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Gaza libre ?

Jeudi dernier, la rédaction d’AgoraVox titrait « Gaza : Israël s’embourbe », et faisait remarquer à juste titre que si la destruction du mur bâti par Israël à la frontière égyptienne permet à des milliers de Palestiniens de sortir et de s’approvisionner, elle leur permet aussi d’entrer des armes. La situation est totalement nouvelle.

C’est mercredi dernier que le Hamas a démoli une grande partie du mur qui sépare l’Egypte de la bande de Gaza. Les services de renseignement israéliens disent que l’opération était préparée de longue date. De nombreux policiers égyptiens se sont aussitôt rassemblés à la frontière pour faire barrage aux Palestiniens. Ceux-ci leur ont lancé des pierres et les policiers égyptiens ont riposté en tirant en l’air. Finalement, ils ont cédé. On estime que 70 000 Gazaouis ont franchi la frontière en deux jours.

Jeudi, les policiers égyptiens ont commencé à refouler des Palestiniens qui essayaient de s’avancer plus profondément en Egypte. Mais ils n’arrêtaient pas ceux qui revenaient chargés de provisions pour reconstituer leurs réserves de vivres à Gaza. En même temps, des douzaines de militants du Hamas vêtus de noir vérifiaient les bagages des gens qui revenaient afin de trouver des armes et d’autres produits prohibés. En voyant se renforcer les contrôles du Hamas et des forces de sécurité égyptiennes, les Gazaouis se dépêchent de regarnir les stocks avant que l’Egypte ferme à nouveau la frontière.

Cette ouverture de la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza a augmenté considérablement la popularité des dirigeants du Hamas chez les Palestiniens. Ils peuvent se targuer d’avoir forcé un blocus israélien, soutenu par la communauté internationale, qui a privé Gaza d’un commerce normal pendant deux ans.

Craintes israéliennes

« Le Hamas a profité de l’ouverture de la frontière pour envoyer de nombreux terroristes dans la péninsule du Sinaï, afin de commettre des attentats en Israël », a déclaré jeudi le ministère de la Défense israélien. L’armée et la police israéliennes sont en alerte maximum. Le Premier ministre a déconseillé aux touristes israéliens de visiter le Sinaï. L’Egypte aussi est inquiète à l’idée de subir des attentats terroristes dans le Sinaï.

Les experts de l’armée israélienne estiment que des attentats pourraient avoir lieu en Israël dans les deux prochaines semaines, car la branche armée du Hamas voudrait faire des attentats spectaculaires afin de masquer ses récents échecs. Ils disent que l’ouverture de la frontière va accélérer la feuille de route, ce qui est en soi une victoire du Hamas.

Perspectives optimistes

Ehud Barak, le ministre de la Défense israélien, a déclaré à Davos la semaine dernière : « Si la sécurité des territoires palestiniens était aussi efficace qu’en Jordanie, en Egypte ou même en Syrie, nous pourrions adoucir la situation dans la bande de Gaza », mais il a aussitôt ajouté : « Nous ne promettons rien ».

De son côté, le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, considère cette déclaration comme une source d’espoir. « Nous voulons résoudre ce conflit par des moyens pacifiques », a-t-il dit.

Il ne faut pas oublier que le Hamas a remporté les élections législatives à une large majorité, ce dont Israël, avec le soutien de la communauté internationale, n’a jamais tenu compte. Ces perspectives optimistes resteront donc de vains mots tant que le Hamas ne sera pas reconnu par Israël comme un interlocuteur valable.


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57 réactions à cet article    


  • Sébastien Sébastien 29 janvier 2008 12:20

    "Ces perspectives optimistes resteront donc de vains mots tant que le Hamas ne sera pas reconnu par Israël comme un interlocuteur valable".

    Le probleme c’est que le Hamas ne reconnait pas Israel. Alors comment le considerer comme un interlocuteur valable ? Et si le Hamas veut devenir respectable, qu’il se separe de sa branche armee. Dans quel pays a-t-on un parti avec une branche armee ?

    Je pense qu’il ne faut pas tout faire peser sur Israel. Il faut savoir, et vous n’en parlez malheureusement pas dans votre article, qu’une pluie de roquettes s’abat tous les jours sur Israel et que c’est la cause reelle du blocus de Gaza.

    Sinon, quand vous ecrivez que "des douzaines de militants du Hamas vêtus de noir vérifiaient les bagages des gens qui revenaient afin de trouver des armes et d’autres produits prohibés" , c’est certainement vrai mais le trafic d’armes ne se fait pas un niveau individuel. Et je ne suis pas certain que le Hamas fasse tout ce qu’il peut pour y mettre fin.


    • Sébastien Sébastien 29 janvier 2008 13:46

      Envoyer des petites roquettes qui font des petits degats c’est respecter le droit international ? Allons...


    • Gazi BORAT 29 janvier 2008 15:42

      "Dans quel pays a-t-on un parti avec une branche armee ?"

      Le fait est courant, dans les mouvements de "résistance" de cohabitation d’une aile "politique" et d’une branche armée. Cela fut le cas pour l’IRA irlandaise..

      Il peut ainsi se présenter deux cas de figure : soit les deux parties sont très officiellement liées, comme cela semble être le cas pour le Hamas soit, pour des raisons stratégiques, la branche politique prend officiellement ses distances et s’ouvre même à des tendances plus "soft" afin d’entrer dans le jeu électoral.

      C’est ainsi que des partis comme le HADEP, le HEP furent considérés par les autorités turques comme des "paravents" du PKK.

      Pour se rapprocher du sujet qui nous préoccupe la HAGANAH fut historiquement le bras armé de l’HISTADROUT, syndicat de la gauche sioniste et certaines de ces actions passées seraient aujourd’hui considérées comme terroristes par l’état d’Israel... si elles s’exerçaient à ses dépens..

      Le terroriste, c’est toujours l’autre..

      gAZi bORAt

       

       


    • rasmussen rasmussen 29 janvier 2008 18:07

      Pour se rapprocher du sujet qui nous préoccupe la HAGANAH fut historiquement le bras armé de l’HISTADROUT, syndicat de la gauche sioniste et certaines de ces actions passées seraient aujourd’hui considérées comme terroristes par l’état d’Israel... si elles s’exerçaient à ses dépens..

