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Accueil du site > Actualités > International > Est-il sûr que l’Amérique latine vire à gauche ?

Est-il sûr que l’Amérique latine vire à gauche ?

L’opposition gauche-droite est en Europe la boussole suivant laquelle sont analysées les politiques des gouvernements et l’offre des partis. L’arrivée de nouveaux dirigeants politiques « progressistes » est-elle la marque d’un « virage à gauche » en Amérique latine ?

En fait la dichotomie gauche-droite ne rend pas convenablement compte des évolutions politiques en Amérique latine. Les nouveaux dirigeants politiques n’affichent que rarement une idéologie que l’on qualifierait de gauche en Europe. Ils acceptent les règles découlant du principe de liberté des échanges internationaux et jouent le jeu démocratique. Des programmes sociaux, rendus nécessaires pour lutter contre la pauvreté, naissent et se poursuivent dans la plupart des pays, qu’ils soient gouvernés par des conservateurs, des libéraux ou des progressistes.

En deux ans, 13 élections présidentielles se sont déroulées en Amérique latine. Parmi les élus, 10 dirigeants soutenus par des mouvements ou des coalitions issus de la gauche. Pourtant, ces nouveaux dirigeants ne remettent pas en cause les économies globalisées. Ils respectent le pluralisme : la démocratie reste la norme. Ils n’attaquent pas frontalement les grands propriétaires terriens. Ils mettent tous en oeuvre des programmes sociaux destinés à lutter contre la pauvreté, même les gouvernements conservateurs d’Alavaro Uribe en Colombie et de Vicente Fox au Mexique, et avant lui Carlos Salinas du PRI. La présidente chilienne Michelle Bachelet parle d’ « action affirmative », terme utilisé par les gouvernements étatsuniens, qui ne sont pas à proprement parler de gauche.

Dans ces pays, la pratique populiste progresse. Les hommes politiques qui cherchent à se faire élire ou réélire en font le choix conscient. Ce phénomène, qui n’est pas propre à l’Amérique latine, s’est développé en réaction aux conséquences des plans d’ajustement structurel menés dans les années 1980, qui ont été catastrophiques pour les populations défavorisées. L’universitaire Franklin Ramirez Gallegos a cette phrase cinglante : « le retrait de l’état social a été perçu comme un abandon par la population ».

Pour autant, les dirigeants, à l’exception notable d’Hugo Chavez, n’affichent pas d’idéologie sur la propriété - publique ou privée - des ressources de leur pays. Ils ont décidé de mieux gérer ces ressources dans le sens de l’intérêt national. Par exemple, l’argentin Nestor Kirchner s’est fait élire sur un discours nationaliste, progressiste et antilibéral, affirmant la primauté du système institutionnel péroniste sur les mouvements sociaux. Pour les plus radicaux de ces dirigeants, ceux du Venezuela, du Nicaragua et de Bolivie, sans oublier Cuba, la première cible est l’empire américain, mais vers lequel ils continuent à exporter leurs matières premières...

Même les demandes des populations ne peuvent pas être systématiquement qualifiées comme étant « de gauche ». Ainsi en Bolivie, les mouvements qui soutenaient Evo Morales militaient pour un meilleur « contrôle naturel des ressources », ils disaient vouloir « démonter la structure coloniale de l’Etat national ». C’était la priorité d’Evo Morales, qui n’a pris en compte les demandes sociales que dans un second temps.

Peut-on alors distinguer deux gauches, l’une radicale, altermondialiste, cultivant le souvenir des révolutions cubaines et sandinistes, et une autre, modérée et réformiste, dont la première dit qu’elle est résignée et qu’elle a capitulé devant le libéralisme ?

Contredisant le simplisme de ces deux gauches, l’universitaire Franklin Ramirez Gallegos analyse l’évolution politique observée au travers de trois oppositions :

· La gauche pragmatique, qui accepte les règles du marché face à la gauche idéaliste et anticapitaliste.

