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Accueil du site > Actualités > International > Erdogan peut-il entraîner le monde dans la troisième guerre mondiale (...)

Erdogan peut-il entraîner le monde dans la troisième guerre mondiale ?

En Europe il y a malheureusement une personnalité de premier plan, russophobe depuis l’enfance car née à l’Est, totalement inconséquente en géopolitique et traumatisée par sa bourde de la porte ouverte à un million de migrants. Il s’agit d’Angela Merkel. Elle est capable de tout y compris du pire pour empêcher une nouvelle vague de malheureux sur l’Europe. Le sultan la connait bien et chaque fois qu’il la rencontre il menace d’ouvrir les vannes…

http://pgibertie.com/2016/02/18/erdogan-peut-il-entrainer-le-monde-dans-la-troisieme-guerre-mondiale-la-responsabilite-historique-dangela-merkel/

Le dirigeant turc menace la paix du monde. Pour des raisons idéologiques il ne peut accepter la défaite des islamistes en Syrie car les « rebelles modérés  » sont proches de lui et donc de l’idéologie des frères musulmans. Pour des raisons géopolitiques tout sera bon pour « casser » du Kurde et empêcher la création d’un Kurdistan aux frontières de la Turquie. Si l'objectif déclaré de la coalition internationale menée par les Etats-Unis est de combattre l'Etat islamique, tandis que la Russie est intervenue avant tout pour soutenir le régime de Bachar al-Assad, la Turquie n'a pas les mêmes priorités. Après deux ans de cessez-le-feu, les affrontements meurtriers ont en effet repris l'été dernier entre les forces turques et le PKK dans le Sud-Est à majorité kurde du pays, faisant de nombreuses victimes. Le conflit a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Au cours des cinq dernières années la stratégie d’Erdogan a parfaitement réussi. Soutenu par les régimes idéologiquement proches des frères musulmans comme le Qatar et par les salafistes de l’Arabie Saoudite, Erdogan s’est révélé le maître d’œuvre de la déstabilisation de la Syrie. Plus personne n’ignore le soutien aux islamistes.

D’un point de vue militaire Daesh avec ses 80 000 combattants a pour adversaires principaux sur le terrain les combattants kurdes et les chiites irakiens soutenus par l’Iran. Malheureusement l’organisation peut recruter via la Turquie, vendre son pétrole via la Turquie et bénéficier des bombardements turcs sur les positions kurdes. Sans la position pour le moins ambiguë de la Turquie, Daesh ne serait plus un danger.

 En effet l’organisation s’est mise à dos les occidentaux et même les pétro monarchies du Golfe. Seul le Sultan d’Ankara la soutient discrètement. L’Arabie saoudite et le Qatar souhaitent d’abord renverser le régime de Bachar pour affaiblir le monde chiite et construire un gazoduc vers la Méditerranée, ils préfèrent donc soutenir des islamistes bien plus engagés contre Bachar que ne l’est Daesh .Depuis le début 2014 Daesh ne peut compter dans le monde arabe que sur des donateurs privés saoudiens ou qataris.

Mais Daesh n’est qu’une composante du terrorisme islamiste dans la région, la seule dont nous entendions parler en Occident, peut-être pas la plus dangereuse.

En Syrie se sont développées des organisations comme AL NOSRA variante locale d’Al Qaeda et surtout le Front Islamique.

Le Front créé en 2013 regroupe 7 organisations et 80 000 combattants, il recrute dans le monde sunnite, bénéficie du soutien de la Turquie et des pays du golfe, de la bienveillance occidentale. Son but affiché : le renversement de Bachar, la mise en place d’une république islamique avec la charia. La CIA s’est posée la question de l’utilité ou non d’utiliser ces islamistes contre Daesh. Plusieurs organisations du Front Islamique sont issues des rangs de la fameuse « armée syrienne libre » présentée en Occident comme démocratique. Dans la réalité les combattants de l’ASL privée d’aide militaire occidentale sont passés à peu près tous dans les mouvements soutenus par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar.

Bilal Erdogan, 35 ans, l'un des quatre enfants du président turc, est soupçonné de blanchiment d'argent par le parquet de la ville italienne de Bologne en Italie , il serait très lié au commerce du pétrole de Daesh.

L’opposition turque accuse : "La Turquie a vu les Kurdes syriens en train de créer leur propre autonomie démocratique. Lorsque la guerre a éclaté à Kobané, tous les Kurdes se sont réunis face à la menace. Cette unité empêche Ankara de conduire sa politique islamiste pro-sunnite au Proche-Orient", affirme la députée turque Selma Irmak .

