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Accueil du site > Actualités > International > Femmes sans frontières

Femmes sans frontières

Pour presque tout être humain, et ceci depuis des millénaires, la personne avec laquelle s’est établie la première communication après sa naissance a été une femme, sa mère. Tout a commencé sans langue commune, par un contact physique, des gestes, l’expression du visage, un sourire qui a fait apparaître un sourire, l’usage de mots simples, isolés puis assemblés, puis des phrases.

Première à jouer un rôle éducateur, de par son contact direct avec l’enfant qui a fait partie d’elle-même, la femme conquiert aujourd’hui des domaines qui lui étaient difficiles d’accès, voire totalement interdits. L’un d’eux, où le rôle de la femme a toujours été et reste toujours important, est pourtant méconnu : celui d’un heureux événement, unique dans l’histoire de l’humanité et en rapport avec la communication linguistique.

Curieusement, un seul nom de femme apparaît dans la longue histoire de la recherche en ce domaine, celui d’une religieuse allemande, Hildegarde de Bingen (1098-1179) qui élabora une langue connue d’elle seule sous le nom de "Lingua Ignota" (langue ignorée).

Mais la publication par un homme, le 26 juillet 1887, à Varsovie, d’une brochure pour russophones intitulée "Langue internationale", sous le pseudonyme d’auteur "Doktoro Esperanto", ne doit pas faire oublier les influences féminines qui ont permis au Dr Ludwik Lejzer Zamenhof de développer cette idée et surtout de persévérer : celles de sa mère Rozalia et de son épouse Klara.

Ludwik Lejzer Zamenhof et Klara Zilbernik se marièrent le 9 août, donc deux semaines après la publication du manuel pour laquelle elle avait entièrement consacré sa dot. Sans elle, Zamenhof aurait sans nul doute échoué : elle avait épousé l’homme et son idéal. Il trouva en elle un soutien sans faille. De leurs trois enfants, Adamo, Sofia et Lydia, qui périrent tous du fait de la barbarie nazie, ce sont ses filles Sofia et Lydia qui l’aidèrent le plus, Sofia pour constituer une bibliothèque très riche en ouvrages, détruite plus tard par les nazis avec les manuscrits, et Lydia, qui traduisit Quo Vadis ? de Sienkiewicz, et qui dirigea de nombreux cours à travers l’Europe.

Lorsque l’espéranto sortit de l’entourage familial et amical de Zamenhof pour gagner d’abord la Russie, puis l’Europe lorsque la censure du tsar lui fit obstacle, des femmes exercèrent le rôle de pionnières : l’Allemande Marta Boxhammer dans le mouvement ouvrier ; la Polonaise Kazimiera Bujwid, épouse du bactériologue Odo Bujwid , tous deux espérantistes, pour les droits de la femme ; l’écrivaine australienne Lilian M. Pyke, amie de l’écrivain James G. Pyke et président du Club d’espéranto de Melbourne ; Maria Milsom dans les milieux catholiques, qui traduisit divers ouvrages dont Fabiola de Nicholas Wiseman ; Felicidad et Maria Paz Zamora à Manille, aux Philippines en 1901, puis en Cochinchine en 1902 ; la Sibérienne Varvara N. Sericheva qui, avec son frère Inocento, parcourut treize pays d’Europe avec l’espéranto comme sésame linguistique ; Moutchoul Mossover qui devient l’épouse du prince persan Chidani Bahmen, lui-même l’un des pionniers de la Langue internationale en Perse.

L’espéranto devint pour la première fois "edz-peranto" (intermédiaire au mariage) en 1899, à Turku, lorsqu’il permit à la Finlandaise Signe Blomberg de faire connaissance avec le Suédois Valdemar Langlet, dont elle devint l’épouse. Après sa mort, en 1921, c’est Nina Borovko, la fille d’Alexander Borovko, à qui Zamenhof avait confié comment il en était venu à proposer cette langue, qui devint en 1925 la compagne de cet homme d’exception. Leur destinée fut marquée par un courage peu ordinaire. L’Enciklopedio de espéranto, dont la première édition parut à Budapest en 1933, mentionnait ainsi 56 couples qui, depuis 1899, s’étaient formés grâce à l’espéranto. Beaucoup de coeurs sans frontières doivent à cette langue de battre à l’unisson encore de nos jours.

Du coeur, c’est jutement ce que Zamenhof a mis dans la traduction en espéranto de Marta d’Eliza Orzeskowa, romancière polonaise qui se voua entièrement au service de l’éducation et de l’émancipation populaires avec une attention particulière à la condition féminine. Ce récit dramatique avait suscité en Suède une vive émotion et une prise de conscience qui y stimula le mouvement féministe. C’est à partir de la traduction espéranto, publiée peu avant la mort de l’auteure, en 1910, qu’il put paraître aussi en chinois (deux traductions) et en japonais. Il apporta à la femme japonaise une provision d’arguments, d’idées et de faits en faveur de son émancipation. Par son rôle de langue-pont entre une langue d’Europe et des langues d’Extrême-Orient, l’espéranto réalisa une première jonction entre deux luttes excluant le rapport dominant-dominé : pour une langue équitable entre les peuples et pour l’égalité des sexes. Beaucoup de chemin reste à parcourir pour les deux.

En 1925, à Tokyo, à l’initiative de Sadano Jajima, le groupe espérantiste féminin reçut le nom de "Klara Rondeto" en hommage à l’épouse du Dr Zamenhof décédée en décembre 1924. D’autres groupes fonctionnaient à Yokohama et à Osaka.

L’Union des femmes espérantistes (UDEV) fut fondée à Budapest en 1929 par la Française Marcelle Tiard dans le but de "sensibiliser à l’espéranto les ligues féminines, féministes et pacifistes et prouver, par un travail pratique dans ou pour ces organisations, son adéquation, même sa nécessité comme langue officielle dans toute coopération internationale (dans des congrès, des conférences, etc.)." L’UDEV apporta un soutien moral et financier à la résistance contre la guerre.

Helen Keller (1880-1968), une femme dont la vie suscite encore de nos jours une grande admiration, avait elle-même ressenti la nécessité d’une langue "supranationale" et s’était exprimée à ce sujet lors d’un entretien accordé au magazine culturel autrichien Die Furche : "Je considère l’espéranto comme un grand porteur d’espoir pour ceux qui partagent mon sort. La première et la meilleure aide aux aveugles et aux sourds ne peut venir que de nos propres rangs, et plus nous agissons ensemble à travers toutes les frontières, plus grande sera l’aide. Pour une compréhension supranationale, on a besoin d’une langue supranationale pour éviter l’inopportunité des traductions. Le cercle des espérantistes ne cesse de croître parmi les aveugles." Écrivaine, activiste et conférencière, sourde, aveugle et muette, elle surmonta ces lourds handicaps avec une énergie et une volonté extraordinaires. Le récit de son voyage effectué en 1931 pour aider les aveugles en Yougoslavie, après être passée en France, fut publié en traduction espéranto par l’institut des aveugles de Zemun, municipalité rattachée depuis à Belgrade, sous le titre "Ni vojaĝas al Jugoslavujo".

Les liens entre l’espéranto et les aveugles ont existé de bonne heure. Suisse, enseignante dans une école d’aveugles de Lyon, Hélène Giroud fut la première espérantiste aveugle, et la première enseignante aveugle d’espéranto (année scolaire 1895-1896). Elle l’avait appris en 1895 sans manuel, seulement oralement, et avait écrit un livre en braille. Elle enseignait aux meilleurs élèves de sa classe et continua longtemps à diffuser l’espéranto parmi les aveugles. C’est ce que fit aussi, à partir de 1900, Karin Höjer, Suédoise, organiste et professeur de musique, devenue aveugle dans les premières années de sa vie. En 1919, elle épousa Harald Thilander, imprimeur de braille, lui-même devenu aveugle à 13 ans, rédacteur de Esperanta Ligilo (Lien de l’espéranto), qu’elle aida à promouvoir la Langue internationale durant près de vingt ans jusqu’à sa mort, en 1927. Finlandaise, masseuse, venue en Suède pour apprendre l’impression braille, Elisabet Varma Järvenpää avait un peu retrouvé la vue après l’avoir perdue. Elle fit la connaissance de Harald Thilander et l’épousa en 1928. Elle rédigea des poèmes originaux en espéranto, effectua des traductions et fut primée lors des Jeux floraux internationaux, un concours littéraire en Langue internationale.