· La gauche démocratique face à la gauche populiste, qui considère la démocratie comme une formalité.

· La gauche modérée, qui sait qu’il faut « donner du temps au temps » face à la gauche radicale, disposée à réaliser des changements peu consensuels.

Son point de vue est que si parler d’un « virage à gauche » des Amériques latines est erroné, il n’en reste pas moins que « les forces de gauche continuent à avancer lentement, portées par l’impératif égalitaire ».

Georges Couffignal met plus en avant la progression de l’idée de nation, de la primauté des intérêts nationaux. Les pays essaient de s’affranchir de la tutelle pesante des Etats-Unis, de développer des relations sud-sud et avec l’Asie. Pour lui, plus que le critère gauche-droite, ce qui distingue les dirigeants élus est leur origine sociale, modeste, parfois ethnique, donnant aux électeurs le sentiment qu’avec eux, les politiques sociales ont plus de chances d’être menées à bien.

Mais alors, comment analyser les nouvelles orientations politiques des gouvernements latino-américains ?

Franklin Ramirez Gallegos défend la notion de « cycle économique commun », qui éclaire mieux selon lui les évolutions politiques de l’Amérique latine qu’une dissertation sur la nature des gauches, qu’il y en ait deux ou plus. Trois périodes peuvent être distinguées :

1ère période (1950-1980). Le modèle dominant est celui du développement par substitution des importations, accordant un rôle central à l’Etat. Il s’agit de développer l’industrie et les infrastructures, ainsi que l’offre de services publics. Ce modèle rencontre ses limites vers 1980, d’abord pour des raisons financières, mais aussi parce qu’une grande partie de la population - les zones rurales et le secteur informel - se trouvent exclues du développement - réel - de l’économie.

2e période (1980-début des années 1990). Les années 1980 voient se multiplier les plans d’ajustement structurel sous la tutelle des institutions financières internationales, au premier rang desquelles le FMI. L’objectif de ce qu’on appelle le « consensus de Washington », qui conditionne l’octroi de nouveaux crédits par ces institutions, est d’ouvrir les économies, de réduire le rôle de l’Etat. La politique économique récessive qui en découle, à laquelle s’ajoute la réduction des budgets sociaux, accroît fortement la pauvreté.

3e période (fin des années 1990 jusqu’à aujourd’hui). Elle commence par l’arrêt des plans d’ajustement. Des programmes sociaux sont lancés en faveur des populations les plus défavorisées. Le choix politique limité jusqu’alors à l’alternative conservateur-libéral s’élargit, conduisant à l’élection de gouvernements progressistes, de gauche ou nationalistes, parfois nationaux-populaires.

Des événements politiques marquent les premiers temps de chacune de ces trois périodes : les gouvernements de Perón et Vargas pour la première, la chute de la dictature militaire argentine pour la seconde, l’élection de Chavez et la fin de plus de 60 ans de pouvoir par le PRI mexicain à la troisième.

L’évolution de la pauvreté au Brésil suit les grandes périodes de ce cycle : dans ce pays, la pauvreté baisse dans les années 1970, augmente au début des années 1980, puis baisse à nouveau jusqu’en 1995, après quoi elle reste étale jusqu’à aujourd’hui.

L’Amérique latine est la région du monde où se maintiennent les inégalités les plus fortes, où des populations aussi nombreuses qu’en Afrique sont victimes de la pauvreté.

Dans la première période de notre cycle, le combat contre la pauvreté était indirect. C’était de l’industrialisation, du développement des services publics, des investissements en infrastructures que l’on attendait une amélioration de la situation des familles défavorisées. En fait on s’est aperçu que les bénéficiaires avaient été surtout les classes moyennes urbaines.

