrès qui ont été fait par la gauche en Amérique Latine durant cette dernière décennie. Non, pas de vidéo youtube sur cela :)

  • Par Juan Fran (---.---.---.93) 3 octobre 2012 21:25

    Un bel exemple de ce que je dis dans mon commentaire précédent, un magnifique exemple d’ignorance. Comparer la Gauche Brésilienne et Hugo Chavez.
    Rendez vous service et ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas.

  • Par stephanie (---.---.---.34) 7 octobre 2012 23:15

    Bon venant d’un pays ou par referundum le peuple a dit non à un traité que les gouvernements Sarko et Hollance (ah l’alternance democratique !!!) s’evertuent a faire passer par l’assemble, j’invite tous les français (ce qui inclut les franco-XX) a balayer d’abord devant notre porte avant d’aller faire la leçon.

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