Considérée comme la mère des aveugles de son pays, fondatrice de l’institution renommée d’aveugles "Vatra Luminoasa", plus connue sous son nom de poète Carmen Sylva, polyglotte (allemand, anglais et français en plus du roumain), la princesse Elisabeth Pauline Ottilie Louise de Wied de Roumanie patronna la Société espérantiste roumaine et apprit l’espéranto pour mériter le titre de "Reine espérantiste". Son soutien était déjà mentionné par le premier historien de l’espéranto, Adam Zakrzewski (pseudonyme Z. Adam) dans L’Historio de esperanto 1887-1912 qu’il publia à l’occasion du premier quart de siècle d’existence de la Langue internationale (p. 138). Elle-même et la princesse Margaret de Suède furent les seules à apporter une aide financière et concrète à l’espéranto. Historien d’Art, Gabriel Badea-Paun a écrit à son sujet, dans le “Programme de mai-juin 2007 de l’Institut culturel roumain“ (PDF) : “Ses ouvrages, - dont certains de vrais best-sellers, furent traduits en plus d’une dizaine de langues y compris l’espé́ranto, et couronnés de prix par les académies du monde entier dont l’Académie française, pour ses Pensées d’une reine, paru en 1888 chez Calmann Lévy, - et lui attiraient d’importantes amitiés... »

Déléguée de la Roumanie auprès de la Société des nations, amie de la princesse Elisabeth, Hélène Vacaresco s’opposa avec vigueur, comme le délégué du gouvernement français, à toute discussion sur l’espéranto à la SDN jusqu’au jour, où, après en avoir parlé avec Mme Morris, épouse de l’ambassadeur des États-Unis à Paris, elle prit conscience du bien-fondé de cette langue : “Une langue internationale s’impose, et il est meilleur qu’elle soit construite consciencieusement, au lieu de procéder des hasards et des compromis par lesquels les vieilles langues, majestueuses et aimées, seraient affaiblies dans leur pouvoir d’expression“, avait-elle écrit dans une lettre adressée en 1935 à l’espérantiste polonais Grenkamp, qui périt en 1943 au camp d’extermination nazi de Natzwiller-Struthof, et publiée dans le quotidien régional L’Éclaireur de Nice et Sud-Est simultanément avec sa traduction en Langue internationale dans son supplément en espéranto Nia Gazeto.

Comme Olave Baden-Powell, l’épouse de lord Baden-Powell, l’Autrichienne Bertha von Suttner, prix Nobel de la paix, 1905, a souhaité voir l’espéranto enseigné dans toutes les écoles du monde : ”Dans l’internationalisme toujours croissant qui liera les peuples du monde à la coexistence pacifique, la langue espéranto constitue l’organe le plus important. L’introduction de cette langue comme objet d’étude obligatoire dans toutes les écoles est le but le plus proche vers lequel on doit tendre.” L’ouvrage qu’elle avait fini de rédiger en 1887 sous le titre Die Waffen nieder ! (Bas les armes !), donc en l’année de publication du premier manuel d’espéranto, ne fut publié qu’en 1889. Ce livre, connut un grand succès et parut en diverses langues dont l’espéranto, langue dans laquelle il est téléchargeable en PDF.

Marcelle Fauvart-Bastoul, épouse de Louis Fauvart-Bastoul, qui fut le tout premier dans le monde à défendre une thèse universitaire et à obtenir un doctorat de droit sur le thème “D’une langue auxiliaire au point de vue du droit des gens” (Dijon, 1902), dirigea de nombreux cours, en particulier pour des aveugles. Présidente du groupe d’espéranto de Dijon, elle aida le Pr Émile Boirac, recteur de l’Académie de Dijon, à rédiger son dictionnaire Plena Vortaro et rédigea elle-même Esperanto sen profesoro (L’espéranto sans professeur, 1912).

Marie Larroche s’occupa surtout des aveugles afin qu’ils puissent acquérir leurs moyens de subsistance non point par la mendicité, mais par le travail. Elle devint espérantiste en 1909. Elle diffusa la langue surtout chez les catholiques. Elle participa à l’organisation de congrès de l’Internacia Katolika Unuiĝo Esperantista (IKUE) et en devint vice-présidente.

Professeur d’allemand, Alice Roux fut la première femme à l’apprendre et à l’enseigner en France, en 1895, à l’âge de 28 ans. Elle le fit découvrir en 1896 à un lycéen de Louhans, Gabriel Chavet qui, dès l’année suivante, y fonda le premier club d’espéranto de France et l’un des six premiers au monde.

Norvégienne, enseignante à Oslo, Rosa Bye, devint espérantiste en 1906 et occupa tout de suite la fonction de secrétaire du Club d’espéranto d’Oslo jusqu’en 1912. Cofondatrice de l’Association des enseignants espérantistes norvégiens, elle en fut sa présidente de 1915 à 1923. Elle guida de nombreux cours, entre autres chez les aveugles en 1911. Elle organisa la collecte et l’envoi de divers devoirs d’élèves et reçut le premier prix pour une exposition internationale d’espéranto à Oviedo, en Espagne.

Dès l’âge de 13 ans, en 1930, Agi Tolek chantait et déclamait dans cette langue. Tolnai, son père, enseignait l’espéranto à des aveugles à Budapest. Ils étaient neuf à en faire usage dans cette famille.

Allemande, Marie Hankel apprit l’espéranto en 1903. Elle dirigea un groupe de Dresde Est et participa à l’organisation du quatrième congrès universel d’espéranto qui se tint dans cette ville en 1908. Reine des jeux floraux internationaux de 1904, elle fonda et présida l’Association littéraire espérantiste. Première femme-poète de l’espéranto, elle écrivit de nombreux poèmes, notamment Le Symbole de l’amour et Grains de sable. Sa poésie reflétait l’amour et l’enthousiasme pour la langue ainsi que l’idéalisme et la méditation.

Estonienne, employée, Helmi Dresen fonda le club d’espéranto de Tallinn après avoir appris la langue en 1912. Elle fut co-auteure d’un dictionnaire espéranto-estonien et d’une anthologie estonienne. Elle dirigea de nombreux cours et fut considérée comme l’âme du mouvement espérantiste estonien. Elle fut exécutée par les nazis, comme le ministre des Affaires sociales Neeme Ruus et des membres du parlement estonien parmi lesquels il y avait beaucoup d’espérantistes.

Radiotélégraphiste, sa soeur Hilda Dresen apprit l’espéranto en 1913 et collabora avec la revue Literatura Mondo fondée par Tivadar Soros (pseudonyme Teodor Schwartz), le père du célèbre financier George Sorros. Elle commença à faire des traductions en 1922 de l’estonien, du russe, de l’allemand et du live (= livonien, langue aujourd’hui parlée de quelques dizaines de personnes et menacée de disparition). Sa prose et sa poésie étaient le reflet d’une vaste culture générale et sa traduction était caractérisée par la richesse de la rime, un sens radicalement instinctif du rythme, la vivacité de la langue et un charme individuel dans la façon d’exprimer. À propos du journaliste et homme de lettres belge Jacques Baruch, diplômé d’espéranto et passionné pour le monde finno-ougrien et plus particulièrement pour l’Estonie et la Finlande, on peut lire : “Il traduit des contes avec Hilda Dresen et ne cesse de s’étonner : ’Ici, [...] on parle estonien, français, allemand, russe et espéranto ! Une vraie tour de Babel !’.“ (Sulev Kaja : un Estonien de coeur par Michel B. Fincœur)

La présente recherche concerne essentiellement des femmes qui ont eu un vécu de l’espéranto et dont les noms figurent dans L’Enciklopedio de espéranto éditée à Budapest en 1933 par Literatura Mondo sous la direction d’Ivan Chiriaev. Les recherches sur la période suivante jusqu’à la fin du XXe siècle seraient plus difficiles et plus longues du fait que les sources sont extrêmement dispersées. En effet, à part l’ouvrage Esperanto en perspektivo, moins approprié pour ce genre de recherches, édité en 1974 à Rotterdam, personne n’a suivi le remarquable exemple de Chiriaev. Quelques autres noms figurent sur la fiche "Portraits de femmes sans frontières".

Et aujourd’hui ?

Les femmes ne déméritent pas.