      Gazy, vous êtes suffisamment cultivé pour savoir que la Haganah n’a jamais été un mouvement terroriste mais de défense et de protection contre les pogroms et autres émeutes anti juifs de la part des palestiniens musulmans très vite rejoint pas les musulmans de tous les pays voisins.

      Je crains que vous ne confondiez Haganah et l’organisation dissidente appelée Groupe Stern, très largement désapprouvées (et même à la fin combattue) par la Haganah et l’agence Juive. Vous savez également qu’à la création de l’état d’Israël toutes ces actions ont cessée.

      Reprocher à Israël des actions qui se sont produites voila plus de 60 ans et avant sa création me parait à peu près aussi crédible que d’accuser l’Allemagne d’être Nazi, l’Italie et l’Espagne d’être fascistes sous prétexte de ce qui s’est passé il y a 60 ans.


    • Gazi BORAT 29 janvier 2008 18:42

      @ rasmussen

      Je fais effectivement le distingo entre la Haganah, effectivement groupe d’autodéfense et le groupe Stern d’Itzhak Rabin, aux agissments plus violents.

      Mais les autorités britanniques en charge du maintien de l’ordre jusqu’en 1948 dans le cadre du mandat ne l’entendaient pas ainsi...

      J’ai une certaine sympathie pour l’Histadrout et l’Etat d’Israel jusqu’en 1967, date à laquelle il sortit des limites qu’un vote international (et donc légitime) lui avait accordé et je n’en ai pas pour le Hamas.. J’en ressens plus pour certains groupes palestiniens aujourd’hui disparus et qui relevaient, eux, de ce que l’on appela alors le "palestino-progressisme".

      Le Hamas est, pour moi, un symptôme du desespoir du peuple palestinien..

      gAZi bORAt


    • salaheddin 30 janvier 2008 21:08

      @ Sébastien,

      Le hamas refuse de reconnaître "Israèl" comme état juif car cette reconnaissance compromettrait l’avenir non seulement du retour tant espéré des réfugiés palestiniens à travers le monde sur la terre de leurs parents et de leurs grands parents mais celui aussi de la pérenité de la présence des palestiniens d’"Israel" sur leur terre natale LA PALESTINE. "Israel" ETAT JUIF = Epuration éthnique de tous ceux qui ne sont pas juifs.

      En tant que pays, "Israel" n’a pas besoin de la reconnaissance d’une petite organisation, aussi valeureuse soit-elle, comme le Hamas. Israel fait partie de l’ONU suite à une décision de l’ONU. Cette même ONU dont "Israel" n’a cessé depuis le jour de sa création de bafouer les résolutions y compris celles concernant le retrait des territoires occupés par la force en 67.

      Malheureusement, nous vivons dans un monde où l’hypocrisie à pris la place de la honte. Vous navez pas honte de parler de trafic d’arme concernant le Hamas alors qu’il a en face la 4ème puissance militaire du monde qui assassine et kidnappe des dizaines de palestiniens par mois.

       


    • snoopy86 29 janvier 2008 15:56

      "Ces perspectives optimistes resteront donc de vains mots tant que le Hamas ne sera pas reconnu par Israël comme un interlocuteur valable"

      Rappelons tout de même que l’ONU donc la communauté internationale a incrit le Hamas sur la liste des organisations terroristes. Peut-on discuter avec une organisation terroriste ?


      • salaheddin 30 janvier 2008 21:20

        "israel" reconnait le talmud et rien d’autre et ça, ça empêche le monde de bien tourner.

        L’important c’est qu’"israel" arrête de bombarder Gaza, La Cisjordanie, la Syrie, le Liban, l’Irak, la Tunisie,...sinon il faut s’attendre au pire, et le pire c’est NasrAllah !!!

        Momo Salaheddin

         


      • Leila Leila 29 janvier 2008 17:12

        @Gazi

         

        Merci d’avoir expliqué à Sébastien qu’un parti peut avoir une branche armée, avec des exemples à l’appui (dont un parti juif).

         

        @Sébastien

         

        Vous dites fort justement que le Hamas ne reconnaît pas l’Etat d’Israël. Ce n’est pas un obstacle insurmontable à des pourparlers entre des dirigeants du Hamas et des représentants du gouvernement israélien. L’attitude du Hamas est le résultat d’une escalade verbale. Mais qui a commencé ? Je ne vous rappellerai pas ici tous les propos injurieux des dirigeants israéliens envers les Palestiniens. Voici par exemple une déclaration du chef d’Etat major Raphael Eitan au New York Times le 14 avril 1983 : « Lorsque nous aurons colonisé le pays, il ne restera plus aux Arabes que de tourner en rond comme des cafards drogués dans une bouteille ». Et tout récemment, Tzipi Livni a déclaré : « il n’est pas possible que la vie à Gaza continue à être normale  ».
         


        • rasmussen rasmussen 29 janvier 2008 17:41

          Soyons sérieux madame, la non reconnaissance de l’état d’Israël et sa destruction au profit d’une république islamiste est inscrit dans la charte du Hamas depuis sa création. C’est une déclaration de guerre en soit, il n’y a aucune raison qu’Israël leur fasse des cadeaux. Et vous n’arriverez pas à nous apitoyer sur leur sort.

          Le hamas n’est qu’une organisation reconnue comme terroriste par TOUTE la communauté internationale. Ces terroristes ont pris Gaza par la force et ont conduit les Gazaouis dans la situation où ils sont aujourd’hui. Ce ne sont que des islamistes qui pratiquent de la même manière que le Hezbollah au Liban et dans tous les pays où ils prospèrent sur la misère matérielle et intellectuelle des habitants. Le fait que ces terroristes aient, comme le hezbollah et d’autres une branche politique ne justifie rien, et surtout pas le fait d’enlever des soldats, de faire des attentats barbares ou encore de tirer des roquettes sur un pays voisin.

          Les intégristes palestiniens ne cherchent avec les "frères musulmans" égyptiens dont ils sont une émanation qu’à exporter leur « problème » et mettre en danger le fragile équilibre Egyptien, comme ils l’ont fait avec le Liban et la Jordanie avant eux. Voila sans doute pourquoi aucun des pays arabes voisins ne veut entendre parler des palestiniens.


        • Gazi BORAT 29 janvier 2008 18:49

          "Voila sans doute pourquoi aucun des pays arabes voisins ne veut entendre parler des palestiniens."

