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Florence cassée

"Nicolas, c’est Nicolas,

Il aime le luxe, c’est comme ça"

Ainsi débute la chanson, mise en vers de mirliton, par François Vil... non, Fillon.

Elle se poursuit, la ritournelle, par la prose néo-bourgeoise d’un petit président décomplexé d’une des grandes républiques du Monde. Il est fatigué d’être interrogé sur un poudreux séjour mexicain chez des milliardaires douteux, aventure sans gloire qu’il résume par le mot « ÇA » :"J’en ai marre qu’on m’emmerde avec ÇA. Ce n’est pas le contribuable français qui a payé. C’est Calderon qui m’a invité (...) Peut-être que si je descendais dans un Ibis, tout le monde serait content ?"

Le « ÇA » rejoint ainsi dans l’Histoire les « moi », « surmoi » « hypermoi » et autres inconscients psychanalytiques associés à ce président-là.

Renseignement pris, le monsieur et sa dame avaient 4 choix d’hôtels Ibis au Mexique, dont un à Monterrey, ville proche de la frontière de ses chers USA où on trouve aussi beaucoup de poudre... aux yeux. Ces hôtels sont très corrects, vus de loin. Nous eussions été « contents » pour lui en effet, autant les Mexicains bien éprouvés par une perpétuelle crise que les Français bien dérouillés par celle qui vient, de voir notre Représentant de filiale faire preuve de l’austère politique de proximité, de parité ou de mixité sociale qu’il nous vante à cor(ps) et à cri. Sous l’emblème et l’œil rond de l’ibis rose d’Amérique, oiseau à échasses et bec recourbé.
Le sommeil du couple présidentiel eût été peuplé pour notre confort de rêves aiguisés comme les poèmes de Fillon, ou rapides comme les balles sifflant dans un western-tequila. Bam ! Poum ! dans les nuits câlines, nuits d’épines, nuits d’amours. Flash dans la fenêtre ! Cris ! PRI ! PAN ! Quelle aventure pour le porteur de t-shirts NY Police ! En pyjama de soie, il aurait d’une poigne sûre projeté Carla sur le tapis et, n’écoutant que son courage, l’arme au poing... Mais nous dûmes ravaler nos illusions et nous contenter de le voir se goberger mélancolique aux frais de la princesse inconnue, coupe de champagne en main, elle hilare et lui boudeur, entretenant des conversations borborygmatiques avec d’ennuyeux richards bouffis, pas très clairs.

Quel ennui, ce luxe !

Trêve de mondanités. Tout cela n’est que détail. Ce qui nous occupe, c’est le mystère plein de cactus des dessous de carte et des exilées dolentes. En quoi les règlements de compte au Mexique nous intéressent-ils ? Le président en est revenu, dont acte. Il nous avait fait espérer Florence Cassez dans ses bagages, ce qui aurait un peu éteint, en comparaison, le sourire automatique de Carla. Florence en liberté eût été aussi radieuse et fraîche qu’un petit soleil de mars. Elle aurait sans doute remercié la France, son vrai pays. Elle se serait émerveillée de l’avril en fleur de nos latitudes, de revoir la petite ville dont elle est originaire, de l’accueil de ses discrets amis qui lui écrivent et la soutiennent, ne croient pas les mensonges des puissants et en savent un bout sur son histoire.

Les journaux toutefois auraient eu du mal à rameuter autour de Florence une quelconque famille décomposée, pleine de pays lointains et de cousins multiculturels, propice au sitcom et à l’imaginaire. Ses parents sont banalement français, ce sont les mêmes qu’à sa naissance ; pas de tribu, pas de parâtre, pas de mari, pas d’ex maris, pas d’amants, pas d’enfants, pas de relations bling dans tous les coins de la planète, un frère tout simplement, revenu au pays après avoir perdu des plumes et reçu des menaces au Mexique... Madame Betancourt, elle, avait tout ce froufrou relationnel dans ses sacs de voyage, pour ses délices réelles et pour les nôtres, télévisuelles. Ainsi sainte Ingrid méritait-elle la libération, suivie de la béatification. Florence, pfff... elle gagnait combien au juste, quand elle vivait en France ? Et surtout, elle connaissait qui, dites-moi madame Loréal ?

Non, il n’y a pas photo, entre Florence la petite Française du nord qui se languit en son mirador comme au 16e siècle :
" Quand reverrai-je hélas de mon petit village fumer la cheminée et en quelle saison reverrai-je le clos de ma pauvre maison qui m’est une province et beaucoup davantage ?"
et Ingrid la Colombienne, si loin, si proche. La seconde est fréquentable par le couple présidentiel. Elle vient de leur monde cosmopolite, luxueux, déconnecté de la base, s’interpellant nombrilique dans sa galaxie privée. Florence, elle serait plutôt comme nous. Alors on ne va pas trop se fouler. Madame Bruni-Sarkozy ne l’a pas jugée digne d’une visite de sympathie, lors de son séjour. Pourtant le dossier de la prisonnière est, selon son avocat, vide. Le doute sur sa culpabilité est, au minimum, incontournable, l’injustice est criante, elle sert visiblement de bouc émissaire à des gens pas très nets.