Une des plus belles réussites actuelles revient à Katalin Kovats (ex-Smideliusz), remarquable pédagogue d’origine hongroise et vivant aux Pays-Bas. Elle est à l’origine du site multilingue "lernu.net" qui permet d’apprendre la Langue internationale à partir de pas moins de 25 langues dont, récemment, l’arabe. Elle est aussi organisatrice d’edukado.net plus destiné aux enseignants d’espéranto et soutenu par "Esperantic Studies Foundation" (EUA).

D’origine hongroise aussi, Ilona Koutny a lancé des sessions d’interlinguistique à l’université Adam Mickiewicz (UAM) de Poznań, l’une des plus prestigieuses de Pologne. Les sessions d’interlinguistique de l’UAM en seront en septembre 2008 à leur dixième année d’existence avec un programme festif.

Actuellement secrétaire générale de l’Association universelle d’espéranto (UEA), Barbara Pietrzak a longtemps occupé la fonction de directrice de la rédaction d’espéranto de Radio Pologne. Helga Farukuoye est responsable du catalogue de recherches électroniques "Trovanto" du Musée international d’espéranto de Vienne, partie intégrante de la Bibliothèque nationale d’Autriche. Ancienne directrice adjointe d’école normale à Oxford, Marjorie Boulton, un grand nom de la littérature et de la poésie en espéranto, est proposée pour le prix Nobel de littérature par la section d’espéranto du Pen-Club. Comme Ilona Koutny (Hongrie), Spomenka Ŝtimec (Croatie), Perla Martinelli (Suisse), Katalin Kovats (Hongrie), Anna Löwenstein (GB), Barbara Pietrzak, (Pologne), elle est membre de l’Académie d’espéranto.

À Hiroshima, depuis plusieurs années, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 9 mars, Osioka Taeku transmet, en espéranto, un appel d’une vingtaine d’organisations féminines d’Hiroshima pour la solidarité contre la guerre et demande d’y répondre en espéranto afin de réaliser une exposition.

Co-présidente de la Société suisse d’espéranto et secrétaire de SAT-Amikaro pour la Suisse, Mireille Grosjean a présenté l’intérêt pratique et pédagogique de l’espéranto dans un ouvrage intitulé Les Echanges de classes clé en main qui présente une analyse sur les quatre axes de la linguistique, la pédagogie, la psychologie et l’interculturalisme avec une foule d’informations et de suggestions pratiques. Elle expose, sur le site de l’Association suisse des éducateurs à la paix, son "Concept de programme scolaire (curriculum) visant à l’éducation pour la paix" http://asepaix.ch/curriculum_fr_.html. Elle a su trouver les mots pour convaincre deux femmes suisses, Gisèle Ory, conseillère aux États, et Francine John-Calame, conseillère nationale, de proposer l’Association universelle d’espéranto pour le prix Nobel de la paix. (Video : http://www.esperanto-gacond.ch/media-tv.html) à l’occasion du centième anniversaire de celle-ci (communiqué) médias helvétiques, notamment

RTN, edicom, swissinfo, bluewin et elle a reçu des échos même en Chine :

Beaucoup d’autres noms de femmes mériteraient certainement d’apparaître si la place le permettait dans le présent article. Sans les femmes, une langue si bien née, bien que dans la douleur, dans un pays sous occupation, n’aurait jamais pu vivre et surmonter les obstacles dressés par les préjugés, l’inertie, la résignation, la bêtise épaisse.


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74 réactions à cet article    


  • Henri Masson 5 mars 2008 12:50

    Je viens de me rendre compte d’un grave oubli : les deux premiers députés espérantistes au Parlement européen sont en fait des députées : Mme Małgorzata Handzlik (Pologne), et Mme Ljudmila Novak (Slovénie).

    Il m’a été signalé que Spomenka Ŝtimec n’est plus membre de l’Académie d’Espéranto (ce qui apparaît sr Wikipedia). Ce n’est pas comme à l’Académie française.

    Pour Hiroshima : lire, bien entendu, 8 mars : http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ&eacute ;e_internationale_des_Femmes


    • Henri Masson 5 mars 2008 13:42

      Et, au vu de la vidéo dont l’adresse m’a été communiquée, l’histoire n’est visiblement pas sur le point de se terminer : http://www.youtube.com/watch?v=l0ErKbLL5WQ

      Bebo parolas en Esperanto (Kupero est âgé de 21 mois et comprend bien la langue).


      • Hermes esperantulo 5 mars 2008 13:51

        simpa la video, rigardinde la video


      • Henri Masson 5 mars 2008 15:31

        La présente information vient d’être transmise en espéranto par une femme, une Danoise, Ileana Schrøder (traduction) :

        Si vous entrez en page d’accueil du Forum Social Européen www.esf2008.se vous pouvez constater que les principales informations s’y trouvent aussi en espéranto car je les ai traduites et, en collaboration avec le président du club de Malmø, Sten Svenonius, qui travaille au même endroit où se trouve le bureau du Forum Social, nous nous sommes efforcés de les convaincre de l’importance d’avoir des pages en espéranto aussi ! Ça signifie en même temps que l’on peut envoyer des messages en espéranto au bureau du Forum Social.

        Une autre Europe et possible !


        Le Forum Social européen, lieu de rencontre des mouvements sociaux en Europe, se tiendra du 17 au 21 mars à Malmø. On compte sur la participation de plus de 20 000 personnes. Durant plus de 5 jours, des séminaires et des ateliers alterneront avec de la culture, de la musique, du militantisme et des manifestations. Pour en savoir plus < http://www.esf2008.se/eo/start >

         

        Autre information, mais d’un tout autre genre, transmise par Halina Gorecka (Kaliningrad, Russie) :

        Sur la une de l’édition de ce jour (5-3-2008) du quotidien "Kaliningradskaja Pravda" (KP) apparaît une photo "Danco de ardeoj" (danse de hérons) de Shoko Sakaeda. Dans un petit article qui l’accompagne sous le titre "Capli prileteli iz Japonii" (Ardeoj alflugis el Japanio - Les hérons se sont envolés du Japon), la journaliste de Kaliningrad, Irina Klimovich, explique que la photo publiée a reçu un prix spécial sur le thème "Festo" (Fête) du 10ème concours international de photographie de "La Ondo de Esperanto" et présente concisément cette revue qui paraît chaque mois en Langue Internationale. KP est le journal le plus populaire dans la région de Kaliningrad et c’est à Irina Klimovich, de l’Union espérantiste de la région de Kaliningrad qu’est due la qualité des informations sur l’espéranto livrées par ce quotidien.


        • Krokodilo Krokodilo 5 mars 2008 17:42

          Article toujours incroyablementé documenté ; l’archivage des infos est un casse-tête, aussi bien pour les journalistes que pour les particuliers.

           

          Autre histoire de femmes et de langues vivantes, celle de la langue secrète des femmes d’une région chinoise, le Hunan, dont malheureusement, la dernière locutrice est récemment décédée, transformant cette langue plus ancienne que le français en langue morte.

          Courrier international :

          http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=28459

           

          Un excellent reportage télé en a aussi parlé voici quelques mois.

           

           

           


          • Henri Masson 5 mars 2008 21:26

            Merci pour l’info.

            Dans son livre "Lingvo kaj vivo" (p. 338),le prof. Gaston Waringhien a exposé une curieuse relation, décrite par Claude Lévy-Strauss dans "Tristes Tropiques", entre deux hordes d’Indiens du Matto Grosso qui étaient d’aspect et de culture tout à fait semblables, qui se déplaçaient toujours ensemble mais qui parlaient deux langues totalement différentes. Il y avait une seule personne de chaque horde, l’une de 18 indiens, l’autre de 34, qui jouait le rôle d’interprète. Les hommes de l’une nommaient les femmes de l’autre "soeurs" et les femmes de l’autre nommaient "frères" les hommes de la première. À chaque génération, les deux hordes devaient se fondre par mariage intertribal mais, malgré cela, les chefs étaient incapable se se comprendre, pas plus que les gens qui composaient les hordes. Ça se passait en 1938. Les anthropologues attribuaient cela aux épidémies apportées par les Blancs durant cette période, à partir de 1930.

            Malgré une langue tout à fait incompréhensible, ils avaient compris que leur intérêt se trouvait dans l’union face aux dangers de la maladie et de la forêt. Ils avaient démontré ainsi que la haine n’a pas ses origines uniquement dans l’impossibilité de se comprendre. Qui sait ce que sont devenues ces deux hordes ?...