Les Kurdes ont gagné du poids dans l'arène internationale, ce qui s'ajoute aux préoccupations de Recep Tayyip Erdogan. La Turquie a pris l'Europe en otage ayant employé l'afflux des réfugiés en provenance du Proche-Orient comme une arme contre l'Europe. Les Etats-Unis gardent également leur silence, car ils ont des intérêts communs avec la Turquie. Ainsi, Washington souhaite continuer à utiliser la base militaire d'Incirlik (…). Une telle impunité rend l'armée turque d'autant plus insolente" ..

"La Turquie constitue une importante source d'approvisionnement pour Daech. Ses combattants sont autorisés à franchir la frontière turque, ils y reçoivent les papiers nécessaires. L'EI possède des camps d'entraînement en Turquie, et le pétrole de Daech est vendu via la Turquie (…). Dans ses interventions, Erdogan ne dit rien contre l'EI. Il ne dénonce jamais la cruauté de l'Etat islamique, et il ne le fera jamais",

Dans « Pourquoi les Gaulois.. » nous avons expliqué les imbrications géopolitiques et surtout comment l’Europe s’est faite piégée par le Sultan. La responsabilité de cette inconséquence revient largement à MME Merkel et à Laurent Fabius. Le sultan a compris qu’en laissant opérer les passeurs, il maitrisait les flux vers une Europe incapable de contrôler ses frontière extérieures. Il a entre ses mains une arme extraordinaire et il sait s’en servir. Merkel de son côté se trouve piégée par un discours généreux et irresponsable qui lui a permis d’être nominée pour le prix Nobel de la Paix et de faire exploser l’Europe.

Après avoir lâché 700 000 réfugiés vers l’Europe, le sultan peut savourer sa victoire face à une Europe donneuse de leçons. Il n’a aucune envie d’intégrer l’Union, la Turquie bénéficie déjà de l’ouverture du marché européen grâce aux accords de voisinage. Erdogan a fait le choix d’un retour à l’impérialisme ottoman, s’appuyer sur les turcophones présents dans de nombreux pays, mettre en place des régimes idéologiquement proches et donc liés aux Frères Musulmans.

 L’Union européenne prend une décision courageuse le 30 novembre 2015 : se prosterner devant le sultan Erdogan.

 http://pgibertie.com/2016/01/05/les-editions-papier-et-numerique-viennent-de-sortirpourquoi-le-gaulois-ont-ils-peur-que-lislam-leur-tombe-sur-la-tete/

Erdogan a sous-estimé la réaction du vieil ennemi du sultan, le tzar. Poutine ne pouvait pas laisser s‘effondrer le régime de Bachar et perdre l’accès à la Méditerranée. Il devait se montrer crédible à l’égard de ses alliés chiites, de l’Iran, de la Chine.

Au moment où Erdogan allait réussir à imposer une zone de non survol sur l’Iran pour empécher Bachar d’utiliser son aviation, Poutine est intervenu.

Erdogan s’est vivement inquiété de l’évolution sur le terrain. Soutenues par l’aviation russe les forces du régime syrien finissent par progresser et reprennent petit à petit le contrôle de la frontière nord du pays. Si l’on ajoute que les Kurdes font de même de leur côté le risque de voir les islamistes encerclés n’est pas mince. Nul ne s’y trompe, Nosra ainsi que les mouvements proches des frères musulmans ne peuvent tenir leurs positions sans le soutien direct de la Turquie qui sert de base arrière. A l’est, les Turcs bombardent massivement les Kurdes du Pkk et en Syrie ils entendent faire de même.

La situation se dégrade d’autant plus pour Erdogan que l’aviation russe a détruit des colonnes de camions citernes amenant l’or noir de Daesh en Turquie. C’est au nord de Lattaquié que la situation devient le plus préoccupante et ce malgré les missiles américains TOW fournis aux islamistes.

 La grande bataille pour le contrôle des 820 kilomètres de frontières de la Syrie avec la Turquie a commencé. C'est un tournant stratégique. Car aucune rébellion armée ne peut durer très longtemps si elle n'est pas ravitaillée à partir d'un pays voisin. Au sud le roi de Jordanie a fermé la frontière car il sait lui que les « rebelles modérés » n’existent pas. Il ne reste donc que la frontière turque .

Erdogan tend un piège à un avion russe et appelle l’Otan au secours. Les Américains ne sont pas dupes, ils n’ignorent pas le machiavélisme de leur allié. L’Otan appelle à la désescalade.

Erdogan joue au poker : il sait que Poutine peut difficilement prendre le risque d’une rupture des relations diplomatiques qui le priverait d’accès à la Méditerranée. Le détroit du Bosphore est contrôlé par la Turquie. L’envie de fermer le Bosphore doit être forte pour Erdogan mais s’il prenait cette décision, la troisième guerre mondiale commencerait.