Au tournant des années 1990, dans la deuxième période, celle de l’ajustement, il est remarquable que pratiquement tous les pays aient lancé des fonds d’investissements sociaux. Cependant, ces fonds étaient limités dans le temps, leur financement n’était pas pérenne, les actions n’étaient pas bien planifiées ni coordonnées, et enfin, une dérive clientéliste en a perverti la mise en oeuvre. C’est ainsi que le PRI mexicain au pouvoir s’est complètement discrédité auprès des électeurs en favorisant les électeurs avant une élection, en attribuant des subsides publics à des groupes spécifiques ou en promettant une contre-partie à un vote favorable au pouvoir.

A partir de 1996 apparaissent les « programmes de transferts conditionnés », inspirés du concept de développement humain d’Amartya Sen (prix Nobel d’économie 1998). Les bénéficiaires sont les foyers pauvres. Les programmes ciblent les mères, les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants, les étudiants. Sauf à la Jamaïque, ces programmes ne visent pas les personnes âgées ou handicapées, qui ne bénéficient d’un bon programme d’aide qu’au Brésil. Ces programmes font appel à la « coresponsabilité » : les familles bénéficiaires doivent s’engager à envoyer leurs enfants à l’école, à consulter périodiquement les centres de santé.

L’objectif est de « rompre avec la transmission générationnelle de la pauvreté » par :

· une augmentation du taux de scolarisation et du niveau d’éducation ;

· une meilleure alimentation (objectif FAIM ZERO au Brésil) et un meilleur état de santé ;

· la diminution du travail des enfants ;

· la disparition du clientélisme.

C’est ainsi qu’au Brésil, l’augmentation des retraites minimum, le Système unifié de santé, les programmes Bolsa escola et Bolsa familia ont entraîné une véritable diminution de la pauvreté et plus encore de la misère, ceci malgré l’érosion des revenus moyens du travail.

Au Mexique, ces programmes font l’objet d’une évaluation et d’un « rendu compte » (rendición de cuentas) suivant un processus institutionnel qui a été perfectionné d’année en année depuis 10 ans.

Les programmes de transferts conditionnés et de cash transfer sont plébiscités par tous les gouvernements de la région, mais les limitations ou menaces sont importantes :

· des infrastructures éducatives insuffisantes (manque d’enseignants, de moyens matériels dans les écoles) ;

· l’éloignement des centres de santé dans les zones rurales ;

· les problèmes de financement (au Brésil, le déficit des retraites publiques dépasse 4 % du PIB) ;

· le risque d’une remontée du clientélisme.

Au-delà du bénéfice immédiat pour les familles, ces programmes ne donnent aucune garantie de sortie définitive de la pauvreté. La coordination et le contrôle sont difficiles avec une infrastructure administrative sous-développée.

La question de la sécurité demeure un problème non résolu. Certes les phénomènes de délinquance sont en grande partie la conséquence de la pauvreté des familles et du manque de perspectives de la jeunesse. L’insécurité atteint un niveau dramatique en Amérique centrale, en Colombie et dans les grandes villes du Brésil, et elle touche en premier les populations les plus défavorisées. La sécurité a été un thème central de débat de la campagne présidentielle au Guatemala, au cours de laquelle 50 élus et militants ont été assassinés.

Les politiques sociales ne sont pas la cause majeure des inégalités de revenus, c’est d’abord l’évolution des revenus du travail. Les investissements publics (eau, électricité, éducation) au Brésil ont plus amélioré la situation des pauvres que les programmes de cash transfer. Or avec le gouvernement de Lula 1, les investissements ont chuté (3 % du PIB en 2005, à comparer aux 16 % en 1987 !). On espère que le « PAC » (Programme d’accélération de la croissance) du gouvernement Lula 2 va infléchir cette situation, puisqu’il est prévu de multiplier les projets d’investissement dans l’énergie et les transports et de maintenir stable la part de l’Etat-Providence dans le budget public.

Il faut dire que le Brésil est le pays de la région qui a les prélèvements obligatoires les plus élevés (25,8 % du PIB en 2004). Le gouvernement Lula ne veut pas les augmenter. Le taux moyen de prélèvements de l’Amérique latine est de 15,5 % ! On comprend mieux alors pourquoi la France (46 % de prélèvements) doit faire un effort pour réduire ses dépenses et réformer les retraites...