          • Henri Masson 5 mars 2008 17:48

            Précisions de Katalin Kovats (la communication passe vite !) :

            "Mi respondecas ne pri lernu.net sed pri edukado.net kiun mi kreis (kun la helpo de ESF, tio veras).
            "Mi kunigas 1500 esperanto-instruantojn el 95 landoj kaj distancgvidas kaj helpas ilin en ili laboro por la disvastigo de la lingvo. Eble tiel oni povus tre koncize resumi miajn atingojn.
            "

            Traduction :

            Je suis responsable non point de lernu.net mais d’edukado.net que j’ai fondé (avec l’aide d’ESF, c’est vrai).
            Je réunis 1500 enseignants d’espéranto de 95 pays et les dirige et les aide à distance dans leur travail pour la propagation de la langue. Peut-être est-ce ainsi que l’on pourrait résumer très concisément mes résultats.


            • Henri Masson 5 mars 2008 19:14

              Nouvelle précision de Katalin Kovats à propos de "lernu.net" :

              "Fakte ankaŭ tie estas virino : Hokan Lundberg (viro) kaj Sonja Petrovic’ (geedzoj)"

              Traduction :

              En fait, il y a une femme ici aussi : Hokan Lundberg (homme) et Sonja Petrovic’ (la traduction en français donnerait "époux" au pluriel, qui s’écrit comme au singulier !). Donc Sonja est en fait l’épouse dans ce couple, donc "edzino". Bon, ne cherchons pas des poux dans la tête smiley

              Par ailleurs, les noms, l’un scandinave et l’autre slave, confirment que la voie inaugurée en 1899 par Signe Blomberg et Valdemar Langlet continue d’inspirer...

               


            • pigrulo 5 mars 2008 21:43

              Il est passablement ironique que ce soit un Henri qui nous serve le travail antédiluvien d’Ivan Chiriaev.

              Où sont les féministes historiennes (même amateur) ? Il y a là les trésors de décennies post-Chiriaev « vierges » et matière à quelques thèses et mémoires loin des sentiers battus.

              Dankon, Henriko !

              Pour la Suède, signalon le travail titanesque - durant des décennies - d’Ulla Luin (autre « victime » de l’edzperanto, suédoise pur sucre qui devint slovène par le nom en passant la corde au cou de Franko). Fille et mère d’espérantistes.


              • Henri Masson 6 mars 2008 06:33

                Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a d’"ironique" en cela. Bien entendu, j’aurais préféré qu’un tel travail de recherches soit entrepris par une femme, mais j’ai ressenti la nécessité de faire un premier pas. Peut-être que ça encouragera une ou des femme(s) à le faire...

                Je me suis efforcé de traiter ce thème depuis "l’accouchement" (douloureux) de la langue jusqu’à nos jours, certes en laissant de côté une période de 60-70 ans sur les 121 d’existence de la langue, et j’ai bien précisé cela. J’ai déjà laissé de côté pas mal d’autres noms de la période Chiriaev, car l’article devenait déjà long et risquait d’être refusé. Il y aurait matière à un gros livre sur ce thème durant toute l’histoire de la langue. Traiter la période de 1933 à, disons, 1990-2000, aurait demandé la consultation de trop de collections de revues auxquelles je n’ai pas accès et qui n’existent que sur papier. Trop peu d’anciens documents existent sous forme électronique et réticulaire. Les publications que j’ai chez moi représentent déjà des dizaines de milliers de pages, dont celles d’Heroldo de Esperanto sous la période d’Ada Fighiera-Sikorska. Donc un travail monumental. Je considère que l’on est très redevable à Chiriaev de cette encyclopédie de l’espéranto (dont il existe une version corrigible et actualisable sur http://eo.wikipedia.org/wiki/Enciklopedio_de_Esperanto ).

                Donc, qu’attendent ceux qui trouvent à redire pour prendre leur numériseur et faire des versions électroniques et réticulaires de tant de publications ? Pour établir des bibliographies, pour référencer des articles de toutes les périodes afin que leur accès soit quasi immédiat pour les chercheurs et les historiens ? Pour créer des bases de données ? J’en ai moi-même énormément ressenti le besoin lorsque j’ai travaillé, avec René Centassi, sur la biographie de Zamenhof.

                Pour ce qui est de Franko Luin, je l’ai rencontré plusieurs fois en Suède et j’ai eu quelques échanges d’informtions et d’idées avec lui. Il a créé Kiosken, http://www.esperanto.se/kiosken/eo/eu/fr (qui donne accès à des médias de nombreux pays mais qui semble ne plus marcher si bien depuis sa disparition), un site de téléchargement de livres gratuits en espéranto http://esperantujo.org/eLibrejo , un service de nouvelles : http://esperantujo.org/ sur lequel je découvre ce matin que Marjorie Boulton, citée dans mon article, a accepté d’être proposée pour le prix Nobel. Un gars discret mais efficace. Son fils Janko s’y consacre moins, mais c’est peut-être sa vie professionnelle qui l’empêche de faire autant que son père (?)...

                 

                 

                 

                 


              • Henri Masson 8 mars 2008 09:55

                Appel du Togo transmis par Blandine :

                La Afrika virino, la nigra virino havas multe da kvalito kaj valoro.

                En la socio de Afriko, la virino estas tre utila kaj la pivoto. Sen la okuloj la homo ne povas vidi. Estas la rolo kian la virino okupas en la nigra socio. La Virino ludas multe da roloj sur socia, ekonomika kaj politika kampoj. Mi lernis Esperanton antaŭ tri jaroj kaj estas komencantino. Mi ne konas aliajn afrikaninojn Esperantistinojn. Mi pensas, ke afrikaj virinoj devas lerni Esperanton, kaj sur la Esperanta kampo havu la samajn rolojn, kiujn ili havas sur la aliaj kampoj.

                La 8-a de marto 2008 estas la tago de la virinoj. Mi pensas, ke afrikaj virinoj, kiuj lernas Esperanton ne devas forgesi la tagon. Ili jam havas multajn rolojn en la socio. Ili devas tion montri al la aliaj virinoj de la mondo nun. Mi pensas, ke afrikaj virinoj, kiuj lernas Esperanton devas inviti la aliajn. ARE (Afrika Reto Esperantista) ne devas forgesi la virinojn afrikajn. Mi proponas, ke la afrikaj virinoj, kiuj jam lernas Esperanton, helpu la aliajn. Ĉiuj afrikaj virinoj devas multe labori. Por nia laboro mi proponas la frazon : “ne nur VORTE sed precipe FARE“. Ni, la afrikaj virinoj devas labori por la FEMINISMO en Afrika Reto Esperantista (FARE). De hodiaŭ ni devas scii kion fari por havi multajn virinojn esperantistinojn en Afriko. Ni devas pensi pri tio en la tago de virino en 2008.

                La celo de FARE estas nur fari, ke ankaŭ afrikaj virinoj estu Esperantistinoj multaj kiel la afrikaj viroj. Ni, afrikaj virinoj, devas labori kune por havi aliajn virinojn afrikajn Esperantistinojn. Mi bezonas adresojn de afrikaj virinoj esperantistinoj kaj ankaŭ de aliaj Esperantistinoj de la tuta mondo, kiuj ne estas afrikaninoj.

                Sukcesu la Feminismo en la Afrika Reto Esperantista.


                KOSSIVI Affi Djatougbé Blandine

                ---
                Traduction

                La femme africaine, la femme noire, a beaucoup de qualités et de valeur.

                Dans la société d’Afrique, la femme est très utile et elle en est le pivot. Sans les yeux, les hommes ne peuvent pas voir. C’est le rôle tel que l’occupe la femme dans la société noire. La femme joue de nombreux rôles dans les domaines social, économique et politique. J’ai appris l’espéranto voici trois ans et je suis débutante. Mais je ne connais pas d’autre espérantistes africaines. Je pense que les femmes africaines doivent apprendre l’espéranto et que, dans le domaine de l’espéranto, elles doivent avoir le même rôle que dans les autres.

                Le 8 mars 2008 est la Journée Internationale des Femmes. Je pense que les femmes africaines qui apprennent l’espéranto ne doivent pas oublier la journée. Elles ont déjà beaucoup de rôles dans la société. Elles doivent maintenant montrer cela aux autres femmes du monde. Je pense, que les femmes africaines qui apprennent l’espéranto doivent inviter les autres. ARE (Afrika Reto Esperantista / Réseau Espérantiste Africain) ne doit pas oublir les femmes africaines. Je propose que les femmes africaines qui apprennent l’espéranto aident les autres. Toutes les femmes africaines doivent beaucoup travailler. Pour notre travail, je propose la phrase "Non seulement par des mots mais surtout par des actes". Nous, femmes africaines, devons travailler pour le FÉMINISME dans la Réseau Espérantiste Africain (FARE). À partir d’aujourd’hui, nous devons savoir que faire pour avoir beaucoup de femmes espérantistes en Afrique. Nous devons y penser en cette Journée de la Femme en 2008.