L’obsession d’Erdogan est kurde. Il ne veut pas d’un Etat kurde à ses frontières et il se sait soutenu par une majorité de sa population mais peut-il prendre le risque d’entrainer son pays dans une guerre civile ?

Erdogan joue sur la russophobie des américains et des occidentaux, il espère le soutien de l’Otan. Mais les opinions publiques accepteront-elles de risquer une guerre mondiale pour soutenir le meilleur ami des islamistes ? Poutine n’a pas intérêt à jeter de l’huile sur le feu. Sa stratégie est payante sur le terrain, le temps joue pour lui.

Le sang-froid du tsar et la défaite sur le terrain des islamistes poussent Erdogan à commettre le pire.

Il entend imposer la fameuse zone d’interdiction de vol sur le nord de la Syrie et empêcher les Russes de bombarder les islamistes. Il voudrait justifier une intervention au sol en Syrie de troupes turques et saoudiennes. Il bombarde les kurdes et organise l’arrivée en Syrie de 2000 combattants islamistes équipés par lui.

https://fr.news.yahoo.com/quelque-2-000-rebelles-syriens-retour-en-syrie-100100861.htmlErdogan veut intervenir en Syrie mais il a besoin d’alliés et de prétextes.

Le prétexte : l’attentat du 17 février à Ankara. Les Kurdes démentent car ils n’ont aucun intérèt à fournir des justifications à une intervention turque. A qui profite le crime ?

Le président turc, Tayyip Recep Erdogan, a insisté : "Même si les dirigeants du PYD et du PKK disent qu'il n'y a aucun lien avec eux, sur la base des informations obtenues par notre ministre de l'Intérieur et nos services du renseignement, il a été établi que (l'attentat) avait bien été commis par eux."

Ankara redoute que la branche armée du parti kurde syrien de l'Union démocratique (PYD), en s'en emparant, ne prennent le contrôle de la centaine de kilomètres de frontière commune avec la Turquie qui lui échappe encore.

Azaz est situé sur le dernier axe de circulation possible pour les rebelles entre la Turquie et Alep, la grande ville du nord de la Syrie où les forces de Bachar al Assad, appuyées par l'aviation russe, mènent une offensive depuis le début du mois.

Davutoglu a précisé que ces tirs de barrages se poursuivraient. "L'attentat d'hier visait directement la Turquie et ses auteurs en sont les YPG et l'organisation terroriste séparatiste du PKK. Toutes les mesures nécessaires seront prises à leur encontre", a-t-il dit.

"J'aimerais prévenir la Russie, qui apporter un soutien aérien aux YPG dans leur progression sur Azaz, de ne pas se servir de ce groupe terroriste contre les populations innocentes de Syrie et de Turquie",

Il a également confirmé que l'aviation turque avait bombardé dans la nuit de mercredi à jeudi des bases arrière du PKK dans le nord de l'Irak.

Peut-il envoyer son aviation sur le territoire syrien sans prendre le risque de déclarer la guerre à la Russie ?

Erdogan a besoin d’alliés et comme nous l’avons écrit Obama fait preuve de prudence et de pragmatisme. Les Etats Unis soutiennent et arment les Kurdes que combat Erdogan. L’opinion publique accepterait elle une troisième guerre mondiale pour défendre… Daesh ?

Les Anglo-saxons s’agacent d’Erdogan à l’image d’un article de the Economist :

« ...The danger of isolation was sharply underlined in November when Turkish jets shot down a Russian fighter over Syria that had briefly entered its air space. The Russian president, Vladimir Putin, swiftly responded with a broadside of sanctions. The Russian measures could trim up to 0.7% from Turkish GDP growth this year, according to the European Bank for Reconstruction and Development.

 » With lukewarm support from its allies, Turkey has tried to calm the excitement. But given its support for militias fighting against Syria’s president, Bashar al-Assad, and Russia’s growing military commitment to his survival, there could well be more clashes. Turkey seems in danger of stumbling into an unplanned but potentially costly fight. It imports most of its gas from Russia, and Turkish construction firms have well over $10 billion-worth of Russian contracts on their books.

 » Now Turkey faces a new threat. A double suicide-bombing in Ankara on October 10th last year aimed at a march by leftist trade unions and Kurdish activists killed more than 100 people. In January suicide-bombers struck again, this time in the heart of Istanbul, killing ten tourists. Both attacks were attributed to Islamic State. In a country that has long seen itself as insulated from Middle Eastern turmoil, the intrusion of violent radical Islam came as a particular shock. Worse, it partly reflected Mr Erdogan’s slowness to recognise the danger of blow-back from his own policies in Syria, where Turkey for too long indulged radical Islamists so long as they opposed the Assad regime.