          Les pays arabes voisins et qui ont "lâché" les Palestiniens (entendez par là, leur ont retiré leur solidarité) ne sont qu’un reflet du rééquilibrage du monde et aussi de cette région en faveur des Etats Unis et non d’un quelconque défaut des Palestiniens.

          Du temps où l’Union Soviétique représentait une puissance et soutenait la lutte palestinienne (après avoir voté en 1948 pour l’Etat d’Israel), nombre de pays arabes "baasistes" ou nassériens s’alignait sur la position de leur principal bailleur de fond.

          Maintenant que n’existe plus ni "bloc soviétique", ni "non alignés", beaucoup, y compris les réactionnaires saoudiens, ne tiennent plus qu’à commercer tranquillement avec Israel, devenue principale puissance économique de sa région.

          gAZi bORAt


        • Sébastien Sébastien 29 janvier 2008 19:10

          @Leila : on voit ou ca a mene l’IRA d’avoir une branche armee. Quant au parti "juif", Gazi a reconnu plus haut qu’il s’etait trompe.

          Plus serieusement, le fait que le Hamas ne reconnaisse pas Israel et qu’il appelle a sa destruction dans sa charte est evidemment un obstacle insurmontable. Comment voulez-vous engager des negociations avec des gens qui veulent votre mort ? C’est au Hamas de faire le premier pas et pour l’instant il ne fait aucune proposition concrete et se limite a des vociferations steriles.

          Et je me fiche de savoir qui a commence ou qui a dit quoi. Je regarde vers l’avenir et au lieu de se faire des reproches sur une phrase datant de 1983, on devrait etre constructif et avancer.


        • Oudeis 30 janvier 2008 01:04

          @Leila

           

          Vous affirmez que "tout récemment, Tzipi Livni a déclaré : « il n’est pas possible que la vie à Gaza continue à être normale  »."

          La citation exacte et complète d’Ehud Olmert (et non Tzipi Livni) est : "Il n’y a aucune raison de permettre aux Palestiniens de mener une vie normale alors que les enfants de Sdérot pleurent et mouillent leur lit de peur( Source : AFP )

          Il ne s’agit donc pas - comme vous le laisseriez entendre - d’une déclaration injurieuse ou gratuitement hostile d’un dirigeant israélien envers les Palestiniens, mais de l’explication que la situation difficile que vivent les habitants de Gaza est directement liée à la pluie de roquette qu’ils font pleuvoir sur Israël.

          A défaut de neutralité, un peu d’honnêteté svp.

           

           


        • rasmussen rasmussen 30 janvier 2008 01:30

          Gazi BORAT 

          Le différent entre la Jordanie et les palestiniens est bien antérieur à la chute de l’URSS. Dès 1970 les palestiniens pourtant accueillis à bras ouverts par les jordaniens déclenchent des émeutes et organisent la terreur pour prendre le pouvoir (septembre noir). Les tensions entre le roi Hussein et l’OLP sont telles que celui-ci décide d’envoyer l’armée pour éliminer toute trace de résistance palestinienne. Aujourd’hui encore les palestiniens ne sont pas les bienvenus en Jordanie qui refuse même d’accorder la nationalité jordanienne aux refugiés palestiniens pourtant parfois là depuis plus de 30 ans.

          Le Liban rencontre des problèmes similaires avec les palestiniens. Vous oubliez bien vite que les palestiniens sont à l’origine de la crise libanaise de 1958, qu’ils sont à l’origine de l’occupation Syrienne de 1976 et les déclencheurs de la guerre du Liban en1982 qui a conduit les israéliens lassés de leurs attaques et attentats à venir les déloger de leurs QG au Liban. Dans l’histoire du Liban, les palestiniens occupent une place sinistre, ils ont conduit les libanais au bord de la guerre civile et les libanias ne l’ont jamais oublié.

           


        • Oudeis 30 janvier 2008 01:33

          Les Palestiniens ont certes élu démocratiquement le Hamas au pouvoir législatif.

          Cela n’enlève pas le fait que ce mouvement est une organisation terroriste (i.e. usant de violence systématiquement et de manière indiscriminée contre des civiles en raison de leur appartenance nationale, ethnique, religieuse ...) et reconnue comme telle par l’ONU, l’UE ...

          Reconnaître la victoire électorale du Hamas ne signifie pas pour autant le soutenir ou lui parler. Une victoire électorale apporte une légitimité interne mais ne transforme pas des terroristes en "partenaires valables", surtout quand ils continuent d’affirmer qu’ils continueront d’attaquer jusqu’à la destruction d’Israël.

          L’aide internationale n’est ni un droit, ni une obligation.

          Les Palestiniens ont exprimé librement leur choix - à eux d’en assumer alors les conséquences (à moins de considérer qu’ils ne sont responsables de rien - ce qui serait injurieux à leur égard) en terme de relations internationales.

          Cette légitimité démocratique tant mise en avant a au moins le mérite de mettre un terme à l’illusion de "Palestiniens qui voudraient majoritairement la paix". Les Palestiniens ont majoritairement choisi un parti qui veut la guerre, la destruction d’Israël et la mort de tous les Juifs. C’est très triste - mais refuser de l’admettre et d’agir en conséquence ne serait que se voiler la face.

           


        • Gazi BORAT 30 janvier 2008 07:16

          @ SEBASTIEN

          N’allez pas si vite en besogne, je ne reconnais nullement m’être trompé mais j’accepte, par souci d’honnêteté intellectuelle, la nuance apportée par Rasmussen..

          La HAGANAH fut considérée comme TERRORISTE par les Britanniques tout comme ISRAEL considère TERRORISTE tout ce qui s’oppose à ses exactions militaires..

          gAZi bORAt

           


        • Gazi BORAT 30 janvier 2008 07:25

          "...Dans l’histoire du Liban, les palestiniens occupent une place sinistre, ils ont conduit les libanais au bord de la guerre civile et les libanias ne l’ont jamais oublié..."

          Le Liban, état fragile à la constitution confessionnelle complexe, était déjà en phase de décomposition.. On peut aussi considérer que la pression israelienne sur les Palestiniens, en les concentrant dans des camps au Liban, a haté le phénomène d’éclatement..

          Considérez de plus le contexte de la Guerre Froide, la compétition entre Etats Unis solidement arrimés (et vice-versa) à Israel depuis 1967, l’URSS qui, de son côté, tente de contrôler les états arabes baasistes et nasseriens et ajoutez-y alors les problèmes géopolitiques propres au Liban.