Dans Le Monde du 11-12 novembre 2007, Eric Le Boucher écrit : « Le match Brésil - Argentine ne peut être simplifié. Les deux ont une visée sociale ; pour les deux, l’Etat est un moyen nécessaire. Mais un Etat réformé, rigoureux, est différent d’un Etat qui achète l’électeur.  » Cela promet des débats « musclés » à l’intérieur de chaque pays et dans les arènes internationales, comme le sommet ibéro-américain qui vient de se terminer à Santiago du Chili, durant lequel, alors qu’Hugo Chavez interrompait sans cesse José Luis Zapatero par des diatribes antifascistes, le roi Juan Carlos lance soudain à Chavez un magistral « Pourquoi est-ce que tu ne te tais pas ? », avant de quitter la salle...

Ma conclusion sera qu’après trois siècles d’une colonisation impitoyable, deux siècles agités d’indépendances, la domination persistante d’une oligarchie de grands propriétaires qui n’hésite pas à transférer ses avoirs à l’étranger à la moindre agitation politique, sans oublier un siècle de manoeuvres souterraines de l’empire étatsuniens, il est encourageant pour le futur d’observer le renouveau du sentiment national qui porte les évolutions politiques en cours.

Pour en savoir plus :

Amérique latine 2007. Ouvrage collectif publié à la Documentation Française sous la direction de Georges Couffignal.

Revue Mouvements n° 47 : « Amérique du Sud : la gauche au pouvoir ».


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8 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 14 novembre 2007 10:24

    Je me suis arrêté de lire à « que l’on qualifierait de gauche en Europe. ils acceptent les regles découlant du libre-échange...et jouent le jeu démocratique ».

    Car bien sûr, être de gauche signifie probablement être pour la dictature... Il y a peut-être des choses interessantes dans la suite, mais il y en a assez de se faire bourrer le crâne.

    Tchao.


    • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 14 novembre 2007 11:07

      Très intéressant ... !


    • Maxjak 14 novembre 2007 11:16

      Intéressant et très complet, mais l’Amérique Centrale commence au Guatemala et se termine a Panama, Il faudrait donc parler plutôt de l’Amérique Latine..


      • ZEN ZEN 14 novembre 2007 11:30

        « ...la domination persistante d’une oligarchie de grands propriétaires qui n’hésite pas à transférer ses avoirs à l’étranger à la moindre agitation politique, sans oublier un siècle de manoeuvres souterraines de l’empire étatsunien... »

        D’accord sur ce point au moins. La réforme agraire, héritage de l’époque coloniale, reste à faire dans beaucoup de pays d’Amérique latine...Mais au Brésil et en Argentine, par ex. des fonds privés achétent des terres, pour des investissements juteux à court terme mais dicutables économiquement et ruineux socialement et écologiquement (soja notamment) : la mondialisation est passée par là...


        • Le péripate Le péripate 14 novembre 2007 13:13

          Les arguments de la deuxième partie plaident bien pour un virage à gauche de l’Amerique Latine...

          Il a été rendu possible par le désintérêt croissant des Etats-Unis pour leur arrière-cour, probablement trop occupés au Moyen-orient.

          J’ai le sentiment curieux d’un texte articulé en deux parties non cohérentes, introduites de manière extrémement partiale, puis cette étrange conclusion sur le nationalisme.... Les collures sont très visibles.

          Sans compter ce dérapage « On comprend mieux alors pourquoi la France (46 % de prélèvements) doit faire un effort pour réduire ses dépenses et réformer les retraites... » Que vient faire cette phrase ici ?

          Enfin, les opinions sont libres.


          • tal 14 novembre 2007 19:37

            @ L’auteur

            Ils respectent le pluralisme : la démocratie reste la norme. Ils n’attaquent pas frontalement les grands propriétaires terriens."