 » Rather than blame the party in power for such setbacks, worried voters in November rallied behind Mr Erdogan, backing a strong, tested government rather than risk rule by a possibly weaker coalition. It helped that the ruling party, in effect, controls Turkey’s mainstream media, which pumped up nationalism in the face of danger. Mr Erdogan had carried the 2014 presidential election with a slim majority of 52%, and his AK party, for all its success, enjoys the support of just half the Turkish public. Many of the rest remain sceptical or even bitterly opposed to him.

 » This special report will argue that Turkey’s leaders, with their ambitions still set on mastery, are not doing nearly enough to heal such internal rifts. The Kurdish issue looms as one big danger, and so does the Turkish economy’s growing vulnerability to external shocks. Mr Erdogan’s blustering, bulldozing style, together with his party’s growing intolerance for dissent, portends trouble. »

http://www.economist.com/news/special-report/21689871-under-recep-tayip-erdogan-and-his-ak-party-turkey-has-become-richer-and-more-confident

 

En Europe il y a malheureusement une personnalité de premier plan, russophobe depuis l’enfance car née à l’Est, totalement inconséquente en géopolitique et traumatisée par sa bourde de la porte ouverte à un million de migrants. Il s’agit d’Angela Merkel. Elle est capable de tout y compris du pire pour empêcher une nouvelle vague de malheureux sur l’Europe. Le sultan la connait bien et chaque fois qu’il la rencontre il menace d’ouvrir les vannes…

Merkel, en rupture totale avec la géopolitique traditionnelle allemande, soutiendra Erdogan. Elle s'est dite favorable à une zone d'exclusion aérienne en Syrie, comme le réclame depuis longtemps la Turquie, dans une interview au quotidien Stuttgarter Zeitung. "Dans la situation actuelle, il serait utile qu'il existe une zone qu'aucun des belligérants ne bombarde - donc une sorte de zone d'exclusion aérienne", a déclaré Angela Merkel. Elle entend donc permettre l’extermination des Kurdes par les Turcs.

Poutine n’acceptera jamais que des puissances étrangères imposent cette interdiction à un gouvernement reconnu légitime par l’onu, le gouvernement syrien.

Comment interdire à Poutine d’intervenir en Ukraine au nom du droit international et intervenir en Syrie contre le droit international.

Que cela plaise ou non la seule intervention légale en Syrie est l’intervention russe car autorisée par le gouvernement de ce pays.

Bush en son temps viola le droit international en Irak. Veut-on recommencer ?

Poutine ne redoute pas l’armée allemande réduite à 6 vieux tornados seulement capables de voler le jour.

Hélas Erdogan est notre allié dans le cadre de l’Otan. Le suivrons-nous dans cette aventure ?

Merkel est heureusement de plus en plus isolée dans l’Union et Les Etats-Unis, la France ont exhorté Ankara à mettre un terme aux bombardements turcs. Barack Obama estime que la question syrienne est ingérable et que l'Amérique doit se tenir à l'écart, il a sans doute raison.

 La paix du Monde dépend du basculement de l’opinion publique à l’ouest. Le sort des civils préoccupe mais rien n’est clair. Les hopitaux de MSF ont été détruits, la Turquie accusé la Russie, mais pas ..MSF.

Qui empêchera Erdogan de déclencher la troisième guerre mondiale ?

Pour aller plus loin

http://www.amazon.fr/gp/product/B01A5CKTHQ ?


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79 réactions à cet article    


  • volpa volpa 18 février 19:14

    Merdogan vient encore de pratiquer un « falsflag » et il accuse qui ?.


    • sophie 18 février 19:18

      Non, l’idée d’une WW3 semblable à WW1 et WW2 est une impossibilité. (et heureusement)


      • Croa Croa 19 février 08:25

        À sophie,
        Oui jusqu’à maintenant, non seulement aucune guerre mondiale mais aussi aucun affrontement entre grandes puissances n’ont été possible.
        *
        De là à affirmer que ce soit une impossibilité, il y a de la marge et il convent d’être prudent !
        C’est justement parce qu’on croit de moins en moins à ce risque que ça arrivera smiley
        Nous le voyons bien : Ces fous prennent de plus en plus de risques en n’hésitant plus à avancer leurs pions en zones dangereuses. Il y a forcément un moment où ça vas péter !

        Et lorsque ça arrivera ce sera bien plus grave qu’en 40.


      • robin 19 février 08:59

        @sophie

        J’admire votre naiveté !


      • colere48 colere48 19 février 15:29

        @Croa

        HÉLAS je croa que t’as raison Croa....


      • arnulf arnulf 20 février 08:56

        @sophie

        Il ne faut dsesprer. Ils trouveront bien un moyen d’en faire une jolie et pleine de nouveauts.