          Le Liban, autrefois rattaché à la Syrie au début du mandat français, est toujours revendiqué par elle.. Israel pour sa part s’attribue le droit à un "glacis stratégique", une sorte de "no man’s land de sécurité" sur les régions sud de ce pays.. Cela suffirait déjà à fragiliser n’importe quelle nation solide.

          Ajoutez-y une bonne quantité de réfugiés et cela devient explosif..

          gAZi bORAt


        • Gazi BORAT 30 janvier 2008 08:16

          @ Rasmussen (suite) "Septembre noir"

          Concernant le massacre des Fedayin par l’armée du roi Hussein, vous oubliez de préciser quelques détails :

          La tension entre le roi et les réfugiés palestiniens chassés par la conquête israelienne de ce qui allait devenir les "TERRITOIRES OCCUPES qui, loin d’être accueillis à bras ouverts par le gouvernement du souverain hachemites, furent juste tolérés, fut causée par l’adhésion du roi en 1970 au "plan Rogers", ce qui fut considéré comme trahison par les mouvements de résistance palestiniens..

          La stratégie israelienne était la même qu’aujourd’hui : créer un "problème" (ici l’installation forcée de réfugiés chassés par les annexions illégales de 1967 sur le territoire jordanien) et ensuite utiliser celui-ci pour bloquer une situation.

          Dans ce cas, d’une part les Jordaniens furent instrumentalisés pour exécuter un travail que Tsahal n’aurait pu réaliser, d’autre part rendre impossible plus tard tout rapprochement de la monarchie hachemite avec les représentants de la cause palestinienne.

          gAZi bORAt

           


        • masuyer masuyer 30 janvier 2008 10:28

          Rassmussen,

          "Soyons sérieux madame, la non reconnaissance de l’état d’Israël et sa destruction au profit d’une république islamiste est inscrit dans la charte du Hamas depuis sa création. C’est une déclaration de guerre en soit, il n’y a aucune raison qu’Israël leur fasse des cadeaux. Et vous n’arriverez pas à nous apitoyer sur leur sort."

          De 1987 à 1993 

          Le Hamas s’est formé fin 1987, le mouvement est alors proche des Frères musulmans d’Égypte[6]. Selon sa charte, « le Mouvement de la Résistance Islamique est l’une des ailes des Frères musulmans en Palestine »[7]

          Le Hamas se développe différemment en Cisjordanie, ne participant pas, notamment, à la création ou au contrôle d’institutions publiques. Les Frères musulmans en Cisjordanie forment alors une partie importante du Mouvement islamique de Jordanie qui fut pendant quelques années un allié du régime hachémite. De plus, les Frères musulmans en Cisjordanie s’appuient sur une classe sociale plus élevée (marchands, propriétaires, employés). Jusqu’au milieu des années 1980, les Frères musulmans prennent des positions essentielles dans les institutions religieuses de la Cisjordanie.

          Selon certains analystes, les Frères musulmans palestiniens étaient financés pendant les années 1970 et 1980 directement et indirectement par différents États comme l’Arabie saoudite et la Syrie, ainsi que par le Mossad[8]. Le bras politique et caritatif des Frères musulmans est alors reconnu officiellement par Israël. Le groupe se concentre sur l’aide sociale et sur des projets religieux et une intense action sociale et communautaire. Il essaie d’acquérir la confiance des Palestiniens et organise des projets communautaires. Au milieu des années 1980, les Frères musulmans palestiniens évoluent sous l’influence du cheikh Ahmed Yassine. Ce dernier prône l’action armée contre « l’occupant hébreu ». Il est emprisonné par l’État israélien en 1989, puis relâché au cours d’un échange de prisonniers.

          Les premières actions armées du Hamas commencent avec le début de la première Intifada. Elles s’attaquent en premier lieu aux Palestiniens mis en cause, puis en vient à attaquer les militaires israéliens eux-mêmes. Suivront des attaques contre des civils israéliens. Le Hamas évolue vers un mouvement politique radical et organise des actions armées et violentes.

          Le rôle du Hamas est éclipsé en 1989, lorsque notamment son fondateur, Ahmed Yassine, fut emprisonné en Israël.

          Wikipédia [1]

          Israel, comme la plupart des états en conflit de type, je ne dirai pas colonial pour ménager les susceptibilités, disons de maintien de la paix sur un territoire étranger mais néanmoins occupé (ou sous influence), a joué la division du mouvement palestinien. Et comme la plupart de ceux qui ont joué ce jeu dans ce qu’il est convenu d’appeler le monde arabe, au profit des organisations islamistes.

          On peut rester évidemment sur les grandes positions de principe : on ne négocie pas avec les terroristes.

          Très efficace, car c’est mettre toute négociation de paix sous le controle des organisations "terroristes". Restons dans la thèse généralement admise : le Hamas ne veut pas la paix, le Hamas veut la destruction de l’Etat d’Israel. Il lui suffit alors de lancer quelques roquettes pour faire capoter toute tentative de compromis.

          C’est d’autant plus inefficace, qu’à chaque fois que le Hamas est en perte de popularité au sein de la population gazaouie, Israel leur donne une occasion de regagner en popularité.

          Je vois donc deux solutions : soit le gouvernement d’Israel et Tsahal sont réellement incompétents, soit ils trouvent que la situation actuelle est préférable à toute négociation.

           

           


        • Gazi BORAT 30 janvier 2008 11:19

          à Masuyer

          Merci de votre intervention et du rappel que continue de jouer le Hamas, soutenu lorsqu’il le faut pour figurer le repoussoir prétexte à toute négociation..

          gAZi bORAt


        • masuyer masuyer 30 janvier 2008 11:39

          Salut Gazi,

          dis moi tu, ça me fera plaisir et ça m’économisera quelques syllabes

          Pour le reste, il faut reconnaitre à Israel de ne pas avoir le monopole de ce genre de pratiques.


        • rasmussen rasmussen 30 janvier 2008 12:05

          Masuyer

          En 1948, les palestiniens juifs et arabes sont en guerre civile depuis plus de 6 mois, quand l’ONU reprenant le mandat dont les britanniques ne voulaient plus décida de partager cette région en deux états. La majorité des juifs de Palestine acceptèrent le partage. La très grande majorité des Arabes vivant en Palestine et la totalité des États arabes, rejetèrent ce plan. Sur le principe, ils rejetaient toute division de la Palestine mandataire, et réclamaient le pays au complet.