                Le but de FARE est seulement de faire que les femmes africaines aussi soient espérantistes et aussi nombreuses que les hommes. Nous, femmes africaines, devons travailler ensemble pour avoir d’autres femmes espérantistes africaines. J’ai besoin d’adresses de femmes africaines et aussi de femmes espérantistes du monde entier qui ne sont pas africaines.

                Que réussisse le Féminisme dans le Réseau Espérantite Africain.

                KOSSIVI Affi Djatougbé Blandine


                • Asp Explorer Asp Explorer 22 mars 2008 18:57

                  Cher Henri,

                   

                  Ne vous ai-je pas dit cent fois de choisir un titre à vos articles qui soit parlant ? C’est important, voyez-vous, sans quoi on risque tout simplement de les zapper. Moi, par exemple, je passe tous les jours sur Agoravox, eh bien j’avais loupé votre article. C’est pourtant simple d’appeler son article "les femmes et l’espéranto", ou "l’espéranto au féminin" non ?

                   

                  Bref, tout ça pour dire que je vous ai fait un logo, voyez, je suis gentil :

                   

                  pics.livejournal.com/aspexplorer/pic/000pqs57


                  • Henri Masson 22 mars 2008 19:12

                    Visiblement, il n’y en a qu’un seul qui soit obsédé par l’espéranto sur AgoraVox. Celui qui a égaré sa plume là où ça sent mauvais.


                  • Henri Masson 23 mars 2008 07:35

                    Pour ce genre de problème mental, prendre un rdv à Ste Anne ou voir http://www.psycom75.org/htmetphp/pageAccueil.php


                  • Libera menso Libera menso 23 mars 2008 18:04

                    Il y a quelque chose de pathétique dans l’acharnement du sieur Asp contre les articles d’Henri MASSON, comme si on avait affaire à un individu dont la vie est tellement vide qu’il est obligé de la meubler en crachant son venin avec hargne sur quelqu’un, comme si c’était une façon pour lui de se rendre intéressant en piétinant les autres ...faute d’avoir les moyens de se faire valoir par ses qualités sans doute !

                    Enfin, s’il trouvait les articles d’Henri MASSON vraiment inintéressants il ne passerait pas autant de temps à les dénigrer.

                    Joyeuses Pâques à lui.

                    S’il était un petit peu plus joyeux, il serait peut-être un peu moins agressif ...

                     


                  • Asp Explorer Asp Explorer 23 mars 2008 21:32

                    Amusant, il suffit d’ôter quelques mots à votre intervention stupide pour la rendre parfaitement justifiée et conforme à la réalité, la preuve :

                    "Il y a quelque chose de pathétique dans les articles d’Henri MASSON, comme si on avait affaire à un individu dont la vie est tellement vide qu’il est obligé de la meubler en crachant son venin avec hargne sur quelqu’un, comme si c’était une façon pour lui de se rendre intéressant en piétinant les autres ...faute d’avoir les moyens de se faire valoir par ses qualités sans doute !

                    S’il était un petit peu plus joyeux, il serait peut-être un peu moins agressif ..."


                  • Libera menso Libera menso 24 mars 2008 00:37

                    Ce qu’il y a de bien avec vous cher Asp, c’est qu’on est jamais étonné. On sait d’avance que chacun de vos messages suintera la volonté de nuire et qu’on y trouvera jamais l’apport d’un élément de réflexion. Continuez à vous délecter dans le maniement de la méchanceté stérile. Vous vous êtes tellement enfoncé dans cette ornière qu’il vous serait à présent fort difficile de réagir simplement et de contribuer de façon sereine aux débats auxquels vous participez.

                    Dommage pour Agoravox qui est un site intéressant ... pour peu qu’on lui donne un autre rôle que celui de défouloir !


                  • Henri Masson 24 mars 2008 07:05

                    Finalement, comme il faut parfois savoir tirer parti de la connerie humaine comme le jardinier sait tirer parti du fumier, je pense que cette crevure — qui en a tout l’aspect — fournit là une occasion à saisir pour rappeler où a mené la politique du gouvernement français dans les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale.

                    D’abord, le vote des femmes en France fut bloqué par un veto du Sénat en mai 1919. Il fallut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour qu’il leur soit permis de voter, pour la première fois aux municipales du 20 avril 1945.

                    Ensuite, le gouvernement français fit occuper la Ruhr à partir du 11 janvier 1923, fournissant ainsi un tremplin à Hitler, et il s’opposa, de 1921 à 1924, à ce que la question de l’espéranto soit traitée à la Société des Nations alors que la délégation britannique s’était montrée favorable. C’est en effet un noble britannique, Lord Edgar Robert Cecil (1864-1958), donc un anglophone, futur prix Nobel de la Paix (1937), qui, en 1922, avait exhorté la Commission de Coopération intellectuelle de la SDN à “se souvenir qu’une langue mondiale n’était pas nécessaire seulement pour les intellectuels mais avant tout pour les peuples eux-mêmes“.

                    Le rapport de force qui s’est établi à l’encontre des femmes était fondé au départ sur la force physique de l’homme, donc sur la loi du plus fort prioritaire sur celle de l’esprit, de l’intuition et du coeur. La politique est toujours dominée par l’homme, même dans ce que l’on nomme les démocraties, y compris sur le terrain linguistique. Bon nombre de femmes ont ressenti que la première injustice consiste à être contrainte de s’exprimer dans la langue du plus fort, dans la langue où lui seul est sûr de soi-même.

                    À propos du programme européen Comenius, il est généralement omis de signaler que Comenius (nom latin de l’humaniste tchèque Jan Amos Komensky, 1592-1670), père de la pédagogie moderne, qui plaida pour un enseignement non discriminatoire pour les pauvres comme pour les riches, pour les filles comme pour les garçons, consacra aussi beaucoup d’attention à l’idée de langue commune bien plus simple et accessible que le latin et les langues vivantes Il avait pressenti “le temps où l’humanité jouira de l’usage d’une langue auxiliaire universelle incomparablement plus facile que nos langues naturelles“. (Via Lucis, 1641).


                  • Henri Masson 24 mars 2008 09:16

                    La voilà enfin, la démonstration de cette "formation scientifique" si hautement proclamée et tant attendue ! Dès le premier commentaire de cet individu cradingue dans sa tête et tout en esbrouffe, j’avais tout de suite flairé sa nature. Il est vrai que les grands parfumeurs ne viennent pas chercher leurs essences là où il planque si fièrement sa plume.


                  • skirlet 24 mars 2008 12:17

                    Petit historique de l’acharnement du "sieur" Asp : un jour, ledit sieur, faisant sa promenade sur les vastes plaines de la Toile, vit un article d’Henri Masson, où il était question de l’espéranto. Pris par un désir irrésistible d’expliquer à ces marginaux inconscients d’espérantistes leur profond égarement, Asp sortit une flopée d’arguments, ô combien connus et parfaitement banals. Mais - quelle surprise ! Au lieu de choir aux genoux devant ledit sieur et de s’exclamer : "Ô grand Asp, notre seul maître, le roi du monde ! Accepte la profonde reconnaissance qui est la nôtre de nous avoir sortis des abîmes d’inconscience, dans lesquels nous trouvâmes faute à l’espéranto ! Désormais, nous te suivons sur la voie de l’anglais resplendissant et glorieux, en rampant sur le ventre et en estrivant pour le titre de la carpette anglaise !"... Il reçut des réponses, des arguments qui ne lui plurent point. A partir de ce jour, Asp entra en croisade contre Henri Masson et contre l’espéranto, laquelle devint le but de son existence. Ainsi naissent les vocations...


                  • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2008 12:54

                    Quels arguments ? Quelles réponses ? La première réponse que j’ai reçue de l’autre, c’était "Raisonnement absurde basé sur une ignorance totale du sujet et sur des supputations non moins absurdes." S’en suivaient deux pages d’anecdotes sans intérêt, d’insultes et de théorie du complot... qui ne répondaient pas le moins du monde aux légitimes interrogations que j’exprimais dans mon post.