Certes. Mais Carla ne la connaît pas, ne l’ayant jamais aperçue tournoyant autour des chauds-biz. Florence n’a pas la caution de Kouchner ni même d’un potentat étranger. C’est une Française toute simple, et que sont-ils pour Carla, ces Français même pas riches ? Des minables. Ils n’ont pas le moral, quel ennui ! Allez savoir pour quelle raison ? Pas de pain ? Qu’ils mangent de la brioche ! Ah parlez-lui des brigands italiens qui vous embrasent toute cette péninsule de pauvres ploucs qui travaillent ! Des Marina grenadières pimentant l’existence gavée des hyperclasses ! Des Zoé à la rigueur, par égard pour Cécilia, solidarité d’épouses oblige. Mais des jacottes et des florences, ah fi !

C’est en parallèle le déchaînement contre mademoiselle Cassez dans nombre de médias mexicains, pour plusieurs raisons. On flatte la soif de vengeance aveugle d’une population exaspérée par des enlèvements de plus en plus nombreux et dramatiques. On masque les véritables responsables. On se pose la question du pourquoi de sa présence au Mexique alors que son frère, sa seule famille, venait d’en partir. Mais le ton s’est radouci tout récemment, dans une revue comme Proceso. Faut-il croire à la diplomatie ? A un arrangement très onéreux dont on nous taira le montant ? Devons-nous nous réjouir d’une libération possible ou nous désoler d’une rançon impayable, d’un déni de justice concerté pour protéger de sordides intérêts et se dédouaner de toute faute ?

En l’état actuel des faits, la "commission" mise en place au Mexique au départ des Sarkozy, qui devait donner sa réponse trois semaines plus tard sur l’opportunité d’extrader la prisonnière, comme le veulent les accords particuliers signés entre la France et la Mexique, n’a toujours pas donné de réponse claire et semble déterminée à faire traîner les choses. Il y a derrière cette affaire des calculs stratégiques sans aucun doute. On peut tenter de les imaginer : menace de conflits US-Mexique, qu’ils soient pour les intérêts de tel ou tel cartel ou pour tenter de juguler l’immigration étouffante qui se déverse sur les Etats-Unis ; dans ce cas, le président mexicain ferait peser l’affaire Cassez dans l’espoir d’obtenir un soutien de Sarkozy auprès d’ Obama. C’est un ami, non ?
Ce dernier vient d’annoncer qu’il bloquera les comptes bancaires en territoire américain des cartels de "La Familia", "los Zetas" "Sinaloa" et la "Familia Michoacana". C’est donc qu’il les connaît bien, et que les Etats-Unis sont devenus en quelque sorte eux aussi une juxtaposition de fiefs mafieux et comme le signale la dernière édition de Stratfor qui analyse toutes les tactiques de transfèrement de stupéfiants, un réseau de distributeurs. C’est aussi que le président des Etats-Unis a sacrément besoin de fonds, si on se fie aux nouvelles.

Florence est devenue otage. D’abord accusée de crimes absurdes, vilipendée, jetée à la rage des foules, elle est maintenant une monnaie d’échange. Le gouvernement mexicain cherche-t-il auprès de Sarkozy un laisser faire pour les trafics de narcotiques latino-américains vers l’Europe d’une mafia protégée ? Il faudrait dans ce cas le convaincre de fermer les yeux sur les lieux de débarquement, en général africains... Ou bien abrite-t-on un espoir de rançon puisque la France allonge si facilement les millions ou les secrets de haute technologie à chaque kidnapping de gens qui ont de l’entregent ? On peut spéculer autant qu’on le veut, c’est gratuit. Le 17 avril Obama rend visite au président mexicain pour l’entretenir de NArcoFTA sans doute, et Florence paraît bien fragile dans ces sombres micmacs.

Quoi qu’il en soit, un petit geste de considération pour la "Francesa" ainsi que la désignent là-bas les médias aux ordres, de fermeté envers le président mexicain, venant du couple présidentiel en visite ou en villégiature, n’aurait pas été de trop. Même si, quand on veut être ferme contre les geôliers, on ne sabre pas forcément le champagne avec leurs commanditaires.

Un tel geste aurait contribué, non seulement à humaniser le masque faussement jeune que Carla nous présente immuablement en bon mannequin poseur, mais aussi à faire respecter la France en démontrant qu’elle se préoccupe VRAIMENT de ses ressortissants, sans pour autant se laisser rançonner à chaque fois. Au Mexique, Florence a reçu le soutien de personnalités, comme l’actrice Carmen Salinas. Si Carla, elle aussi venue du spectacle, écoutait la petite chanson ? C’est quelqu’un qui nous dit que Florence est encore là-bas... et que les portes du pénitencier sur elle sont bien fermées.

A en croire les commentaires que le Figaro laisse passer à son sujet, la volonté politique française de la sortir de son drame et réparer l’injustice qu’elle subit semble faible. Or il est urgent de montrer à Florence, en danger, tout amaigrie et actuellement sous traitement médical, que nous nous préoccupons de son sort et que nous voulons la récupérer. Ce qui lui arrive peut tomber sur la tête de n’importe quel expatrié sans protection. Otage innocent, la voilà coincée sans pitié dans une géopolitique mafieuse où on l’utilise comme un pion. Appel aux Mexicains : Oubliez tous les barons de la drogue, notre président, celui des Etats-Unis. Vous avez raison, ils n’ont pas de conseil à vous donner. Nous en savons quelque chose.