           Dès le vote international validé, les juifs palestiniens se sont mis à l’œuvre pour créer leur état. Pendant ce temps, les arabes palestiniens préparaient la guerre de 1948 avec une coalition libanaise, syrienne, irakienne, égyptienne et jordanienne appuyée par la légion arabe de Jordanie et des contingents de l’Arabie Saoudite avec pour seul et unique objectif de jeter ce tout nouvel état à la mer. Avec pour résultat l’annexion de la Cisjordanie par la Jordanie (Transjordanie de l’époque) et l’occupation de la bande de Gaza par l’Egypte rendant impossible toute création d’un état palestinien.

           

          Je ne vois pas bien ce que vous cherchez à nous dire avec ce copié/collé. Mais je vous rappelle que ce n’est pas seulement Israël mais toute la communauté internationale qui ne veut pas négocier avec le Hamas, et qui a décidé de stopper l’aide internationale. Le Hamas a peut être gagné les élections législatives mais le président de l’autorité palestinienne est M. Abbas. La prise de pouvoir par les armes de la bande de Gaza est illégale et reconnue par personne, pas même les pays arabes voisins. Pourquoi les israéliens devraient ils négocier avec le Hamas ?

          Faut il vous rappeler que le Hamas est une organisation terroristes à l’origine de centaines d’attentats suicides en Israël ? Faut-il vous rappeler que le Hamas est une organisation terroriste antisémite. Faut-il vous rappeler que le Hamas déclare à qui veut bien l’entendre qu’il ne négociera jamais avec Israël :

          « Les initiatives, les prétendues solutions de paix et les conférences internationales préconisées pour régler la question palestinienne vont à l’encontre de la profession de foi du Mouvement de la Résistance Islamique […] Il n’y aura de solution à la cause palestinienne que par le djihad. Quant aux initiatives, propositions et autres conférences internationales, ce ne sont que pertes de temps et activités futiles. » (Article 13)

          « Le jour où les ennemis usurpent une terre qui appartient aux musulmans, le combat devient une obligation religieuse individuelle [fard ’ayn] qui incombe à chaque musulman. » (Article 15)

          et que « son objectif, tel que défini dans la charte du Hamas, rédigée en 1988, est l’établissement d’un état appliquant la charia (le code de jurisprudence religieuse musulmane) sur l’ensemble de la Palestine mandataire. »

          Alors reconnaissez que c’est un peu facile de rejeter la faute sur Israël sous prétexte qu’il a profité de ces 60 dernières années pour évoluer pendant que ses voisins se contentaient de tout miser sur les guerres et maintenant sur le terrorisme. Je demande à voir ce que ferait n’importe quel autre état dans les mêmes conditions.


        • masuyer masuyer 30 janvier 2008 12:13

          Selon certains analystes, les Frères musulmans palestiniens étaient financés pendant les années 1970 et 1980 directement et indirectement par différents États comme l’Arabie saoudite et la Syrie, ainsi que par le Mossad[8].

           

          Je crois que vous faites semblant de ne pas comprendre Rassmussen.

          Je n’essaierai même pas de vous convaincre et vous laisse à votre version qui a le mérite de la simplicité, pour ne pas dire du simplisme.

           


        • rasmussen rasmussen 30 janvier 2008 12:37

          Masuyer

          Si votre argumentation se limite à déclarer péremptoirement de « simplistes » les interventions de vos contradicteurs en les accompagnant de copié/collé hors sujets, je ne vois en effet pas l’intérêt de poursuivre le moindre débat avec vous.


        • masuyer masuyer 30 janvier 2008 12:52

          Rassmussen,

          le copié-collé, loin d’être hors-sujet, avait pour but de montrer qu’à un moment et ce dans le but d’affaiblir l’OLP, Israel, via le Mossad, avait tenté de jouer la carte des islamistes.

          C’est une stratégie qui n’est d’ailleurs pas propre à Israel.

          Maintenant, restons pragmatique :

          Israel veut en finir avec le Hamas ? ne pensez-vous pas que le blocus de Gaza a plus contribué à en renforcer la popularité au sein d’une population qui commençait à se lasser des pressions obscurantistes qu’elle devait subir ?

          Je le répète, je ne vois que deux solutions : incompétence du gouvernement israelien ou volonté de maintenir le statu-quo. Peut-être en voyez-vous d’autres ?


        • salaheddin 30 janvier 2008 21:29

          100 milliards de $ US d’aide en 30 ans et tu parles d’un pays qui a évolué ! Une entité perfusée oui !!


        • Gazi BORAT 30 janvier 2008 07:12

          @ thierry jacob

          Existe-t-il un équivalent au point Godwin concernant le communisme ?

          Vous évoquez ici l’Union Soviétique de Staline.

          Celui-ci s’attela à la construction d’un foyer national juif, le Birobidjan..

          http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=290

          ... mais les conditions de vie en ces lieux étaient incomparable avec celle de Gaza pour les Palestiniens. Vos réflexions se rapprochent de celles du sinistre Hans Frank, reichminister de Pologne

          http://www.deathcamps.org/reinhard/pic/bigfrank3.jpg

          ..qui faisait parfois visiter le ghetto de Varsovie en présentant la misère qu’il y avait créée en y enfermant une population dans des conditions sanitaires cauchemardesques comme "le mode de vie naturel des Juifs".

          Votre cynisme nous renvoie à de tristes époques..

          gAZi bORAt

           


        • fouadraiden fouadraiden 29 janvier 2008 20:03

           

           

           

           

          salam soeur orientale,

          "Il ne faut pas oublier que le Hamas a remporté les élections législatives à une large majorité, ce dont Israël, avec le soutien de la <i>communauté internationale<i/>, n’a jamais tenu compte. Ces perspectives optimistes resteront donc de vains mots tant que le Hamas ne sera pas reconnu par Israël comme un interlocuteur valable."

          il est des mots qu’il faudrait cesser d’utiliser qd on disserte de ce conflit ."la communauté internationale" en la matière, c’est qui ? l’Occident ? c’est du pipeau.les Américains ne cherchent absolument pas à resoudre le conflit .ils ont d’autres problemes ! ceci dit, ce qui sa passe est extrêmement intéressant ,le Hamas semble rester incontournable et les autorités egytptiennes, proaméricaines, sont embarrassées.mettre Moubarak ds le pétrin, les islamistes déterminés sont les seuls, apparemment ,qui parviennent ds ce monde arabe stagnant à faire chier les pinochets arabes qu’aiment entretenir l’Occident contre les peuples arabes.