                     

                    Pour ceux que ça intéresse : www.agoravox.fr/article.php3


                  • skirlet 24 mars 2008 15:19

                    Petit historique de l’acharnement du "sieur" Asp : un jour, ledit sieur, faisant sa promenade sur les vastes plaines de la Toile, vit un article d’Henri Masson, où il était question de l’espéranto. Pris par un désir irrésistible d’expliquer à ces marginaux inconscients d’espérantistes leur profond égarement, Asp sortit une flopée d’arguments, ô combien connus et parfaitement banals. Mais - quelle surprise ! Au lieu de choir aux genoux devant ledit sieur et de s’exclamer : "Ô grand Asp, notre seul maître, le roi du monde ! Accepte la profonde reconnaissance qui est la nôtre de nous avoir sortis des abîmes d’inconscience, dans lesquels nous trouvâmes faute à l’espéranto ! Désormais, nous te suivons sur la voie de l’anglais resplendissant et glorieux, en rampant sur le ventre et en estrivant pour le titre de la carpette anglaise !"... Il reçut des réponses, des arguments qui ne lui plurent point. A partir de ce jour, Asp entra en croisade contre Henri Masson et contre l’espéranto, laquelle devint le but de son existence. Ainsi naissent les vocations...


                  • Henri Masson 24 mars 2008 18:33

                    Selon l’IBOPE, institut brésilien de sondage d’opinion, le programme
                    "Esperanto, a Lingua da Fraternidade" (L’espéranto, langue de fraternité),
                    de Rio de Janeiro, se classait au troisième rang parmi les radios en ondes
                    moyennes de la région de Rio pour la période d’octobre à décembre 2007.
                    C’est la plus grande audience dans l’histoire du programme créé voici 21
                    ans.

                    Radio Rio de Janeiro — AM 1400 kHz

                    http://www.radioriodejaneiro.am.br

                    Émissions en heure locale
                    Mardi : 15h 00
                    Vendredi : 23:00

                    Voilà qui fera encore baver ceux qui n’ont cessé de répandre des calomnies
                    à l’encontre de l’espéranto et de prétendre qu’il était en régression.
                     


                  • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2008 09:40

                    Il faut rappeler ici qu’Henri Masson, l’auteur et presque unique commentateur de cet article, est un drôle de coco. Voici quelques temps, dans les commentaires suivant l’article de son affidé esperantulo intitulé Pourquoi est-il important d’apprendre les langues ?, nous avons découvert un nouvel intervenant, le dénommé "vendredi", qui posta toutes sortes de billevesées, d’attaques personnelles et d’insultes à l’encontre de ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui. Il nous expliqua toutefois, entre deux borborygmes, quel fut son cheminement sur le sentier pavé de roses de l’espéranto :


                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 16H55

                    Surtout que c’est grâce à Asp Explorer que j’ai découvert l’espéranto puis Henri Masson, et qu’au début j’étais plutôt du côté d’Asp Explorer.


                    Emouvant n’est-ce pas ? Lymb lui demande de quoi il retourne, et vendredi nous explique que :


                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 17H17

                    La différence, c’est que les commentaires de vendredi sont largement documentés et donnent beaucoup de références vérifiables. Quant à ceux de lymb, en dehors de xibalda, ça ne va pas loin, surtout que c’est une collection de tous les préjugés habituels.



                    Tiens, vendredi pense que les posts de vendredi sont bien documentés. Il parle de lui à la troisième personne ? Et visiblement il a l’air assez satisfait de ladite personne. Continuons... Lymb poursuit la discussion et... c’est Masson qui répond !


                    par Henri Masson (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 19H31

                    Ah bon ?
                    Et sur la prétendue précision de l’anglais ?
                    Ces commentaires manquent de références et de liens ?
                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 06H57
                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 12H16
                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 10H47
                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 14H37
                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 14H14
                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 16H20
                    Les autres apportent la réponse qu’il est digne de donner à des âneries.




                    Quelques posts plus loin, vendredi félicite Henri Masson tout en m’accusant (sans preuve) d’agir sur le forum sous plusieurs identités, "les clones d’Asp" :


                    par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 20H23
                    Merci à Henri Masson d’avoir pris la peine de relever mes commentaires.
                    Quand on n’a que xibalda comme unique source de documentation, comme lymb, ça montre une certaine disposition à ne chercher que ce qui est négatif. Nul ne prétend que l’espéranto est la langue parfaite dans le rôle de langue internationale.
                    Accuser l’accusatif de tous les maux est l’attitude habituelle de ceux qui défendent des tentatives avortées de langues internationales. Son utilité est largement démontrée surhttp://claudepiron.free.fr/art...
                    Pour ne pas être pris pour un clône d’Asp Explorer, le mieux serait de ne pas se comporter comme lui...




                    Plus loin, Zalka évente la supercherie : vendredi et Masson partagent la même adresse IP, c’est une seule et même personne ! Il suffisait d’ailleurs de comparer les styles des deux intervenants pour s’en convaincre. La discussion en restera là, Masson, pris comme un gamin avec le doigt dans le pot de confiture, se fera discret quelques temps. Plus loin, il tentera maladroitement de faire croire que c’était "une plaisanterie". Non, monsieur Masson, ce n’est pas une plaisanterie, c’est une tromperie. Accuser autrui sans preuve est grave, en particulier quand on est soi-même coupable de ce qu’on reproche aux autres. Utiliser de tels procédés pour faire la promotion de ses idées montre bien à quel point elles ne sont pas défendables par des arguments rationnels. Cela montre bien, aussi, ce qu’il en est de la rigueur morale qui vous anime. C’est laid, monsieur Masson, c’est petit et c’est médiocre.


                    • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2008 09:46

                      Le système de mise en page d’Agoravox est une vraie calamité.


                    • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2008 09:44

                      Il faut rappeler ici qu’Henri Masson, l’auteur et presque unique commentateur de cet article, est un drôle de coco. Voici quelques temps, dans les commentaires suivant l’article de son affidé esperantulo intitulé Pourquoi est-il important d’apprendre les langues ?, nous avons découvert un nouvel intervenant, le dénommé "vendredi", qui posta toutes sortes de billevesées, d’attaques personnelles et d’insultes à l’encontre de ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui. Il nous expliqua toutefois, entre deux borborygmes, quel fut son cheminement sur le sentier pavé de roses de l’espéranto :


                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 16H55

                      Surtout que c’est grâce à Asp Explorer que j’ai découvert l’espéranto puis Henri Masson, et qu’au début j’étais plutôt du côté d’Asp Explorer.

                      Emouvant n’est-ce pas ? Lymb lui demande de quoi il retourne, et vendredi nous explique que :


                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 17H17

                      La différence, c’est que les commentaires de vendredi sont largement documentés et donnent beaucoup de références vérifiables. Quant à ceux de lymb, en dehors de xibalda, ça ne va pas loin, surtout que c’est une collection de tous les préjugés habituels.

                      Tiens, vendredi pense que les posts de vendredi sont bien documentés. Il parle de lui à la troisième personne ? Et visiblement il a l’air assez satisfait de ladite personne. Continuons... Lymb poursuit la discussion et... c’est Masson qui répond !


                      par Henri Masson (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 19H31

                      Ah bon ?
                      Et sur la prétendue précision de l’anglais ?
                      Ces commentaires manquent de références et de liens ?
                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 06H57
                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 12H16
                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 10H47
                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 14H37
                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 14H14
                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 16H20
                      Les autres apportent la réponse qu’il est digne de donner à des âneries.

                       

                      Quelques posts plus loin, vendredi félicite Henri Masson tout en m’accusant (sans preuve) d’agir sur le forum sous plusieurs identités, "les clones d’Asp" :

                       

                      par vendredi (IP:xxx.x95.84.161) le 20 novembre 2007 à 20H23
                      Merci à Henri Masson d’avoir pris la peine de relever mes commentaires.
                      Quand on n’a que xibalda comme unique source de documentation, comme lymb, ça montre une certaine disposition à ne chercher que ce qui est négatif. Nul ne prétend que l’espéranto est la langue parfaite dans le rôle de langue internationale.
                      Accuser l’accusatif de tous les maux est l’attitude habituelle de ceux qui défendent des tentatives avortées de langues internationales. Son utilité est largement démontrée surhttp://claudepiron.free.fr/art...
                      Pour ne pas être pris pour un clône d’Asp Explorer, le mieux serait de ne pas se comporter comme lui...