      • arnulf arnulf 20 février 08:57

        @sophie

        Il ne faut dsesprer. Ils trouveront bien un moyen d’en faire une jolie et pleine de nouveauts.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 février 21:39

        @sophie


        « L’idée d’une WW3 semblable à WW1 et WW2 est une impossibilité » JE suis bien de votre avis.. Mais j’ajoute que les brillantes hypothèses sur ce site ne peuvent découler que de l’analyse des renseignements dont nous disposons.... via un réseau de médias totalement inféodé au Systeme..... On nous raconte donc ce qu’on veut..... et nous obéissons sans meme savoir nous sommes manipulés. De toute facon, je ne suis pas persuadé qu’il existe un meilleure façon de gouverner le monde.... Désolé de vous décevoir.

        Pierre JC Allard
         


      • Shawford Shawford 21 février 21:43

        @PJCA

        Pour une fois que t’es pas persuadé de quelque chose.


      • Pierre Pierre 18 février 19:47

        C’est un bon résumé global. Vous rappelez opportunément le problème du passage du Bosphore et des Dardanelles. 

        C’est défini par la Convention de Montreux. Il y est précisé que la circulation des bateaux y est libre y compris pour les navires de guerre. Il y a une restriction avec une durée limitée à 21 jours pour les navires de guerre de pays non riverains et aussi une limite de tonnage. C’est d’ailleurs pour cela que les porte-avions russes (construits à Nikolaev en Ukraine actuelle) ont de faibles tonnages.
        Ce qui est important à savoir, c’est que la Convention de Montreux dit que la Turquie a le droit de fermer le passage à des belligérants avec lesquels elle est en conflit.
        C’est sûr, ce serait un casus belli pour la Russie. La Russie doit cependant jouer serré en Syrie pour ne pas être en conflit avec la Turquie pour ne pas donner de motifs à la Turquie pour fermer les détroits.
        C’est un point faible pour la Russie dans son intervention militaire en Syrie. Il semble qu’elle a contourné le problème en modernisant les chasseurs-bombardiers syriens. Ce serait eux qui seraient chargés d’intervenir en cas d’invasion turque de la Syrie. Sous la protection des missiles anti-aériens russes évidement.
        C’est un peu technico-juridique tout cela mais cela mérite d’être connu comprendre ce qui pourrait se passer et ce que la Russie évitera de faire.
        La fermeture des passage équivaudrait à une déclaration de guerre. Cela nous concerne aussi via l’OTAN.

        • sophie 18 février 20:08

          @Pierre
          un affrontement type escarmouches entre Russes et Turques engage t’il l’Europe ? non bien sûr


        • Pierre Pierre 18 février 20:12

          @sophie
          C’est bien ce que je voulais dire. La Russie n’a pas intérêt à avoir un conflit grave avec la Turquie à cause des détroits. L’OTAN non plus.


        • roman_garev 19 février 11:46

          @sophie


          « un affrontement type escarmouches entre Russes et Turques engage t’il l’Europe ? non bien sûr »
          Remplacez le mot « Europe » par « OTAN », et vous aurez la réponse contraire : « Oui bien sûr ».
          Quant aux « escarmouches » comme vous dites, leur temps est fini avec l’avion russe abattu de l’embuscade.

          Pouvez-vous me rappeler une seule guerre mondiale qui n’avait pas commencé à partir d’escarmouches ?

          Mais vous êtes toujours libre d’appeler « escarmouches » la déstruction totale éventuelle de la base aérienne russe en Syrie ou celle de tous les aérodromes turcs. Aussi que la prise éventuelle de Constantinople.

        • Laurent 47 21 février 18:17

          @Pierre
          La limitation de 21 jours pour les navires de guerre ne vise que la Mer Noire, et ne s’applique qu’aux bâtiments qui n’appartiennent pas aux pays riverains de cette mer.
          La Convention de Montreux elle, ne s’applique qu’aux détroits du Bosphore et des Dardanelles.
          La Turquie ne pourrait fermer ces détroits qu’après avoir déclaré ouvertement la guerre au pays dont les navires de guerre emprunteraient ces détroits, c’est-à-dire à la Russie !
          Sans déclaration de guerre, toute action belliqueuse serait condamnée par la Communauté Internationale ( Etats-Unis compris ), et la réplique de Moscou ( qui est déjà prête, soyez-en sûrs ), serait à la hauteur de l’enjeu ( Poutine n’a déjà pas aimé le coup de poignard dans le dos d’un prétendu allié, alors un deuxième...).
          N’est pas Attatürk qui veut, et un joueur de dames turc ne vaut pas un joueur d’échecs russe !


        • Jean nemare oncle bin’s 18 février 20:16

          Puisque le Sultan est une menace pour la paix mondiale, le plus simple est encore de se débarrasser de lui en l’éliminant de façon a ne pas eveiller les soupçons. Un tragique accident au cours d’un déplacement, les services secrets russes savent très bien faire ce genre de chose je suppose, bien qu’ils soient plus spécialistes de l’empoisonnement. A la rigueur, ils pourraient payer le PKK pour qu’il revendiquent en être les auteurs.