           


          • Eugène 29 janvier 2008 20:06

            La bande de Gaza n’est pas un pays, tout au plus un Batoustan et "Gazaoui" ça n’est pas une nationalité.

            C’est bizarre tout de même qu’un pays opprimé se défende de son oppression. Les ordures. Lancer des roquettes artisanal sur un pays qui n’a pour se défendre que des chars, des avions de chasses, l’arme atomique, des bombes au phosphore, une foultitude d’armement fournis par les USA , une armée considérée comme la "mieux équipée au monde". 

            Dire "le pays des palestiniens c’est la bande de Gaza" , c’est à dire quelques morceaux de routes reliés par des tunnels, c’est vraiment du mépris pour la vie humaine.

             


            • Leila Leila 29 janvier 2008 20:30

              Mahmoud Abbas était aujourd’hui au Caire pour discuter de la frontière entre Gaza et l’Egypte. Il a proposé de fermer la frontière avec sa police régulière. Comme on pouvait s’y attendre, cette proposition a obtenu l’accord des Etats-Unis, de l’Union Européenne et des pays arabes.

               

              Le problème est que la police régulière ne contrôle plus rien à Gaza. Il faudra donc compter avec la milice du Hamas, qui a le soutien d’une grande partie de la population.

               

              Que cela plaise ou non aux Américains et aux Israéliens, le Hamas a remporté les élections législatives de 2005 - des élections libres sous le contrôle de la communauté internationale - à une large majorité.

               

              La chute du mur a provoqué une situation nouvelle. J’imagine difficilement que le Hamas puisse rester exclu du jeu. Pour l’instant, Olmert et Moubarak semblent perplexes.


              • Leila Leila 29 janvier 2008 20:54

                @rasmussen

                 

                Soyons sérieux monsieur, le Hamas fut créé en 1987, et c’est bien avant sa création que le chef d’Etat major d’Israël comparait les Palestiniens à des "cafards drogués". Si la guerre dont vous parlez a été déclarée, c’est en 1948, quand Ben Gourion disait à ses officiers :

                 

                Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les services sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe.


              • fouadraiden fouadraiden 29 janvier 2008 20:54

                 

                 

                 tu te trompes sur la détermination des Israéliens. ils ne laisseront jamais le Hamas faire quoi que ce soit qui puissent les nuire.les Arabes, richissimes bédouins ou pas , ou les Palestiniens, n’ont aucune marge de manoeuvre.

                 

                 je pronostique même d’ici peu l’assasinat du chef du Hamas( vrai faux premier misnister ) par Tsahal une fois les conditions politiques réunies.

                 j’invite d’ailleurs tous ceux qui douteraient encore de l’imminece d’une elimination des leaders du Hamas d’ecouter leurs discours extrêmement violent à l’égard de l’Etat juif ,que je paratge évidemment.

                 

                 c’est Aron qui disait très justement que dans ce conflit les Israéliens emporteront tjrs les victiores sans que jamais les Arabes ne perdent la guerre.

                 

                 c’est absolument vrai le propos d’Aron ,car nous avons le temps, le nombre et l’espace.trois choses qui condamnent l’Etat juif à plus ou moins long terme et demontre combien la création de cet Etat occidental au coeur du monde arabe est une aberration qui ne trouve sens qu’auprès d’une conscience occidentale à mille lieux de celle d’un arabe.


              • L.S.B 29 janvier 2008 21:56

                Ce matin, j’ai osé écrire un commentaire sur cet article concernant le peu de dégats des roquettes du Hamas par rapport à la force de frappe israélienne. Ce commentaire se terminait par les phrases suivantes : "Vive la résistance palestinienne ! Honte au non respect du droit international !" Ce commentaire a été immédiatement supprimé !!!! Pourquoi ? Etait-t-il provocateur ? Etait-t-il antisémite ? Le soutien à la résistance palestinienne est-t-il interdit sur Agoravox ? 

                Encore un deuxième commentaire qui va se faire censurer ! J’aurais dû me taire... Impossible.


                • Sébastien Sébastien 29 janvier 2008 22:58

                  Leila, certes le Hamas a ete elu mais d’autres dictateurs l’ont aussi ete. Est-ce suffisant pour respecter ce gouvernement ? Si on ne parle plus du Hamas ou d’Israel, accepteriez-vous, quelles que soient les raisons, qu’un "gouvernement" appelle a la destruction de son voisin ?

                  Les palestiniens doivent apprendre a se gerer. Ils veulent un etat, qu’ils montrent qu’ils en sont capables. Pourquoi personne n’investi a Gaza ? A cause d’Israel ou du Hamas ? Qui procede a des executions sommaires ? Qui trafique et pas que des armes ?

                  Les extremes n’ont jamais mene a quelque chose. Il faut des dirigeants moderes qui sont prets a faire des concessions. Dites moi quelles concessions ont fait les palestiniens ? Aucune, pas meme l’arret des attentats. L’obstacle a la paix, c’est clairement le Hamas.


                  • fouadraiden fouadraiden 30 janvier 2008 00:13

                     

                     

                    vous êtes qui pour choisir les dirigeants des autres ?

                     

                    en quoi la démocratie israelienne constitue t elle un avantage pour nous ?

                     

                     immodérés ,c’est ce qu’il ns faut etre avec vous . 