Extradez-la. Elle n’a rien fait.


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25 réactions à cet article    


  • Bulgroz 17 avril 2009 12:13

    "Extradez-la. Elle n’a rien fait."

    Si vous avez des preuves, n’hésitez pas à les communiquer à l’Agencia Federal de Investigación ou à la procudora del DF.

    Florence a vécu dans l’hacienda de son julot au moment même où 3 personnes y étaitent séquestrées.

    Lire : “Florence Cassez es secuestradora, no víctima”

    http://www.jornada.unam.mx/2008/06/13/index.php?section=sociedad&article=052n1soc




    • lisca lisca 17 avril 2009 13:41

      Bulgroz
      J’ai répondu à cela dans un article précédent publié sur agoravox il y a un mois  : Point Ex. J’ajouterai que la gauche intellectuelle, comme ceux qui écrivent dans « la Jornada » peuvent avoir un désir plus ou moins noble et conscient de la trouver coupable  : elle paierait pour des Français qu’ils n’aiment pas comme Sarkozy, Chirac, madame Royal, ou des idées et comportements qu’ils attribuent aux Français en général, à tort ou à raison.
      Le ressentiment est une composante du caractère mexicain. La justice ignore le ressentiment et juge des personnes sur des faits, pas des idées qu’on puisse se faire. Il n’y a RIEN dans le dossier de Florence. Si vous trouvez autre chose qu’un témoignage fabriqué par un ministre mafieux, signalez-le.
      Voici le commentaire recopié :
      "Pour toute info concernant cette affaire, prière de lire la Voix du NordEl UniversalLa Jornada... ou mêrme Elle, qui a mené une enquête sur notre otage la plus connue. Tous liens qui ont été patiemment recherchés et lus par Philou017, d’autres commentateurs et moi-même dans les messages ci-dessus (de l’article Point Ex).
      Florence Cassez sert de bouc émissaire pour la rage que provoque un gouvernement corrompu dont le ministre de l’intérieur est Garcia Luna, un mafieux, le responsable principal avec un sous-fifre nommé Eduardo Margolis, lui aussi mafieux, de l’incarcération de la jeune femme, coupable d’être une étourdie et de faire de mauvais choix de partenaire
      - étourdie qu’elle n’est plus. Elle sert aussi de bouc émissaire en France pour la rage que provoque un gouvernement... je n’irai pas plus loin, laissons-lui une chance de se racheter.
      La lettre de C. Rios a été traduite déjà dans les commentaires ci-dessus, et signalée comme suspecte, j’ai expliqué pourquoi, commentaire lisca, vers le milieu.
      Ce témoignage plus que suspect est la seule « preuve » avancée de la culpabilité de Florence. Vous n’êtes pas sans ignorer que les procès uniquement basés sur ’témoignages" sont toujours arbitraires, le plus souvent politiques, avec une issue parfaitement injuste.
      Le ranch n’était pas le lieu de détention habituel des otages. C’est la maison de la soeur de Vallarta qui l’était, située ailleurs et reconnue par les otages sur photos DES LE DEBUT, comme étant le lieu où ils étaient retenus.
      La police ou la mafia mexicaines (ou pas si mexicaine que ça) ont parfaitement les moyens d’intimider qui que ce soit pour fournir des « témoignages ». C’est courant.
      Florence ne vivait pas dans le ranch, mais dans son propre appartement. Quand elle s’est trouvée dans le ranch, en week-end ou avant de partir deux mois en France en vacances, les otages n’y étaient pas. La lettre lui prête une personnalité de femme de mafieux, qui prête à sourire. C’est un portrait droit sorti d’une « telenovela ». Comme elle le dit elle-même : je n’ai pas été élevée comme ça. C’est vrai.
      Le Mexique est un pays dirigé par une bande de mafieux. Le président est peut-être pris entre deux feux, la population et ceux qui tiennent les leviers économiques du pays, en cheville avec les USA d’ailleurs. Il n’est pas celui qui commande VRAIMENT, le président. Mais ce doit être la même chose aux USA et en France.
      Ce n’est pas faire honneur aux Mexicains que les croire capables de se jeter sur une étrangère frêle pour défouler leur colère bien légitime. Une bonne partie d’entre eux ne marche pas dans ce blanchiment, par son incarcération, d’« élites » complètement pourries. Ce que dit la presse mexicaine est en grande partie commandité.
      Il y a plus que vice de procédure : fraude complète. Au point de vue international, son incarcération est inacceptable.
      Sarkozy utilisera Florence, comme il a toujours utilisé à son profit les opérations de sauvetage. En l’occurrence, il s’agit plutôt pour lui de sauver un cercle de gens avec lesquels il a des affinités. Garcia Luna devrait sauter, logiquement. Il a plus que montré son incompétence et il a menti gravement.
      Je crois que les dealers cherchent à faire un deal avec Florence : d’accord, elle pourra être relâchée à un moment donné, mais à condition qu’elle SE TAISE. C’est pourquoi ils lui font signer un aveu de culpabilité."