                       

                      Plus loin, Zalka évente la supercherie : vendredi et Masson partagent la même adresse IP, c’est une seule et même personne ! Il suffisait d’ailleurs de comparer les styles des deux intervenants pour s’en convaincre. La discussion en restera là, Masson, pris comme un gamin avec le doigt dans le pot de confiture, se fera discret quelques temps. Plus loin, il tentera maladroitement de faire croire que c’était "une plaisanterie". Non, monsieur Masson, ce n’est pas une plaisanterie, c’est une tromperie. Accuser autrui sans preuve est grave, en particulier quand on est soi-même coupable de ce qu’on reproche aux autres. Utiliser de tels procédés pour faire la promotion de ses idées montre bien à quel point elles ne sont pas défendables par des arguments rationnels. Cela montre bien, aussi, ce qu’il en est de la rigueur morale qui vous anime. C’est laid, monsieur Masson, c’est petit et c’est médiocre.


                      • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2008 10:05

                        Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, l’exemple de "rigueur morale" nous est en effet donné par celui qui signe pompeusement "Asp Explorer", la tête de mort encagoulée, celui qui n’a pas le courage de signer de son vrai nom.

                         

                        C’est pas comme Henri Masson qui a non seulement le courage de signer sous son nom, mais en plus sous d’autres... Quelle bravoure.


                      • Henri Masson 24 mars 2008 10:12

                        Voilà bien l’argumentation habituelle de la crevure : faut d’arguments sur le thème de l’article, il n’a d’autres ressources que d’être grossier, scientifiquement cradingue !


                      • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2008 12:49

                        Masson vient d’apprendre un nouveau mot : crevure. Nul doute qu’il va nous le ressortir à toutes les sauces pendant un an. Avec un peu de chance, il nous lâchera avec le coup de la plume dans le cul.

                        C’est singulier à quel point celui qui me reproche - fautivement d’ailleurs - de dire toujours la même chose est bien incapable de renouveler son propre patrimoine lexical. Mais nous le savons, un des talents les plus éminents de monsieur Masson est son aptitude à imputer à autrui les tares qui sont les siennes sans en éprouver la moindre gêne intellectuelle.


                      • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2008 13:06

                        Encore une fois, il me reproche d’être non-constructif, puis il m’insulte.

                        Bla bla bla...

                         

                        pics.livejournal.com/aspexplorer/pic/000pqs57


                      • Henri Masson 24 mars 2008 19:56

                        Selon l’IBOPE, institut brésilien de sondage d’opinion, le programme
                        "Esperanto, a Lingua da Fraternidade" (L’espéranto, langue de fraternité),
                        de Rio de Janeiro, se classait au troisième rang parmi les radios en ondes
                        moyennes de la région de Rio pour la période d’octobre à décembre 2007.
                        C’est la plus grande audience dans l’histoire du programme créé voici 21
                        ans.

                        Radio Rio de Janeiro — AM 1400 kHz

                        http://www.radioriodejaneiro.am.br

                        Émissions en heure locale
                        Mardi : 15h 00
                        Vendredi : 23:00

                        Voilà qui fera encore baver ceux qui n’ont cessé de répandre des calomnies
                        à l’encontre de l’espéranto et de prétendre qu’il était en régression.
                         


                      • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2008 20:56

                        Ils n’ont pas de bande FM au Brésil ? C’est différent de chez nous, où plus personne n’écoute la modulation d’amplitude à part quelques mémères ?


                      • Henri Masson 25 mars 2008 09:21

                        Voilà une fois de plus le genre de commentaire non-contructif d’une crevure, d’une nullité des nullités, incapable de faire autre chose que de souiller tout ce qu’il touche, y compris sa plume !

                        Le fait qu’une émission d’espéranto soit l’une des plus populaires d’une station radio, même en OM, indique que cette langue intéresse. J’ai été bien placé pour le savoir en 1988 lors d’une émission de France Inter dont j’avais été le maître d’oeuvre et qui avait été suivie durant tout le mois d’août par un cours express d’espéranto d’environ 10 mn, du lundi au samedi. C’est une chose inimaginable dans quelqu’autre langue que ce soit en un temps si court.

                        Le Brésil apporte précisément l’inverse de ce que suppute la nullité, la connerie personnifiée qui s’affuble du pseudo "Asp Explorer" : de la fraîcheur, de la jeunesse et de l’esprit d’initiative :

                        http://fr.fooooo.com/search.php?q=Brazilo&l=&s=&t=&m=&yo=&g=&recent=&c=&ranking=0

                        La connerie ? Ah oui ! C’est bien d’en parler ! Le plus drôle c’est quand quelqu’un est assis dessus et scrute l’horizon pour chercher à la découvrir. Ça me rappelle une caricature d’Escaro dans le Canard Enchaîné où on voyait, juché sur un éléphant portant un bas noir à chaque patte censé représenter les scandales, le président Pompidou en train de regarder au loin pour les découvrir.

                        L’espéranto se porte bien au Brésil. Il n’y a pas longtemps, un jeune espérantiste français a séjourné à Bona Espero, une école fondée par des espérantistes brésiliens en 1957 et gérée depuis 1974 par un couple italo-allemand qui s’est formé grâce à l’espéranto : Giuseppe et Ursula Grattapaglia . Cette école accueille des enfants qui n’auraient pas accès à une éducation normale :

                        http://mondepouce.free.fr/R12.html

                        http://eo.wikipedia.org/wiki/Bona_Espero

                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Bona_Espero

                        Je reçois moi-même fréquemment des informations de Rio de Janeiro où il y a une activité très vivante autour de l’espéranto : http://www.kke.org.br/pt/index.php

                        Le 24 février dernier, le quotidien Jornal de Jundiai (État de Sao Paulo) a consacré un article tout à fait positif à l’espéranto sous le titre "Savez-vous parler dans cette langue ?". Signalons en passant, puisque le présent article traite du rôle des femmes dans la popularisation de l’espéranto, qu’il a été écrit par une femme. Je puis ajouter que l’émission de France Inter, mentionnée plus haut, avait l’excellente Brigitte Vincent comme animatrice.

                        C’est donc plutôt flatteur pour l’espéranto d’être traité de futilité par une nullité dont la principale préoccupation est le boursicotage et l’étalage de sa vanité. Ceux qui pratiquent l’espéranto ont au moins le mérite d’apporter à d’autres des échanges enrichissants et constructifs de toutes sortes, de l’aide, des joies, du bonheur. Se satisfaire de consacrer son temps à tout souiller montre un degré de médiocrité qui a quelque chose de maladif. Ce n’est pas un mal que la langue de Bush soit préconisée et défendue par de telles Carpettes anglaises.

                        Voici justement, à propos de l’anglais et du Brésil, une information publiée le 24 octobre 2006 dans TRIBUNA DA IMPRENSA et dont la cause a été une mauvaise compréhension dans ce qu’on appelle sans rire la "langue de l’aviation" entre le pilote et la tour de contrôle, ce qui n’est pas la première fois : http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_T&eacute ;n&eacute ;rife

                        A CULPA É DA "SINERGIA NEGATIVA"

                        Brasília - A possibilidade de ter havido erro de entendimento do inglês falado entre o piloto do Legacy e o controlador de vôo de Brasília que possa ter se transformado em um forte fator para o choque com o Boeing da Gol está sendo examinada pela comissão de investigação da Aeronáutica que analisa as causas do acidente.

                        Ontem, o presidente da Empresa Brasileira de Infra-Estrutura Aeroportuária (Infraero), brigadeiro José Carlos Pereira, disse que pode ter havido erro de interpretação, lembrando que "algumas tragédias no mundo já aconteceram por conta de idioma". No entanto, ele fez questão de ressaltar que "um acidente nunca é fruto de um só erro, é um somatório de erros, que vou chamar de sinergia negativa".

                        Para o brigadeiro José Carlos, mesmo que tenha havido erro de entendimento do inglês entre o piloto e controle, o comandante da aeronave deveria ter questionado os controladores porque ele é o responsável pelo vôo e não pode ignorar o plano de vôo pré-determinado.

                        "Neste caso específico do vôo 1907, pode ter ocorrido erro dos pilotos do Legacy, falha do controle de vôo, falha de regras, pode ter acontecido interpretação errada de uma palavra e, por isso, temos de esperar o resultado das investigações", disse o brigadeiro. "Quando os erros começam a aparecer, começam a se somar, ninguém percebe e corta o erro logo na raiz, chega a um ponto que o acidente é irreversível", prosseguiu.