                     

                     


                  • Paradisial Paradisial 30 janvier 2008 00:32

                    Gaza et différentes autres informations alternatives sur : Alterinfo


                    • kako 30 janvier 2008 01:03

                      @sebastien,

                      Vous avez une singulière conception de la démocratie ; vous dites "des dictateurs ont aussi été élu..." et alors ? S’ils l’ont été régulièrement, démocratiquement, c’est donc l’expression d’une volonté populaire non ? Un dicton dit "vox populi, vox dei " ; quand le peuple a choisit librement, et ce fut le cas à Gaza, son choix est souverain. Ce n’est pas à la soit disant communauté internationale ( qui se résume aux USA, à l’Europe et quelques pays paillassons) de dire si ce choix est bon ou pas. Quand GW. BUSH a été élu dans les conditions que l’on sait ( pour mémoire : fraude massive en Floride ; état où son frère était gouverneur), avez vous entendu cette dite communauté internationale ? Qui est monté au créneau pour dénoncer cette élection irrégulière ? Alors de quel droit (divin ?) déclare t-on la victoire du Hamas illégale ? Et puisqu’on parle de légalité, c’est un mot qui ne doit pas faire partie du vocabulaire israelien ; c’est un état qui ne respecte rien, ni les résolutions prises contre elle par l’ONU, ni les droits de l’homme (vous avez bonne mine quand vous parlez d’exécutions sommaires, car dans ce domaine Israel n’a pas d’égal ; quant aux enlèvements parlons en : vous oubliez tous les ministres et autres députés enlevés et emprisonnés en Israel par l’état d’Israel, en toute illégalité et avec la bénédiction de la "communauté internationale"... Alors, de grace arrêtons avec la mauvaise foi.


                      • Oudeis 30 janvier 2008 01:35

                        Les Palestiniens ont certes élu démocratiquement le Hamas au pouvoir législatif.

                        Cela n’enlève pas le fait que ce mouvement est une organisation terroriste (i.e. usant de violence systématiquement et de manière indiscriminée contre des civiles en raison de leur appartenance nationale, ethnique, religieuse ...) et reconnue comme telle par l’ONU, l’UE ...

                        Reconnaître la victoire électorale du Hamas ne signifie pas pour autant le soutenir ou lui parler. Une victoire électorale apporte une légitimité interne mais ne transforme pas des terroristes en "partenaires valables", surtout quand ils continuent d’affirmer qu’ils continueront d’attaquer jusqu’à la destruction d’Israël.

                        L’aide internationale n’est ni un droit, ni une obligation.

                        Les Palestiniens ont exprimé librement leur choix - à eux d’en assumer alors les conséquences (à moins de considérer qu’ils ne sont responsables de rien - ce qui serait injurieux à leur égard) en terme de relations internationales.

                        Cette légitimité démocratique tant mise en avant a au moins le mérite de mettre un terme à l’illusion de "Palestiniens qui voudraient majoritairement la paix". Les Palestiniens ont majoritairement choisi un parti qui veut la guerre, la destruction d’Israël et la mort de tous les Juifs. C’est très triste - mais refuser de l’admettre et d’agir en conséquence ne serait que se voiler la face.


                      • SD 31 janvier 2008 16:40

                        Il faut nuancer votre propos. Je ne pense pas que le Hamas ait ete elu uniquement sur son programme de destruction d’Israel, mais surtout parce qu’il s’est avere au moment des elections comme moins corrompu, plus efficace et plus solidaire avec le reste de la population. Dans ces domaines, d’ailleurs, le Hamas est beaucoup plus credible que le Fatah. C’est condamner rapidement une population entiere parce qu’elle aspire a plus de transparence, d’honnetete et de rigueur.

                        Reste le point du terrorisme. les israeliens d’aujourd’hui ne peuvent pas payer pour les choix de leurs ancetres, ils ne peuvent que s’y refuser. ils ne partiront pas d’Israel car ils n’ont nul autre endroit ou aller. certes cette situation est subie par les palestiniens et est profondement injuste, mais croire que les Israeliens qui sont nes en Israel et qui n’ont jamais rien connu d’autre rendront la terre conquise par leurs ancetres pour se retrouver sans rien releve de la fantaise. nous ne sommes pas dans le cas d’une colonisation ou les colonisateurs pourraient rentrer chez eux apres avoir rendu la terre a leur legitime proprietaire. Aucun pays ne voudrait accueillir les Israeliens si ceux ci decidaient subitement touches par la grace de quitter Israel. En cas de guerre contre Israel ? meme si le Hezbollah a fait remarquer que la derniere tentative de Tsahal au Liban etait un echec et qu’Israel pouvait maintenu etre vaincue, il s’agit d’un reve. Les nations occidentale ne permettront jamais la destruction d’Israel et interviendront inevitablement. Donc Israel ne disparaitra pas. Le Hamas et ceux qui le soutiennent doivent en etre convaincu.

                        Alors que faire les palestiniens soufrent, les Israeliens soufrent (je ne me permettrait de dire que parce qu’il y en a moins qui soufrent d’un cote, leur soufrance est moins importante, ni qu’on ne doit pas repondre a des tirs de roquette avec des bombes guidees laser, si le rapport de force etait inverse la situation serait exactement la meme et aussi absurde) et pourtant une solution doit etre trouvee. cette solution ne peut venir que d’un dialogue dont le Hamas, Israel et le Fatah feraient partie. Et inevitablement, des concessions doivent etre consenties de part et d’autre. Pour le Hamas, un bon debut au yeux du profane que je suis serait d’arreter (au moins un temps pour voir) les tirs de roquettes et d’observer la reaction israelienne. Si ceux ci continuent les assassinats "cibles" alors il ne sera pas difficile pour eux d’obtenir l’appui des medias occidentaux et d’y apparaitre aussi en tant que marthyr (aujourd’hui l’image est beacoup plus mitigee voire carrement negative). Si le Hamas souhaite que les occidentaux arretent de soutenir Israel, son action envers elle doit apparaitre exempte de tout reproche. Et si Israel arrete les assassinats, et bien tout sera favorable a l’ouverture de pourparler entre les trois parties.

                        Dans cette affaire, il faut arreter de se tourner vers le passer, arreter de se reprocher mutuellement la situation actuelle, et avoir la volonte de tourner le dos a la violence.


                      • Oudeis 1er février 2008 00:41

                         

                        "Il faut nuancer votre propos. Je ne pense pas que le Hamas ait ete elu uniquement sur son programme de destruction d’Israel, mais surtout parce qu’il s’est avere au moment des elections comme moins corrompu"

                        Quelle que soit la raison pour laquelle les Palestiniens ont élu le Hamas, ils l’ont élu en toute connaissance de cause en ce qui concerne ses objectifs internationaux (la destruction d’Israël) et les moyens utilisés (le terrorisme).