      Tout se tient, toujours (...) comme les « élites » de ce bas monde, entre elles.
      On ne va quand même pas les appuyer en crachant sur leurs victimes. il faut aussi signaler que les parents de Florence sont plus ou moins ruinés, le père a laissé tomber sa petite affaire, et sa mère ne travaille plus. Quand ils visitent leur fille à sa prison, il y vont en bus cahotant."


    • souklaye souklaye 17 avril 2009 13:18

      cassez vous…

      Les lois internationales sont faites pour celles et ceux qui souhaitent les lire.
La lecture étant une activité obsolète et obscurantiste, les téléspectateurs prônent le zapping diplomatique comme solution de lascivité, en fonction de l’insignifiance du pays à détrousser.

      À trop confondre Quai d’Orsay et équipe rédactionnelle, les instigateurs deviennent les commentateurs et inversement.

       

      Les belligérants en temps de paix se doivent de rentabiliser les phobies globales et marquètent les stéréotypes ethnocentrés afin de garantir une animosité permanente chez les électeurs bipolaires et les réservistes de canapé.
De ce fait, il n’y a qu’un pas entre la guerre des mots et les maux de la guerre.

       

      La justice, à présent, est une affaire strictement publique où les tribunaux servent de décor.

      La suite :

      http://souklaye.wordpress.com/2009/03/09/viol-public-et-droit-d’ingerence/


      • lisca lisca 17 avril 2009 13:59

        Les observations lues sur le blog auquel envoie votre commentaire sont tout à fait intéressantes et justes. Je cite :

        "Le fait divers :

        1-Une étrangère issue d’un pays A enfreint pour X raisons les lois d’un pays B

        2-Le quatrième pouvoir du pays A légifère sur les capacités juridiques du pays B.

        3-Le peuple du pays A en manque d’overdose lacrymale crie à l’ingérence utile dans le pays B.

        4-Le chef de village du pays A perdant son leadership hypnotique prend en otage le pays B.

        5-Peu importe la fin de l’histoire, le pays B et A ont perdu leur souveraineté exécutive.« 

        Un seul détail crucial dans notre cas. L’étrangère issue du pays F n’a pas enfreint les lois du pays M. Elle n’a pas à prouver son innocence, ce qu’elle s’efforce pourtant de faire. Ses accusateurs doivent eux prouver sa culpabilité. L’ajout tardif et contradictoire de témoignages de personnes invisibles, pour raisons alléguées de »sécurité", vous y croyez, vous ? On ne vous a pas fait le coup cent fois, mille fois, surtout en matière internationale ?




      • Sébastien Sébastien 17 avril 2009 13:31

        Article demagogique. Si tout etait aussi facile que vous l’ecriviez, alors Sarkozy serait peut-etre revenu avec Cassez. Mais la realite est differente et tout autant comprehensible.

        Imaginez que les enlevenements soient aussi courants en France qu’au Mexique. Qu’une mexicaine se fasse arreter comme Cassez, cad apres avoir passe plusieurs semaines dans la meme maison que 3 otages. Et qu’elle soit directement transferee au Mexique au nez et a la barbe de la France, pays dans lequel elle a pourtant commis ses mefaits. Que penseriez-vous ? Que Sarko est une lopette qui se couche devant les mexicains, non ? Alors pourquoi les mexicains ne penseraient-ils pas la meme chose ?

        Et puis la partie sur Carla qui ne veut pas la visiter en prison parce qu’elle ne l’a pas vue dans une soiree du show-biz... C’est vraiment stupide d’ecrire ca. La vocation du president et de la premiere dame n’est pas d’aller visiter des detenus en prison.


        • lisca lisca 17 avril 2009 13:51

          Sébastien
          Je vous renvoie au commentaire précédent. Vous assumez la culpabilité d’une personne en criant avec les loups. C’est un phénomène très répandu.
          Si une Mexicaine était dans une prison française avec RIEN dans son dossier à part de douteux témoignages SANS PREUVE appuyant ces allégations, elle serait, du fait des accords d’extradition signés entre la France et le Mexique, extradée aussitôt.
          En théorie.
          Si elle devait être maintenue enfermée et devenir la victime d’une erreur judiciaire s’appuyant sur la rage médiatique, je réclamerais son extradition dans la mesure de mes faibles moyens.
          « La vocation du president et de la premiere dame n’est pas d’aller visiter des detenus en prison. » C’est vrai, mais elle avait annoncé qu’elle le ferait. Enième promesse...
          Ces gens sont censés défendre les intérêts de la France et des Français. Un geste envers les Français dans le malheur de la dame mondaine qui pose en belle robe sur les toits de l’Elysée, pour une fois, ça ne serait pas du luxe.


          • Sébastien Sébastien 17 avril 2009 18:54

            Lisca, je ne crie pas avec les loups. Je dis juste que dans une extradition il y a 2 pays impliques. Or vous faites porter la responsabilite a Sarkozy alors que Cassez est detenue au Mexique et que les mexicains doivent decider si oui ou non ils l’extraderont.