                        Para ele, confundir a expressão "vigilância radar" com "vetoração radar", embora considere "inaceitável", em se tratando de um piloto internacional que é qualificado para voar em qualquer país do mundo, "até pode acontecer".

                        ..............

                        As fitas das conversas entre os controladores de vôo e os pilotos do Legacy estão sendo passadas, repassadas e repetidas várias vezes pelos responsáveis por esta etapa da investigação. Eles querem saber se pode ter havido algum "entendimento errôneo", de um lado ou de outro, na última conversa entre os dois, antes do Legacy chegar a Brasília, de acordo com fontes da Aeronáutica.

                        ...................................................

                        Uma alta fonte da FAB admite que este "entendimento errôneo" por causa do inglês pode ter sido um "forte fator contribuinte" para a ocorrência do acidente. Este mesmo oficial ressalta que "isto não justifica que ele (piloto do Legacy) entre na contra-mão de uma aerovia". E acrescentou : "o piloto tem de ter estudado seu plano de vôo. É assim que se faz. E, se o piloto tiver dúvida de comunicação, no mínimo, ele tem de perguntar de novo ao controlador para se certificar do que fazer".

                        --------------------------------------

                         

                        Ce qui est drôle, dans ces cas-là, c’est que l’on n’appelle jamais les choses par leur nom, ce n’est jamais l’anglais qui est mis en cause dans le titre :

                        "une synergie négative" !!!

                         

                        Autrement dit : "c’est la faute à ’pas d’chance’ !". C’est comme quand Darcos parle d’enseignement DES langueS alors que tout est axé sur le seul anglais. Le contribuable de 22 des 23 pays de l’UE ne travaille plus pour le roi de Prusse mais pour la reine d’Angleterre.

                         

                        La revue "Sciences et avenir" avait effleuré le problème en février 1993 : "Une bonne partie des accidents d’avion auraient pour cause essentielle l’usage de la radio qui assure la liaison entre le sol et l’avion. Car en dépit d’une langue commune — l’anglais — il arrive très fréquemment que les interlocuteurs se comprennent mal, ne serait-ce que du fait d’une mauvaise prononciation."


                        Il ressort d’une enquête publiée par le quotidien italien "La Repubblica" (5.7.1996) que 11% des accidents aériens ("crashes") sont imputables à une communication linguistique défaillante dans la langue qui règne sans partage : l’anglais. En se simplifiant, l’anglais a laissé de nombreuses relations grammaticales inexprimées. Son intonation a une très grande importance mais demeure insaisissable pour beaucoup. Sa phonétique et son accent sont parmi les plus chaotiques qui soient. Rien d’étonnant donc que le problème susbiste aujourd’hui. Entre un chinois qui essaie parler l’anglais et sarko qui essaie de parler la même langue, il existe heureusement quelques chances d’échapper à la catastrophe :


                        http://www.youtube.com/watch?v=_yUN6JxHRMc&NR=1


                        http://www.dailymotion.com/video/x1x63e_sarkozy-parle-anglais-enfin-essaye


                        À croire que, comme bon nombre de concitoyens, la Carpette anglaise d’AgoraVox a un "correcteur de subconscient" qui l’oblige à se prosterner devant l’anglais, et qui fonctionne sur le principe de celui-ci : <http://fsu13apc.free.fr/fkda/subcon.htm>


                      • sudastelaro 25 mars 2008 13:35

                        Oui, nous en avons beaucoup de FM au Brésil. Ils étaient (en 2006) quelques 2.600 stations sur la bande FM et 1.700 sur la bande AM. A cause du territoire, la bande AM a été et est encore très important pour nous, brésiliens, depuis sa première transmission commerciale au pays (1923). Peut être vous ne savez pas que, parmis les moyens analogiques, la bande AM va plus loin. Et ça marche encore, pas seulement pour les « mémères », comme vous avez dit, mais aussi pour nos nombreuses couches populaires. Il ne faut oublier non plus les radios communautères, de quartier, qui en étaient 2.734 en 2006.

                        Je suis particulièrement content que les sondages montrent qu’un programme Espéranto de la Radio Rio de Janeiro soit bien écouté par une audience populaire. Ainsi que des petites insertions les dimanches matin pour les couches plus riches chez Rádio Super Brasília FM, par example. Ça montre que l’Espéranto peut servir à ceux qui veulent être servis, sans préjugés.


                      • Henri Masson 25 mars 2008 14:43

                        La démarche de la crevure et de sa clique est parfaitement visible.

                         

                        Sachant qu’une très large majorité de gens est inconsciente et ignorante des problèmes linguistiques, de leur coût, de l’existence d’une alternative économique et efficace, certains, les Gargamel et autres, eux-mêmes ignorants de la question, tiennent non seulement à le rester, mais surtout à maintenir les autres dans la même ignorance.

                         

                        La différence essentielle entre les locuteurs de l’espéranto et ces individus est que les premiers ont appris une ou plusieurs langues avant l’espéranto alors que les seconds ont appris une langue étrangère, le plus souvent l’anglais, parfois une ou plusieurs autres langues, mais jamais l’espéranto. Et ils voudraient faire croire que celui qui sait, c’est précisément celui qui n’a pas vécu ces diverses expériences.

                         

                        Et pour ceux qui voudraient parler de prosélytisme, hier, sur Arte, dans l’émission de Calvi, il était question des procédés utilisés par les évangélistes "américains" pour répandre la langue et la façon de penser US : Business is business. Jésus Christ n’y avait pas pensé !


                      • Hermes esperantulo 24 mars 2008 21:47

                        HO ben tiens que ca vol haut dans les commentaires "t’a gueule" "crevure", ect, et que d’energie dépensée pour une chose si futile qu’est l’esperanto selon certains

                        tout ca en fait car il y a un qui ne supporte pas d’avoir le dessus, lequel des deux gagnera on verra mais moi je dit MASSON MASSON MASSON ...

                        En tout ca, j’attend toujours un article de propagande anglaise de la part de notre fou du roi ASP


                        • Asp Explorer Asp Explorer 25 mars 2008 07:29

                          Certes, l’espéranto est une cause futile. Mais la lutte contre la connerie humaine est une noble croisade.


                        • Hermes esperantulo 25 mars 2008 09:13

                          Oui vous avez raison

                          a bas BENICHOU


                        • Hermes esperantulo 25 mars 2008 13:11

                          Pour le retour à BENICHOU ma petite phrase va bien plus loin que l’esperanto, car cette petit bonhome en a tellement raconté des conneries durant un certains nombre d’années sur des sujets autres que l’esperanto, alors oui dans ce cas je suis d’accord avec l’explorer combatons la connerie humaine.


                        • Gargamel Gargamel 25 mars 2008 10:44

                          Bonjour à tous,

                           J’avoue ne pas saisir l’intérêt profond de l’article, en gros c’est présenté comme un hommage à toutes les femmes pour leur rôle à jouer dans la success story de l’espéranto ? Parcequ’il me semble que ce genre de contragulation n’est pas encore de rigueur, dans un contexte ou l’espéranto est encore au stade de doux rêve ce genre de flaggornerie semble très surréaliste.

                           D’ailleurs M. Masson comme on vous en a déjà fait la remarque ce titre qui n’indique que la composante féminine du sujet en oubliant de préciser son coeur, l’espéranto, est aussi étrange et trompeur. Moi par exemple ce genre de titre me fait plus m’attendre à un truc sur les Ingrid Betancourt du monde. C’est comme si l’auteur était si immergé dans l’univers de l’espéranto qu’il ommettait que pour le commun des mortels, il s’agit d’un sujet prodigieusement marginal. Donc par égard pour cette humanité ancrée dans un monde si différent du votre ("réel", comme l’appelleront certains), la mention de la langue qui fait sujet de votre article dans le titre me semblerait d’une civilité appréciable.

                           Esperantulo, quand vous citez Benichou vous parlez bien du chroniqueur de M. Ruquier qui a qualifé l’espéranto de belle idée qui n’avais malheureusement pas marché il y a bientôt deux années de celà ? L’homme serait bien étonné de s’avoir si profondément et si durablement blessé avec des paroles si peu dramatiques à mon avis. En admettant évidement qu’il s’en souvienne, depuis deux ans il a du être accaparé par des sujets tout de même plus marquants.

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