                        Sans vouloir faire de comparaison - et encore moins atteindre le point Godwin - mais pour illustrer mon propos, j’aimerais rappeler que les Allemands n’ont en général pas élu Hitler essentiellement pour sa volonté de faire une guerre mondiale ou exterminer les Juifs, mais pour ses promesses de résoudre les problèmes économiques et sociaux qui minaient l’Allemagne de l’époque. Il n’empêche que les Allemands ont eu à subir les conséquences de ce choix.

                        Voter est un acte important - surtout lorsque ce vote se porte sur un parti affirmant ses objectifs bellicistes. Exonérer de la responsabilité d’un tel choix au prétexte que d’autres aspects l’auraient motivés, ce serait faire bien peu de cas de l’acte démocratique ou de l’intelligence de ceux qui l’ont exercé.

                         

                        "Les nations occidentale ne permettront jamais la destruction d’Israel et interviendront inevitablement."

                        Bienheureux celui qui en est réellement persuadé.

                        Malheureusement les nations occidentales (comme toutes les nations) défendent uniquement leurs intérêts et n’interviendraient pour défendre Israël que s’ils y voyaient un réel avantage pour elles-mêmes.

                        Il ne s’agit pas simplement d’une crainte irrationnelle, mais d’une analyse des actes de ces nations. Ainsi en 1956 les nations occidentales avaient posté des casques bleus entre l’Egypte et Israël afin de garantir la paix. En 1967, Des attaques à l’artillerie lourde syrienne, depuis les hauteurs du Golan, se répétèrent contre les civils israéliens du nord-est de la Galilée, Nasser bloqua l’accès au détroit de Tiran aux navires israéliens et exigea le retrait des forces d’interposition de l’ONU du Sinaï en affirmant que « notre objectif sera la destruction d’Israël ». Face à cela et malgré les demandes d’Israël, le Secrétaire-Général de l’ONU suivit la requête égyptienne et retira les casques bleus. Israël tenta d’empêcher le blocage du détroit par des voies diplomatiques. Notamment, elle se tourna vers les États-Unis et le Royaume-Uni qui avaient garanti en 1957 qu’ils seraient capables d’ouvrir le détroit de Tiran si besoin était. Elle se tourna même vers le général de Gaulle qui avait déclaré que "1967 n’est pas 1957", dans le cadre de la nouvelle politique arabe de la France. Toutes les demandes israéliennes pour éviter le conflit furent sans réponse. (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Six_Jours#Situation_g.C3.A9ostrat.C3.A9gique_pr.C3.A9c.C3.A9dant_le_conflit_.281 956_.E2.80.93_1967.29 ). Et lorsqu’Israël, contraint à l’action par l’agressivité des pays arabes et l’apathie des nations occidentales, agit pour se défendre, ces mêmes nations occidentales osèrent parler "d’agression" de la part d’Israël !

                        Et il ne s’agit pas de se tourner vers le passé pour ruminer une quelconque rancoeur, mais simplement de confronter ses analyses et espoirs à l’aune de la réalité des actes passés.

                        Cette impuissance (ou manque de volonté) internationale à agir pour protéger des peuples et populations n’est d’ailleurs pas limité au Proche Orient. Sans parler du Tibet, la "protection" des pays occidentaux a peu servi pour protéger les populations de Bosnie, du Rwanda, du Darfour ...

                        Mais de tels espoirs sur une hypothétique intervention des nations occidentales est encore un pari dont le seul à prendre des risques serait Israël. Cela me rappel les déclaration de l’ancien Ministre des Affaires Etrangères Philippe Douste-Blazy qui déclarait l : « j’espère que notre pari de faire jouer au Hamas un rôle politique, de faire en sorte qu’il entre dans la vie politique et qu’il lâche les armes soit gagné. » (http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/bulletin.asp?liste=20060111.html&submit.x=7&submit.y=5&submit=consulter#Chapitre2 ). Aux vues de ce qui s’est passé et de ce qui continue de se passer, on mesure à quel point ce pari était risqué et a été perdu.Et de tels paris font porter sur les seuls Israéliens les risques (importants pour leur propre existence) - c’est jouer à la roulette russe en pointant le pistolet sur la tempe de son voisin.

                         

                        "Pour le Hamas, un bon debut au yeux du profane que je suis serait d’arreter (au moins un temps pour voir) les tirs de roquettes et d’observer la reaction israelienne."

                        Votre proposition peut sembler pleine de bon sens à des yeux occidentaux pour lesquels une trève est un premier pas vers la paix. Mais, comme le font souvent remarquer les plus ardents "défenseurs" des palestiniens et admirateurs des islamistes, "une conscience occidentale [est] à mille lieux de celle d’un arabe" (cf. post de fouadraiden 29 janvier 2008 à 20H54).

                        Votre proposition est en fait en Arabe et dans "une conscience arabe" une Hudna - c’est à dire une trève d’au maximum 10 ans qui peut être signée quand la conjoncture n’est pas favorable aux Musulmans (cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Hudna ). Les dirigeants du Hamas affirmant eux-mêmes qu’ils souhaiteraient une telle trêve car il était "difficile de libérer tout le pays [i.e. détruire Israël - tout le pays faisant référence à l’ensemble des territoires entre la mer et le Jourdain] à ce stade ; la hudna ne signifierait pas une reconnaissance de l’état d’Israël". Sans compter que le Hamas n’accepterait un tel cessez le feu (et non la paix !) que si Israël accepte préalablement la plupart de leurs revendications !

                         

                        "tout sera favorable a l’ouverture de pourparler entre les trois parties."

                        Je vous rappellerait juste la position du Hamas sur les "pourparlers" et les négociations énoncée dans leur charte : " Il n’y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad. Quant aux initiatives, propositions et autres confé­rences internationales, ce ne sont que pertes de temps et activités futiles." et "Les initiatives, les prétendues solutions de paix et les conférences internationales préconisées pour régler la question palestinienne vont à l’encontre de la profession de foi du Mouvement de la Résistance Islamique." (source : http://www.gremmo.mom.fr/legrain/voix15.htm et http://www.palestinecenter.org/cpap/documents/charter.html ).

                         

                         

                        "Dans cette affaire, il faut arreter de se tourner vers le passer, arreter de se reprocher mutuellement la situation actuelle, et avoir la volonte de tourner le dos a la violence."

                        Certes. Reconnaître Israël et renoncer à la violence, c’est tout ce qui était demandé au Hamas pour être reconnu internationalement comme un interlocuteur valable. Malheureusement le Hamas a toujours refusé.

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