            Vous attendiez quoi ? Que Sarkozy la fasse echapper de prison pour la ramener avec lui ?


          • lisca lisca 17 avril 2009 23:52

            Vous faites bien de souligner que Florence est l’otage de certains Mexicains et non de Sarkozy. C’est tout à fait exact. Il peut agir diplomatiquement, et on a l’impression qu’il ne le fait pas, parce qu’il a une tendance à toujours céder dans le moindre rapport de force. Il nous faut faire pression sur lui pour qu’il fasse valoir les droits de cette ressortissante sous sa responsabilité, et qu’il fasse respecter les accords bilatéraux entre le Mexique et la France. La clause d’extradition existe et devrait être appliquée. L’avocat de FC en est réduit à faire appel à la cour des droits de l’Homme.
            FC est en danger, il n’y a qu’à voir les photos les plus récentes. Elle n’est que cernes, maigreur et pâleur ; sa voix se brise.
            On ne cesse de lui dire de s’armer de patience parce que ceci, parce que cela : les élections, les humeurs du juge, que sais-je. Un discours clair et ferme de la parie lésée (la France) est indispensable.
            Le président Sarkozy doit se prendre pour le représentant des Français, et non d’autre chose ou d’autres gens. Il a certains moyens de faire respecter non pas sa volonté personnelle mais le DROIT et les ACCORDS signés.
            Alors qu’est-ce qu’il attend ?
            Et Carla ?
            Elle n’a pas un tout petit peu de compassion, au minimum ?


          • Fergus fergus 17 avril 2009 16:12

            Honnêtement, en lisant les commentaires contradictoires des uns et les autres dans les médias, je n’arrive pas à me faire une opinion sur le dégré de responsabilité de Florence Cassez. Une chose est au moins établie : elle a agi avec une légèreté et une inconscience incroyables. Ce qui ne justifie pas autant qu’elle puisse servir de bouc émissaire si sa culpabilité n’est pas clairement établie.

            Le problème est que dans l’état actuel de colère de l’opinion mexicaine envers les preneurs d’otages, et la perspective de législatives périlleuses pour Calderon et son parti, notre imprudente compatriote doit comprendre qu’elle a tout intérêt, si elle ne veut pas se détruire psychologiquement, à faire le gros dos durant quelques mois, le temps que passent les élections et que son cas soit quelque peu oublié des deux côtes de l’Atlantique. Le Quai d’Orsay n’en aura que plus de facilité à obtenir un retour en France si toutefois l’Elysée sait, pour une fois, faire preuve de discrétion au lieu de se répandre en fanfaronnades !


            • lisca lisca 17 avril 2009 17:12

              « Elle a agi avec une légèreté et une inconscience incroyables »...
              C’est le sort obligé de nos jeunes Français et Européens maintenant de se lancer dans des entreprises périlleuses, comme aller chercher du travail dans des pays à risques. Les quatre cinquièmes de la planète sont dangereux. Les jeunes Français sont quasiment expulsés de leur propre pays ; on leur exige de faire de la place à 300 000 nouveaux arrivantschaque année, alors qu’ils n’ont pas de situation. Les plus âgés ont des rentes ou des économies, eux non.
              Elle avait prudemment décidé de revenir au pays avant son arrestation, mais son frère traumatisé, de retour du Mexique était déjà en invité chez leurs parents avec sa famille (seul logement disponible pour Florence à laquelle la presse mexicaine est allée inventer des revenus mirifiques et un appât du gain en proportion de ce qu’on lui prête avec intérêts). Elle a bien trouvé par internet du travail, mais au Mexique, qu’elle connaissait déjà. En France, non. Alors elle est repartie vers son destin, pour son malheur.
              Pour ses relations avec cet Israel Vallarta, il faut savoir qu’il l’a beaucoup courtisée avant d’y parvenir. Elle était seule à l’étranger, en besoin de protection. Les Mexicains sont très entreprenants et convaincants, aux petits soins avec les jeunes femmes, tant qu’ils ne sont pas mariés. Les jeunes femmes apprécient ces airs passionnés, c’est comme ça.
              Bien sûr elle aurait pu trouver mieux. Il est possible que la vie facile qu’il devait afficher en lui montrant son négoce de voitures ait pu entrer dans une séduction qu’elle a bientôt trouvée relative, au point de vouloir s’en séparer. Il devenait violent. Mais voilà, les jeunes femmes sont souvent sensibles à ce genre d’homme flamboyant qui ne peut se passer d’elles. S’il fallait les mettre en prison pour ça, on n’en verrait plus dans la rue, ou si peu.
              Le gros dos, c’est ce qu’on lui demande de faire depuis trois ans : il ne faut pas qu’elle fâche un tel, il ne faut pas qu’elle exige ses droits, il ne faut pas qu’elle clame qu’elle est innocente, il faut qu’elle signe des mensonges sinon... Au Mexique, on ne doit pas céder.
              Les gens qui la détiennent ne comprennnet que les rapports de force. Nous pouvons en faire jouer certains. Il ne tient qu’au président de le faire.
              Pour les législatives mexicaines, je ne pense pas que Calderon ait bcp de chances. Il fait partie de l’ère Bush, c’est tout dire. C’est un has been. Pourquoi le ménager diplomatiquement ?
              Par ailleurs, que Sarkozy se mêle de cette histoire n’est pas de l’ingérence. Il s’agit d’une citoyenne française détenue abusivement. On touche à un Français, on touche à tous les Français, non M. Sarkozy ?