          On ne va pas risquer une troisième guerre mondiale a cause d’un fou inconséquent. Plutôt que des millions de morts, un seul suffira : le Sultan.


          • Solon le Jeune Solon le Jeune 18 février 21:07

            @oncle bin’s

            Hélas il n’est pas seul, il a un parti politique derrière lui...


          • Laurent 47 21 février 18:36

            @Solon le Jeune
            Il a peut-être son parti politique derrière lui, mais il est très loin de faire l’unanimité au sein de son armée !
            Or, jusqu’à preuve du contraire, ce sont les militaires qui se battent ( même si ce sont les civils qui trinquent ), et l’état-major turc sait parfaitement que face à la Russie il court à la catastrophe.
            Je ne serais pas étonné qu’un putsch militaire déboulonne le « grand Mamamouchi », et qu’un gouvernement militaire provisoire règle le conflit syrien au mieux des intérêts de la Turquie.
            En effet, Moscou avait tissé des liens économiques avec Ankara et était prêt à construire un gazoduc pour alimenter la Turquie ( du fait de l’abandon du projet du gazoduc Nabucco qui devait passer par la Syrie, et qui a signé le début de la « révolution démocratique » syrienne ).
            Mais le comportement hystérique d’Adolf Erdogan a tout foutu en l’air !
            Une situation apaisée et la reprise des échanges commerciaux seraient préférables aux bruits de bottes ou de babouches, et profiteraient aux deux pays !
            Après, le problème des kurdes devrait se régler séparément en Turquie, en Syrie, et en Irak, les situations de ces populations étant très différentes dans chacun de ces pays.


          • izarn 18 février 20:18

            Non mais Merkel dans cette histoire est un objet de plaisanterie...
            Mais vu la situtation militaire imposée par les russes....Erdogan joue au pantin décérébré qui ne sait plus ou il habite.
            Pas un crétin ne le suivra, pas meme Hollande qui vient de virer Fabius.
            Donc Erdogan est dans la phase Terminator....
            Et pas Al Assad....
            Point barre....
            Inutile de discuter. Poutine a dit.
            Vous l’avez dans le toufignon...
            Vous n’avez actuellement aucun moyen militaire pour résister à la Russie.
            Alors :
            Fermez vos gueules !


            • izarn 18 février 20:24

              @izarn
              Pour les petits malins je vous presente les dernières estimations en cas de guerre mondiale :
              Vainqueur :
              La Russie !
              Nous avons changé de paradigme....
              Le Monde à basculé....
              La Chine va vendre au monde entier un avion supérieur au JF 35, moins cher et en parfait état de marche, controlé par la Russie.
              The dream is over...
              Illuminatis aux chiottes....


            • Croa Croa 19 février 08:31

              À izarn,
              En cas de guerre mondiale TOUT LE MONDE SERA PERDANT !
              *
              Point positif : Ensuite nous aurons la
               smiley  PAIX des cimetières smiley


            • robin 19 février 08:57

              @Croa

              Tout le monde est perdant ? Sauf ceux qui organisent ces guerres !


            • frugeky 19 février 09:59

              @izarn

              Hollande vient pourtant de demander, avec erdogan, la reprise des négociations que les terroristes, pas modérés du tout mais acceptés tout de même à la table des négociations, avaient quitté la semaine précédente.

              Hollande fait là où on lui dit de faire malheureusement personne ne lui a apprit le caniveau.


            • JBL1960 JBL1960 19 février 17:36

              @Croa Totalement d’accord avec vous ; Et ça ne me fait pas plus plaisir que ça non. Bon, reprenant une analyse similaire, pointant le danger de Merdogan, qui est complètement hors de contrôle, ce qui est bien problématique, tout de même, je viens de publier un billet de blog qui pourrait vous intéresser, tenez ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/19/la-guerre-est-declaree/ Et pour ma part, je n’ai pas du tout envie de vérifier l’impossibilité d’une WWIII compte tenu des 2 premières. JBL smiley


            • alinea alinea 18 février 20:35

              « Poutine devait se montrer crédible... »
              Je ne suis pas du tout d’accord ; Poutine est fidèle à ses engagements, parce qu’ils n’ont pas été pris à la légère et que ces engagements sont autant pour lui que pour la Syrie.
              J’espère que vous faite la nuance entre « crédible », qui sous-entend qu’il aura à demander quelque avantage prochainement, et « honnête » ou « fidèle » à sa parole donnée.
              Bon, je vous passe « l’Europe s’est faite piégée » plutôt que « L’Europe s’est fait piéger » ; je ne le note que parce que l’orthographe fait partie de l’actualité.
              L’espace aérien syrien est, me semblait-il, la chasse gardée de la Syrie ( l’espace aérien turc l’est pour la Turquie ) sous la haute surveillance de la Russie qui a prévenu : le moindre avion qui passe sera descendu !
              Erdogan aurait-il la bêtise de braver cela. ? Et cet irrespect du droit international déclencherait-il la guerre mondiale ?
              Quant à nous, nous ne sommes pas obligés de laisser à Merkel le soin de régler les affaires de l’UE !