            On a trop longtemps confondu esprit révolutionnaire et naïveté,pour n’y voir que le « romantisme révolutionnaire » Comme quoi ils sont moins bêtes qu’on le pense, savent tirer les leçons de l’Histoire et adapter leur stratégie

            ******

            « la première cible est l’empire américain, mais vers lequel ils continuent à exporter leurs matières premières »

            Ils ont en cela de bonnes raisons ne pensez-vous pas ?Par ailleurs le pire ennemi peut être tout à la fois le meilleur client -obligé- de par le caractère des contrats et concéssions consentis sous un régime antérieurs complices. On ne défait pas facilement ce qui a été fait...

            ******

            « ils disaient vouloir « démonter la structure coloniale de l’Etat national ». C’était la priorité d’Evo Morales, qui n’a pris en compte les demandes sociales que dans un second temps. »

            Et ça semble être un préalable indispensable à l’application de toute politique sociale.

            ******

            « Le choix politique [...], conduisant à l’élection de gouvernements progressistes, de gauche ou nationalistes, parfois nationaux-populaires. »

            Un peu comme nous en fait , mais dans notre cas nous dirons ... national-populiste !

            ******

            « Ma conclusion sera qu’après trois siècles d’une colonisation impitoyable, deux siècles agités d’indépendances, la domination persistante d’une oligarchie de grands propriétaires qui n’hésite pas à transferer ses avoirs à l’étranger à la moindre agitation politique, sans oublier un siecle de manoeuvres souterraines de l’empire étatsuniens, il est encourageant pour le futur d’observer le renouveau du sentiment national qui porte les évolutions politiques en cours. »

            Votre conclusion me fait immanquablement penser au continent Africain, avec laquelle nous -la France- et tout particulièrement les ex-puissances coloniales de ce vieux continent entretenons le même type de rapports. Je me suis permis de souligner ces similitudes pertinantes dans votre texte.


            • Ceri Ceri 14 novembre 2007 21:14

              reste à voir ce que Chavez et morales vont faire. Après le rachat des dettes au FMI et à la banque mondiale, ce qui est un réel défi lancé au néo libéralisme, la nationalisation de différents secteurs de l’énergie à l’alimentation, la création de la Banque du Sud, le Mercosur etc , l’Amrique latine pourrait bien avoir l’opportunité de changer de modèle économique.

              C’est vrai que la plupart des élus de « gauche » sont soit d’une gauche à tendance libérale (Chili, Argentine...) soit ont été vite recadrés, à coup de scandales comme au Brésil. Y’a qu’à regarder la propagande anti Chavez (qui a certains aspects critiquables mais je défie le gouvernement français de rétablir des finances aussi équilibrées qu’au venezuela depuis quelques années, et chez eux la pauvreté baisse alors qu’ici elle augmente... bref) et même les tentatives de putsch en 2002 notamment, pour voir que la situation parait tendue aux fans du néo libéralisme que sont les Etats Unis.

              Quels pays sont encore leurs amis ? Colombie, Mexique (grâce à des élections truquées d’ailleurs)et après ? L’intégration régionale latino américaine a l’air de prendre. Reste à voir quelle tendance de la gauche dominera, et je pense que ce n’est gagné pour personne.


              • zets zets 15 novembre 2007 01:59

                Ici à Bogota, le nouveau maire fraichement réélu est de gauche (enfin contre le parti de droite) et a été élu largement avec une abstention en baisse. Toutefois, dans El Tiempo, on pouvait lire le témoignage d’une citoyenne des quartiers pauvres qui venait de voter pour ce maire mais qui disait que si Uribe se représentait, elle voterait une troisieme fois pour lui... en ce sens le populisme est plus de mise qu’une division philosophique réservée à une élite formée.

                Néanmoins, les élections présidentielles se dérouleront en Colombie ans deux ans et demi, et la droite a la pression (scandale parapolitique)...

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