               


            • Bulgroz 17 avril 2009 17:36

              Le fait de dire : « Extradez-la. Elle n’a rien fait. » a tout pour ulcérer les Mexicains et n’est pas fait pour aider Florence Cassez.

              Florence Cassez a été condamnée souverainement par la justice Mexicaine. Aussi souverainement que la Justice Française pourrait le faire, pas plus, pas moins.

              Florence Cassez n’a pas fait appel de cette décision (Juicio de Amparo), a donc admis sa culpabilité et a demandé son transfèrement en France. Dans ce cadre là, elle est coupable tant du point de vue Mexicain que Français. Il n’y a aucune ambiguïté la dessus.

              Maintenant, il semble qu’au sein de la commission mixte devant décider du transfèrement, la partie mexicaine hésite.

              Sans doute, parce que les Mexicains craignent qu’une fois en France, l’opinion publique, les media et peut être même la justice mettront en doute sa culpabilité et manifesteront leur mépris de la justice Mexicaine.

              Le cas d’Hélène Castel est à ce titre édifiant et pourrait expliquer donner raison aux mexicains.

              Les autorités policières Françaises ont mis 10 ans pour retrouver au Mexique cette criminelle condamnée à perpétuité et ont demandé et obtenu son extradition.

              De retour en France, Hélène Castel a fait 11 mois de préventive avant son nouveau procès où elle a été condamnée à 4 ans de prison dont 2 mois ferme (elle avait été condamnée 26 ans plus tôt à la perpétuité). Le jour du verdict, Hélène Castel est donc ressortie libre.

              3 ans plus tard, Hélène Castel paradait à Canal Plus en clair pour faire la promotion de son livre.

              Une militante d’action directe est condamnée à perpétuité par contumace, s’enfuie au Mexique, puis une fois extradée fait 11 mois de prison de préventive pour ensuite être libérée pour parader à Canal Plus !!!

              Alors, je comprends la méfiance des mexicains.


              • lisca lisca 17 avril 2009 23:41

                "Florence Cassez n’a pas fait appel de cette décision (Juicio de Amparo), a donc admis sa culpabilité"
                Elle a subi un chantage insupportable. On lui a fait miroiter le transfèrement si elle signait sa culpabilité en quelque sorte. Qu’auriez-vous fait ? C’est cruel, indigne, pervers. Elle n’a rien obtenu, RIEN. Elle affirme aujourd’hui qu’elle est innocente, donc ne reconnaît aucune culpabilité.
                Elle n’a rien à voir avec Hélène Castel, vous le savez. Florence est une petite fille de Français moyens en pleine tragédie.
                Lire ici un complément d’info, avec la vidéo de l’appel au secours ultime. Elle est désespérée, terriblement maigre et ne dort plus.
                http://desourcesure.com/dss/2009/04/florence_cassez_lultime_appel.php
                Ce qu’elle subit est un genre de torture.


              • Gonzague gonzague 17 avril 2009 17:56

                Cet article tend-il à faire un parallèle entre la situation d’une personne prise en otage à la suite de sa présentation aux élections présidentielles d’un pays lambda , et celle d’une personne ayant selon toute vraisemblance vécu avec un preneur d’otages à l’époque où ce dernier retenait des gens dans sa cave, dans un pays upsilon ?

                Faites-vous un comparatif entre les deux situations, totalement contradictoires dans le fond, et géographiquement (donc politiquement) différents, pour tirer des conclusions sur l’attitude à adopter vis à vis de Florence Cassez ?

                Vous êtes sérieux ?


                • lisca lisca 17 avril 2009 23:16

                  C’est terrible qu’elle soit devenue « un enjeu électoral » et l’instrument à utiliser pour contrer la colère populaire. En termes clairs, ça s’appelle un otage et un bouc émissaire. Nous ne pouvons nous permettre de tolérer qu’une personne de notre communauté nationale (pour ne pas dire patrie, mot plus ou moins interdit sauf au foot) soit traitée en « enjeu ».
                  Et puis un peu de gentillesse ou même de galanterie de la part des Français ne lui porterait pas tort. Ce qu’elle endure de la part des médias mexicains est infâme.
                  Son avocat fait son travail. L’arrogance est du côté de ses persécuteurs.
                  Je ne sais pas s’il existe une correspondance entre la femme la plus riche du monde, la Française Liliane Bettencourt fille du créateur de l’Oréal et I. Bétancourt. A priori non. Mais madame Loréal, c’est un nom qui fait rupin, quand même : tout à fait le genre de Carla !