              • Croa Croa 19 février 08:37

                À alinea,
                Si t’avais suivi tu saurait que les turcs ont déjà bombardé des kurdes coté syrien et les russes ont laissé faire (ou pas su intervenir.)


              • roman_garev 19 février 11:55

                @Croa

                Bombardé, oui, mais pas par des avions, mais par des canons situés au territoire turc. C’est autre chose.
                La Russie garde le sang froid. Y compris pour vous épargner vous de la guerre européenne.
                Elle saurait intervenir, ne déconnez pas, mais elle se contient. Jusqu’à ce qu’une ligne rouge ne soit pas passée par Erdogan.
                 

              • alinea alinea 19 février 12:20

                @Croa
                Ils ont bombardé depuis chez eux ! pas de violation d’espace syrien, ni terrestre ni aérien ; c’est très malin de la part des Turcs, mais pas de répartie possible !


              • alinea alinea 19 février 12:22

                @Croa
                Je n’avais pas vu votre commentaire !


              • Laurent 47 19 février 13:36

                @alinea
                La Russie a totalement « bétonné » l’espace aérien syrien, par une sorte de brouillard électro-magnétique qui interdit tout contrôle aérien, que ce soit par satellite ou en utilisant des avions d’observation type Awaks.
                C’est ce qui explique qu’aucun des avions russes présents en Syrie n’a été détecté, avant qu’ils ne se soient tous posés à Lattakié, à la surprise générale !
                Chaque intercepteur russe est équipé d’un système de brouillage qui constitue un véritable bouclier contre tous types de missiles qui seraient lancés contre lui ( les israéliens ont un peu le même système de protection de leurs chars Markava ).
                Les Etats-Unis ne sont pas prêts d’oublier l’aventure du destroyer Donald Cook en Mer Noire, qui a été survolé par un Sukhoï Su-24 à 12 reprises, après avoir « éteint » tout les systèmes de conduite de tir, les radars, dont le fameux système Aegys, qui équipe toutes les forces de l’OTAN.
                Ce petit avion même pas armé, était uniquement équipé d’un petit boitier de brouillage électronique !
                Alors, si le grand Mamamouchi veut se frotter à l’aviation russe, je lui souhaite bien du plaisir, avec ses F-16 du siècle dernier !
                Et qu’il ne compte surtout pas sur l’appui européen ou américain pour voler à son secours !
                On a suffisamment d’emmerdements avec les nazis ukrainiens !


              • alinea alinea 19 février 15:07

                @Laurent 47
                Je veux bien vous croire, mais la première réponse d’Obama quand l’avion russe a été abattu fut de dire qu’un espace aérien n’est pas violable ! mais il s’agissait d’un membre de l’OTAN.
                Mais si un membre de l’OTAN viole l’espace aérien syrien ? Je veux croire en un minimum de sagesse qui fera dire la même chose ! C’est pourquoi je n’aime pas qu’on crie à la guerre mondiale comme on crie au loup. Néanmoins, l’embarras sera total !
                Et si les Russes abattent un avion de l’OTAN qui viole l’espace aérien syrien, applaudiront-ils ?
                Peut-on virer un membre de l’OTAN qui déconne ? L’OTAN a des intérêts là-bas !!
                Il faut juste avoir confiance en l’intelligence de nos gouvernants, c’est quand même limité comme confiance ! En attendant, pour dormir tranquille, mieux vaut y croire !


              • Croa Croa 21 février 11:49

                À alinea (et aux autres)
                Au temps pour moi...
                Preuve que nous sommes mal informé, sur aucun média la forme de ce « bombardement » n’était précisée.
                Merci à tous.


              • franc tireur 18 février 20:42

                les avions turcs ne peuvent pas intervenir en syrie car les russes ont placé des missiles sol air tout le long de la frontière coté syrien suite a la destruction d un de leur bombardier .en tout cas c est un beau conflit avec tous les ingredients : puissances locales ,intermédiaires et mondiales , religions, ressources naturelles .. miam ! 

                malgré tout j ai des doutes quand a une probablité de conflit mondial . personne ,pas meme les zuessa, ne viendront au secours d erdogan si celui ci se lance en premier. depuis le debut il essaie bien d entrainer les autres mais ca ne marche pas . reste que le sage obama ne sera plus la dans quelques mois..le barjot trump ca fait peur .