                • docdory docdory 17 avril 2009 19:22

                  @ Lisca 


                   Le problème serait simple si la justice française était exemplaire . Or , tel n’est pas le cas : Yvan Colonna a été embastillé à perpète sur des « preuves » aussi minces que celles que les mexicains pensent avoir contre Florence Cassez , l’hypothétique « terroriste anti-SNCF » dont je ne me rappelle plus le nom est toujours en préventive avec un dossier à peu près vide si l’on en croit les commentateurs , et enfin les faux coupables d’Outreau sont restés en prison 3 ans parce qu’un juge a prêté attention aux radotages d’une cinglée et de soi-disant « experts » .
                   Par ailleurs , lorsque la justice française intervient dans des décisions de justice étrangère , cela aboutit à des libérations anticipées non justifiées . Exemple , les faux époux Thurenge n’ont fait qu’une année de « prison » en France pour un attentat mortel en Nouvelle Zélande , les aventuriers ravisseurs d’enfants de l’Arche de Zoë , condamnés à juste titre à huit ans de prison au Tchad ont été libérés dès leur arrivée en France , et enfin le meurtrier Bertrand Cantat , condamné avec une grande mansuétude à huit ans de prison par des juges lituaniens , n’en a fait que quatre ans en France . 
                   Dans ces conditions , il y avait peu de chance que les autorités mexicaines rendissent Florence Cassez aux autorités françaises : en effet , elles croient à sa culpabilité ( probablement à tort ) , et savent très bien qu’un condamné français à l’etranger rendu à la France est très vite libéré de prison !


                  • lisca lisca 17 avril 2009 22:13

                    La justice mexicaine ne croit pas à sa culpabilité, la directrice de sa prison non plus. Le juge qui a condamné POUR MOTIFS POLITIQUES déguisés Florence Cassez à 60 ans de prison ne l’a jamais rencontrée, ni vue ni entendue en dépit des demandes d’audience réitérées de son avocat. Ses droits ont été bafoués, et ce dés le début de son incarcération.
                    FC est un otage.
                    Si la justice française la laissait sortir, ce serait (pour une fois) justice.
                    Si elle ne la laisse pas sortir, FC aura au moins la proximité de ses parents, mais continuera de subir une injustice.
                    La justice française est en effet très indulgente avec tous les anciens activistes et tueurs de type Action Directe ou FLN ou UCK, qu’ils soient français ou non ; et terriblement dure avec les personnes ordinaires (Outreau). Son fonctionnement peut en arriver à être semblable à celui d’une dictature.
                    Le gouvernement mexicain n’est pas honnête ni démocratique même si demeurent certaines apparences et un langage vidé de sens. Il ne mérite pas qu’on le respecte beaucoup plus que notre système, et surtout pas qu’on le croie sur parole. Là-bas c’est le plus cossu qui gagne.
                    La place de FC est en France et notre devoir c’est d’être solidaire avec elle.


                  • King Bounty 17 avril 2009 20:18

                    C est une erreur qu elle est pas juste !!! Un peu comme les missionaires humanistes de l arche de zozoé !!!
                    Liberez la vierge effarouchée et victime propiatoire !!
                    Justice de sauvages !!
                    C’est nous qu on est les civilisés !!! HAHAHAHA !!!!
                    Qu elle accepte sa peine : elle a joué , elle a perdu !
                    Point barre !!


                    • Eden 17 avril 2009 23:08

                      Les faits sont très graves. Séquestration, mutilations, menaces de meurtre. Les soutiens de Florence Cassez font une grave erreur en surfant sur le nationalisme franchouillard, en nous présentant les mexicains comme des mafieux, des sous-hommes, des bougnoules. Ce mépris, cette arrogance, ce refus d’écouter les témoins me dégoûtent et me font honte. Pour les mêmes faits, Mlle Cassez serait en tôle, en France aussi.


                      http://www.liberation.fr/monde/0101554691-ces-journalistes-mexicains-qui-ne-lachent-pas-le-dossier-cassez

                      "La journaliste Carmen Aristegui a interrogé dans son émission de radio le jeune Ezequiel Elizalde, séquestré au ranch de Las Chinitas où opérait la bande d’Israel Vallarta. Il affirme que Florence Cassez s’est adressée à lui plusieurs fois pendant sa réclusion, lui a dit qu’il devait envoyer un souvenir à sa famille en précisant : « Tu préfères qu’on te coupe un doigt ou une oreille ? »

                      Dans la même émission, on apprenait que plusieurs victimes de la bande du Zodiaque appartenaient à la clientèle de l’entreprise pour laquelle travaillait le frère de Florence Cassez, installé au Mexique depuis plusieurs années. Hasard ? Peut-être. Comme l’est, pour certains, le hasard par lequel Florence et son ex-compagnon se sont retrouvés, après une longue séparation, le 9 décembre 2005, précisément le jour de leur arrestation."


                      • lisca lisca 17 avril 2009 23:29

                        Pour la centième fois, ces histoires ne sont pas des faits mais du brouillard. Lire les commentaires précédents.
                        Brandir cette lettre fabriquée ad nauseam démontre a contrario l’absence totale de crédibilité de toute cette affaire montée.
                        Franchement, vous croyez encore à ces bobards ? Quelqu’un s’est donné la peine de les traduire sous l’article agoravox : Point Ex. Des contes de nourrices !


                      • lisca lisca 17 avril 2009 23:59


                        Ce qui est très grave, c’est ce que devient le Mexique, embarqué dans une spirale de cruauté insoutenable et de crimes.
                        Voir ici les vidéos de formation des soldats à la torture d’autres personnes dans le cadre des programmes de « lutte contre le narcotrafic ».
                        http://desourcesure.com/guerreterrorisme/2008/07/tortures_policieres_les_vi deos.php


                        • saint_sebastien saint_sebastien 18 avril 2009 10:24

                          jusqu’a preuve du contraire , le mexique est un pays souverain avec une justice souveraine. Oui florence sert d’exemple dans la lutte contre les gangs labas.

                          Votre article est basé sur le fait que Florence est une victime qui s’est trouvée au mauvais moment au mauvais endroit...

                          Or votre argumentation n’est soutenue par aucun fait , à part d’affirmer que la justice agit sur ordre du pouvoir et que les témoins ont tous mentis...

                          Je rétorque que Florence ne pouvait ignorer ou et avec qui elle vivait. elle a au moins fermé les yeux , au pire participé , pour profiter de la belle vie...

                          combien de proche ou d’épouse de truands agissent de la même façon ? n’ont elles aucune compassion pour les victimes ?

                          pourquoi auriont nous une once de compassion pour son sort ? elle est coupable au moins d’avoir fermé les yeux au pire d’avoir participer.

                          60 ans de prison est cher payé , cependant en conclusion et répétition de mon introduction la justice mexicaine est souveraine , de nombreux français sont emprisonnés à l’étranger , je ne vois pas pour quelle raison le cas de Florence requiert une action politique française , à moins de cracher sur la justice mexicaine ...


                          • lisca lisca 18 avril 2009 10:31

                            Libération, dans l’extrait cité écrit en gros, fait de la DESINFORMATION à dessein et de la démagogie auprès des Mexicains, dans l’espoir de justifier aux yeux du monde le corpus parallèle sans légitimité appelé « commission » mis en place depuis un mois au Mexique, et composé de nationaux mexicains et français issus de groupes et idéologies nébuleux pour « étudier » l’extradition de FC.
                            L’erreur de Nicolas Sarkoy auprès de la population mexicaine a sans doute été de paraître légitimer la prétention d’une justice parallèle qui servirait sa volonté personnelle ou celle du président mexicain. Exactement comme il le fait en France en faisant subventionner par le peuple français des groupes hors constitution, à fonction prétendue de police et justice parallèles contre le peuple français, sous de nobles prétextes.
                            Le rôle de Nicolas Sarkozy devait se borner à rappeler au président du Mexique l’accord d’extradition signé, bien avant l’incarcération de FC, par les deux parties, dans l’intérêt des deux parties.
                            Au cas où le président mexicain, dans un but électoral donc illégalement d’un point de vue tant international que français et mexicain, prétendrait ne pas respecter ces accords, Nicolas Sarkozy se devrait (et nous devrait) d’être ferme - car alors ce serait le président mexicain qui ouvrirait les hostilités - et faire jouer une diplomatie musclée. Le Mexique n’a pas plus à préjuger des décisions des tribunaux français, que la France à accepter le non respect des accords bilatéraux ; et réciproquement.
                            C’est très simple : un ressortissant mexicain prisonnier en France doit être extradé vers le Mexique et y achever sa peine, et réciproquement.
                            La loi reste la loi, et on s’y limite. C’est simple. On n’a même pas à faire de pathos et Carla peut même s’épargner la comédie d’une compassion qu’elle n’éprouve pas.
                            Dans le cas qui nous occupe, je mets quant à moi ma confiance relative dans le pouvoir législatif français qui dispose encore d’une organisation crédible et reste constitutionnel. Et aucune confiance dans des groupes non constitutionnels aux éléments choisis par le pouvoir exécutif, qu’il soit français ou étranger.


                            • lisca lisca 18 avril 2009 10:38

                              Saint-sébastien écrit que "Florence ne pouvait ignorer où et avec qui elle vivait. Elle a au moins fermé les yeux, au pire participé, pour profiter de la belle vie...« 
                              Tout ceci n’est que supposition. Ce n’est pas scientifique, n’a pas de valeur juridique. Les faits : la vie de salariée à l’étranger de FC était si »belle" qu’elle a dû revenir en France y chercher de l’emploi.
                              Vous avouerez Saint-sébastien, qu’il faut vraiment être désespéré...


                              • saint_sebastien saint_sebastien 18 avril 2009 10:57

                                mort de rire , a force de contester toute position différente de la votre , vous en perdez toute crédibilité...

                                je suis convaincu de la culpabilité de cette personne et les prisons mexicaines ne sont pas si terribles que ça comparées aux françaises.

                                elle pourra toujours tenter une évasion , mais pas avec mon argent ni avec l’aide de nos représentants.

                                parce qu’on rend justice dans un pays du tiers monde cela ne vaut rien pour vous ? et bien c’est justement pour ce type d’arrogance que Florence restera dans son trou pour au moins 60 ans.


                              • lisca lisca 18 avril 2009 11:08

                                Saint-sébastien
                                Je crois que vous n’avez pas lu ou pas compris ce qui précède ou que vous ne voulez rien savoir, ce qui est très courant.

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