                • vesjem vesjem 18 février 22:45

                  @franc tireur
                  « le barjot trump ca fait peur »
                   
                  Considération émanant de nos merdias mainstream , bien sûr ;
                  moi , je j’aime bien , ce barjot
                  d’ailleurs j’aime tout ce que les mainstreams veulent qu’on déteste , et vice-versa 


                • Croa Croa 19 février 08:39

                  À franc tireur,
                  Même remarque qu’à Alinéa.


                • Shawford Shawford 19 février 08:41

                  @Croa

                  Croassements de guerre ou d’aide de camps ?


                • roman_garev 19 février 11:57

                  @Croa

                  Même réponse.
                  Arrêtez de croassez, vous êtes irresponsable.

                • Mowgli 18 février 20:51

                  Erdogan n’est qu’un pauvre petit con qui se voit Grand Manitou du caliphat à venir très bientôt. Pour cela il a besoin d’une bonne guerre mondiale de derrière les fagots. Il a déjà essayé mais son coup a foiré. Va-t-il essayer à nouveau ? Je ne sais pas, mais il est suffisamment abruti pour le faire.


                  • JMBerniolles 18 février 21:54
                    Washington machiavellian Game in Syria ....

                    C’est le titre d’un article très intéressant publié par un consultant en stratégie du risque, F William Engdahl diplômé de la prestigieuse université de Princeton....

                    Il y développe une analyse originale basée sur deux grandes références universelles
                    Sun Tzu pour la stratégie militaire |une source de Mao lui-même].[ L’humanité ne devrait pas perdre ses racines et sa culture]. Sun Tzu ce sont des millénaires en arrière, mais des leçons fondamentales.
                    On ne va pas présenter Machiavel, avec Mitterrand notamment nous avons eu un petit rappel.

                    A l’aune de Sun Tzu, Erdogan commet une grossière erreur dans sa stratégie militaire. Il combine la fatale combinaison de méconnaitre ses ennemis (et soi-disant ami) et lui-même. A propos d’Erdogan, Engdahl complète son analyse par le vieux dicton grec « Whom the gods would destroy, they make them mad first » Les dieux rendent d’abord fous, ceux qu’ils veulent détruire. Bien vu.

                    Machiavel c’est évidemment la puissance intellectuelle et financière qui gouverne l’empire anglo-saxon (The Saker parle même de l’empire anglo-sioniste) et dont l’administration américaine est un des premiers exécutant. On a coutume de se focaliser sur les maladresses, volte faces, faux pas, divergences et contradictions de cette administration. Mais Endgahl souligne à juste titre que l’on ne dirige pas le monde, si l’on n’a pas une grande capacité d’analyse et une stratégie adaptée.

                    Il dit, à juste titre, que les contradictions, les méandres dans la ligne politique suivie ne sont que l’application des principes de Machiavel.

                    Il conclut qu’au Moyen Orient, le but n’a pas changé. Il s’agit de déstabiliser tous les états (donc y compris Turquie et Arabie saoudite) et d’y installer un chaos permanent. Sur le modèle de Libye.

                    La ligne suivie actuellement est d’envoyer les troupes d’Erdogan en Syrie, d’installer une tête de pont américaine en Irak pour aboutie à Mossoul avec l’aide des turcs

                    Je suis d’accord avec son analyse à ceci prêt que la ligne précédente, préparée en 2014 et qui devait amener Daesh à conquérir Damas, a volé en éclat avec l’intervention russe. Et que les américains ont gravement sous estimé les capacités de l’aviation russe et de leur lances missiles, ainsi que leur brouillage électronique ( les russes viennent de tester à nouveau les anglais avec un de leurs chasseurs). Ceux-ci amènent aussi des frégates lance missiles au large de Tartous.
                    Il faut se rappeler aussi que les américains ont du quitter l’Irak précédemment alors qu’ils n’étaient plus capables que de rester terrer dans leurs bases.











                    • trobador 19 février 05:45

                      @JMBerniolles

                      « F William Engdahl diplômé de la prestigieuse université de Princeton.... »
                      Papa et maman avaient donc des sous. A part ça ???


                    • JMBerniolles 19 février 09:29
                      @trobador

                      A part cela, beaucoup de choses qui vous échappent.
                      Princeton est très chère, aucun doute là-dessus, mais cette université assure un haut niveau intellectuel et d’études.

                      Peut-être qu’il vous a échappé que cet analyste, issu de milieux privilégiés, développe des réflexions libres, qui le conduisent à dénoncer l’empire.... 

                      Son analyse conduit au fait que nous allons encore flirter avec la guerre mondiale pendant pas mal de temps. Cela aussi devrait vous concerner








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